Les yeux au beurre noir de Taylor/Bouchard/Charest

Photo : Jacques Boissinot / PC
Photo : Jacques Boissinot / PC

Ils n’y sont pas allés avec le dos de la main morte, les Québécois, dans le sondage de ce matin de La Presse. (Accommodements: les Québécois disent Non!). 68% croient que le Québec accorde trop d’accommodements, 81% sont contre le fait qu’on puisse, pour des motifs religieux, refuser de se faire servir par une femme fonctionnaire et 90% refusent la ségrégation dans les piscine des écoles.

Ils résument leur sentiment avec un coup direct entre les deux oreilles des commissaires et du premier ministre qui les a nommés: 72% croient que le rapport Bouchard-Taylor n’a rien clarifié. Anecdote: Gérard Bouchard avait choisi le moment de ma comparution devant sa commission, en décembre 2007,  pour tirer pour la première fois publiquement son sentiment. « Peut-être avons-nous eu tort d’ameuter tout le Québec » a-t-il dit, ajoutant que, tout bien considéré, ‘il n’y avait pas de problème réel sur les accommodements, seulement de fausses perceptions qu’il fallait dissiper.  Alors que 70% des Québécois, dont une proportion équivalente de non-francophones, affirmaient le contraire aux sondeurs, cela m’a semblé, disons, un peu osé.

J’ai compris que ce n’était pas un lapsus lorsqu’un membre du groupe d’expert de la Commission m’a ensuite révélé qu’il y eut un moment où Bouchard et Taylor trouvaient que les choses allaient si bien qu’ils n’avaient aucune recommandation à faire.  L’hypothèse fut envisagée, puis écartée, par peur du ridicule.  Résultat:  la Commission a conclu que le Québec avait besoin d’une grande séance de pédagogie sur « l’interculturalisme ». Jean Charest a eu assez d’intelligence pour ne pas s’embarquer dans cette galère qui signifiait une campagne pour dire aux Québécois qu’ils n’étaient pas assez gentils avec le principe des accommodements. Adoptant une posture à-la-Bourassa (l’attentisme), Charest s’est tourné vers le crucifix de l’Assemblée Nationale pour prier le petit Jésus de faire en sorte que le dossier disparaisse de lui-même.

Je sais qu’il est inconvenant, dans un débat, de dire: je vous l’avais bien dit. Je vais donc être inconvenant. Dans mon texte Les malades imaginaires, publié au lendemain de la publication du rapport, j’y allais de cette prédiction:

L’intelligence des commissaires est indiscutable. C’est pourquoi de simples mortels se sont massés devant eux, forçant des prolongations, exprimant de mille manières un appel : imaginez pour nous des façons de réaffirmer les repères dans lesquels nous pourrions nous reconnaître et accueillir les autres. C’est non. MM. Bouchard et Taylor n’ont pas essayé. Ils n’ont pas voulu. […] La déception est à la hauteur des attentes [des Québécois]. L’absence de remède ne fera rien contre la résurgence du malaise, dès le prochain accommodement controversé venu – et il viendra.

Nous y sommes. Non seulement au point de départ, mais à un point où les Québécois se sentent floués par la Commission qui devait les comprendre et les accompagner dans une vraie résolution du problème. Bref, c’est pire.

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34 commentaires
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Accepter les autres oui mais dans le respect de nos valeurs à nous parce que nous sommes chez-nous ici.

Accommodements : Les tergiversations pour « sauver la chèvre et le chou » face aux immigrants (suite á Bouchard-Taylor donnent les conflits actuels et les gouvernements ne recueillent que ce qu’ils ont semé (Ex. : signes religieux pour certaines catégories tout en prônant la laïcité officielle de l’état québécois, – doubles messages Québec / Canada = confusion – sur la situation de la langue et de l’emploi au Québec, invitations officielles et accueil de plus en plus d’immigrants & réfugiés sans augmenter proportionnellement les services requis pour les intégrer correctement tant au provincial qu’au fédéral, etc.) Pensez aux Visas pour les Mexicains et les Tchèques et aux solutions simplistes apportés par les Cons… du dictateur Harper..

Qui sait vraiment où s’en vont nos dirigeants socio-politiques?… Le savent-ils eux-mêmes???

Et ce que chacun veut exactement au Québec et ailleurs, (Quel bordel!) tout cela sur un fond de crise économique et sanitaire réelle ou inventée ?

Le joyeux retraité de Mazatlán, la Perle du Pacifique

« y eut un moment où Bouchard et Taylor trouvaient que les choses allaient si bien qu’ils n’avaient aucune recommandation à faire. »

Il n’est pas venu à l’idée de ces deux potiches de renoncer aussi à leurs chèque…!

Avez-vs lu le mépris du peuple par les intellos comme celui-ci qui a travaillé à la Commission:

«Daniel Weinstock, directeur du Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal, le croit aussi. «Aux audiences de la commission Bouchard-Taylor, cette récupération subite et opportuniste de l’égalité hommes-femmes était flagrante! C’est comme si tout d’un coup, certaines personnes avaient compris qu’elles risquaient moins de se faire traiter de racistes si elles enrobaient leur discours de l’argument de l’égalité hommes-femmes»

Traduction: les centaines de femmes qui sont venues raconter qu’elles s’étaient battues toute leur vie pour l’égalité des femmes n’étaient en fait que des petites racistes.

