L’héritier libéral

Bon. Maintenant que les cardinaux ont coopté leur nouveau pape, ce sera au tour du conclave des délégués libéraux de se choisir un nouveau chef.

Tenu cette fin de semaine sous le thème «Prendre les devants», le congrès à la chefferie du Parti libéral du Québec (PLQ) se tiendra dans un auditorium de Verdun où, l’espère-t-on, l’atmosphère y sera un brin plus vivante que celle de la course… Ceux que la chose intéresse pourront d’ailleurs suivre le congrès en direct sur le site www.plq.org.

Pierre Moreau, Philippe Couillard & Raymond Bachand. Qui sera le prochain héritier libéral? Photo: site web du PLQ

Des trois candidats à la succession de Jean Charest, l’avance de ce dernier auprès des délégués est un secret de polichinelle.

Restera à voir, au congrès, si cette même avance aura ou non été grignotée par la «croix» que Philippe Couillard porte depuis le début de la course – pour rester dans la thématique papale…

Cette croix étant son amitié aussi récente qu’embarrassante avec Arthur Porter, l’ex-patron du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Parti sous les palmiers des Bahamas, rappelons que Porter est visé par un mandat d’arrêt de l’UPAC pour «fraude, complot pour fraude, fraude envers le gouvernement, abus de confiance, commissions secrètes et recyclage des produits de la criminalité». Eh oui, que ça…

Pour M. Couillard, cette amitié passée avec Porter est lourde à porter pour trois raisons.

Primo : parce qu’elle semble s’être développée au moment où M. Couillard était ministre de la santé et Porter, au CUSM.

Secundo : parce qu’après avoir quitté le gouvernement Charest, M. Couillard a également tenté de lancer une compagnie avec Porter – ce qui supposait tout de même une solide relation de confiance entre les deux hommes.

Tertio: parce qu’entre autres choses, ils ont aussi été nommés au très sélect Bureau du Conseil Privé par le gouvernement Harper, de même que sur l’encore plus sélect Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS) – un organisme dit indépendant, mais qui ne l’est plus sous le gouvernement Harper,  et dont la tâche délicate est de surveiller les opérations du Service canadien du renseignement de sécurité et d’en rendre compte au Parlement.

Ces nominations soulèvent une autre question: est-ce Arthur Porter qui aurait ouvert la porte de ses nominations à Philippe Couillard? Et si oui, pourquoi?

Dans La Presse d’aujourd’hui, un article fouillé de Fabrice de Pierrebourg tisse d’ailleurs en détails la toile de cette amitié pendant qu’un article de Vincent Larouche soulève d’importantes questions dans la filière du CUSM. Sur le parcours fort occupé de Monsieur Couillard depuis son départ du gouvernement Charest, voir aussi mon billet «Le tsunami Couillard».

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Pour les deux autres candidats – l’ex-ministre des Finances Raymond Bachand et l’ex-ministre des Transports, Pierre Moreau -, cet éléphant qui ne cesse de se pointer le bout de la trompe dans la campagne de M. Couillard, semble être devenu leur principal espoir d’empêcher une victoire de l’ex-ministre de la Santé dès le premier tour.

Cet espoir étant que la «croix» Porter suscite chez suffisamment de délégués un doute quant à la vulnérabilité potentielle qu’elle pourrait conférer à Philippe Couillard lors de la prochaine campagne électorale.

Car si deuxième tour il devait y avoir au congrès, il serait alors fort étonnant de voir messieurs Moreau et Bachand ne pas faire alliance pour tenter de défaire Philippe Couillard. Or, le deuxième tour n’est pas chose acquise. Et même avec un deuxième tour, cette alliance Bachand-Moreau, nul ne peut prévoir avec certitude où iront les partisans et les délégués dans un tel scénario.

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Samedi dernier, à l’émission Samedi et rien d’autre sur les ondes de Radio-Canada, j’anticipais d’ailleurs quelques manœuvres allant dans ce sens au moment où on entrerait dans la dernière semaine de la course.

