Les Desmarais: un empire médiatico-bitumineux ?

Le talent de Sacha Guitry pour la réplique ironique cinglante le précédait partout. Un jour qu’il entrait dans la résidence d’une riche parisienne, il s’exclama: « quel magnifique lustre! ». Un convive, l’ayant entendu, de commenter: « qu’est-ce qu’il peut être méchant ! »

Desmarais Jr. membre du CA de Total, devant les sables, dans ce photo-montage du Journal de Montréal
Desmarais Jr. membre du CA de Total, devant les sables, dans ce photo-montage du Journal de Montréal

De même, il ne fait aucun doute que les membres de la famille Desmarais, propriétaires de La Presse et de la chaîne de journaux Gesca, sont fédéralistes, capitalistes et heureux de jouer dans les coulisses du pouvoir québécois, canadien et français pour hisser les amis vers le haut et écarter les importuns vers les côtés.

Mais comme pour Guitry à qui on prêtait plus de méchanceté qu’il n’en avait, on prête aux Desmarais une activité maléfique qui dépasse la réalité. On en a l’illustration récente avec la polémique qui oppose La Presse au Journal de Montréal, au sujet de l’axe Desmarais/Sables bitumineux/Commentateurs de La Presse. Je vous résume les épisodes précédents, qui se sont déroulés pendant que vous faisiez vos emplettes de Noël.

Premier épisode le 17 décembre quand l’éditorialiste André Pratte et la chroniqueuse Lysiane Gagnon écrivent tous deux des textes portant, incidemment, sur les sables bitumineux. Pratte fustige Jean Charest pour s’être allié aux propos « irresponsables » des écologistes critiquant le Canada à Copenhague.

Lui qui est si jaloux des compétences provinciales, de quoi se mêle-t-il? Que dirait-il si les autres provinces demandaient au fédéral d’empêcher le Québec d’exploiter ses richesses naturelles?

Gagnon enchaîne dans la page suivante:

c’est grâce aux sables bitumineux que le Québec peut se permettre de vivre au-dessus de ses moyens et de s’offrir des services de luxe comme les garderies à 7$ et des universités quasiment gratuites. La décence exigerait que le gouvernement québécois s’abstienne au moins de cracher dans la soupe… ou alors que, joignant le geste à la parole, il décide désormais de renoncer à l’argent «sale» du pétrole de l’Ouest.

Deuxième épisode le 19 décembre, quand le journaliste Mathieu Turbide du Journal de Montréal écrit un intéressant article sur l’implication financière de Power Corporation, des Desmarais, dans les sables bitumineux. La filière est la suivante: Power détient la moitié des actions de Pargesa qui détient 4% des actions de la géante française Total. Cela semble peu, mais il s’agit du plus important bloc d’action et fait en sorte que Pargesa compte  deux membres sur le CA de Total, dont Paul Desmarais Jr. Turbide indique que Total:

compte devenir l’un des gros joueurs dans l’exploitation des sables bitumineux canadiens au cours des 30 prochaines années. Avec ses deux sites en exploitation, deux projets en cours de réalisation et plusieurs terrains loués au gouvernement albertain pour du forage exploratoire, Total peut espérer tirer un minimum de 5 milliards de barils de pétrole des sables au cours de cette période. Total a déjà investi 6 milliards $ au Canada par l’intermédiaire de sa filiale Total Canada et projette d’investir 20 milliards $ dans les sables bitumineux au cours des 20 prochaines années.

Comme il l’avait fait précédemment dans son blogue, Turbide fait ensuite un lien entre cet investissement et les commentaires de Pratte et Gagnon, avec cette phrase assez bien écrite, mais chapeautée de l’intertitre La Presse défend les sables :

Dans la foulée du sommet de Copenhague, l’exploitation des sables bitumineux au Canada et la volonté du gouvernement Harper de limiter au minimum les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la position du journal La Presse a attiré l’attention. Le journal de l’empire Power a vertement critiqué le premier ministre du Québec, Jean Charest, après que celui-ci eut remis en question la position d’Ottawa […].

Troisième épisode le 24 décembre, avec la réplique de Pratte en éditorial. Furieux, il pointe vers les reportages précédemment publiés par le journaliste de La Presse François Cardinal sur le « pétrole sale » et indique que ses collègues et lui-même n’ont jamais défendu inconditionnellement les sables bitumineux, mais ont au contraire spécifiquement réclamé, dans le cas de Pratte, « des façons d’exploiter les sables bitumineux de façon moins dommageable pour l’environnement ».

Quatrième épisode le 27 décembre: le rédacteur-en-chef du Journal de Montréal, Dany Doucet, réplique à Pratte. Salve d’ouverture:  S’il y a une chose qu’un éditorialiste de La Presse ne devrait jamais faire, c’est donner des leçons de journalisme aux autres. Cela donne une idée de la bonne entente régnant entre les deux grandes maisons.  Mais Doucet vise ensuite le coeur du problème:

La famille du milliardaire Paul Desmarais, propriétaire de l’empire Power Corporation et de sept des dix quotidiens francophones du Québec, dont La Presse, est celle au Québec qui a le plus d’intérêts financiers dans le développement des sables bitumineux. […] par un drôle de hasard, deux chroniqueurs et l’éditorialiste en chef de La Presse avaient coup sur coup pris position en faveur des sables bitumineux en raison de ce qu’ils apportent comme revenus au Canada et au Québec. […] Le problème, c’est que tout ce beau monde a «oublié» d’écrire que le propriétaire de leur journal avait tout intérêt à ce que rien ne vienne perturber l’exploitation des sables bitumineux. Quand on prend chaque jour plusieurs pages d’un journal pour dire au monde quoi penser, le minimum est de déclarer les intérêts de la maison: les siens, ceux de ses patrons et de ses propriétaires.

Mon avis ? La Presse a un vrai problème, mais pas celui que l’on croit. L’éditorialiste en chef de La Presse, et des autres journaux de la chaîne sont,  c’est connu, choisis parce qu’ils sont en faveur d’un Canada uni et de l’économie de marché. Au delà de ces balises exigées par le propriétaire, toutes les théories voulant que les journalistes ou chroniqueurs du journal — ou de la chaîne — se font souffler leurs idées par le CA de Power sont simplement étrangères à la réalité d’une grande salle de rédaction. Il y a certes des cas connus où l’ire des Desmarais s’est fait, directement ou indirectement, sentir. André Pratte en est la preuve vivante, lui qui avait perdu sa chronique, au début des années 90, parce qu’il avait cité, sans les critiquer, les propos de quelqu’un critiquant les Desmarais. J’y reviens.

J’entends sans arrêt les plus folles hypothèses. Tel leader syndical me jure que les journalistes de la grosse Presse s’acharnent sur la FTQ parce que la centrale s’oppose à la privatisation de la santé alors que Power voudrait y investir ! (Et Radio-Canada, souvent partenaire de Gesca, serait aussi dans le complot !) Cette filière Power-Santé aurait aussi expliqué la position de La Presse en faveur du campus Outremont pour le CHUM, car Power détenait des terrains adjacents. J’en passe. Ce sont des élucubrati0ns. (Daniel Johnson, ex-employé de Desmarais et très proche de Power, était le principal détracteur du CHUM Outremont).

Étant dans le milieu des médias québécois depuis maintenant plus de 25 ans (je fus correspondant de La Presse à Washington pendant cinq ans), connaissant personnellement les joueurs, je peux affirmer que les journalistes et chroniqueurs de La Presse, même ceux avec lesquels je suis en désaccord quasi-constant, écrivent en suivant leurs propres inclinations, pas celle des propriétaires. (Sinon, expliquez moi pourquoi les deux signatures les plus lues du journal, Pierre Foglia et Réjean Tremblay, sont indépendantistes. La page éditoriale est une des moins lue de ce, et de tous, les journaux, sauf pour la caricature.)