Ce qui est étrange dans l’attitude des Québécois c’est qu’au moment où ils refusent catégoriquement la accommodements raisonnables, ils sont en voie d’accepter le «fait bilingue» montréalais. Les Québécois acceptent de plus en plus l’anglais dans la vie de tous les jours sans se rendre compte des conséquences à long terme.

Voir le texte de Patrick Poisson publié le 26 octobre dans La Presse sur le sujet

Cordialement,

Alexis

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200910/26/01-915370-les-quebecois-restent-opposes-aux-accommodements.php

la suite, toujours du même intello qui crache un rare vomi sur notre peuple:

««Manifestement, la préoccupation identitaire des Québécois est plus forte que dans le reste du Canada. Le Canadien anglais, c’est déjà un « post-ethnique », une personne qui peut aussi bien être de souche écossaise que polonaise ou sud-américaine. Les Québécois, eux, ont toujours cette idée qu’ils ont un « nous » à protéger.»

Aussi philosophe soit-il de profession, M. Weinstock doute que ce soit les grands énoncés qui fassent avancer les mentalités. Il croit plutôt à la force des choses. Quand Montréal comptera un aussi haut pourcentage d’immigrants que Toronto, ces questions ne se poseront plus avec autant d’acuité, croit-il. Et encore moins quand on constatera qu’on n’a pas les moyens de se priver, par exemple, d’une infirmière, «hijab ou pas».

Les Québécois ne sont pas contre les accommodements raisonnables.

Ils en ont contre les ajustements spontanéistes, à la pièce, bricolés par bonne volonté dans un environnement culturel qui a perdu ses repères par manque de courage et de leadership politique. Les accomodements raiisonables sont des gestes juridiques d’une grande rareté qui ne s’appliquent qu’à la seule et unique pesonne qui en fait la demande.

L’ajustement bricolé, lui, prend souvent la forme de règles à la marge qui s’appliquent à tout un groupe sans assises juridiques et sans fondements à partir de règles claires.

Le gouvernement Charest joue à l’autruche, néglige de clarifier les enjeux, les règles, les codes, et se fait botter son derrière d’autruche! C’est ce qu’il récolte. Mais, ce n’est pas ce qui devrait nous préoccuper. Ce qui devrait nous hanter, c’est l’installation d’une rigidité excessive et déraisonnable par faute de guides raisonnés et fondés sur une reconnaissance à la fois solennelle et opérationnalle de notre laïcité.

Dernière remarque: les Québécois sont en majorité hostiles au port de signes religieux et à la présence d’espace religieux sur les lieux de travail. Je suis persuadé qu’ils ne réfèrent pas à leur propre religion ce faisant…Autrement dit, advenant une règle interdisant ces deux éléments, ils demanderaient pour eux-mêmes…un ajustement bricolé! C’est pourquoi d’ailleurs le CSF se prononce en faveur d’une interdiction de port de signes ostentatoires dans la fonction publique. Il faut comprendre que le port de la petite croix (chrétienne) en or dans le cou ne serait pas ostentatoire… De belles causes pour les avocats en perspectives!

Extrait d’un texte d’opinion du 17 Septembre 2007 (Vigile.net):
………..

(…)

Il est évident que le premier ministre John Charest a créé la commission Bouchard-Taylor pour pallier à son manque de leadership face à la question identitaire, c’est-à-dire la définition du « nous », peuple du Québec. À cet égard, il n’y a rien à attendre de ce spectacle itinérant et nomade qui adopte le visage d’une vaste thérapie collective où le Québec prête le flanc à une critique venant de nos « amis » du « Rest of Canada » (le ROC), le présentant comme intolérant et raciste.

(…)

En fait, la question qui se pose ne porte ni sur les accommodements, ni sur l’immigration, qui ne sont qu’accessoires à la véritable question qui est celle de la définition du « nous » (peuple du Québec). On s’étonne que les deux grands intellectuels qui ont daigné descendre de leurs tours d’ivoire pour se transformer en thérapeutes « populaires », ne l’aient pas encore compris ou feignent de ne pas le comprendre.

Pourtant, la réponse est facile et limpide, pour peu que l’on ait quelques notions de géopolitique. Le « nous », peuple du Québec, ne peut s’incarner et se définir en termes politiques et juridiques que dans un État national. Ce qui veut dire en clair que l’Assemblée nationale du Québec doit adopter une constitution du Québec contenant un Code de citoyenneté ; une Charte des droits (celle du Québec 1975 et non celle du Canada) et une Charte de la laïcité. Ce cadre politique et juridique baliserait ainsi la problématique dans son ensemble. Cette constitution du Québec aura évidemment préséance sur la constitution canadienne. Il faut, comme disait Jean Lesage être « maître chez nous ». Fin du débat.

……………..

La Constitution du Québec fut proposer par la suite par Mme Marois. Et blasté par la médiacratie fédéraliste:

Extrait de mon texte d’opinion (Le Devoir 18 Janvier 2008).

(…)

La proposition qui vise à doter le Québec de sa propre constitution (….). Certains ont réduit cette proposition à un de ses aspects : le code de citoyenneté. En fait, il s’agit d’un acte d’État d’envergure qui précisera les termes politiques et juridiques de notre État-nation. Malgré les campagnes hystériques et hargneuses de la « médiacratie » fédéraliste, cette proposition reçoit toujours un appui de plus de 60 % de la population. La consultation populaire qui mènera à son adoption sera l’occasion d’un formidable exercice de pédagogie qui permettra au peuple de dessiner les contours d’un pays à venir.

