Lettre à PKP : étonnez-nous !

Cher PKP,

PKP lit-il les blogues de <i>L'actualité</i> ?
PKP lit-il les blogues de L'actualité ?

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, j’estime que le juge Claude Larouche, qui préside votre procès en diffamation contre Sylvain Lafrance, se comporte en voyou.

Lui qui doit être impartial se permet de se moquer de vous et du nombre de vos amis. Il insiste pour affirmer qu’aucun autre juge ne voulait de votre cause. Il ajoute l’avoir acceptée lui-même à son corps défendant, comme s’il devait s’abaisser pour entendre votre recours. De plus, il apporte lui-même de la preuve — de la mauvaise preuve — au procès, croyant que Claude J. Charron et Carole Beaulieu sont vos employés !

Comprenons-nous bien. Je ne dis pas  que le juge Larouche est un voyou. Mais, dans ce cas en particulier, il a des comportements qui, dans le feu du commentaire, pourraient nous porter à dire qu’un voyou ne se comporterait pas autrement.

Vous voyez où je veux en venir. Vous avez demandé au juge de se récuser. Il a refusé. Vous portez son refus en appel. Vos avocats, puisqu’ils sont compétents, ont dû vous aviser que vous alliez perdre votre cause sur le fond — car la liberté d’expression et de commentaire est en vogue, aujourd’hui, dans la magistrature.

Grâce au comportement, disons, voyou de ce juge, vous pourrez arguer que le jugement est vicié et le porter en appel, puis recommencer.

Mettez le juge en lockout

Est-ce bien nécessaire ? Le Québec — peut-être en avez-vous entendu parler ? — est « dans le rouge ». Les dépenses augmentent, y compris dans un système judiciaire surchargé. Les listes d’attente sont longues. Les injustices tardent à être sanctionnées.

Un geste citoyen de votre part ne serait-il pas de mettre un terme aux procédures et de laisser le juge Larouche sévir dans d’autres dossiers ? Vos arguments contre les propos choquants tenus par M. Sylvain Lafrance à votre égard ont été entendus par le public, grâce à votre témoignage et à celui de votre conjointe. Vous avez au moins obtenu de vous défendre, et votre honneur avec vous, sur les premières pages.

Un geste citoyen de la part de M. Lafrance, de Radio-Canada, serait d’admettre par écrit qu’il n’a jamais cru ni affirmé que vous étiez un voyou. Il pourrait même ajouter, sans se dédire, qu’il souhaiterait, avec le recul, avoir mieux choisi ses mots pour critiquer votre attitude, dont il maintient qu’elle est hautement critiquable.

Par cette entente de gentlemen, vous enlèveriez au juge Larouche la possibilité d’écrire dans son jugement le mal qu’il pense de vous. En un sens, vous le mettriez en lockout avant qu’il ne puisse déclencher contre vous son moyen de pression juridique.

Vous tourneriez ainsi la page. Et pourriez faire un autre geste, encore plus important, pour votre réputation et pour le Québec.

Vous avez gagné, assumez

Vous ne laissez personne indifférent, c’est entendu. Vous avez la réputation du bagarreur, fonceur et pugnace, qui ne craint pas de casser un certain nombre d’œufs pour cuisiner ses omelettes médiatiques. Davantage même, pense-t-on en plusieurs milieux, que la recette n’en nécessitait.

Le succès est évidemment la meilleure revanche contre les critiques. Outre votre déconvenue, majeure, dans l’imprimerie, vous avez confondu les sceptiques. Maintenant que vous avez accompli la transition voulue vers la convergence de vos médias, que vous avez mis la géante Bell sur la défensive dans le marché du sans-fil et que vous vous êtes mis en piste pour assurer la résurrection des Nordiques à Québec, vous n’êtes plus un battant. Vous n’êtes plus le fils qui émerge.

Vous êtes l’homme qui est arrivé. Un personnage. Un acteur majeur du Québec moderne. Vu l’ombre portée par votre pater familias, c’est un exploit de vous être forgé un tel prénom — ou une telle série d’initiales.

Mais cela vous porte à un nouveau seuil. Un seuil où on vous sent en quête de respectabilité — d’où votre procès contre Sylvain Lafrance. Un seuil aussi qui vous impose une nouvelle responsabilité. Qui vous impose un comportement qui ne prête pas (ou plus) flanc à des accusations de comportement voyou.

Un geste surprenant

Tout le monde le sait, vous avez remporté votre bras de fer avec le syndicat du Journal de Montréal. Il s’agit maintenant de mettre fin au conflit, non dans l’enthousiasme, et peut-être même pas dans l’honneur. Mais, au moins, pas dans le déshonneur.

RueFrontenac: l'enfant illégitime de Quebecor
RueFrontenac: l'enfant illégitime de Quebecor

Votre dernière offre aux lockoutés mettait définitivement à la porte beaucoup d’ex-artisans du Journal. Vous demandiez de plus à ces futurs chômeurs de s’engager à ne pas travailler pour la concurrence et de mettre un terme à leur expérience de RueFrontenac.com. Donc, vous les condamniez à la rue (avec une prime de départ, s’entend)*.

Cette offre, inacceptable, fut spectaculairement inacceptée.

Faites maintenant un geste surprenant. Un geste digne du personnage que vous êtes devenu. Dans une nouvelle offre de sortie de crise, retirez toute interdiction de travailler pour la concurrence — ce qui est la moindre des choses. Retirez votre demande de fermeture de RueFrontenac, ce qui va de soi. (Vous avez déjà indiqué votre volonté d’aller en ce sens, mais sans en préciser les conditions.)*

Mais faites davantage. Vous avez été accusé d’avoir contribué à une importante concentration de la presse au Québec (pas seulement vous, Gesca aussi, évidemment). Permettez une légère diversification de la presse.

