L’impact de la crise sur la jeunesse américaine

Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz écrit ceci, dans The Atlantic Monthly courant, au sujet de l’économie américaine:

L’économie ne va pas rebondir toute seule, du moins pas dans un laps de temps qui importe aux gens ordinaires. Oui, toutes les maisons saisies par les banques vont un jour trouver preneur, ou être détruites. Arrivera un moment où le prix de l’immobilier va se stabiliser ou, même, se mettre à remonter. Les Américains vont s’ajuster, non seulement à un niveau de vie plus bas et à vivre sous leurs moyens car ils devront rembourser une montagne de dette.

55% des 16-25 ans sont au chômage, le plus haut taux depuis 1945

Mais le dommage sera énorme. L’idée que l’Amérique a d’elle-même comme terre d’opportunité est déjà grandement érodée. Les jeunes chômeurs se sentent abandonnés. Il sera de plus en plus difficile de réintroduire une grande partie de cette jeunesse sur une voie productive. Ils seront marqués à vie par ce qui arrive aujourd’hui.

Traversez en voiture les vallées industrielles du Midwest ou les petites villes des plaines ou les villes ouvrières du Sud, et vous verrez l’image d’un déclin irréversible.

Stiglitz estime que la seule façon de sortir l’économie américaine d’une longue période de déprime est d’envisager, comme pour la sortie de la crise des années 30, un investissement massif pour faire pivoter l’économie. Dans les années 30 d’une économie agricole à une économie industrielle. Aujourd’hui d’une économie industrielle à une économie de services. Comment ? En investissant dans les infrastructures, la recherche, l’éducation, l’énergie verte.

Rien dans le paysage politique américain actuel ne semble permettre quoi que de soit qui ressemble à ce virage. Stiglitz écrit: « Pouvons-nous décider de faire un tel effort, en l’absence de la mobilisation induite par une guerre globale ? Peut-être que non. »

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« , comme pour la sortie de la crise des années 30, un investissement massif pour faire pivoter l’économie »

En d’autres mots : répéter les erreurs du passé. Ce qui a causé la crise était la Fed, ce qui l’a prolongée, c’est l’intervention du gouvernement

« En investissant dans les infrastructures, la recherche, l’éducation, l’énergie verte. »

c’est toujours facile d’utiliser l’argent des autres. Mais les « énergies vertes » sont un échec monumental

Le seul problème: le gouvernement n’a plus d’argent.

Pourquoi le gouvernement n’a plus d’argent ?

À cause des programmes précédant d’investissement massifs des gauchistes qui n’ont jamais rien rapporté.

«vous verrez l’image d’un déclin irréversible»… C’est un diagnostic sévère. Mais depuis le temps que les USA étirent le lastic, arrive nécessairement un moment où il risque de se rompre.

Il y a longtemps que l’on sait, les Bhoudistes nous l’ont appris, que la seule règle de la vie c’est l’impermanence de toute chose.

Le Reich n’a pas duré mille ans. L’empire Romain a duré cinq cent ans. À notre époque tout s’accélère et l’Empire américain est talonné de près par celui du milieu. Je serais étonné qu’il puisse lui résister.

Il ne faut pas s’étonner. Il faut prendre conscience de la réalité. Et surtout s’il est vrai que le changement est la trame normale de la vie, il faut prendre les moyens de s’adapter.

Mais les américains, jeunes ou vieux ne sont pas nécessairement prêts à ce genre de considérations.

À Silicon Valley, c’est comme si nous vivons dans une bulle. Ici, c’est l’optimisme qui règne grâce au secteur de la haute technologie et de la biotechnologie, la proximité de l’université Stanford, les startups qui poussent comme des champignons et l’énergie verte (malgré l’échec de Solyndra). Si l’on s’éloigne un peu de Silicon Valley, la réalité est toute autre. Une guerre, ça me semble un peu poussé comme prédiction bien que la prochaine élection fédérale en dira long à ce sujet.

Ce constat s’appliquera aussi au Québec et au ROC (sauf peut-être àl’Alberta et à la Saskachewan très bientôt et les solutions seront biens semblables àmha.

Tous les rapports le confirment:
« Les riches s’enrichissent, les pauvres s’appauvrissent. »
Pour plusieurs, cependant, ce mouvement progressiste est beaucoup trop lent.Il faut l’accélérer.
Et la meilleure façon de le faire, c’en:
—en éliminant tous les impôts
—en éliminant toutes les mesures sociales.
Ainsi les pauvres auront tôt fait de crever et il ne restera que des riches…qui auront tôt fait de se battre pour se distribuer les richesses.

c’est vrai que la politique d’après crise en 39 a été désastreuse. Le déclin n’a commencé à poindre le nez avec les reganomics et qui sont depuis porté aux nues quand elle ont été renforcées … Le gouvernement est fauché car ils refusent de taxer, le taux de taxation est simplement trop faible par rapport au PIB au USA.

La perspective d’une grande guerre pour résoudre les problèmes de l’économie? Probablement.

Il ne faut pas nous mettre la tête dans «l’autruche», pardon, dans le sable, comme l’ont toujours fait les citoyens ordinaires, incapables de concevoir l’horreur jusqu’à ce qu’elle vînt détruire leur vie.

Le grand problème des USA semble bien être les Américains eux-mêmes. Comment peut-on porter au pouvoir des créationnistes qui sont incapables d’accueillir l’idée même d’une réalité scientifique ?

Comment peut-on voter pour des milliardaires qui ne cherchent qu’à protéger leur classe sociale ? Comment un chef de famille incapable de nourrir et soigner ses enfants peut-il adhérer aux thèses du Tea Party ?

Comment se fait-il que la pire insulte à faire à un citoyen est de le qualifié de socialiste ou même simplement l’accusé d’être de la gauche ?

Les USA sont aux prises avec un très sérieux problème de valeurs qui tel un cancer les grugera lentement mais sûrement.

