L’image: Les avocats pro-Charest s’acharnent sur la crédibilité de Bellemare

Comme on le voit ici…

Il en reste la moité, tout de même !
Il en reste la moitié, tout de même !
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Les avocats Dugas, Côté, Ryan tous pour Charest en font beaucoup trop dans leurs plaidoiries lorsqu’on sait que le premier vice de cette commission se trouve dans son inégalité de forces. Trois tanks pour Charest contre un lance grande pour Bellemare.

Lorsqu’une commission se lance avec du trois pour un on sait déjà que son seul but en acceptant des dommages collatéraux inévitables pour les libéraux est d’évacuer du discours public et la loi sur les écoles passerelles, le débat sur les gaz de schistes et la tenue d’une enquête publique sur le financement des partis. Pari presque réussi pour J.J.Charest, ses libéraux étant donné que la commission Bastarache et les actions obscures des L.Bouchard, Facal et Legault ont retenus les faveurs médiatiques.

Ne sous estimons pas alors les liens surprenants qui puissent exister entre L.Bouchard et J.J.Charest et malgré tout ne sous estimons pas non plus l’effet des dommages collatéraux sur le plus vieux parti du Québec: le PLQ!

Trois tanks pour Charest contre un lance-grenade pour Bellemare.

Phrase corrigée d’un blogueur qui se reprend. On aimerait voir un premier ministre du Québec capable de se reprendre, pourvue d’un sens de l’éthique, J.J.Charest en est incapable.

Le pouvoir discrétionnaire du premier ministre permet de relativiser enfin sur les bons sentiments de la classe politique fédéraliste sur le parlementarisme et système politique britannique qui établirait le meilleur encadrement démocratique qui soit. En fait, le système britannique accorde un tel pouvoir de décision au premier ministre que l’opposition au parlement ne dispose que d’un pouvoir verbal pour s’opposer aux décisions du PM. Les commissions parlementaires ou s’active l’opposition sont redevables aussi du pouvoir du gouvernement et du PM. La gouvernance générale du PM et de son gouvernement n’est sensible qu’au poids de l’opinion publique amplifiée par la presse ce qui ne garantit une écoute qu’au moment ou l’échéance électorale s’approche.

Le parlementarisme britannique en faisant en outre plus qu’ailleurs de la démocratie une affaire de professionnels de la politique a fait de la conduite de l’État une affaire réservée à une élite et a enclenché un processus à travers le multiculturalisme pour déléguer de plus en plus la souveraineté populaire aux juges et aux seuls députés.

Ou est le véritable contre pouvoir?

En toute apparence de Justice et suivant à la lettre les directives du Gouvernement dirigé par M. Jean Charest et en étroite collaboration avec les avocats de M. Charest et du Parti libéral du Québec -dirigé par M. Charest-, l’on peut voir sur cette photo, Me Suzanne Côté s’entraînant sur la plage à s’exercer à un assaut domination, accompagnée d’une sévère pression (indue) à la face de M. Bellemare. Le tout exercé par une main qui se veut de Justice afin de faire avouer à l’odieux ex ministre, l’origine de l’encre fluo qui a révolutionné le principe de nomination des juges et a ainsi motivé la création de la Commission Bastarache au coût de quelques huit ou neuf millions de dollars qui ne seront pas de ce fait, disponibles pour la sauvegarde des orgues Casavant de l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus. Crisse… Ouf.

La commission Bastarache est un vrai cirque à la Jean Charest. Quelle perte de temps pour le Québec. GÉRARD DELTELL avait raison quand il a demandé de convoquer monsieur Bellemare en commission parlementaire et d’autant plus que ce dernier était d’accord. Cela aurait été beaucoup plus efficace que les singeries du groupe de Jean Charest. Espérons que dans l’avenir, nous aurons des dirigeants comme Gérard Deltell pour corriger les nombreuses erreurs des Jean Charest et Pauline Marois.

Cruella l’avocate de Charest qui devait être l’avocate du Gouvernement s’est peinturée dans le coin .
Quel personnage désagréable que cette Cruella. Tout est faux dans cette mascarade

Fait pas tomber naïvement dans l’angélisme!

Il est dans le cours parfaitement normal des choses que les avocats attaquent la crédibilité des témoins de la partie adverse non?

Vocabulaire : aujourd’hui APPARENCE – @ François 1 – « Faut pas tomber naïvement dans l’angélisme!. Il est dans le cours parfaitement normal des choses que les avocats attaquent la crédibilité des témoins de la partie adverse non? »
Bien sûr que oui, c’est le boulot, que dis-je le devoir, des avocats d’attaquer la crédibilité de l’adversaire, mais à trois contre un, naïveté ou pas, il y a un petit problème « d’apparence » de déséquilibre. Ça n’a plus « l’apparence » d’une joute implacable mais loyale et légale, ça a « l’apparence »d’un massacre concocté, prémédité et arbitré par un commissaire aux décisions de demandes d’expertise aux « apparences » un peu biaisées. Et c’est là où le bât blesse pour M. Charest, « l’APPARENCE.

