L’indépendantisme est-il un anachronisme ?

Certains militants du Parti québécois s’interrogent ces jours-ci sur la pertinence du projet de souveraineté, une remise en question difficile pour la formation. L’examen de conscience était toutefois inévitable, analyse le blogueur Jérôme Lussier.

PolitiqueDans la foulée de sa déconfiture électorale, certains militants du Parti québécois s’interrogent ces jours-ci sur la pertinence du projet de souveraineté.

Cette remise en question du projet d’indépendance est la plus lucide, difficile et fondamentale qui soit pour le Parti québécois, et il faut saluer le courage de ceux qui sont prêts à se livrer de bonne foi à cet exercice douloureux.

L’examen de conscience était toutefois inévitable.

Il y a deux semaines, près de 65 % des Québécois ont voté pour des partis qui ne militent pas pour l’indépendance. Les appuis au Oui stagnent depuis des années. Et — surtout — le Parti québécois a presque totalement perdu l’appui des jeunes : selon le dernier sondage Léger publié pendant la campagne, le PQ était 4e chez les 18-24 ans, et loin en 3e place chez les 25-44 ans. La Charte des valeurs a certainement contribué à creuser ce fossé entre la jeunesse et les baby-boomers, mais le projet de souveraineté n’est plus très porteur, lui non plus.

Bien sûr, il reste des Québécois pour qui l’indépendance constitue encore l’enjeu politique le plus essentiel et le plus urgent, qui croient que la plus grande menace pour «Nous» se trouve à Ottawa, que seul le pays peut garantir la survie de la nation, et que la souveraineté ouvrirait tous les horizons et rendrait tout possible. Mais ils sont de moins en moins nombreux, et de moins en moins convaincants.

La réalité, c’est que la notion même de souveraineté n’est plus ce qu’elle était il y a encore 20 ou 30 ans.

Il n’est pas question ici de souveraineté au sens de la séparation-du-Québec-du-Canada, mais de souveraineté au sens du contrôle économique, politique, culturel et identitaire exercé par un État sur ses habitants et son territoire.

Or, depuis une génération, ce contrôle s’est considérablement érodé, à presque tous les égards — et pour tous les États.

Dans un texte publié en 2011 (dans la foulée d’un billet qui avait fait jaser), j’écrivais que :

La mondialisation économique, financière et académique, les innombrables traités commerciaux, militaires et culturels, les questions environnementales, la circulation des personnes et des idées et, surtout, l’émergence d’Internet comme lieu d’échange échappant largement aux frontières et à la réglementation ont fait en sorte que les États ne peuvent plus espérer gouverner aujourd’hui comme en 1970. Au fur et à mesure que les activités économiques, culturelles, intellectuelles et sociales se mondialisent et se déplacent vers Internet, tous les pays du monde — des plus totalitaires aux plus ouverts — sont confrontés à une érosion de leur capacité à contrôler les actions et les choix de leurs citoyens. On peut célébrer ou déplorer cette nouvelle donne politique, mais elle paraît indéniable, loin d’être renversée, et le Québec n’y échappe pas.

Trois ans plus tard, le constat est toujours aussi implacable : au cours des dernières décennies, une part importante du pouvoir jadis dévolu aux États s’est déplacée vers les individus et la société civile, ou vers des instances supranationales. Et la tendance ne semble pas vouloir s’inverser.

Pour le meilleur et pour le pire, nous sommes aujourd’hui libérés de plusieurs contraintes identitaires, sociales et culturelles d’antan. Le CRTC a beau imposer du contenu canadien et/ou francophone aux diffuseurs, la musique, le cinéma et les médias du monde entier sont désormais accessibles via Internet, iTunes, Facebook et YouTube.

Les commentateurs locaux ont beau vouloir circonscrire les débats à un cadre étroit, les horizons virtuels sont illimités : vous pouvez, à partir de Laval ou de Rimouski, ignorer les enjeux d’ici et militer pour la libération du Tibet et de la Crimée, ou contre le braconnage des rhinocéros et la destruction de l’Amazonie. Il y a probablement, aujourd’hui, 100 fois plus de Québécois dans les communautés planétaires de jeux virtuels que dans les assemblées municipales, et davantage de Montréalais membres du fan-club de Lady Gaga que de la Société Saint-Jean-Baptiste.

Parallèlement, comme en matière économique, les gouvernements n’ont plus les coudées franches quand vient le temps de prendre des décisions politiques. En Europe, les pays membres se sont départis de plusieurs pouvoirs, au profit de l’Union européenne. Par l’entremise de leur participation à des accords comme l’ALÉNA ou le traité de l’OMC, les États se sont engagés à renoncer à plusieurs mesures protectionnistes qui favorisaient la production domestique.

En matière de politique environnementale et de changements climatiques — des thèmes centraux de notre époque —, il est acquis que les problèmes et les solutions requièrent une coordination mondiale. (Les frontières et les juridictions nationales ont peu d’importance quand on s’attaque à la pollution et la dégradation des écosystèmes, ce qui suscite la méfiance (légitime) de bien des jeunes écolos envers les nationalismes.)

Même en politique officiellement «intérieure», la souveraineté des États n’est plus ce qu’elle était. L’essor de la doctrine des droits de l’homme, entre autres, a établi des principes universels — droits des minorités, tolérance religieuse et culturelle, non-discrimination — que tous les États doivent officiellement s’engager à respecter, non seulement dans leurs rapports entre eux, mais dans leurs rapports avec leurs propres citoyens.

Les principes énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, par exemple, ont ainsi été repris dans plusieurs chartes et constitutions nationales, incluant la Charte québécoise et la Charte canadienne. La violation de ces droits et libertés ne se heurte plus uniquement au cadre local ou national, mais à une norme mondiale.

Certains se désolent de tout ceci et rêvent encore d’un État-nation qui assujettirait toutes les facettes de l’existence — économie, culture, identité — au contrôle politique national, mais il s’agit là d’un fantasme anachronique et vaguement totalitaire.

Qui croit vraiment que la souveraineté mettrait l’économie du Québec à l’abri des fluctuations de l’économie mondiale ? Ou que la séparation du Québec de la fédération canadienne, de même que son exclusion subséquente du G7 et du G20, augmenterait son influence et son poids économiques ?

Comment l’indépendance du Québec améliorerait-elle ses finances publiques ? L’attente dans les hôpitaux ? Le décrochage scolaire et les failles de son système d’éducation ? Comment une société moins bilingue et plus homogène serait-elle plus forte, aux plans sociaux et économiques, que le Québec actuel ? Quelles «valeurs québécoises» — présumément bafouées par son appartenance au Canada — lui permettraient soudain d’être plus prospère et rayonnant une fois indépendant ?

Un Québec souverain ne serait-il pas, par ailleurs, exposé aux même risques environnementaux qu’aujourd’hui ? Ses entrepreneurs, ses chercheurs et ses artistes ne seraient-ils pas, comme aujourd’hui, en concurrence avec leurs semblables du reste de la planète, et assujettis au même principe de réciprocité en matière d’ouverture et d’échanges académiques, culturels et commerciaux ?

Un Québec souverain n’aurait-il pas à confronter — comme la France, l’Angleterre, les États-Unis et d’autres pays indépendants — la même diversité culturelle croissante, issue du métissage et des migrations de personnes ? Et n’aurait-il pas le même choix entre la tolérance progressiste et l’exclusion conservatrice ? Même en fermant ses frontières, en interdisant le bilinguisme et en imposant des «valeurs nationales» à tous ceux qui resteraient au Québec — ce qui semble constituer, pour certains, le principal et dernier intérêt de la souveraineté —, la menace identitaire ne demeurerait-elle pas omniprésente, à partir de toutes les connexions à Internet ?