«Une fois qu’on a passé les bornes, il n’y a plus de limites.»
[Alphonse Allais

« »Les Américains vont s’ajuster, non seulement à un niveau de vie plus bas et à vivre sous leurs moyens car ils devront rembourser une montagne de dette. » »
Lu quelque part
Notre système est comme le cube de glace. Tout semble figé : avoir des dettes, travailler, payer ses factures…C’est en train de changer !
Premièrement, en fait vous n’avez pas de dettes ! Cela n’existe tout simplement pas ! Les dettes sont fabriquées, comme les voitures ou les brosses à dent. Les dettes ont été créées de toute pièce, elles n’ont pas de réalité.

La biomasse de la planète est tout ce qui vit et tout ce qui respire, les feuilles, l’herbe, les insectes, les animaux de toutes sortes, etc…et il y a nous !
Nous représentons une infime partie de cette biomasse : 0,01%.
Quelle est donc la réalité de nos dettes ? Demandons à un ours : Combien tu dois ? Ou à une baleine :Combien tu dois ? Cela n’a aucune réalité !
Demandez à un Papou : Combien tu dois ? Il va répondre : « Mais à qui ? », « Mais enfin, quelqu’un t’as bien donné un lapin l’autre jour ? » ;
Il vous dira : « Bien sûr, il m’en donne souvent et nous lui donnons du serpent en échange, ou on lui en apporte plus tard ». Il n’y a pas de dettes chez les Papous ! Nous sommes les seuls à en avoir.
Les baleines doivent travailler pour vivre ; elles doivent aller chercher leur nourriture. En fait elles doivent fournir de l’énergie pour produire ce dont elles ont besoin pour vivre. Ce n’est pas différent de ce que nous faisons. Nous avons juste une plus grande variété de produits et d’activités.
Mais rien de tout cela ne concerne une dette quelconque. Tous ces produits sont issus de ressources naturelles qui étaient déjà là. Elles étaient disponibles.
Donc le concept du commerce en lui-même est une fabrication. Ce système a été élaboré tout au long de ces 4 derniers siècles. Des lois ont été créées et nous ont été léguées.
Mais en fait, ce système a été conçu pour échouer encore et encore jusqu’au crash final.

Pour l’instant, les hypothèses de « sortie de crise » préconisées par Stiglitz semblent se concentrer uniquement vers les hypothèses keynésiennes de l’investissement ( public et privé).

Pourtant, une grande partie de l’oeuvre de Keynes repose sur le principe de l’amélioration de la demande globale ( inspiré entre autres des écrits sur l’importance de la demande effective préalable à l’investissement, de Malthus et de Wicksell).

Les américains auront tôt ou tard à revisiter ce principe de la demande globale.

L’amélioration du niveau des revenus est non seulement moral, mais efficace économiquement car vecteur du niveau de consommation et donc, d’investissement.

David écrit:
« Pourquoi le gouvernement n’a plus d’argent ?
À cause des programmes précédant d’investissement massifs des gauchistes qui n’ont jamais rien rapporté. »

Sottise! Seuls les gouvernements progressistes (et non pas gauchistes) des ’60s ont fait reculer l’indice de pauvreté de moitié.

Plutôt pour ces deux raisons:
1.les revenus de l’Etat sont insuffisants (évasion fiscale, taxation insuffisante des profits des grandes entreprises, etc)
2.guerre inutile et ruineuse en Iraq (plus de 800 milliards USD)

« Les jeunes chômeurs se sentent abandonnés. Il sera de plus en plus difficile de réintroduire une grande partie de cette jeunesse sur une voie productive. »

Les forces armées ont longtemps été un débouché intéressant pour même les plus démunis. Avec la fin de l’intervention en Irak, non seulement on n’engage plus, mais un grand nombre seront également démobilisés. Donc, plus de chômeurs.

Bientôt, ils devront également se retirer d’Afghanistan. Encore plus de chômeurs. L’avenir est sombre!

Cet été, en revenant de Boston, j’avais décidé d’arrêter un jour ou deux à Albany pour visiter cette ville. Après tout, me disais-je, c’est la capitale de l’état de New York. Il devrait y avoir plein de choses à voir.

Ce fut tout un choc! C’était une véritable zone sinistrée. Je suis passé au bureau du tourisme, qui ont confirmé mon impression après avoir circuler une couple d’heures en ville. J’ai donc repris le volant, pour quitter ce endroit « inquiétant ».

Si plus de pauvreté se traduit en plus de criminalité, ça va brasser sérieusement dans les années à venir.

@ lemoutongris, votre commentaire # 1,

Ce qui a causé la crise, tel que l’a affirmé et décrit clairement Alan Geenspan au Congrès américain, ce n’est pas la fed, ce sont bel et bien LES FRAUDES À GRANDE ÉCHELLE DES FINANCIERS DE WALL STREET, que les dirigeants politiques républicains et même les démocrates n’ont pas encore eu le courage politique de réprimer par des sanctions exemplaires et une règlementation coercitive appropriée.

Cessez de grâce, comme tous les libertariens, de promouvoir l’idée, essentiellement erronée, pernicieuse et porteuse de chaos économiques, que le libre marché, c.-à-d. le marché laissé à lui-même, serait la solution aux maux et problèmes économiques de la planète.

VU L’AVIDITÉ QUI MÈNE LE MONDE d’ajourd’hui, comme elle a menée celui d’hier et mènera très vraisemblablement celui de demain,

LES MARCHÉS, et principalement les marchés financiers (monétaires, obligataires, boursiers, des produits dérivés et des changes), NE PEUVENT et ne doivent définitivement pas ÊTRE LAISSÉS À EUX-MÊMES, sans réglementation coercitive pour limiter et empêcher la fraude, au moins la fraude dévastatrice à grande et très grande échelle.

M. Raphaël Erkoréka

Vous avez peut-être raison. Mais je dois souligner que le problème de la surconsommation et la recherche éternelle de la croissance ont causé des débats qui ont contribué à l’actuelle situation déplorable que vivent les USA.

On ne pourra pas toujours considérer la consommation avec l’idée absurde d’une combine à la Ponzi.