« Les mensonges passeront pour des vérités, les vérités pour des mensonges. Et ce seront aux défenseurs de ces dernières, et à eux seuls, qu’il sera demandé de fournir la preuve de leurs allégations. »

– Bernard Werber, Le Miroir de Cassandre, éd. Albin Michel, 2009, p. 434.

@ Julien David:

À 3 contre 1…

Bellemarre a accepté LIBREMENT de se présnter non?

De plus, plus il y a de partis représentés et plus nous avons de chances que la vérité ressorte ce qui est le but de l’exercice.

@ François 1, plus particulièrement – A priori, je n’ai pas de sympathie particulière pour M. Bellemare. Mais, si un arbitre désigné et contrôlé uniquement par l’une des deux équipes, oblige l’adversaire à jouer toute la partie en infériorité numérique, et pour ramasser quelques produits dopant, va fouiller son seul vestiaire sans toucher à ceux des autres joueurs, il peut y avoir des gens qui risquent de considérer (va savoir pourquoi) qu’il pourrait y avoir en apparence, détournement des règles du jeu, en apparence favoritisme et même en apparence, seulement en apparence bien sûr, collusion. Quitte à privilégier le spectacle, bizarre tout de même (quelles qu’en soient les raisons légales et/ou réglementaires) que sur un sujet aussi important et à l’exception du simple témoignage d’une ancienne ministre de la Justice du Parti québécois, que le PQ et tou(te)s les anciens ministres de la Justice du PQ n’aient pas été automatiquement invités à participer au même niveau que l’ensemble des forces libérales (M. Bellemare était là en tant que libéral, il n’y a pas eu de déclaration d’apostasie) avec accès à tous les dossiers, à cette grande mise à nu (enfin, si peu) des arcanes du Bunker en matière de nominations (partisanes) et à participer à la Commission au même niveau que le PLQ (de M. Charest) , le Gouvernement libéral (de M. Charest) et le citoyen Charest.
En définitive, si ça ne coûtait pas si cher, tout le monde devrait se ficher (forme polie de se foutre) des jeux de gamins mal élevés et capricieux auxquels se livrent MM. Charest et Bellemare par l’intermédiaire de ce show médiatique (beaucoup moins passionnant et amusant à suivre que celui de la Commission Gomery). Une commission interne à l’Assemblée nationale aurait pu, aurait dû s’occuper des juges et non pas de ces deux ego aussi gros et sensibles fussent-ils. Six, sept, huit… (plus ?) millions de dollars. Il en fallait beaucoup moins pour sauver définitivement les orgues Casavant. Et pourtant, celles-ci devraient durer un tantinet plus longtemps que les acteurs et actrices du show mis en place pour tenter de savoir comment il ne faut pas nommer les juges. En faisant appel à M. Bastarache, les conseillers de M. Charest ont cru mettre un point final à la demande d’une commission d’enquête sur la Construction. Ils ne l’ont mise qu’en sommeil. Comment la bête va-t-elle se réveiller?
M. Bellemare dites-vous, a accepté de se présenter librement devant la Commission, ouf… l’application de la Loi sur les Mesures de Guerre a bien été suspendue… de facto.

Comment ne pas penser à ce magnifique poème de Roland Giguère en voyant cette image ?
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LA MAIN DU BOURREAU FINIT TOUJOURS PAR POURRIR

Grande main qui pèse sur nous
grande main qui nous aplatit contre terre
grande main qui nous brise les ailes
grande main de plomb chaud
grande main de fer rouge

grands ongles qui nous scient les os
grands ongles qui nous ouvrent les yeux
comme des huîtres
grands ongles qui nous cousent les lèvres
grands ongles d’étain rouillé
grands ongles d’émail brûlé

mais viendront les panaris
panaris
panaris

la grande main qui nous cloue au sol
finira par pourrir
les jointures éclateront comme des verres de cristal
les ongles tomberont

la grande main pourrira
et nous pourrons nous lever pour aller ailleurs.

L’âge de la parole, Roland Goguère.

François 1 :
octobre 17, 2010 à 5:57
@ Julien David:

(…)

De plus, plus il y a de partis représentés et plus nous avons de chances que la vérité ressorte ce qui est le but de l’exercice.
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C’est là le désagrément.

Il n’y avait que le parti libéral de représenté !