Au-delà des slogans faciles et des calculs fantasques, quel serait aujourd’hui le bénéfice réel de la souveraineté pour le Québec ? Excéderait-il ses désavantages ? L’indépendance n’est-elle devenue qu’un fétiche identitaire, largement symbolique et ultimement contre-productif ?

*          *          *

À une certaine époque, un grand nombre de Québécois ont vu la fondation d’un pays et l’obtention des pouvoirs associés comme l’arme ultime de contrôle de leur destinée.

L’indépendance constituait en quelque sorte le saint Graal de l’essor national — un geste décisif, à la fois offensif et défensif, qui garantirait la sécurité, la prospérité et la pérennité du Québec. C’était l’époque où les gouvernements souverains jouissaient de pouvoirs considérables et où l’indépendance passait pour une panacée.

Pour le meilleur et pour le pire, le pouvoir des États est aujourd’hui beaucoup plus limité. À l’ère de la mondialisation, de l’interdépendance et des espaces virtuels, «avoir un pays» n’a plus la même valeur qu’il y a 30 ou 40 ans. À tel point que plusieurs militants de jadis, incluant plusieurs qui ont voté Oui en 1980 et/ou 1995, ne voient plus l’indépendance comme une priorité. Ils sont passés à autre chose. Et il sera sans doute très difficile de les convaincre de revenir en arrière.

* * *

À propos de Jérôme Lussier

Jérôme Lussier est juriste et journaliste. Au cours des dernières années, il a notamment travaillé à Radio-Canada et tenu un blogue au journal Voir, en plus d’avoir été conseiller politique à la Coalition Avenir Québec. Il blogue sur les enjeux sociaux et politiques contemporains à L’actualité depuis 2013. On peut le suivre sur Twitter : @jeromelussier.

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Si votre argumentaire était valable, vous devriez, en fait, faire la promotion de l’annexion pure et simple du canada par les USA puisque la souveraineté nationale canadienne ne servirait à rien or si la souveraineté canadienne est pertinente, voir nécessaire, je ne vois pas en quoi ce raisonnement ne serait pas justifié pour la souveraineté nationale québécois. En ce qui me concerne cet argumentaire n’est que conjoncturel et n’est qu’une chimère. La souveraineté nationale est universellement LE mode fondamental d’existence des sociétés. Le reste n’est que des conséquence de ce mode d’existence ou si vous préférez le résultat des décisions (révocables) des état souverains.

et les Américains devraient faire la promotion de l’annexion pure et simple par l’UE, et les Européens celle de l’annexion par l’ONU et les terriens….

vous tentez d’utiliser un argument ridicule afin de ridiculiser une autre !

Ce que vous négligez de dire c’est que nous sommes déjà dans un régime politique qui est fort respectable et qui fonctionne au moins aussi bien qu’ailleurs. Si la souveraineté nationale est universalement LE mode fondamental d’existence des sociétés, dites-moi comment ce fait-il que les 3 000 et plus nations de notre planète vivent au sein d’environ 200 pays souverains ?

Parlez en des décisions révocables des états souverains aux Irlandais, aux Bosniaques, aux Ukrainiens aux Kossovars et j’en passe.

La question est est-ce que lindépendance est un anachronisme or vous semblez affirmer que non car vous souhaitez indépendance canadienne face à son omnipuissant voisin américain.

Je ne considère pas que l’annexion du canada au USA est une idée ridicule, après tout les deux pays partagent leur mode de vie, leur langues leur politiques dans une vaste mesure, etc. Même au nivaux monétaire ça serait avantageux puisque l’économie canadienne dépend de celle des USA. Vous êtes contre c’est légitime, mais de la à dire que c’est ridicule…

Mon argument vous choque mais ça reste que si vous défendez la souveraineté du canada face au état-unis vous affirmez que le concept d’indépendance reste pertinent.

L’indépendance n’est pas un anachronisme, l’indépendantisme l’est devenu au Québec . Vos arguments ne me choquent point, ils sont juste anachronistes, le peuple ayant rejeté le besoin par deux référendums et maintenant par une élection qui a viré en référendum. Vous pouvez rêver et mousser votre option tant que vous voulez, mais défendre l’indépendance du Québec en ramenant l’indépendance du Canada vs. les U.S.A. est un argument spécieux. Vous me faites penser au vendeur de nourriture pour chiens qui peut prouver que son produit est beaucoup meilleur pour la santé des animaux que pers autres sauf que les chiens refusent d’en manger.

Vous avez raison, les québécois ont rejetés le projet a deux reprises. Nous somme donc toujours canadiens, vous et moi. Lors du referendum de 1995 la décision à été prise par 0,54% de la population, il devait bien y avoir une certaine insatisfaction face au régime politique. Par contre les québécois ont aussi rejeté le système constitutionnel canadien en 1992, 56,68% pour le non. Alors c’est quoi la proposition des pro canadiens ? c’est quoi la proposition « anti-anachronique »? j’attends toujours. Et je ne tente pas de mousser mon option avec l’exemple de l’indépendance du canada vs USA. Je ne fais que prétendre que si pour certains c’est justifié ça pourrait, pourrait j’insiste l’être pour d’autre. Je pense que ça serait avantageux pour le Québec vous pensez le contraire. Mais je ne base pas mon opinion sur la seule existence du canada vs les USA pour en arriver à cette conviction.

Je vous cite : « Certains se désolent de tout ceci et rêvent encore d’un État-nation qui assujettirait toutes les facettes de l’existence — économie, culture, identité — au contrôle politique national… », c’est le côté du rêve indépendandiste que je n’ai jamais compris : on veut libérer le Québec du joug d’Ottawa, que l’on nous dit. Après, ce Québec « libre » pourra imposer de nouvelles contraintes à ses citoyens, et cela au profit de la nation. Bref, on libère la structure étatique, mais pas les citoyens. Le jour que les indépendantistes vont m’expliquer comment je gagnerai davantage de droits dans un Québec indépendant, là je commencerai à écouter.

60% des électeurs ont voté pour des partis qui ne sont ouvertement fédéralistes

Le dernier sondage indique que le YES est sur la montée en Écosse
Vous savez ce qui bloque?
Je le vous donne en mille: le vote ethnique! Enfin, le vote des Anglais
Mais au moins, 28% des anglos vont voter OUI alors qu’ici en 1995, seulement 3% des Anglos et 8% des Allos ont voté OUI

http://www.theguardian.com/politics/2014/apr/20/scottish-independence-campaign-gaining-ground-polls

According to the survey, the 15 per cent of the 1,004 sample who were born in England are far more likely to vote No than their Scottish-born counterparts.

Only 28 per cent of English-born voters say they will vote Yes, compared with 58 per cent who say they will vote No.

This contrasts with Scots-born voters who, taken alone, are in favour of independence by 42 per cent to 40 per cent.

trop facile comme réponse, Montrez-moi 5 sondages parmi les centaines réalisées depuis 40 ans qui donnaient une majorité pour l’indépendance . L’auteur a bien raison, les principales raisons qui motivaient les souverainistes en 1970 étaient reliées à l’affranchissement économique, culturel et social des Canadiens français. Ils se sont affranchis et maintenant on essaie d’inventer de nouvelles raisons pour justifier l’existence même d’un mouvement souverainiste. La menace imminente de l’intégrisme n’a visiblement pas fonctionné.

Le mouvement est condamné à vivoter et rétrécir de plus en plus car sa raison d’être a presque disparue. Il ne reste que la fièreté et les rêves des plus vieux . On a vu les messages d’un Yves Desgagné vers la fin de la campagne électorale qui annonçait la fin de l’existence de la nation si le PQ perdait.

La menace intégriste n’a pas fonctionné puisqu’elle est trop faible présentement.
On s’en reparlera dans 10 ans.