«Il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé»
[Albert Einstein]

Pour David

Harper programme le rapetissement de l’État en tarissant ses revenus. Moins d’impôt et moins de taxes –» moins de services -» moins d’État -» plus de disparités sociales et économiques = idéologie néo-libérale = Harper

«Il te montre la Lune et tu regardes son doigt.»
[Proverbe africain

Détroit

« …on retrousse ses manches et on se dit que c’est juste un nouveau challenge. Et on prie pour que surtout, Washington ne s’en mêle pas. » (Les gens de Détroit)

Détroit, voilà un endroit où l’économie ne rebondit pas. Les citoyens de cette ville qui s’écroule depuis un demi-siècle attendent depuis 50 ans que le Dieu dretteux à la main invisible se manifeste et ne veulent pas que l’état s’en mêle.

Mais voilà le Dieu de cette main, celui de la destruction créatrice, ne se manifeste qu’en partie; sa partie destruction opère depuis 50 ans et sa partie créatrice ne s’est pas encore manifesté. La ville de Cleveland n’est pas tellement mieux.

Avec ce lien, on peut avoir une très bonne idée du futur des USA si ils ne changent pas leur philosophie.

http://www.google.ca/imgres?imgurl=http://blog.lefigaro.fr/transamerica/2010/05/07/detroit-packard-plant-20080815-171843.jpg&imgrefurl=http://blog.lefigaro.fr/transamerica/2010/05/de-motown-a-notown.html&h=339&w=500&sz=75&tbnid=lcTWiu7fSP3kbM:&tbnh=88&tbnw=130&prev=/search%3Fq%3Dd%25C3%25A9troit%26tbm%3Disch%26tbo%3Du&zoom=1&q=détroit&usg=__Fp8yr3P1SYG3OJ_LdItfsJjLTEQ=&sa=X&ei=tw7qTuLkKIrW0QG0vqXACQ&ved=0CIQBEPUBMAs

Bien sûr qu’il faut que le Québec prenne des décisions en conséquences.

« Comment peut-on voter pour des milliardaires qui ne cherchent qu’à protéger leur classe sociale ?” (Denis Drouin)

« Et on prie pour que surtout, Washington ne s’en mêle pas. »

Comment voulez-vous qu’une population s’en sorte avec un tel leitmotiv. On vit dans des taudis depuis de nombreuses années (la crise arrive à 5 ans) ou dans son auto et on refuse l’aide des voisins de peur de s’enfoncer davantage. Le problème aux États Unis d’Amérique est que de telles pensées sont répandues à la grandeur du pays depuis cent ans suite à l’idée que se que les gens se sont fait de l’idée du rêve américain qui ne s’est jamais encore manifesté.

Oui la population des États Unis devra s’ajuster à un niveau de vie réel et, réel à un point tel qu’ils ne pourront plus s’accaparer des richesses des autres.

Demandez aux Anglais ou aux Espagnols qui ont régné en maître sur la planète.

« Tous les rapports le confirment:
“Les riches s’enrichissent, les pauvres s’appauvrissent.” »

heu, lesquels? Je regarder autour de moi, et je constate que la production en série et le libre-échange enrichissent le gens

« le taux de taxation est simplement trop faible par rapport au PIB au USA. »

an niveau fédéral, les ÉU taxent plus que le Canada. et les ÉU ont un des sytèmes d’impôts les plus progressif qui soit

» Comment un chef de famille incapable de nourrir et soigner ses enfants peut-il adhérer aux thèses du Tea Party »

parce qu’il est conscient que c’est le gouvernement le problème?

« (évasion fiscale, taxation insuffisante des profits des grandes entreprises, etc) »

foutaise. TOUS les problèmes de déficit, SANS EXCEPTION, en sont de dépenses. Les revenus de L’Alberta, de mémoire, ont augmenté de 35% depuis 10 ans; les dépenses ont augmenté du double

aussi, s’il y a évasion fiscale, c’est que les imopôts sont trop hauts

« guerre inutile et ruineuse en Iraq (plus de 800 milliards USD) »

ça n’a certes pas aidé, mais même sous Bush, le déficit était surtout causé par les programmes sociaux (Medicare, Medicaid, SOcial Security, etc) et les départements inconstitutionnels (éducation, commerce, agriculture…)

@ François Ricard (# 6):

…les pauvres s’appauvrissent. (sic).

FAUX!

feriez mieux de relire les statistiques qui disent clairement que les pauvres S’ENRICHISSENT mais à une vitesse différente que celle des riches.

@ Antoine Caron

Faux, globalement la pauvreté a rait un recul important à partir du milieu 90 quand l’économie s’est mondialisé.

@ Denis Drouin

Je m’en fou des inégalité, c’est une statique économique dans la moindre signification.

Ce qui compte c’est de réduire la pauvreté et c’est exactement ce qui s’est passé même si les inégalités ont augmentées.

François 1 :
…les pauvres s’appauvrissent. (sic).

FAUX!

feriez mieux de relire les statistiques qui disent clairement que les pauvres S’ENRICHISSENT mais à une vitesse différente que celle des riches

David :
Ce qui compte c’est de réduire la pauvreté et c’est exactement ce qui s’est passé même si les inégalités ont augmentées

Je vous trouve pas mal jovialistes. On peut déballer certaines statistiques sur nos voisins américains, au pays de l’entreprenariat, de l’absence de syndicats et de gouvernemaman?

