L’homme des banlieues

Lors de son témoignage devant la commission Charbonneau, Gérald Tremblay s’est surtout évertué à camper son personnage familier.

Ce personnage, vous le connaissez par coeur. C’est celui d’un maire «intègre», aux «valeurs profondes», mais néanmoins victime de tous ces mécréants qui, dans son entourage, ont «trahi sa confiance» en refusant de l’informer des malversations sous lesquelles son administration croulait de plus en plus.

Qu’à cela ne tienne. Son témoignage aura tout de même mis de la chair, beaucoup de chair, autour de l’os de son personnage connu. Pas informé, Gérald Tremblay? Vraiment? Voyons voir…

Devant la juge Charbonneau, ce fut une autre histoire.

On aura plutôt vu un homme qui, dès son arrivée à l’hôtel de Ville, se fait avertir par le directeur général que des rumeurs flottent déjà sur des «enveloppes brunes» circulant à la Ville. Or, Gérald Tremblay ne commande pas la moindre enquête pour amasser les «preuves» qu’il se désole pourtant devant la commission de ne pas avoir eu pour «agir» dès le début.

Un maire qui, au cours de ces onze années au pouvoir, congédierait sur le champ certains de ses plus proches collaborateurs sur la simple foi de quelques coups de téléphone reçus «sous le sceau de la confidentialité». Des appels qui, raconte-t-il, l’«informaient» de comportements inappropriés au sein même de son plus proche entourage.

Un maire «intègre», mais qui ne pose aucune question sur le financement de son parti Union Montréal. Disant ne jamais s’en être mêlé, il dit même avoir laissé le tout à des «organisateurs» qui, eux, lui disaient de se pointer à des événements de levées de fonds.

Un maire qui, jusqu’à la propre démission de son bras droit Frank Zampino en 2008 supposément pour aller «relever d’autres défis», lui conservera sa confiance encore pour un temps. Que Zampino, son tout puissant président du comité exécutif de la Ville lève tout à coup l’ancre, ne semble même pas lui avoir paru un tantinet bizarre…

Un maire qui, même après avoir congédié son grand argentier Bernard Trépanier pour avoir tenté de soutirer un pot-de-vin de 1 million de dollars à la compagnie SmartCenters en se présentant comme un «official of the mayor», le laissera tout de même continuer son boulot plus discrètement dans les coulisses…

Un maire qui, dans toute sa fausse candeur, raconte même devant une commission médusée qu’il avait informé le chef de police de Montréal de l’époque, Yvan Delorme, de cette tentative d’extorsion. Or, Gérald Tremblay ne s’étonne pas une miette d’entendre Delorme lui répondre comme si rien n’était : «Gérald, il n’y a pas eu d’acte de commis, donc, y a pas matière à enquête».

Pas de matière à enquête?

Tenter d’extorquer un million de dollars d’une entreprise en se présentant comme un «official of the mayor» capable en échange de faciliter la réalisation de son projet n’aurait pas été «matière à enquête» alors que si prouvée, c’est une offense criminelle?

En réaction, Yvan Delorme nie avoir banalisé l’affaire Trépanier : «Ça aurait été ridicule de ma part si je lui avais dit ça car je sais très bien qu’on peut porter des accusations même si un crime n’a pas été commis».

Bref, un autre épisode peu réjouissant de «qui dit vrai?»…

À la lumière du récit des circonstances du congédiement de Bernard Trépanier par le maire, une question qui tue vient à l’esprit: pourquoi diable le maire Tremblay n’a pas immédiatement passé le dossier à la Sûreté du Québec – le corps de police responsable en matière de corruption municipale?

Était-ce par crainte, une fois l’enquête enclenchée, de voir son parti et son administration entachés par une allégation aussi lourde? Était-ce par crainte d’en voir l »effet décuplé si Trépanier était trouvé coupable?

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L’homme qui en savait beaucoup, mais n’en disait rien

En fait, en congédiant ou en acceptant la démission de membres puissants de son entourage pour des causes troublantes dont on l’avait mis discrètement au courant, Gérald Tremblay balayait le tout sous le tapis.

À la lumière de son témoignage, on comprend encore mieux à quel point le maire semblait en savoir beaucoup.

Les voyants jaunes et rouges avaient beau s’allumer sous ses yeux tel un arbre de Noël, le maire gardait beaucoup de choses pour lui-même. Il ne communiquerait même pas à la SQ cette allégation de tentative d’extorsion d’un million de dollars. Tellement discret, le maire, qu’il n’informait pas les «congédiés» non plus de la raison de son geste.