Bonjour,le Canada sont des terres avec 10 provinces et trois territoires et un systeme Monarchique qui donne tous les pouvoirs a une personne le premier ministre des pouvoirs de nomination partisan de parti comme la nomination des senateurs,des embassadeurs,des lieutenanst gouverneurs,le systeme donne tout au parti elu .
Le Canada est un jeune pays alors le politique doit au federal aussi faire un examen conscience pour permettre aux nations fondatrices d’etre reconnus dans la constitution canadienne comme la nation quebecoise et ses specificites propres a chacun.
Le Canada doit devenir une Republique federale pour la reconnaissance des nations fondatrices,la difference serait d’avoir 13 Etats membres ou le president serait elu au vote universel des 13 Etats.
Dans chacun des Etats membres la population dans chacun des Etats vote pour les senateurs,les gouverneurs,et les representants.voila enorme difference entre le pouvoir juste a une personne et de choix partisan de parti ou dans une Republique federale la validation passent par le vote du peuple.
Voila la reflexion que sur les terres du Canada le politique doit etre au service du peuple et le tout passe par une constitution des Etats membres avec la reconnaissance des nations fondatrices du Canada et de leurs specificitees propres a chacune entre elle.
L’evolution politique de provinces et trois-territoires doit devenir 13 Etats autonomes avec chacun leurs specificites.
Bonne reflexion. Ecris avec un pointeur lazer alors pas d’accent.

“L’indépendantisme est-il un anachronisme ?”

Oui.

Certes il y aura toujours des indépendantistes au Québec. Mais comme possibilité réelle c’est finito, mort, terminé. Cette possibilité venait des boomers et ils sont maintenant et de plus en plus préocupés par d’autres enjeux.

Comme sauver leur montant de pension excessif au detriment du reste de l’avenir de la population?

Quand René Lévesque a fondé le Parti Québecois, bientôt rejoint par les RINistes, il s’appuyait, pour réclamer plus de souveraineté (avec une association avec le Canada, il convient de le noter), sur le grand mouvement de décolonisation d’après-guerre et l’adhésion d’un très grand nombre de nouveaux pays à l’Organisation des Nations-Unies. Les québécois étaient motivés à le suivre dans cette voie, en raison d’humiliations subies ou ressenties face a des dominations diverses: langue, économie, industrie, culture. Mais déjà à ce moment, dans la foulée de la Révolution tranquille, il y avait de moins en moins lieu de se sentir humiliés ou exclus. Le canadien-français prenait sa place et se montrait capable des plus grandes réussites. L’évolution de la société québécoise, de son économie, de son rayonnement ont fait le reste, si bien que les raisons d’une séparation qui se présentaient en 1970 n’existent pratiquement plus. De plus, les frontières ont été élargies et l’interdépendance des sociétés est devenue une nécessité. La survie de la société francophone repose désormais sur sa capacité à engager ses forces pour l’avenir et à s’associer aux grands ensembles économiques, alors que celle-ci dispose de tous les leviers nécessaires, dans l’un des pays les plus décentralisés du monde. L’Écosse, la Catalogne, la Corse, la Bretagne, la Wallonie peuvent ainsi lui envier ses pouvoirs actuels. Si le profil socio-politique de la société québécoise est si différent aujourd’hui de celui du reste du Canada, ce n’est pas pour raison d’impuissance à changer les choses, quand même!
Le PQ a besoin de faire son aggionormento, et cela presse. Mais je ne crois pas qu’il le fera. Il explosera plutôt en une myriade de sous-groupes cherchant son os à ronger.

« Le peuple israélite n’a pas son pareil en indépendance, en fermeté, en courage ! » — Johann Wolfgang von Goethe

En toutes choses, il faut voir les choses selon plusieurs points de vus, notamment :
— La notion,
— Le concept,
— La perception.

Qu’est que la notion de l’indépendance ?
Quel est son concept ou sont ses concepts ?
Comment est-ce que je perçois ces concepts et/ou ces notions ?

Toute forme de gouvernement, d’état et toute entité est indépendante ; tous le sont les uns par rapport aux autres. Ainsi, c’est sur le cadre interrelationnel qu’il faut agir. La paix, la concorde, la prospérité des nations, sont autant de portées d’un schéma universel. Il faut apprendre à en jouer.

En ce sens un État peut se former, faire face à toutes les éventualités et progresser dès lors que la communauté rencontre ses obligations et tous ses besoins. À contrario, un État peut–être déjà formé et ne pas faire face à ses obligations et ne répondre pas aux besoins de sa population.

Il n’existe aucune réponse stéréotypée à une question complexe ou un ensemble de questions simples qui forment un tout. Le choix de l’indépendance n’est pas un anachronisme, cela relève d’un droit fondamental qu’est celui de l’autodétermination. C’est la quête du droit et le choix de la liberté qui rend parfaitement justifiable toute forme d’indépendance ou de souveraineté.

Pour conclure, j’ajouterais que tout est essentiellement question de volonté — hors pour moi-, ce n’est pas l’indépendance du Québec qui pose problème, c’est l’absence de volonté des souverainistes « d’unir » pour donner vie au projet. En ce sens, la souveraineté à la québécoise relève essentiellement selon moi d’une forme de tricherie qui au fil des ans s’était institutionnalisée.

— Puisque c’est l’unité qui manque le plus. Pour cette simple raison que je n’y souscrirai pas.

Article digne des pires torchons fédéralistes ! Pour ce « journaliste », c’est l’application du phénomène EBQ (Everyone But Québec). La souveraineté nationale est bonne pour tous… sauf le Québec. La défense de l’identité est bonne pour tous… sauf le Québec. Défendre ses intérêts nationaux vitaux est bon pour tous le monde … sauf le Québec.

L’actualité est devenu une revue de propagande anti-Québec donc la mission première est soumettre une bonne fois pour toute ces « horribles » Québécois.

Ma foi, ils ne comprendront jamais que c’est chose du passé cette souveraineté. Les jeunes voyagent beaucoup sont informés et ne veulent pas perdre leur temps à militer pour cette cause .Le peuple s’est prononcé…Acceptez-le donc…Marie Gaétane Charest..

un péage sur le pont Champlain n’est pas un intérêt national vital, la défense de l’identité ne devrait jamais proscrire celle des autres, évidemment pour vous le peuple n’a rien compris en bottant le c_l du PQ et du Bloc.

Exagéré un peu sans aucun doute G. Mathieu, mais pas très loin de la vérité.
Il reste tout de même Madame Carole Beaulieu qui est plus nuancée, voir peut-être de notre côté. Mais c’est toujours difficile de qualifier avec justesse et justice.

Quand les fédéralistes se pètent la gueule dans une élection, on n’ergote pas autant sur la disparition de la Reine sur nos billets de banque.
Si la souveraineté narionale est si insignifiante, expliquez-nous pourquoi le Canada y tient jusqu’à s’avilir en volant un référendum?
Pourquoi le nationalisme américain est-il si vigoureux, dans un monde où la souveraineté nationale a prétendûment perdu tant de sens?
Dès que le nationalisme québécois veut changer la réalité constitutionnelle, les fédéralistes (affirmés ou « voilés ») nous servent l’arsenal des jugements apocalyptiques. L’histoire universelle nous enseigne pourtant que les prédictions péremptoires sont sans cesse déjouées. Votre texte cherche à inoculer le découragement, or je suis vacciné contre le défaitisme.
A bon entendeur…

il y a 6 000 langues et au moins 3 000 nations sur notre planète, par contre seulement 200 pays souverains reconnus à l’ONU dont près de 75 % échangeraient volontiers leur souveraineté sur papier pour le statut de province canadienne

« ‘de 75 % échangeraient volontiers leur souveraineté sur papier pour le statut de province canadienne » vraiment quel chauvinisme.

réalisme plutôt que chauvinisme. Il existe bon nombre de pays du tiers monde qui sont « souverains » sur papier et ont un siège à l’ONU mais qui sont en réalité que de pauvres cas de misère humaine, leurs ressortissants prêts à quitter pour venir s’installer dans la misérable « province de Québec » tellement opprimée.

