L’éternelle mort du Parti québécois

Mathieu Charlebois se demande ce qui va lui manquer le plus si ça arrive : le PQ, ou les 400 chroniques sur la mort toujours imminente du PQ. 

Photo : Antoine Bordeleau

Dans un monde en constante mutation, c’est toujours rassurant de voir qu’il y a des choses qui ne changent pas.

En 2019, on ne sait peut-être plus exactement ce qu’est un homme ou une femme, mais on sait qu’on peut compter sur le Parti Libéral du Canada pour s’enfarger les deux pieds dans sa propre incompétence et débouler tête première dans un scandale.

En 2019, on a beau dire que les maudits millénariaux ne respectent rien, force est de constater qu’on peut encore compter sur elles et eux pour perpétuer une tradition aussi québécoise que la cabane à sucre : claquer la porte du PQ.

C’est ce qu’a fait Catherine Fournier ou, si on en croit certains analystes, Jean-Martin Aussant avec une perruque. D’ailleurs, les deux auraient été aperçus récemment dans la même ville, à peu près en même temps. Partez la machine à rumeurs.

Le départ de Catherine Fournier, c’est l’équivalent d’un bon pâté chinois politique. C’est un plat bien familier et réconfortant qu’on mange en se disant que le monde est peut-être rendu fou, mais qu’il y quand même des choses qui ne changeront jamais.

Les constats de Catherine Fournier, ils ne sont pas nouveaux. La député maintenant indépendante ne réinvente pas la roue avec une crevaison. La mort imminente du PQ est un film qui a été refait à peu près autant de fois que A Star is Born. Je vous laisse décider si Jean-François Lisée est plus Bradley Cooper ou Lady Gaga.

Et je sais que, comme à chaque fois où on tente de sauver le parti indépendantiste, il y en aura pour dire qu’il faut que le PQ redevienne le parti de René Lévesque. « Que ferait René Lévesque? », c’est l’équivalent péquiste du fameux « What would Jesus Do? » qui guide certains chrétiens.

Que ferait René Lévesque? La réponse, c’est qu’il commencerait par s’allumer une cigarette. En direct à la télé. Et si ça, ce n’est pas un bon rappel que René Lévesque vivait dans un autre monde que le nôtre, je ne sais pas ce que c’est.

Ça ne veut pas dire que la souveraineté est dépassée. Comprenez-moi bien.

Pour ne rien manquer de l’actualité politique, écoutez Esprit politique, un balado présenté par Marie-France Bazzo, avec Alec Castonguay, Philippe J. Fournier et Mathieu Charlebois… et un invité différent à chacun des épisodes !

La grande Jehane Benoît a marqué la gastronomie québécoise, mais il y a du cognac dans la moitié des recettes de son encyclopédie. C’est un brin daté. De la même façon, on ne peut pas cuisiner la souveraineté en aspic. Il faut trouver la version 2019 de la souveraineté. La version 2019 du PQ.

Ça fait des années que les péquistes cherchent. En vain, si l’on se fie à l’enthousiasme des électeurs.

Au Parti Québécois, on nous dit que tout est sur la table. Y compris de changer de nom. Pourquoi pas? Si vous changez de nom, amis péquistes, vous n’êtes pas obligés de le dire à tout le monde. Parce que, soyons honnêtes, il y a quelques partisans péquistes que ce ne serait pas grave de perdre dans le déménagement… (Si vous vous demandez de qui je parle, passez lire la section commentaire de ce billet, ici ou sur Facebook.)

Dans le meilleur des cas, donc, le PQ se rénove, change de nom et on accroche sur le parti une grosse banderole qui dit « Nouvelle administration, venez essayer notre nouveau menu ». Pendant quelques mois, voire quelques années, le Parti Québécois va nous rappeler qu’il est la punaise de lit de la politique québécoise. Quand tu penses que c’est finalement fini, ha ben maudit, ça recommence à te piquer partout.

