En rappel: L’histoire s’écrit à l’encre débile – Fred Pellerin

Il arrive que les poètes puissent dire le réel du moment mieux que tous. Car ils ne parlent pas que des événements mais de ce que les événements font au tissu humain et au tissu de l’histoire.

De quoi parlait Fred Pellerin dans sa prise de parole du 24 juin ? Je vous laisse juge:

Un extrait du texte, qu’on peut lire en entier ici:

On se vote comme on se vend.
Puis les partis oublient de nous faire un tout.
L’histoire s’écrit à l’encre débile.
Advienne qui pourrira.

Jusqu’à se dire que peut-être…
Chacun de notre bord…
Peut-être que l’histoire nous a joué un tour,
Peut-être qu’il n’est plus une fois,
Peut-être qu’il n’est plus aucune fois.

Ils sont où nos hommes forts,
Les géantes, les coureurs,
Les diables, les belles danseuses?
Quand on cogne sur la bulle
L’impression que ça sonne creux
Comme une grande légende vide.

Il était une fois…
Est-ce qu’il est déjà une fin?

Il était une fois,
Il n’est plus une fois.
Pourtant, les demain continuent
De cogner à la porte.

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Je ne le sais bien pas de quoi il parle hum??

Et bien qu’il fasse attention : on va aller le chercher comme candidat pour un parti X, il est populaire, ça devrait être bon!?!?!?!?

Marilène, trop de cynisme, c’est comme pas assez.

Ça c’est une analyse poétique de notre devenir par cumul historique. J’en avais des frissons dans le dos. Mais, avec l’intérêt qu’ont les Québécois pour les »choses » de lettres, disons que Fred Pellerin met un pied de par devant le sentier des grands poètes de ce pays des gens sans nom.

Fred Pellerin, ose dire poétiquement, ce que l’on pense, mais n’osons pas dire politiquement.

Quel beau texte ! Formidable !

Cependant, je crois que nous sommes vraiment rendu ailleurs.

Je vis au centre ville de Montréal et je suis des semaines complètes sans parler français. Ça c’est une réalité tangible.

Le Québec est endetté presqu’au même niveau que la Grèce. C’est une autre réalité.

La mondialisation de l’économie est en train de détruire notre économie. Autre réalité.

L’immigration massive que nous connaissons recherche sont profit. Réalité.

Que nous reste-t-il ? Trois fois rien … et nous devrons le vendre à plus riche.

En ce qui me concerne, c’est fini.

J’ai l’impression d’assister à la fin définitive de mon peuple, au début du grand déclin irréversible.

Merci à vous autres les fédéralistes. Quand nos petits enfants vont regarder tout ça en se demandant pourquoi leurs ancêtres n’ont rien fait quand c’était le temps, j’espère qu’ils se souviendront que quelques uns parmi nous ont toujours refusés la défaite et ne se sont pas écrasés.

Fred est aussi grand que Félix l’était à son âge, à peu près. De la grandeur de Gilles Vigneault aussi au point de vue de conteur et de chanteur. Nos conteurs, chansonniers, poètes. La relève qui fait rêver, en France, au Québec et dans la francophonie, comme ses prédécesseurs, incluant Léveillée, c’est Fred Pellerin. Merci bien !

Je ne veux pas que nous soyons une nation en péril… Je trouve son texte très beau mais le genre de texte à lire dans un salon funéraire… C’est comme si on avait rendu les armes : C’est fini, on est vaincu ! Et de toute façon, c’est ce que je ressens depuis le 2 mai et encore plus depuis la crise au PQ… Triste !

Tout simplement magnifique… ça m’a arraché quelques larmes… Et je vois beaucoup de gens partager ce vidéo sur les réseaux sociaux… C’est encourageant. Beaucoup de gens sont liés à cette cause souverainiste. Jeunes et moins jeunes.

De la belle parlure

Je ne crois pas qu’il faille trouver dans ce conte un quelconque message politique. Fred Pellerin est par définition a-politique. Son univers se limite à Saint-Élie-de-Caxton et s’il parle d’un rêve, c’est probablement à la coupe Stanley qu’il pense.