Non seulement offrez  à vos ex-employés de continuer à travailler à RueFrontenac, mais donnez-leur un coup de pouce en leur offrant d’acheter de la publicité sur leur site au rythme de, disons, 200 000 $ par an sur trois ans. Une décimale dans le budget de pub de l’empire.

Pourquoi ? Votre père n’a-t-il pas porté Le Devoir à bout de bras, pour une somme qu’il a estimée à deux millions, dans ses années difficiles ? Or, RueFrontenac n’est-il pas un peu Le Devoir de la Toile québécoise ?

Il mordra à peine sur votre trafic de Canoë et de votre Journal en ligne. De plus, si vous leur offrez de la publicité, voire de la visibilité croisée, vous susciterez des allers-retours chez les internautes.

RueFrontenac, l’enfant d’ex-artisans du Journal de Montréal, le média créé contre vous, survivrait aussi grâce à vous. Et c’est un peu de l’ex-Journal qui survivrait avec lui. Un cousin éloigné. Un enfant, illégitime peut-être, mais un enfant tout de même.

Impensable ? Cette idée ne s’inscrit pas dans votre logique ? Elle ne fait pas partie de votre univers mental ? Voilà exactement pourquoi vous devriez la considérer.

Puisque vous avez gagné, il vous revient de sortir de la crise et d’en sortir par le haut. C’est ce qu’on appelle la grandeur. Aucun voyou ne s’aventure dans ces hauteurs.

Signé,
Un blogueur qui veut du bien à la presse québécoise

* Ajouts subséquents à la première publication.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

64 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Un billet aussi inutile que la UNE du magazine La Semaine presentant le couple Snyder-PKP souriant malgre la tourmente juridique initiee par monsieur contre un dirigeant d’un reseau concurrent…

Pathetique et divertissant pour les mauvaises raisons.

Vous demandez à PKP de faire preuve de magnanimité alors que tout dans sa façon d’être démontre qu’il est tout le contraire d’un monarque magnanime.

Ce procès est un acte manqué freudien d’une personne qui veut s’acheter une réputation. Pas être magnanime. Il se voit, dans la société, tellement haut que ça lui donne le vertige. Il veut démontrer devant le juge et tout le Québec qu’il est sensible, qu’il est comme tous ceux qui vivent au ras des pâquerettes, qu’il peut souffrir. Mais son juge, peut-être maladroitement, a fait tomber son masque. Pathétique !

«La vengeance déguisée en justice, c’est notre plus affreuse grimace…» [François Mauriac]

De toute beauté !

Si vous étiez de grands amis, et qu’il soit assis dans son salon avec vous, un verre du meilleur vin à la main, peut-être, par petite gouttes de mots arriveriez-vous à lui communiquer la grandeur de cette idée. Tout en lui laissant, bien sûr le bonheur de la réflexion, pour qu’il ait un peu l’impression de l’avoir pensé de lui-même.

Et le jour qu’il se lèverait avec ses idées-là implantées dans la tête, son père de là-haut, celui désespéré de voir l’imitation en lieu et place du dépassement souhaité pour son fils, serait fier. Très fier, il serait monsieur Pierre Péladeau.

Et inévitablement, Pierre-Karl Péladeau le serait aussi.

Préparez plutôt votre tuque et vos mitaines pour la manifestation soulignant le 2e anniversaire du lock-out le quatre décembre au Parc Lafontaine.

Monsieur Péladeau père, prenait soin de son monde. Monsieur Péladeau avait du respect pour ses employés/es, il était humain et accessible.

Monsieur Péladeau père était aimé, respecté et il ne se prenait pas pour Jules César.

Je n’oublierai jamais cet homme d’exception, près de son monde.

Monsieur Lisée,

Aujourd’hui, votre verve pamphlétaire n’est sûrement pas la hauteur de ce que je lis ici habituellement. En effet, votre plume mesquine envers monsieur Pierre-Karl Péladeau dénote un comportement voyou de votre part. Je suis très surpris de constater votre manque de discernement.

Pierre-Karl Péladeau a la capacité et surtout le courage de répondre à l’arrogance de Sylvain Lafrance et de Radio-Canada. Vous ne discutez pas de l’essentiel de cette affaire. Au contraire, vous ne vous livrez qu’à une attaque personnelle. Quel est votre motif?

Bill

Tout ceci est en effet assez loin de la réalité terre-à-terre, mais ce serait un drôle de débat éthique à Rue Frontenac de décider s’ils accepteraient de vendre leur espace publicitaire à Quebecor!

Ne venez pas tenter de nous faire pleurer sur le sort des lock-outés du J de M Monsieur Lisée.

Ils ont CHOISI délibérément la grève (eux qui avaient les MEILLEURES conditions de travail, et de loin, de leur industrie!) puis le lock-out est venu.

Au moment de faire la grève, les représentants syndicaux leur ont clairement fait savoir que ce serait trèèèès long, expérience du J de Québec à l’appui!

Ils ont eu ce qu’ils ont voulu!

BRAVO PKP!!!

Le juge Larouche est un des pires exemples de ce que la magistrature peut donner et ses commantaires sont stupides ….. La cour d’appel risque de confirmer son incompétence ….

M.Lisée,

Je ne suis pas une fanatique de nouvelles, de journalisme, pour la plupart du temps les nouvelles sont mauvaises mais…chapeau pour votre plume ! C’est un réel plaisir de vous lire monsieur ! De plus PKP devrait vous engager ou ( vous réengager? )pour ses relations avec les gens, vos propos sont vrais, vos idées sont excellentes, un homme d’affaire tel que PKP devrait avoir l’intelligence,la pertinence et l’humilité d’un vrai chef afin de suivre vos précieux conseils…merci monsieur

«Faites maintenant un geste surprenant. Un geste digne du personnage que vous êtes devenu. Dans une nouvelle offre de sortie de crise, retirez toute interdiction à travailler pour la concurrence — ce qui est la moindre des choses. Retirez votre demande de fermeture de RueFrontenac, ce qui va de soi.»