Il me faudrait des preuves en béton pour croire que les deux personnes qui ont pour rôle de protéger la salle de rédaction des pressions extérieures, dont celles du propriétaire, ne font pas correctement ce travail. J’ai connu l’actuel vice-président à l’information et éditeur adjoint, Philippe Cantin, lorsqu’il était correspondant à Québec et je peux témoigner qu’il a un principal objectif dans la vie: publier la nouvelle, quelle quelle soit, avant ses concurrents.

Quant à Guy Crevier, l’éditeur, il m’avait épaté lorsque, dirigeant TVA, il avait accepté de produire et de diffuser le documentaire tiré de mon livre Le Tricheur, malgré les très fortes pressions du gouvernement libéral. (Transparence totale: il fut pendant près de cinq ans membre du CA du CÉRIUM).  On me rapporte qu’il continue à jouer ce rôle de bouclier depuis qu’il est à la gouverne de La Presse. (Je n’en dis pas autant des administrations précédentes du journal, cependant.)

Le problème de La Presse, dans la question qui nous occupe, en est un d’omission.

Il est problématique que la principale chaîne de journaux au Québec soit aussi timide dans sa couverture d’une des familles les plus influentes au Québec, la famille Desmarais. C’est un vrai problème, dont le miroir inversé est la couverture des activités de Quebecor par les publications de l’empire Péladeau.

Les informations concernant l’influence des Desmarais dans Total et, par ce biais, dans les sables bitumineux, étaient connues.  Elles apparaissaient dans le livre Derrière l’État Desmarais, de Robin Philpot, publié en 2008. Cet essai, que j’ai lu avec intérêt, n’a pas eu droit à un seul article dans La Presse ou dans les journaux de la chaîne — sauf Le Soleil qui en a dit du mal en quelques mots. Aucune des informations colligées par Philpot n’a été reprise, discutée, voire réfutée.

En fait, une recherche des mots Power et Total dans la banque des articles de la chaîne Gesca pour les deux dernières années renvoie à des textes sur les activités de Total en Birmanie et sur des questions soulevées à ce sujet par des actionnaires de Power.  Cependant, comme le signale Dany Doucet, un lecteur de tous les journaux de Gesca n’aurait jamais su qu’il y avait un lien entre Power et les sables bitumineux, donc avec un des grands enjeux de politique environnementale du pays.

Je crois cependant qu’il est illusoire de penser que les journalistes de Gesca s’adonneront un jour à une couverture systématique, voire agressive, de l’empire Power, ou de penser que ceux de Quebecor feront de même avec leurs proprios. L’indépendance d’esprit est une chose, le réflexe suicidaire, une autre.

Dans le contexte d’hyper-concentration médiatique dont le Québec est aujourd’hui victime, le seul antidote réaliste est de compter sur Quebecor pour éclairer les activités de Power, et sur La Presse pour suivre à la trace celles de Quebecor. Et (ajout tardif mais nécessaire), il faut compter sur Le Devoir pour trouver dans cette couverture un juste équilibre.

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Je lis très rarement les éditorialistes de Gesca-Power et encore moins les chroniques de Lysiane Gagnon qui répète inlassablement les mêmes rengaines depuis toujours. Qui plus est,elle récidive dans le Globe & Mail critiquant ou abaissant le Québec pour tout et rien; un vrai boulot de journaliste colonisée.Pour revenir au pétrole et des intérêts de Power Corp. dans ceux-ci via TOTAL,il est intéressant de faire le lien avec Sarkozy et son attachement pour les Desmarais qui l’ont hébergé à un moment crucial de sa vie et qui en remerciement les a honoré de la plus haute distinction Française récemment.
Dans son allocution devant Charest honoré également par Sarkozy, celui-ci n’a pas caché son penchant pour le Canada dans sa forme politique actuelle tout en dénonçant toutes velléités d’indépendance du Québec moderne.
L’autre facette a ne pas négliger de Power-Gesca, est celle de ses liens serrés avec la SRC ou on y voit à répétition la présence de ses journalistes vedettes et de la production d’émissions de télévision par Gesca-Power ou de ses filiales.

PS J’espère que vous passerez mon texte in extenso.

Bonjour!

N’y a-t-il pas moyen de créer une loi anti-concentration de l’information?

Ou faire pression au CRTC pour qu’il y ait une mesure créatrice de vaste concurrence et non de situation d’oligopole, comme en ce moment. Et ce, dans un secteur aussi crucial pour la liberté, qu’est l’information.

Les convictions et les gestes qui en résultent sont le plus souvent modelés par l’information qui nous provient de ce qu’on vois et lis.

Dans un pays comme le Canada (Copyrights, 1867) qui se vend à l’étranger comme le porte étendard de la liberté d’expression, une telle mesure est nécessaire.

Cette remarque est tout a cote de ce dont vous etes en train de discuter, mais les familles bien connues et assez ouvertes, comme les Desmarais, contribuent a la societe democratique, et cela, parce qu’au television, en 2007 j’ai vu un video ancien d’un rencontre (in)civil entre une femme d’une famille quebecoise et celebre, et la Surete de Quebec, ce dernier etant une force ‘steroidique’, dont le rencontre etait, bien sur, en faveur des hommes. Cela vu et bien empreintee au memoire, on comprend que la force a toujours raison, si on est riche ou pauvre, dans certaines circonstances.

Le contrôle et/ou influence et/ou biais de l’information est bien connu depuis toujours, ce n’est rien de nouveau.

Proche de 90% de l’énergie consommée par nos sociétés « moderne » est de source fossile.

La logique est simple, nous ne pourrons pas passer à autre chose rapidement et il y a du profit à faire avec ces ressources qui diminueront dans le futur, donc avec une marge de profit croissante.

Les vraies questions sont:
=========================
1. Par quoi allons-nous remplacer ces 90% de notre consommation d’énergie?

2. Quel sera l’impact sur nos sociétés de ce changement?

3. Combien de ressources fossiles seront nécessaires pour construire cette nouvelle « infrastructure » énergétique?

4. Avons-nous assez de réserve fossile aujourd’hui, assez de temps devant nous pour passer de 90% à près de 0% de source fossile pour construire cette nouvelle « infrastructure »?

Nous avons essayé de répondre à ces questions beaucoup plus importantes que ces débats inutiles sur le contrôle et le pouvoir de certains groupuscules.

Voir notre conférence du 11 mars 2009 sur le sujet: http://batisseursdenations.org/11mars09.php

Bien à vous et bonne année 2010 à tous.

Simon Filiatrault
http://simonfiliatrault.blogspot.com/

J’ai travaillé pendant des années en tant que secrétaire privée pour un baron de la presse. Neuvième homme le plus riche au monde lors de son décès, il aurait pu facilement acheter l’empire Desmarais bien des fois. Et je n’ai jamais, jamais été témoin de la moindre pression de sa part pour que l’on écrive ceci ou cela dans son journal. Au contraire, quand j’arrivais au bureau le matin il était en beau titi après la lecture de ‘son’ journal puisqu’il était presque toujours en désaccord avec ce qu’il y lisait dans les pages éditoriales. Ce qui importe à des gens comme mon ancien patron ou aux Desmarais c’est que leur journal fasse un profit. Point à la ligne. Les riches pensent tous comme cela.

