L’étrange, rude et magnifique semaine de François Legault

Mercredi 6 octobre. Patatras. TVA et SRC annoncent dans leurs bulletins de nouvelles l’existence du futur mouvement politique de François Legault, le baptisent Force Québec et font état d’une série de personnalités qui y seraient associées, au premier chef Joseph Facal.

Une recrue. Si seulement c'était un ancien ministre libéral...
Une recrue. Si seulement c'était un ancien ministre libéral...

Ce n’est pas du tout dans le plan de match de Legault de se révéler ainsi en désordre. Il préférait regrouper des signatures autour d’un texte qu’il a élaboré, montrer sa première brochette de réformistes lors d’une conférence de presse, puis écouter l’écho public d’une première salve ainsi contrôlée. Mais au jour un, il perd le contrôle.

Jeudi 7 octobre. Si bien qu’au jour 2, il doit affirmer dans Le Devoir: “On ne sait pas quelle forme cela pourrait prendre et si on va contribuer au débat public”. Et cela ne s’appellera pas Force Québec. Donc, les freins plaqués au maximum. Le titre du Devoir: Le mouvement de Legault, mort-né ? Dur.

Vendredi 8 octobre. Il faut corriger le tir. Montrer que le mouvement bouge encore. François Legault monte au front dans une entrevue au Journal de Montréal.  Ce n’est pas mort: «On a des rencontres de prévues au cours des prochaines semaines. On essaie d’aboutir au cours des prochains mois». C’est long, les prochains mois.

Qui est avec lui ?«J’ai rencontré au cours des derniers mois un certain nombre de personnes pour discuter de la possibilité de contribuer au débat public. Il y a toutes sortes de personnes qu’on rencontre, de différents milieux, autant des fédéralistes que des souverainistes, qui sont évidemment déçus de la situation politique au Québec», précise-t-il.

Des noms ? Deux jours sont passés depuis la sortie inopinée de l’existence du mouvement. Quelques chroniqueurs — dont Alain Dubuc, J-Jacques Samson — en ont salué l’arrivée. Mais malgré tous les appels logés par les journalistes, aucune personnalité n’en a fait autant — sauf une: Grégory Charles.

Puis il y a cet autre nom, important, voire essentiel: Lucien Bouchard. La Presse du matin affirme:

Lucien Bouchard, qui était la bougie d’allumage des «lucides» de 2005, suit attentivement la démarche de son ancien ministre et jouerait un rôle important, comme intermédiaire avec le secteur privé, pour le financement d’un éventuel parti, a-t-on appris.

C’est le nom magique. Celui qui fait rêver (quoique, en février dernier, seulement 31% des Québécois affirmaient vouloir voter pour un nouveau parti dirigé par l’ex-premier ministre). Sa caution, au moins morale, au mouvement de François Legault consoliderait sa crédibilité, ouvrirait des portes.

"Je n'ai jamais rencontré cette personne"
"Je n'ai jamais rencontré ce monsieur. Qui est-ce ?"

Mais, re-patatras pour François Legault, Lucien Bouchard fait lire aux journalistes par une porte-parole ce vendredi 8 octobre le communiqué suivant, tranchant comme un couteau frais aiguisé:

M. Bouchard « ne joue aucun rôle dans cette démarche et il n’a pas l’intention d’y participer et encore moins d’agir comme collecteur de fonds».

De la part d’un homme qui a reçu avec bienveillance les suggestions des uns et des autres dans cette affaire depuis un an, il s’agit d’une douche glaciale. Re-dur.

Samedi 9 octobre. Où sont les fédéralistes ? Pour une coalition arc-en-ciel, il faut plus d’une couleur. Legault, ex-souverainiste. Facal, qui ne confirme rien — « je suis maître de ma parole » répond-il avec raison aux impétrants — l’est aussi. Les ex-alliés de Legault dans le caucus du PQ ne sont pas au rendez-vous, les Bérubé et Rebello. Mais côté cour fédérale, qui voit-on venir ?

On attendait Philippe Couillard. Il devait être le poids lourd qui équilibre la barque. « Compte sur moi, il n’y va pas » m’affirme avec assurance un membre du bureau du Premier ministre rencontré dans un corridor, sur le ton de celui qui a bien travaillé pour éviter cette éventualité.

