L’IEDM nous écrit ! Nous répondons !

Je citais ce jeudi les très intéressants propos de l’économiste senior de l’Institut économique de Montréal, Mme Nathalie Elgrably-Levy, dans le JdeM et le JdeQ, selon lesquels le président américain est un « imposteur » imposant une « tyrannie ». Je m’interrogeais sur la réaction de l’IEDM, connu pour des travaux, certes, de droite, mais aspirant au sérieux et à la crédibilité.

Des opinions pour crédibiliser l'IEDM ?
Des opinions pour crédibiliser l'IEDM?

Imaginez mon bonheur de recevoir une réponse rapide, dans la section commentaires du blogue, de la Coordonnatrice des communications de l’Institut, Mme Ariane M. Gauthier, qui fait un excellent travail car l’IEDM communique exceptionnellement bien. (Mes amis de gauche me le disent constamment, pour s’en plaindre.)

Lisons ensemble:

Monsieur Lisée se trompe lorsqu’il applique la logique de la ligne de parti à l’Institut économique de Montréal. À l’IEDM, les chercheurs et les chroniqueurs s’expriment en leur nom propre, ce qui fait que Marcel Boyer peut très bien exprimer une perspective social-démocrate, alors que Nathalie Elgrably-Lévy peut avoir des points de vue plus libertariens, et ce sans qu’il n’y ait aucune contradiction.

De la même façon, les collaborateurs au CERIUM (dont monsieur Lisée fait partie) ne partagent pas tous les mêmes opinions sur les questions internationales.

Excellente remarque, Mme Gauthier. L’IEDM, comme le CÉRIUM, est ouvert à une multitude de points de vue. La page où on trouve les écrits des chercheurs associés de l’IEDM mentionne d’ailleurs explicitement que leurs opinions ne sont pas nécessairement partagées par l’Institut. Bien.

Cependant le titre de chercheur associé n’est pas un droit. La direction de l’Institut, et du CÉRIUM, choisissent de l’attribuer à des chercheurs pour la qualité de leurs recherches, la valeur et la crédibilité de leurs opinions.

Je ne puis certes pas parler au nom de toute la direction du CÉRIUM, mais je peux vous dire que, personnellement, si un chercheur associé écrivait qu’un président élu démocratiquement et appliquant son programme électoral en tout respect du cadre constitutionnel était un « imposteur » usant de « tyrannie », mon évaluation du sérieux de cette personne prendrait un coup fatal. Ce serait vrai si ces commentaires embarrassants étaient tenus au sujet d’Obama, de Sarkozy, de George W. Bush ou de Stephen Harper.

(Ce qui me fait songer. Si Obama est un tyran pour avoir fait adopter une réforme de la santé et un plan de relance de l’économie, la même conclusion ne devrait-elle pas être tirée au sujet de Harper et de tous les leaders élus du G20 ? Simple curiosité.)

Je proposerais certainement de ne pas reproduire de telles inepties sur le site d’un organisme scientifique, j’évoquerais la possibilité d’indiquer spécifiquement que le Centre se dissocie de telles absurdités et je proposerais de revoir le (lire: de mettre fin au) statut de chercheur associé de cette personne. J’argumenterais qu’il en va de la crédibilité du centre. La diversité des points de vue, oui. L’idéologie aveugle, non.

Tous, économistes senior !

Dans mon billet d’hier, je m’étonnais au passage que l’IEDM désigne Mme Elgrably-Levy économiste senior, alors qu’elle-même affirmait dans ses notes biographiques ne détenir qu’une maîtrise en gestion et être chargée de formation aux HEC. Mme Gauthier éclaire ma lanterne:

Je terminerais en rappelant à monsieur Lisée que le titre d’économiste n’est pas associé à une profession réservée.

Grands Dieux, elle semble avoir raison! Même le très normatif dictionnaire Littré donne, au mot économiste, la définition suivante: Celui qui s’occupe spécialement d’économie politique.

Alors pourquoi ne pas donner le titre d’économiste senior à mon ami Éric Duhaime, le co-fondateur du Réseau Liberté-Québec ? D’abord, il a une maîtrise en administration de l’Énap. Ensuite, il a écrit en mai dernier une Note économique sur la Régie des rentes pour… l’Institut économique de Montréal. (Note très instructive, ici en pdf, mais j’aimerais avoir l’avis d’un, disons, vrai expert.) Cela devrait suffire, non ?

