L’excellente stratégie de François Legault

Pourquoi excellente ? Parce que son principal défi, depuis l’automne dernier, est de jouer la montre, d’étirer la sauce, de repousser le plus longtemps possible le moment où l’opinion se lassera de lui.

Legault s'est tracé un chemin. Pour l'instant, ça marche !

Pourquoi étirer la sauce? Parce que son atout principal est la nouveauté (ce qui est pas mal pour un ancien ministre de l’industrie et du commerce, de la santé et de l’éducation) et la volonté de changement des Québécois. Pour l’instant, il joue très correctement le calendrier, la méthode et le positionnement politique.

Le calendrier

Il est essentiel pour Legault que son lustre de nouveau candidat incarnant le changement survive aux deux années qui nous séparent de l’élection québécoise, quelque part en 2013. Survive, donc, une éternité.

François Legault a fait un bouquet d’entrevues ces derniers jours: Les coulisses du pouvoir, Larocque Lapierre dimanche et, surtout, Le Verdict lundi, où il a dit un nombre remarquable de faussetés. (J’y reviendrai demain.)

À Larocque Lapierre, il s’est dit inquiet « de la volatilité de l’électorat ». En effet. L’engouement de 43% des Québécois pour le NPD le 2 mai dernier est un signe de volatilité — un mouvement à mon avis raisonné et parfaitement respectable –, mais qui indique que l’électorat a la capacité de décider de s’orienter massivement ici ou là, selon la conversation collective qui se déroule au Québec pendant une campagne électorale.

Pour l’instant, la stratégie Legault est excellente car la volatilité joue pour lui. Selon un sondage CROP rendu public à TVA dimanche matin, 37% des Québécois voteraient aujourd’hui pour un parti fusionnant les forces de François Legault et de l’ADQ, 29% pour le PQ et seulement 19% pour le PLQ. Si on compare au tout récent CROP qui n’introduisait pas cette hypothèse, cela signifie que l’alliance Legault/ADQ faucherait la totalité des indécis. Autant dire, une proportion qui propulserait François Legault au poste de premier ministre, qui grugerait le terreau péquiste et qui relèguerait les Libéraux dans leurs seuls châteaux-forts non-francophones.

Si on en croit donc ce sondage, le chemin tracé par Legault réussit pour l’instant à le maintenir, dans l’opinion, dans une position de vainqueur. Rien ne doit le faire changer de cap. Et s’il craint « la volatilité », c’est qu’il en est aujourd’hui le bénéficiaire et pourrait en devenir, demain, la victime.

Comme je l’ai déjà expliqué ici, Legault a raison de se méfier. Parmi les personnes qui ont voulu surfer sur leurs lunes de miel dans l’électorat québécois, on compte notamment Jean Charest (hyper-populaire au printemps 1998, puis défait à l’élection de 1998), Paul Martin (adulé avant de devenir Premier ministre, en chute libre peu après) et le meilleur des meilleurs: l’alors nouveau chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion qui eut droit, lui-aussi, à une lune de miel québécoise après sa nomination. Sans oublier, évidemment, et deux fois, l’ADQ de Mario Dumont.

La grande tâche de Legault est d’entretenir sa lune de miel plus longtemps que tous ses prédécesseurs.

La méthode

On peut aujourd’hui comparer la méthode Legault avec la méthode du Parti québécois, son principal adversaire, pour ce qui est de la présentation de ses idées.

L’automne dernier, le PQ a déposé en un seul mouvement sa « Proposition principale », contenant un grand nombre de propositions en plusieurs cas fort novatrices sur l’économie, la santé, l’éducation, la langue, les ressources naturelles, l’environnement. C’était le fruit d’une longue série de consultations internes et externes. (Transparence totale: dans ce processus, on m’a parfois demandé mon avis). Qui connait ces propositions ? Presque personne. La stratégie de communication liée à leur présentation publique était, en un mot, nullissime. Si vous leur demandez pourquoi, ils vous répondront que cela tient aux statuts du Parti. (Soupirs.)

Le congrès du PQ s’est joué sur deux informations seulement: le vote qui a transformé Pauline Marois en Mme 93% et le débat sur la langue. Alors que sur le seul sujet linguistique, le programme péquiste est beaucoup plus riche que les seules propositions sur le Cégep et l’affichage qui ont retenu l’attention.

Legault, lui, joue au contraire la (relative) rareté. Il intervient avec des propositions ciblées, tantôt sur l’éducation, tantôt sur la santé, bientôt sur l’économie et sur la culture. Chaque fois, il attire l’attention des médias, suscite le débat. Ses propositions ne sont ni géniales, ni terribles. Elles portent la marque d’un esprit managérial, qui veut agir du haut en bas, s’assurant de braquer parfois contre lui les membres du secteur public et leurs syndicats qui, heureusement pour lui, n’ont pas la cote. (L’autre problème est que ces solutions managériales sont souvent vouées à l’échec, justement parce qu’elles s’imposent d’en haut plutôt que de s’ancrer dans la volonté et l’intérêt même des artisans du secteur public, comme je l’explique dans ma version de la « gauche efficace ».)

Peu importe. L’important pour Legault est de suivre un calendrier qui l’emmène jusqu’au début 2012. Quatre plateformes sectorielles ce printemps, une tournée automnale et un document synthèse à l’automne. Puis ?