Et, en effet, dès lundi, une vidéo tournée en 2011 montrant un Philippe Couillard professer sa grande amitié pour Porter s’est retrouvée, par hasard , dans un reportage. Ce qui obligeait à nouveau M. Couillard à se dissocier de son ex-ami. Et ce qui, en même temps, rappelait à nouveau les liens qu’ont entretenus les deux hommes pendant plusieurs années.

Sur cette question, il faut dire que M. Couillard n’a que lui-même à blâmer. Non pas parce qu’il serait lié d’une quelconque manière aux stratagèmes criminels allégués de Porter, mais plutôt parce qu’il n’a pas joué franc-jeu dès le début de la course en reconnaissant, ouvertement, que son amitié récente avec Arthur Porter allait bien au-delà d’un simple rapport entre deux connaissances.

Et sur le fond?

Soulignons ici quelques paradoxes.

Dès le début de la course, les trois candidats ont chacun juré qu’une fois chef, il referait du PLQ un parti de débats et d’idées et s’assureraient que les militants puissent jouer, à nouveau, un rôle plus marqué dans la définition et la vision du parti.

Ce qui, dans les faits, revient à dire que sous Jean Charest, le Parti libéral n’était PAS un parti d’idées, ni de militants. Intéressant…

Et pourtant, sur plusieurs dossiers, ils ont rarement été capables de se détacher réellement de l’«héritage» Charest en soumettant aux libéraux des visions plus rafraîchissantes.

Hormis pour la grève étudiante – sujet sur lequel M. Couillard s’est montré plus critique de la «gestion» de Jean Charest -, que ce soit sur l’économie, l’éducation, la santé ou les questions constiutionnelles et linguistiques, à quelques bémols près, le discours des trois candidats s’inscrit tout à fait dans la mouvance Charest.

Même lorsque M. Couillard dit se montrer ouvert à une éventuelle reconnaissance constitutionnelle du Québec, à l’instar de M. Charest et de ses deux adversaires, il ne voit pas encore ce jour venir…

Sur la protection de la langue française, les trois candidats poursuivent la tradition libérale post-bourassienne qui est de bloquer tout renforcement de la loi 101, aussi minimal et timide soit-il. Ce qui, sur le fond, est une aberration, mais qui, sur le plan politique, montre à quel point le PLQ s’accroche désespérément à sa clientèle anglophone à un moment où, sondages après sondages, près de 80% des francophones disent vouloir voter pour d’autres partis que le PLQ…

Le résultat étant que même s’ils ont tous trois été ministres sous M. Charest, ils ont néanmoins raté une belle occasion d’innover en se démarquant nettement plus des quatorze années passées sous la direction, disons, plus conservatrice et plus affairiste de l’ex-chef du Parti conservateur fédéral.

Quant à l’autre éléphant dans la pièce – la commission Charbonneau et l’image d’un gouvernement Charest à l’éthique particulièrement élastique -, les trois candidats ont préféré faire comme s’il disparaîtrait éventuellement de lui-même. Ou comme si elle finirait bien par écorcher le PQ presque tout autant.

Sans compter que la gouvernance faiblarde du gouvernement Marois les fait espérer, à tort ou à raison, un possible retour au pouvoir plus rapide.

Cette absence d’audace et d’un vrai renouvellement, même l’ex-éminence grise de Robert Bourassa, Jean-Claude Rivest, la reconnaît sans détour.

Sénateur indépendant et toujours libre de sa parole, Jean-Claude Rivest se dit décu du contenu de la course et trouve que les candidats «ont eu de la difficulté à définir une vision d’avenir pour le Québec».

Déplorant le peu de temps qui aura séparé la perte du pouvoir du lancement de la course, de même qu’un PLQ où l’on semble voir la dernière élection comme un simple «accident de parcours», il observe ceci avec justesse :

Comme on est très près du départ de M. Charest, ça devient difficile pour eux de se démarquer, de proposer un réel changement, car ils sont associés à l’ancienne administration. Quitter le Conseil des ministres et sortir dehors pour dire que ça ne marche pas, ce qu’on a fait dans tel dossier, ça prend un certain temps pour faire ça. Mais il faut le faire. Ce n’est pas de manquer d’égards à l’endroit de M. Charest. À un moment donné, la vie continue, et il faut changer.