Plus de 45 millions d’Américains (14,6% de la population) reçoivent de l’aide alimentaire, suite à une séquence de 37 mois consécutifs à la hausse (http://fr.wikipedia.org/wiki/Supplemental_Nutrition_Assistance_Program)
Le nombre est en hausse de 74% entre 2007 et 2011
http://business.financialpost.com/2011/08/22/u-s-a-food-stamp-nation/

Depuis décembre 2007, les revenus médians réels des ménages ont chuté de 6,8% (http://www.usatoday.com/news/nation/story/2011-09-13/census-household-income/50383882/1)

Le revenu médian réel des ménages a chuté de 2,3% en 2010, 7% de moins qu’à son sommet en 1999.
Le pourcentage d’Américains vivant sous le seuil de la pauvreté l’an passé (15,1%) est le plus élevé depuis 1993
Le revenu annuel réel médian chez les hommes en 2010 (47715$) était virtuellement inchangé par rapport à 1973 alors qu’il était de de 49965$
(http://www.nytimes.com/2011/09/14/us/14census.html?_r=1)
(http://www.stanford.edu/group/scspi/_images/facts/fact20.jpg)

Le chèque de paie moyen a chuté à nouveau en 2010: 507$/semaine, le plus bas niveau en termes réels depuis 1999
(http://www.reuters.com/article/2011/10/19/idUS254294359320111019)

Un Américain sur trois serait incapable de payer son hypothèque ou son loyer plus d’un mois s’il devait soudainement perdre son emploi
(http://www.dsnews.com/articles/job-loss-could-put-one-in-three-homeowners-out-of-their-home-2011-09-30)

Il y a moins d’emplois rémunérés aujourd’hui qu’en 2000, malgré une population qui a crû de 30 millions de personnes.
http://www.usnews.com/opinion/mzuckerman/articles/2011/06/20/why-the-jobs-situation-is-worse-than-it-looks

http://www.businessinsider.com/america-middle-class-in-decline-2011-4#-5

Bonjour Monsieur Drouin!

Honnêtement, je ne suis pas sûr de vous suivre.

Qu’est-ce qu’une chaîne de Ponzi, une citation d’Einstein et le problème de la surconsommation ont à voir avec la stabilisation et le renforcement de la demande globale préalable?

Le concept de la demande globale est lié à la capacité d’acheter des biens et des services, biensur,mais non pas nécessairement de n’acheter que des « bébelles » et de dilapider son capital.

Le développement d’un être humain passe par sa capacité de se procurer des biens et des services dont il a besoin pour son bien-être, pour sa propre croissance.

En ce sens, le concept de croissance est lié au développement humain. Il n’est pas qu’uniquement lié à l’indice hautement déceptif du P.I.B.

Voilà monsieur.

Au plaisir.

« LES FRAUDES À GRANDE ÉCHELLE DES FINANCIERS DE WALL STREET, »

obligées par Washington via différents programmes. Les bas taux d’intérêt n’ont fait qu’exacerber le tout, comme le dit ton premier lien

« LES MARCHÉS, et principalement les marchés financiers (monétaires, obligataires, boursiers, des produits dérivés et des changes), NE PEUVENT et ne doivent définitivement pas ÊTRE LAISSÉS À EUX-MÊMES »

« le marché » est formé des milliards d’actions par chaque humain à chaque jour. Dire que tu n’as pas confiance au marché fait de toi un misanthrope

« Harper programme le rapetissement de l’État en tarissant ses revenus. »

quel(s) ministère(s) a (ont) été coupé(s)?

« Plus de 45 millions d’Américains (14,6% de la population) reçoivent de l’aide alimentaire, suite à une séquence de 37 mois consécutifs à la hausse »

à cause de l’intervention massive du gouvernement dans l’économie, qui empêche la création de rihcesse. ça s’applique à TOUT ce que tu énumères

Les droiteux et surtout les libertariens ne changent pas et n’apprennent pas. Ils nous répètent toujours la même rengaine sans preuve: « cé la faute du gouvernement qui nous vole. »

Pourtant comment peuvent-ils expliquer que le gouvernement ait obligé les banques à prêter 750 000$ à des gens qui gagnent 25K par année?
Comment peuvent-ils expliquer qu’une banque soit obligé de faire un prêt à une bonne, une femme de ménage, pour un QUATRIÈME maison de 300 000$?

Ici ils ont des preuves en pleine face du contraire de leurs affirmations et nous inventeront des histoires loufoques pour dire que « ces faits sont faux ».

Ils sont le genre à dire la même chose que les gens de Détroit dans la misère « « Et on prie pour que surtout, Washington ne s’en mêle pas. ». Nous on refuse l’entraide, on ne fait rien, la main invisible fera son oeuvre on est responsables nous.

Ce sont ce genre de personnes irresponsable qui causent les crises que nous connaissons dans le monde. Les enfants, ils s’en foutent comme de leur vieille paire de chaussettes trouées.

@ Youlle (# 26):

…et il y a quelqu’un qui a forcé les gens qui gagnent $25,000.00 par année à s’acheter 4 maisons?

Votre croisade imbécile anti-libertarienne vous fait écrire des niaiseries impardonnables et surtout, votre tendance gauchisto-interventioniste vous fait complètement oublier la responsabilité individuelle des gens.

@ Denis Drouin (# 9):

« Comment peut-on porter au pouvoir des créationnistes qui sont incapables d’accueillir l’idée même d’une réalité scientifique ?

Comment peut-on voter pour des milliardaires qui ne cherchent qu’à protéger leur classe sociale ? Comment un chef de famille incapable de nourrir et soigner ses enfants peut-il adhérer aux thèses du Tea Party ? » (sic)

Ah…tiens…le Tea Party est au pouvoir aux USA?

Eh ben…j’en ai manqué une. Et moi qui croyais que c’était toujours Obama.

Avez-vous des compléments d’information sur cette nouvelle Denis?

« Ils nous répètent toujours la même rengaine sans preuve »

ou plutôt: tu n’acceptes pas nos preuves.

« Comment peuvent-ils expliquer qu’une banque soit obligé de faire un prêt à une bonne, une femme de ménage, pour un QUATRIÈME maison de 300 000$ »

le gouvernement

« Nous on refuse l’entraide, »

forcée par le gouvernement

« on ne fait rien, la main invisible fera son oeuvre on est responsables nous. »

c’est justement la main invisible qui a causé la « faillite » de Détroit.

« Ce sont ce genre de personnes irresponsable qui causent les crises que nous connaissons dans le monde. »

si tu parles du gouvernement, alors oui

« …et il y a quelqu’un qui a forcé les gens qui gagnent $25,000.00 par année à s’acheter 4 maisons?”

Puisque la question est posée la réponse est NON comme vous le savez. Ni les banque ni le gouvernement ni personne ne les a forcés.