Puis, explique-t-il maintenant, il prendra la décision de « créer un nouveau parti ». (Gag: il ne le fera que si aucun autre parti ne reprend toutes ses propositions. Quel sens de l’humour !)

Le positionnement politique: le ni-ni à la puissance deux

Legault s’est positionné au point zéro des deux axes qui traversent le débat politique québécois. L’axe souveraineté/fédéralisme et l’axe gauche/droite.

Sur le premier, il esquive la question. Il offre, comme naguère Mario Dumont, une figure ni-ni (ni-souverainiste, ni-fédéraliste), mais « nationaliste », ce qui n’exclut presque personne au Québec.

Êtes-vous souverainiste, lui demande-t-on ?

« Si être souverainiste est de faire la promotion de la souveraineté, je ne suis pas souverainiste, » répond-il. Admirablement, des journalistes le laissent filer avec cette non-réponse. Je ne pense pas que les collègues anglophones s’en contenteront. Être souverainiste, c’est souhaiter que le Québec devienne un jour indépendant. Franchira-t-il un jour, dans sa recherche du positionnement le plus beige possible, la ligne d’affirmer qu’il ne le souhaite plus ? À suivre.

Sur le positionnement gauche/droite, il a un peu patiné, mais semble avoir choisi la même couleur – beige. Au début de son aventure, il a laissé dire qu’il proposerait un programme de centre-droit. Puis, il a rappelé qu’il avait, le premier, avancé le concept de « gauche efficace ». Ce qui a provoqué beaucoup de remous dans les radios de Québec qui, jusque-là, le prenaient pour l’un des leurs.

Aujourd’hui, informé peut-être par la chute des candidats de droite lors des élections fédérales, il adopte une autre position ni-ni: ni gauche, ni droite.

Un problème, une solution, avance-t-il. Au diable les idéologies. C’est, sur le fond, un peu court. La finalité de la droite est de réduire, en soi, la force de l’État et du collectif pour faire primer l’individu, ses réussites et ses risques d’échecs au coût s’il le faut d’une inégalité forte, y compris une pauvreté forte. La gauche est concentrée sur la quête de l’égalité des chances comme condition de la réussite individuelle, l’atténuation des risques, et la solidarité comme méthode, via un État qui intervient pour le bien commun.

Mais il y a un marché électoral, au Québec, pour le discours ni-ni. Le choix de Legault de se choisir un ennemi syndical — les syndicats d’enseignants — mais de refuser d’augmenter le privé en santé lui permet de jouer l’équilibriste avec de bonnes munitions.

Comment avaler l’ADQ sans se faire avaler

Début 2012, donc, se jouera la grande manoeuvre. Constatant, avec une incommensurable tristesse, qu’aucun des trois partis existants n’accepte de reprendre ses propositions, François Legault annoncera sa volonté de fonder un nouveau parti.

Ainsi, pas besoin de se plier aux volontés programmatiques de l’ADQ, à ses élus, ni de traîner ses casseroles. Oui mais, comment le vampiriser, attirer ses militants, ses députés, ses candidats, en laissant derrière les gênants libertariens qui ne veulent pas jouer au ni-ni ?

Il lui sera essentiel que les sondages indiquent, là comme maintenant, qu’il reste en tête. Il sait déjà que des membres de la petite députation adéquiste souhaitent se joindre à lui. Pour l’instant, Gérard Delteil joue bien le jeu de celui qui veut rester à la tête de son petit parti — qu’il a effectivement ressuscité — et qui voudra se faire prier pour rejoindre, comme numéro 2, le seul homme qui puisse le mener à une banquette ministérielle, François Legault.

Chacun comprend que cette pièce ne devra se jouer qu’au début 2012. Une fois le chef, des députés, quelques militants clés passés à ce qui pourrait s’appeler  « La coalition pour l’avenir de François Legault et de Gérard Delteil » (CAFLGD), le jeu de vase communicants se prolongera rapidement.

Le vrai test pour Legault sera de démontrer qu’il ne chasse pas que dans les terres adéquistes. Qu’il attire à lui, dans son nouveau parti, quelques figures naguères identifiées au PLQ et au PQ. Il avait bien fait, dès son entrée en scène, en mettant en vitrine Charles Sirois, ex-recruteur de candidats pour Jean Charest. Mais Sirois jure qu’il ne sera pas de l’aventure partisane.

Legault avait bien dans son équipée l’ex-ministre péquiste Jean-François Simard et l’ex-candidat libéral fédéral Bruno-Marie Béchard-Marinier, très connu en Estrie. Seront-ils du voyage ?

Pour Legault, le Graal serait d’annoncer que se joignent à lui des députés libéraux ou péquistes actuels qui, sentant venir la fin de leur carrière politique sous leurs couleurs actuelles, décideraient de voir la lumière.

C’est une tâche extrêmement ardue. Dans ces opérations, beaucoup se laissent flirter sans, en définitive, se laisser séduire. Je ne peux mieux conclure ce billet qu’en empruntant à Charles Sirois la chute d’un inoubliable article paru dans La Presse le 6 juin 2002:

Si nous sommes prêts à relever ce défi, il nous faut retrousser nos manches et commencer dès maintenant à travailler tous ensemble parce que… nous sommes encore très loin de la coupe aux lèvres.