»c’est-tu déjà la fin ? »

Parfois j’ai presque l’impression que oui surtout à cette St Jean pluvieuse et dans ce Québec divisé politiquement.

Aussi quand je vois Gérard Deltell,les radios poubelles de Québec,Desmarais et power-gesca,L’anglais à Montréal,le Pascal Picard band et l’insidieux Canada anglais …

Mais j’ai aussi la conviction que va survenir un évènement et que ça va lever.Pourquoi? Parce que l’histoire du Canada et du Québec est ainsi faite…

Et surtout qu’un chef va arriver ,c’est ce qui nous manque le plus .Une personne que l’on écouterait en qui nous aurions confiance.

dors Québec dors, chaque matin tu perds un peu de ta langue, mais si peu.
Chaque jour on te dépossède de tes richesses qui veut.
On te manipule comme un enfant avec tes impôts
le temps s’est-il arrêté à l’époque des porteurs d’eau?
Tu brandis le drapeau fleurdelisé une fois par année, n’attend pas qu’il ne devienne blanc.

c’est pour quand le retour des hommes forts et des poètes au pouvoir?

j’ai vraiment hâte..

Bonjour,
Ce Monsieur Fred Pellerin doit une fière chandelle à Radio Canada par l’entremise de Madame Marie France Bazzo qui l’a en quelque sorte catapulté au zénith avec sa défunte émission d’Indicatif Présent. Que de courbettes imaginées pour ce conteur d’histoire à dormir debout. Quitte à passer pour un rabat joie, en me faisant tarabuster de la sorte par de telles insignifiances, je préférais toujours fermer la radio. Qu’à cela ne tienne, pour la première fois, en toute honnêteté, c’est la première fois que je découvre un texte de cet artiste qui a de la consistance et qui se tient. N’en déplaise à tous ceux qui aiment les histoires à dormir debout.
Finalement, Monsieur Fred Pellerin semble dans ce texte s’amuser avec les mots en les triturant un peu comme le faisait Sol, soit Marc Favreau. En conclusion, ce qui me semble paradoxal avec ce texte, c’est que Monsieur Fred Pellerin qui a fait son pain et son beurre avec les histoires à dormir debout semble en train de démanteler de suave façon l’histoire à dormir debout que fut celle de la pseudo souveraineté du Québec. Cette histoire cousue de fil blanc qui s’étiole par le biais de ce texte explique beaucoup la très grande popularité que toutes les histoires à dormir debout trouvent preneur dans une société qui se croit distincte. Bien à vous, John Bull.

Pierre Talbot: vous crachez tellement de lieux communs, ça en est triste!

La mondialisation est bonne pour l’économie du Québec, comme pour celle des autres petits pays, nous sommes des exportateurs et en se séparant on pourrait rejoindre les rangs des pays scandinaves, de la Suisse et des autres petits pays qui ont sus profiter de la mondialisation grâce à une flexibilité et une que les plus gros pays n’ont pas.

Concernant la dette, c’est encore une fois un problème exagéré. Oui on pourrait avoir une plus grande marge de manœuvre en réduisant notre dette, mais étant souverain on aurait à notre disposition des outils qui nous permettrait de réduire plus efficacement la dette par exemple une privatisation partiel d’Hydro-Québec qui n’est possible que si séparé du Canada. Rappelez-vous que le Canada à longtemps été le cancre du G8 en matière de dette et qu’il a sue en moins de 10 ans devenir un des leaders. C’est la même chose pour le Québec.

Pour ce qui est de l’immigration massive, il est effectivement temps de l’arrêter. Elle nous coûte cher (les 50 000 immigrants que l’on reçoit par année nous coûtes à peu près le dernier déficit de Bachand) et amène son lot de problèmes sociaux.

Quel conteur que ce Fred Pellerin ! Il faut voir son dernier spectacle et ceux à venir !

John Bull: Sorry, vous n’avez rien compris, mais rien du tout! Essayez autrement, peut-être y arriverez-vous! Sinon, c’est pas grave, faut toutes sortes de monde pour faire un monde: des Fred Pellerin, des John Bull et des moi-même entre autre….