Mais, j’y pense. Je m’occupe moi-même souvent, spécialement, d’économie politique. J’ai même reçu jadis un prix de l’Association québécoise des économistes. J’ai écrit un livre qui parle beaucoup d’économie, Pour une gauche efficace, et la moitié d’un autre, Imaginer l’après-crise, sur la réforme du capitalisme. (Transparence totale: cela m’a valu de la part de Mme Elgalbry-Levy le titre « d’idiot utile ». Je suis ravi d’être au moins utile.)

En plus, je suis directeur exécutif d’un centre qui comporte en son sein un Réseau d’économie internationale, que j’ai contribué à mettre sur pied, et je suis intervenu dans l’école d’été Le Capitalisme en Crises.

Pourrais-je ainsi m’auto-proclamer économiste ? Selon Littré et l’IEDM, oui! Je n’y avais jamais songé. Cela donnerait de la crédibilité à mes écrits, non ? Et, à mon âge, pourquoi pas ne pas ajouter: senior ?

Ah, merci Nathalie, grâce à vous, je vais mettre sur ma carte d’affaires:
Économiste idiot senior utile !

Cependant, je vous avertis de suite: je vais me garder de traiter d’imposteurs et de tyrans des élus du peuple. Certains d’entre nous, économistes seniors, préférons rester crédibles.

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Je vous suggère de faire un tour du jardin, M. Lisée, et de demander à plein d’économistes (académiques ou professionnels) s’ils trouvent que l’IEDM est effectivement une boîte d’économiste.

Je fais un doctorat dans la dite discipline et je me garde encore une gène à m’appeler de la sorte (au mieux, « étudiant en »). Non pas parce que j’en suis gèné d’étudier la chose, mais bien parce que j’ai une certaine humilité face à la discipline… et la complexité du monde.

À ce sujet, il est franchement hallucinant de voir comment certains des auteurs raisonnent le monde avec des histoires d’une simplicité… dangereuse. Comme le résumait l’annonce « Si ça existait, on l’aurait [fait] »…

Il est d’ailleurs utile de se rappeler que l’Institut a avant tout une vocation de formation. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle bénéficie de généreuses réductions fiscales. Chaque fois que je lis une de leur chronique, j’apprends effectivement a me maîtriser.

Obama respecte le cadre constitutionnel ???

C’est la meilleure…

Son plan de réforme de la santé n’est pas constitutionnel.

Et que dire de son discours sur l’État de l’union dans lequel il a attaqué les juges de la cour suprême.

Intéressant cette histoire qui démontre que de -vulgaires blogueurs- peuvent être plus crédibles qu’une supposée spécialiste renommée!

La madame Elgrably ne fait que prouver qu’une civilisation qui spécialise le savoir à ce point dans l’université ne peut s’attendre de tous les universitaires qu’ils soient capables de penser la complexité humaine et j’ajouterais la complexité du vivant connectant selon un exemple ici les domaines de la biologie avec l’économie ce qui dans ce cas est encore refusé de la part de nombreux économistes prétendument éclairés.

Les économistes très rarement marxistes, pas encore néo-keynésiens en grand nombre presque hier incapables de la moindre sensibilité écologiste ne se sentent sollicités que par les sirènes du néolibéralisme. Et c’est pourquoi les gens de L’IEDM en veulent autant au président Obama. Tout simplement parce que même à travers une réforme affaiblie par le feu des lobbys, Obama a osé franchir la barrière du rubicond en créant pour les Américains pauvres, les petits salariés, un système d’assurance maladie qui se rapproche de ceux d’Europe, du Canada, du Québec. Pour la première fois depuis longtemps, pour la première fois depuis l’ère Thatcher-Reagan, Obama a osé secouer le faux consensus sur la liquéfaction des programmes sociaux en Occident entrepris et toujours en cours depuis 1980 dont les capitales Washington et Londres ont été les phares du néolibéralisme dans le monde anglo-saxon.

Le texte de Mme Elgraby ne fait que rendre compte de cette frustration devant cette hérésie inqualifiable commise par la présidence Obama. Si les économistes ou qualifiés tels continuent à nous réciter leur petit catéchisme de la dérégulation, qu’ils se disent, leur discipline l’économie davantage éloigné de la science physique que proche sera ramené à ce qu’elle est peut être qui sait qu’une religion.

Comme disait mon cher papa vous lui en avez bouché tout un coin!
C’est tout et bravo Monsieur Lisée,vous êtes bien loin d’être stupide;je ne la connaissais même pas cette personne chargée de formation,toute une formatrice

Merci.

