L’image : Conciliation travail / famille

Le budget Charest-Bachand n’a pas réitéré l’engagement libéral à développer 15 000 places supplémentaires en services de garde éducatifs. L’absence de confirmation de cet engagement signifiera un arrêt dans le développement de nouvelles places dès 2011. Mais les mères au travail ont trouvé la solution :

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Le ministre des finances vient de trouver une nouvelle taxe: l’occupation, au pied carré de l’espace de travail par les personnes non employées par l’entreprise.

C’est drôle parce qu’au temps où mes enfants étaient jeunes, l’État demeurait sagement à l’écart des garderies et nous n’avions aucun problème à trouver de gardiennes compétantes.

Il faut abolir les garderies soviétiques-étatiques québécoises, redonner l’argent et la liberté de choix aux parents et les laisser décider par eux-mêmes où et par qui ils feront garder leur progéniture.

Francois 1er,

Il semble que le programme des garderies à 7 dollars réduit la pauvreté dans les familles à faible revenu en incitant les deux parents à entrer sur le marché du travail.

Une femme sur deux de plus sur le marché du travail pendant que les enfants ont entre 1 et 5 ans.

Il est ou le problème à cet outil de productivité?

On est pour la productivité de la société ou on l’est pas?

Faudrait-se brancher…

Notez que cette solution peut être pratique pour certaines lorsqu’elle est exécutée à partir de la maison.
Étant renommées pour être multi-tâches, nombre de femmes allient avec brio maternité et travail sans pour autant être moins professionnelles.

À François 1er…
Tout comme vous, je suis de la génération où le gouvernement ne se mêlait pas de garderie…

À mon 2e enfant, j’ai donc du arrêter de travailler. Je n’avais pas le choix. Si j’avais continué à travailler, la garde de nos deux filles aurait coûté 400 $ par semaine (20 $ par jour, par enfant), alors que mon salaire de l’époque était de 500 $ par semaine, 26 000 $ par année. Avec le transport pour le travail, les réunions, les vêtements, l’auto et tous les frais engendré par un travail… j’étais donc déficitaire!!! Et c’est ce que vous appelez la liberté de choix?!

Avec mon arrêt de travail, le gouvernement perdait non seulement mes impôts qui étaient autour de 7 500 $ par année, mais en plus, je devenais à la charge de mon mari qui, à son tour, payait moins d’impôt en plus de recevoir un crédit d’impôt compte tenu du fait que le revenu familial avait grandement diminué. Sans compter le fait que j’avais perdu la totalité de mon pouvoir d’achat, donc moins d’argent qui circule dans l’économie et donc moins d’argent pour le gouvernement. Et tout ça, avec un taux de natalité le plus bas au monde. Et c’est ce que vous appelez la liberté de choix?!

Si j’avais eu un véritable choix, jamais je n’aurais arrêté de travailler pour conserver mon pouvoir d’achat, mais surtout mon indépendance et mon expérience. Avec les garderies à 7 $, les femmes ont un réel choix. Le choix de continuer à travailler parce que leur salaire ne sera pas entièrement consacré à la garde des enfants ou le choix de rester à la maison pour travailler auprès de leurs enfants. Ce qui était loin d’être le cas lorsque nous avons élevé nos enfants. C’est ce que vous appelez la liberté de choix?!

Lorsque mes enfants ont été assez autonomes pour que je réintègre le marché du travail, il a fallu que je recommence au bas de l’échelle (6 ans sans travail officiel, ça fait un trou dans le C.V.). Aujourd’hui, je suis séparée et si je n’avais jamais cessé de travailler, probablement que le père de mes enfants n’aurait pas à me verser une pension alimentaire, puisque mon salaire serait probablement aussi élevé que le sien. Encore là, plusieurs années plus tard, moins d’argent dans le coffre du gouvernement.

J’aimerais bien qu’un jour on évalue le coût réel des services de garde, et je dis bien le coût réel: le salaire des femmes qui sans la garderie à 7 $ n’auraient jamais pu continuer à travailler, le pouvoir d’achat et la consommation de ces femmes qui continuent à travailler, les impôts de ces femmes qui continuent à travailler par comparaison à la perte d’impôt si elles étaient restées à la maison, les impôts payés par les pères des enfants de ces femmes qui continuent à travailler par comparaison à la perte d’impôt si les mères avaient été obligées de demeurer à la maison faute de revenu…

Je pense sincèrement que ceux et celles, qui considèrent que les garderies à 7 $ sont du gaspillage, parlent à travers leur chapeau ou sont suffisamment riches pour être capable de se payer des gardiennes à 25 $ ou 30 $ par jour par enfant, sans que ça affecte leur budget familial… Si c’est votre cas François 1er, dites-vous que vous faites partie de la minorité des familles québécoises et que de ce fait, si vous aviez des enfants de l’âge des garderies, vous auriez toujours le choix de les faire garder par des gardiennes à 30 $ par jour par enfant, ça existe encore… et surtout, ça libérerait une place pour les familles qui en ont vraiment besoin…!!!

Aussi, François 1er, pour votre information… Tous les experts s’entendent pour dire que si le Canada s’en est aussi bien tiré durant la dernière crise, c’est entre autres parce que le tissus social est solide et a permis aux consommateurs de continuer à consommer (ce n’est pas la seule raison, mais elle fait tout de même partie des raisons). Et les garderies à 7 $ font partie intégrante de ce tissus social puisqu’elles permettent aux 2 parents de travailler et en temps de crise, c’est important surtout si l’un ou l’autre des parents perd son emploi…

François 1er, votre commentaire représente une bien courte vue de ce qu’est un système économique, mais surtout, il est tellement individualiste…

François 1er :

Il est dommage de constater qu’il y a des gens comme vous qui disent n’importe quoi. De nombreuses études ont démontré – preuves à l’appui – qu’un réseau de services de garde bien encadré apporte beaucoup plus de bienfaits à l’ensemble de la société – et aux parents en particulier – que le contraire. Je ne sais pas d’où vous tenez votre affirmation comme quoi il était plus facile de trouver une gardienne « avant ». Il y avait moins de mères qui travaillaient – et moins qui pouvaient se payer les services d’une gardienne ou garderie – mais il a toujours été difficile de trouver une gardienne fiable et abordable pour ses enfants. Le problème d’aujourd’hui, c’est l’accessibilité des places à 7$, en particulier dans les CPE. Le gouvernement ne respecte pas ses engagements dans le développements des places pendant que le nombre d’enfants augmente. Faites-vos devoir avant d’écrire des faussetés.