Les journaux sont des entreprises privées. Ils peuvent être des véhicules pour une pensée politique. Dès sa première publication, il fut établi sur la première page que le National Post avait été fondé dans le but de publier des opinions de droite. Quand je lis Le Devoir je m’attends à lire des opinions d’indépendantistes. Quel éditorialiste du Devoir pourrait-on qualifer de fédéraliste convaincu ? Chez La Presse je lis des opinions de fédéralistes. Et vive la liberté d’entreprise et d’expression.

J’avais lu des articles de Pratte, etc., et ma première impression fut celle avec laquelle vous concluez votre article : La Presse doit suivre à la trace les activités de Québécor et les investissements de ses propriétaires.

Cette saga fut très palpitante entre Gesca et le JdeM et met en relief les vrais problèmes de la famiglia Desmarais dans leurs investissements dans Total dans les sables bitumuneux et les répliques du triumvera Pratte , Dubuc et Gagnon qui ont défendu la position de leur employeurs et justifié ce placement dans les sables bitumineux et les avantages de cette saloperie sur l’environnement ! C’était suréaliste de constater la pauvreté des arguments du triumvera et d’y trouver que Power Corp. n’a que 5% d’investi dans Total alors que Robin Philpot a démontré qu’avec ses investissements francais avec la corporation Frère , il aurait plus de 50% d’investi dans Total !
La Presse fut déculotté par le JdeM dans le dossier des sables bitumineux mais pour les lecteurs de La Presse qui ont vu le triumvera utiliser la meme stratégie contre les positions du P.Q.sur la lanque , la culture ou l’identitaire québécois ou autres sujets touchant la souveraineté , c’était leur tactique pour taper sur le meme clou trois jours de suite et garder le sujet dans l’actualité ….
J.F.Lisée indique avec raison que la page éditoriale est très peu lu mais on doit ajouter que qu’un nombre impressionnant d’abonnés ont abandonné ce journal qui est devenu imbuvable a leur yeux et ce qui explique que La Presse en perte de lecteurs et de publicité ont du abandonné l’édition du dimanche et imposer de nouvelles conditions de travail a ses employés . On saura si les pertes de $30 millions par année a La Presse sont véridiques si Yves Michaud gagne son combat juridique pour forcer Gesca a publier ses états financiers séparément de Power corp. ……

Excellent compte rendu. La Presse est fort probablement très déficitaire mais les Desmarais ont tout intérêt à combler les pertes pour conserver leur influence indue. Heureusement que nous avons Le Devoir ainsi que des journalistes tels que Jean-François Lisée.

Et de compter sur Le Devoir si vous me permettez, qui n’a pas je pense de doigts pris entre l’arbre et l’écorce des conflits mettant aux prises ces deux empires.

Cela dit, d’accord les journalistes de la presse sont probablement libres de pensée et de plume. C’est probablement pourquoi on les lit parfois avec intérêt.

Je trouve rafraîchissant par ailleurs que vous pensez, comme moi, que probablement les élucubrations et raisonnements tordus de Pratte ne sont pas lus par grand monde. Il a moins d’influence qu’il le pense et c’est tant mieux. Parfois le lisant, je trouve que la mauvaise foi suite travers les lignes.

Et finalement, tout cet amalgame de Powwer avec Total est très éclairant quant à l’attitude du Hongrois Sarkosy qui ne se gêne plus pour cracher sur les souverainistes Québécois. Mononcle Pol l’a mis dans sa poche.

Ça semblera peut-être hors propos mais l’est-ce vraiment, il faut écouter le reportage qu’a consacré Radio-Canada à Fred Pellerin, quand celui-ci rappelle à son auditoire qu’un certain Voltaire, bien avant Sarko nous avait déjà méprisé il y a longtemps. Et voilà que nous continuons à nous battres, quatre cent ans plus tard pour rester ce que nous sommes.

De Voltaire à Sarko, il y a des nôtres. Dont Popaul D et son sbire Pratte….

Cantin, qui a une formation en droit, a commencé comme descripteur de hockey-bottines à Télémag Québec

Le journalisme-sportif mène à tout…à condition qu’on en sorte…

PS: Attention, ce n’était pas n’importe quel match de hochey-bottines. C’était des matches de la haute-ville…

Lysiane Gagnon fabule lorsqu’elle dit que les sables bitumineux servent à payer nos garderies à 7$.

La péréquation est une légende urbaine que les feds colportent depuis des années, sous l’indifférence (impardonnable) de nos 101 députés souverainistes sourds et muets.

En gros, on nous dit qu’on reçoit un cadeau 8 milliards des riches Albertains, parce qu’on est une province pauvre (après tout, le programme de péréquation, disent-ils, sert à partager la richesse canadienne des riches aux pauvres), qu’on se paie le gros party social-démocrate avec ça, et que si on se sépare, on va perdre le chèque de BS et fini les garderies à 7 piasses et l’université à 2k. C’est insultant. C’est carrément insultant. Mais surtout c’est un immense mensonge, un double mensonge.

Au départ, il est vrai que le Québec reçoit 8 milliards de péréquation. Mais l’histoire s’arrête là. Tout le reste est pure désinformation. Il est faux de prétendre,comme on nous rabat constamment les oreilles, que l’argent vient des riches Albertains. Edmonton, pas plus que Victoria ou Toronto, envoie une seule cenne noire à Québec. Le tchèque vient d’Ottawa. Qui prend le fric dans nos poches. Puisque c’est NOTRE fric. D’ailleurs l’Ontario, qui envoie 20 milliards de plus à Ottawa qu’elle ne reçoit, reçoit maintenant 400 millions de péréquation, preuve de quoi il n’y a pas de lien entre les deux.

La péréquation c’est notre fric, comme c’est notre fric qu’on nous envoie pour les gars du 22e, les Indiens d’Oka, les pêcheurs de la Gaspésie, et tout le reste.

Dans l’extraordinaire Rapport Legault, si mal vendu mais que tous les Québécois devraient lire au moins une fois dans leur vie pour réaliser à quel point le Canada nous exploite, on apprend que le Québec ne recevait (en 2004) que 9,1% des dépenses des Affaires indiennes, o% de l’agence de développement de l’Atlantique (465 millions), 9% du budget de l’Agriculture (un budget de 5,2 milliards qui se retrouve dans l’ouest surtout), 12,9% du budget des Anciens combattants, 14,4% de la Défense, 0% de l’Agence du développement de l’Ouest (315 millions), 15,5% du budget de l’environnement et 13,8% du budget des Ressources naturelles. On est loin du poids démographique de 24% !

Alors qu’on recoive 61% (8 milliards sur les 13 de l’enveloppe) de la péréquation, qu’est-ce que ca change, Madame la comtesse ? En bout de ligne, ce qui compte c’est combien on envoie et combien on reçoit ?

http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/TSC/index.htm 13.3 et 13.4

En 1997, les Québécois ont envoyé 32.961 milliards à Ottawa ; Ottawa n’a retourné que 26,855

En 1998, les Québecois ont envoyé 33.612 milliards à Ottawa ; Ottawa n’a retourné que 28.075 milliards

En 1999, les Québécois ont envoyé 35.653 milliards à Ottawa ; Ottawa n’a retourné que 29.415 milliards

En 2000, les Québécois ont envoyé 39.493 milliards à Ottawa ; Ottawa n’a retourné que 30,524 milliards

En 2001, les Québécois ont envoyé 38.184 milliards à Ottawa ; Ottawa n’a retourné que 32.109 milliards

En 2002, les Québécois ont envoyé 38.093 milliards à Ottawa, Ottawa n’a retourné que 32.579 milliards

En 2003, les Québécois ont envoyé 39.709 milliards à Ottawa ; Ottawa n’a retourné que 34,762 milliards

En 2004, les Québécois ont envoyé 41.249 milliards à Ottawa ; Ottawa n’a retourné que 34.322 milliards

En 2005, les Québécois ont envoyé 42,481 milliards à Ottawa ; Ottawa n’a retourné que 38.952 milliards

En 2006, les Québécois ont envoyé 42,859 milliards ; Ottawa n’a retourné que 40. 385 milliards

En 10 ans, les Québécois ont envoyé 384.294 milliards à Ottawa ; Ottawa n’a retourné que 327.972 milliards pour un VOL de 56.316 milliards. C’est l’équivalent d’une cinquantaine d’autoroutes des Bleuets, payées cash, qu’on nous a volé. Et on a le culot de dire qu’on vit sur le Bs de la péréquation ?