Du coup, j’ai vraiment hâte de finir ma maîtrise en Administration internationale pour m’improviser expert en biodiversité…

Vlan. Bien envoyé. Ce sont les Républicains qui ont créé la descente aux enfers des Américains et si les Républicains ne se calment pas les nerfs on pourrait peut-être assister à pire. Des gens armés qui ont faim ce peut être dangereux…d’où l’urgence de règler le problème. Ça me fait peur, car si ça arrivait aux USA, on paierait pour les pots cassés, même ici.

« …Ce serait vrai si ces commentaires embarrassants étaient tenus au sujet d’Obama, de Sarkozy, de George W. Bush ou de Stephen Harper. … »

Hem, je suis d’accord pour le premier nom de la liste !… Ensuite, je réserve mon avis !…

J’aurais écrit la même réponse. Parce que je ne tolère pas les attaques personnelles surtout, oui surtout, de la part d’un institut qui prétend à une certaine science, pour le moins duquel on s’attendrait à un calibre professionnel.

Je pourrais moi aussi me réclamer du titre d’économiste, ayant été conseiller économique fédéral (en développement régional pour l’ouest du Québec), sans oublier que je suis aussi gradué de l’ÉNAP ! (Et sénior en plus à 64 ans…). Quand même, gardons notre sérieux, si ce n’est le bon sens, dans le respect des compétences de chacun.

Pour tout dire, je me sens insulté quand un « ti-cul » qui a décroché un job de gestionnaire se prend pour un PDG. Comme on ne montre pas à un vieux singe à grimacer, je deviens disons d’un humour…genre la question qui tue comme dit Guy A.

Chez moi, dans ma campagne de paysans (!), on dirait : il y a des claques dans la face qui se perdent !

Wow! Une maîtrise en gestion! Ça veut donc dire qu’avec ma maitrise en « development studies » de SOAS – excusez l’anglais, mais mautadit que ça se traduit mal – je pourrais moi itou me pèter des bretelles d’économiste! junior s’il-vous-plait, j’ai 31 ans quand même… Mais j’ai quand même l’impression que j’aurais moi-même autrement plus de crédibilité en matière macro-économique !

Il y en a qui n’ont encore pas compris qu’une économie nationale – on ne parle même pas de la mondiale ici – ça n’a strictement RIEN à voir avec la gestion d’un magasin de linge!

Ajout:
J’inviterais tous ces partisans acharnés du « pas-d’état », s’ils veulent vivre à fond leur modèle de société rêvée, à immigrer en Somalie ou en Afghanistan. Ou peut-être en République Centrafricaine, pourquoi pas? Tous de merveilleux exemples de pays sans état.

Tout le plaisir est pour moi.

J’ai regardé quelques entrevue avec Mme Nathalie Elgrably-Levy sur youtube. Je la trouve intelligente, logique et, elle explique bien les choses. De plus elle parle très bien français, à faire rougir la plupart des québecois.

La droite et le n’importe quoi. Merci de la débusquer en flagrant délit de bêtise. Il y a du pain sur la planche.

J’ai adoré lire ce billet qui vise dans droit dans le mille. Le fonds de l’histoire est que l’on feint souvent faire de la science alors que l’on donne dans le pamphlétaire. Et Mme Elgrably donne, justement, dans le pamphlétaire. Aimera qui veut mais ce n’est certainement pas la «science» économique qui parle dans ses billets.

Cher Monsieur Lisée,
Vous êtes donc assez « senior » pour savoir que les contradictions sont présentes partout. Même tout près de vous. Vous écrivez des propos j’oserais dire en faveur de l’indépendance du Québec dans un magazine financé par un sociétée anglophone ontarienne.

Voici une note que j’ai écrite l’hiver dernier suite à une des ineffables « notes économiques » de l’IEDM. J’ai très hâte qu’on leur décerne un prix du Festival de l’humour!
Cette chronique a été publiée dans Le Quotidien, en février 2010
L’avenir de l’agriculture régionale est-il dans la poutine?

L’Institut économique de Montréal (IÉDM) est un think-tank intéressant à étudier. Ses positions sont toujours campées dans une idéologie simpliste, celle de l’économisme triomphant. Quelque soit le sujet sur lequel ses ténors se prononcent, la réponse tient toujours dans l’application des « lois » de l’économie libérale. En fait, l’IÉDM martèle que la source de nos problèmes est que nous n’appliquons pas intégralement ces « lois » en raison de perversions socio-démocrates qui ont égaré nos gouvernements dans le passé. Il existe des dizaines de groupes du même acabit aux États-Unis, et au Canada, tout comme en Europe. Ils se répercutent leurs convictions les uns et les autres et résonnent, plus qu’ils ne raisonnent, au même diapason.