Ah oui ! Elle est loin, la fameuse « coupe aux lèvres » !

Les commentaires sont fermés.

En effet, il y a loin de la croupe au lièvre…

Bien hâte d’entendre les critiques à l’endroit de Monsieur Management appliquées au social.

En effet M. Lisée 2 ans en politique est une éternité,et durant tout ce temps les liberal restent en selle à Québec. Ouch!!1

J’ai rédigé avant de connaître cet article sur Legault, ce texte qui est dans l’esprit du temps.

Mon texte long me semble descriptif quant à la situation actuelle. Une démobilisation du politique qui favorise des vagues et des nouveaux chefs pour changer la politique dans le statu quo. La force du PQ actuel, le parti encore le plus nationaliste de centre gauche n’est plus que virtuel et repose sur la maintenance de la faiblesse des ennemis politiques.

Or, l’ADQ est ouvert à la carte Legault selon quelques conditions, QS sort renforcé de l’élection du NPD au Québec. Cela ne prend pas la tête à Papineau pour le comprendre. Le BQ disposait d’au moins 30 bons députés disposés à bien représenter leurs électeurs, G.Duceppe disposait d’un capital de respect bien supérieur à JJCharest et regardez ce qui est advenu à travers en bonne partie un vote de révolte local contre les politiciens et autres causes.

Il faut voir ce qui risque d’arriver à Québec selon le résultat du 2 mai afin de prévoir et de comprendre que maintenant que tout est possible. Sur un plan plus superficiel réel tout de même, la popularité ordinaire d’une Pauline Marois annonce bien des choses. Les derniers sondages n’indiquent pas une remontée du PQ en guise de culpabilité de l’électeur face à l’effondrement du BQ bien au contraire. Détrompons nous.

Que le PQ soit fini c’est une probabilité importante pas négligeable depuis le 2 mai. Il faut en prévoir les retombées progressivement à partir de maintenant c’est tout. Et Marois risque d’être le catalyseur de cet anéantissement du PQ ne pas le dire c’est mentir, c’est se mettre les deux doigts dans les yeux.

L’histoire du Québec c’est celle d’un peuple qui essentiellement a réussi à être contrôlé de l’extérieur durablement.

Là.

Il suffit de consulter les commentaires sur la politique au Québec pour comprendre que le vent va partout et nulle part. Certains parlent de QS comme d’un parti souverainiste, plusieurs ne le percoivent que comme un parti parasite à l’ambition socialiste exclusive. F.Legault vend sa salade de droite comme celle d’une gauche efficace dont l’image de renouveau est exploité par les médias un peu comme pour Lawton. Les sondeurs capitalisent comme par hasard sur le renouveau des figures de Legault et Khadir et font des sondages fictions au nom de commanditaires comme Québécor et Gesca.

Stratégie et sondages qui ont influencés le résultat du 2 mai. Power Corporation, Québécor: les deux scorpions associés qui en convergence avec Radio Canada ont joués toutes leurs cartes en diffusant le mot mantra: CHANGEMENT, goût du CHANGEMENT en oubliant de dire que c’est celui pour le statu quo.

Les médias feront leur travail en temps et lieu en vue de la provinciale pour faire de Legault leur premier poulain tout en égratignant pas trop le PLQ avec un nouveau chef et en réservant une couverture ouverte pour QS de Khadir.

Ayant vu un journaliste de La Presse se taper dans les mains dans un réseau anglophone face à la chute du Bloc et à la percée historique du NPD au Québec, je n’ai pas besoin d’un dessin pour comprendre qui sont ceux qui gouvernent pour notre bien à tous. Ayant vu les simagrées de Jean Lapierre à TVA, les jolies sourires d’Emmanuelle Latraverse de Radio Canada en train de s’interroger si Jacques Parizeau ne serait pas passé date et un peu sénile. Je n’ai pas besoin d’un tableau de Léonard de Vinci pour comprendre qui sont les escrocs qui travaillent à nous manipuler et à nous rouler.

Nous désirons tous le bien commun. Comment y parvenir?

Votre resumé succint de l’axe gauche-droite
gagnerait à être répété au public québécois, qui est quelque chose comme un grand peuple social-démocrate (clin d’oeil) qui s’ignore.

« Nous sommes loin de la coupe aux lèvres. » !!!

Ouaip! Je connais un Jean Perron qui ne la renierait pas, celle-là!

Legault baisse dans les sondages car à l’émission du Verdict, le PQ avait la tête à 31% suivi du CAD à 29%, Libéral à 18%, QS à 12% et ADQ à 10%.

Oui, s’il y a fusion avec l’ADQ, il est encore en avance mais pour combien de temps? L’automne passé, il était à plus de 40%. Et pour certains Adéquistes qui ont donnés leur appui à Legault dans ce sondage, ils vont s’apercevoir que Legault n’est pas assez à droite pour eux. Et si Legault décide de faire des compromis pour effectuer la fusion avec l’ADQ, plusieurs vont trouver ce parti trop à droite et il risque de perdre des appuis.

Et même si la fusion avec l’ADQ fonctionne, plusieurs ne seront pas tentés de voter pour lui s’il y a trop de candidats de l’ADQ.