Lorsqu’il apprenait qu’un tel soupait avec Tony Accurso, qu’un autre avait tenter d’extorquer une entreprise ou qu’un autre encore entretenait des liens étroits avec des dirigeants de puissantes firmes de génie-conseil graciée de généreux contrats de la Ville, il congédiait simplement les ripoux en espérant que le problème disparaitrait avec eux.

On voit ici à quel point sa première préoccupation semble avoir été de tenter de préserver l’image de son administration. Bref, Gérald Tremblay tentait surtout de gérer les «perceptions» du public et des médias.

Plusieurs fois durant son témoignage, il répétera d’ailleurs ce grand classique des coulisses du pouvoir : «la politique est surtout une question de perception».

Même lorsque Frank Zampino l’informe en décembre 2008, soit quelques mois à peine après sa démission de la présidence du Comité exécutif, qu’il se joindra à la firme de génie-conseil Dessau – un des gros joueurs du contrat controversé des compteurs d’eau -, Gérald Tremblay s’inquiète nettement plus des conséquences possibles de la nouvelle sur son parti que de la faute éthique grave qu’elle pourrait trahir.

Il lance alors à Zampino qu’il commet une «erreur stratégique grave»Le mot qu’il utilise ici est bien «stratégique» et non pas «éthique». Craignant comme la peste la réaction des médias, le maire appelle même Jean-Pierre Sauriol de Dessau pour l’implorer de ne pas faire ça. En vain, bien entendu.

Le seul fait que Zampino ait fait la fleur au maire de l’avertir privément de son passage chez Dessau laisse croire que les deux hommes étaient encore proches. L’ex-bras droit du maire connaît intimement le jeu politique, comme en atteste l’avertissement préventif qu’il fait à son ancien patron par courtoisie. Attention mon Gérald, ça va brasser, semble-t-il avoir tenté de lui dire…

Bref, s’il y a une chose qu’on peut croire de l’ex-maire, c’est lorsqu’il jure ne pas être un homme «naïf». Très vrai.

En effet. Comment croire qu’il n’ait jamais compris que cette valse de départs chez ses proches collaborateurs se terminant souvent en lucratifs retours d’ascenseur au privé, n’était qu’un gros symptôme d’un système de collusion et de corruption gangrénant de plus en plus la gestion de la Ville et des fonds publics?

Derrière ses airs de grand justicier se cachait en fait un stratège politique d’expérience comprenant fort bien que pour protéger le pouvoir de son parti, mieux valait mettre le couvercle sur la marmite des malversations qui se multipliaient autour de lui.

Lorsque la procureure de la commission lui demande s’il avait considéré le poste de Zampino chez Dessau comme une «récompense» en échange de gros contrats obtenus de la Ville – une évidence dans les circonstances -, Gérald Tremblay pousse même l’enveloppe jusqu’à répondre «non». De toute manière, ajoute-t-il, il n’avait pas à «juger» des motivations des gens. Ah bon?

Contre toute logique, il s’entête donc à dire qu’il n’a pas vu ce qui crèverait pourtant les yeux du premier néophyte en politique. Tout pour encore et toujours tenter de préserver les «perceptions».

Pour un chef de parti, un maire ou un chef de gouvernement, les «motivations» en ces matières, c’est pourtant très, très important qu’il puisse les identifier. Les «motivations», ce sont en fait les «intérêts» en jeu dans toute situation de malversation. Un chef qui voudrait éradiquer un dérapage éthique ne ferait jamais l’économie de la nécessité d’en découvrir les vraies «motivations».

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L’homme des banlieues

Le récit de la genèse de son arrivée à la mairie est un morceau essentiel du puzzle Tremblay et de son règne de onze ans à la mairie de la métropole économique du Québec.

À la commission Charbonneau, il raconte comment, quelques années après avoir quitté la politique provinciale, le maire de Verdun de l’époque, Georges Bossé, l’approche alors pour la mairie de la nouvelle ville fusionnée par le gouvernement Bouchard.

Bossé était le maire «représentant» des villes-banlieue opposées à la fusion, mais forcées d’y adhérer. Il dit à Gérald Tremblay que ces banlieues cherchent un candidat capable de «travailler avec les deux côtés» – les villes-banlieue et l’ancienne Communauté urbaine de Montréal.

En réalité, à l’époque, plusieurs maires de banlieue rêvent d’un candidat connu qu’ils pourront vendre à leurs électeurs en furie contre la «fusion forcée», incluant ceux fort réfractaires de la communauté anglophone.

Gérald Tremblay, un ancien ministre libéral de Robert Bourassa, répond parfaitement à ce critère. Il fera très bien l’affaire.