Les kilomètres alimentaires

Les mouvements écologistes ne sont pas non plus à l’abri de l’idéologie et proposent souvent des solutions simplistes à des problèmes complexes, prêtant ainsi le flanc à des critiques justifiées. L’exemple de l’utilisation de la distance parcourue par les aliments pour en déterminer la « nocivité » pour l’environnement mérite d’être traité ici, car l’IÉDM a publié en février une « note économique » sur le sujet. L’auteur, Pierre Desrochers, un professeur associé à l’Université de Toronto et sa conjointe, « consultante indépendante » tentent de démontrer que l’achat local ne présente pas d’avantages environnementaux en plus de coûter plus cher au consommateur.

L’étude a fait un certain bruit dans les médias, y compris dans la région. Comme j’étudie ce sujet depuis les années 1980, on m’a interpellé pour savoir si le fait de transporter nos aliments était une hérésie ou une bonne façon de disposer de la meilleure qualité au meilleur prix en toute saison, comme le prétendait M Desrochers. Nous avons été invités successivement à présenter nos points de vue à Radio Canada le 16 février dernier.

Un conseil avisé?

L’étude présentée n’a rien mesuré, ne comporte aucune méthodologie et réfère à des documents connus, dont des études faites en Angleterre, aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde, mais pas au Québec. À la lumière de quelques idées générales et de citations hors contexte, les auteurs en viennent à la conclusion que l’achat local n’est pas un bon moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’alimentation et de « sauver la planète ». La manœuvre en cousue de fil blanc. En conclusion de son entrevue, Desrochers affirmait: « Le meilleur moyen de préserver l’environnement et d’obtenir le meilleur prix est d’acheter de ceux qui peuvent fournir le marché de masse en se spécialisant dans peu de produits. On bénéficie ainsi des économies d’échelle et des avantages comparatifs. L’agriculture régionale fait du bon fromage en grains et de bonnes patates, vous devriez vous concentrer là dessus et produire en masse pour le marché nord-américain. Ainsi, vous serez plus compétitifs et vous pourrez acheter les autres choses de ceux qui savent mieux les faire en grande quantité. »

L’heure juste

Nos aliments voyagent sur des milliers de kilomètres en camion, qu’ils soient produits ici ou ailleurs, en raison principalement de la structure des grandes entreprises de distribution, de la production spécialisée à grande échelle, de la concentration des abattoirs et des usines de transformation. Nous avons par exemple calculé en analyse de cycle de vie qu’un kilo de bœuf élevé ici, lorsqu’il revient sur la tablette par le circuit habituel, a parcouru 3 500 kilomètres et émis dans le transport 186 grammes de CO2. C’est peu et c’est beaucoup, car une auto moyenne émet 250 grammes de CO2 pour parcourir un kilomètre. Il est évident que si vous prenez votre auto pour aller chez un producteur acheter une tomate, vous allez polluer beaucoup plus que si vous la prenez chez votre épicier en même temps que votre marché en rentrant du travail. Mais c’est justement là que le bât blesse dans la « note économique » de l’IÉDM. On y prend quelques données plus ou moins pertinentes, qu’on utilise pour faire valoir la conclusion que l’on veut. C’est déplorable, cela ne respecte pas l’intelligence des gens ni la complexité de la réalité.

Alors l’achat local?

Le kilométrage alimentaire, utilisé par certaines chaines d’alimentation en Europe et préconisé par plusieurs associations de consommateurs est un outil de prise de décision. Il informe sur un des impacts de la production alimentaire. L’achat local fait beaucoup plus pour le développement durable que simplement réduire le bilan des gaz à effet de serre. Il favorise la cohésion des régions, encourage la biodiversité et contribue à maintenir la vitalité des campagnes. L’agriculture de masse est une réalité, mais l’agriculture de spécialité, les chaines d’approvisionnement courtes et les produits de niche sont d’autant plus nécessaires que c’est trop souvent l’uniformité et la pensée unique qui tuent l’environnement.

Très juste! Très drôle.

Aveuglement intolérable en effet. «… c’est plus qu’une écrasante défaite, c’est un tsunami électoral qui restera gravé dans l’histoire des États-Unis». N’importe quoi.