Dimanche 10 et lundi 11 octobre. Repos. Bien mérité. Mais les téléphonistes de Léger Mise-en-marché (ma traduction) sont à l’oeuvre.

Mardi 12 octobre. Le cadeau tombe comme un fruit mûri en serre. François Legault séduit les Québécois, trompette l’empire Quebecor. En cas d’élections avec un parti dirigé par l’ancien ministre, ce dernier récolterait 30 pour cent des intentions de vote, contre 27 pour cent pour les péquistes, 25 pour cent pour les libéraux et 7 pour cent pour l’ADQ.

Erreur de calcul car l’irruption de Pas-Force-Québec signifierait l’absorption de l’ADQ. Donc il faudrait additionner, pour l’essentiel, les votes des deux formations, pour porter le parti Legault à près 37%.

Un coup de sonde qui donne la température de l’eau avant que qui que ce soit n’y plonge la main, évidemment. Un peu comme la popularité de Jean Charest, devenu chef du PLQ au printemps de 1998 avant d’avoir annoncé une seule position politique. Tous projettent leurs rêves sur la page blanche.

À l’automne, ayant du se prononcer sur les dossiers, Charest perdait toute son avance, et  l’élection. Même Stéphane Dion, devenu chef du PLC, a eu une lune de miel au Québec. C’est dire comme nous sommes consommateurs de nouveauté, pour nous en lasser rapidement ensuite.

Qu’importe. Le sondage est important. Legault est au point maximal de la popularité du mouvement. Diantre, près de la moitié des électeurs de Québec Solidaire sont prêts à tromper Amir et Françoise et de flirter avec François ! (Allo: vous êtes à Québec Solidaire !)  Gageons qu’ils n’ont pas encore entendu parler des hausses de tarifs d’électricité qui viennent avec leur nouvel amoureux. Ils débrancheront assez vite.

François Legault est assez intelligent pour savoir tout cela. Et c’est probablement en grinçant des dents qu’il lit le commentaire de Christian Bourque, de Léger:

«Quand tu peux profiter de l’attrait de nouveauté, il faut en bénéficier à plein, sinon ça va s’estomper. Il y a une crise politique au Québec, alors pendant que les émotions sont à fleur de peau, c’est le temps de sauter dans la mêlée.»

Accélérer, accélérer, facile à dire. Sauter, sauter, mais il faudrait un filet. Le texte est presque prêt. François est prêt. Mais il lui manque toujours son poids lourd fédéraliste. Ou sa brochette de personnalités fortes. Il ne veut pas manquer son entrée en scène. Du moins pas une deuxième fois…

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Contrairement aux excitations des journalistes et médias d’informations, je ne crois pas que François Legault ait été aussi excité de sa semaine qui comme vous l’écrivez, monsieur Lisée, elle a été étrange pour lui. Le projet de monsieur Legault démontre qu’il y a un malaise au PQ mais quel est-il ? C’est ça la question. Est-ce une stratégie de monsieur Legault pour indiquer la porte à Pauline Marois qui semble complètement dépassée comme chef du Parti Québecois. Quant à monsieur Legault et son groupe, s’ils sont vraiment sérieux dans leur orientation vers la droite, ils n’ont qu’à se joindre à GÉRARD DELTELL car celui-ci dirige un parti qui existe déjà et probablement plus vivant que plusieurs chroniqueurs politiques voudraient le faire croire. Évidemment, si monsieur Legault veut vraiment fonder un parti, cela nuirait énormément au Parti Québecois car cela voudrait dire qu’il ne recherche finalement qu’un poste de chef de parti. L’avenir de la droite au Québec doit vraiment exister autour de Gérard Deltell et son groupe.

C’est beaucoup d’agitation pour probablement un ballon politique.Il est évidant que Charest est brulé. Que Marois l’est autant mais pas pour les mêmes raisons. Legault embitionne une chefferie, c’est pour cela qu’il avait quitté le PQ. Mais je ne croix pas qu’il ferait un bon chef, pour les mêmes raisons que Marois. Cependant ci le PQ ne réagit pas au sondage, ils en payront le pris. Et nous québécois ont se retrouvera encore divisé et baisé. Message pour le PQ, changer de chef, trouver un qui a du charisme avec une vision pou le Québec pas pour lui même.