Mais les banques, elles les ont INCITÉ à emprunter en leur faisant croire qu’ils feraient de l’argent avec la plus value et, elles l’ont fait pour au moins un million de maisons, peut être deux. Et les libertariens, les gens de la droite religieuse, le plus souvent créationnistes disent depuis 4 ans que c’est le gouvernement qui a forcé les banques à faire ces prêts.

C’est ça la croisade imbécile, accuser le gouvernement pendant quatre ans sans preuve aucune. La vraie niaiserie est d’essayer de faire croire à tous que les banques sont assez caves pour plier devant le gouvernement au point de faire des prêts qui ne respectent pas leurs chartes jusqu’à provoquer la faillite. Ce laisser faire qui nuit à la population, c’est ça le manque de responsabilité.

Finalement ce sont les grands financiers qui enseignent et encouragent les dogmes de droite stupides et irréalistes et ceux des libertariens croyant à la main invisible de leur Dieu, qui encourage ces derniers à ne pas prendre leurs responsabilités. Sa fait longtemps qu’elle n’a pas travaillée la main.

C’est ça qui a mis les États Unis d’Amérique dans le trou et pour longtemps.

Aujourd’hui depuis presque 5 ans, le temps a donné raison à Joseph Stiglitz. Il a raison de dire que tous ces jeunes qui commençaient à travailler se sentent abandonnés car ils le sont et ils le seront encore pour plusieurs années et cela à cause du refus de la droite extrême, des libertariens et des poches de thé de prendre des responsabilités. C’est ce manque de responsabilité souvent dû à l’ignorance, pour d’autres à l’avarice qui a causé la crise aux USA et qui la maintient encore.

55% de ces jeunes 16-25 ans auront entre 21 et 30 ans dans 5 ans. Ils n’auront probablement pas encore eu la possibilité de travailler et de gagner leur vie. Tous ce qu’ils auront connu ces jeunes sont les « foods stamps humiliant»

Pendant ce temps, on refuse radicalement que le gouvernement vienne en aide, mais on ne s’est pas tellement opposé fort à l’aide qu’ont reçu les banques.

À lemoutongris, votre commentaire # 25,

Je sais que LE MARCHÉ NE PEUT ÊTRE LAISSÉ À LUI-MÊME, SANS RÉGLEMENTATION APPLICABLE À TOUS,

parce que :

tout en aimant les amants de la vie, les porteurs de valeurs humaines, c’est-à-dire, ceux qui s’efforcent de vivre le plus possible de façon consciente, en accord avec leur conscience inspirée par le coeur de la vie qu’ils RESSENTENT en eux, plutôt qu’à partir de leurs pensées, émotions et désirs qui changent constamment à propos de tout et de rien,

je sais, en ayant longuement observé le comportement des humains en général, que l’on ne peut pas faire confiance à leur mental, qui peut être l’objet à tout moment de tout et de rien, principalement lorsque c’est, comme pour la plupart d’entre eux, leur état mental du moment qui dicte leurs comportements.

Les intérêts conflictuels, qui dictent les comportements sociaux de l’un et de l’autre, ou plus précisément de l’un par rapport à l’autre, doivent conséquemment être réglementés pour favoriser et préserver partout un milieu de vie le plus équitable, le plus sécuritaire et le plus paisible possible.

M. Erkoréka (#11),

Je suis absolument d’accord avec vous. Les économies occidentales s’essoufflent parce que les revenus des gens ordinaires stagnent. Les ménages ont tenté de pallier à ça en travaillant plus d’heures et en empruntant, mais là l’élastique semble étiré au maximum.

On ne parlerait pas de « taxer les riches » si la progression du PIB profitait à tous (comme elle l’a fait dans les 30 ans de l’après-guerre) mais en fait, et de plus en plus, elle semble se concentrer dans le premier quintile, et dans ce quintile, dans le premier centile, et dans ce centile-même, dans le haut…

Des emplois et des salaires repartant vers le haut permettraient de consolider l’économie et de résorber les déficits et les dettes. Mais les grandes entreprises, en aussi bonne santé financière que jamais, préfèrent délocaliser en masse vers l’Asie, et déclarer les profits là où les impôts sont les plus bas. En attendant le système grince et craque, et le niveau de vie des pays occidentaux semble prêt à s’enfoncer plus bas…

Moi j’aurais envie de dire que le « free market » n’a rien de « free ». Il est plutôt très, très couteux. Il est un vecteur du clivage entre les riches et les pauvres. Il encourage l’inégalité en favorisant la croissance à outrance. Le meilleur c’est celui qui va chercher le plus de part de marché. Quand on a pris tout ce que les consommateurs pouvaient donner on a inventé le crédit, et les intérêts pour que ceux qui font crédit puissent faire des profits et aussi augmenter leur part de marché. Pour faire augmenter la demande de crédit par les petits emprunteurs on leur à promis toute sorte de bienfaits, d’acheter maintenant et ne payer que plus tard. N’y a-t-il pas un vieil adage qui dit « Ne remettez pas à plus tard… »
Ils ont même inventé un stratagème pour faire croitre l’économie. Augmenter le nombre d’acheteurs de maison. Ils leur ont dit que les propriétés augmentaient de valeur de façon constante depuis plusieurs années donc ils n’avaient rien à craindre d’hypothéquer leur maison à 100%, puis ensuite à 110, puis encore à 125 et même parfois jusqu’à 150% de sa valeur. Le peuple docile les a écouté. Comment pouvaient-ils en douter, c’était aussi bon que la banque puisque c’étaient des banques.
Ces Arnaqueurs là on ensuite emballé ce produit dans une sorte de papier commercial qu’ils disaient « adossés » à des valeurs sûres, voyons des hypothèques. Et ils se sont ensuite débarrassés du produit empoisonné en le revendant à grand prix à des institutions financières « naïves » sur tous les continents. (dont notre bonne caisse de dépôt)
Voila comment des âmes sans foi ni loi ont créé de toute pièce le dernier chapitre de la déchéance des états unis.
Les chiffres étaient tellement grandioses qu’ils ont réussi à convaincre Bush (pas trop difficile vous me dites) que la faillite des institutions bancaires Américaines mettrait en péril la continuité de la « Greatest Nation on Earth » qu’ils étaient « too big to fail » et que si le gouvernement ne leur donnait pas immédiatement 7.7 Billions$ (trillions en anglais)
http://www.npr.org/blogs/thetwo-way/2011/11/28/142854391/report-fed-committed-7-77-trillion-to-rescue-banks, le système financier Américain s’écroulerait comme un château de cartes.
Et après on entend M. Greenspan avouer une erreur, celle de ne pas avoir assez surveillé le « Free Market » et d’avoir cru qu’ils sauraient s’auto-règlementer. Voyons donc, c’est tellement cousu de fils blanc… C’est comme engager un loup comme gardien dans une bergerie.