………………

C’est cela qui faisait tous les Pratte à penser de la planète Québec. Que l’on sorte de la cage à castor canadienne.

Correction:
C’est cela qui faisait paniquer tous les Pratte à penser de la planète Québec. Que l’on sorte de la cage à castor canadienne.

J’aimerais surtout remercier M. Weinstock pour les propos qu’il a tenu aux journalistes de La Presse, ce matin.

Moi qui croyais que j’étais attaché à la laïcité et à l’égalité des sexes, je comprends maintenant que tout cela n’est qu’un prétexte pour casser de l’immigrant.
Merci donc de me protéger de moi-même.

Et merci aussi de m’informer que je suis trop empêtré dans une vision ethnique de la société québécoise. Comme vous me l’apprenez, M. Weinstock, quand assez de gens évolueront autours de nous en affichant fièrement leurs appartenances religieuses à l’aide de turbans, voiles, kippas et autres étendards religieux, cela me servira probablement de leçon sur la « post-ethnicité ».

Bonjour
La façon qu’une nation se comporte est son empreinte identitaire , donc pas compliqué tu dois fonctionner comme la nation qui t’acceuille .

Le pays de la confusion entretenue ! Pendant qu’on paye avec nos impôts pour se faire endormir sur la question de l’intégration souhaitable des nouveaux arrivants au Québec par deux commissaires sortis de la pensée multiculturelle de Trudeau, la Cour Suprême de ce pays Canada affirme encore que les droits des individus passent avant ceux de la collectivité francophone du Québec, et de la nécessaire protection du Français en Amérique. L’Assemblée nationale du Québec a eu beau voter une loi linguistique pour consolider la loi 101, les Juges nommés par Ottawa déclarent cette loi inconstitutionnelle ! Dans un pays où la Province concernée n’a jamais accepté cette «constitution» imposée par ce même Trudeau ! Et pendant ce temps, Harper nous reconnaît comme «nation», sans jamais dire ce que cela veut dire. Et Chrétien reçoit les plus hauts honneurs conférés par la souveraine britannique. Et l’un de ceux qui comprenait si bien comment on se fait organiser dans ce cher pays meurt de son cancer du poumon.
Cher Falardeau ! Et pendant ce temps, on continue toujours de ne pas enseigner l’Histoire du Québec dans nos écoles publiques financées par nos impôts. L’automne de toutes les confusions !
Pauvre petit peuple, qui se fait ainsi berner de tout bord tout côté.

Comment les accommodements raisonnables s’accommoderaient-ils des obligations de l’Islam auxquelles M. Bergeron serait tenu de se tenir s’il était élu maire de Montréal?

Le texte de La Presse commence avec cette phrase :

Même s’ils admettent n’être que rarement ou même jamais exposés dans la vraie vie à un réel accommodement raisonnable basé sur la religion, 68 % des Québécois estiment qu’il y en a trop.

Comment ne pas penser que l’on est surtout confronté à des préjugés?

Quant à protéger ‘nos valeurs’, il faudrait savoir ce qu’elles sont. Après tout, les nationalistes québécois combattent depuis des années « la vieille ethnie canadienne-française » et ses valeurs – alors ils défendent quoi au juste?

Quelle petitesse d’esprit!

Le Canada est un pays bilingue même si une province s’est déclarée province unilingue française ou si une région comme St-Léonard comme exemple se déclarait région unilingue italienne.

Notre beau grand pays a su traverser les tempêtes, et le fera encore longtemps appuyé par des gens qui comme moi ne laisseront pas des démolisseurs le détruire.

Si vous voulez un pays, bonne chance, mais ne touchez pas au mien.

Pour ce qui est de Falardeau, je lui répète les belles paroles qu’il a réservées pour Claude Ryan lors de la mort de celui-ci.

@ monsieur Bouchard commentaire 7.

Vous écrivez «Il faut comprendre que le port de la petite croix (chrétienne) en or dans le cou ne serait pas ostentatoire».

Effectivement monsieur Bouchard. Et je suis d’avis que ça s’explique de la façon suivante : la petite croix en or portée dans le cous par une religieuse enseignante mettons, ne constitue pas une menace, ni une mesure prosélyte. Elle ne nous menace pas, notamment parce qu’elle représente pour nous, jusqu’à un certain point, le rappel d’un élément qui a fait partie de notre éducation, et qui représente aussi un élément de la culture qui nous a construit.

Par contre, des signes religieux provenant d’autres cultures sont perçus bien souvent d’une manière trouble, parce que dans les faits, nous ne savons pas vraiment si cela est l’expression personnelle d’une foi quelconque ou le fait d’une obligation imposée. Et qui n’a rien àè voir avec ce que nous sommes collectivement.

À titre d’exemple, l’affaire du Kirpan. Que personnellement j’ai encore de travers dans la gorge. Et que je continue d’interpréter comme étant un refus de s’intégrer à notre société. Et cela je le pense nonobstant ce qu’en pensent les juges de la Cour Suprême.

Trois policiers (un Australien, un États-unien et un Québécois)se font attaquer par un homme armé d’un poignard. Comment répondent-ils à cette attaque? L’Australien: Bang! L’États-unien: Bang! Bang! Bang! Bang! Le Québécois: S’agit-il d’un kirpan, symbole religieux?????