Et l’ex-conseiller de Robert Bourassa de constater que :

Le Parti libéral a été défait: qu’il recommence à la base, remette ses idées sur la table, qu’il n’ait pas peur de confronter ses idées avec des gens de l’extérieur du parti qui vont lui dire que telle ou telle orientation ne marche pas. (…)

Et donc, suggère-t-il, le nouveau chef devra lancer «une grande opération de réflexion sur la vision du parti» et prendre au moins un an pour le faire : «le membership est à refaire aussi. Il y a eu des failles là-dessus».

Il est vrai qu’à l’instar d’autres grands partis, avec ses 45 000 membres à peine, le PLQ est loin de ses anciens jours de gloire. Au Québec, la désaffection envers la politique partisane touche d’ailleurs les deux partis traditionnels de pouvoir.

Or, le problème est que rares sont les partis politiques, une fois défaits, à s’imposer un véritable post-mortem et un exercice sérieux de réflexion en profondeur. Surtout lorsque le pouvoir leur a échappé de peu…

Le PLQ, une fois son nouveau chef élu, fera-t-il exception? Ce sera à suivre…

***

Quant à la nouvelle dynamique politique que l’arrivée du chef libéral provoquera sûrement entre le PQ, la CAQ et le PLQ,  j’y reviendrai bien évidemment après le congrès.

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Adieu, monsieur Charest…

Samedi soir, les libéraux rendront hommage à Jean Charest – une tradition autant auPLQ qu’au PQ lorsqu’un chef quitte la politique… ou que la politique le quitte… Enfin, pour presque tous…

Trois mandats au pouvoir, ce n'est pas rien...

Après tout, pour les libéraux, cet hommage à M. Charest est fort mérité. Pour le meilleur et pour le pire, l’homme les aura dirigés pendant une longue période de quatorze ans et leur aura donné rien de moins que trois mandats consécutifs au pouvoir – un véritable exploit.

Pendant ces neuf ans passés au pouvoir, les amis du parti en furent aussi amplement récompensés avec, entre autres choses, une ribambelle impressionnante de nominations partisanes jusque dans la magistrature. Si le PLQ n’a certainement pas le monopole des nominations partisanes, loin s’en faut, il reste qu’en ces neuf ans, le buffet des deniers publics aura beaucoup, beaucoup profité aux réseaux libéraux.

Pendant toutes ces années, le parti lui-même est également devenu une véritable «machine à ramasser l’argent».

Ce constat, ce n’est pas un caquiste ou un péquiste qui l’a fait. C’est Robert Benoit, un ex-président du PLQ. En 2010, ce constat, il le faisait crûment et publiquement au moment où Jean Charest continuait à s’entêter à refuser la mise sur pied d’une commission d’enquête sur la corruption, la collusion et le financement des partis politiques. Et au moment où, dans le parti, on refusait même d’en débattre.

Au point d’ailleurs où, en 2009, on apprenait par accident de la bouche d’un ministre libéral que chaque ministre du gouvernement avait la commande d’amasser 100 000$ chacun par année pour les coffres du parti. Une situation sans précédent qui, de surcroît, plaçait les ministres à risque de se retrouver pris, veut veut pas, dans des situations réelles ou apparentes de conflit d’întérêts.

En 2008, on apprenait aussi – et encore presque par accident – que depuis 1998, M. Charest touchait de son parti un salaire annuel privé de 75 000$.

Dans la mesure où ce montant provenait des coffres libréaux, le problème n’était évidemment pas le salaire lui-même, mais le fait que pendant dix ans, même les membres du PLQ n’en avaient pas été mis au courant.

Comme le notait ici Le Devoir, la nouvelle gênante de ce salaire gardé privé pendant dix ans avait également ramené sur le tapis «une théorie sur le passage de Jean Charest de la scène fédérale à la québécoise en 1998». Une «théorie» avancée en 2006 – rappelait le quotidien -, selon laquelle un «pont d’or» aurait été alloué à M. Charest pour faciliter sa difficile traversée politique d’Ottawa à Québec.