Vous avez manqué un bout de l’actualité Jean-François, après le refus des offres par les syndiqués «la direction du Journal affirme avoir communiqué dès lundi dernier au médiateur spécial son intention de renoncer à ses demandes relatives aux clauses de non-concurrence et de permettre à certaines conditions le maintien du média syndical, ruefrontenac.com.»
http://ruefrontenac.com/affaires/relationstravail/29532-negos-jdem-pause

De plus cette demande de ne pas travailler pour des concurrents pour une période de 6 mois après le règlement était tout de même associée à une indemnité de plus de 100,000$. On a déjà vu chômeurs plus coincés!

Ensuite il était un peu normal de demander que le site d’info créé spécifiquement pour ce conflit à titre de moyen de pression s’éteigne avec une entente. Maintenant, peut-être qu’il y a bien du monde qui aimeraient que Rue Frontenac devienne une publication permanente, après tout quoi de mieux que plus de concurrence pour s’assurer d’un meilleur service ? Mais la réalité financière du monde médiatique ne donne aucune chance a sa survie le moindrement que les conditions salariales globale de cette nouvelle entreprise de médias puisse ressemblées un tantinet soit peu aux conditions qui prévalent au JDM…

Et quoi d’autre avec cette proposition que le JDM subventionne un nouveau concurrent ? Que les employés qui perdent leur emploi fassent du bénévolat pour le JDM pour démontrer eux aussi leurs bons sentiments et qu’ils sont capables de geste digne ?

Les journalistes en lock out devraient fonder leur journal avec l’aide de la CSN et la FTQ. Les centrales donneraient les fonds nécessaires et prépareraient une belle convention collective. Des anciens chefs syndicaux pourraient prendre la direction de ce nouveau journal. Pas la peine de pleurer sur le manque de compassion de PKP. Debout les journalistes, mettez en faillite le Journal de Montréal.

Monsieur Péladeau

SVP donnez-nous une chaine de télé souverainiste, 24 sur 24, comme vous venez de donner au ROC une chaine de droite

Votre père serait vraiment fier de vous.

*
Cette esclandre de PKP devrait être le moindre de ses soucis si la gente journalistique faisait sont travail ! LA question du jour est : PKP est-il homophobe, pro-guerre, anti-écolo & contre l’avortement même en cas de viol et inceste comme ses nouveaux partenaires de Fox !!!

Ses nouveaux amis de l’extrême droite Rupert Murdoch & le président de Fox News, Roger Ailes eux ne s’en cachent pas et alimentent l’obscurantisme crasse à coup de milliards ! La convergence de l’agenda avec TVA & JM, c’est pour quand ? http://www.hollywoodreporter.com/news/fox-news-north-secures-broadcast-49377

Prédiction diplomatique : Le silence médiatique qui suivra ce dramatique ‘changement’ de cap idéologique sera ahurissant 😉

LE FUTUR DE LA POMPE SELON FALARDEAU 😉
http://www.youtube.com/watch?v=gzzGn_sstVc

»Des médias cyniques, mercenaires et démagogiques produiront avec le temps un peuple aussi minable qu’eux ! » – Joseph Pulitzer

Vous prètez beaucoup de grandeur d’âme à cet homme
qui me semble revanchard, imbu de lui-même et prétentieux.

Un tel monument de narcissisme peut-il vraiment prendre en compte le bien de la collectivité ou ne recherche t-il finalement qu’un avantage personnel dans tout ce qu’il entreprend ?

La position d’affrontement adopté par l’empire Quebecor dans toutes les négociations avec ses employés et son désir d’éliminer les syndicats sont selon moi à l’image de leur PDG froid et calculateur.

PKP semble très peu enclin à éprouver toute forme de compassion envers ses employés contrairement à son père qui dégageait l’image d’un patron chaleureux qui les considérait plus comme des partenaires à l’origine de son succès qu’en ennemis à soumettre.

C’est avec quel argent déjà qu’il a bâti une partie de son empire? Voyons, j’m’en rappelle pû? Ah oui! Je me souviens, ce qui est rare de nos jours, avec celui de son père et des deniers publics pour Vidéotron, là j’m’en rappelle!

Effectivement M. Lisée il pourrait être un grand homme, on pars-tu une pétition pour savoir si il l’est?

Il semble que chier sur PKP soit à la mode au Québec ces temps ci, du moins par la gauche et la partie qui lit et regarde La Presse et R-C.

Dommage car il reste un des rares exemple récents de succès d’entrepreneur-ship au Québec.