Et c’est l’occident qui qui les tient dans la misère.

L’Afrique en est un bel exemple. C’est la Chine qui est en train de les sortir du trou.

Autrefois le motif principal de la souveraineté était la survie de la culture francophone. Avoir un pays, installer des frontières, mettre des barrières était la réponse.

Avec l’arrivée de la culture internet tout a changé. Tout se fait en réseau.

Comment voir la survie de la culture francophone dans ce contexte?

Faire survivre un réseau n’est pas la même chose que faire survivre un pays.

C’est le tour de force que la culture anglophone a réussie au fil des années. C’est devenu un réseau très puissant.

C’est ce que doit faire la culture francophone. Consolider son réseau mondial pour prospérer en français…

Hmmm, je l’avoue, voilà une piste de réflexion très intéressante. Il y a nettement là une idée à creuser et qui me semble tournée vers l’avenir plutôt que de venir nous rabattre les oreilles avec la conquête, 1837 ou 1982…

La langue anglaise est utilisé à travers le monde pour les affaires, comme langue commune dans les voyages… Plusieurs pays l’ont bien compris et en ont fait un prè-requis académique, pour faire certain que le peuple l’utiliserait comme langue seconde. Ici on veut se protéger de l’anglicisation??? Plus nous seront fort économiquement, plus le français sera en santé.

Ou plus les francophones parleront l’anglais moins les autres se forceront pour apprendre le français ? C’est déjà le cas et cela a toujours été le cas. Je suis trilingue, mais je parle français au Québec à part avec des amis et connaissances…mais combien sommes-nous à le faire ?

Avec la mise en place d’un gouvernement fédéraliste au Québec jusqu’en 2018, il est à prévoir que le peuple québécois va descendre un peu bas dans l’œsophage canadien. Encore quelques autres mandats de gouvernements fédéralistes et il sera près de l’estomac. L’issue est prévisible. D’ici quelques générations, le Canada aura complètement digéré l’ethnie québécoise. Dans sa bienveillance, il voudra sûrement promulguer une loi similaire à la Loi sur les Indiens. En entrant dans l’intestin grêle, quelques Québécois de souche se poseront peut-être la question : where did we go wrong? Mais il sera trop tard. La civilisation québécoise aura rejoint dans les livres d’histoire les autres civilisations éteintes.

toujours le dernier argument qui reste, la fameuse peur de disparaître. Vous n’êtes pas capable de nous démontrer que l’indépendance assurerait le pérennité du français, pas plus que je ne peux vous prouver le contraire.

Vous utiliser la peur et accuser les fédéralistes de s’en servir aussi. Deux poids deux mesures. Je vous rappelle que la langue irlandaise était fortement majoritaire au moment de l’indépendace de l’Irlande et a péréclité depuis 100 ans à 10 % , alors votre bonhomme sept heures de disparition sans souveraineté …

La souveraineté c’est quoi? Quand un gouvernement fait une loi dictatoriale et que cette loi au niveau des rentes du Québec t’interdit d’être en invalidité sous peine de payer une amande ( c’est ainsi que je le prend ) de 30% par mois ce à perpétuité ( à la mort ) lors de ta retraite, faut le faire au Québec. Cette loi pour moi est criminelle, extrêmement inhumaine de t’interdire d’être invalide entre 60 et 65 ans avec cette pénalité autant inhumaine, anticonstitutionnelle, extrêmement descriminatoire. C’est ce que je vie présentement et la réalité est bel et bien existante La souveraineté demandé par le PQ. EST EN RÉALITÉ EN BLANC. Nul ne connaît les vrais raisons, conditions de travail, santé, la façon dont on va agir humainement, les lois eux seront tels dictatoriale comme la loi des rentes au Québec, comme on dit souvent l’épée de Damoclès survolera -t-elle au dessus de nos têtes?

Faire la souveraineté ne se fait pas parce qu’un gouvernement le veut, cela exige du peuple le consentement tout en avisant réellement celui-ci toutes les conditions requises afin de bien comprendre ce qui arrivera le jour de la souveraineté. Actuellement, on ne sait rien des risques ou des joies que cela comportera. Signer un chèque en blanc à qui que se soit, ne se fait pas. La souveraineté c’est pareil car quand on dit rien au peuple, cela signifie signer un chèque en blanc avec les conséquences désastreuses qu’aura cette souveraineté car actuellement on fait tout pour appauvrir les pauvres, les retraités et autres presques sans ressources financières dont on fait fit de ce genre de personnes, on s’imagine la souveraineté. Pour nous les pauvres se sera la dictature totale comme elle l’est actuellement. On sait bien manipuler les gens mais çà ne paraît pas ou presque.

Dans les lois actuelle, il y en a qui sont dictatoriales et d’autres lois qui favorises les départs de certaines personnes bien placé et bien montré à la télévision. La collusion n’existe pas seulement qu’à la construction, c’est mon opinion.

Non à la souveraineté dictatoriale qu’on essaie de nous faire avaler du blanc sans en aviser tous changements de lois ou autre concernant notre vie actuellement. On paie très chère les taxes en Amérique et je pense que l’on paiera encore plus chère, comme mentionné, les pauvres seront encore plus pauvres que jamais auparavant.

Voilà mon opinion.

Vérifier cette loi dictatoriale sur les rentes du Québec et voyez ce qui se passe si vous êtes en invalidité entre 60 et 65 ans, pénalité obligatoire de 30% ce pour la vie dès votre retraite à l’âge 65 ans, votre premier paiement sera réduit de 30% jusqu’à votre mort. Je parle en connaissance de cause je le vie actuellement. Voilà uns des raisons que je n’ai aucune confiance aux gouvernements et encore moins en la souveraineté. Te plaindre ne sert à rien car la dictature de cette loi ne changera pas. Celui qui a penser à faire une loi comme celle ne doit pas être un humain interdire d’être invalide entre 60 et 65 ans seulement, bravo

m dupuis je ne relèverai pas tout les points de votre commentaire, car il y en aurait trop. De façon générale, je tiens simplement à dire que vous relevez ici que ce qui vous déplait de la régie des rentes, et vous servant de cela vous tirez à gauche et à droite, sur la souveraineté et quoi d,autres. Mais vous oubliez qu’il y en a autant si non plus à redire au niveau fédéral, ne serait-ce de tout ce que nous payons en double dans des domaines dont le fédéral et le provincial s’occupent chacun de leur côté. Si on veut se servir d’un point en particulier, on peut parler du vol des fonds par le fédéral depuis Paul Martin, de la caisse emploi de l’assurance chômage.
J’en aurais pour des jours à écrire sur ses sujets. Élargissez vos horizons un peu. Tout, si non rien n’est aussi simple.