Legault est un opportuniste car il veut avoir le pouvoir et il est prêt à renier ses principes. Je pense qu’au lieu d’avoir un gouvernement majoritaire péquiste en 2013, cela va être un gouvernement minoritaire du PQ ou CAD. Et ces menaces envers les autres partis politique, si vous ne prenez pas mes idées, je vais créer mon parti comme s’il détenait la vérité absolu.

Après, il se demande pourquoi la population ne croit plus à la politique, c’est grâce à des hommes comme lui qui dit qu’il faut se séparer à tout prix car on se fait avoir et le lendemain, un virage à 180 degrés.

C’est vrai que la manoeuvre est habile.

C’est vrai qu’il y a un «marché» du vote, parce que c’est vrai qu’enfin les gens ne sont plus d’abord des citoyens depuis qu’ils sont devenus essentiellement des consommateurs.

C’est vrai que les gens sont prêts à n’importe quoi, parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent vraiment.

Quand t’es capable d’élire une soixantaine de poteaux au fédéral t’es capable d’élire n’importe quoi au provincial, du moment que ça a l’air nouveau.

Parait que tout a une fin. Même l’imbécilité?

Au verdict, il nous a offert un discours incohérent. On sent l’essouflement et il ne pourra pas tenir longtemps avec son idéologie.
L’éducation, il ne connaît rien et la santé aussi.

Il sait fort bien que sans la souveraineté, on ne peut atteindre nos objectifs. J’écoutais Tout le monde en parlait ce soir et René Levesque, ministre des ressources naturelles nous offrait une sage leçon sur notre langue française et les ingénieurs unilingues de Hydro-Québec. Avons-nous un homme de cette trempe pour nous diriger avec fermeté? Où est-il cet homme?

Si les projets de Legault se développent comme vous dites qu’il le souhaite, nous devrons donc encore une fois trancher le nœud gordien avec nos votes.

Allons répéter à Québec l’imbécillité que nous avons monter de toute pièce à Ottawa le 2 mai dernier : voter stratégique ?

Si ce devait être le cas je me permets d’affirmer que nous sommes d’un masochisme délirant voire même irrécupérable.

«Pour les aveugles, on dit non-voyant, pour les sourds, non-entendant, et pour les cons, non-comprenant.»
[Guy Bedos]

J’ai déjà trouvé le nom du nouveau parti revampé de François Legault et Gérard Delteil… l’UDQ.

« L’Union Démocratique du Québec »… pas très original, mais ça ferait un changement pas trop dépaysant!

Ah, le merveilleux monde de la politique!

Excellente analyse. Vous nous cernez l’homme et ses ambiguïtés.Il est vrai qu’avec ses ni-ni on ne sais pas trop sur quel pied danser.Il est très vrai également qu’il opère sur la séduction long terme. J’avoue qu’il est bon stratège. comme vous le dites si bien , il peut se retrouver Étoile d’un soir tout comme se sont retrouvés les Dion,Martin,Dumond…..J’avoue aussi qu’il me séduit parfois et je me pose certaine questions. Il est fort en argumentaire…Mais, mais, il faut rester lucide.D’un autre côté,
je demeure perplexe…Il est bon gestionnaire …mais en politique!!!!D’ailleurs, dans une autre vie, n’a-t’il pas été principal actionnaire D’Air Trans-At?

J’ai tout lu attentivement, avec un peu d’effort j’avoue, et finalement ce que ça insinuerait est qu’il veut le pouvoir, point ? Et c’est une vraie question. Il croit pas à ce qu’il avance ? Ce n’est pas ainsi que nait un parti habituellement, échafauder des solutions et essayer de rallier des personnes autour ? À part de dire qu’il fera un parti seulement si aucun parti ne tient compte de ses plans (c’est un stratège comme il s’en fait tant en politique !), il ne croirait pas à ce qu’il avance ?

C’est ce que je comprends de votre exposé.

Pierre R. Lapointe Surpris de vous voir accorder autant d’importance à François Legault, tout comme l’a fait dès le début de cette aventure – purement médiatique jusqu’à maintenant – nul autre que André Pratte, en de nombreux commentaires éditoriaux. Balloune politique très resoufflée par le clan des médias fédéralistes, comme une bouée de secours au cas où Jean Charest ne rescussiterait pas dans l’opinion en temps utile pour le prochain scrutin au Québec. Cette grand opération médiatique ne vise pourtant qu’une seule et même chose, empêcher le PQ de reprendre le pouvoir en 2013. La bataille du 3ième référendum est commençée depuis longtemps, et les «think-tank» fédéralistes y travaillent sans relâche. Pourquoi tombez-vous dans ce panneau ?