Et dans le pire des cas, c’est la fin. Pour vrai, cette fois-ci. Je me demande ce qui va nous manquer le plus si ça arrive : le PQ, ou les 400 chroniques sur la mort toujours imminente du PQ.

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26 commentaires
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En totale harmonie avec ce billet ! Et comme suggestion, je proposerais que l’on commence à penser en terme de PROJETS et non plus en terme de PARTI. Que le rêve d’une société autonome remodelée avec la mise en perspective de ses forces et de ses limites devienne le véritable enjeu à promouvoir !

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Si le PQ devait disparaître, des millions de Québécois se retrouveraient devant rien. Si Option nationale existait toujours, il y aurait toujours bien ça, mais non. Il n’y aurait rien. Que des fédéralistes d’un côté et des pelleteux de nuages de l’autre. Rien de réaliste et souverainiste. Et aucun chef charismatique en vue pour partir autre chose afin de combler le vide.

Comme c’est parti là avec la CAQ, aussi bien commencer tout de suite à se trouver une alternative pour la prochaine élection. Va-t-on redonner le pouvoir aux Libéraux ? Certains seraient assez fous pour le faire. Voter QS, c’est se tirer dans le pied. Mettre Legault dehors pour l’ensemble de son oeuvre (incompétence et promesses non tenues) oui, mais pour qui voter si le PQ n’est plus là ? Un nouveau parti sans aucune expérience ? La CAQ c’est quand même pas mal ça et ça gaffe depuis son élection. Veut-on vraiment répéter la même erreur ?

Le PQ est sans cesse critiqué, mais pourquoi donc ? Il n’a été au pouvoir que moins d’une année et demie depuis 2003 ! On lui reproche quoi au juste ? Ça reste quand même le parti qui a fait le plus avancer le Québec moderne. Bien des gens non-souverainistes ont voté pour ce parti parce qu’il était le meilleur. Et il le serait encore s’il était au pouvoir.

Je veux bien croire que la succession des chefs n’a pas été des plus inspirantes depuis le départ de Bernard Landry. Boisclair, Marois, Péladeau et Lisée avait chacun quelque chose auquel on pouvait leur reprocher, mais Charest, Couillard et Legault aussi et ils ont été élus.

Le PQ aura un nouveau chef (plus possiblement une nouvelle cheffe) à qui on ne pourra pas reprocher grand chose. Le parti proposera comme c’est son habitude un ensemble de promesses inspirantes et réalistes. En 2022, il serait temps de ramener le grand parti qu’a été le Parti québécois au pouvoir, et ce pour le plus grand bien des Québécois. Et, tant qu’à y être, pourquoi ne pas se donner tous les outils nécessaires pour un meilleur développement avec la souveraineté ?

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Ce qu’on reproche au PQ, c’est justement d’avoir été incapable de gagner assez de votes à sa « cause » pour pouvoir gouverner plus d’une année et demie depuis 2003 !
Les Québécois ontlongtemps eu cette bizarre habitude de voter pour un parti indépendantiste au Québec et envoyer un parti fédéraliste à Ottawa ou le contraire ! Ça fait pas très sérieux…
Charest, Couillard et Legault ont en effet été élus eux aussi mais, en plus, ils ne se promenaient pas continuellement avec toute une coutellerie plantée dans le dos… courtoisie des PKP , Chartre Drainville et autres perpétuels râleurs qui sévissent toujours au PQ !
Une dernière chose… avant de pouvoir user de sa souveraineté, faut faire l’indépendance

« Si le PQ devait disparaître, des millions de Québécois se retrouveraient devant rien. »
Disons 688 000 Québécois?