Cependant, je voudrais m’écarter du sujet comme vous l’avez fait en prenant votre point premier comme prétexte, soit la régie des rentes du Québec, mais c’est exactement les mêmes principes pour les gens qui vivent ailleurs au Canada qu’au Québec avec l’équivalent fédéral et aussi avec le régime de pension du Canada.
J’aurai 65 ans dans quelques mois.
J’ai aussi pour des raisons de complications visuelles qui sont maintenant en partie réglées parce que j’ai changé de médecin, dû avoir recours à m’inscrire pour recevoir une pension de la régie des rentes avant 65 ans, à 63 mois et quelques mois plus exactement. Et à cause de cela, cette pension est aussi retranchée de plus de $200.00 chaque mois jusqu’à sa fin…si je ne décède pas avant.
Si vous êtes invalide et pouviez être accepté comme tel, vous auriez pu demander une pension d’invalidité à la place de toucher une pension prématurée de votre régie des rentes du Québec. Ce qui, de mémoire, je ne crois pas aurait alors affecté la perception totale de cette rente en la demandant à 65 ans.
En ce qui me concerne, j’ai dû quitter mon emploi, utiliser et vider mes coffres et me résigner à faire la demande de la régie des rentes.
Si j’avais laissé allé tel que le médecin traitant de l’époque le préconisait, je serais si non aveugle, au minimum semi-voyant. Lorsque j’ai décidé de changer de médecins, j’étais sur la limite pour être reconnu comme handicapé visuelle et ma vue empirait graduellement.
Je pourrais maintenant retourner au travail. Mais en précisant que j’arrive à 65 ans, que mon acuité visuelle est diminuée mais bonne, que je subit le glaucome quoi que bien contrôlé, et déjà là, les portes viennent de se refermer, sans rajouter le reste.
En plus, mon conjoint avec qui j’habitais depuis longtemps est décédé. Sans d’accumulation d’argent, ni assurance, j’ai vécu avec ma rente diminuée plus sa rente diminuée. De toute façon, diminuées ou non, ma rente unique ou les rentes cumulées ne peuvent pas dépasser un certain montant peu importe ce que vous « avez droit ». POURQUOI ?
Et hier, j’ai reçu leur lettre m’informant qu’à compté de 65 ans, la rente du conjoint sera diminuée de $450.00. POURQUOI ?
Et voilà: POURQUOI ?
La réponse la plus simple: c’est que parce les règles sont ainsi faites.
Les faits dans le cas où vous investissiez le même montant depuis votre jour un d’emploi, comme avec ce que votre employeur vous déduit pour envoyer à la régie des rentes du Québec, mais dans une rente privée:
-vous pourriez la toucher sans pénalité à partir du moment où vous cessez de travailler jusqu’à ce que le fond soit vide…ce qui peut être 80-90 ans et même plus…
(dans votre texte vous dites: « à vie » j’espère que ce n’est qu’une façon de vous exprimer, car, si vous passez les 80 ans, vous serez à quelques mois de ne plus en recevoir…car votre fond sera épuisé)
-votre conjoint ou conjointe ayant fait la même chose que vous, à sa mort, si vous êtes son héritier, vous pourriez toucher sans « coupure » et pénalité à 65 ans, sa rente complète jusqu’à son épuisement
(pas à la régie: à 65 ans, votre conjoint ou vos héritiers ne toucheront plus rien, même si évidemment les fonds sont là à 100%)
-vos fonds, les fonds de votre conjoint (e) et tout les fonds que vous pourriez avoir reçu en héritage restant iront à vos héritiers selon les modalités que vous aurez décidé
(pas à la régie: la régie garde tout ce qui reste et donc 100% s’il y a lieu)
POURQUOI ?

Cet argent nous appartient.
Ses fonds sont constitués de 100% de l’argent que nous avons fournis et pas un cent de plus payé par qui que ce soit d’autres !
La même chose d’ailleurs pour le régime de pension du Canada, sauf qu’au moins, peu importe le montant accumulé, à partir de 65 ans et jusqu’à votre mort sans égard à votre âge, vous toucherez le plein montant d’une petite pension auquel vous avez droit.

En ce qui concerne la rente de la régie des rentes du Québec:
c’est ça qu’il faut dénoncer,
c’est ça qu’il faut essayer de changer.

Pas faire feu sur tous les courants d’air qui passent et qui n’ont rien à voir.
Et ça n’a rien à voir avec l’indépendance du Québec.

Je songe de plus en plus à créer mon blogue de « ti-vieux » sur ce vol du gouvernement du Québec et pas du PQ ou des libéraux, mais du gouvernement et d’essayer de chercher des appuis pour influencer les élus à corriger cette façon de faire….

On peut se permettre de faire du rattrapage pour des médecins, qui déjà on une moyenne de revenus dans les $300,000.00 par année, ce qui nous coûtera 1 milliards de dollars seulement en 2014 et à chaque année à l’avenir, mais on ne revoit pas les règles qui fait qu’une personne qui reçoit $1150.00 par mois d’argent d’un fond personnel constitué de son argent et de l’argent de son conjoint, et on le coupe de $450.00 chaque mois parce qu’il atteint 65 ans et qu’il aura droit à un gros $600.00 de pension de vieillesse.
Et vive le partage de la richesse et l’équité entre …

Tiens…de retour de votre dérouillée?

Welcome back Sir.

Je commençais presque à m’ennuyer de vous et j’entrevoyais le pire…

Je vois un certain nombre de questions fondamentales auxquelles il me semble relativement facile de répondre. 1- Est-ce que nous possédons les caractéristiques d’une nation? Je pense que oui par notre langue, nos valeurs et notre culture distinctes 2- Est-ce que l’indépendance d’une nation est une fin en soi garantissant le mieux-être de son peuple? Ma réponse est non puisque l’indépendance conduit parfois à une pauvreté abjecte et au totalitarisme.
3- Est-ce que le peuple québécois est suffisamment solidaire et confiant dans ses moyens pour s’affranchir? Ma réponse est non compte tenu de notre situation économique actuelle 4- Est-ce que la perception du peuple québécois est que nous sommes actuellement tellement opprimés que nos horizons sont bouchés? Ma réponse est que cette perception est loin de rallier une majorité. Il existe donc deux avenues: 1- travailler à rendre le Québec encore plus prospère et solidaire 2- convaincre le peuple que nous sommes des opprimés (pédagogie de la souveraineté). Quant à moi, je préfère nettement travailler d’abord sur la première option.

Dans le Canada, le Québec a un poids de + ou – 23% actuellement et il est en constante diminution.
Dans très peu d’année il sera en bas du 20%.
Quel sera donc notre pouvoir décisionnelle ?
Pour moi, la meilleure raison de devenir indépendant est là.

La proportion des francophones du Canada est également à la baisse.
La proportion des francophones du Québec dans le Canada est évidemment aussi à la baisse.
Mais pire, la proportion de francophones du Québec est aussi à la baisse, à cause de ce qui se passe à Montréal surtout parce que trop d’immigrants deviennent des anglophones avant de devenir des francophones.
Les gens des régions ne constatent pas dans leur vie de tout les jours cet état de faits, et se regardant trop le nombril seront confrontés un jour à une réalité qu’ils ne pourront plus contribuer à changer.
Et voilà une autre raison de devenir indépendant.

Même en 2014 et malgré ce qu’en dit quiconque: la langue du peuple qui le différencie de 90% de la population qui l’entoure est primordiale à sa survie.
Les Québécois francophones reprendra sa destiné ou le peuple Québécois disparaîtra !

Ce n’est pas une question économique.
Cela n’a jamais été une question économique.
Et l’indépendance de qui que ce soit ou d’un peuple n’est jamais une question économique.
La preuve, ceux qui partent de chez eux, c’est-à-dire de chez leurs parents avant 45 ans, c’est qu’eux préfèrent la question économique à l’indépendance et au pouvoir de s’accomplir pleinement. Ils s’y sentent trop bien. Mais ceux qui ne s’y sentent pas bien, partent très vite, souvent avant d’être des adultes, peu importe s’ils se retrouveront en difficultés financières. Et un jour ils seront des adultes accomplis et dynamiques.

L’indépendance du Québec ne garantit rien de mieux à long terme au point de vue économique.
Mais le Québec restant dans le Canada non plus.
Tout sera une question de l’implication de tout les Québécois et des Québécois francophones pour la survie du peuple Québécois.

Ceux qui sont convaincus que toutes ses questions viennent de trouver une mort lente mais certaine auront peut-être des surprises lors des prochaines élections.
Ceux qui pensent que le clan fédéraliste québécois est à 70% de la population font une très mauvaise analyse de la situation.
Ils oublient trop de facteurs importants et ils sont aveuglés par leurs souhaits.