Maintenant vous vous demandez où vont les 21 milliards albertains ? Les 20 milliards ontariens ? Et les 5 milliards québécois ?

Ottawa collecte 240 milliards (je parle d’avant la crise parce que là ça a changé avec la crise) mais ne retourne que 190 au bon peuple. Cinquante milliards disparaissent à tout jamais. On ne les revoie plus.

.35 vont au paiement de la dette

.10 vont au surplus du temps qu’il y en avait. Ils vont au remboursement de la dette

.5 vont à l’Aide internationale

Voilà pour le mythe du Québec qui vit sur le bras des sables bitumineux de l’Alberta. Trouvera-t-on un député souverainiste pour l’expliquer aux Québécois ? Ou va-t-on laisser toute la glace aux Feds ?

Je veux bien croire à l’honnêteté intellectuelle de l’ensemble des journalistes de la Presse ,beaucoup moins cependant à celle des éditorialistes Dubuc,Pratte et Gagnon qui semblent en service commandé.
J’ai souvent envoyé des opinions qui respectaient la nétiquette dans le blogue de l’édito et qui n’ont pas passées dans les commentaires.
Je me souviens d’une entre autre où M.Pratte faisait l’apologie d’une plus grande ouverture au Privé en santé.
Je lui apportais des arguments sur la prudence à observer dans cette approche tout en lui rappelant la présence d’un des Desmarais sur le conseil d’administration de la Great West une compagnie d’assurance qui a tout à gagner de sa prise de position.
Étonnament on a jamais mis en ligne mon commentaire…

Incidemment en regard à l’éthique des Desmarais,je me souviens d’un reportage de Radio-Canada sur la sous-traitance de Wall-Mart avec des entreprises qui favorisent l’exploitation du travail des enfants dans le Tiers-monde.
On y voyait à la fin du reportage M.Desmarais jr dire avec fierté à Jean Charest en parlant de Wall-Mart : »C’est à nous cette entreprise »,en faisant référence au pourcentage d’actions qu’il détenait dans l’entreprise probablement.
Charest voyant le caméraman de Radio-Canada,s’est retourné et avec un air mécontent lui a répondu. « C’est bien mais la caméra tourne… »

Lorsque les intérêts des uns croisent les intérêts des autres.

D’abord, rappelons que lors des distributions de médailles et pour Power Pol et pour Johnny Boy en France via Sarko, les deux étaient présents comme invité d’honneur à ces cérémonies privées.

Johnny Boy est viscéralement un conservateur (Tous les analystes économiques affirment que les PPP ne sont pas rentables, mais lui Johnny Boy persiste et signe.

Harper est viscéralement un Allianciste. Johnny Boy s’est « pogné » sur la place publique (Copenhague) sur l’environnement avec Harper…il lui a fait la leçon. Mais lorsque revenu au pays, Johnny Boy s’est empressé de dire qu’il n’avait rien contre les Albertains.

Si Johnny Boy défendrait la Loi 101 comme il le fait pour l’environnement, on lui trouverait peut-être une certaine crédibilité.
En ce qui concerne Pratte, c’est un chroniqueur et non pas un éditorialiste…parce qu’un éditorialiste a un minimum d’honnêteté intellectuelle…lui n’en n’a pas.
Lors de son passage à TLMEP, alors qu’il « promotait » son livre (le syndrôme de pinocchio), il affirmait avoir voté oui au référendum le tout visiblement pour la vente de l’essai….alors pour la sincérité on repassera.

Et on n’oubliera certainement pas le passage rapide de Henri-Paul « la tempête parfaite » Rousseau chez Gesca avant qu’apparaisse les pertes de 40 milliards à la Caisse de Dépôt tout en apprenant que Power Pol dont les intérêts envers la médecine privée sont importants …et au fait qu’arrive-t-il avec l’ancien ministre de la santé Couillard.

Et qui avait parlé de l’intérêt de Power Pol dans l’énergie Hydroélectrique québécoise?

Et puis au temps de ses déboires politiques, Sarko fut reçu à Sagard et avec les con$seils de Power Pol entrepris dès lors sa démarche présidentielle qui fut un succès pour lui et donc il reçu une médaille de l’Assemblée Nationale à Québec et rendit un message de Power Pol le puissant (pas d’indépendance) ….. de l’ingérence directe de Sarko le représentant de Power Pol.

Tant qu’à la radoteuse Gagnon…pas la peine.

Tant qu’aux sables bitumineux, ….eh bien serrez vos pancartes, l’industrie va empocher. Et l’Alberta paiera en péréquation, c’est à son tour d’agir en vache à lait d’autres provinces l’ont été dans le passé dont le Québec…c’est cela le Canada…..Le Canada verse des milliards aux provinces pour l’harmonisation de la TPS, mais pas au Québec c’est cela le Canada…..l’Alberta se plaint de trop donner et le Québec est la seule province à ne pas recevoir pour l’harmonisation.

Mais c’est tout de même une leçon. L’on doit suivre attentivement ce qui se passe ici au Québec et cela en fonction de réserves de pétroles exploitables….on n’en connaît un peu mais pas assez. Il y a lieu comme ce le fut pour le projet de nationalisation de René Lévesque de jeter des bases de nationalisation pour les énergies pétrolières….et de faire l’indépendance au plus sacrant afin de profiter davantage de nos richesses naturelles.

J-F. L. commence l’année en lion. Je suis abonné à deux quotidiens de la chaîne « Power », soit La Presse et Le Nouvelliste et jamais cette importante implication de la famille Desmarais dans les sables alberains n’a été évoquée. L’Internet constitue un réseau essentiel qu’il faut maintenir à tout prix pour diversifier les sources d’information. Bonne année, M. Lizée,
Jacques Rousseau, Trois-Rivières

Il ne faut jamais oublier que Desmarais est aussi le sauveur de Sarkozy, son financier à la présidence qui lui aurait donné le contrôke de Gas France.

Plus, j’ai par ma culture l’amour du cheval et principalement le cheval de course.
Si 10 % du Québec se retrouve à St-Tite à chaque année, on peut penser que je ne suis pas seul.
Le silence des médias comme la Presse sur cette tragédie des pertes d’emplois, des revenus démontre que le Québec n’est pas bien servi par les journalistes et les médias.

L’Ontario a selon son étude, plus de 60,000 emplois dans cette industrie dont 80% du monde rural( plus nos québécois qui ont immigrés en Ontario pour courir leurs chevaux et vivre leur passion)en plus de l’Impact financiers, social et culturel et les revenus générés .

Comment se fait-il que personne n’ose enparler.

C’est une honte pour le Québec.

Bravo de dénoncer ceux qui contrôlent notre pays, notre économie.
Comme écrivait Dumas » Derrière chaque fortune, il y a des crimes cachés » Et Desmarais comment un crime plusieurs fois par jour.

Pourquoi croyez-vous que Dany Doucet pense que les gens de La Presse reçoivent des directives directement des Desmarais? C’est tout simplement parce que lui reçoit des directives qui viennent directement de Pierre Karl Péladeau!