C’est intéressant de voir M. Legault faire de l’éducation son principal objectif. Personne ne peut nier la nécessité d’une bonne éducation pour hausser le niveau de vie; mais du même coup, il nous prouve qu’il n’y connait rien.
Le principal problème ce n’est pas que les profs sont mals payés; mais la lutte obsessive contre les permanences, le trop grand nombre d’élèves dans les classes et surtout l’intégration à tout prix de tous les cas problèmes dans les classes.
Ils devraient écouter les profs plutôt que de penser qu’on gère l’éducation comme une industrie.
D’autre part, il a bien souligné son attachement à la droite religieuse en se prononçant comme père d’adolescents contre l’hypersexualisation des adolescents (hier soir au Verdict). Or, le but fondamental de l’éducation, c’est de créer des êtres autonomes. La morale judéo-chrétienne est devenue un tel carcan qu’elle représente un danger sérieux pour les « hommes » qui voudraient devenir enseignants. Que de vies défaites par de fausses accusations …Les drogues s’avèrent davantage une raison du décrochage que les amours adolescents écrasés par des parents qui croient encore au péché de la chair..
Finalement, quand on en est rendu à engager des jeunes qui sortent du secondaire pour enseigner (quand on a une maîtrise on est trop instruit)c’est que le problème est immense et ne doit pas seulement être une question de gros sous. Qui veut aller enseigner avec tous les risques que ça comporte maintenant ?

François Legault est un petit opportuniste sans conviction, car s’il avait des convictions, ils ne joueraient pas sur les vagues.

Legault joue la putain pour gagner le plus de vote…à la manière des Libéraux.

Mais nos médias, chien de garde qui devraient toujours protégés la population, le laisse aller.

Pourquoi ne pas lui poser la question: «Si un référendum avait lieu demain, voteriez-vous en faveur de la souveraineté du Québec?»

Une vraie question, à laquelle il ne peut répondre que OUI ou NON. S’il répond OUI, nous saurons qu’il n’est qu’un politicailleux de plus qui ne cherche rien d’autre que le pouvoir (généralement, ça mène à la corruption…comme les Libéraux fédéraux et provinciaux). S’il répond NON, c’est qu’il est alors un fédéraliste qui joue le même jeu que les Libéraux.

En fait, je ne comprend pas cette manie d’associer Legault à l’ADQ, alors qu’il ressemble en tout point à nos Libéraux chéris.

Peu importe les ambitions de M. Legault, le fait est qu’il y a de la place au Québec pour un troisième parti.

Plusieurs souverainistes ont voté NPD car, malgré leurs convictions et leur rêve ultime, ils souhaitent participer pleinement au pays qui est pour l’instant le leur.

L’approche du PQ est agressive ( »on va créer des crises coute que coute pour mousser la souveraineté ») et ne correspond pas au coté soft nationaliste consensuel des Québécois.

En attendant la souveraineté, aussi bien vivre dans un Québec prospère, plus autonome et plus confiant, et qui entretient des bonnes relations avec le reste du Canada. C’est ça le message de Legault et je suis bien d’accord avec lui.

Moi je crois que s`il n`y a pas de printemp au Quebec,il ni aurra pas d`ete nulle part.Dans cet ordre d`idee,bien que je n`ai pas vraiment envie de m`impliquer dans les histoires du moyen orien,j`ai l`impression que le genre de negociations dans lesquelles nous devrons nous engage excluront le genre de projet qui fermente sous M.Legault.
Puisque nous sommes dans l`hipothetique,je dirais que la patente sous jacente s`ajusterait au climat politique au fur et a mesure qu`on s`approche de l`election.Si on bouge vers la gauche,il(s)boujera vers la gauche tandis que le PQ aurrait bouge vers la droite.Avez-vous fait un graphique sur l`ascention des neo-democrates? C`est une exponentielle tres proche d`une assymptote.De la politique fiction.La courbe selon le peu de donnees que je possede prendrait son origine exponentielle il y a douze mois.Pour revenir a notre sujet,j`ai l`impression qu`on va peut-etre developper un modele qui servirait a sauver plusieurs vies a travers le monde s`il m`est permis de revenir chez moi.La democratie est un beau reve en lequels nous devons continuer de croire.Quelques fois j`aimerais qu`on en soit plus conscient,mais je ne suis pas parfait non plus.C`est peut-etre pourquoi je n`envie pas les gens qui ont du pouvoir.C`est plus facile pour eux de passe tout droit.Non je crois que le projet du Canada pour Francois va se perdre sur le chemin evolutif de l`humanite.Ca empeche pas de garder un oeuil ouvert juste au cas.
Je voudrais juste specifie que l`affection que je porte au Canadien n`inplique pas necessairement l`idee que je puisse considere le Canada comme un grand pays.Nuance sans vouloir offencer les canadiens…
Andre de Calgary

@ Alain Carré (# 6):

J’espère que vous ne fondez pas trop d’espoirs sur les sondages.

Z’avez vu ce qui est arrivé au Bloc aux dernières élections fédérales? Une déculottée HISTORIQUE!!!

Pourtant, dans les ondages du début…

La pire énormité qu’il dit c’est que le Québec a un niveau de vie 45% inférieur à celui des États-Unis! Où est-ce qu’il prend ca?

Legault est déjà rayé de ma liste pour les raisons suivantes:

1) Il quitte un parti qu’il n’arrive pas à diriger. Monsieur est impatient de prendre le pouvoir: quelle fin poursuit-il? Les «ni-ni» ne me semblent pas constituer un objectif si emballant que ça; le pouvoir pour le pouvoir? Ça ressemble à ça.

2) Il renie son crédo indépendantiste, chose que je ne peux imaginer de la part de personne, encore moins d’un ancien ministre. Comment vouloir son pays un jour et oublier ça le lendemain? Pragmatisme, dit-il. Moi, je dis opportunisme et hypocrisie.