Pragmatiques, ces maires comprennent qu’ils doivent faire avec cette fusion. Les avantages pourraient même en être étonnants. Après tout, la Ville de Montréal est un très gros donneur d’ouvrage, comme on dit. Fusionnée, elle le sera encore plus. Et qui dit donneur d’ouvrage, dit donneur de contrats.

Avec Gérald Tremblay, s’il est élu, les banlieues recevront la clé qui leur ouvrira les portes de ce très gros donneur d’ouvrage. Avec lui, s’il est élu, leurs leaders seront au pouvoir au centre même de la nouvelle grande ville fusionnée.

Bossé lui dit même, tenez, que M. Tremblay aurait «intérêt à rencontrer Frank Zampino», le très bien branché maire de Saint-Léonard. En fait, plusieurs maires de banlieue lui disent la même chose. Une  bien jolie coïncidence.

Les éloges pleuvront sur Zampino au point où Gérald Tremblay en fera son «numéro deux» officiel dès avant l’élection de 2001.

Le maire de Saint-Léonard ne connait pourtant pas très bien les rouages d’une grande ville comme celle qui naît des entrailles de la fusion, mais il connaît bien ceux du financement politique. Il a aussi de bons ami en politique provinciale au PLQ, sans compter, il va sans dire, chez de très gros bonnets de la construction et du génie-conseil. Zampino, ce comptable de formation, semble tout à coup valoir son pesant d’or.

À la commission Charbonneau, on apprendra même que dans les années 90, il assistait à la «cérémonie de mariage unissant la fille de Frank Cotroni et le fils de Joe Di Maulo» – deux membres «influents» de la mafia. De toute évidence, l’homme gagnerait à être connu du nouveau candidat à la mairie.

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Pierre Bourque : l’homme à battre

Par contre, si Pierre Bourque, le maire sortant, est élu – un farouche partisan de la fusion et peu enclin à faire des mamours aux banlieues -, ces dernières seront exclues, ou presque, du pouvoir.

L’enjeu est donc clair et tranché.

Avec des sondages plaçant Tremblay et Bourque nez-à-nez, la campagne électorale – longue en fait de neuf mois – est féroce. Les intérêts en jeu sont énormes. On ne badine pas avec la fusion…

À l’automne 2001, les rôles distribués sont plus clairs que jamais. Partout où il va, Gérald Tremblay est de plus en plus présenté comme le «candidat des banlieues» – celui qui promet une vaste décentralisation s’il est élu. Pierre Bourque, quant à lui, est l’homme de la grande ville fusionnée  – l’homme de «une île, une ville».

En fin de campagne, Bourque ira même jusqu’à faire de l’élection un véritable référendum sur la fusion. Il en paiera le prix.

Le soir de l’élection, Tremblay clanche Bourque, mais de peu. Le premier rafle 49% des voix, le second, 44 %. Sa victoire, le nouveau maire la doit bel et bien aux banlieues dont les maires furent ses recruteurs pour représenter leurs intérêts.

Bref, si Tremblay donne aux banlieues la clé de l’hôtel de Ville, celles-ci lui donnent en retour la clé du pouvoir. On appelle ça, je crois, un mariage d’intérêts.

Pour le nouveau maire, par contre, il y aura un prix de reconnaissance à payer pour de tels appuis.

Ce prix, il le paye en faisant de Zampino son président du Conseil exécutif tout en lui déléguant des pouvoirs considérables. Il le paiera aussi en y nommant un certain nombre de maires des ex-banlieues.

Une fois les renards dans le poulailler, comme disent les Anglais : the rest is history.

Non pas que la collusion, la corruption ou le crime organisé n’aient pas déjà mis les pieds à l’hôtel de Ville avant 2001. Le problème est que ces pratiques se sont intensifiées et installées à demeure par après. Un véritable système, en fait, s’est érigé peu à peu sous la gouverne de l’administration Tremblay.

Professeure au département d’études urbaines et touristiques de l’UQAM, Danielle Pilette explique ici le phénomène:

«Je reviens toujours à ça : c’est la culture (de collusion et de corruption) de certaines des villes de banlieue. Ça s’est juste étendu à l’ensemble de la Ville de Montréal. (…) La fusion n’a que renforcé et systématisé ça. On voit aujourd’hui qu’il y a eu une alliance entre certains éléments du parti du maire (Gérald Tremblay) et beaucoup d’éléments des anciennes Villes de banlieue, Saint-Léonard, Anjou, Saint-Laurent, Lachine, Verdun»

(…) Lors des fusions, on est arrivé avec une culture déviante qui a corrompu et systématisé des façons de faire déviantes à la nouvelle Ville.