Or, théorie ou non, samedi soir, lorsque les libéraux rendront hommage à l’homme qui leur a permis de rester au pouvoir pendant presqu’une décennie, leurs pensées seront ailleurs. L’heure sera à la réjouissance et à la reconnaissance.

Mais le lendemain, seront-ils enfin capables de tourner la page sur quatorze ans passés sous sa direction? Quatorze ans où, plus que jamais encore, le PLQ s’est transformé en une «machine à ramasser l’argent» d’une efficacité inégalée. Au point d’ailleurs, d’en ternir sa propre marque politique.

Une machine qui, par intérêt et par proximité historique des milieux d’affaires, aura aussi ouvert toutes grandes les portes de l’État et de ses coffres publics à l’avidité de certains entrepreneurs comme jamais auparavant.

Bref, à partir de dimanche, son successeur héritera de tout un défi.

Saura-t-il renouveler ce parti sur le plan des idées?

Saura-t-il aussi remettre en question cette culture argentée où les fortunes d’un parti politique sont également liées aux ascenseurs qu’ils renvoie à ses amis sous forme de nominations multiples ou de généreux contrats publics?

Vaste programme.

On en reparle la semaine prochaine…

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Une lecture éclairante

En complément au congrès, le dernier ouvrage de l’historien Michel Lévesque tombe à point.

Son titre: «Histoire du Parti libéral du Québec. La nébuleuse politique 1867-1960», paru tout fraîchement chez Septentrion.

Un véritable travail de moine et une lecture captivante, ce livre sur «la plus ancienne formation politique au Québec»  décortique «les» histoires du PLQ; les mécanismes et l’historique de sa redoutable «machine électorale»; le rôle étonnant des «clubs politiques» et leur influence; sans oublier, bien sûr, les secrets de sa caisse électorale et des finances du parti.

Pour mieux comprendre le PLQ d'aujourd'hui...

 

 

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Pour certains chroniqueurs l’amitié ou avoir des bonnes relations d’affaires semble être un crime et surtout si cela touche un membre du parti libéral! Derrière ce type de discours on devine facilement les basses intentions ainsi que l’allégeance politique de ces chroniqueurs et cela ne touche pas la cible. La cassette enfantine et déjà usée du procès de l’amitié que font ces chroniqueurs n’est qu’un coup d’épée dans l’eau, aucun impact dans la population. Si P.Couillard n’avait pas payé son loyer ou avait fraudé le chômage ou avait conduit à plusieurs reprises en état d’ébriété, il y aurait matière à faire beaucoup de millage mais pas avec quelque chose d’aussi banal que le procès d’une amitié ou d’une relation d’affaire.

La tactique des allégations qu’a utilisé le PQ à la dernière élection a fonctionnée, mais cela ne pourra pas se reproduire une autre fois. On a vu à la CEC que le PQ avait sollicité Yves Cadotte de SNC-Lavallin pour du financement politique qui se faisait par un systême de prête-noms. Malheureusement le parti qui se disait plus blanc que blanc patauge dans la merde jusqu’au cou et a perdu toute crédibilité en matière d’intégrité. Les péquistes ne peuvent plus jouer la tactique des allégations car ils sont carrément brulés.

Le discours tenu par les candidats libéraux n’a pas tellement changé de l’ancien régime libéral pour plusieurs raisons. Premièrement un msnque de temps évident pour bien se préparer depuis la dernière élection à cause de l’éventualité d’une prochaine élection dans le contexte d’un gouvernement minoritaire. Ce n’est pas en quelques mois que l’on réussit à avoir le recul nécessaire pour en arriver à un renouvellement majeur. Deuxiêmement du coté de l’emploi le PLQ a vraiment performé même pendant une très grosse récession économique, ce fait d’armes est selon moi la pierre angulaire du parti Libéral et c’est sur cette base qu’il doit se reconstruire. L’ideé d’un open government de P.Couillard pourrait s’avérer bénéfique assurant une plus grande transparence. Le parti libéral a surement besoin de changement mais pas d’une refonte en profondeur mais d’un bon « fine tuning », sa force est l’emploi et l’économie et doit bâtir sur ses 2 piliers.