3) Hypocrisie, encore une fois, lorsqu’il affirme ne pas vouloir fonder un parti, mais seulement lancer ses idées en grand démocrate. Moi, je ressens cette démarche comme une insulte au bon sens. Vous dites, monsieur Lisée, qu’il joue bien ses billes; moi, ça m’écoeure, une telle manipulation de l’opinion publique.

Legault a compris ce que le PQ et Bloc n’ont pas encore compris.

Legault se sert en effet de la même stratégie que Harper : intervenir à la pièce sur des aspects précis de différents dossiers. De cette manière, même s’il parle à tout le monde, il s’adresse à chaque groupe, un à la fois, d’une façon précise. Il construit sa toile progressivement, file par file. C’est bien ce qu’a fait Harper depuis quelques années avec le succès qu’on lui reconnait aujourd’hui même s’il est embêtant pour nous.

Pendant ce temps là, le PQ fait exactement le contraire. Sa culture politique, basée sur son histoire évidemment, l’oblige à démontrer qu’un gouvernement péquiste souverainiste, sera compétent et efficace sur TOUS les tableaux de la vie politique québécoise. Il inonde donc la population d’informations et de propositions globales souvent difficiles à digérer. Cette stratégie semble postuler, à tort, que tous les citoyens sont intéressés par tous les dossiers et qu’ils seront sensibles à toutes les informations offertes. Rappelons-nous le terrible épisode du «Budget de l’An un» taillé en pièces en moins de deux.

Si la stratégie de Harper et de son groupe a fonctionné, si il semble que ça a commencé à fonctionner pour Legault, qu’attendent les souverainistes pour s’ajuster ? Le PQ serait-il devenu un nouveau dinosaure ?

«Il y a souvent plus de stupidité que de courage dans une constance apparente.»
[Jean-Jacques Rousseau]

@ Jean Simoneau

La désinformation me tanne, il faut donc que je corrige le n’importe quoi de vos propos.

1-Personne n’enseigne avec un diplôme secondaire, franchement. Il faut un baccalauréat en enseignement primaire ou secondaire. Et le profil secondaire exige une spécialisation, par exemple, enseignements des maths ou des sciences au secondaire. On parle donc d’un niveau d’éducation universitaire de premier cycle, et non d’une niveau d’éducation secondaire pour être prof. La maîtrise, qui est un niveau d’éducation universitaire de deuxième cycle, n’est pas nécessaire pour enseigner, les étudiants qui choisissent de se rendre là vont habituellement le faire pour se diriger vers la recherche ou pour enseigner à l’université un jour. Svp, ne dîtes pas n’importe quoi si vous ne connaissez pas ça.

2-Dénoncer l’hypersexualisation et la religion, ça n’a rien à voir. L’hypersexualisation est un phénomène récent où on observe un développement très (et trop!) précoce de la sexualité des jeunes, surtout des jeunes filles. Celles-ci sont amenées à vivre des expériences sexuelles sans avoir le développement physiologique, la maturité et la compréhension des actes sexuels qu’elles posent. Faire une fellation à son compagnon de classe à 11 ans, c’est rarement un geste effectué en toute connaissance de cause. Je suis athée et je dénonce moi-même ce genre de comportements sexuels tôt chez les pré-adolescents, car je connais les conséquences qu’ils auront sur leur développement sexuel. Svp, encore une fois, ne mêlez pas les choses. La religion n’a rien à voir avec la dénonciation de l’hypersexualisation.

À lire les commentaires de la go-goche ici même, ils font dans leur froc devant Legeault…

Ma prédiction: Legault reviendra au bercail. Sa position sur la santé est incompatible avec la position adéquiste. Il est impossible qu’il se joigne au PLQ. Fonder un nouveau parti est un travail beaucoup trop demandant pour un gars comme lui. Il ne peut donc que souhaiter que Pauline lui fasse de la place. Là où il pourra éventuellement lui succéder. Et si Pauline joue bien ses cartes (et elle n’aura pas le choix si la tendance se maintient), elle saura faire du surf sur la vague Legault et gagnera la prochaine élection haut la main.

La popularité instantannée de M. Legault résulte de l’impopularité des parties politiques et de leurs leaders actuels. Ce n’est pas M.Legault qui est responsable de cette situation, mais les leaders politiques qui ont oublié de regarder les gens dans les yeux. Les libéraux n’ont plus la confiance de la population. Le PQ, sous sa direction actuelle on ne sait pas trop, au juste, ce qu’il advint de notre projet national si ce n’est que nous savons ce que donne la promesse d’une bonne gestion provinciale. Quant à l’ADQ,
nous avons connu le niveau de leur compétence.
En ce qui concerne le QS, il s’agit d’un parti essentiellement montréalais.
Comme la politique a horreur du vide, les gens se tournent vers ce qui leur apparaissent comme salutaire, à tort ou à raison.
Comme le PQ va probablement prendre le pouvoir à la prochaine élection, il a la responsabilté de donner du sens à son action, à défaut de quoi, on ne peut blâmer M. Legault de proposer une alternative à la population québécoise qui est à la recherche de sens, elle aussi.

