L’image de 15 h 15 : la réforme est morte, les futurs élèves jubilent !

Il faut savoir gré à la ministre de l’éducation, Michelle Courchesne, de poursuivre son travail d’évidage de la réforme de l’éducation. Après avoir signé avec la Commission scolaire de Montréal une entente qui remet les choses à leur place — prédominance des connaissances sur les compétences — elle est sur le point de réintroduire le bulletin traditionnel.

Première réaction chez les futurs élèves montréalais: un grand sourire.

Et les dents propres, en plus !
Et les dents propres, en plus !
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Petite erreur Monsieur Lisée: ce n’est pas la « réforme de l’éducation » qu’on a dû évider mais plutôt la réforme Marois!

Ca prenait pas une lumière pour comprendre que de parler de compétence à un enfant, avant les connaissances, relève de l’absurde.

Si on calculait tout l’argent investi dans les réformes et le ratrappage du nivellement par le bas, on imagine bien que cet argent aurait pu suffir à instaurer une système d’éducation efficace, avec moins d’élèves par classe, plus d’orthopédagogues et d’aidants de toute sorte, et des activités parascolaires enrichissantes;
Plus de sport, de science et de musique; une école aux critères élevés mais qu’on a evie de fréquenter.

Sans parler de tout cet argent investi dans le secteur privé.

Pathétique.

Comment une telle excessive aux propos bouleversés et anarchisants peut-elle instruire et éduquer sans fabriquer des monstres ? impossible évidemment .

Le bébé pratique-t-il ses compétences transversales?

M. Lisée la ministre Courchesne n’a fait qu’accueillir favorablement les recommendations conjointes de l’Alliance des professeurs de Montréal et de la Commission scolaire de Montréal sur la priorité à accorder à l’acquisition et à l’évaluation des connaissances. Un nouveau prototype de bulletin, pour réintroduire l’évaluation des connaissances circule mais il n’est pas encore adopté.
La réforme n’est pas morte, seulement édentée.

Espérons qu’ils prioriseront une formation secondaire générale qui donne accès a tous les programmes universitaires, techniques et professionnels comme partout ailleurs au Canada et dans le monde. Parce que le fait de les obliger à choisir à dès le mois de février en sec 3 s’ils poursuivront un cheminement scientifique technique ou administratif les mets dans une voie qui s’ils se rendent compte plus tard ne pas être dans la bonne selon leurs aspirations qui se determinent vers la fin secondaire (comme partout ailleurs) pour plusieurs d,entre-eux à pour conséquence de l’abandon des études au secondaire au cegep. Il est beaucoup plus difficile de trouver la motivation de poursuivre quand ils doivemnt rajouter une année d’intégration au cegep rappelons supplémentaire a 2 autres années minimum parce qu’ailleurs quand ils sortent du secondaire a 18ans c,est pour entrer immédiatement dans la formation de leur choix. On continue de sacrifier des générations au profit d’une couple de jobs de profs au cegep pourquoi? Syndicat!!! Quand les syndicats n’auront que quelques manoeuvres a cotiser ils réaliseront peut-être qu’ils se sont tiré dans le pied. Mais avec une vision trop courte de l’avenir toujours une décennie maximum ils pensent quMils sont correct.

Zé un nanneau zan lalangue en attendant ze l’avoir zans l’nez. Une future face-à-claques?

Ici je risque bien de me faire mordre un bon coup !

Je suis pour la réforme. Tout pour. Mais voilà, elle n’aura jamais été appliquée véritablement. Elle est comme le socialisme, ce système qui tient parfaitement la route sur papier, mais dont l’application est problématique à cause des intérêts antagonistes des partis et des dirigeants qui ne manquent pas de trafiquer les rouages à leur avantage et à l’encontre de la population.

Alors pour ce qui est des connaissances transversales et de leur grand tort à entraîner l’ignorance des enfants; par rap !

La vérité c’est que l’école actuelle est incapable d’inculquer les connaissances et encore moins les compétences. Voilà le problème de société auquel nous sommes confrontés depuis une bonne quinzaine d’années. Et les causes sont nombreuses, mais principalement on retrouve le faible appui des parents au projet d’une école performante. Les enfants rois profitent de la confusion d’un système éducatif en perte de repères pour s’adonner uniquement à ce qui leur est encore tolérable : les jeux sur ordinateurs et les approches ludiques de l’apprentissage.

La notion d’effort est presque totalement absente de la mentalité des contingents estudiantins.

Alors ce qui attend l’école québécoise ce sont des résultats « améliorés » relatifs à une accumulation de connaissances mal intégrées (sans liens organiques ou théoriques entre elles) et qui ne conduisent pas à la compréhension des phénomènes puisque présentés sous la forme de fragments épars.

Les résultats scolaires donneront « satisfaction » sans que les jeunes ne développent véritablement les habiletés nécessaires au décodage des situations complexes d’un monde moderne reposant sur l’information.

Avec ce retour en arrière l’avenir nous réserve une société « instruite » de connaissances étriquées, non éduquée et éprouvant, au mieux, un désintérêt pour les arts et la culture.

Je suis cynique pensez-vous ?

Mon regard critique déplore au contraire une nécessaire intégration d’une pluralité de méthodes à l’intérieur d’un processus d’enseignement et d’apprentissage soumis à une évaluation continue.

Mais il est trop tard déjà pour tenter quoi que ce soit puisque le changement de paradigme éducatif aussi attendu que prometteur aura été tué dans l’oeuf. Faute d’une application et d’un suivi nécessaires, le changement du système scolaire aura été perçu comme une lubie de bureaucrates délirants.