Léon Blanc-Sec, vous êtes un homme brillant, j’espère un jour avoir vos capacités.

J’aime surtout la finesse dont vous faites preuve pour nous amener vers le VRAI noeux du problème.

C’est par-là que se trouve la (vraie)sortie de crise: STRUCTURELLE.

Avoir de bons niveaux de revenus à la base tout en ayant des niveaux acceptable d’investissement public et privé.

Ceci dit, comme nous l’a indiqué le grand Gilles Dostaler, il faudra aussi s’attaquer d’une manière mondiale à la 1)spéculation financière et aux 2)lieux de paradis fiscaux; ces deux domaines plombants sérieusement l’équilibre économique ( dont la demande effective) de notre village global..

Des heures de plaisir.

Bien à vous, cerveau lumineux!

@ François Sacrécoeur

J’aime bien la forme de votre explication.

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Il ne faut pas oublier qu’au début de la crise les riches se sont enrichis comme jamais pendant que l’économie ne produisait pas.

Alors ils l’ont pris où cet argent?

« C’est ça la croisade imbécile, accuser le gouvernement pendant quatre ans sans preuve aucune »

se mettre les doigts dans les oreilles en faisant LALALALA n’enlève pas les preuves maintes fois montrées

« que les banques sont assez caves pour plier devant le gouvernement au point de faire des prêts qui ne respectent pas leurs chartes jusqu’à provoquer la faillite »

caves ou rationnelles? certaines banques ont été mises à l’amende parce qu’elles n’ont pas respectée un édit gouvernemental

« cela à cause du refus de la droite extrême, des libertariens et des poches de thé de prendre des responsabilités. »

les attaques ad hominem te discréditent

pour le reste : les libertariens semblent être les seuls à justement vouloir responsabiliser les gens. Mais la main visible du gouvernement brouille passablement les cartes

« et déclarer les profits là où les impôts sont les plus bas »

et?

« en favorisant la croissance à outrance »

pas dans un « vrai » marché libre, qui encourage l’accumulation de capital et d’épargne

« Et après on entend M. Greenspan avouer une erreur, celle de ne pas avoir assez surveillé le “Free Market” et d’avoir cru qu’ils sauraient s’auto-règlementer »

le marché bancaire est une des institutions les plus réglementée

Est-ce vraiment le consensus libertarien sur la haute finance américaine? D’honnêtes créateurs de richesse sans défense acculés à la faillite par une bureaucratie tâtillone et hostile?

Mon point de vue est assez radicalement différent. Le problème n’est pas que Wall Street soit incapable de se défendre contre le gouvernement, mais l’inverse, qu’il soit trop, extraordinairement bien connecté avec le gvt fédéral américain. Selon Consumer Education Foundation, lors de la dernière décennie le milieu financier américain a craché 1,7 milliards en contributions politiques, sans compter 3,4 milliards en lobbyistes. Dans les mots du sénateur Dick Durbin « les banques sont le lobby le plus influent sur le capitole. Et franchement, la place est à eux »

Robert Rubin (ancien co-président de Goldman Sachs) et Henry Paulson (ancien PDG) étaient récemment secrétaires du trésor. Enfin Goldman Sachs est un cas à part. Son PDG Lloyd Blankfein a été reçu 10 fois à la Maison-Blanche; Mark Patterson, lobbyiste pour Goldman Sachs est chef de cabinet du secrétaire du Trésor actuel Timothy Geithner; le tristement célèbre Jon Corzine; bref on n’en finirait pas de faire la liste des anciens dans des positions de pouvoir dans l’administration américaine ou la Fed.

Enfin, ils ne payent pas ces sommes pour rien. Ils ont pu bloquer les projets de règlementer les dérivés, et faire pression pour qu’on augmente les ratios de levier permis. Bon d’accord tout ça leur a peté au nez, mais c’est pas parce qu’on leur a imposé.

Il y a aussi le problème des portes tournantes entre la SEC supposée surveiller les acteurs financiers et les firmes d’avocats de Wall Street, quand ce n’est pas directement entre la SEC et Wall Street.

Je vous suggèrerais la lecture de Matt Taibbi, mais franchement ça risquerait de choquer les boy-scouts parmi les commentateurs – supervision parentale requise. On y voit cette pauvre victime de système financier américain à l’oeuvre:
– comportement douteux et inefficacité de la SEC:
http://www.rollingstone.com/politics/news/is-the-sec-covering-up-wall-street-crimes-20110817
http://www.rollingstone.com/politics/blogs/taibblog/finally-a-judge-stands-up-to-wall-street-20111110
– fraudes à répétition (Abacus, Magnetar), corruption, collusion: http://www.rollingstone.com/politics/blogs/taibblog/jp-morgan-chase-fine-another-slap-on-the-wrist-for-wall-street-20110708
http://www.rollingstone.com/politics/blogs/taibblog/woman-gets-jail-for-food-stamp-fraud-wall-street-fraudsters-get-bailouts-20111117
http://www.rollingstone.com/politics/blogs/taibblog/the-continual-screwing-of-jefferson-county-alabama-20110531
– la dure, dure vie sur Wall Street
http://www.rollingstone.com/politics/blogs/taibblog/owss-beef-wall-street-isnt-winning-its-cheating-20111025
http://www.rollingstone.com/politics/blogs/taibblog/testimony-goldman-style-a-tour-through-the-levin-report-20110513
– ah oui, son point de vue sur « le gvt a forcé la main des banques »:
http://www.rollingstone.com/politics/blogs/taibblog/mortgage-bubble-blamed-ludicrously-on-the-government-20101117

Quant à moi, ce sont des excès qui devraient scandaliser d’authentiques libertariens, mais à vous lire ils sont tous trop occupés à pleurer sur le sort des firmes financières et de leurs milliardaires qui travaillent si dur, si honnêtement, face à l’hostilité du gouvernement dans le dur, dur monde du libre-marché pour réclamer un nettoyage en règle de ce nid de parasites.