Bein oui ! À plusieurs reprises déjà, les Québécois ont dit haut et fort qu’ils ne voulaient pas d’un « nouveau pays qui leur ressemble », fait pour eux et par eux, d’abord… Et maintenant, ils semblent croire qu’il leur suffit de détester à l’unisson le pays voisin de Donald Trump, cet éléphant perpétuellement menaçant pour notre « petite souris » locale…

Les plus jeunes surtout, se disent qu’ils sont « rendus ailleurs », que dans le fond ils s’en foutent, et que continuer de « mourir, bande de caves », ça leur est égal… Et pourtant, comme vous le dites si bien, ils sont toujours là, toujours à la même place, à tenter de « réinventer la roue au moyen d’un pneu crevé » — j’adore l’image !…

Plus ça change, plus c’est pareil donc, et souhaitons-leur meilleure chance qu’à nous… puisqu’ils peuvent toujours compter sur l’éternel Parti libéral pour les anesthésier… les prendre en selfies, tout en leur facilitant la consommation de ce pot, dont ils ont si viscéralement besoin pour continuer à se révolutionner en paix, à dormir tranquilles… Visa le noir, tua le blanc… « Laisser la proie pour l’ombre », disait quelqu’un. On s’en souvient?

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SÉBASTIEN, je suis d’accord avec votre commentaire et ça fait chaud au cœur qu’enfin l’on entende du positif versus la mort. Merci Merci et j’ajouterais mon commentaire suivant pour nos chers journalistes: Encore et encore mais vous n’êtes pas »tannés » de toujours revenir sur ce sujet. Si un jour ça arrive ce sera en grande partie la faute des journalistes qui à mon humble avis mènent le bal et très souvent décident de la direction à suivre. Et je me pose la question si nous n’allons pas mettre fin à notre abonnement car payer pour toujours lire sur des sujets aussi négatifs et sans grand intérêt il doit y avoir mieux ailleurs. À Quand des sujets plus positifs qui nous ferons avancer et être encore vivants. Il y a une masse silencieuse (qui je l’espère va se réveiller bientôt) parmi la population qui comme moi en a marre marre marre. S.V.P. changer de CD. et de lunettes.

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Ce n’est pas le parti lui-même le gros problème. C’est leur article premier; l’option séparatiste. Presque plus personne au Québec n’en veut. Mais ça, ils ne l’admettront jamais car c’est un peu leur fond de commerce. Sans le sépatisme, le PQ ne se distingue aucunement des autres partis.

Il restera toujours un groupuscule de vieux croûtons qui trouveront un attrait quelconque dans ce parti mais à long terme, il est voué à disparaître complètement du paysage politique du Québec suite à quoi, le Québec pourra enfin consacrer son temps, son argent et ses efforts à des choses beaucoup plus utiles que de vouloir se séparer de l’un des pays les plus admirés au monde.

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« Ce n’est pas le parti lui-même le gros problème. C’est leur article premier; l’option séparatiste. Presque plus personne au Québec n’en veut »

Selon le dernier sondage, 35 % en veut encore et sur le 65% restant une bonne partie ne sait même pas ce que ça représente. Quand on se donne la peine de l’expliquer soudainement ils comprennent et penchent pour la souveraineté. Un peu de pédagogie, un ou une chef sans squelette dans le placard et on sera aux portes du pays. Comptez-vous déménager lorsque ce sera fait ?.

À François 1: Nostradamus sort de ce corps!

À Sébastien B.: êtes-vous un vieux croûton?

Ne sommes-nous pas déjà à la porte de deux pays?
En effet à l’est et à l’ouest nous sommes à la porte du canada. Puis au sud il y a la porte des états-unis.
Il est cependant vraie que nous sommes une province de ce canada et faisons comme les états-unis aussi une partie de l’Amérique!

À moins de l’arrivée de super vendeurs bientôt et qui ne semblent pas se pointer à l’horizon, je ne crois pas que François 1 doit commencer à remplir des boîtes…

@ Sébastien B.:

Eh ben… Ça fait plus de 50 ans que nos séparatistes nous « expliquent la pédagogie » des la souveraineté et ils n’arrivent qu’à embarquer 35% des Québécois dans leur cage à homards. Et encore… Cinquante ans!!! Pour des résultats plus que médiocres.