Très éclairant. Suite à la lecture de votre article, la question qui m’est venue à l’esprit est la suivante: En tant que journalistes, comment font-ils (monsieur Pratte et madame Gagnon)pour ne pas penser au fait qu’ils manipulent délibérément l’opinion publique en fonction de l’opinion de leurs patrons? Sont-ils des journalistes ou des manipulateurs d’opinion? Poser la question c’est d’y répondre. Moi ça me dépasse.

Bonjour.
M.Lisée toujours aussi renard ,mais cinquième épisode la pollution à l’heure actuel et la pollution qui va suivre pour les 40-prochaines années.

Pollution,dégradation d’un millieu naturel par des substances chimiques des déchets indutriels ou ménagers.

Pollueur,se dit d’une personne d’une industrie ect,qui polue,accroit la pollution.

Polluer,souiller,dégrader,rendre malsain ou dangereux par pollution ,vieilli,salir,souiller.

Polluant,se dit d’un produit d’un agent responsable d’une pollution.

Les sables bitumineux ,nom,adjectif,verbe,tous aditionne à une chose Copenhague et le protocole et plus.

M.Lisée que la total soit en affaires pas problème avec ,mais que le ministre de l’environnement donne par l’atribution de permis exploitations voilà la problématique,qui défend les droits de la population,oui il faut développé nos ressouces naturelles mais il y a des priorités ,comme ceux qui sont les moins polluantes pour environnement les subventions aux pétrollières combien d’argent, je veux le savoir pendant que tout le monde se prive et diminue leurs trains de vie .Les travailleurs forestiers sont dans troubles suites à des décisions politiques alors que cette industrie étaient de l’argent neuf dans les coffres du trésors et l’industrie première Canada ( l’industrie forestière du Canada est l’égal de l’industrie de l’automobile au USA ).

M.Lisée ils ont choisi le pire alors à Calgary que va t-il arrivé au Canada avec des sanctions ou le blé va être barré,le boeuf barré,que va t-il arrivé avec le porc la même chose que le bois d’oeuvre barré et fermé à toute exportation le gouvernement de M.Harper doit expliqué le choix qu’il a fait et doit sécurisé la population sur tout les sujets en suspends car il y va de nos exportations à l’extérieur du pays et si il y a un (old)sur toute les marchandises en provenances du Canada alors les autres provinces et les territoires vont être pénalisés.

M.Lisée les provinces et les territoires ont-ils pensées maintenant et tout au long du développement pour les quarantes prochaines années quelle va être le désastre pour le développement durable et notre économie.

M.Lisée oui il faut développé nos ressouces naturelles mais ou est le calendrier des priorités par ordre des moins poluantes et poluer.

M.Lisée quand un premier ministre(et qui à été ancien ministre de l’environnement fédéral) à deux rénumérations ou est la priorité le privée ou le publiques et le bien de la population je vous laisse la réponse mais dans le doute la population pense et voilà pouquoi un code éthique mais le tout à été changé alors plus rien ne tient.

M.Lisée il nous faut un Hugo Chavez.

Il se construit en Chine près de deux centrales au charbon par semaine.
Power Corp participe à la construction de plusieur d’entre elles…

La famille Desmarais n’a jamais à intervenir pour donner l’orientation d’une chronique ou d’un éditorial. Que ce soit pour la couleur d’une manchette ou la composition de la une, les journalistes connaissent les lignes éditoriales du journal. Ne pas manger dans la main des propriétaires, c’est se condamner à l’oubli.

Que Messieurs Réjean Tremblay et Pierre Foglia se permettent autant de libertés, ce sont les exceptions à la règle; ils font vendre tellement de copies par leur seule présence que le rapport de force sans être inversé ne peut s’exercer avec autant d’efficacité.

Je crois à l’honnêteté intellectuelle de Messieurs Cantin et Crevier, mais il y a une règle implicite au succès : La fin justifie les moyens.

Avoir deux chiens de gardes qui se surveillent en permanence ne permet malheureusement aux media de faire contrepoids aux pouvoirs politiques.

J’ai craint en lisant le début du texte de J-Fr Lisée qu’il remettrait en question l’indépendance des éditorialistes,journalistes et chroniqueurs de la Presse.Ouf!Et Le Devoir dans tout cela?

Je ne doute pas que les journalistes soient avant tout des Humains et que certains pourraient même me sembler sympathiques autour d’une bière. Par ailleurs, j’imagine mal M. Desmarais appelé André Pratte pour lui dire quoi écrire.

Effectivement, M. Pratte est une personne sophistiquée et sait déjà ce que ses patrons veulent de lui.

La Presse doit suivre les investissements des propriétaires du JdeM dixit Lorraine King ! Soyez rassurée madame King , c’est ce qu’il font depuis belles lurettes et je vous en donne unu petite anecdote . H.P. Rousseau , P.D.G. de la Caisse de Dépot du Québec convoque P.K. Péladeau pour une rencontre dans le bureau de Paul Desmarais sr pour le convaicre de vendre Vidéotron a Rodgers pour des magazines et quelques bricoles ! Vidéotron étant la pierre d’assise de Québécor pour une convergence efficace a long terme avec le JdeM et TVA ! Comment pensez vous que P.K.Péladeau a réagit a ce marché de cons ? En furie madame King ! Depuis H.P. Rousseau a rejoint Power qui fera de lui un multimillionnaire et a recu sa récompense après avoir min la C.D.P.Q. dans le gros trouble !
Que La Presse et ses journaux aient une politique éditoriale fédéraliste , c’est leur droit mais que tous ces journaux ne mentionnent pas les investissements de Power dans les sables bitumineux et que ces éditorialistes/chroniqueurs défendent ces investissements , c’est pousser le bouchon un peu trop loin ……
Comment expliquer que toutes les opinions sont exprimées dans le JdeM avec une multiplicité de chroniqueurs de toute la gamme des opinions alors que pas un un chroniqueur politique oserait en faire autant dans La Presse ou ses filiales ! Alors ne soyez pas surprise madame King si un jour pas si lointain vous retrouvez une page éditoriale dans le JdeM avec encore plus de chroniqueurs faisant valoir l’autre option si bien cachée dans La Presse…..

Bonjour monsieur Lysée, toujours un plaisir de vous lire. Meilleurs voeux pour 2010.

Vous écrivez:

» La page éditoriale est une des moins lue de ce, et de tous, les journaux, sauf pour la caricature.) »

Tout à fait pertinent. D’ailleurs j’aimerais bien connaître les « balises exigées » par Gesca lors de l’embauche d’un pupitreur.

Ces « journalistes » ont, quant à moi, beaucoup plus d’impact sur l’orientation de l’opinion populaire; cet impact est d’autant plus redoutable parce que plus sournois et subversif.

Ces « balises » seraient-elles, par hasard, les mêmes que pour les éditorialistes ?

Le cas du caricaturiste est un peu spécial vu son talent hors du commun, comme Foglia et Tremblay d’ailleurs. Mais les « balises » ambiantes ont eu un effet certain sur son art. Souvenons-nous de son recueil de l’Année 2008. Aucune caricature de Charest n’y était présentée. Aucune !

Voilà pourquoi j’aime aller visiter les blogues ce qui me permet d’avoir une vision beaucoup plus nuancée.
Gagnon et Dubuc n’ont pas besoin d’être censurés par leur employeur. Ils sont tous deux devenu depuis longtemps lèche-bottes des grosses fortunes donc d’ardents défenseurs de l’Establishment.
Le pire c’est que Power n’a même pas à lever le petit doigt pour ça !
Bien évidemment le même phénomène doit exister chez Québecor.
Ce constat est loin d’être une bonne nouvelle pour la presse écrite.