Pendant ce temps R-C cache des choses en entravant la loi à l’accès à l’information et Gesca pour des raisons connues seulement de Power-Corp est autorisé à survivre sans faire de l’argent…

Bonjour,
Car il ne faut surtout pas se leurrer ! Monsieur Pierre Karl Péladeau n’a jamais eu la reconnaissance du ventre pour personne excepté un court intermède de la campagne électorale de 2003 où Québécor mit sa convergence au service du Parti Québécois et de Monsieur Bernard Landry avec TVA et son Journal de Montréal et de Québec pour essayer d’assurer la réélection du Parti Québécois. Pendant toute la campagne électorale, Monsieur Jean Marc Léger et Léger Marketink, think ,think furent au service de Québécor en produisant un sondage quotidien où bien évidemment, avec TVA et les quotidiens, on essayait de créer une tendance lourde en faveur des appuis au Parti Québécois. Avec Monsieur Pierre Bruneau et son ami Monsieur Claude Charron assisté de Monsieur jean Marc Léger qui faisaient carrément de l’éditorial dans tous les bulletins de nouvelle. Mais le tout a lamentablement échoué avec l’élection des libéraux. Dette d’honneur envers Monsieur Bernard Landry et Monsieur Jean Claude Scraire de mémoire qui ont largement facilité le prêt astronomique de la Caisse de Dépôts et de Placements du Québec pour permettre à Québécor la souris d’acheter l’éléphant Vidéotron a un prix astronomique en voulant rayer ROGERS de la carte, eux qui avait fait une offre d’achat raisonnable pour l’achat de Vidéotron. Six mois après l’achat par Québécor, la Caisse de Dépôts et de Placements du Québec rayait de son périmètre comptable plus de $ 3,000,000,000 milliards sur le prêt à Québécor. Le BAS DE LAINE des québécois venait de se faire trouer de plus de trois milliards en permettant grâce aux bons offices de Monsieur Bernard Landry et du Parti Québécois l’acquisition de ce qui allait vite tourner au jaunisme avec cette convergence de sang, de sexe et de sports. Au plaisir, John Bull.

Parfait, Monsieur Lisée, que dire de plus ? comment dire mieux ? La difficulté dans l’affaire vient du mauvais casting. PKP n’a pas la tête de l’emploi. À première et même à seconde vue, difficile de penser qu’il puisse être un voyou. Par contre il est tout à fait avéré que certains de ses comportements d’homme d’affaire puissent être assimilés à des méthodes de voyou.
En fait, le pénible dans cette histoire, c’est le scandale déclenché avec une visée avant tout pécuniaire par sa compagne (une demande de réparation d’un dollar symbolique aurait eu un eu plus d’allure et de crédibilité). L’inconvenant dans cette histoire ce sont des gens garnis d’argent jusqu’au plafond qui monopolisent des prétoires pour accumuler encore un peu plus d’argent. Des sommes qui le cas échéant, seraient payées par Radio Canada, c’est à dire par nous autres.

Voila une suggestion pertinente,une idée intéressante, un geste de grandeur qui permettrait de tourner la page honorablement tout en surprenant les adversaires de PKP. C’est sans doute aussi le geste que ses amis attendent. Quand le combat est gagné, il n’y a rien à gagner à humilier davantage.
Robert Comeau, historien

Message à PKP

Savoir »lâcher prise » Monsieur Péladeau, vous connaissez? Apprenez donc ces 2 mots et vous n’aurez aucunement besoin de faire des show de boucane pour vous faire une réputation de bon gars sensible. Parce que pour l’instant, dans mon esprit et certainement dans celui de plusieurs québécoises et québécois, vous êtes bien loin d’être le pauvre gars qui ferait des kilomètres à pied à la recherche d’un cadeau de noël à offrir à son enfant.

Débarquez de votre trône Monsieur Péladeau et devenez humain!

Monsieur Lisée,
Je suis en TOTAL accord avec votre lettre au sujet de PKP et sa conduite qui ressemble trop à celle d’autres personnages que les deniers publics ont contribués à mettre au monde : deniers pris dans les poches des minus-contribuables que nous sommes.
Ex.: Le président de BP! « des petites gens ».
Au fait, cela me rappelle la phrase de la murale de Jordi Bonnet de la grande salle à Québec…

« Vous demandiez de plus à ces futurs chômeurs de s’engager à ne pas travailler pour la concurrence et de mettre un terme à leur expérience de RueFrontenac.com. » (Lisée)

Faux (qu’on me corrige si je me trompe). Ce que PKP leur demande, c’est de ne pas faire de double dipping: ne pas profiter à la fois d’une prime de séparation et d’un salaire de la concurrence. Si je ne m’abuse, PKP leur offre une prime de séparation équivalent à 1 mois de salaire par année de travail. Cela fait 2 ans et demi de salaire pour un employé depuis 30 ans.

Il serait effectivement injuste qu’un tel employé reçoive cette prime, puis saborde le JdeM en travaillant pour la compétition.

Tous ceux qui refusent la prime de séparation peuvent immédiatement travailler pour la compétition du JdeM.

Personnellement, je me refuse de lire ou de considérer de quelque façon que ce soit Le Journal de Montréal. Ses tirages éhontés et biaisés par une distribution gratuite devant les divers transports en commun m’indiffèrent au plus haut point. Le jour où ses artisants reprendront le chemin du travail dans leurs locaux, je reconsidérerai ma décision. D’ici là, je m’abstiens et lit religieusement RueFrontenac qui bénéficie d’un excellent réseau de distribution. Un sous-produit, même bourré d’annonces de chars, reste un sous-produit, voire pire.

Vous êtes méchant, M. Lisée: Vous proposez à PKP une solution qui, non seulement serait une sortie honorable, mais qui en plus serait la plus rentable.
S’il la refuse (ce qui est plus que probable), cela sera une preuve de plus que le mythe des gens d’affaires qui ne prennent que des décisions rationnelles ne visant que la rentabilité et le profit, n’est que cela…un mythe.
Cela montrera ainsi que la rationalité et la recherche du profit est beaucoup moins en cause que l’égo et que l’idéologie.

Quelle éloquence! Je parle ici de ceux et celles qui, dévoré-e-s par l’envie, crachent sur la réussite de l’un des leurs. Ça, c’est bien le Québec, la Belle Province.

