L’humour canadien de Louise Arbour

Interrogée pour la revue universitaire canadienne GlobalBrief, la Canadienne qui s’est le plus distinguée au niveau international pendant le dernier quart de siècle, Louise Arbour, explique pourquoi il y a peu de grands leaders canadiens au niveau international:

Image: ONU
Image: ONU

Vous connaissez l’histoire des homards au restaurant ? Un client s’inquiète du fait que l’aquarium n’a pas de couvercle. Il demande au restaurateur s’il y a danger qu’un homard ne réussisse à en sortir. Aucune chance, répond le restaurateur: ce sont des homards canadiens. Dès qu’il y en a un qui s’approche du sommet, les autres s’empressent de le ramener au fond.

Cette remarque porte la trace de la mesquinerie dont l’admirable Louise Arbour fut victime de la part du gouvernement conservateur au moment où elle était, de 2004 à 2008, Haut commissaire pour les droits de l’homme à l’ONU.

Dans l’entretien, qui porte sur le leadership, elle indique que les Canadiens, moins individualistes, sont plus présents et efficaces dans le travail multilatéral et d’équipe. Les Américains, « parce qu’ils croient qu’ils sont nés pour être des leaders, personnellement et en tant que nation », sont au contraire plus enclins à diriger, d’où leur sur-représentation dans les instances internationales.

Mme Arbour dirige aujourd’hui l’International Crisis Group, une ONG très respectée et influente.

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16 commentaires
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Quelle Secrétaire générale de l’Onu ça ferait ! Mais elle est peut-être trop franche.

Manifestement elle n’a pas la langue bardée d’éclisses de bois.

S’appeler Arbour et être fière francophone du Québec, ça rend les anglos du ROC semblables aux Américains :«ils croient qu’ils sont nés pour être des leaders, personnellement et en tant que nation».

Les Américains, “parce qu’ils croient qu’ils sont nés pour être des leaders, personnellement et en tant que nation”, sont au contraire plus enclins à diriger, d’où leur sur-représentation dans les instances internationales.

Je dirais plutôt que le poids politique de Washington explique en grande partie le phénomène.

Ce n’est pas pour ses compétences en développement international que Paul Wolfowitz avait été nommé à la présidence de la Banque mondiale. C’est parce que W Bush a imposé son choix.

Tout comme ce n’est pas parce qu’ils sont plus utiles que les avions US ont priorité sur les autres, à l’aéroport de Port-au-Prince; c’est plutôt parce que ce sont les militaires US qui contrôlent le trafic aérien à l’aéroport…

Tout comme les USA contrôlent pour bonne partie le trafic des jobs de direction. Il y a du tordage de bras, pas toujours « diplomatique » mais souvent financier…

Est-ce que les Québécois supportent ceux qui montent? Laliberté, Péladeau, Dion-Angélil? N’est-on pas souvent très fiers de nos succes stories?
Se différencient-on des canadiens?
M. Lisée, est-ce que les homards du Québec sont comme les homards canadiens?

Cette femme d’exception vaut tous les conservateurs réunis qui avancent du reculons dans l’étroitesse de leur aquarium. L’absence de couvercle pourrait symboliser le fédéralisme d’ouverture…

Moi je préfère l’histoire de la cage à homards de Monsiieur Parizeau… Tellement plus véridique!

L’influence d’un pays se mesure à son poids économique,politique,culturel et les USA en sont l’exemple le plus éloquent qu’on puisse citer.
Dans la situation présente, les autorités US ont rabroués la France pourtant classée comme moyenne puissance , en lien culturel historique avec Haiti et qui plus est, apportait de l’aide médicale dont ce pays avait un criant besoin et cette baffe s’est répétée trois fois.
J’ai regardé hier soir sur RFO l’excellente émission ENVOYÉ SPÉCIAL à Haiti ou cette situation était évoquée, quand les Yankees ont donnés priorité à leurs ressortissants plutot qu’à l’aide médicale française. Bel exemple de comportement impérialiste et d’absence de sensibilité pour les nombreux blessés qui pourissaient sur le pavé.
Loin de moi l’idée de diminuer l’importance de l’apport incontournable des USA dans ce drame mais ça illustre bien toute la puissance politique et autre que donne les moyens d’un pays de la taille des USA et des nominations de leurs représentants dans des postes-clés internationaux.
Pour ce qui est de la radio poubelle de notre capitale nationale il ne faudrait pas lui donner plus de place qu’elle en mérite.La TITDRETPASFINE de Québec ne sait plus comment faire pour s’illustrer sur la scène médiatique.

Surtout si le homard est Québécois et a du bleu sur sa carcasse,assez fier de sa culture francaise pour y arborer une fleur de lys sur ses pinces à l’international.Très rapidement et de façon sournoise ce homard va prendre le fond via l’aide de nos bons amis Canadians.

les homards des Îles-de-la-Madeleine se différencient par la couleur de leur élastique qui retient leurs pinces. Ça ne les empêchent pas de ramener vers le fond tout homard qui veut sortir de la cage

Merci pour le lien – excellent article – une vraie libérale 😉

Je reviens sur le sujet du bonheur, qui rejoint peut-être plus celui du leadership que l’on pense.

Je lisais une étude préparée par Jocelyne Bourgon, greffier du Conseil privé de 1994 à 1999, qui se penche sur l’expérience canadienne visant à l’élimination du déficit fédéral de 1994 à 1999. Page 14, on peut lire qu’on l’évaluation des programmes ne se fit pas en se demandant, « que doit-on couper », mais plutôt « que doit-on préserver ».