Mon avis est que nous n’étions pas prêts, comme société, à relever le véritable défi d’une éducation de qualité.

L’avenir nous dira, d’ici deux décennies, si le fait « d’avancer en arrière » aura été la bonne stratégie à adopter afin de résoudre l’échec lamentable du système scolaire québécois.

Le monde est suffisamment encombré de laideur(s), n’en rajoutez pas à 15h15, svp. Quant à l’école elle est faite pour apprendre. Les, la compétence, c’est le bonus de l’injustice.

À cet égard, il nous faut consentir à 1) un effort sans précédant pour améliorer les conditions d’enseignement de nos éducatrices et éducateurs. Cela passe prioritairement par une réduction de la taille de toutes les classes du primaire et du secondaire à un maximum de 20 élèves, 2) une révision de la formation de nos professeurs de sorte à leur conférer une expertise disciplinaire dans un certain nombre de domaines de transfert de connaissances, 3) une politique d’intégration réaliste fondée sur une identification précoce des enfants en difficultés, et sur un accompagnement continu dans leur développement dans des formules d’apprentissage variés incluant des classes ou des groupes spéciaux, 4) un régime de subvention aux écoles privées qui soit conséquent à leurs résultats d’intégration et de rétention des élèves présentant des difficultés.

Jean François,

Je suis tout à fait de ton avis et …j’en rajoute.

Les fondements de cette réforme étaient en grande partie tributaires des expériences faites et réussies dans de nombreuses écoles alternatives au Québec. Ces écoles admettaient, et admettent toujours, les enfants à la condition d’une participation intensive des parents aux activités de formation. Cette condition, faut-il le souligner, réduit considérablement le ratio apprenants/éducateurs et permet un accompagnement adéquat de l’enfant dans sa » zone proximale de développement » (Vigotsky). Nettement, cette condition n’apparaît pas et est impossible d’application dans les exigences d’admission de nos écoles régulières. Paradoxalement, la réforme repose pourtant sur le principe de la différenciation des enseignements selon le style d’apprentissage des enfants. Or, on ne peut sérieusement penser que l’enseignante pourra y arriver alors qu’on lui confie des classes très volumineuses (à l’exception du 1er cycle du primaire) dans lesquelles on tente d’intégrer les enfants en grande ou très grande difficulté d’apprentissage.

Je pense, ceci dit, qu’il nous faut sortir des débats stériles sur la réforme et se donner un objectif simple, clair pour tout le monde : offrir la meilleure école possible à nos enfants et à leurs enseignants. La deuxième partie de cet objectif est primordiale. On ne peut réussir l’école sans considération pour celles et ceux à qui l’on confie nos enfants . Le taux d’attrition de nos jeunes enseignantes et enseignants est révélateur à ce sujet : il serait de 20% durant les cinq premières années de carrière.

Plusieurs modèles d’école existent dans le monde. S’inspirer de ceux qui donnent les meilleurs résultats pourrait ne pas être une idée bête! À cet égard, l’exemple finlandais est inspirant. Les élèves finlandais se classent parmi les premiers au monde . La plupart des observateurs s’accordent pour dire que le succès de l’école finlandaise repose sur 1) des classes de petite taille (moins de 20 élèves), 2) l’absence de compétition durant les premières années scolaires (pas de notation durant les trois premières années), 3) une détection très précoce des enfants présentant des difficultés, et 4) un accompagnement soutenu de ces enfants.

Par ailleurs, l’écrémage que font les écoles privées subventionnées des meilleurs élèves laisse quasiment aux seules écoles publiques la responsabilité de scolariser les élèves qui présentent des difficultés d’apprentissage ou de comportement. Aux yeux des parents, l’excellence se cantonnerait désormais dans les écoles privées qui deviennent alors attrayantes. Nous n’acceptons pas un système de santé à deux vitesses, mais nous tolérons un système de scolarisation à deux vitesses. Il nous faut redresser cette situation.

Conséquemment, il nous faut, non exclusivement, consentir à 1) un effort sans précédant pour améliorer les conditions d’enseignement de nos éducatrices et éducateurs. Cela passe prioritairement par une réduction de la taille de toutes les classes du primaire et du secondaire à un maximum de 20 élèves, 2)une révision de la formation de nos professeurs de sorte à leur conférer une expertise disciplinaire dans un certain nombre de domaines de transfert de connaissances, 3) une politique d’intégration réaliste fondée sur une identification précoce des enfants en difficultés, et sur un accompagnement continu dans leur développement dans des formules d’apprentissage variés incluant des classes ou des groupes spéciaux, 4)un régime de subvention aux écoles privées qui soit conséquent à leurs résultats d’intégration et de rétention des élèves présentant des difficultés

Si nos gouvernements investissaient moins dans l’enseignement en Anglais et dans les infrastructures en santé en Anglais…deux méga-hopitaux non mais il faut le faire…Les subventions aux institutions anglophones devraient être proportionnelles au pourcentage de la minorité anglophone du Québec, en toute équité.

Mais nous persistons à diviser nos ressources pour satisfaire une minorité insatiable quand elle n’est pas hostile, qui se fiche des francophones, de leur langue, de leurs lois, de leur existence même. Alors nous nous saignons à blanc pour accomoder celles et ceux qui nous méprisent. C’est de la connerie!

Nous désinvestissons dans la santé et l’éducation. Le privé comme l’anglais, s’insinue dans toutes les structures de l’État québécois. Nous assistons à la dislocation de notre nation par la clique fédéraliste qui travaille très fort à notre ruine en tant que peuple. Et les chinois qui veulent s’emparer de nos terres, nous imposer leur technologie! « J’habite un pays qui est à vendre ». (Félix)