Je suis d’accord avec M. Legault je l’appui a 100%. je suis liberal..et si M. Legault forme un parti politique je vais vote pour lui .. Et le P.Q. qui veux avoir une girotte comme P.Marois. et vous je vous trouve térroriste.. et vous devriez vous rejoindre a Amid Kadhir vous êtes un pareil.. Depuis que vous avez écrit un livre pour démolir Robert Bourassa vous êtes pas haut dans mon estime.

Je suis d accord au sujet de la popularité de m. f. legault, il et son parti, pourront être un bon choix si et seulement si les québécois(es) ne veulent pas de la souveraineté ou de l indépendance…il pourrait « balayer » le québec sensiblement semblable au npd avec le GOUT du changement des changements que les gens aimeraient!!! A vérifier si serait à nous rendre plus « anglais » » » lui aussi!!!

Bonjour! Bloguistes chez JFL. Je pensais bien attendre encore avant de commenter « l’aventure politique récente », mais expérimentée avec le PQ -d’avant 2003:déjà huit ans, en 2011 – de François Legault. Sa gouvernance ministérielle: Industrie et Commerce,Santé et Éducation a-t-elle donné des fruits pratiques tant pour lui-même que pour le Québec? Tels en Éducation avec les Camille-Laurin et Jacques-Yvan Morin?; tels en Santé avec les Côté/PLQ et P. Marois? tels en Industrie et Commerce avec le plan Daniel Paillé? Dans ces trois ministères, ce passage en gouvernance obligée d’avant 2003 de F. Legault a donné quoi
de neuf: comme nouvelles politiques? J’en ai pas souvenir, pourtant familiarisé en transport et en éducation/14 ans au MEQ et 08 ans au MTQ : en rel.publiques et internationales). Enfin, quand F. Legault a quitté la politique, c’était pour la famille et ses jeunes enfants; aujourd’hui dans la vingtaine.

Rapidement, le visage politique actuel: Personnes ayant un passé de la gouvernance: Jean Charest comme Chef et gestionnaire (Parti conservateur fédéral et PLQ); Pauline Marois, titulaire de moultes ministères socio-économiques et comme Cheffe PQ; Josep Facal, au Conseil du Trésor et au PQ et livre: « Quelque chose comme un grand peuple », citation de R-Lévesque, Boréal 1er trimestre 2010; Charles Sirois, homme d’affaires et recruteur de candidatures manquées au PLQ et à la Coalition-Québec aujourd’hui mais sans passé de gouvernance politique; Gérard Delteil, on m’a dit journaliste, Chef de l’ADQ, encore fragmenté, et sans passé de gouvernance politique mais très attaché à son nouvel emploi politique.

Reste l’ambiance politique du virage éclair, à gauche toute, de 43% d’électeurs du Québec, au NPD/CCF/50 ans déjà, avec un 01 seul élu dans ce long passé à quelque 59 députéEs au Chef Jack Layton, le 02 mai 2011.

François Legault siège à son ré-entrée depuis 2008/2009 – à l’aube de la 2e crise monétaire mondiale encore des É.-U. et en cours – et trône donc, depuis lors, à sa future Coalition-Québec sur des positions mi-figue: « nini nini et des si si » perprétuels. Il est vrai qu’il reste deux ans avant l’Élection générale au Québec, en 2013. Que doit-on souhaiter à François Legault? D’avoir réussi à laisser tomber son ambitieux lieutenant-général Joseph Facal, au début de cette aventure polique pour le Québec! Ou bien de lui suggérer la lecture « Pour une gauche efficace » de J.-F. Lisée, Boréal 4e trimestre 2008, comme rappel de son passage au PQ, qui est déjà une coalition politique évolutive: droite/centre/gauche mais qui doit tirer bénéfice de ses deux échecs avec sa Liberté politique recherchée vis-à-vis le Fédéralisme canadien. Sachant que la population du Québec et le « Rest of Canada »/ROC rejetent les deux grands remèdes à nos maux politiques actuels: Souveraineté et Référendum!

Heureusement, pour mettre fin à l’impasse, il reste les Membres de l’Assemblée nationale et l’Élection générale, le moment venu(une consultation obligée avec Éric Tremblay, Chef du Parti indépendantiste).
Comme Pierre-Elliott-Trudeau a fait fi en 1982 – non seulement envers le Québec mais bien envers l’ensemble politique des autres provinces et territoires canadiens avec le rapatriement unilatéral de la Constitution de 1867 – et ce sans Élection générale et encore moins un Référendum.

Dans le fond, s’est tout le passé politique colonial de 1763 à 1867. Y compris le rejet des 92 Propositions de 1834 du Parti canadien de Louis-Joseph Papineau au Parlement du Bas-Canada et au Gouverneur général- dont les Institutions physiques et politiques étaient à Montréal. L »éternel but: avoir un Gouvenement responsable,inspiré par les Révolutions américaine et française du début du XIXe siècle. En 1838, Déclaration d’indépendance du Bas-Canada et Rébellion des Patriotes 1837-1838. L’imposition de l’Acte de l’Union avec le Haut-Canada de l840 (rapport/Lord Durham/1839). Le tout, suivi d’une reconquête politique d’un gouvernement responsable d’avant et après la Fédération de 1867. Puis, celle de Pierre-Elliott-Trudeau, soit de 1982 à 2011 comme la répétition du même scénario unilatéral. Sans parler de la perte pour le Québec du Labrador au bénéfice de l’île de Terre-Neuve – terroitre britannique en 1927, scellé cette fois par le nul autre que le Conseil privé de Londres; heureusement non reconnu – officiellement – par l’Assemblée
nationale du Québec. À la prochaine.-

À la prochaine.