Que de temps gaspillé pour des relations qui auraient dû demeurer individuelles mais c’était sans compter sur l’État socialiste et tentaculaire qui s’est depuis longtemps immissé dans les relations personnelles et en se faisant, a ainsi nationalisé nos rapports individuels.

Exemple: Une femme peut-elle exiger de recevoir des leçons de conduite d’un instructeur automobile féminin? Les sondés répondent non à 81%. Mais en quoi s’agit-il d’un enjeu «public»? Une école de conduite est une entreprise privée et devrait pouvoir instaurer ses propres règles. Si elle veut répondre ou non à cette exigence, et perdre ou gagner des clients en conséquence, c’est son affaire pas celle de l’État et ainsi de suite.

De plus, combien de fois dans vos vies avez-vous vraiment fait face à des demandes de la sorte par d’autres individus? Probablement jamais! Ce sont des exceptions qui auraient dû demeurer du domaine privé et l’État n’a pas à s’ingérer dans ces particularités.

Autre exemple: Doit-on laisser les garderies offrir un menu différent ou accorder des congés pour des fêtes autres que chrétiennes ? Non à 57%. Voilà un débat complètement absurde s’il en est. Pourquoi doit-on décider collectivement ce qu’une garderie de la rue St-Urbain à Montréal sert ce midi à ses poupons ? Il revient aux garderies de régler ce genre de problème avec leur clientèle. Ah mais j’oubliais! — les garderies appartiennent maintenant presque toutes à l’État, y compris les garderies prétendument privées mais qui sont forcées d’exiger les mêmes tarifs et de suivre les mêmes consignes que les autres.

Autre exemple: Trois Québécois sur quatre s’opposent systématiquement au port de signes religieux, que ce soit à l’école (à 76%), au travail (à 74%) ou dans les hôpitaux (à 70%). Chacun de ces lieux de travail est pourtant soit un endroit privé où la question devrait être réglée à l’interne, soit un endroit public qui devrait être privé — ou au minimum obtenir une certaine autonomie pour régler ce genre de problème tout en restant public.

À lire: http://www.leblogueduql.org/2009/10/encore-des-fausses-questions-sur-les-accommodements-raisonnables.html#more

Franchement cette histoire de Kirpan m’énerve et démontre surtout un manque de communication ou d’information. Je ne suis pas croyant pour deux sous ni pratiquant mais je suis marié (au temple Indien) à une femme Sikh, née aux Inde, pratiquante à ses heures qui va au temple etc. Ce qu’il faut comprendre c’est que le problème du Kirpan à l’école est perçu AUSSI dans la communauté Sikh comme le problème d’une minorité d’extrémistes religieux … Je crois qu’il faut simplement affirmer fermement et sans compromis la laïcité de nos institutions publique, l’égalité et l’équité entre hommes et femmes et la primauté de la langue française au Québec et le reste suivra. Il y aura toujours des accommodations privées, spécialement pour les immigrants de première génération. Mais rapidement, les enfants de seconde génération, sans trop d’effort s’intègrent et leurs valeurs suivent celle de la société ou ils vivent. Pensez-vous une seconde que notre fille préfère la nourriture Indienne plutôt que la pizza ou la poutine ou que notre fils porte un turban ? Tout ce branle bas pour une minorité elle-même issue d’une minorité… il me semble que nous souffrons collectivement d’un manque flagrant d’affirmation de soit et il n’est pas surprenant que le cirque du soleil vienne d’une société de contorsionnistes et de coupeurs de cheveux en quatre… En passant juste pour revenir sur le sujet du Kirpan, celui-ci peut très bien être symbolique sans perdre sa signification religieuse, comme par exemple un bijou discret représentant un poignard sur un collier. Pensez vous vraiment que les traditionnalistes Sikhs prennent l’avion avec un Kirpan ? Ben non … Mais les médias sont là pour vendre de la copie et faire peur au monde, et quoi de mieux qu’un bon extrémiste religieux …ils trainent partout et sont toujours disposés à vendre leurs salades. Un Sikh avec un turban … Sort le micro, un Juif avec des boudins … Prend une photo… hé v’là Turcotte … Mets lui un micro dans le nez et attend… dans une minute ou deux … il va dire une connerie… Hé check ca …une femme avec un foulard sur la tête … Ca ne fini jamais et ca fini par créer un climat complètement surréaliste qui nous à poussé jusqu’à l’inutile commission Bouchard Taylor. Peut être faudrait il que les média et les politiciens s’interrogent donc eux aussi, qu’ils prennent leurs courage à deux main et souligne dans leurs traitement de l’information, que ces sources sont pour notre divertissement mais qu’elles ne représentent ni l’opinion publique ni l’opinion de Dieu qui (si il existe) doit s’en calîsser carrément.

Je crois qu’au-delà des symboles religieux, les québécois craignent surtout l’envahissement des religions islamistes qui se répendent un peu partout dans le monde.
Le manque de respect pour autrui, l’asservissement des femmes, la violence comme mode de vie et la volonté d’imposer sa façon de vivre à la planète entière n’ont rien en commun avec nos valeurs québécoises.
J’apprécierais beaucoup être dirigée par des politiciens du type « sarkosien » qui n’ont pas peur de défendre et de proclamer heut et fort la laicité du peuple québécois. Ce n’est malheureusement pas le cas : M. Charest n’a pas de couilles.