Gesca Desmarais French Canadian Ontario impose sa dictature au Québec justement grâce à l’Ontario exactement comme le Parti libéral comme nous l’a révélé Coderre qui est pourtant un hyper colonisé fédéraliste à tous prix.
Que Gesca Ontario et Corus Alberta contrôlent à peu près tous les médias au Québec en dit long sur propagande Canada et le CRTC et sur la guerre à finir que nous ménent Ottawa en se servant des colonisés fédéralistes du Québec , de la loge royaliste canadian et de la radio poubelle .
Il existe des multinationales patriotiques mais aussi des multinationales colonialistes et Gesca fait parti de la dernière catégorie .qui consiste à empècher le Québec de se libérer en gardant le Québec sous le joug de Toronto -Ottawa et de nous fermer la France qui est le principal gage de notre francophonie et de notre émancipation internationale comme nation francophone
Ce genre de multinationale anti patriotique à la Gesca ne vise qu’à s’enrichir en dépossédant les Québecois pour les soumettre à des étrangers et à l,anglicisation en investissant essentiellement hors Québec à partir de nos fonds consolidés avec la complicité des politiciens commandités que Gesca à fait élire .
Voilà ce qui tue toute la démocratie

Pour se faire une idée, on n’a qu’à lire la réplique de Pratte et celle de Doucet. La première y va point par point, emploie un ton sérieux car le sujet l’est et reste respectueuse.

Celle de Dany Doucet est baveuse, mesquine et entre les lignes du texte dégouline la rage. On dirait un édito de cégépien qui a lu trop d’Alexandre Dumas. Le gars monte sur ses grands chevaux sans se douter qu’en terme de journalisme, vu pour qui il écrit, c’est un biquet qu’il a sous les fesses. Pathétique.

Quel cloaque que ces sables bitumioneux et les $$$$$ de Desmarais!

Il faut que le Québec développe au maximum l’énergie éolienne sur son territoire, en complémentarité avec l’énergie hydro-électrique. Et c’est Hydro-Québec qui devrait en être le maître-d’oeuvre sans laisser filer les profits à l’entreprise privée, mais en collaboration bien sûr avec des constructeurs privés de machines éoliennes.

Nous avons déjà en place l’infra-structure du réseau de tranport d’énergie électrique à haute tension d’Hydro-Québec; il s’agit d’y greffer l’énergie du vent. Il y a du vent en abondance dans les régions non habitées près des barrages et des lignes de transport existants, de même que dans les eaux du golfe St-Laurent. C’est de ces côtés qu’il faudrait aller pour implanter les éoliennes plutôt que de défigurer nos villages et nos paysages. Nous avons cette richesse du vent. Pourquoi la laisser en jachère dans les espaces non habités et la brader au secteur privé dans les paysages autour de nos villages?

En confiant maintenant le développement de l’éolien au secteur privé plutôt qu’à Hydro-Québec, on s‘apercevra dans 20 ans que l’on a bradé une mine d’or pour un plat de lentilles.

Imaginez où en serait le Québec si l’énergie hydro-électrique n’avait pas été nationalisée! Les tarifs d’électricité seraient le double de ceux que nous avons présentement, et les milliards de profit d’Hydro-Québec qui nous appartiennent seraient plutôt dans les poches de grosses compagnies privées.

Il faut que le Québec développe au maximum l’énergie éolienne sur son territoire, en complémentarité avec l’énergie hydro-électrique, en respectant la population et les paysages.

Le vent étant une richesse collective, c’est Hydro-Québec qui devrait développer l’énergie éolienne sans laisser filer les profits à l’entreprise privée.

Le prochain gouvernement du Parti Québécois devra renverser la vapeur et faire d’Hydro-Québec ou de sa filiale Éole-Québec le maître d’œuvre du harnachement du vent au Québec.

Voitures électriques, hybrides électrique-hydrogène, moteurs-roue, c’est là l’avenir.

Vu sur le blogue de l’édito (Cyberpresse), ce matin.

« 5 Janvier 2010
10h56
M. Roy: merci de ne pas censurer les messages sérieux, contrairement à vos collègues Marie-Ilse Paquin et Richard Hétu qui, ce faisant, déshonorent la belle mission de La Presse. »

– – – –

Les journalistes du blogue de l’édito sont sérieux.

Il ne faut jamais mordre la main qui nous nourrit…
C’est la règle d’or que suivent les journalistes de Gesca et de Québécor.
Heureusement, le Devoir fait contrepoid.

André Pratte est fils d’Yves Pratte, feu membre du CA de Power Corporation et de la Financière Power. L’élastique de l’indépendance éditoriale est étirée au gallon Québécois… on a parfois la tolérance trop évidente quand la grossièreté n’interrompt pas la programmation habituelle du Banquier.

Mais je trouve déplorable que le souci éthique ait été évacué, avec un conseil de presse démantibulé et une concentration de la presse qui s’est fait sous les yeux du gouvernement, sans qu’il n’en régisse les paramètres pour ne pas nuire à la mission première de nos médias : soutenir la base de notre démocratie.

Les journalistes de La Presse n’ont pas besoin de se faire dicter la politique à suivre dans leur articles puisqu’ils ont au départ été choisis en fonction de leur biais envers cette politique.

Les deux « souverainistes » ont été choisi par stratégie afin de s’assurer la clientelle lecteurs souverainistes. Vous le dites, ce sont les plus lus. En même temps que pour donner au journal une image objective. Mais pas plus que les autres ces deux journalistes n’ont mentionné le lien Total-Desmarais-Bitume.

Pratte et son équipe de fédéralistes savent très bien quelle stratégie servira Power Corp et le fédéralisme. Ils n’ont pas besoin de direction. C’est pourquoi ils ont été sélectionnés.

Ils savent qu’ils doivent avant tout s’addresser aux indécis au Québec, car ce sont eux qui font gagner l’élection.

Donc, cette « campagne » des journalistes de Gesca contre Charest est clairement dans le but de redorer son image de « protecteur du Québec et de ses valeurs » contre le méchant fédéral bitumineux polueur.

Il n’y a pas d’autres raisons. Le Québec n’a aucun poids sur les décisions du fédéral et de l’Alberta en cette matière. Power Corp n’a que faire de l’opinion des Québécois en cette matière. Ce qui compte pour eux ce sont les élections au Québec.

Faire de Charest le grand défenseur du Québec. Ils vont y mettre la gomme pour faire remmonter le PLQ. Et les deux journalistes « souverainistes » vont se tenir pas mal tranquille.

C’est évident que le propriétaire d’un journal va choisir des éditorialistes qui pensent comme lui. Pas besoin de leur souffler les réponses, ils savent pertinemment de quel côté se ranger.

À quoi bon posséder un empire médiatique si ce n’est pour influencer l’opinion publique ?

@normand carrier

Normal qu’ils aient beaucoup de chroniqueurs au Journal de Montréal, faut bien du monde pour faire la job des lock-outés…

Pratte aurait voté oui en 95, mais suite à la déclaration de Parizeau sur l’argent et le vote ethnique il serait redevenu fédéraliste!Je crois que cet exemple illustre à merveille André Pratte et la page éditoriale de Gesca.Lorsque j’ai lu cette déclaration de l’apôtre de Paul, il a perdu pour moi toute crédibilité.Car il m’est absolument impossible de croire qu’un tel défenseur du système Canadian ,on a même parfois l’impression que cet « éditorialiste »est en amour avec le Canada, aurait voté oui le 30 Octobre 95…Ce qu’il y a aussi d,intéresant est la collaboration des Apôtres de Paul avec le Globe&Mail,lorsque un sujet d’actualité devient chaud au Québec.On explique,on essaie d,atténuer les craintes possibles chez lea Anglos et on leur explique que tout va s’arranger et que nous aimons le Canada!J’ai aussi l’impression que la « clientèle »de la page éditoriale de la Presse sont les 10% des indécis ,ceux qui sont incapables de se décider sur l’avenir du Québec.