S’attaquer systématiquement aux milliardaires Québecois au Québec est un sport fédéral ( contre Péladeau et Laliberté)
Soutenir le Moulin à Paroles ne suffit pas il nous faut une télé indépendantiste et des journeaux nationaux régionaux et de quartiers indépendantistes
Ce n’est pas normal que 50% des citoyens du Québec n’aient aucun médias pour faire la promotion de leur option indépendantiste

M. Péladeau qui, dit-on, est diplômé en philosophie, semble avoir une vision rétrograde du management. On ne peut pas diriger une entreprise en se mettant à dos ses employés. Toute la gestion moderne des rescources humaines est basée sur le respect des employés. L’idée étant de susciter l’identification et l’engagement des employés envers l’entreprise. La personnalité autoritaire de PKP finira peut-être par engendrer le déclin d’un des fleurons de l’économie québécoise.

Quel procès ridicule. La cause est manifestement frivole non? Pourquoi la cour perd du temps là-dessus? L’argent donne de la crédibilité, comme les enveloppes brunes pour se payer un traitment VIP dans les hôpitaux. Quelle société.

Monsieur Lisée,

Bravo mais dites-moi, prenez-vous conseil auprès de Talleyrand dans votre sommeil ?

À toutes les fois que vous tapez sur M. Péladeau, vous rendez un fier service à la famille Desmarais et à Power Corp. et au Journal La Presse et aux autres journaux de cet empire.

Pas fort pour un souverainiste déclaré.

J’ai lu votre lettre à PKP avec amusement et beaucoup d’intérêt et même si les suggestions que vous lui faites paraissent farfelues, ces quelques décisions, si d’aventure ils les prenait, changerait complètement son image et ses dynamiques d’affaire. Si j’étais lui, non seulement je m’engagerais avec enthousiasme dans cette nouvelle stratégie et ces comportements nouveaux, mais je vous embaucherais illico comme conseiller stratégique principal. Las, hélas, je ne crois pas que la grandeur lui sied bien et la générosité, même calculée, probablement lui répugnera.

Monsieur Lisée,

Je n’en crois pas mes oreilles. On s’acharne ici sur Pierre-Karl Péladeau et son péché, celui d’avoir les moyens et le courage de se défendre contre le comportement voyou de Radio-Canada, et maintenant contre le comportement voyou d’un juge prétentieux qui affiche ses préjugés avec arrogance.

Je constate que la réussite de Pierre-Karl Péladeau dérange les personnes qui sont rongées par l’envie. Et vous monsieur Lisée?

Peu importe l’appellation qu’a mérité le geste de PKP, les résultats n’en sont pas moins regrettables. Ce fut une tentative de tuer dans l’oeuf une initiative de la collectivité médiatique. Les dommages restent encore mal connus.
L’idée de M. Lisée est très attrayante. L’enfant illégitime (rueFrontenac) mérite une longue vie fructueuse, il est un petit génie, il écrit à merveille, fouille bien ses dossiers et offre un produit de qualité. Comment l’empire PKP peut-il se passer de tant de talents ? Oui M. Péladeau, libérer votre « rejeton illégitime », il n’est pas indigne, bien au contraire. Ce geste de grandeur pourrait faire taire les accusations de trop grande convergence. Et que vive l’indépendance des médias.

J’adore!
Pour les autres qui défendent PKP jusqu’a leurs mort, j’hésite entre un dévouement aveugle ou une abnégation sans borne aux succès d’affaire.

Ce qui me laisse dubitatif.

Les succès incontestables de PKP ne font pas de lui un être parfait et relevé ses incongruités sont la moindre des choses et ne l’empêche nullement d’agir. Par contre ce qu’il demande en réparation judiciaire semble plus contraignant.

Pour le reste JF Lisée me porte davantage à réfléchir que d’autre et cela vaut bien des fortunes.

Tapons sur la gueule des nôtres, mais surtout sur la gueule de ceux et celles qui ont le plus succès. Avec la langue, il s’agit vraiment de l’une des principales caractéristiques qui nous distinguent des autres canadiens. Plus nous nous sentons petits parmi les nôtres, plus nous tapons.

Voulez-vous construire un pays avec ça?

Bravo Jean-François
L’attaque par l’humour est une arme efficace.
PKP est offusqué parce que le VP de Radio-Canada a frappé sur le bon clou.
Le juge se comporte comme il se doit, en ne le prenant pas au sérieux.

@Jean-Paul La réussite de Péladeau?? vous vous voulez rire? Mais à quelle prix cette réussite je vous le demande. Doit-on s’étonner lorsque l’on fait caca sur le monde, qu’un jour, ils se révoltent et fassent la même chose à notre endroit?

Quant au billet de Monsieur Lisée, j’ose espérer qu’il est ironique car espérer de Péladeau qu’il se transforme en Gentleman c’est aussi improbable que d’espérer qu’un tas de m….. sente la rose.

Moi je dis bravo au juge Larouche qui dans le fond est possiblement bien offusqué justement de voir qu’un citoyen forturné et orgueilleux comme Péladeau utilise le temps précieux des tribunaux par ce que Monsieurrrrrr n’a pas apprécié qu’on dise un gros mot comme voyou.

Bon m’en vais travailler pour ramasser mes sous au cas ou Monsieur le « voyou » voudrais me poursuivre. Oh, le gros pas fin que je suis! Ais-je vraiment écrit « voyou » moi-là? Ben non c’est juste un blague. Vous savez rire encore M. Péladeau?

M. Lisée

Tout à fait d’accord avec vos commentaires et suggestions faites à Messieurs Péladeau et Lafrance pour faire la paix.

Nous vivons depuis quelques mois une période morose au Québec dû aux moult déclarations de scandales ou d’apparence de ceux-ci qui à tord ou à raison ont occupés jusqu’à aujourd’hui « les premières » dans nos médias.