Et moi j’avais écrit en date du 6 décembre 2007( avant le début de la commission) ce texte quasi prémonitoire que vous pourrez lire et relire sur le site de vigile.net
http://vigile.net/Malaises-avec-Charles-Taylor

dont voici un extrait : « Taylor s’est toujours montré très peu favorable à la laïcité des institutions publiques tant réclamée par une majorité de québécois. Même une forme relativement modérée de laïcité institutionnelle provoque chez Taylor une résistance farouche. Il associe systématiquement les promoteurs de la laïcité à une forme intransigeante de pensée qu’il désigne en des termes peu flatteurs comme : « hard-line secularists and assimilationnists » ou « têtes-dures » .

Il faut comprendre que ces termes quelque peu « excessifs » sont certainement justifiés aux yeux d’un croyant pratiquant qui, à partir d’un lien de causalité certes fort discutable, est convaincu que la laïcité des institutions publiques mène en droite ligne au démantèlement de l’Église Catholique Romaine à laquelle il semble très attaché.

Une question déplaisante mais nécessaire s’impose étant donné le contexte particulier dans lequel nous nous trouvons au moment de la publication de ce texte : Est-ce que Charles Taylor, en tant que co-président d’une commission dont l’un des mandats est de rendre une opinion claire quant à la place que peut occuper la religion dans la société civile, a l’esprit assez ouvert pour être en mesure de recevoir de manière impartiale tous les arguments qui peuvent être amenés devant la commission ?«

Je me suis présentée au débat en anglais. J’avais travaillé très fort pour que mon texte ne dépasse pas les deux minutes permises.

Je voulais leur parler de ma nièce qui s’est fait fortement islamiser en quelques mois au cours de la dernière année de son cégep. Je voulais leur dire comment ses parents étaient atterrés par la situation au point qu’ils ne peuvent plus communiquer avec leur fille qui a développé un mépris total de notre société. Et comment je considérais qu’une laïcité était essentielle dans nos endroits publics pour éviter l’islamisation.

J’ai commencé par leur dire que je demeurais entourée de trois mosquées. Et c’est là que les cris d’injures ont commencé à pleuvoir sur moi. On m’a traité de raciste et je n’ai pas pu lire mon texte. J’ai été fortement huée sans arrêt et les commissaires n’ont rien entendu de ce que je disais et pire, ils n’ont rien fait pour l’arrêter.

Et c’est là que j’ai compris qui sont ces personnes, Bouchard et Taylor.

J’avais vu au cours des débâts en français comment ils apostrophaient les gens qu’ils considéraient possiblement injurieux. Mais, dans mon cas, ils n’ont rien fait.

Il est bien triste que Bouchard-Taylor ont été grassement payés pour un travail qu’ils n’ont pas su accomplir puisque leurs idées étaient fixés à l’avance.

@Susan Kiepprien

A Québec, un monsieur s’est fait sortir et traiter d’antisémite par Bouchard lui-même parce qu’il a oser évoquer le coût des aliments cashers!

Pour ce qui est des mosquées, la Ville des 100 clochers compte maintenant plus de mosquées que d’églises catholiques encore ouvertes! Et pourrait avoir, dimanche soir, son premier maire musulman.

Je me tue à le répéter: les nationalistes québécois sont en retard d’une guerre. Ce n’est pas la langue qui est menacée au Québec (94% de la population parle français), c’est l’identité! Mais au PQ comme au Bloc, on a une peur bleue de toucher à ça. Pendant ce temps on recule. A vue d’oeil!

http://www.leblogueduql.org/2009/10/encore-des-fausses-questions-sur-les-accommodements-raisonnables.html

Extrait de ma lettre à Richard Martineau – Sur le retour des accommodements raisonnables:

Bonjour M. Martineau,

Une des choses qui ont fait que le sujet est revenu sur le tapis, c’est
qu’on a entendu que la SAAQ permettait à une femme ou à un homme de parler
avec quelqu’un du même sexe.

Or, le problème, c’est que l’institution est publique et qu’on ne peut (et ne devrait pas) accorder des privilèges [particuliers] dans cette institution.

Je me demande donc s’il ne serait pas possible de simplement privatiser la SAAQ – tant pour le côté assurance auto que pour les autres transactions,
comme l’obtention du permis de conduire – et libéraliser le marché (l’ouvrir pour voir naître une concurrence – qui aime les fils d’attente à la SAAQ d’ailleurs) ?

Ainsi, si une entreprise d’évaluation ou d’assurance veut donner du service
en espagnol, en arabe ou en chinois, elle aura le droit (ce que la SAAQ
refuse actuellement, après une courte expérience où elle offrait
non-officiellement du service en italien). Même chose pour les religions ou pour certains groupes sectaires (ex. les Raéliens ou les Scientologistes), certaines pourraient offrir un service adapté aux valeurs de chacun.

J’aimerais aussi qu’on y songe: est-ce qu’on devrait interdire à une femme
de choisir librement une femme gynécologue dans le réseau public? Doit-on
l’accuser de sexisme [et de contrevenir à une loi sur l’égalité] ?
Et l’homme qui veut consulter un homme urologue ou un psychologue?

Deux poids, deux mesures chez les nationalistes laïcs et chrétiens conservateurs qui s’expriment depuis quelques semaines.