(…) Union Montréal a été comme un vecteur de ça. Mais le problème, ça a été les fusions. La façon dont les fusions ont été faites. Une île, une Ville, ça donnait beaucoup de pouvoir. Surtout après les défusions du West Island et certaines Villes du centre. Ça donnait beaucoup de pouvoir à certaines anciennes Villes de banlieue qui avaient déjà leurs problèmes d’éthique.

(…) Ce sont les mêmes personnes qui se sont agrégées à Union Montréal. Ils ont un peu permuté leurs rôles, mais ils ont pris le contrôle de la grande Ville. (…) Ils ont renforcé leur territoire d’influence.

(…) Ça va prendre des années avant d’arriver à rectifier la situation. (…) Et je pense que intuitivement, les citoyens, les contribuables, le sentent très bien qu’on retarde le plus possible le ménage. On en a peut-être pour dix ans si ça continue à ce rythme-là.

(…) Jamais le gouvernement n’aurait dû concentrer le pouvoir à Montréal entre si peu de mains.(…) Et les défusions n’ont en rien aidé. Au contraire, les ex-banlieues d’où émanait la «culture déviante» ont vu leur influence augmenter encore une fois au sein de la nouvelle structure.»

***

Alors, «naïf», l’ex-maire Tremblay?

Qu’en pensez-vous?

 

 

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L’ex-maire Tremblay continu à entretenir son personnage. Ça le sert bien. À l’écouter nous nous rendons bien compte que cet homme est intelligent. Alors la naïveté ne peux expliquer à elle seule l’immense quantité d’informations malsaines que son entourrage lui cachait. Ses actes autoritaires pour se débarasser des brebis galleuses étaient posés uniquement quand il n’avait plus le choix et qu’il lui était impossible de faire comme si de rien n’était.

Non, je ne crois pas l’ex-maire Tremblay.

«Il n’y pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre»
[Proverbe]

Je commence a en avoir ras le ponpon de nos vertueux menteurs compulsifs . Tremblay ce grand croyant qui fait son signe de croix a l’envers continue de jouer au Saint-Innocent . Je préfère un ancien mafieux qui avoue ses torts a un vertueux qui cache les siens .

Et que dire de nos nombreux commentateurs de la chose politique qui nous pissent dans les oreilles régulièrement que l’ex petit maire est un homme honnête ayant été victime de son entourage !!!! Assez ! La cour est pleine .

Que des libéraux banalisent le rôle du libéral Gérald Tremblay dans cette corruption endémique c’est normal car ça fait partie de la » culture d’entreprise » de cette fromation politique mais quand le simple citoyen reprend l’argument de nos manipulateurs libéraux ça commence a faire .

Est-ce que le fait de faire son signe de croix a l’envers nous donne l’absolution céleste quand on ment comme un arracheur de dent !

Bonjour,

Bien sûr, il y a Montréal et puis il y a le Québec. Et ce n’est surtout pas le Québec qui fit évoluer Montréal mais plutôt l’immense diversité de sa population qui donne infiniment de couleurs à cette métropole qui démontre ainsi que le Québec n’est pas qu’un tapon de péquistes à la « pensée unique ». Monsieur Gérald Tremblay devient le bouc émissaire tout comme tous les autres dans cette Commission Charbonneau « que c’est beau » BEN ÉVIDEMMENT pour une gang de nationalistes avec Notre Dame de Beton qui n,avaient pour seul but que de brasser de la mar…..

En terminant, pourquoi ( DEMANDER AU POLITIQUE ) de mettre les Corps Policiers dans le coup……. POURQUOI lorsque cette arnaque du politique consiste dans ses sparages de berner la populace. Avec maintenant de bons nationalistes qui ARGODENT un show de TIVI dans le dialecte provincial. Un show de TIVI, ce que nos nationalistes voulaient en se ( pognant le beigne )……… Au plaisir, John Bull.

Oui, naïf dans son « innocence » dans tous les sens du terme mais, tellement de bonne humeur.

Très intéressant comme billet. L’ex-maire me fait penser à ces enfants qui, pris sur le fait ou sur le point de l’être, nient avec l’énergie du désespoir leur implication dans de mauvais coups. C’est carrément pitoyable…

Bien entendu, ce triste épisode n’aidera en rien la cause de la classe politique, toutes catégories confondues, auprès d’un électorat de plus en plus blasé et désabusé…

Bon week-end quand même!