Les américains avaient de quoi se rebeller en effet: http://www.whatthefuckhasobamadonesofar.com/

Et c’est ce club d’économistes qui veut faire avancer le Québec? Ceux là-même qui laissent croire partout détenir la solution à nos problèmes de société?

Je vais fouiller mes papiers ce soir. Je crois moi aussi être un « économiste sénior ».

Donc si je comprends bien, traiter M. Bourassa de tricheur n’a aucune incidence sur le sérieux de celui qui émet cette opinion mais traiter M. Obama d’imposteur lui fait aussitôt perdre toute crédibilité, curieux non? Aucun problème non plus à traiter de tricheur et de naufrageur un élu du peuple…

L’institut économique de Montréal, slogan :

Des idées pour enrichir QUI ?

pour privatiser les profits et socialiser les pertes!

On veut VOTRE BIEN, on l’AURA
comme si cela n’est pas déjà fait…

Les exagérations sémantiques de la gauche dépassent de loin, en fréquence, celles de la droite. Les exagérations sémantiques de la gauche sont, en fait, si fréquentes qu’on se lasse de les mentionner; certaines d’entre elles font presque partie de l’air du temps.

Les exagérations sémantiques de la droite étant beaucoup plus rares, cela explique que la gauche en profite quand elle a une occasion: car elle sait que les occasions ne sont pas si fréquentes…

« Économiste idiot senior utile ! »

Et comme l’Institut Économique de Montréal a des idées opposées, doit-on les qualifier de

« Économiste intelligent junior inutile ! » ?

Cet article de Nathalie Elgrably est magnifique. Ça fait du bien de lire ça dans les médias Québécois.

Si un commentateur économique n’est pas dans le moule de Keynes, il est simpliste. Cela explique bien des choses sur l’étatisme virulent qui prévaut au Québec, donc vous êtes le promoteur le plus vocal. D’un trait vous éliminer les opinions qui ne rentrent pas dans votre vision, ils sont tous simplistes ou non qualifier. C’est drôle lorsque l’on considère que vous vous appropriez le droit d’émettre des opinions économiques que vous dénier à vos tiers.

@JeffB

Vous ne pensez pa qu’il y a une différence entre traiter Bourassa de tricheur, preuves à l’appui, et traiter Obama d’imposteur imposant une tyrannie, à partir d’un cadre d’analyse idéologique ?

» Son plan de réforme de la santé n’est pas constitutionnel »

David, arrête SVP de nous faire rire. On en peut plus.

(Ce qui me fait songer. Si Obama est un tyran pour avoir fait adopter une réforme de la santé et un plan de relance de l’économie, la même conclusion ne devrait-elle pas être tirée au sujet de Harper et de tous les leaders élus du G20 ? Simple curiosité.)

Natalie Elgrably a appliqués exactement les mêmes critiques aux conservateurs, avec les mêmes arguments logiques.

Vous avez oubliez de le spécifier, je suis sûr que c’est un simple accident et que vous allez la corriger en lisant ma remarque. Votre honnêteté intellectuelle n’est plus à démontrer.

Très bien envoyé, effectivement.

Ah, ces libertariens.

Madame Elgrably avait soutenu le Coup d’État raté contre Hugo Chavez au Venezuela, en 2002. Comme quoi leurs valeurs de liberté et de démocratie sont sélectives…

@Pier-André Bouchard St-Amant

Personnellement, la seule maîtrise qui me réussi avec les articles de Mme Elgrably-Levy, c’est de ne pas la lire!
À la limite, cela serait plutôt drôle si elle ne se prenait pas au sérieux…

@Paul Pieter Kruijmer

Il faut faire la différence entre le contenant et le contenu.

En effet très juste et très drôle. Et encore une fois merci à JFL pour alimenter sans cesse notre point de vue critique (ne pas lire critiqueux s.v.p.)en nous rappellant sans cesse que nous n’avons pas à gober ce que tous et chacun, et quelquefois les «chercheurs économistes seniors liberalistes», clament au nom de la Vérité.

J’ai toujours trouvé les écrits de Mme Elgrably-Levy tout à fait ridicule et me suis souvent demandé pourquoi elle était prise au sérieux par autant de gens (je l’ai souvent entendu à la radio où elle était l’invité, entre autre, de Mme Charette à Radio-Canada.)

Je me souviens antre autre de cette chronique datant de 2008 dans laquelle elle mettait en doute la crise économique imminente :

http://www.iedm.org/main/show_editorials_fr.php?editorials_id=606

Quelques semaines plus tard, Lehman Brothers faisait faillite et la bulle immobilière éclatait, entraînant les conséquences que l’on connait.