On pourrait poser le débat d’une autre façon.

On a un problème de dette au Québec.

Si on ne veut pas que la société s’éffondre sous son poids il faut des payeurs de taxes en nombre suffisament croissant.

Puisque la natalité n’est pas suffisante au Québec, malgré les progrès récents, il faut des immigrants en reforts.

On peut considérer une grande bassine de javelisant fleur de lis plus bleu que bleu à l’entrée mais il est fort a parier que des relents de culture soient inévitables.

Sinon, ben ils vont aller ailleurs et on continuera de croupir sous nos dettes.

Je pense qu’on est aussi bien de se réjouir du fait que la nourriture indienne soit bonne à Montréal et que les Vietnamiens fassent une soupe incroyable sur Saint-Denis, que de se demander comment on pourrait ben les convaincre de tous se gosser des pipes dans des épis de blé d’inde.

Ca c’est pour l’identité.

Cependant, pour ce qui est de la lacicité, je crois qu’elle est nécessaire pour créer la distance nécessaire à la fusion harmoniseuse de ce beau melting pot à venir.

Cachez ce crucifix que je ne saurais voir!

Quand on regarde ce qui se passe ailleurs dans le monde concernant les accommodements dits raisonnables ou pas, on constate que céder du terrain, surtout aux militants religieux extrémistes du type islamiste ou juif orthodoxe ne mène qu’a un cul-de-sac politique.Il faut instituer une société laïque mur-a-mur et ne pas céder un pouce de terrain et ce n’est pas du chauvinisme ou autre isme, c’est tout simplement mettre dehors toute possibilité de voir dans les rues ou dans des lieux publics des burkas et autres signes de soumission des femmes.
VIVE LA SOCIÉTÉ LIBRE DE TOUTES CONTRAINTES VISANT LA SERVITUDE ET LA BARBARIE!

Les pays d`Occident sont confronté a une offensive post-moderniste venant des milieux intellectuels et politique. Des gens qui se pensent tres brillant veulent imposer au bon peuple ignorant et raciste selon eux, que le temps des frontieres, des peuples, des nations et des religions est terminé.

Il faut vraiment ne pas avoir aucun sens de l`Histoire pour croire a de telles inepties. Le résultat des désastreux en Grande-Bretagne, en Hollande, en France, en Suede ou la Libanisation est en marche pour le malheur futur de ces pays. Le multiculturalisme est l`autoroute de l`islamisation de l`Occident.

L`Occident est chrétien depuis 2,000 ans, et les fondations de sa culture sont la Grece antique et l`empire romain et ca meme les relativistes mutlicultu ne peuvent le changer.

Si il n`y a pas un éveil collectif les enfants de vos enfant vivront sous la charia islamique et feteront le ramadan!

Voilà que certains commentaires sont purement de la désinformation. Particulièrement lorsque l’on parle de temps gaspillé ou de faire payer les avantages sociaux par les immigrants.
Faut le faire surtout sur un ton condescendant de la politique BT s’cusez sur un ton Johnny Boy.
Juste pour rétablir certains faits, petit rappel que la ministre de l’immigration James récemment plaidait encore une fois pour de l’immigration massive parce qu’il faudra remplacer au delà de 700,000 travailleurs dans les prochaines années.
Depuis que l’on nous la répète celle-là, ça fait déjà quelques années.
Surtout qu’en période de récession, et de chômage massif surtout chez les jeunes, on en revient de la ritournelle des 700,000.
La ministre James issue de l’immigration pourrait se garder une petite gêne face aux jeunes travailleurs (plusieurs issus de l’immigration) et aussi de la masse des jeunes blancs francophones qui sont en attentes de travail.
La madame ministre doit consulter le ministère du travail pour que l’on s’occupe de l’immigration après que la nation québécoise soit au travail d’abord.
Avant que les désinformateurs répliquent, rappelons que l’on manque cruellement de médecins dans le système de santé….et les immigrants médecins pendant ce temps font du taxi…… »faque » les arguments à la con gardez-les pour vous.

@Montréalais

Les Québécoises ont un indice de fécondité (1,74) supérieure aux Iraniennes (1,73) et aux Thailandaises (1,71).
98 pays sur 220 ont un indice inférieur à 2,1. Tous les pays industrialisés, à part Israel, sont sous les 2,1
La crise démographique est le mensonge du siècle. Ca fait des années que je le crie sur toutes les tribunes. La vérité commence enfin à percer. Mais c,est long en maudit.

« C’est incroyable le degré que nous avons atteint dans la confusion des langues », écrivait Aldo Moro à son épouse Nora dans la dernière lettre qu’il fut autorisé à écrire par ses assassins des Brigades rouges.

Afin de donner un indice du degré incroyable de confusion que nous avons atteint dans le débat identitaire au cours des cinq ou six dernières décennies, je prendrai pour point de départ un seul petit exemple.

Dans les conclusions de leur rapport, MM. Bouchard et Taylor nous recommandent expressément d’abandonner le concept de « souche », ce avec quoi je suis ô combien d’accord. Mais voilà que se ramène le philosophe Daniel Weinstock, dans un article de La Presse cité en page 1 de ce blogue : « Le Canadien anglais, c’est déjà un “post-ethnique”, une personne qui peut aussi bien être de SOUCHE écossaise que polonaise ou sud-américaine. » (Les majuscules sont de moi).