Pour ce qui est des résultats des sondages, certains Québécois sont séparatistes lorsque ça ne compte pas mais lorsque on leur explique les tenants et la aboutissants d’une séparation (voir le Brexit, l’Écosse, etc…), ils réalisent à quel point le tout est très risqué surtout que le PQ n’a encore présenté aux Québécois aucune ébauche et constitution et aucun budget post-séparation digne de ce nom. Bref, on fait un sondage sur du vent.

Souvenez-vous lors du dernier référendum, Parizeau (et Bouchard qui est venu à sa rescousse) ont dû promettre de garder le passeport Canadien, la monnaie Canadienne, les frontières Canadiennes, les institutions Canadiennes, les fonctionnaires Canadiens et tutti quanti Canadiens pour attirer les votes dans leur camp. Pas surprenant que plus de 25% des gens qui avaient voté « oui » croyaient sincèrement que nous demeurerions toujours à l’intérieur du Canada advenant une séparation. Et aujourd’hui, le PQ en est réduit à devoir promettre de NEPAS faire de référendum et de camoufler son article PREMIER pour survivre… fait pitié non?

Je n’aurai jamais à déménager car le Québec demeurera toujours dans le beau et grand Canada.

« Eh ben… Ça fait plus de 50 ans que nos séparatistes nous « expliquent la pédagogie » des la souveraineté … »,
François 1 dans un autre texte vous écriviez: « …un parti dont l’article PREMIER est le séparatisme mais qui du même souffle refuse de parler de séparatisme… »,
ils en parlent depuis cinquante ans ou pas?
Dans les faits les oppositions et vous mêmes comme d’autres en ont parlé plus que les élus péquistes eux-mêmes, plus spécialement et encore d’avantage à l’approche des campagnes électorales et lors des campagnes électorales, surtout justement pour leur reprocher de ne pas, ne pas en parler ou de ne pas, ne pas en parler assez et donc en guise de reproche.
Et lorsqu’ils en ont parlé, ce qui à mon avis c’est beaucoup moins souvent que leurs détracteurs dont vous êtes un hargneux spécialiste, ils et vous leurs reprochiez de trop en parler sans parler d’autres choses et de monopoliser le temps à perdre ainsi à tant de temps pour ce faire!
Et donc, nos séparatistes ont tellement fait de pédagogie pour la séparation et de la séparation ou ils ne l’ont pas fait?
Ça ne peut pas être les deux!

Ça cache probablement la schizophrénie québécoise… Ou, comme le disait Deschamps (?), nous voulons un Québec indépendant dans un Canada fort. Le PQ est à l’image de cette schizophrénie en ce qu’il est souverainiste mais ne réussit jamais à faire la souveraineté et finit par gouverner comme tout bon parti politique fédéraliste! Certains sont tentés de lui dire comme disent les anglophones: si tu n’es pas capable de ch… dans le pot, ôte-toi du pot!

Mais, quand on examine la situation sérieusement (hummm) devrait-on nier cette schizophrénie politique de notre nation et jeter le bébé avec l’eau du bain? Est-ce que le fait de ré-emballer le produit va le rendre plus attrayant, comme le Roundup de Monsanto? En fin de compte, peut-être que Mme Fournier ne souffre pas de cette schizophrénie bien québécoise et veut devenir le prophète de l’indépendance. Cependant, elle devrait songer au dicton qui veut que nul n’est prophète dans son pays!

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M. Charlebois, Pourquoi tant écrire sur le PQ puisque vous titré: l’Éternelle mort du PQ. Comme une grosse punaise de lit, ça vous dérange d’en parler???? C’est avec des écrivailleux comme vous que les citoyens-nes du Québec développe autant de cynisme. À quand des chroniqueurs avec plus de plomb qui sauront aborder des sujets politiques de façon plus consciencieuse et dans un réel but d’une prises de conscience des électeurs?