Cessons de parler de la mort de l’indépendantisme québécois. L’indépendance du Québec est toujours d’actualité, elle est même d’avenir.
Personne ne semble remarquer qu’aux dernières élections 59 % des électeurs ont voté contre le seul parti fédéraliste. J’oublie intentionnellement les micros partis conservateurs et autres acteurs mineurs. On peut raisonnablement penser qu’en toute intelligence, les Québécois et les Québécoises ont voté pour des partis souverainistes et nationalistes : PQ, CAQ, QS et ON. Tous prônent la souveraineté du Québec, avec des échéances distinctes. Depuis de trop nombreuses années, l’indépendance a été balayée sous le tapis du bon gouvernement et les convives se sont dispersés. On l’a cachée comme une plaie honteuse. Nos tenors ont manqué de courage.
Parlons maintenant de l’intelligence de l’Indépendance, pas seulement du courage. L’intelligence de prendre nos propres décisions, de régler les débats de notre société selon nos couleurs et non selon les dictats du Canada anglais Donnons-nous l’intelligence d’enfin accueillir les Premières nations afin qu’elles contribuent à l’amélioration de notre pays. Donnons-nous tous les outils fiscaux pour répartir la richesse et la créer, pour promouvoir l’innovation et la créativité de nos gens, pour éradiquer la pauvreté et l’indigence. Donnons-nous une voix unique pour encore mieux semer notre culture aux quatre coins de la planète et ainsi la rendre encore plus forte. Clamons à l’unisson notre fierté québécoise, de toutes origines, et travaillons ensemble à bâtir ce pays unique qui est le nôtre. L’indépendance est une preuve d’intelligence. Vive le Québec.

votre thèse est mal fondée. Si effectivement 59 % des électeurs auraient voté contre le fédéralisme, pourquoi d’abord le PQ avait-il si peur de déclencher un référendum ?

Je pourrais vous répondre que 69 % des Québécois ont voté contre les deux seuls partis ouvertement souverainiste, et que me répondriez-vous ?

Les Québécois qui ne veulent pas d’un référendum ne veulent pas d’un référendum perdant. Si on le perd, on perd notre pouvoir de négociation avec le reste du Canada.

L’appui à la souveraineté est toujours à 40% depuis 1998 parce que la proportion de Québécois qui s’identifient comme tel augmente toujours malgré les facteurs qui font diminuer son appui.

Pour ce qui est de QS, c’est la peur de la nouveauté qui entre en jeu et le vote stratégique.

Selon un sondage commandé parle Bloc Québécois il y a environ 4 ans à la question « Voulez-vous que le Québec devienne un pays souverain. » les Québécois ont répondus oui à plus de 47%.

C’est un texte bien naïf, très loin des réalités mondiales. D’abord la tendance est à l’indépendance des nations avec des résultats plus ou moins heureux ou encore des circonstances plus ou moins pacifiques mais il y a de plus en plus de pays sur la planète et quand il y en a moins, ce sont les « empires » qui les annexent, comme c’est le cas de la Crimée, récemment annexée par la Fédération de Russie.

De plus, les pays faisant partie des grands ensembles comme l’UE conservent leur indépendance sous beaucoup d’aspects et lorsqu’ils y renoncent, ils le font en connaissance de cause. Le Québec n’a jamais été consulté sur les pouvoirs qu’il était prêt à confier ou concéder à l’état canadien ,bien au contraire. Par ailleurs, le Canada prend une direction qui va à l’encontre des intérêts et de la fibre profonde du peuple québécois avec le gouvernement Harper et cela s’est fait alors que le Québec a voté massivement contre les Conservateurs. Par exemple, sur le plan environnemental le Québec a fait beaucoup d’efforts pour protéger son environnement et réduire ses taux d’émission de GES alors que ces efforts sont annulés par les politiques fédérales qui ont émasculé toutes les lois environnementales et qui a sabordé l’accord de Kyoto et les efforts subséquents de la communauté internationale. En fait les efforts de réduction de GES sont aussi annulés par le soutien indéfectible du gouvernement Harper pour l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta. Le Québec est effectivement muselé et dans la marge en matière de politique canadienne.

S’il est vrai que l’économie mondiale est maintenant interdépendante et que les communications mondiales sont de plus en plus accessibles, il n’en demeure pas moins que la souveraineté des états est toujours un concept d’actualité et de très grande importance, loin d’être un anachronisme. D’ailleurs les velléités fédérales sur l’océan arctique et le pôle nord en sont encore un exemple pertinent. La question de savoir si les Québécois auraient intérêt à assumer leur souveraineté en est une autre, bien différente. Il serait encore pertinent de peser le pour et le contre et de voir où le PQ (qui n’a pas l’exclusivité de la marque « souveraineté ») a dérapé dans ses stratégies politiques et ses administrations successives de la province. Il a perdu la confiance des Québécois, ça c’est évident, et cela a entaché la notion de souveraineté. Mais de là à prétendre que ce concept est anachronique, ce serait une grave erreur; une étincelle pourrait raviver la flamme et une meilleure articulation de l’idée pourrait facilement avoir l’appui du peuple en un rien de temps.

@ Pierre,

Vous parlez de la Crimée comme d’un territoire annexé, comme si la Russie avait besoin de la Crimée pour assurer sa survie. Vous faites fi de la volonté de la majorité de la population de se séparer de l’Ukraine. Notons pour mémoire que la Crimée était le seul territoire indépendant de l’Ukraine puisqu’il s’agissait déjà d’une République autonome, contrairement à l’ensemble du territoire Ukrainien qui n’est ni une fédération, ni une confédération lorsque l’ensemble des pouvoirs sont pour ainsi dire concentrés à Kiev avec les résultats qu’on connait.

La réalité est que la Province de Québec dispose actuellement d’une somme considérable de pouvoirs dont ne disposent pas tous les pays et leurs citoyens supposément indépendants du monde. Pensez-vous que les ukrainiens jouissent du dixième de pouvoir dont disposent les québécois ?

La réalité encore et toujours, c’est que le système canadien, bien qu’imparfait, est et reste un des pays dans le monde qui confère le plus de droits à ses citoyens, y compris et tout spécialement au niveau de l’administration publique. Ainsi les provinces canadiennes et le Québec en particulier sont des quasi-pays. Le Québec dispose déjà de toutes sortes de leviers pour assurer son épanouissement.

D’autre part, vous faites porter au seul Canada le fait d’avoir sabordé les « Accords de Kyoto » et mettez le Québec dans une sorte de classe à part. Je pense que vous y allez un peu fort.

Lorsqu’il est question de développer avec l’argent public une cimenterie à Port Daniel dont l’utilité est incertaine et dont les fours vont être alimentés avec du charbon de pétrole (coke de pétrole) un procédé très polluant produit justement majoritairement grâce aux résidus du pétrole de l’Alberta.

Savez-vous que cette cimenterie, si elle voit le jour, sera le plus gros émetteurs de GES du Québec et ce pour au moins cent ans ? — Alors pour ce qui est de la conscience environnementale supérieure des québécois. Eh bien, je croix qu’on repassera !

Bien parlé Pierre,

Pour ceux et celles qui ont vu l’émission DÉCOUVERTE dimanche dernier, Il est facile de comprendre la différence d’idéologie entre le Canada de Harper et de ses pétrolières, et celle du Québec ou de l’EST du Canada….

Une mentalité à la RÉPUBLICAINE américaine domine la destinée fédérale. Et la puissance politique de l’argent servira de prise de CONSIENCE de la nécessité de se distancer de cette illusion que seule la prospérité économique, peu importe les conséquences sociales ou environnementales, peut faire avancer notre civilisation….

C’est cette prise de conscience, au 21 ième siècle, qui deviendra notre motivation à réagir contre cette effort de standardisation et de fragmentation des collectivités. Seul la VOLONTÉ de sociétés qui pourront se solidariser…. aura une chance de minimiser l’impact que cette mondialisation marchande….