N’est-ce pas l’exemple parfais d’un sophisme? Vous attaquer la personne et non pas les idées, cela mène direct l’illogisme. Vous attaquer Mme Nathalie Elgrably-Levy, mais vous ne répondez pas a l’argument, typique de nos jours des débats au Québec. On attaque la personne, et on ne tolère pas une opinion divergente. Je trouve qu’il est important d’avoir une pluralité d’opinion. Dommage que vous ne respecter pas les opinions autre que celle qui sont en ligne avec les votres.

Félicitations M. Lisée,

Depuis quelques années je dénonce le fait que l’IEDM produise des recherches bâclées et qui portent des postulats idéologiques dans un faux enrobage scientifique. Au-delà de nos divergences (je dirige la Fondation David Suzuki et le Projet climatique Canada de Al Gore), ce qui m’inquiète est que l’espace public soit saisi par ce type de stratégie qui appauvri les débats tout en les polarisant.

La Fondation David Suzuki s’est toujours fait un point d’honneur d’ancrer ses positions et ses communications dans la science. Depuis deux ans nous avons du affronter les climato-sceptiques de l’IEDM dont l’ineffable Elgraby-Levy qui remet en question l’existence du phénomène sans pouvoir s’appuyer sur aucune étude scientifique.

Il y a quelques années Maxime Bernier, alors qu’il était associé à l’IEDM, avait déclaré que la flambée du prix de l’essence était du aux écologistes. Son argumen: aucune raffinerie n’avait été construite en vingt ans en Amérique du Nord en raison des réglementations environnementales. Pourtant on vient de fermer la raffinerie Shell en raison de surcapacité de raffinage… Je n’ai pas vu le prix augmenter pour autant.

En 2008 l’IEDM déclarait qu’il y avait un « surplus d’eau » au Québec qui se perdait dans l’océan. J’ai moi-même posé la question à de nombreux scientifiques et il n’existe pas de telle chose qu’un surplus d’eau dans un écosystème.

Dans son livre Climate Cover-Up, Jim Hoggan démontre comment les think-tanks comme l’IEDM créent des « echo chambers » pour entretenir des idées prétendument scientifiques en matière de climat en référant les uns aux autres. Je soupçonne la même chose de se produire sur d’autres enjeux.

Je reviens à l’essentiel: L’IEDM doit prouver sa crédibilité et c’est le rôle des scientifiques de contester les études bâclées et les idéologues.

Bravo pour votre brillante chronique. Si un débat est lancé avec l’IEDM, j’en suis.

Karel Mayrand
Fondation David Suzuki

Madame Nathalie Elgrably-Levy, à mes yeux pseudo économiste, n’a jamais brillé par l’éloquence de ses raisonnements. De plus, son jupon néo-libéral dépasse tellement qu’elle s’enfarge dedans publiquement à qui mieux-mieux. Elle serait sans doute en bonne compagnie avec Sarah Paulin, une autre grande économiste à la pensée raffinée et éloquente…

Vous savez que vous utilisez la même technique? Jusqu’à maintenant, ni la gauche, ni la droite n’a le monopole de la vérité.

@Mathieu – Est-ce bien utile d’être méchant avec notre hôte. De toute façon, vue la manière dont la crise a été prévue et canalisée par une majorité écrasante de docteur(e)s et même de Pris Nobel, le bon sens l’emporte sur le diplôme.
« Un économiste est un expert qui saura demain pourquoi les choses qu’il a prévues hier ne se sont pas produites aujourd’hui ». Benjamin Franklin.

Quand on ne démêle pas l’argumentation de la propagande, il y a ce petit livre de Normand Baillargeon, « Petit cours d’autodéfense intellectuelle », qui serait bien utile pour faire la différence.

Évidemment, quand on a la foi, la croyance prime sur la connaissance et on ne peut rien y faire….

Voici l’opinion d’un ex-péquiste qui appuie les positions Mme. Elgrably:

http://blogjacquesbrassard.blogspot.com/

Pour ma part, plus je lis les commentaires des gauchistes qui hantent ce blogue et plus je me sens ma position de lucide revigorée.

La droite judicieuse et raisonnable est en train de déboulonner tous les mythes érigés en dogme évangilique par la gauche depuis les 50 dernières années. Le peuple en a assez de payer tous ces parasites qui vivent aux crochets des travailleurs sans jamais apporter leur contribution.