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La mort des partis nationalistes et indépendantistes (Le Parti Québécois et le BLOC)a toujours fait partie des messages médiatiques, premièrement fédéraliste (radio Can et les journaux régionaux + La presse de Power Corp, rappelons qu’ils ont signés une entente de collaboration début des années 2000 qui devait rester secrète mais a été mis à jour par un journaliste de Sherbrooke, ce qui lui a coûté son poste). D’autres média ont suivi tel le Devoir.

Le message a été tellement répété qu’il devenait un peu ‘’éventé’’, alors Legaul ayant mis à terre l’ADQ pour la refonder sous la CAQ a voulu se distinguer en s’accolant l’étiquette de ‘’nouveau’’ parti et s’est mis à qualifier le PLQ et le PQ de vieux parti. Ce qui est nul car comment peut-on parler de vieux pour un parti politique, sinon que ces membres, sa structure, son vieux ?

Le PLQ a été créé en 1867, mais il fut un véritable fer de lance de notre Société dans les années 60. Le PQ en 1968, il a innové et fait avancer plusieurs programmes et secteurs sociaux économiques. L’ADQ a été créé en 1994, donc Legaul a un parti qui a près de 25 ans, avec un nouveau nom et quelques règlements nouveaux.

Le qualificatif ‘’VIEUX’’ est tellement utilisé et répété par tous les commenteux et journaleux que cela en devient ridicule. Un peu d’analyse et de perspective sérieuse sur la destruction médiatique des partis nationalistes seraient d’un grand intérêt.

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cela montre que pour réussir en politique, il faut un parti, un chef, des députés et un programme de qualité qui touche l’ensemble de la population.

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En ce qui me concerne la mort du PQ et/ou l’agonie ne change en rien le nombre de chronique ! Le nationaliste québecois a toujours eu au cours de l’ histoire , de la presse dans le « Dominion Britannique »! Comme l’ Union Nationale dans les années 1950-60-70 remplacée par le PQ 1970-…… Donc il y aura à chaque génération de nouveaux adeptes souverainistes qui voudront faire différent des précédents et qui vont nous expliquer les grandes choses de la vie ! Mais la première cuvée du PQ était drôlement plus au centre économique du Québec ! Aujourd’hui ces souverainistes sont composés essentiellement de progressistes, mouvements sociaux,syndicalistes ! Il n’ y a pas de leaders ; on dirait un troupeau de vaches qui court dans tous les sens ! Il y a aussi les ignares qui pensent que le Canada leur appartient! Il y a aussi les jovialistes et les optimistes qui pensent réellement qu’ une séparation va régler tous leurs problèmes ! Mais la grande majorité ne veulent pas s’ embarquer avec un troupeau de vaches qui court dans tous les sens! C’est tellement simple à comprendre!

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Merci beauly02, merci de nous simplifier la compréhension des plus grands mystères de notre monde!
Sans votre simplicité je me demande bien ce qu’on ferait?
Heureusement si je vous interprète bien qu’il existe encore des enclos et des fermiers pour contenir les vaches, si non les ponts seraient bloqués de vaches voulant venir à Montréal!

J’adore votre billet humoristique sur le PQ et ses nombreux virages. Une idée ne meure jamais disait Jean Charest mais le manque de « guts » lui peut faire mourir l’idée. René Lévesque n’aurait certainement pas persisté devant le double refus des québécois, je crois.