L’idee d’une Nation ne fera toujours que dans le populisme et l’imaginaire collectif.

Le jour ou on a arrete de faire des enfants est le jour ou on a collectivement decide de notre avenir.

Quel texte magnifique! et merveilleusement dit! Voir des jeunes rêver d’un pays me réconforte durant ces jours sombres. Il y a près de 50 ans que je rêve de ce pays et je continue d’espérer, envers et contre tout… et tous.
Merci d’avoir partagé cette poésie.
Lise

En « brodant » autour du texte de Fred Pellerin, j’y ajoute ceci:
Advienne qui poursuivra, jusqu’à ce qu’il y ait une fois, une fois pour toutes, une fois où nous serons debout ensemble, une fois où le projet ne sera pas seulement celui de gérant d’estrade ni de gérant de province, une fois où le pays solidaire prendra forme. Demain, bientôt, une fois pour toutes!

Oui, ça veut dire oui, pis c’est avec des oui qu’on réalisent nos rêves et qu’on pourraient bâtir un pays ou ben réaliser ce bout de rêve… pis ce ne sera plus une légende mais bien une réalité. Bravo Fred, pour continuer à transmettre le rêve de tous ces Québécois qui même s’ils disent non, ils aimeraient tous que ce soit oui que l’on entende… encore Bravo, et merci pour tous ces mots.

Oui, ça veut dire oui, même pour ceux qui disent non ils voudraient qu’on entende oui sans qu’ils le disent, car ils ont peur de se tromper. Mais réaliser le rêve de toute une collectivité c’est toute un projet, qui est déjà amorcer. Bravo Fred de nous faire souvenir de ce rêve de géants et géantes que sont les gens de ma province…Vive les grands hommes…

Le jour où s’écrira l’Histoire à l’encre indélébile sera le jour de la victoire pour toute un Nation.
Merci Fred pellerin pour cette poésie belle et lucide!

Malgré la faillite lamentable de notre classe politique, les géants de notre culture maintiennent vivante l’idée de notre indépendance nationale.

Merci Fred Pellerin.

Le pays se construit veut veut pas,oui et non confondus. Il est comme l’individu, entre rêve et réalité, tire vers le haut, se contente du bas.Avant de dire un vrai oui, il y a peut-être bien des « non » à dire: non au vide, non au gaz de schite (sic), non à dormir au gaz pour un oui ou un non, non à la corruption comme à la corrosion. Et puis , oui ou non,un pays comme une coquille ou comme une couille? Article 1: aimons-nous quand même, aimons nous jour après jour…

21, vous avez tout dit… Nous avons décidé de nous tuer nous-mêmes en ne sachant plus compter. Nous nous éliminons en douceur à mesure que nos parents meurent. Il faut au moins 2,4 de taux de fécondité uniquement pour maintenir la population. Nous sommes très loin du compte avec un maigre 1,7 en 2010. En fait, il faudrait 3 enfants par couple minimum. Levez la main ceux qui en ont plus que deux… Les chiffres font peur pour qui sait compter. L’assimilation, c’est nous qui l’avons lancée.

À toi seul Fred, tu nous fais vivre de l’espoir…par ta belle parlure, ta jeunesse, ta poésie et ce petit grain de naïveté et de folie que plusieurs ont perdu-on ne sait pas trop où- mais assez loin pour oublier des possibles comme tu dis!
Merci de nous brasser par tes mots!! En t’écoutant j’ai eu une pensée pour Sol (Marc Favreau) qui nous manque et savait nous ouvrir les yeux tout en jouant avec les mots de belle façon mais aussi à Félix pour la poésie et l’engagement. Tu es un jeune homme comme il en manque ici pour qu’on se souvienne des « il était une fois » mais encore plus maintenant des si attendus « il sera une fois »…ça se conjugue si bien quand on y croit! Merci pour ta candeur.
Belle et longue vie à toi, tes textes, ta famille, ton engagement!