René Lévesque, qu’on disait brouillon, était très lucide.

Legault qu’on dit lucide, est très brouillon.

Drôle de sondage de Léger Marketing. Parce que tout le monde est pour la vertu dans un monde hypothétique.

(Le sondeur)-«Seriez-vous pour un nouveau parti politique dirigé par François legault?»
(Le répondant typique)-«euh, oui, j’imagine, pourquoi pas?»
(Le sondeur)-«Voteriez-vous pour un tel parti?»
(Le répondant typique)- Bah je sais pas-
(Le sondeur)-«Diriez-vous plus oui ou plus non?»
(Le répondant typique)-«Ben ça dépend, peut-être»
(Le sondeur)-«Diriez-vous peut-être que oui ou peut-être que non?»
(Le répondant typique)-«Ben, peut-être que oui, ça dépend, j’imagine»
(Le sondeur)-«D’accord… donc, diriez-vous que vous êtes souverainiste ou fédéraliste? 10 étant souverainiste et 1 fédéraliste?
(Le répondant typique)-«Ben, j’ai voté Bloc, déjà pensé voté oui, j’ai pensé que j’aurais dû voter pour une fois, pour finalement être content de ne pas l’avoir fait, mais je regrette d’avoir voté libéral, j’ai voté ADQ mais j’ai eu la chienne quand ils ont presque passé, là je sais pas trop-
(Le sondeur)-«10 étant TRÈS souverainisite et 1 TRÈS fédéralistes)
(Le répondant typique)-« Ben disons 5?»

ET la une des journaux: «Un pourcentage important de la population voterait pour le parti de François Legault- «il irait chercher des votes aux trois partis» selon notre chroniqueur».

EH misère.

François Legault, que je suis heureux de voir solliciter des adhésions à son projet de parti politique,

1) devra réunir une importante brochette de candidats nationalistes ministrables pour appuyer son initiative, et

2) présenter un programme qui , quoique de centre-droit, sera très peu à droite de celui du PQ

s’il veut passer la rampe.

L’important vide politique qui existe au Québec ne peut, je crois, être comblé, dans les grandes lignes, que par un parti nationaliste qui présentera un programme légèrement à droite de celui du PQ, respirera la propreté, sera prêt à risquer sa survie pour affronter et mâter les syndicats et les corporations professionnelles et conditionnera toute idée de référendum sur l’indépendance à l’extinction quasi-totale préalable de la dette brute du Québec.

Aucuns fédéralistes ne se sont montrés intéressé .En tout cas,il n’y a présentement personne au Québec qui va me faire croire qu’une coalition souverainiste-fédéraliste soit possible.Le seul parti résolument fédéraliste (plq) est présentement en déroute.Pourquoi leur tendre la main ? Pour moi cela serait incompréhensible que des types aussi brillants que Legault et Facal puissent faire un tel geste…

J’ai bien peur d’être une impétrante… J’étais trop impatiente de savoir si c’était vrai–Joseph Facal s’en va former un parti avec des fédéralistes!

C’est peut-être que je viens de perdre mon père en mai, ou le fait qu’on a perdu plusieurs poids lourds de la mouvance souverainiste dans les derniers mois, mais apprendre cela m’a causé une peur d’être décue, comme quand Lucien Bouchard s’est retiré de l’aventure vers un Québec souverain. Je ne blâme pas quelqu’un qui se questionne sur la souveraineté, ou qui est fatigué de pousser. Mais dire « comment servir au mieux le Québec d’ici au règlement de la question nationale ? » (Joseph Facal, blogue, le cube de Rubik).

D’ici au règlement de la question nationale? Il y a un temps ou on peut mettre ça sur la glace? Si on s’en occupe plus activement, l’option va rester vivante? L’assimilation qu’on subit va nous attendre? C’est comme ménager la chèvre et le choux. Moi j’entend « on s’en occupera quand ça sera le temps ». Mais on sait pas c’est quand. La semaine des quatres jeudi. Peut-être.

Pourtant, je vois pas comment on peut se permettre de tourner à droite sous prétexte que ça va nous permettre de s’approcher du nord, au moment approprié… Surtout que cette approche vient juste de déboussoler la planète!