Comment peut-on prétendre que François Legault propose des solutions nouvelles? Franchement! Il a du lire les programmes de l’ADQ, celui du PQ, avant de s’abreuver dans la sauce du PLQ. Deux petits pas en avant, un petit pas en arrière, gauche, droite, nationaliste, fédéraliste, presque souverainiste. Un médecin de famille pour tous les citoyens: je croyais réentendre l’inémitable Rémy Trudel, ancien ministre du PQ. Abolition des commissions scolaires: comme Mario Dumont le disait si bien du temps où il était chef de l’ADQ. Développement de l’économie, à la manière des Libéraux, en passant par les frais de scolarité qui doivent réajuster à la hausse, évidemment. Cet homme qui offre tout ce que les Québécois souhaitent mais savent très bien qu’ils ne pourront jamais obtenir, croyez-vous vraiment qu’il fera ce qu’il leur propose. François Legault a exercé le pouvoir dans les deux ministères les plus importants au Québec, la Santé et l’Éducation. Qu’a-t-il fait pour augmenter le nombre de médecins de familles? A-t-il vraiment fait entendre raison aux fédérattions de médecins? Se faire désirer en présentant à la pièce un programme électoral vague mais irréalisable, un programme qui n’en est pas nécessairement un, comme il l’affirme lui-même, c’est ce qu’on appelle de l’opportunisme. Quand un homme politique, riche prétendant au poste de premier ministre du Québec, affirme que la privatisation de la médecine et des soins de santé n’a rien d’inquiétant « parce qu’il n’y a pas assez de riches au Québec », on est en droit de se demander dans quel monde il vit. En passant, je me demande toujours pourquoi il a choisi un certain Charles Sirois comme allié et bras droit. Qu’est-ce que les Québécois ont à faire des conseils de cet homme d’affaires totalement insensible et indéfférent aux besoins du monde ordinaire. J’espère que l’on verra l’astuce, comme, jadis, le disait si bien Jacques Parizeau.

Admirer ceux qui ont l’audace de déstrucuturer et de restructurer constamment la société parce qu’elle ne leur plaît pas constitue très souvent l’oeuvre de personnes en mal de publicité. Vous le dites très bien, monsieur Lisée. Peuvent-elles nous fournir une analyse sérieuse de l’état même de la société? Certaines propositions annoncées dans nos médias concernant l’éducation au Québec en sont des exemples. Ainsi, si les enfants n’apprennent pas, c’est la faute de l’école; si les enfants n’apprennent pas, c’est la faute des enseignants; si les enfants n’apprennent pas, c’est parce que les enseignants ne sont pas évalués. Puis, sans plus d’analyse concrète, on propose d’augmenter le salaire des enseignants par les économies réalisées par l’abolition des commissions scolaires. La pensée magique!

Les personnes qui proposent l’abolition des commissions scolaires ont-elles étudié la Constitution canadienne? Savent-elles qu’il s’y trouve certains éléments qui protègent les droits des minorités francophones et anglophones? Ont-elles lu l’article 93 de la Constitution et l’article 23 de la Charte canadienne? Ont-elles pris connaissance des décisions de la Cour suprême du Canada concernant la loi 101?

Ces personnes qui jouissent d’un certain leadership au Québec ont aussi la responsabilité d’informer correctement la population des conséquences concrètes de leurs propositions. Pensez-vous que les anglophones québécois seront en faveur de l’abolition des commissions scolaires? De même, quels seront les coûts probables de la négociation entre le Fédéral et le Québec qui permettrait à celui-ci d’abolir ces institutions? Combien de temps va durer cette négociation? Enfin, quel mécanisme politique va relier chaque établissement scolaire au Ministère? Quels seront les coûts de fonctionnement de ce mécanisme?

L’éducation de l’enfant et de l’adolescent, c’est aussi la responsabilité des parents, des institutions de la société civile et de la société politique. Ce n’est pas en nous dégageant de nos responsabilités et en les tranférant aux enseignants et à l’établissement scolaire que l’éducation au Québec va progresser. J’en ai marre des absurdités!

Servons-nous de tout ce qui arrive, de toute part, de toutes les façons, sous tous les angles possibles, avec toujours un regard POSITIF, et ce, afin d’INNOVER. Ce faisant. Nous réussirons à trouver ce qu’il faut, pour réussir, peu importe ce que c’est…, en tant que façon, en tant que moyen ou stratégie etc.

Tout ce qui s’est produit, seulement depuis un an, peut être tranformé en outil positif à, NOTRE CAUSE.

Ce qui est important, pour nous, c’est l’INDÉPENDANCE, la SOUVERAINNETÉ, etc. et non pas la gestion ou l’administration, ça, on l’a toujours fait de toute façon et bien fait, c’est même de notoriété publique…

Au plaisir,

Personnellement, je trouve que monsieur Legault ajoute au débat publique. Tant que nous n’aurons pas un système polique qui permet les débats nouveaux à l’assemblée nationale (par un mode de scrutin plus ou moins proportionnel), j’appui tout autre moyen utilisé pour émettre ses idées.

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