« Quant à moi, ce sont des excès qui devraient scandaliser d’authentiques libertariens, mais à vous lire ils sont tous trop occupés à pleurer sur le sort des firmes financières et de leurs milliardaires qui travaillent si dur, si honnêtement, face à l’hostilité du gouvernement dans le dur, dur monde du libre-marché pour réclamer un nettoyage en règle de ce nid de parasites. »

sans le gouvernement rien de tout ça ne se produirait. IL crée le corporatisme que nous connaissons présentement; IL incite à la corruption en volant toujours plus de nos revenus; IL protège certaines compagnies…

les actions des banquiers et d’autres compagnies sont tout simplement rationnelle (mais condamnable) dans ce contexte.

sans le gouvernement rien de tout ça ne se produirait. IL crée le corporatisme que nous connaissons présentement; IL incite à la corruption en volant toujours plus de nos revenus; IL protège certaines compagnies

Pardon? C’est ta défense? Il existe des choses appelées impôts que je considère comme du vol, donc j’ai le droit de voler mes clients, fausser des déclarations, mentir sous serment et verser des pots-de-vin? Tu as complètement perdu la boussole morale. Rappelle-moi de ne jamais faire appel à tes services.

(hé, vu qu’on parle de l’impôt des entreprises aux ÉU, bien sûr elles en paient de moins en moins: http://www.taxpolicycenter.org/briefing-book/background/numbers/revenue.cfm)

Ce n’est pas le gouvernement qui matraque le secteur financier, c’est le secteur financier qui a phagocyté le gouvernement et l’a mis à son service. Le gouvernment devrait avoir pour rôle de s’assurer que tous les acteurs se comportent de façon responsable et honnête et de veiller à la concurrence et une certaine transparence. L’industrie s’achète les politiciens (qd ils ne se joignent pas carrément au gvt) et récompense les dirigeants de la SEC de ne pas faire de vagues avec des sinécures bien payées.
Si la mafia a infiltré le ministère de la justice et le service de police, il faut purger les institutions et pas abolir la police!

» donc j’ai le droit de voler mes clients, fausser des déclarations, mentir sous serment et verser des pots-de-vin? »

ça, ou tu peux travailler moins ou déménager. les « paradis » fiscaux existent uniquement parce qu’il y a des enfers fiscaux.

» Le gouvernment devrait avoir pour rôle de s’assurer que tous les acteurs se comportent de façon responsable et honnête et de veiller à la concurrence et une certaine transparence. »

le gouvernement est là principalement pour défendre les groupes d’intérêt les plus bruyants. Il s’oppose à la concurrence et au marché (protectionnisme et lois anti-trust), est plus opaque qu’un trou noir et encourage l’incompétence avec les bailouts

plus il est petit, mieux l’économie se porte

@ Léon Blanc-Sec

Moi je te parlais de la situation au Canada.

Si tu veux parler de la situation aux USA, je te signalent que tout ce que tu décris se passe pendant qu’un socialiste est président…

Mais je sais, ce n’est pas de sa faute, c’est jamais de la faute d’Obama.

L’idéologie libertarienne n’apporte rien de valable aux connaissances économiques et est essentiellement nuisible aux sociétés humaines parce qu’elle se borne à prôner la richesse pour la richesse, peu importe les moyens, au profit d’un très petit nombre et au grand détriment de la masse des humains.

« Si les entreprises ne paient plus d’impôt, c’est les particuliers qui vont devoir le faire »

qui a dit qu’on devait payer autant d’imoôts pour commencer? L’État a deux fonctions : défendre les frontières et administrer la justice. Pas besoin de saisir jusqu’à 53% du salaire d’une personne pour le faire

« L’idéologie libertarienne n’apporte rien de valable aux connaissances économiques et est essentiellement nuisible aux sociétés humaines parce qu’elle se borne à prôner la richesse pour la richesse, peu importe les moyens, au profit d’un très petit nombre et au grand détriment de la masse des humains. »

tu ne comprends strictement rien au libertarianisme. le dernier bout de phrase sous-entend que l’économie est un jeu à somme nul, ce qui était la base-même du mercantilisme

évidemment, s’il existe une meilleure solution, je suis prêt à l’entendre

« the nation’s big banks, which through cynical lending and reckless gambling had brought the U.S. to the brink of ruin »

évidemment, aucun mot sur la RÉglementation qui a mené à cet(te?) apocalypse

« While the Fed, by doing this, may have succeeded in saving the banks, it didn’t succeed in saving the economy. »

DUH! Imprimer du papier ne fait que causer de l’inflation

« Given the magnitude of the decline in farm income, it’s no wonder that the New Deal itself could not bring the country out of crisis. The programs were too small, and many were soon abandoned »

Donc, couler les prix (salaires) dans le béton et couper le commerce international a été bon?

» It is important to grasp this simple truth: it was government spending—a Keynesian stimulus, not any correction of monetary policy or any revival of the banking system—that brought about recovery. »

PLus de doute possible : les prix nobel hors des sciences pures n’ont aucune valeur.
AUCUNE reprise économique ne peut être imputée à l’intervention du gouvernement dans l’économie. Si tel était le cas, le Japon n’aurait pas vécu 20 ans de marasme économique

bref, le texte est sans intérêt et ne fait que répéter les mêmes vieux mensonges keynésiens

Joseph « Zéro Crédibilité » Stiglitz.

Au début des années 2000, Joseph Stiglitz disait qu’une crise immobilières était impossible (une chance sur 300 000).