Le Québec, tout comme les (petits) peuples scandinaves, sont bien positionnés pour faire face à la menace… Il ne sagit pas de renier le capitalisme… Il s’agit déviter des dérives dangeureuses pour la Démocratie et pour l’Humanité…

Devrons-nous atteindre la FALAISE avant de songer à appliquer SÉRIEUSEMENT les freins ????

Pour ceux qui veulent défendre le projet indépendantiste en argumentant que Pourquoi les USA n’annexe pas le Canada ou l’Union Européenne de d’autres pays, c’est de la pure fantaisies!!! Dans les faits ici on parlait de séparation et non d’annexion!! La justification des pour et des contres de la séparation est loin d’être évidente aujourd’hui. On est à l’ère de la mondialisation, de la mobilité des famille en fonction des carrières, que ce soit au Québec, au Canada ou ailleurs et aussi de la nécessité de maîtriser l’anglais pour pouvoir aspirer à de nombreux postes qui s’ouvrent ici ou ailleurs et qui ont ce pré-requis, n’en déplaisent aux séparatistes. Oui je dis séparatistes, parce qu’il y a tellement de jeux de mots fait à partir de la souveraineté, quand ont parle de séparé le Québec de Canada pour en faire un pays, on parle de séparation! Et ça passe de moins en moins cette idée! J’ai voté en 76 pour le PQ, oui au premier référendum, j’ai changé d’idée comme bien d’autres! Autre temps autre moeurs, il faut s’ajuster.

Non, le Québec ne peut pas se séparer et aller dériver dans l’Atlantique Nord, Il faut donc parler de souveraineté, politique d’abord et avant tout.

Je crois comprendre que certains linguistes définissent le bilinguisme comme un état instable entre deux états d’unilinguisme. Dans le ROC, c’est la stabilité et on sait quelle langue y est parlée. Au Québec, le PLQ veut bilinguiser les élèves du primaire. Alors procédons au plus sacrant plus obtenir la stabilité linguistique anglaise au Québec. Et la culture québécoise? Bof, juste du folklore.

Si vous pensez à moi, vous me comprenez mal. Je comprend pourquoi le canada ne sera pas annexé aux USA. Selon moi on ne peut simplement pas affirmer que l’indépendance est un concept dépassé et en même temps faire l’apologie de l’indépendance du Canada face au USA.

Soit on affirme que le concept d’indépendance est encore pertinent (pour toute sorte de raisons) soit c’est dépassé et on doit se rendre compte que vu l’interdépendance et la proximité social du canada et des USA on doit militer pour qu’on rejoigne notre puissant voisin.

Je ne tente pas de justifier l’indépendance du Québec en faisant observation.

« la tolérance progressiste et l’exclusion conservatrice »
Voyons donc! il n’y a que la tolérance ou l’exclusion, peu importe l’idéologie

Le séparatisme québécois n’a absolument plus aucune raison d’être (comme son club junior, le Bloc…) sauf peut-être pour servir d’exécutoire à une bande de fanatiques en mal de coups de gueule.

On a appris hier que la classe moyenne Canadienne est maintenant la plus riche au monde. Au MONDE!!! C’est pas rien ça non?

Tant que les Québécois auront cette qualité de vie, ils ne prendront pas le risque de la compromettre dans une aventure politique.

« Tant que les Québécois auront cette qualité de vie… »

Et toi qui passe son temps à écrire que les Québécois et Québec sont pauvres.

En lisant les blogues force est de constater que beaucoup d`indépendandistes excluent à prime abord l`indépendance économique! C`est là que le bas blesse; vous indépendandistes vous ne convaincrerez JAMAIS ,au grand JAMAIS les contribuables québecois d`épouser votre thèse virtuelle de société distincte qui veut prendre en main sa propre destinée! Ça prend de la viande autour de l`os ; ça prend un impact économique majeur pour décider la grande majorité des québecois d`embarquer dans cette aventure. Quand je dis la grande majorité j`inclus les anglophones ( ils existent eux aussi ) et les allophones . Malheureusement bien souvent lorsque les indépendantistes parle de se prendre en main , ils oublient l`essentiel c`est à dire tous les québecois et c`est pourquoi c`est pas demain la veille que vous aller réussir!! Petite prédiction en passant : l`indépendance de l`écosse sera rejetée à majorité en 2015

Pour commencer, ce texte me semble être autant le procès du progressisme que celui de la souveraineté. Il est fataliste, même, très fataliste. C’est la fin de l’histoire politique. Il n’y a plus rien à faire, sauf regarder le train passer. La grande entreprise va nous passer dessus; la mondialisation va nous passer dessus; Big Brother va nous passer dessus. Nous n’avons que deux possibilités: souffrir ou nous suicider! Comme les États n’ont plus d’influence, cela veut dire qu’on continue à élire des gouvernements par pur automatisme, par habitude, et qu’au fond, tout cela va disparaître dans les 10 prochaines années, un peu comme les cassettes Bêta et les films Kodak. Je suis content pour vous, cher auteur, car quelque chose me dit que vous êtes de droite et assimilé et que vous pouvez confortablement vous vautrer dans ce beau fatalisme et que tout ce que vous aimez idéologiquement va avancer de lui même, et que vous allez pouvoir regarder cela arriver béatement sans lever le petit doigt. Si vous êtes totalement cohérent, je suis obligé de considérer que cet article est votre dernier!
Pour comprendre la souveraineté, il faut d’abord se souvenir de ses racines historiques qui ont pris naissance dans le monde ouvrier. À la base, la souveraineté était un mouvement progressiste. À la base, la souveraineté était une réaction contre la domination anglophone sur le monde ouvrier québécois. Vous allez me dire que les choses ont changé? Oui et non. Aujourd’hui, on pourrait peut-être plutôt parler d’une domination du monde des affaires qui malheureusement ne concerne pas uniquement des compagnies étrangères, mais aussi québécoises. Pour comprendre la souveraineté, il est d’une importance capitale de mettre les projecteurs sur la langue française, qui est essentielle pour notre culture et notre expression, et qui est réellement menacée. Qui va la sauver? Stephen Harper? Justin Trudeau? Pour comprendre la souveraineté, il faut aussi comprendre les effets néfastes des politiques canadiennes sur notre vie quotidienne. Je vais vous donner un seul exemple, mais d’une importance capitale: dans les années 90, le gouvernement de Jean Chrétien a effectué des coupures gigantesques dans les transferts en santé aux provinces. On en subit encore les contrecoups aujourd’hui. Et Dieu sait à quel point la santé est un sujet sensible au Québec!
La vraie menace à notre culture et à nos valeurs, c’est l’assimilation (la langue étant le premier élément de ce constat), et non pas internet! Au contraire, ce médium nous permet d’exporter notre identité. Par exemple, la sensibilité face à l’environnement est une valeur québécoise que l’on peut défendre ailleurs. Internet nous permet aussi d’être plus présent, culturellement, sur la scène internationale. Les premiers acteurs de la souveraineté étaient ouverts sur le monde, voyageaient beaucoup, et parlaient, pour la plupart, plus d’une langue. La fermeture face au monde extérieur est une fausse perception de la souveraineté. Ce n’est pas pour rien que plusieurs souverainistes étaient contre la charte!
La meilleure façon de lutter contrer les effets pervers de la mondialisation, c’est justement d’affirmer son identité avec une plus grande force. Le principal problème avec la souveraineté n’est pas seulement de ne pas y être parvenu, mais aussi d’en avoir oublié les vrais fondements, et ainsi, de s’être perdu en chemin. En ne sachant plus qui nous sommes, on s’expose plus au tsunami néolibéral qui est le problème numéro un de la mondialisation. Qui va nous définir? Nous-même? Les compagnies étrangères? Par exemple, en ce qui a trait au traité de libre-échange avec l’Europe, sommes-nous assez alertes aujourd’hui pour empêcher que soient incluses dans la signatures de ce dernier, des clauses comme celle permettant aux pharmaceutiques d’avoir encore plus d’emprise sur le prix des médicaments au Québec, ou encore cette autre clause qui permettrait aux sociétés étrangères de poursuivre le gouvernement s’il refusait qu’elles viennent exploiter nos ressources comme le gaz de schiste dans la vallée du St-Laurent, par exemple? Si nous étions restés plus près de nos racines identitaires d’une certaine époque, il serait probable que n’aurions pas élu quelqu’un prêt à signer n’importe quoi en notre nom.
Pour terminer, il est vrai qu’on assiste à notre époque à certaines tendances mondiales. Par exemple, il a y a un virage marqué à droite au niveau des gouvernements. Il y a, en contrepoids, une jeunesse altermondialiste et écologiste qui s’organise. Mais en même temps, personne ne peut nier qu’il continue à y avoir beaucoup de différences entre les États. On s’entend pour dire que la Norvège n’est pas l’Arabie Saoudite! Et puis, la dernière crise économique semble avoir développé certaines sensibilités, même au niveau du monde des affaires. Par exemple, plusieurs gros hommes d’affaire américains ont exprimé leur désir de payer plus d’impôts. Non, ce n’est pas la fin de l’Histoire!