Marc Tremblay pose la bonne question : « Vous avez écrit dans votre livre publié au début de 2010 » Quelque chose comme un grand peuple » que la question nationale ne peut sérieusement être mise entre parenthèses et qu’il est aujourd’hui nécessaire de revenir à ses paramètres les plus fondamentaux pour assurer sa remise à l’avant-plan dans la société québécoise.

Ma question à laquelle vous n’êtes pas obligé de répondre immédiatement est la suivante: » Que s’est-il passé pour qu’en huit mois vous ayiez changé d’idée « ?

J’imagine que vous allez y répondre lors de votre conférence du 29 octobre.

Moi, je veux juste savoir. » (Marc Tremblay dans le blogue de Joseph Facal; Le cube de Rubik).

J’ai hâte d’en savoir plus aussi.

Juste comme j’avais l’impression que le vent recommençait à remplir la voile…

Quand à François Legault et sa semaine, c’est vrai que ça en est toute une! Patience mon coeur emballé, la suite viendra bien assez vite.

À voir ce parti fantôme obtenir des scores impressionnant, on est en droit de se demander si les Québécois ne seraient en train d’oublier leur culture politique.

Cet engouement pour un parti qui n’existe pas et qui n’a pas de programme, me semble manquer sérieusement de sérieux. Cette révélation démontre bien sûr un degré d’insatisfaction assez sérieux, mais cette insatisfaction est également très répandue au niveau mondial. Ce qui est compréhensible en ces temps de crises économiques et sociales. Il suffit de regarder aux États-Unis, en France, en Grèce, en Espagne, etc., pour se convaincre que les temps sont difficiles pour les partis au pouvoir.

Mais cet emballement pour ce qui est en somme une illusion de parti politique, me fait penser drôlement aux Haïtiens, à l’élection générale de 1990, qui, ignorant des candidats compétents et sérieux, se sont empressés d’élire un « sauveur » qui, très rapidement, leur a fait amèrement regretter leur choix, et celà durant de nombreuses années, je dirais même jusqu’à aujourd’hui.

Il ne me semble donc pas inutile de rappeler qu’un débat politique adulte et sain devrait porter sur autre chose que le choix d’un illusoire « sauveur ».

G.P.

Quelle misère.

Cette chose sera sans substance demain.

Le malaise québécois existe (vous en parlez très peu, sinon pas du tout), et la naissance de ce «force» est un chose mélancolique pour moi, qui signifie le vide que nous ressentons tous… il n’y a pas de force, ou de faisceau, ou de nationalisme… Je n’en veux pas d’ailleurs. Un faisceau de force nationaliste… Misère…

Cette naissance, déjà avortée, comprenez-vous ce qu’elle signifie?

Quelque chose comme une peuple qui ne sait plus s’exprimer, cherche des voies, n’en trouve pas…

D’ex-péquistes soudainement «lucides»… pitié… je suis nationaliste et lucide… comme vous M. Lisée…

Bêtise de ceux-là de ne pas comprendre que le Québec se meure de ne pas exister par lui-même…

Ils vont faire une Forza Québécana, de petits comptables de droite maladroits… des faisceaux de petits bourgeois fatigués…

Alors que ce dont le Québec souffre, c’est d’un déficit démocratique. Il n’arrive plus à s’exprimer… Il n’a plus de voix…

À l’heure qu’il est, un parti de centre-droit, nationaliste, souverainiste, gagnerait la mise…

Pas besoin de ces quelques faisceaux mal partis.

Le go, n’est-ce pas un subtil jeu de stratégie où il faut prendre le pion par le dessous?