Les autrichiens disaient le contraire.

Un autre débat perdu par la gauche.

@moutongris #47

évidemment, aucun mot sur la RÉglementation qui a mené à cet(te?) apocalypse

Il n’en parle pas peut-être parce qu’il n’y en a pas eu, au contraire l’humeur était à la dérèglementation.
Le Gramm-Leach-Bliley Act de 1999 a levé les contraintes du Glass–Steagall Act de 1933. En 2000 le Commodity Futures Modernization Act of 2000 exemptait les produits dérivés financiers de règlementation et supervision. En 2004 la SEC a relâché les contraintes sur le niveau de dettes que les banques pouvaient prendre.

[New Deal]

Donc, couler les prix (salaires) dans le béton et couper le commerce international a été bon?

Arguments très impressionnants. Y’a juste un problème, c’est que rien de tout ça n’a fait partie du New Deal. Smoot–Hawley fut adopté par Hoover en 1930. Les contrôles des prix et des salaires ont été adoptés avec la deuxième guerre mondiale.

En passant, l’interventionnisme extrème de l’état dans l’économie lors cette deuxième guerre mondiale et son endettement massif ont liquidé ce qui restait de la grande dépression.

@David #48

Je ne sais pas de quelle citation tu parles. mais il ne serait pas le seul à avoir manqué le train. Pour ne nommer que lui, Alan Greenspan, républicain libertarien avoue n’avoir rien vu avant fin 2005-2006.

D’après tes critères, ceci prouve que la droite a perdu le débat.

NB: les « autrichiens » ont prédit la catastrophe lors de 82 des 70 dernières années.

Joseph Stiglitz disait qu’une crise immobilière était impossible DANS DES CONDITIONS NORMALES DE PRÊTS HYPOTHÉCAIRES, et il avait entièrement raison.

1) Ce qui a déclanché la crise financière « c’est la crise des subprimes », qu’on a appelé tout à fait à tord « la crise immobilière », qui fut causée par l’attitude irresponsable des dirigeants des banques, dont leurs représentants responsables des prêts avaient comme consigne de ne pas exiger une mise de fonds normale de 25% de la valeur marchande de chaque immeuble de la part des emprunteurs et qui leur ont « très fautivement » consenti, avec l’aval de leurs dirigeants, des prêts hypothécaires de plus de 75% de la valeur de l’immeuble, allant souvent jusqu’à 150% de leur valeur marchande réelle.

2) La vente de grandes quantités, représentant des sommes énormes d’instruments financiers toxiques, tels les Papiers Commerciaux Adossés à des Actifs immobiliers et autres, appelés PCAA, largement surévalués et soutenus par la cote tout à fait injustifiée et sciemment surenchèreuse de AAA que leur a accordé Moody’s, entre autres agences de notation complices (dont aucune n’a bizarrement sonné l’alarme (?)) pour en faciliter la vente à grande échelle auprès des institutions financières du monde entier (dont notre Caisse de Dépôts et Placements du Québec), et les nombreux autres instruments financiers frauduleux de même nature, confectionnés par les grandes banques d’affaires et leurs entreprises affiliées (grandement facilité par la déréglementation « libertarienne » des services financiers), avec lesquels elles ont criminellement « inondé » les marchés financiers.

Si vous voulez vraiment savoir ce qui s’est passé et ce qui pourrait nous aider à sortir de la crise dans un avenir pas trop éloigné, souhaitons-le, vous n’avez qu’à lire « Le triomphe de la cupidité » par Joseph Stiglitz, paru en 2010.

Bonne lecture.

Pour que la lecture soit profitable, il faut, cependant, accepter de mettre ses préjugés de côté.

« Il n’en parle pas peut-être parce qu’il n’y en a pas eu »

donc, le CRA, le HUD, la Fair Lending Act, la nationalisation des hypothèques à risque sont tous des exemples du libre-marché?

« Le Gramm-Leach-Bliley Act de 1999 a levé les contraintes du Glass–Steagall Act de 1933 »

qui ne faisait qu’abolir une distinction qui n’a jamais existée au Canada. J’attends encore

« Les contrôles des prix et des salaires ont été adoptés avec la deuxième guerre mondiale. »

heu, pas vraiment : http://mises.org/daily/100

« Alan Greenspan, républicain libertarien »

greenspan, libertarien? MOUAHAHA! merci d’avoir fait ma journée

un libertarien pour une banque centrale, c’est comme un prêtre juif qui mange du jambon

« , qui fut causée par l’attitude irresponsable des dirigeants des banques »

qui se faisaient tordre le bras par L’État, qui garantissait lesdites hypothèques à risque

En complément à mon commentaire précédent no. 51,

Pour tout savoir, ou presque, sur la crise financière déclanchée en 2008 (qui couvait depuis plusieurs années) et de laquelle il faudra bien que chacun des pays de la planète s’efforce de sortir sans perdre trop de plumes au cours des prochaines années.

Pour connaître le rôle joué dans cette crise, maintenant mondiale, par les grandes et moyennes institutions financières, les banques centrales, les agences gouvernementales de réglementation, les agences de notation de crédit (forcées à être complaisantes et même plus vraisemblablement complices parce qu’en réel conflit d’intérêts(?)), dont Moody’s, Standard & Poor’s, Fitch, pour ne nommer que les principales, et les autres acteurs de la crise que nous connaîtrons possiblement pour plusieurs années encore semble-t-il, si nous réussissons à nous en sortir sans trop de dommages collatéraux permanents, souhaitons-le :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_subprimes

Pour avoir un aperçu du « Triomphe de la cupidité » par l’économiste réputé, qui avait prédit la crise financière actuelle, Joseph Stiglitz;

un livre analytique, pédagogique et de vulgarisation économique, qui marque la fin d’une époque, écrit dans un langage intéressant et assez simple pour le rendre accessible à tous, de 474 pages, paru en 2010, d’environ 30$ :

http://cdurable.info/Le-triomphe-de-la-cupidite-Joseph-Stiglitz-Crise-Economie,2351.html