L’observateur électoral au travail

Dans des démocraties en transition, dans des États « fragiles », mais aussi dans des démocraties « établies » comme aux États-Unis, les gouvernements sortants invitent des missions d’observation internationales à venir se prononcer sur le processus électoral de leur pays. Mais en quoi consistent les tâches des personnes qui les composent ?

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      Merci pour ce très beau reportage! C’est intéressant de savoir ce qui arrive réellement lors d’élections nécessitant la présence d’observateurs internationaux. Pour ceux qui militent pour la démocratie, les droits humains et l’implication social, voilà une belle opportunité!

      J’ai eu le bonheur de travailler comme coopérant en Bolivie lors de l’élection présidentielle / référendum de décembre 2009 et j’ai pu voir comment se passait le processus électoral à La Paz. Comparé au Canada, j’ai été très impressionné par le sérieux de ce processus – d’ailleurs toute circulation de véhicules (y compris les autobus, taxis, trains et avions) est interdite le jour du scrutin et toute consommation d’alcool est interdite à partir de 2 jours avant le scrutin. La Bolivie a aussi implanté un système d’identification biométrique et lors des élections de 2009, plus de 4,5 millions de Boliviens s’étaient inscrits alors qu’il était nouveau et facultatif, l’identification par documents et oculaire étant aussi permise. La participation était massive mais il faut noter que le vote est obligatoire sous peine de ne pas pouvoir faire de transaction bancaire pendant 3 mois après l’élection si on a pas le certificat de participation au vote.

      Ce processus est beaucoup plus sophistiqué qu’ici au Canada et le jour de l’élection était probablement le jour le plus paisible de l’année à La Paz (où la circulation est généralement assez chaotique). Ce qui était le plus curieux c’était de voir justement les observateurs étrangers (plusieurs de l’Union européenne) qui venaient là pour « surveiller » un scrutin qui se passait probablement mieux que dans bien des pays dits développés! Les Boliviens s’en accommodaient mais il semblaient voir un peu de paternalisme de la part de la communauté internationale… Par contre, il y avait eu des incidents sérieux dans les années précédentes et il faut croire que la communauté internationale ne s’était pas encore rendu compte que la Bolivie avait changé.

      Tres educatif, cet article sur l observation electorale; c est une vraie lecon universitaire .

      Etre observateur dans les democraties fragiles ou en transition constitue un vrai travail et non des vacances payees comme on serait porte a le croire.

      Un Canadien de 2e generation ( fils ou fille ne(e) au Canada de parents immigrants )peut il etre considere comme vraiment neutre s il agit comme observateur dans le pays de ses parents ?

      Je pose la question sans prejuger de la reponse .