À la veille de la nouvelle année, nous avons besoin de modèles d’hommes et de femmes inspirants pour nous redonner espoir dans « l’humain ».

Vous offrez à ces deux personnes de grande notariété une opportunité de faire preuve de sagesse et de grandeur d’âme et de nous offrir ce beau cadeau. Gardons espoir!

Monsieur Lisée,

J’ai adoré votre analyse. Ça prend beaucoup de sagesse (et de courage) pour reconnaitre les forces et respecter quelqu’un malgré d’importantes divergences d’opinions et de valeurs.

Tout n’est pas négatif dans Québécor, entreprise du Québec détenu en partie par la Caisse de dépôt. Je distingue Québécor de son président qui apporte une expertise québécoise dans le domaine économiquement rentable des médias et des services de haute technologie. Tout comme en en dehors du câble et de la téléphonie (Vidéotron), Québécor par ses magasins Archambault dans la distribution de la culture québécoise et française apporte une diversification que des chaînes canadiennes ou américaines du type Costco ne saurait apporter.

Sur son président, il suffit d’appuyer en gros J.F.Lisée dans son interprétation des controverses qui le touchent en ajoutant qu’en plus d’accepter l’existence de Rue Frontenac, il devrait considérer que ce n’est pas seulement l’offre du marché qui doit être diversifiée, l’offre des idées également. Or, Le Journal de Montréal est de plus en plus uniforme idéologiquement.

Le capitalisme qu’il soit chinois, américain ou humblement québécois est productif, innovateur de technologies par contre chez ses PDG, ses actionnaires, il n’a jamais su apprivoiser le respect de l’humain, le respect des sociétés ou métaphysiquement de ne pas confondre sa mécanique, son abstraction technique avec tout le réel, ce qui caractérise la multiplicité de la réalité. K.Péladeau confond oui le marché avec la société c’est le vice propre au patron d’entreprise.

G.Bousquet. Plusieurs ici reconnaissent l’empire médias de P.C des Desmarais. Comment les oublier!

Monsieur Lisée,

Vous m’enlevez les mots de la bouche. M. PKP svp vous avez le vent dans les voiles, Bell n’aura jamais été autant sur la défensive (d’ailleurs n’est pas la maison mère qui quitte le Qc pour Toronto?), votre convergence est bien établie, faites une beau ou quelques beaux gestes. Un coup de main à RueFrontenac.Com comme votre père l’a fait dans le passé pour Le Devoir et svp laisser les juges juger de vrais criminels. Cette poursuite contre Lafrance est quelque peu farfelue, y aurait-il du Julie là-dessous? PKP a toujours été plutôt discret, low profile, il me semble. Noël s’en vient, faites un coup d’éclat vous en ressortirez gagnant sur tout la ligne…ou sans-fils!

Merci infiniment pour le plaisir de lire un texte intelligent et qui fait sourire. N’en déplaise à Jean-Paul, la réussite économique de monsieur Péladeau peut faire l’envie de plusieurs mais certainement pas celle des « cerveaux ». Quant au commentaire de monsieur Bousquet, disons que plusieurs souverainistes et/ou fédéralistes « déclarés » sont assez informés pour savoir que ni les uns, ni les autres ne sont aussi monolithiques, ni stéréotypés … le premier exemple qui me vienne est celui de mesdames Lisa Frulla et Louise Beaudoin. Votre commentaire, monsieur Bousquet, me rappelle le temps où les gens croyaient que les souverainistes refusaient tout de la langue anglaise. Un peu de respect me semblerait plus approprié …

Intéressante la suggestion de monsieur Lisée! J’aime bien cette lettre à PKP (je ne sais pas pourquoi mais quand je lis PKP je pense au poulet Kentucky).

Quant à la réussite de PKP dont parle un certain Jean-Pierre, faudrait peut-être se demander de quoi on parle. J’ai de la difficulté à admirer les décisions du monsieur en ce qui concerne ses lockoutés. J’ai un malaise par rapport à ses projets de médias genre Fox aux USA.

Je ne lisais pas vraiment le Journal de Montréal avant le lockout, je faisais juste tourner les pages; depuis un an, je lis rue Frontenac régulièrement et j’aime ça. C’est vivant!

Grâce au lockout, fini le monopole des gauchistes dans le Journal de Montréal et la droite a enfin une petite place.

Si l’on considère que la santé de la démocratie dépend de la diversité des points de vue qui peuvent s’exprimer sur la place publique, alors force est de constater que le lockout au Journal de Montréal est la meilleure chose qui pouvait arriver à la démocratie québécoise. Un premier (petit) pas dans la bonne direction.

Longue vie au lockout !

Monsieur Lisée,

Sans prétention aucune, cela s’inscrit dans ma ligne de pensée. Je suis un rêveur qui croit que l’on peut changer le monde, un beau geste à la fois.

Pourquoi ne pas surprendre l’adversaire en lui offrant une chance inouïe de faire la paix lorsqu’arrive le moment où l’on ne sait plus vraiment pourquoi nous sommes en guerre?

Wow, quelle lettre extraordinaire, Monsieur Lisée ! Jamais jusqu’à ce jour je n’ai vu personne analyser le procès de PKP avec autant de classe et d’humour. Vous vous êtes surpassé !

Pour ma part, je suis d’accord avec l’idée de M. Péladeau, qui voulait se débarrasser de ce parasite de syndicat au JdM. Par contre, je crois qu’il est allé trop loin en voulant empêcher ses ex-employés de gagner leur vie ailleurs dans le milieu… Cela manque effectivement de classe, je dirais même d’humanité.

Votre solution est très élégante et, si jamais il la retenait, PKP réussirait peut-être à adoucir son image et à gagner le coeur des Québécois.

