L’esclavage comme vous ne l’avez jamais vu: du point de vue africain

Si vous êtes comme moi, une journée où on n’apprend rien est une journée perdue. Or j’ai passé une excellente journée à écouter l’historienne Catherine Coquery-Vidrovich raconter l’histoire de l’esclavage africain du point de vue intérieur. Comment l’esclavage pré-existait à l’arrivée des colons européens (il préexistait ailleurs, comme en Grèce et à Rome) et surtout comment la traite massive d’esclaves introduites par les européens a structuré (dé-structuré) les sociétés africaines elle-même. Mais écoutez-la raconter…

Également dans cet épisode de Planète Terre, Jocelyn Coulon nous explique en détails le vote par lequel le Canada n’a pas été admis au Conseil de sécurité de l’ONU.

Une lecture étonnante, dans une langue accessible.
Une lecture étonnante, dans une langue accessible.

Et puisqu’on parle d’esclavage, laissez-moi vous conseiller la lecture du petit mais fascinant livre de l’ivoirien Serge Bilé: Quand les noirs avaient des esclaves blancs. Le titre est un peu provocateur, le livre porte essentiellement sur les trois grandes civilisations africaines qui se sont déployées avant la colonisation, en Afrique de l’Ouest.

On y apprend que ces royaumes et ces métropoles n’avaient rien à envier, par leur commerce, leur littérature, leur religion, leurs réseaux, leurs grandeurs et leurs décadences, à leurs vis-à-vis européens et asiatiques. Passionnant.

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Honnêtement,je suis obligé de dire que c’est la vie! Je suis d’une platitude et d’une exactitude en disant cela.
Faut savoir que; si nous mangeons à notre faim, si l’on n’a presque que plus rien à faire pour assurer notre survie et surtout,si on a le temps de se bigarer le cerveau sur des questions existentielles, c’est que nous sommes les héritiers des résultats de toutes barbareries.
Cessons d’être hypocrite en chantant « Let’s give peace a chance » lorsque que CNN a décidé de nous montrer une guerre en direct.
Combien se priveraient de ce que l’on a que d’autres n’ont pas?
Aller mes « Mères Teresa »! Aller sauver le monde! Ca agrémente vos soirées mondaines en vous donnant une belle jambe comme ceux qui se gargarisent au bon vin à dire qu’ils donnent à « Centraide » mais jamais ils ne se mettront les mains dans la schnoutte et se rendre dans la rue,dans les centres de personnes agées, les battus, les violés et le reste de la ribambelle.
Mais bon, pour votre psyché, votre équilibre socio-affectif,ca vous fait du bien de se pencher sur un papier.
Quelle hypocrisie!

Oui ok, la dame en question ne fait que rapporter les résultats de ses études sur l’esclavage mais, ca demeure un sujet qui culpabilise.
Si l’on repart le compteur à zéro avec tout ce que l’on sait;
êtes-vous assez idéalistes,immatures et rêveurs de croire à ce fameux « Jamais plus jamais »?
Les perdants et les exclus seront toujours plus revendicateurs et plaignants et le contraire est tout aussi vrai.
Et pourquoi dont?
Parce que les 2 aspirent à améliorer son sort. C’est assez égocentriste ca. Même Mère Teresa y trouvait son compte à se dévouer aux autres.
On en sort pas hein, mes bourgeois gentils hommes de la vertu?

Désolé Monsieur Lisée, l’intitulé du sujet est très vendeur. Mais ce n’est pas le point de vue africain. Avec tout le respect qu’on doit à l’auteur c’est un point de vue scientifique peut-être, mais européocentriste.J’attendrai de lire son ouvrage pour émettre un commentaire. En Afrique des ouvrages sur l’esclavage font flores.Dans les sociétés occidentales, il n’est pas fait mention nul part dans le système scolaire de l’esclavage et de ses conséquences. Mais si vous faites un tour à l’île de GORÉE (Sénégal)un jour et que le conservateur de l’ile vous fasse un bref rappel historique avec preuve à l’appui peut-être que des larmes couleront et on pourra dire ‘Du point de vue africain’.

Bravo à Monsieur J. Coulon pour ses explications méthodiques et pédagogiques sur la déconvenue du Canada au conseil de sécurité.Il faut dire que le bloc européen était uni et soudé derrière ses deux candidatures sans oublier le marchandage des votes.Ensuite le pré-carré lusophone en Amérique latine et en Afrique a fait le reste.

C’est toujours un réel plaisir de vous suivre dans cette émission de Planète-Terre où des chercheurs aiguisent nos appétits de savoir.