Eh bien! Le 21 décembre j’ai tenté d’intervenir sur le dernier blogue de Marc Cassivi. http://blogues.cyberpresse.ca/copenhague/ en remettant en cause la crédibilité du journal sur le sujet que vous apporter avec le lien vers l’article de Mathieu Turbide. Évidement, Marc n’a pas publié mon message qu’il a probablement relayé à André Pratte. Furieux, celui-ci a répliqué dans son éditorial du 24 décembre.

Pour ma part, je crois que Mr. Pratte agit et écrit de manière indépendante, mais sait ce qu’il doit écrire pour satisfaire, sans même qu’ils le demandent, l’intérêt de ses hauts patrons. Mr. Pratte joue un jeu peu subptile dans lequel il dénonce grossièrement, chaque fois que l’actualité lui en donne l’occasion, les positions avec lesquelles il n’est pas en accord. Son acharnement pitoyable à désavouer le moulin à parole, l’avancement systématique de ses idées « lucides » selon lesquelles le Québec «vit au-dessus de ses moyens» et l’épisode décrit par Mr.Lisée sur les sables bitumineux en témoignent.

On peut douter de la bonne foie et de l’indépendance d’esprit d’un chroniqueur quasi-dogmatique, mais par chance pour lui, ses intérêts et opinions concordent parfaitement avec ceux de ses patrons.

C’est toujours difficile de savoir ce qu’il y a dans la tête de quelqu’un et pas toujours facile d’établir comment ses intérêts guident sa pensée.

Cependant, dans le cas de Gagnon et Pratte concernant les sables bitumineux et la gravité du problème causé par les GES, nous pouvons considérer que leur position est mal défendue. Le doute qu’ils manifestent encourage le statu quo alors qu’il faudrait plutôt stimuler des changements radicaux.

Il faut lire l’article de Louis-Gilles Francoeur dans le Devoir de lundi qui transmet l’étude d’une organistion américaine pour saisir comment les médias ont les

@Normand Carrier – j’ignore s’il faut commmencer à mentionner dans chaque article si une personne ou une compagnie a un intérêt dans les sables bitumineux. Je dois la première admettre en avoir. Qui sait, votre fonds de pension en a peut-être.

Comment expliquer ce qui se passe à La Presse? Selon moi La Presse est le journal de langue française le plus médiocre. Quand on parlait de le fermer je me croisais les doigts et je me disais, oui, de grâce… J’aime cent fois mieux lire Le Devoir ou Le Journal de Montréal, quels que soient leur penchant politique.

P-K Péladeau a bien fait de refuser cette avance.

J’ajouterai qu’au delà de ce qui semble être une question d’affaires entre deux concurrents, il pourrait y avoir quelque chose de plus personnel. Je l’ai vécu et le concurrent ‘déloyal’ de mon ancien boss est aujourd’hui en prison. La justice est peut-être de ce monde après tout.

…suite.
Les pricipaux média, donc, sont dépendants des annonces publicitaires, dans leurs pages ou à leur antenne. Les dépenses en publicité en 2008 ont atteint 643 milliards $ dont près de la moitié en Amérique du Nord. LA PRESSE éprouve présentement des difficultés financières malgré l’importance de la publicité dans ses pages.

C’est donc tout le système qui nous conditionne à consommer de plus en plus et c’est cette «logique» de sur-consommation qui amène certains à juger rationnelle l’exploitation des sables bitumineux.

Mme Gagnon qualifie de religieuse la pensée environnementaliste. Elle voit la paille dans l’oeil de l’autre mais ignore la poutre qui est dans le sien. Gagnon et Pratte sont incapables de s’élever au-dessus des préoccupations (et des intérêts) à court terme pour développer une vision à long terme. Ils participent à l’aliénation des gens au lieu d’éveiller leur conscience. Ce sont eux qui font du capitalisme et du pragmatisme à très court terme une religion.

Voir le texte du Devoir sur: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/280394/cul-de-sac-consumeriste

Foglia ne parle pas de politique ni de souveraineté, il parle de sport, de sa fiancée et de ses chats. Pour ce qui est de m. Tremblay, il demande plus de musique et de joueurs francophones, rien de politique ni d’économique dans ça. Autrement, s’ils voulaient promouvoir la souveraineté du Québec dans leurs éditoriaux, ils seraient tous les 2 remerciés de la Presse dans le sens de : Sacrés dehors.

Les gens qui, comme Jean-François Lisée, oeuvrent dans le monde incestueux des médias québécois, sont très mal placés pour porter des jugements sur ce monde. Les relations que M. Lisée a nouées au fil des ans lui donnent une connaissance intime du milieu, mais constituent en même temps un facteur important de subjectivité. Il lui serait difficile de dénoncer Radio-Canada ou La Presse puisqu’il entretient avec eux une relation symbiotique.

La suite sur Vigile

M. Lisée ne connaît visiblement rien du dossier des Desmarais envers l’énergie. J’en connaît un rayon, ayant été impliqué dans de nombreux dossiers tels que Le Suroît, Rabaska, Bécancour, le pétrole, etc…

Cette compagnie ne s’appelle pas POWER CORP. pour rien. Et elle est activement engagée à prendre le plus grand contrôle possible de nos ressources énergétiques au pays. Et La Presse fait un travail incroyable de lobbying via ses Pratte, Dubuc et autres ignorants du dossier pour désinformer la population en général. J’ai même fait des recherches à l,UQÀM là-dessus.

J’invite M.Lisée à me contacter afin que je puisse l’informer.

@Gilles Bousquet: Foglia ne parle pas de politique ou de souveraineté!!!!!!!!!! Relisez-le SVP…

Pour le reste..quoi de neuf? pouvoir et argent, argent et pouvoir… Les sujets changent, les humains, hélas, restent les humains…Ça n’évolue pas beaucoup.

Le gouvernement du Québec fait bien plus d’argent avec les sables bitumineux que les Desmarais.

Si les sables bitumineux s’est si sale, alors que le Québec refuse l’argent de la péréquation qui provient de l’Alberta…

Le Québec reçoit 8,34 milliards de dollars en paiements de péréquation du gouvernement fédéral. C’est 13,2% du budget du Québec. Si l’on tient compte de l’assiette fiscale de l’Alberta, cette province envoie donc tous les ans 1,3 milliard de dollars au Québec. Autrement dit, chaque année, tous les Albertains (hommes, femmes & enfants) font un chèque de 353 dollars au gouvernement du Québec. Pour une famille de 4 personnes (2 adultes, 2 enfants), c’est 1 412 dollars !

La majeure partie de cette somme provient de la richesse créée par l’exploitation des sables bitumineux. Depuis l’adoption de la nouvelle formule de péréquation, qui inclut désormais l’argent provenant des sables bitumineux, les sommes reçues en péréquation par le Québec ont plus que doublé.

Pourtant, je n’ai jamais entendu un seul Québécois dire que la province devrait retourner à Ottawa les milliards de dollars de péréquations provenant de cet « argent sale ». On aime bien chialer contre l’exploitation pétrolière en Alberta, mais quand vient le temps d’encaisser le chèque, on ne voit personne se plaindre.