Pour une première visite des commentaires des lecteurs je suis virtuellement déçu . Je viens chercher les réactions à un texte mais je trouve des plutôt des batailles rangées. Pas intéressant du tout. Que l’Actualité révise et ravive la place laissée à ses lecteurs.
Merci

Il ne faut pas s’attendre à autre chose qu’une bataille rangée lorsqu’il est question de la souveraineté du peuple québécois. Êtes-vous sur les lignes de côtés?

Pierre-jules lavigne je suis aussi virtuellement très déçu par votre commentaire qui se veut une critique de tout ici: l’actualité et les participants.
Sans développer d’avantage, il est difficile de saisir le sens virtuel de votre pensée.
Sans savoir le sens à quoi pourrait ressembler ce qui vous plairait d’avantage d’une quelconque intervention de l’Actualité pour réviser et raviver la place laissée à ses lecteurs (quoi que je présume que les lecteurs, s’ils ne sont que lecteurs ne vous dérangent pas, enfin je l’espère !) on peut bien s’imaginer n’importe quoi….qui ne ressemblerait en rien à vos attentes !
À quoi vous attendez-vous ?

Il y a des réactions.
Il y a les réactions aux réactions.
Dans le même sens que les blogueurs de l’Actualité Rogers Canadian fédéraliste anti-souveraineté sont prévisibles dans les grandes lignes et après un certain temps deviennent mornes et inintéressants les intervenants ont leur camp et enfin de compte répètent à l’infini leurs marottes attachées à leur nom ou pseudo.
Chacun ici se fait entendre à sa façon peut importe le sujet.
En bout de ligne, on ne fait que tourner en rond.
Et c’est pour cela que je m’y suis laissé tenter pendant la période électorale mais que je m’en suis détourné jusqu’en m’en détaché presque complètement sous peu. À part une grande perte de temps, ce n’est guère mieux !

Et vous à part de ne rien dire, avez-vous autres choses à rajouter ?

On devrait faire taire tous ces gens…. Cesser les débats…. Et peut-ëtre même défendre les rassemblements de plus de trois personnes….

N’est-ce pas Pierre-Jules? Que peut bien-t-il ressortir du CHOC DES IDÉES….?

M. Lussier, comme beaucoup de Québécois, vous êtes une génération en retard lorsque vous croyez suivre la mode. La mondialisation, l’anglolâtrie et le concept de citoyen du monde, c’était peut-être « in » ou même avant-gardiste dans les années 90, voire les années 2000, mais le cycle actuel de mondialisation a franchi son pic est sur son déclin. Il suffit de lire « La fin de la mondialisation » de François Lenglet pour s’en convaincre. Comme toutes les modes, celle-ci reviendra sans doute… Quant au projet indépendantiste, il en a vu d’autres, depuis 40 ans qu’on annonce sa mort presque chaque année.

La vérité est qu’il y a une tendance lourde vers la création d’états indépendants. Il existait moins de 100 pays souverains en 1900, environ 110 en 1950 et aujourd’hui plus de 200! Ces nouveaux états n’ont pas été créé sur une autre planète. Ils ont été créés parce que des peuples ont voulu devenir souverains sur leur territoire, se libérer du conquérant, etc. Loin d’être un anachronisme, le désir d’indépendance vient naturellement aux peuples et n’est absolument pas incompatible avec la mondialisation. La Slovaquie, les ex-républiques soviétiques, les ex-républiques yougoslaves, on ne parle pas d’événements lointains quand même! Et il reste l’Écosse, l’Irlande du Nord, la Catalogne, le Québec, le Tibet et de nombreuse régions d’Afrique qui auraient intérêt à se séparer les unes des autres afin d’atténuer les tensions sociales.

Alors, dites que les jeunes ne sont pas intéressés si vous voulez, mais il est complètement faux d’affirmer que l’idée pour un peuple de vouloir la souverainté sur son territoire est dépassée. En pratique, c’est exactement le contraire qui produit.

Bravo, copions l’ex Yougoslavie, l’Irlande un autre modèle à suivre, cent ans après son indépendance et toujours amputé de plus du tiers de son territoire. On peut en trouver d’autres modèles : le Kossovo, état inopérant où 20 000 soldats de l’ONU doivent garder la paix, tiens le Soudan du Sud autre bel exemple de la libération nationale. On va créer une grosse turbulence pour quoi au juste, éviter des péages sur le futur pont Champlain ?

Je vous parle de culture et vous parlez de péages? Vous ne parlez pas de l’indépendance des États-Unis, de l’Algérie, de l’Inde, de Hong-Kong? Vous ne citez que les quelques cas où ça va mal. La vérité est que la culture québécoise, vous n’en avez rien à faire. Vous préférez le pays de Stephen Harper, c’est votre choix, mais je rêve de mieux pour les Québécois.

Si on suit la tendance mondiale, il n’y a que deux possibilités à long terme pour la culture québécoise: son assimilation à la culture nord-américaine (que vous semblez prôner) ou sa survie grâce à l’indépendance du Québec. Je préfère cette dernière.

vous me faites un procès d’intentions. Est-ce que tous ceux qui favorisent le maintien du lien canadien sont automatiquement à vos yeux de ceux qui prônent l’assimilation. Le dernier et seul argument qu’il reste au mouvement souverainiste est celui du maintien de la culture française. Sauf que vous êtes incapable de prouver que l’indépendance garantirait le résultat pas plus que je ne peux vous démontrer le contraire. L,Irlandais était parlé par la majorité de ses habitants lors de son indépendance et 100 ans plus tard il ne reste que 10 % de locuteurs.

Vous citez l’Inde comme bel exemple de réussite , vous oubliez sûrement les millions de morts lors de la partition du Pakistan et encore les centaines de milliers de morts lors de l’émergence du Bangladesh. Au fait il existe combien de nations non souveraines à l’intérieur de l’Inde, pays qui compte 6 ou 7 langues officielles en plus de dizaines de langues régionales. Selon votre thèse toutes ces « nations » devraient être indépendantes.

En passant c’est pas moi qui a soulevé les péages, ce sont les péquistes durant la campagne électorale.

M. Jérôme Lussier,

Vous êtes en mesure de constater par votre blogue de sur toute l’Actualité que la l’indépendance ou la séparation du Québec avec le Canada et TRÈS à jour.

I’idée de la souveraineté, c’est-à-dire d’un pays comme aux années 70 soulève autant si non plus les séparatistes qui le veulent, comme les fédéralistes qui ne savent pas pourquoi ils le sont et qui ont peur et qui pour de défendre de leur peur, essayent de faire peur par tous les moyens.