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René Lévesque est mort et en état de décomposition élevé!
Je ne sais pas ce qu’il ferait et ça n’a pas d’importance.
En 2019, il ne ferait rien!
Il y a longtemps qu’autant ses adorateurs que ses dénigreurs savent ce qu’il aurait fait ou dit.
Même dans la controverse Fournier vs le PQ, son ancien parti qu’elle appréciait tant il y a encore quelques mois, assez pour utiliser sa bannière pour présenter sa vision à ses futurs électeurs, elle, ils et d’autres aussi ont présenté les visions de René Lévesque mort il y a 32 ans.
Tout le monde peut interpréter 32 ans après sa mort et connaître ses réactions et ses paroles?
En supposant en plus que sa pensée durant ses 32 ans n’aurait pas évoluée d’un iota?
Ou si sa pensée avait évolué, en sachant dans quelles sens durant 32 ans?
C’est exaspérant!
On peut interpréter tant bien que mal les actes et les paroles d’un être humain qu’il a fait de son vivant, mais après ça vaut un gros zéro: 0!
Pour ma part j’aimais bien cet homme, mais jamais j’y ai cru autant que tant d’autres Québécois et surtout dans toutes les vertus, les qualités que certains lui prêtaient pas plus qu’il n’a suscité les attentes que d’autres en prédisaient.
Pourquoi?
C’est à cause de sa très grande popularité et ce qu’elle démontrait.
Une majorité retrouvait et reconnaissait en lui le bon petit québécois comme eux, simple et proche.
Mais encore pour chambouler vraiment au point de créer un pays il faut être très grand, beaucoup plus grand que la majorité, un conquérant sans équivoque.
René Lévesque était bien loin de ça.
Il était le bon petit Québécois qui espère beaucoup mais qui fait peu.
Avance aujourd’hui et recule demain!
Le client idéal pour les vendeurs à pressions, à condition que tu l’embarques tout de suite, car demain il aura eu le temps de tergiverser et surtout de ne pas savoir très bien pourquoi il dirait oui mais que le confort connu persiste dans le non!
Et c’est tout-à-fait ce qui c’est passé.
Le reste ne sont que des amuses-gueules.
J’y ai cru bien d’avantage sous Pariseau pour sa grandeur à bien des points vus, un vrai géant pour être subtile lorsque nécessaire, en reconnaissant ses faiblesses acceptant de céder sa place émotive à Lucien Bouchard qui savait accaparer la popularité d’une virgule opportune et d’un geste de circonstances.
Est-il nécessaire d’ajouter les impondérables malhonnêtes qui ont joué, étant déjà hors sujet depuis plusieurs centaines de mots?
Les messies n’existent pas!
Une majorité attendent les changements que les autres feront pour eux et les efforts à leur place, sans se gêner de critiquer tout et rien par après tout en restant dans le confort de leur foyer. Pour certains pour ne pas manquer la partie de hockey ou de soccer même si en 2019 ils pourraient la regarder en différé ou encore de commenter sur Facebook le dernier pet du dernier né.
Si ça n’existe pas encore, ce sera certainement créé bientôt, une application pour commander par la voix les applaudissements requis pouvant libérer ainsi les mains pour texter avec une et prendre une croustille de l’autre!
Moi je pense que c’est ce que René Lévesque aurait fait…une bière et une cigarette à la main !!!!!

Votre meilleure chronique à date, cher Mathieu. Il faut dire que l’actualité est riche (sans blague) présentement et qu’elle devrait vous en inspirer plusieurs autres. Laissez-vous aller et continuez de nous faire rire, mais pas comme JF Lisée… 😉

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J’adore votre prose! Le P.Q. peut disparaitre mais vous, ne disparaissez pas!

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Voici ce que votre intervention m’inspire Denise St-Onge.
Tant qu’à se marrer un peu, moi j’aimerais bien pouvoir m’amuser à vérifier un texte de Mathieu en mesurant si les hémistiches toujours tombent comme il se doit alors que pour ce faire il devrait écrire des dodécasyllabes c’est-à-dire en alexandrin, ce qui serait alors certainement un exploit en 2019!
Nostradamus était un fervent de cette forme en quatrains!