Et le pire reste à venir, selon le Club des Ex. En effet, M. Tremblay est toujours au programme cette semaine. On va en apprendre des choses. 🙁

M.Tremblay, malgré ses savantes études universitaires en économie, n’a pas cru bon se familiariser avec les principes de bases de la morale (cours de philosophie) ou même se rappeler le petit catéchisme, école primaire : tu ne voleras point; tu ne mentiras point, tu n’invoqueras pas le nom de Dieu en vain (signe de la croix), tu ne feras point de faux serments… Evidemment, il a pu oublier ces préceptes. Ça remonte à si loin.

Mais pourquoi s’en étonner. M. Tremblay n’est-il pas membre du Parti Libéral? Dis-moi qui tu fréquentes… Tous les partisans, voir membres du Parti Libéral, ne sont pas foncièrement malhonnêtes, certes non, mais beaucoup des gens malhonnêtes dans l’actualité sont membres du Parti Libéral. 🙁 Est-ce un sophisme?

La semaine qui vient promet de nous en mettre plein les oreilles encore une fois. J’ai hâte d’entendre les opinions des psychologues sur tous ces tristes personnages qui nous ont coûté des millions au cours des années où ils ont sévi. Tout ça, en grande parti pour atteindre le déficit zéro. Lorsque l’on fait le vide à la fonction publique on prive l’état de tous ses moyens pour prévenir, contrer ce cancer que l’on a favorisé inconsciemment, soyons généreux, mais dans les faits.

Mettre à la tête de l’État des technocrates, des bureaucrates provoque des catastrophes sociales comme celles que nous vivons. Si j’aurais su… disait le Petit Gibus dans la guerre des boutons.

Est-il possible que l’ancien maire de Montréal se leurre inconsciemment? Il paraît tellement de bonne foi lorsqu’il témoigne… On lui donnerait le Bon Dieu sans confession.

Mais avant de faire ça, attendons la suite.

Excellent billet, Mme Legault. Bravo !
Le dévoilement de toutes les ramifications de l’industrie de la collusion-corruption ayant sévi durant la décennie (2003-2012), soit la durée du régime républico-bananier liberull, n’est toujours pas terminé à la Commission Charbonneau. Je reste toujours sur mon appétit quant aux liens possiblement entretenus par cette industrie avec les élus de l’ancien gouvernement. Des ramifications demeurent, à ce jour, complètement inconnues, dont celles pouvant remonter jusqu’au niveau du pouvoir d’intendance coloniale républico-bananière du parti liberull. Y a-t-il eu, oui ou non, complicité de John James Charest et de certains de ses ministres dans le développement d’une industrie de la collusion-corruption dont les tentacules se seraient étendues dans tout l’appareil d’État québécois ?

Bonjour Monsieur Tremblay bienvenu a la commission. Êtes vous naïf Monsieur le maire, mais pas du tout, si j’avais su les noms de ceus qui étaient avec Frank sur le bateau d’Acurso je l’aurais mis a la porte madame la présidente. Comme vous voyez madame la présidente , je lui ai demandé les noms mais il a refusé. Ah bon M.le maire, mais je pense que vous êtes naïf, mais au moins vous n’êtes pas corrompus comme les gens de certaines communautés culturelles qui vous entouraient. Je leur ai fait confiance madame , même la police n’a pas trouvé de lien entre eux et certain personnages douteux. Vous nous l’avez dit Monsieur le maire vous avez passé 3 heures dans le bureau de Frank en tête à tête avant d’en faire votre bras droit, a vous enquérir de sa famille et de ses amis sans lui demander ou venait son financement pour l’élection à St-Léonard. Madame la procureure en chef ici présente va vous poser certaines question Monsieur le maire et d’après le sourire qu’elle a, croyez moi, elle ne va pas vous mettre dans l’embarra , après tout vous êtes un des nôtres. Merci madame la présidente, il faut s’entraider entre gens de la même communauté. Vous avez raison Monsieur le maire vous êtes »naïf » mais pas corrompu comme ces étranges. Je ne vous le fait pas dire madame la présidente et bon weekend . J’aurais une petite remarque à faire avant de clore la session, vous devriez réfléchir deux fois avant de faire confiance à des étrangers. Maudit que je suis naïf!

Je n’ai jamais cru les gens qui se drapent dans la sainte-nitoucherie comme ce maire. J’ai toujours pensé quand il disait : »Je ne le savais pas », qu’il voulait dire : »Je savais ».

À J.Bull et Sa Majesté François, c’est un libéral. Un libéral de plus pris dans la magouille. Les commandites, c’était aussi des libéraux.

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