« Le socialisme est un parasite qui a besoin d’un hôte, le capitalisme, pour se faire vivre. Il tire sa subsistance de la différence entre votre salaire brut et votre salaire net!!! »

Vivela LIBERTÉ!!!

Le plus intéressant est que M. Lisée et Mme Elgrably-Levy occupent tous les deux une position universitaire SANS détenir un doctorat. Ce qui en fait deux cas pas mal à part, en termes académiques.

Excellent commentaire no. 21 de Claude Villeneuve.

Ça vient diminuer encore la compétence auto-prétendue de certains économistes de l’IEDM.

Nul besoin d’avoir la foi pour réaliser l’épouvantable gâchis, conséquence directe de la mise en application de l’idéologie néo-libérale.

« Wall-Street » lâchée lousse, provoque systématiquement les crises, en prenant l’économie mondiale en otage. D’où la socialisation des pertes et la privatisation des profits à l’échelle mondiale.

La dernière crise dont nous sommes loin d’être sortis, a permis à ses auteurs d’encaisser les centaines de milliards prélevés à même l’argent des contribuables-victimes du plus grand détournement de fonds publics de l’Histoire. En l’absence de balises et de contrôles, par l’État, les financiers peuvent détourner des centaines et des centaines de milliards, avec la participation de l’État, selon l’implaccable principe du « too big to fail ».

Tous les États de la planète s’en retrouvent plus ou moins gravement affectés. Et ce sont ces mêmes financiers « spécialistes » aux commandes de leurs « agences de notation » qui parient sur la faillite des plus vulnérables, tout en les obligeant à liquider leurs actifs, au profit du privé tellement plus qualifié et compétent!?…En matière d’escroquerie.

Dire qu’il s’en trouve présentement, pour faire la promotion du nouvel ordre mondialement dévastateur.

Bonjour,
En n’endossant pas d’un seul iota les propos tenus par Madame Nathalie Elgraby-Levy, ce que je déplore le plus, c’est de constater que le Québec est fortement peuplé dans certains quartiers d’une gauche populiste qui a le culot de marcher le 1er Mai lors de la Fête des TRAVAILLEURS en voulant ton BIEN par la gauche afin de te vider les poches pour se prélasser en parasites institutionnels….Avec à leur tête leur Sauveur Suprême,Monsieur Gilles Duceppe….Au plaisir, John Bull.

Bonsoir,
En faisant fi de tout ce que Madame Nathalie Elgraby-Levy peut dire et écrire, en étant libéral de toutes mes fibres, je me considère avec ironie de l’extrême-centre. Rien de mieux que cette position sur l’échiquier politique pour apercevoir et de la gauche et de la droite tous ceux qui veulent ton bien en voulant te vider les poches en tant que travailleurs. Pour mettre le tout en relief, voici quelques strophes de l’INTERNATIONALE du 2ème et 6ème couplet de mémoire….
Il n’est point de SAUVEUR SUPRÊME,
Ni DIEU, ni CÉSAR, ni TRIBUNS,
Producteurs, sauvons nous nous mêmes,
Et décrétons le BIEN COMMUN !
Ouvriers, paysans, nous sommes,
Le Grand Parti des Travailleurs,
L’OISIF ira loger ailleurs,
C’est de nos chairs qu’ils se repaissent,
Si les CORBEAUX, si les VAUTOURS,
Un de ces matins disparaissent,
La Terre tournera toujours !
Et oui, quelle injure, quel mépris, quelle profanation de l’INTERNATIONALE que de voir le SAUVEUR SUPRÊME des nationalistes québécois, Monsieur Gilles Duceppe ainsi qu’une bande de nationalistes confus au point d’entonner le 1er de Mai l’INTERNATIONALE pour se couvrir de ridicule quelques semaines plus tard le 24 Juin en entonnant à s’époumoner du NATIONAL, rien que du NATIONAL entrecoupé de chants patriotiques. Pathétique, dites-vous ? Au plaisir, John Bull.

@ Jason Keays:

Dans l’article en question, Monsieur Descôteaux fait clairement référence à un livre écrit par Bryan Caplan, professeur d’économie à la George Mason University…

E gros, il y soulève pertinemment la question que très peu d’électeurs possédent les connaissances requises pour prendre des décisions économiques à l’échelle d’un pays et que conséquemment, les politiciens économistes doivaient ajuster leur discours (et leurs décisions) au plus bas dénominateur commun des électeurs ce qui, souvent, nuisait à l’économie.