Au moins c est rafraichissant qu il y ait du nouveau car le nouveau ici est tres rare…
Avoir le choix entre charest et marois est vraiment tres déprimant…le taux de vote va encore baisser…

Drôle de semaine, c’est vrai. Mais est-ce tant une étrange semaine pour François Legault? Il me semble que c’est bien plus une étrange semaine pour le Québec et les québécois. Ils ne savent plus très bien quelle direction prendre. Une fois de plus. Depuis une quarantaine d’années, le Québec s’est donné une direction: maîtres chez jusqu’au rêve d’indépendance et de liberté. Un rendez-vous raté pour toutes sortes de raison dont celles identifiées correctement par Parizeau. Mais la, on sent qu »il y en a qu’ils veulent revenir en arrière et s’occuper des »vraies affaires », lire la santé et la dette. Et on mélange tout de façon étrange notamment en se cherchant un chef que l’on pourra suivre aveuglément…Étrange peuple

Vous avez capté la dure réalité des derniers jours pour Francois Legault et son groupe qui s’estompe les uns après les autres …. Cela démontre la dure réalité de former un nouveau parti politique … Les motifs de Francois Legault ne sont pas claires sinon être chef d’un parti politique !!!!

Moi je suis porté à penser qu’il y a encore,hélas, bien des Québécois qui espèrent encore que la question nationale puisse se régler d’elle-même comme par enchantement.

En d’autres termes, ces gens-là n’arrivent pas à se décider. Ils n’arrivent pas à comprendre que tout dépend d’eux. Et alors, ils attendent le sauveur, ils attendent le messie. Ils attendent celui ou celle qui leur promettra de régler le problème à leur place sans douleur.

Il est à espérer que parmi eux, il y en aura un certain nombre qui réaliseront que c’est là un rêve irréalisable et qui, enfin, prendront conscience que la question nationale ne sera jamais réglé tant et aussi longtemps que le Québec ne sera pas souverain ( ou indépendant si l’on préfère, ce qui revient au même d’une certaine façon).

D’où l’importance d’en discuter comme on le fait maintenant.

Si le plan Legault permet cette prise de conscience chez certains de nos compatriotes, il aura eu au moins ça de bon.

Espérons-le.

Bonjour,
Mais où sont les caribous du Parti Québécois qui, il n’y a pas si longtemps, étaient prêts à foncer dans le mur d’un référendum perdant car les conditions gagnantes n’étaient pas au rendez vous ? Mais où sont-ils, ceux dont la témérité n’avait d’égal que celle inconsciente des caribous qui se jetèrent à la queue leu leu dans la Caniapiscau ? En constatant l’évidence, les caribous péquistes ont laissé la place au MOU qui forme le Parti Québécois d’aujourd’hui avec l’Article UN relégué aux oubliettes par électoralisme.
Finalement, à vrai dire, les caribous péquistes se sont-ils domestiqués au contact de la civilisation avec cette ouverture par le Nord, ce qui est peu dire ? Nous sommes bien obligés de penser que Monsieur Lucien Bouchard avait raison en se voulant capable de se regarder dans son propre miroir. Au plaisir, John Bull.

M. Deltell, qui ne voulait pas trop devenir chef de l’ADQ et qui ne devrait pas y tenir, pourrait laisser sa place à M. Legault. Ça serait plus simple ainsi et plus facile pour tout le monde.

Pour ce qui est de Mme Marois, qui s’améliore, incluant son image, de façon continuelle, avec toute son expérience gouvernementale, sa capacité de rassembler une forte députation autour d’elle, qui a recentré le PQ et qui a assez bien contrôlé ses difficiles membres, qui passent leur temps à tenter de se débarrasser de leurs chefs, les uns après les autres, elle est la meilleure personne pour faire avancer la souveraineté du Québec, à l’intérieur ou à l’extérieur du Canada, vu que 50 % des Péquistes, selon ce dernier sondage Léger, jugent la souveraineté du Québec n’est plus nécessaire. Ayoye, les purs et durs de la chose !

Bonjour,voyez vous comment sont les Québécois?Bon nombre sont prêt à voter pour ce nouveau parti sans rien savoir de ce parti.Ça c’est vraiment petit québécois.Quans à Pauline Marois je ne peut plus entendre tout ce qui se dit à son sujet.Je crois sincèrement qu’elle ne peut faire pire que Jean Charest.Lui il va mettre le Québec en banqueroute très bientôt.Dites moi ce qu’il a fait de bien lui depuis 2003?

Dans l’éventualité de la formation de ce parti de droite, je ne vois qu’une solution pour le PQ :
remplacer le plus vite possible Mme Marois par M. Duceppe et viser clairement le centre gauche.