Bonjour,

M’enfin mais peu importe ! Car dans cette course à la chefferie qui couronnera bientôt le chef du Parti Libéral, que ce soit des Messieurs Raymond Bachand, Philippe Couillard ou bien Pierre Moreau pour lequel j’ai un léger penchant, durant toute cette course qui me laissa de glace, je ne suivis aucun épisode personnellement. Car depuis des décennies que je vote pour le Parti Vert au Québec, le seul parti qui ne se « prostitue pas » en s’affichant nationaliste autant que les autres. Le Parti Vert possède ce respect chez la grande majorité de ses membres de ne point s’afficher nationaliste afin de « troller » par les émotions vives de ceux qui carburent et s’émoustillent à la simple vue du Fleurdelisé. Non, le Parti Vert ne s’est jamais abaissé à jouer ce triste jeu avec nos péquistes comme le Parti Libéral du Québec fait depuis son virage nationaliste. En jouant avec nos péquistes à « mon père est plus nationaliste que le tien », le tout afin de ratisser beaucoup plus large dans les gros tapons de péquistes du Québec en régions.

Effectivement, que le Parti Libéral du Québec fut un grand parti politique qui tassa résolument le Québec à gauche en l’arrachant occasionnellement des griffes de son nationalisme. Tout comme le Parti Libéral du Canada, ce parti Frère avant le funeste virage nationaliste de Feu Robert Bourassa en revenant de Bruxelles, le Parti Libéral du Québec était un fier descendant de cette lignée des Patriotes de 1837-1838. En visant les mêmes orientations sociales et socialistes depuis la fusion du Haut Canada et du Bas Canada. Le Parti Libéral du Canada est le digne descendant de nos Patriotes de 1837-1838 avant de se muter en GRITS après la fusion du Haut et du Bas Canada et la Fondation du Canada en 1867.

En outre, le Parti Libéral du Canada déboulonna bien des mythes Conservateurs et tassa résolument le Canada vers la gauche dès le début du 20ème Siècle. Toutefois, le Parti Libéral du Québec frappa un Mur de la Honte au Québec avec son conservatisme d’extrême droite de par son nationalisme tonitruant qui se ressemble encore aujourd’hui avec : icitte, ça se passe de même.

Finalement, tout en espérant que le nouveau chef du Parti Libéral donnera la chance au coureur avec le Parti Québécois tout en s’entendant sur ce point avec la CAQ. Bien sûr que le Parti Libéral possède le doigt qui est sur le « piton rouge » afin d’envoyer nos péquistes dans l’espace, cet endroit ou cette bande de nationalistes pourraient planer à leur guise tout en vivant comme bien des péquistes avec des SI. Car depuis bien longtemps qu’avec des SI, on ne va plus à Paris…. Avec des Si dans les années 2,000, on tourne tout simplement en rond en faisant du surplace.

En conclusion, laissons nos péquistes à la gouvernance tout en démystifiant de vieux mythes nationalistes pour un bon bout encore. Afin que des amants du national soient confondus en revenant les deux pieds sur Terre. Car en français, un NON veut dire NON à l’envers comme à l’endroit et ce deux fois plutôt qu’une. Un respect pour la démocratie, n’est ce pas ? Avec plaisir, John Bull.

@denis Bélanger

après l élection de M. Couillard la troupe libérale avec l’éponge du déni vont faire une belle job de bras. Déjà M. Couillard disait que M. porter n’est pas tellement son ami !

Déjà les autres ministres ont combattu la demande d une commission sur construction jusqu au boutiste, Aujourd ‘huiles personnage avec un sans gêne sans limite appuie cette même commission !

Un jour faudrait faire l analyse du déni politique comme stratégie de persuasion

Depuis sa création le Parti républico-bananier libéral du Québec n’a pas eu le moindre besoin de dévier de sa mission première: Maintenir à jamais le statut politique colonial du Québec, la Province of Kwibek, au profit de tout ce qui lui est étranger.

Ce parti existe depuis toujours pour servir sa clientèle néo-rhodésienne permettant le maintien de la domination politique britannique et, depuis 1982, celle du Rocanada au Québec.