Tiens donc. Qu’est-ce que c’est que cette histoire de « souches », citoyen Weinstock ? Certaines aberrations ont décidément la vie dure ! À commencer par « les erreurs les plus graves, celles qui faussent toute la pensée », comme disait une autre philosophe, Simone Weil.

Et je dois m’empresser hélas d’ajouter que ma joie, à la lecture de cette fameuse recommandation du rapport Bouchard-Taylor de laisser enfin tomber les « souches », fut de très courte durée. Plus fugace que ça, tu meurs ! Car dans la même phrase, les deux penseurs nous recommandent de remplacer « souches » par… un synonyme, « descendance » ! Ah misère de misère, voilà que ça recommence. Et ça se dit antiraciste !

C’est incroyable quand même comment ce prétendu antiracisme à la graisse de hérisson semble incapable de s’extirper du mal même qu’il prétend combattre.

La raison pour laquelle la notion de « souche » est si pernicieuse, si dangereuse – et avec elle bien sûr son équivalent anglais « stock », pour ne rien dire de « descent », « ancestry », « bloodlines » et autres « ethnicity » qui ont pignon sur rue dans la presse anglophone – c’est bien sûr parce qu’elle prend pour naturel un fait culturel, parce qu’elle prend pour biologique un fait historique, parce qu’elle prend pour inné un fait acquis, parce qu’elle prend pour fixe un fait qui est en perpétuel devenir, parce qu’elle prend pour physique un fait immatériel, parce qu’elle tient pour donné à la naissance un fait qui en réalité est acquis par chaque individu de son vivant – bref, parce qu’elle prend les peuples, les nationalités, les civilisations pour des « races », comme si la diversité humaine fonctionnait sur le même pattern que les espèces et sous-espèces du règne animal. Souche, descendance, ethnicity, bloodlines, ancestry et autres lineage ne sont rien d’autre que des euphémismes de race.

Or pour citer M. Benedetto Croce – philosophe comme M. Taylor, historien comme M. Bouchard et aussi ministre de plusieurs cabinets successifs du CLN – « En tant qu’historien, je constate à quel point improbables, arbitraires et fantastiques sont les théories de la race. » En peu de mots, tout est dit. Mais voilà : même après 1945, le gentil Canada est toujours resté profondément imprégné de pensée raciale, il a toujours continué d’ajouter foi aux « superstitions biologiques » (comme les appelait fort justement G. A. Borgese, autre antifasciste historique italien).

Un indice clair de cette aberrante situation se trouve d’ailleurs dans le préambule même de la Constitution canadienne : « …au-delà des frontières du sang, de la religion et de la langue… » Misère de misère.

Les frontières de la langue existent. Les frontières de la religion existent. Mais des frontières du SANG entre les hommes, il n’y en a jamais eu. Les auteurs de ce préambule prenaient pour BIOLOGIQUES des frontières qui en réalité sont CULTURELLES.

Alors précisons l’évidence, puisqu’il le faut.

Personne n’a jamais été canadien français ou canadien anglais ou les deux À LA NAISSANCE. Personne n’a jamais été juif ou polonais ou les deux à la naissance. Moi qui suis canadien français, à la naissance je ne l’étais pas du tout: je le suis DEVENU, comme tout un chacun. Mes parents aussi étaient canadiens-français ? En effet, mais eux non plus ne l’étaient pas à la naissance, eux aussi le sont DEVENUS de leur vivant ! S’ils ont évidemment beaucoup contribué au fait que je sois moi-même canadien français, c’est bien sûr par leur INFLUENCE, à commencer par la langue qu’ils m’ont apprise, et non par je ne sais quelle abracadabrante histoire de « sang French » !! Les nationalités sont des faits culturels et historiques (Croce) ou encore spirituels et historiques (H. Arendt), qui ne sauraient être expliqués par les répugnantes théories du sang, appelées aussi déterminisme biologique, appelé aussi racisme.

Bien avant le délire supplémentaire des prétendues « races » supérieures et inférieures, le racisme consiste d’abord à prendre les peuples pour des races. Le coeur pourri du racisme, c’est d’abord la confusion entre culture et nature. Ainsi les nazis prenaient-ils le peuple allemand pour une prétendue « race allemande » et le peuple juif pour une soi-disant « race juive ». Quel délire hallucinant. Un citoyen du Saguenay-Lac-Saint-Jean est d’ailleurs venu le déclarer à la commission Bouchard-Taylor : « Nous sommes tous du même sang », disait-il. Et « nous », si vous retournez dans le contexte de son intervention, ça désignait l’humanité. Les commissaires, de toute évidence n’en ont tenu aucun compte ; pour ne rien dire du citoyen Weinstock, antiraciste en peau de lapin parmi les très nombreux antiracistes en peau de lapin qui sévissent en nos jours.