Je ne peux pas croire que tous ceux qui ont voté pour le PQ vont accréditer ces valeurs néo-libérales lorsqu’ils en analyseront le contenu en période électorale. Quoique… l’analyse a-t-elle encore vraiment sa place ?

C’est drôle à lire mais le dernier commentaire de Patrick est très amusant… et intéressant! Il se passe quelque chose « sur le terrain » et la suite s’annonce passionnante. J’ai presque le goût t’écrire « Enfin! ».

Le Go devrait se méfier car ses amis fédéralistes veulent tellement cette division des indépendantistes pour faire réélire Charest et ses trois mousses a terre collecteurs des commandites

Est-ce que Legault va rembourser les 600,000$ qu’a coûté la partielle causée par son départ?

J’en ai marre de ses prima dona qui disent qu’ils vont en politique pour servir! J’attends encore qu’on m’en présente un?

Pas-Force-Québec… PFQ, péhèfequiste… PFK… poulet frit… Avec un nom de même, les Denis Drolet vont s’en lécher les doigts!

Comment se fait-il que des gens intelligents, informés et ayant de l’expérience politique imaginent un seul instant favoriser le bien commun en divisant encore plus l’électorat québécois? L’ADQ a fait perdre 10 ans au Québec, permettant aux Libéraux de régner sans même représenter une majorité. Il faut se rallier au PQ, le mettre à jour et regrouper les citoyens HONNÊTES dans un projet souverainiste pragmatique. Même le Canada anglais profiterait de ce renouveau qui le sortirait du « blocage » actuel. http://www.porteparole.org

Belle tentative de la presse fédéraliste pour ébranler le Parti Québécois…et favoriser leur canard boiteux…John James Charest.

Le ballon est parti mais se dégonflera vite…

Astucieuse cette presse, n’est-ce pas?
« Diviser pour régner »

Continuez à lire la presse et dite avec elle:
« Je pense donc se m’essuie »

Pour paraphraser SOL »Pauvre de nous Québecois » Nous avons un parti politique qui nous ressemble, qui ressemble à nos valeurs et qui peux prendre le pouvoir à la prochaine élection. Il n’est pas parfait, sa chef ne l’est pas non plus mais comme disait l’autre nous sommes des humanoïdes. »Que voulez-vous? » Vous voulez d’un parti pourrit comme nous avons présentement. Non !!! Le temps est venu de faire maison nette avec les battants qui sont présentement sur la ligne de feu pas avec ceux qui ont quittés le navire lorsqu’il était possible pour eux de faire changer des choses. Même si elle ne fait pas l’unanimité il faut faire confiance à Mme Marois elle a droit à sa chance. Pensez-vous vraiment imaginer qu’elle peut faire pire que Ti-Jean la Charette…? IMPOSSIBLE !!!!
Messieurs Legault, Facal, Bouchard et Cie si vous êtes de véritable nationalistes Québécois et je n’en doute point vous pouvez travailler avec les forces en présences pour faire avancer véritablement le Québec et son peuple.
Tous pour un et un pour tous…

La pire arnaque que Gesca pourrait tenter serait de relever les fédéralistes via les souverainistes.Comme les aider à les ressusciter via un pacte ou une cause soit disant pour faire avancer le Québec. Pour ainsi mettre de l’avant une nouvelle génération de fourbe à la Jean Chrétien. Ce n’est pas impossible,j’espère que les lucides que sont Legault et Facal vont y penser et ne leur tendront jamais la main.

Quand ça parle de régler la question nationale, ou la vider… est-ce que ça veut dire que ça va toujours colorer la politique québécoise jusqu’à l’hypothétique accession à un statut bonifié/total d’indépendance ?
Dans l’oeil du jeune, c’est long longtemps. C’est même pour lui un refrain de leurs parents; il chante un air différent.

Pour M. Legault, millionnaire, ce nouveau parti n’est qu’un violon d’Ingres qu’il veut se donner.
Pendant des années, M. Legault a été au gouvernement avec le PQ. Il a été ministre. Ministre de l’éducation entre autre. Qu’a-t-il fait de si remarquable? Qu’a-t-il proposé de si exceptionnel?
Il n’a pas même été capable de devancer ni Boisclair ni Marois comme chef.
De plus, vouloir ignorer la question nationale est complètement aberrant. Dans tous les domaines, Ottawa a son mot à dire. Par exemple, le gaz de schiste. Si nous voulons en vendre aux USA, il faut passer par Ottawa. Si nous voulons établir des alliances avec l’EU, il faut passer par Ottawa. Si Ottawa dépense 35 milliards pour des avions de chasse, il nous faut payer. Dire que l’on va ignorer la question nationale, c’est déjà berner la population à des fins purement électoralistes…comme le fait le gouvernement Charest.
A-t-on vraiment besoin de cela?