Par ses textes fallacieux maladivement destructeurs, ses propos méprisants pour tous les non-libertariens, ses atteintes à la dignité humaine la plus élémentaire et son manque total d’éthique journalistique depuis qu’elle pond une chronique hebdomadaire dans le Journal de Montréal en s’affublant du ronflant titre d’économiste sénior de l’Institut Économique de Montréal (l’IEDM), Nathalie Elgrably-Levy se disqualifie de plus en plus elle-même.

Elle est bien, avec les droitistes absolus Marcotte et Duhaime, une digne émule des ténors du Tea Party.

Je constate que M. Lisée s’autoproclame « chercheur » ici:

http://www.cerium.ca/Le-blogue-des-blogues-chercheurs

Il est vrai que le titre de chercheur n’est pas associé à une profession réservée, mais il reste qu’on associe habituellement ce titre à un détenteur de doctorat. En fait, on l’associe habituellement à un déteneur de doctorat et d’un ou plusieurs postdoctorats.

Sinon, tout le monde pourrait s’autoproclamer « chercheur ». Par exemple, je remarque que je ne trouve plus mon crayon à mine. Ne vous en faites pas, je mets immédiatement mon chapeau de « chercheur » afin de le trouver!… Sans compter tous les habitants du Klondyke, qui deviennent alors des « chercheurs » automatiques, ou presque.

Reste maintenant à voir si Mme Elgrably-Lévy a, aussi, l’outrecuidance de se proclamer « chercheur »… Ce serait son droit le plus strict, si elle le fait, mais ce serait totalement pédant.

@honorable qui nous raconte: » Il est vrai que le titre de chercheur n’est pas associé à une profession réservée, mais il reste qu’on associe habituellement ce titre à un détenteur de doctorat. »

Comme le rapportait Mario Roy récemment: » «Peu d’opinions sont à ce point absurdes qu’on ne puisse trouver quelque part dans le monde une personne munie d’un doctorat qui soit prête à l’endosser»…

http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/mario-roy/201010/19/01-4334090-le-cerveau-lent.php

J’ai eu Nathalie comme prof….ouin, le titre d’économiste senior je suis pas convaincu, après tout elle donne uniquement des cours d’introduction à l’économie!

Mais il faut dire que c’est power point sont merveilleux! 😉 Je comprends finalement les courbes d’offre et de demande!

Sommes-nous témoins d’une «chicane» d’intellectuels en quêtes de reconnaissance? Ayez plus confiance en vos capacités et de grâce, concentrez-vous sur le principal; faites que le peuple comprenne davantage votre charabia d’économistes afin qu’il puisse participer à la vie démocratique plus sérieusement. Se cacher derrière un titre d’économiste n’est pas, selon moi, un gage de rigueur et de crédibilité.

Un étudiant inscrit en maîtrise en gestion doit se spécialiser dans un domaine en particulier. N.E.L a dû faire sa maîtrise en gestion en économie. Par analogie, un B.A.A. est un bacc en administration des affaires, un terme très large. Par contre, on doit se spécialiser à la troisième année.

Par ailleurs, contrairement à d’autres professions régies par un ordre, il n’y a en pas de manière formelle pour les économistes. Donc, je ne vois pas l’intérêt de débattre de la question à savoir si elle a droit de porter son titre.

«Cependant, je vous avertis de suite: je vais me garder de traiter d’imposteurs et de tyrans des élus du peuple.» Si le peuple américain voulait un sauveur, mais qu’à la fin c’est le contraire, l’utilisation du terme «imposteur» est tout à fait justifiée. La tyrannie, c’est une autorité oppressive ou bien d’un gouvernement autoritaire qui ne se soucie pas des libertés individuelles. Lorsqu’on prend des décisions qui pourraient nous nuire plus tard, c’est finalement de l’oppression qu’on fait.

Pour le reste, ce n’est pas parce que le peuple a élu quelqu’un qu’on n’a plus le droit de le critiquer. Critiquer un élu ne revient pas à critiquer le choix du peuple.

Je ne dis pas que N.E.L. a toujours raison. Toutefois, elle a une logique constante et solide dans son champ d’expertise qui est l’économie.

Si vous voulez la battre en argumentation, sortez-nous des arguments «économiques» qui prouvent qu’elle a tort. Mais de grâce, ne mélangez pas les valeurs d’une société ni vos sentiments pour défendre votre point de vue. Comparons des pommes avec des pommes, parlons des pommes avec des pommes!