Encore une fois bravo pour cette lettre magnifique !

A.F.
Montréal

Bonjour,
Mais quelle belle paire que font les Péladeau de père en fils ! Le père, Monsieur Pierre Péladeau en voulant se mettre sur la mappe s’est affiché nationaliste québécois en utilisant la flatterie et la flagornerie, sachant d’avance qu’en disant ce que ces fragiles boules d’émotions voulaient entendre ! Comme un renard dans un poulailler, il a vite conquis les coeurs de nationalistes en faisant grimper son lectorat à plus d’un million de lecteurs le temps de le dire avec du sang, du sexe et du sport, Monsieur René Lévesque à la page 6 et la femme toute nue de la page 7. En NIVELANT PAR LE BAS depuis le milieu des années 1960 avec son : Keep it simple, stupid ! Soit la technique KISS importée de nos voisins américains. Le job de bras a eu un effet boeuf car nous en constatons les séquelles aujourd’hui car dans l’information servie aux québécois, tous les autres concurrents furent obligés de niveler par le bas eux aussi en s’abaissant eux aussi tranquillement aux faits divers, aux chiens écrasés et surtout au human interest ou le voyeurisme prime, ce dont les québécois raffolent.
Finalement, la clientèle nationaliste au cerveau déjà formaté par le PATERNEL continue de se nourrir par la convergence qui fait du Québec la planète Québec avec de banales nouvelles locales, des scandales à répétitions, le Québec assiégé de partout avec ce que peut qualifier de jaunisme ou de presse à scandales. Maintenant que beaucoup de son lectorat a besoin d’une photo pour comprendre un tant soit peu le texte, avec la grande partie d’analphabètes de niveau 1 et de niveau 2, sa clientèle captive d’un seul bloc continue d’encourager ce quotidien même en lock out depuis presque 2 longues années. Et après, on vient nous seriner la très belle et grande solidarité des québécois…… Comme la chanson de folklore : Il est des NÔTRES, Y CONSOMME LES MÊMES NIAISERIES QUE TOUT NOUS AUTRES ! Et vive les dédépanneurs ouverts toué souaires jusqu’à 11 heures d’où les nationalistes québécois en ressortent gratteux en main, le gros deux litres de Pepsi et le Journal de Montréal sous le bras….. Au plaisir, John Bull.

@David

Sérieusement, dans quel monde vivez-vous ? Quand on sait que 95% du tirage des quotidiens est entre les mains de deux individus (PKP et Paul Desmarais), tous deux beaucoup plus à droite que bien des gens (question d’intérêt bien sûr), sans parler des radios poubelles (toutes de droite comme par hasard),dire que la droite n’avait pas de voix est ridicule. Ajoutez à cela que depuis 1982, tous les gouvernements sans exception appliquent les politiques préconisées par la droite: privatisation, coupures de services, réduction d’impôts pour les très riches et les grosses corporations (réduction qu’on finance par d’autres coupures de services et par des hausses de taxes et tarifs prises dans les poches de la classe moyenne et des moins nantis), que les différents gouvernement engagent (à nos frais) systématiquement des économistes de l’idéologie néo-libérale pour produire des études où ils étalent leurs slogans, « études » tr;es médiatisées ». Le meilleur exemple est le budget Bachand, avec lequel plus de 80% des Québécois sont à désaccord, mais qui a été chaleureusement applaudi par le Conseil du patronat et la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain.

Vous reprenez l’argument de Fox News et de Bush qui prétendent que les États-Unis sont totalement contrôlés par la « gauche » et que la droite n’arrive pas à se faire entendre (même quand Bush était au pouvoir).

David, la liberté d’exercer un lock-out est la liberté d’étouffer les libertés!
Je suis de gauche malgré ma maîtrise en administration et grâce à un doctorat en sciences. Comme le reste de la gauche au Québec, je suis un farouche partisan de la liberté d’expression. Je reconnais votre droit à écrire n’importe quoi. J’ai aussi le droit de vous contredire et de discuter ou de m’opposer à vos idées sur le même terrain…
Le lock-out et la désuétude de la loi anti-scabs ne sont que la liberté des plus forts d’oppprimer la majorité des gens. Est-ce là la conception de la liberté par la droite ? C’est ce que vous nous dites.

Oeil pour oeil, dent pour dent.

Pourtant, même avec la loi du talion qui est de loin plus sévère que nos lois actuelles, le journaliste s’en tirerait mieux si le milliardaire gagnait. En effet, comme le plaignant réclame dans le million pour son dédommagement et que cela représente le millième de sa fortune l’accusé, même s’il était millionnaire, aurait a payé un gros mille dollar et non 700 000 $ comme demandé, puisque que mille dollar représente le millième de la fortune de l’accusé.

Comme quoi nos justices modernes sont de loin injustes.

Mais d’où il sort ce Jean-Paul? Il ne s’agit pas de « taper dessus » mais de lui faire comprendre qu’il a beaucoup plus à gagner à agir de cette façon. Mais c’est là que je reconnais l’humour et le cynisme de J-F Lisée. PKP le lira sûrement car des âmes bien pensantes (têteux) autour de lui vont attirer son attention sur ce texte en le vilipendant, naturellement. PKP dans sa « grandeur » n’y portera aucune attention particulière sinon mettre le nom de M. Lisée sur sa liste noire (il me surprendrais qu’il n’y soit déjà) et confirmera le statut que beaucoup lui confèrent déjà, avant même M. Lafrance.
Bravo M. Lisée, encore d’une Pierre deux Koups.

@Fred Morin: vous n’avez rien compris à la loi du Talion. La loi du Talion exig, au contraire, que la punition soit proportionnelle au crime et non au statut social de celui qui, pour prendre votre exemple vient de perdre un oeil ou une dent.