Merci à Fred Pellerin, merveilleux Fred Pellerin pour dire si bien… Et merci à Jean-François Lisée de nous le rappeler.

Texte lucide. 2011 sera retenue dans l’histoire comme l’année où les Québécois ont décidé de disparaître.

Merveilleux poeme de Fred Pellerin qui nous redonne espoir et confiance comme René Lévesque le faisait a l’époque …. Soyons confiant et que ces 8 millions de Québécois se fassent confiance et se donne un pays avec toute la dignité que cela apporte …. Allez , arrêter de mourir a petit feu bande de cave …..

Cher Fred, a chaque fois que je t’entend, nous lire, nous dire, nous chanter, tu me redonnes de la fierté. Fierté d’etre Québécois, une ile, un roc dans la riviere sauvage de l’amerique du nord anglosaxone, tu nous fait revivre, tu nous fait survivre. A toi Fred, je leve mon verre et chante « Gens du Pays » , meme si on a pas encore de pays. je garde l’espoir que nos enfants diront, S’t une fois, des francophone d’ameriques qui ont finalement choisi d’avoir leur pays… L’histoire nous retiendra ou nous oubliera.

On vote comme on se ment. 60% des votants Canadiens n’ont pas opté pour les Conservateurs. Une majorité de Québécois(e)s a voté pour Jack Layton, pas pour le NPD, parce qu’il avait une bonne tête. Il était déjà moribond et il ne l’a pas dit. Son entourage n’a pas dit que le cancer des os est la première et plus fréquente marque de la généralisation du cancer partant de la prostate. On ne fait pas de la politique avec des bons sentiments.

Coudonc, ça finit un jour, le plaignage?

La dernière en date: « Le jour ou on a arrête de faire des enfants est le jour ou on a collectivement décidé de notre avenir. »
La baisse de natalité est une caractéristique occidentale mais bien sûr, c’est ici qu’il faut se sentir coupable. Ceux qui l’utilisent comme excuse disparaître en avaient des dizaines d’autres avant et ils en auront des dizaines d’autres après.
Des exemples?
« Au Québeeec, on mérite de disparaître parce qu’on parle trop mal le français »
« Au Québeeec, on mérite de disparaître parce qu’on est pas assez ouvert aux autres »
Suivi de, ou précédé de, ou dans la même phrase:
« Au Québeeec, on mérite de disparaître parce qu’on se laisse manger la laine sur le dos »
Avant c’était:
« Au Québeeec, on mérite de disparaître parce qu’on est une petite société enfermée dans la religion »
Maintenant c’est:
« Au Québeeec, on mérite de disparaître parce qu’on a perdu nos valeurs »
On a changé trois fois de noms, mis la religion dehors, gagné des Oscars, ouvert des ambassades, produit des vedettes internationales, Robert Lepage monte des pièces à Londres pendant que le gars du cirque du Soleil fait des balounes en orbite mais il y en a encore pour dire qu’il faut sortir le Québec du Québec, le tout écouté dans le plus grand respect.
Bin si vous y tenez: avec tout le respect que je vous dois, on vous a assez entendu. Ça ne donne absolument rien de se justifier au regard de gens comme vous.

Bonsoir,

Il était une fois un petit peuple totalement en amour avec des mots que souvent il ne comprenait pas en le faisant tomber littéralement en pâmoison avec les conteux et les raconteux d’histoires. Tout en n’apprenant jamais de ses erreurs, toujours victime des marchands de bonheur…. Et parmi ceux ci, des faiseux de pays dupèrent ce petit peuple en le pognant dans le détour en lui faisant prendre de tristes vessies pour de lumineuses lanternes…… Au plaisir, John Bull.

Pathétique !

Pourquoi Fred a-t-il mis un s à foi à chaque fois ?

Je conviens avec Jean Ferrat que :

« Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l’horizon
Et le futur est son royaume

Face à notre génération
Je déclare avec Aragon
La femme est l’avenir de l’homme »

De mémoire

Sans la foi, reste l’espérance et la charité.

Nous avons maintanant la trinité québécoise qui rejoint la culture universelle : Leclerc, Vigneault et Pellerin.