L’image : chute de la réputation de Shell au Québec

La décision de Shell de fermer sa raffinerie de l’Est de Montréal, puis la façon cavalière avec laquelle elle a traité les offres de rachat et la proposition d’aide du gouvernement québécois, puis les pénuries surprise de pétrole dans ses stations services ces derniers jours, ont sérieusement miné le moral du responsable des relations publiques de Shell au Québec, comme on peut le voir sur cette photo, exclusive à votre blogue favori :

"Je suis tellement déprimé, a-t-il déclaré, que je songe aller travailler à BP."
« Je suis tellement déprimé, a-t-il déclaré, que je songe à aller travailler pour BP. »
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A quand remonte le dernier boycott qui a fonctionné au Québec?
Nos verts vont boycotter BP avant Shell. Que voulez-vous, y sont ouverts sur le monde

Tellement ironique de voir le Québec se mobiliser pour sauver une industrie pétrolière…

La considération de la pétrolière Shell en regard de ces employés, après s’être accaparé de considérables bénéfices au Québec, laisse les employés en plan et va s’accaparer un autre lot de profits ailleurs pour peut-être partir par la suite. La cupidité de cette entreprise nous montre à quel point les gouvernements devraient intervenir en ponctionnant une partie de ces profits avant que les entreprises de ce calibre nous quittent en emportant les plus values acquis au Québec. Ainsi les ponctions serviraient à développer d’autres secteurs en les aidant.

Nos gauchistes québécois poussés par l’ineffable Gilles Duceppe, attaquent bestialement l’Alberta pour ses sables bitumineux et militent vertueusement pour la réduction des gaz à effet de serre mais du même souffle, ils luttent âprement pour garder ouverte une raffinerie de 75 ans hyper-polluante…

Pas à une contradiction près nos go-gauchistes!

Si ce n’était que d’eux, l’industrie du fer à cheval serait encore florissante au Québec. Dépassés vous dites?

Voici qui animera le débat: http://duhamel.argent.canoe.ca/

Au-delà du problème immédiat que pose l’attitude insolente de Shell, nous apprenions hier que dans la mer près de l’Afrique de l’Ouest où prolifèrent les plateformes de forage à la technologie vétuste, des épanchements de pétroles seraient monnaie courante, et d’une ampleur comparable à ce qu se passe dans le Golfe du Mexique.

Et voilà que l’on spécule chez nous sur l’exploitation de certains schistes gazéifères. C’est sans compter sur les projets révélés en fin de semaine dans Le Devoir à propos de forages prochains dans ce qu’on appelle le Old Harry, et même au sein même du paradis Anticosti…

Combien de temps nous reste-t-il à vivre, avant que toutes les pollutions pétrolifères ne détruisent la totalité de notre environnement?

Certains semblent oublier que nous vivons sur une biosphère…

Si Shell quittait complètement ses installations (vente ou fermeture) elle laisserait derrière elle un terrain hautement contaminé. La décontamination leur couterait selon certaine estimation à environ 200 M$, par contre en gardant un centre de service et les terrains de l’ancienne raffinerie, le problème de la décontamination est repoussé aux calendes grecques. Sans être cynique, il ne faudrait pas voir là, la véritable raison de Shell de refuser de vendre ses installations.

@Pierre: Une entreprise est cupide par définition. Sinon, les autres entreprises la dépassent et prennent sa part de marché et d’investissements en bourse. Trop tard pour changer le système.

Dans les décennies à venir les 7 Soeurs Acariâtres qui ne se lavent jamais ne peuvent que dépérir et disparaître par cancer virulent dans toutes les pollutions les plus écoeurantes .
Avis aux bituminables

L’avenir économique du Québec passe par la souveraineté énergétique.

Nous pouvons réaliser des milliards d’économies en réduisant notre dépendance au pétrole, nous y arriverons. D’ici là, il est grandement souhaitable que nous maintenions notre capacité de raffinage, tous les emplois et l’expertise qui y sont reliés.

Nous ne voulons pas bannir le pétrole, nous voulons développer rapidement les énergies du ving-et-unième sciècle. Nous avons tout ce qu’il faut pour être à l’avant-garde dans les technologies relatives aux énergies « vraiment » vertes.

Le soleil brillera pour des milliards d’années à venir, le vent caresse nos côtes rocheuses, tandis que la mer, envoûtée par la lune, nous apporte ses marées.