Avant la loi du Talion, la peine imposée pour crever l’oeil du roi était bien différente de celle qui était imposée pour crever l’oeil d’un paysan.

Il n’y a pas si longtemps, un paysan était soumis à la peine de mort pour avoir volé le lapin d’un noble. Pourquoi? Pour la simple raison que la lapin appartenait à un noble et non à un paysan.

La loi du Talion est le modèle pour nos lois modernes. Selon nos lois modernes il y a punition identique pour une faute commise par un Sylvain Lafrance de Radio-Canada ou un prestataire de Bien-Être social.

Personnellement je n’ai rien, ni pour ni contre PKP. Votre lettre m’apparaît tout simplement réaliste et remet, comment dire, les pendules à l’heure. En effet, tous savent que PKP n’est pas un voyou au sens propre du terme. Or, se comporter comme tel demeure une comparaison mal choisie dans un contexte donné sur un sujet dont l’actualité médiatique fait maintenant abstraction dans le procès intenté par PKP, bien plus à Radio Canada, qu’à Monsieur Lafrance. Que PKP s’attaque à Radio Canada via ce procès va dans le sens de sa vision d’imposer à quiconque sa volonté tout comme il l’a fait avec les syndicats des journaux dont il est propriétaire et qui plus est, sur le dos des travailleurs qui ont contribué à leur succès. L’erreur de Monsieur Lafrance a été de lui ouvrir la porte avec cette épithète qui a permis, à Monsieur, de jouer à la vierge offensée. Et comme il est en moyen de se payer tous les plaisirs qu’il veut! He bien! Pourquoi pas celui là. Mais je crois, tout comme vous, que nos cours de justice ont des choses bien plus sérieuses à traiter.

Monsieur Lisée,

Je vous reconnais, mais VOUS M’ÉTONNEZ vraiment. En effet, votre lettre à PKP n’est pas à la hauteur de votre habituelle magnanimité, presque légendaire. En effet, vous en arrivez trop facilement à un jugement passablement voyou à l’endroit de monsieur Péladeau. On pourrait presque croire qu’il s’agit d’une incitation au lynchage. Malgré cette bavure, j’aime bien vous lire.

Heureusement, je lis ici que Jean-Paul et Bill Facture ont visé dans le mille. Ils dénoncent les envieux et des envieuses qui jugent arbitrairement Pierre Karl Péladeau. Le lynchage a toujours été le reflet de la petitesse, de l’ignorance, ou d’un abus de pouvoir. D’une façon ou d’une autre, il s’agit toujours d’un détournement ou de l’absence de la raison.

@ P. Lagassé

Tu mélanges la droite et le crony-capitalism (i.e. le capitalisme d’État i.e. le socialisme).

@ Michel Camus

Un lockout c’est l’expression de la liberté d’un employeur de gérer sa business comme il le veut.

Si les employés ont le droit de faire la grève, alors l’employeur à le droit de décréter un lockout.

Si tu veux faire la promotion de la liberté, demande la révocation de la formule Rand.

Ici on n’arrête pas de parler de liberté d’expression. Quelle foutaise que cette liberté
d’expression, M. Lisée! On vous entend fort souvent à la Première Chaîne de Radio Canada. Pourriez-vous vous permettre de dire à M. Lafrance, Vice président de Radio Canada, qu’il est un voyou? Que se passerait-il selon vous? Moi, Nadine Magloire, une minable inconnue du jet set intellectuel du Québec, je me suis permise d’écrire à M. Lafrance ce que je pensais de lui lorsqu’il a eu la brillante idée de remplacer la Chaîne Culturelle par Espace Musique. Quand mon roman AUTOPSIE IN VIVO a paru je l’ai envoyé à toutes les émissions où l’on parle de livres à la Premiène Chaîne de Radio Canada. On n’en a pas soufflé mot! L’animatrice de VOUS M’EN LIREZ TANT qui parle de n’importe quelle niaiserie «culturelle» a observé le silence aussi. Quant à Stanley Péan, il a poussé le zèle jusqu’à ne pas faire la moindre allusion à la sortie d’AUTOPSIE IN VIVO dans le magazine dont il est le rédacteur en chef! Savez-vous quoi, M. Lisée? Je ne regrette rien. Je ne me suis jamais aplatie devant personne. Vient de paraître AUTOPSIE IN VIVO – LA SUITE. Mes deux romans feront tout de même leur chemin! Maintenant, à l’Actualité laissera-t-on paraître mes propos? Bien cordialement, NM

Je remercie M. Lisée d’avoir tenu compte de mon commentaire ( #24) dans la version « avec ajouts » de son billet.

Monsieur Lisée, je salue votre approche très humaine qui anime l’ensemble de votre lettre à PKP. En effet, les mots sont très bien choisis pour lancer un appel à la solidarité à Monsieur Péladeau pou mettre fins aux conflits qui perdure avec ses employés du journal de Montréal. De plus votre réflexion est juste à propos du procès dont PKP poursuit présentement Monsieur Lafrance de la SRC. Ce procès est inutile et paralyse une partie de notre système judiciaire.
Enfin, je ne suis nullement étonné de la réponse de PKP dont le corpus est très technique voire sans aucune dimension humaine. Je vous invite à poursuivre cette correspodance avec lui. Ayant eu le privilège de coudoyé Monsieur Péladeau, le Père, je suis sûr que celui-ci aurait dénoué cette impasse depuis longtemps dans le grand respect et l’honneur de ses employés.

Ont pourrais aller chercher lulu pour regler le conflit ; parce que avec les gaz ont sais tous ce qui vas arriver,
un moratoire par la porte de cote

Quel pompier ce mr Bouchard…