Lorsque les Québécois auront enfin décidé d’assumer normalement toutes les responsabilités d’un peuple adulte et émancipé, les archives du PLQ seront remisées au musée des civilisations à la section réservée aux artéfacts de l’ère colonialiste, de la servitude, de la honte.

Je dirais qu’il ait un peu diificile d’imaginer de grands changements à la direction du PLQ. Rapellons nous qu’ils sont passés bien proche de garder le pouvoir grace à la division du vote francophone.

S’il la CAQ maintient ses appuis, il pourrait être possible d’imaginer une élection pour le PLQ la prochaine fois.S’agit d’avoir un discours qui fait rêver un peu (un Québec plus fort) et d’avoir quelques idées et hop pour encore quelques années avec M.Couillard. Tout est possible et il ne vaut pas la peine de tout changer.

Le PLQ ne doit pas assumer tout le blâme pour le financement devant des grandes entreprises comme SNC-Lavalin. Le PQ a aussi beaucoup mangé à cette assiette et j’ai bien hâte de voir s’il rembourserons ces contributions.

Pour la fête de Jean Charest mettons que beaucoup de monde irons le remercier. Certainement qu’il sera recompenser pour sa contribution si ce n’est pas déjà fait. J’ai aussi hâte de voir la place que l’histoire lui réservera.

Je suis très fatigué d’entendre toutes ces personnalités du monde des affaires (Commission Charbonneau) ou de celui de la politique (Couillard et al) essayer de nous faire croire en leur irréprochable intégrité.

Pour plusieurs sinon tous, si effectivement elles sont intègres, ces personnalités sont d’une puissante naïveté qu’elles pourraient même être qualifiées de stupides.

Couillard fait définitivement parti de cette faune.

Ce midi, à Radio-Canada lors de l’émission de Michel Lacombe, j’entendais des libéraux notoires et très impliqués. À un moment donné de leur discours, je me serais attendu à ce qu’ils disent que si Ottawa continuait sur sa lancée à nier au Québec tout le respect que logiquement il mérite, ils ne verraient pas comment ils demeureraient fédéralistes.

Que j’étais dans l’erreur ! Tout cet aréopage de fédéraux libéraux n’a pas un instant remis en cause sa foi fédéraliste. Tels des colonisés invétérés, tous ces personnages sont simplement incapables d’imaginer un Québec n’étant pas sous la botte d’Ottawa.

Il m’est de plus en plus évident que les fédéralistes Québécois libéraux ne sont que des Tanguy incapables de prendre leurs responsabilités d’adultes et qui préfèrent vivre au crochet d’Ottawa, comme des parasites.

Alors quand je les entends parler de politique c’est comme si j’entendais certains cardinaux catholiques ( dont Marc Ouellet )parler de l’égalité des sexes et du respect des garçons mineurs.

Où est leur crédibilité ?

«J’aurai toujours les yeux plein d’eau mais je les aurai toujours ouverts.»
[Paul Piché]

M » Couillard semble le seul tenté par une réforme du parti. Les autres sont satisfaits du passé et de l’avenir dans les mêmes eaux. Gardons le cap!

M. Charest a transformé le PLQ en succursale d’un parti fédéraliste et centralisateur. Ottawa le grand frère doit décider. Le Québec doit suivre. Pas de chicane avec Ottawa. Voilà le mot d’ordre. Le Québec à Ottawa, pas le Québec aux Québécois. Surtout pas. Le Québec aux Canadians.

Ce parti est désolant. Il fut jadis grand, noble, majestueux, respectable. M. Charest lui a rogné les ailes et le bec. Chapeau M. Charest. Mission réussie.

@ Jean-Pierre Gascon (# 4):

Encore une fois je vous pose la question: combien de nouvelles âmes espérez-vous convertir à votre religion qui date d’un autre âge avec ce genre de discours éculé Monsieur Gascon?

Le Parti Libéral a fait de très grandes choses et a eu de très grands chefs tout comme il a commis des erreurs certaines fois.