Le Québec veut imposer des cibles de réduction de gaz à effet de serre à l’Alberta alors en contrepartie, le Québec devrait renoncer à voler les Albertains. On verra si les Québécois sont toujours aussi « verts » quand l’Alberta fermera le robinet…

En passant, Jean-François Lisée confond encore le capitalisme et le corporatisme.

Ces 2 concepts désignent des réalités très différentes.

Le corporatisme (l’alliance du secteur privé et de l’État) est l’antithèse du capitalisme.

Je rêve de prises de position aussi marquées et de débats aussi passionnés chez nos chroniqueurs en ce qui concerne la reconstruction de la centrale nucléaire de Gentilly-2, l’acquisition de la centrale nucléaire de Pointe Lepreau (Nouveau-Brunswick)par Hydro-Québec et l’exploitation de l’uranium au Québec. Faudrait-il pour cela soupçonner la firme SNC Lavalin d’y trouver son intérêt?

Pour en finir avec la péréquation

Le Québec n’ a rien à gagner à pratiquer une politique de la mendicité envers Ottawa. Au contraire il a tout a perdre, à commencer par sa dignité et sa capacité de se doter d’une stratégie d’État cohérente pour son développement.

Depuis trop longtemps on nous brandit le fait que la Québec dépend du programme de la péréquation (8 milliards) versé par Ottawa pour vivre ; autrement il ne pourrait s’offrir tous les programmes sociaux que lui envie le ROC. Cette affirmation est trompeuse car elle ne tient compte que d’un poste budgétaire qui laisse croire que le manque à gagner serait de l’ordre de 8 milliards si le Québec se retirait de la fédération. Alors que pour avoir une idée exacte de ce bilan il faut évidemment prendre en compte l’ensemble des flux d’argents entre Québec et Ottawa. Voici une des rares études (STATCAN, 2004) qui en fait un bilan un peu plus précis compte tenu des limites de la méthode et de la complexité du sujet :

« Revenus et dépenses de l’administration fédérale selon la province : qui sont les gagnants et les perdants dans la Confédération ? (1)

Conclusion : Le Québec tire un avantage de 2,1 milliards $ de la fédération (soit 281 $ par personne). On est donc loin du 8 milliards qu’on nous brandit comme argument massue pour nous maintenir dans ce système dysfonctionnel qu’est le fédéralisme !

Compte tenu du fait que le Québec épargnerait 3 milliards $ en coûts de dédoublement s’il quittait la fédération, il n’y a donc rien à gagner à pratiquer une politique de la mendicité envers Ottawa. Et tout à perdre, à commencer par la dignité. Et la possibilité de se doter d’une stratégie d’État cohérente à partir du contrôle de l’ensemble de nos capacités d’agir.

(….)

http://www.statcan.gc.ca/pub/11-010-x/00207/9586-fra.htm
……………

Cette étude date de 2004. Depuis la péréquation a augmenté de 4 milliards. Mais l’ensemble des autres paramètres de l’étude a aussi bougé. Ce qui fait qu’au final il n’y a pas grand changement.
……………

Cette péréquation sera remise en question cette année par l’Ontario (qui en reçoit, même si cette province contribue 20 milliards de plus au système qu’elle n’en reçoit) et l’Alberta, qui sera appuyer par la majorité de toutes les autres provinces. Mauvaise nouvelle pour les mendiants du Québec.

Voici le conseillé de l’Ontario qui propose l’abolition de la péréquation:

http://www.davidmackinnon.ca/

D’un point de vue strictement économique, je ne crois pas que le Québec profite des sables bitumineux. En effet, c’est l’exploitation de ces sables qui fait grimper la devise canadienne et qui nuit à l’exportation. Je suis travailleur autonome et j’ai dû abandonner mes clients américains, car une fois le tarif converti en dollars canadiens, ce n’est tout simplement plus rentable de travailler pour eux, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années. Je ne suis qu’un simple travailleur autonome, alors imaginer ce que ça doit être dans toutes les industries manufacturières du Québec, qui exportent leurs produits aux É.-U. Donc prétendre que l’on profite de l’exploitation de ces sables est de mauvaise foi, car même si on en retire quelques dividendes, on est train de perdre plein d’emplois et toute l’économie basée sur la production de biens. Bientôt nous ne serons plus qu’une république de bananes… ou plutôt une république de pétrole.

@David, tu fabules sur la péréquation. Oui Québec recoit 8 milliards mais l’argent ne vient pas d’Edmonton. Il vient d’Ottawa. Même l’Ontario recoit de la péréquation.

«Here’s the counter-argument, at least from Ontario’s viewpoint (Quebec can speak for itself): Yes, Ontario is now a recipient of equalization, in the amount of $347 million this year, projected to rise to close to $1 billion next year. But equalization is a $14.4 billion program overall, and roughly $5.75 billion of that total comes from Ontario taxpayers. So this province is still a large net contributor to the program

Hélàs, personne n’explique que Québec envoie 52 milliards à Ottawa. Surtout pas Gesca.

M. Jean-Claude De Blois m’écrit que M. Foglia parle de politique partisane dans ses chroniques. Est-ce que vous avez un exemple s.v.p. ?

@ jacques noel

Ainsi donc l’argent de la péréquation ne vient pas des provinces, elles vient du Fédéral.

Je me demande bien où le fédéral prend sont argent. Probablement de pot d’or laisser par des farfadet au pied des arc-en-ciel…

Selon l’institut de la statistique du Québec (comparaisons inter-provinciales, section finance publique), le fédéral a prélevé en taxes et impôt de toute sorte en 2007 (l’année la plus récente avec des stats) 5 948$/habitant.

Le fédéral a dépensé au Québec un total de 7 980$/habitant.

Le fédéral a plus dépensé au Québec qu’il a prélevé.

Au final, le Québec a reçu du fédéral 2 032$/habitant.

En passant, si le but est de dénoncé les conflit d’intérêt, pourquoi ne parle-t-on pas des conflit d’intérêt du président du GIEC.

Un type qui travaille avec des entreprises brassant des milliards de dollars et dont la profitabilité dépend de l’implantation d’un marché du carbone.

Les texte d’André Pratte c’est de la « p’tite bière » comparé aux milliards de Rajendra Pachauri.

http://www.telegraph.co.uk/news/6847227/Questions-over-business-deals-of-UN-climate-change-guru-Dr-Rajendra-Pachauri.html

@David

http://www.statcan.gc.ca/pub/11-010-x/00207/9586-fra.htm

L’Étude de Stats Can est limpide. En 2004, Ottawa a collecté 5 540$ de chaque Québécois et « dépensé » 5 822$. Sauf que dans les « dépenses » on calcule une facture de 1 046$ pour le cout de la dette. On peut s’astiner longtemps sur la fraction de la dette canadienne qu’un Québec indépendant devrait absorber, la réalité est que, en 2004, chaque Québécois a envoyé à Ottawa 5 540$ et n’a recu que 4 776$ pour un vol de 764$, soit 6 milliards de dollars.

Le commentaire de M.Sauvé du 6 janvier 8h16 est fort important. La valeur gonflée du dollar canadien par le pétrole sale de l’Alberta gène les exportations du Québec et de l’Ontario.

Pire encore, cette «richesse» destructrice de l’environnement, en apportant des crédits au gouvernements du Canada et de l’Alberta et à bons nombre de travailleurs, masque le besoin de se donner une stratégie industrielle d’avenir, c’est-à-dire compatible avec l’environnement (sustainable developement).

La Suède, l’Allemagne, le Japon et la Corée du Sud n’ont pas de ressources pétrolières. Ils doivent faire montre de créativité pour se développer. L’exploitation des sables bitumineux va de pair avec le manque de créativité des Albertains (ou des Canadiens).