Au moment de l’adoption par bâillon de la loi 103 sur les écoles passerelles qui donnera le droit aux enfants d’allophones après 3 ans dans des ÉAPNS de procurer le droit à toute la descendance familiale d’avoir accès à l’école anglaise publique à Montréal dans la métropole. Un mouvement d’ex ministres péquistes tente de former un parti de droite dite responsable qui évacuerait non seulement la souveraineté mais toute la question nationale au complet! Ce qui dit ceci: -moi F.Legault aimerait déménager le Québec ailleurs sur un coin du monde sans problèmes communautaires et linguistiques-.

Comment croire en un politicien qui pratique la politique de l’autruche! J’envoie ceci pour réflexion.

Surtout ce point stratégique. Comment un parti nouveau de droite dans une époque sans ferveur politique comment peut t-il espérer mobiliser pour la réduction du déficit, de la dette et au mieux pour une débureaucratisation incertaine du réseau public de la santé, sachant généralement que la solution pour désengorger le système public est synonyme chez un parti de droite de néoprivatisation des soins de la santé ou de coupures sauvages.

Par l’appauvrissement, l’augmentation du nombre des sans abris, c’est de cette façon que J.Facal et F.Legault croient mobiliser l’électeur en le réduisant au rôle social de contribuable comme une certaine radio privée qui parle et non alternative s’acharne à le faire. Une radio qui donne la parole monolithique aux Duhaime et Bock Côté dont le succès repose surtout sur l’alimentation minable d’une rhétorique hystérique sur la -sociale bureaucratisation- en oubliant toute cette misère économique des familles avant 1970 lorsque la maladie frappait. L’époque de l’inégalité économique complète devant la maladie, ce qu’un B.Obama aurait compris lui aux É.U en 2009!

«C’est même pour lui un refrain de leurs parents; il chante un air différent.»

Ma foi, il fut bien mal élevé ce Quidam…

C’est ce que je disais à plusieurs blogueurs sur un autre site, pour ne pas le nommer: on est loin de la coupe aux lèvres.
Quand fût venu le temps de remplacer Monsieur Boisclair, seuls deux noms circulaient: Gilles Duceppe et Pauline Marois. Le nom de Monsieur Legault n’a pas été chuchoté. Qu’on me reprenne si j’ai tort.
Monsieur Legault veut ouvrir le débat politique vers d’autres horizons, mais il n’en choisit que trois: l’éducation, le système de santé et un troisième dont je ne me souviens plus. Il avait démissionné parce qu’il n’en pouvait plus d’être à l’opposition. Il trouvait qu’on n’avançait pas. C’est vrai qu’on n’avance pas, mais l’opposition peut être un formidable endroit où mettre ses propres idées de l’avant et les confronter au gouvernement Charest.
Il en n’avait plus l’envie. Il a quitté mais d’une drôle de manière. Alors, revenir en poseur de leçons et affirmer haut et fort que le débat national a occulté le débat droite-gauche, c’est roulé un peu fort la poque. Je me demande où il était durant les mandats du PQ.
Et je me suis mise à réfléchir. Le débat droite-gauche a toujours existé au Québec, encore plus avec l’arrivée du PQ. Cependant, un apriori s’est inséré dans cette logique.
De 1992 à 1998, le PQ (parti de social-démocratie) a dû gérer l’imposante dette laissée par le gouvernement de Daniel Johnson, fils, (parti de droite, disons). De ce fait, il a dû prendre des décisions contraires à sa philosophie. Or, le PQ gelait, coupait, sabrait les dépenses du gouvernement quand monsieur Johnson les avait allègrement fait exploser. Le PLQ devrait, en principe, être à droite. Il a plutôt été à gauche. Mais, il arrivait au PQ de se souvenir qu’il était un parti de gauche et qu’il souhaitait redistribuer la richesse collective, un peu différemment.
J’aurais tant d’autres propos à soulever et questions à poser, mais j’arrête, ici. De peur, de prendre trop de place.