Croire que le fait d’être canadien français est une affaire de soi-disant « ethnic stock », que le fait d’être canadien français ou canadien anglais ou polonais puisse être en quoi que ce soit héréditaire, croire que ce genre de phénomène puisse être expliqué par une prétendue « descendance » ou une soi-disant « souche » ou de supposées « bloodlines », une quelconque « descent », « ancestry » ou « ethnicity » ou « lineage », c’est enfermer les peuples – tous les peuples – dans l’enfer de la race. C’est ne pas comprendre que Catherine Spaak est italienne. C’est ne pas comprendre qu’Alberto Fujimori est un latin. Ce n’est pas comprendre qu’on peut être Japonais et blond comme les blés. C’est ne pas comprendre qu’on peut être canadienne anglaise et s’appeler Laframboise, c’est ne pas comprendre qu’on peut être canadien français et s’appeler Brathwaite. (M. Weinstock, quant à lui, comprend la première moitié de cette phrase mais pas la seconde : et quel dommage de toute façon qu’à la culture polonaise il substitue cette histoire de « souche » polonaise). D’innombrables cas d’adoption internationale, au Québec comme au Canada en général, nous le montrent pourtant à l’évidence : la culture ou nationalité n’est absolument pas déterminée par l’origine. Être Chinoise, ça ne consiste pas du tout à avoir une « tête de Chinoise », mais à être élevée dans une culture chinoise, à appréhender le monde d’un point de vue où l’influence prédominante est celle de la civilisation chinoise, de ses moeurs, de ses usages (qui ne sont pas fixes mais en perpétuel devenir aussi) et tout le kit. À l’inverse on peut tout à fait « avoir une tête de chinoise » et être canadienne-française. Donc la souche ou stock est un faux concept. La culture n’est aucunement déterminée par l’origine.

Il n’existe en fait qu’une seule origine : c’est l’origine commune de tous les hommes, qui recommence à l’arrivée de chaque nouvelle vie humaine en ce monde. Mais obnubilé par l’équivoque notion britannique d' »heritage » (dont Hannah Arendt décrit pour l’Angleterre les dangereux effets dans l’excellent article « Race Thinking Before Racism », « La Pensée raciale avant le racisme »), le Canada a préféré accoucher d’un vaste programme de vissage de la culture dans la nature qu’il nomme « multiculturalisme » et qui est en réalité son contraire : c’est-à-dire un multinaturalisme. Dans cette logique abjecte, est tenu pour italien quiconque s’appelle Rossi, qu’il soit ou non de culture italienne. Rappelez-vous par exemple de monsieur Sabia, de la Caisse de dépôt, qui se déclarait allophone alors qu’il est anglophone : c’est un des effets de cette idéologie fourvoyée. Le multiculturalisme est la négation des cultures sous leur apparente affirmation.

En prétendant remplacer « souche » par « descendance » – ce qui est quatre trente sous pour une piastre – MM. Bouchard et Taylor n’ont fait que démontrer qu’ils prennent le fait français pour un fait racial. Le remède (antiracisme) est subrepticement contaminé par le poison (racisme). Bien sûr, ils sont loin d’être les seuls et je ne leur en veux pas à eux en particulier, mais quand même : quel aveuglement, quelle aberration, quelle horreur.

Lorsqu’un étranger désire avoir comme conjointe une Québécoise qui pratique la religion chrétienne – et que ce dernier est musulman, il faut qu’ils sachent à l’avance quels « choix » ils devront faire – si ce sont des pratiquants.

Je connais une Québécoise qui a établi clairement les règles – AVANT de s’engager!
Bien prête à faire des concessions sur différents sujets – mais une chose: les enfants seront baptisés – ce que le conjoint musulman a accepté. La cérémonie du mariage a eu lieu à l’EGLISE.

Aussi, les enfants ont eu plus de facilité à s’intégrer (écoles et autre) vu que leur mère était Québécoise. Marier une femme du pays où on décide d’immigrer – aide à l’intégration.

La devise du conjoint était: « A Rome on fait comme tous les Romains – on porte des sandales » – autrement dit, on s’adapte aux coutumes du pays – ou on retourne chez-soi!

Il serait U R G E N T de VIDER les « ghettos » du centre ville de Montréal, de Boisbriand, etc.
Tous les enfants devraient se COTOYER – quelle que soit leur nationalité – ou – la religion qu’ils pratiquent!
Mêmes écoles, mêmes activités para-scolaires, hockey, patinage, ski, natation, excursions à bicyclette, pratique avec un groupe d’un instrument de musique, etc.

Voilà quelques moyens pour – INTEGRER les jeunes – à la majorité des citoyens du Québecc! et CESSER, par le fait même de leur faire croire que « eux » sont le « peuple de Dieu » et les autres? Les autres enfants? A ne pas cotoyer: ce sont des « vers- de- terre anbulants!!!
Ce genre de mentalité apporte du trouble!!

Les « Québécois de souche » ont fait un travail colossal – depuis 400 ans – pour construire le Québec! « L’union fait la force » et nous, les Québécois, l’avons prouvé!

Les Québécois en ont vu d’autres depuis 400 ans! Les bâtisseurs ont trimé dur et les descendants de ces bâtisseurs sont -TOUJOURS- aux « barricades »!

Pour moi, de « souche » signifie que nos racines sont et SERONT pour toujours – très profondément enfoncées dans cette terre!

Monsieur Taylor REVE s’il croit que nous allons plier l’échine et nous laisser manipuler par
« C E U X »… qui l’utilise.. pour parvenir à leur fins!….

Au contraire, il a RENFORCE l’esprit combatif et la ténacité que nos ancêtres nous ont laissés en héritage!

Nous allons être beaucoup moins tolérants dans le futur maintenant que tous sont devenus conscients que – de ne pas se faire respecter – donne le signal aux arrivants que TOUT leur est permis!

BIENVENU AUX IMMIGRANTS QUI VEULENT S’INTÉGRER À LA MAJORITÉ !