Eliminer un déficit est un projet de société, pas un exercise budgétaire, qui se fait en équilibrant les besoins des individus, des groupes, des régions, etc. Il est important d’agir rapidement et prudemment – donc d’avoir le bon groupe de personnes. Il faut aussi avoir la chance de son côté et garder un esprit optimiste face à l’avenir.

J’ignore si l’étude est disponible en français.

http://www.cigionline.org/publications/2009/9/prorgram-review-government-canadas-experience-eliminating-deficit-1994-99-canadi

« …ce sont des homards canadiens. Dès qu’il y en a un qui s’approche du sommet, les autres s’empressent de le ramener au fond. »

On voit bien que par cette phrase que les Québécois ne sont pas Canadiens à l’exception du nom qu’on leur à d’ailleurs emprunté.

Mme Arbour SERAIT LA MEILLEURE LEADER du parti LIBERAL canadien .

Je ne suis pas sur cependant que les Liberaux de centre droit a la Ignatieff sont prets a l accepter.

Mme Arbour est la PREUVE VIVANTE que nos lois DOIVENT FAIRE RESPECTER l egalite homme femme.

BRAVO Mme Arbour.

Propos discriminatoire non-fond-é envers les homards Canadiens! Voyons, croyez-vous que ceux d’Europe se font l’échelle ou le *filet grimpant* pour sortir de l’eau et de l’eau chaude en plus? Ils s’ouvrent des portes; *Vas-y… un beau bouillon d’eau qui monte, prends-le*… Et qui aura le goût de les choisir pour dégustation après une telle histoire. Les Madelinots eux auraient pu y gouter, elle aurait pu ruiner toute notre industrie ainsi… terrible, irresponsable!

Espérant qu’elle se reprend quotidiennement pour élever les droits des hommes-morts sans couvert pour rectifier cette bévue;

**Pathétique, le seul truc pour monter à la surface avec grand honneur/respect…c’est lorsque le pauvre homard n’est qu’un petit corps froid… Oh là, le silence au salon en haut!

J’opterais pour l’optique de solidarité bienveillante et protectrice. Puisque de toute façon, lorsqu’il y a des couverts, ils s’assomment dessus!!! Le complexe des homards ne commence t’il pas dans les cages à *clapets*? Dans les classes d’école, les jeunes se font plus souvent fermer le clapet par les homards d’autorité limitant l’apprentissage à l’articuler au plein potentiel profit d’équipe. Des *petits* leaders, ça dérange….. mieux vaux fermer les clapets, sinon on risque dangereusement d’y faire face et avec en prime, s’ils sont efficace, leurs moutons!

Une bonne femme bien vivante, une rescapée aidante Mme Arbour! Une autre fierté produit du Québec… 🙂 … combien de couvercles propulsés pour se rendre la, faut une tête assez dure et/ou un bon casque protecteur!

Je vous sers chaudement la pince!

Moi je suis une fan finie de Mme Arbour depuis des années. Je trouve la blague très à-propos et aimerait un jour mettre un « X » à côté de son nom à titre de « vraie » première ministre du Canada. Merci pour l’inspiration Mme Arbour et mes hommages.

Voilà la subtilité de la censure, et de la manipulation médiatique, dont le Canada se fait promoteur pour qu’il n’y ait qu’une minorité qui ait accès au leadership.

Et on peut le voir, lorsque les solutions viennent de l’autre côté du mur de berlin canadien, qui incite de bons patriotes à refuser la représentativité actuelle des députés et ministres.

À 5 ans je jouais à la patate chaude, jpeux pas en croire que ce soit, pour une moyenne d’age de 50 ans, leur sport favori…

Mme Harbour est une dame très intelligente et elle sait et est au courant de la conjoncture actuelle, qu’elle soit économique, militaire, ou humain.

Elle occupait un poste relatif aux droits de l’homme. Elle serait la meilleure dans les candidats actuels pour redresser les organismes indépendants de défense des droits.

Mais pour en revenir au système Canadien. Il manipule les masses actuellement. Anciennement je n’étais pas au Courant, j’ai 24 ans. Par exemple, il y a parfois des nouvelles médiatiques piégés, qui réfute des mouvements sociaux, sans toutefois les laisser faire valoir leur point de vue.

Voici notre faiblesse démocratique. Si le Canada est devenu le vilain Canard, on sait tous que ce Canard deviendra un magnifique Cygne… Avec une autre famille politique, cependant!

Madame Arbour ferait une excellente première ministre. C’est le genre de personne qui pourrait redonner un peu de lustre à la politique canadienne. Il est pathétique de voir les libéraux se plier dans tous les sens pour dénoncer les conservateurs en essayant de se garder le champ libre pour leur retour au pouvoir. M. Ignatieff semble déjà contaminé par le pouvoir et il en est pourtant encore très loin. Pendant ce temps-là, mine de rien M. Harper gruge nos libertés individuelles, fait passer l’agenda de plus en plus à droite, ne répond pas de ses actes, musèle ses députés, prépare ses compressions. Le jour où on se retrouvera dans un État quasi-policier, j’espère qu’il y aura encore des Louise Arbour pour nous ouvrir les yeux et nous démontrer que la démocratie nous appartient, à condition qu’on s’en occupe.