C’est dans la nature des partis politiques qui ont exercé le pouvoir.

Bonjour,

Pour le plus grand bien du Canada, le prochain chef du Parti libéral devrait dans un endroit normal qui n’est pas dévoré par les affres du nationalisme cesser de jouer sur la cassette nationaliste en voulant sembler aussi nationalistes que les péquistes. Le Parti Libéral du Québec devrait se respecter en tant que parti Fédéraliste et cesser de « troller » dans les fragiles émotions nationales de nos « grosses boules d’émotion que sont nos péquistes. Au moins, les libéraux se respecteraient en ayant été les grands bâtisseurs du Québec moderne contre vents et marées nationalistes depuis le début du siècle dernier.

Certes, nous devons convenir que « TOUTES LES MESURES SOCIALES » sans exception sont venues du Parti Libéral du Québec aidé du Parti Libéral du Canada à la fin des années 1960 avec le flamboyant Monsieur Pierre Elliot Trudeau qui culbutait par la raison de vieux mythes nationalistes du Québec, ce petit peuple victime de partout qui avait tant et tant souffert soit « ben pire que les Autres » et pourtant.

En outre, le Parti Libéral du Québec doit faire face aux évidences avec le nationalisme québécois qui bat outrageusement de l’aile tout en étant sur le respirateur artificiel depuis au moins l’année 1995. Et en écrivant ces lignes, en direct de l’écran de RDI, monsieur Jean Charest qui s’adressait à ses militants en disant « rien de moins » au sujet du Québec soit : le plus beau peuple au monde »…??? Dois je en rire ou plutôt en brailler un bon coup ??? Pourquoi ce besoin exaspérant « de se voir OBLIGÉ de se péter ainsi les bretelles » ? Et bien OUI, ça fait dur en sacrebleu et comme disait un ancien voisin péquiste : On n’est ti assez mal pris pour dire des afféres de même……

Finalement, tout comme le Parti Libéral est le fier descendant de nos Patriotes de 1837-1838 en perpétuant l’oeuvre et les désirs de ceux ci, le Parti Libéral du Québec suivit pendant longtemps les Grands Frères d’Ottawa qui montraient la voie du socialisme par le centre gauche en amenant toutes les mesures sociales dignes de l’Europe d’alors en pleine face de l’extrême droite américaine. En montrant la voie à l’Amérique entière dont cet Oncle Samuel si avaricieux pour les mesures de gauche. Le Canada fut longtemps dans tous les pays des Amériques le SEUL ET UNIQUE pays avec des mesures sociales et de le faire en pleine face de leur seul et unique voisin furieux de cet état de fait. Le Canada gagna la « guerre en faveur de l’Humanisme et du Social » dans les Amériques »….. Mettez ça dans votre pipe, certains péquistes enragés et frustrés parmi vous, le Canada ne fut jamais le colonisateur que dans vos mensonges les « plusse ratoureux » vous vous êtes « faites des méchants accraires » comme y disent dans le Québec en régions.

En conclusion, en m’adressant au prochain chef du Parti Libéral, lâchez donc cette cassette ridicule de jouer la carte nationaliste en voulant être plus péquiste que les péquistes. Est ce clair, vous n’en avez plus besoin ? La Cause fait depuis 1968 « un boutte sur les coudes et les genoux » et la très grande majorité de nos québécois n’ont pas du tout « PEUR », les québécois n’en veulent pas. Même en leur disant pour les « artrousser un peu de terre » : le plus beau peuple sur la terre….Et dire que ça vient de Monsieur Jean Charest….. En terminant, dans ce Québec au Q béni comme nulle part sur la Planète : « Mais kessé qu’on n’a » faite » au Bon Dieu pour être arrangé de même » ? entend on de partout dans le Québec en régions…. Au plaisir, John Bull.

M. Jean « insulteur public de ses adversaires » Charest, à sa fête du PLQ d’hier, à la place de se conter d’être heureux de la fête que son parti lui avait organisé, en a profité pour attaquer le PQ et Mme Marois avec hargne.

M. Charest, laissez donc ces attaques de ruelles à votre successeur qui sera nommé aujourd’hui.