Le temple de la pensée unique péquisto-gauchiste tremble dans ses fondations.

Les Québécois en ont assez de se faire remplir comme des outres par les bolchéviks et ils sont prêts pour prendre les décisions nécessaires pour remettre le Québec sur les rails.

Ils voient bien que le Québec est en voie de devenir la Grèce de l’Amérique.

BRAVO aux lucides!!!

Il s’agit d’une semaine en coup de sonde où l’important est de gauger l’intérêt pour un nouveau mouvement politique.Pour intéresser,autant le simple citoyen que le baîlleur de fonds,il est nécessaire à la fois de faire connaître le message et d’ en déterminer les contours.Qui sont les amis et les ennemis et qui veut récupérer.Un peu comme la promotion d’un nouveau produit commercial ou quelque fois une stratégie gouvernamentale pour préparer l’opinon publique à une mauvaise nouvelle.Il s’agit d’une sorte de campagne publicitaire qui ne coûte pas grans chose.

Ensuite il s’agit aussi d’une semaine de positionnement pour un groupe d’individus identifié au camps souverainiste qui en ont assez de l’immobilisme du PQ.Assez de la stratégie d’attendre que le gouvernement tombe de lui-même et que nous ramassons le pouvoir sans trop brusquer.Assez de la connivence avec les groupes de pression syndicaux qui ne veulent pas changer grand chose.

L’heure est à la saine gestion et à l’intégrité des gens que nous élisons.Il nous faut des engagements que nos élus travaillent pour la population et non pour l’intérêt de groupes de pressions de toutes sortes.Il nous faut aussi des gens qui possèdent les qualifications nécessaire à la gestion d’un énorme appareil étatique et qui savent écouter.Pourquoi ne serait-il pas nécessaire d’avoir une formation de base, fourni par une institution reconnue,pour que nos élus puissent se présenter? Un salaire en conséquence serait à ce moment là un peu plus justifié.

Le PQ se questionne parce que l’option de la souveraineté fait peur à beaucoup de gens. Parmi les raisons, il faut peut-être ajouter celle-ci, à savoir que, dans le temps de René Lévesque, les gens (ils allaient encore à la messe), étaient en général moins méfiants que maintenant. Aujourd’hui, beaucoup de gens pensent que le gouvernement est de plus en plus « astucieux ». Beaucoup de gens craignent de se faire « organiser ». Ce que je veux dire, c’est qu’ils sont devenus moins béatement réceptifs.

Il était un petit navire …

La droite a encore bien « des croûtes à manger » avant de convaincre quiconque que ce petit navire fabriqué à la hâte par Legault et cie mène à autre chose qu’à ce même banquet de repus et joufflus que celui que l' »industrie de la corruption » a dressé pour tous les arrivistes, « libéraux » et néo-libéraux, vampires, sangsues, et autres fauteurs de trouble du désordre moral ambiant.
Si l’appui tacite de Péladeau-fils à cette pathétique entreprise constitue un torpillage en règle, le spectacle du naufrage appréhendé du petit navire d’une droite sans idées et sans éthique autre que celle de la voracité, ne devrait pas nous distraire du devoir de résoudre collectivement et conjointement question nationale et questions sociales.

Yves Claudé
ycsocio[arobas]yahoo.ca

Bonjour,

Ce n’est pas d’un parti de droite dont on a besoin au Québec. Vous ne trouvez pas qu’on en a assez de «droite» ? Droite au PLQ, droite au PQ (ne pas confondre gauche et nationalisme), droite à l’ADQ, hyper droite au Fédéral; même nos syndicats sont devenus des corporations en partie corrompues qui se travestissent en banquiers. Merde, vous voulez quoi encore? Si ce n’est d’un peu de gauche avec un discours articulé qui cerne les enjeux fondamentaux : développement économique durable et équitable, environnement, culture, justice sociale, règlementation financière, chasse aux escrocs à cravates, bref, notre société a besoin d’oxygène, pas encore de la boucane avec du bois mort!