Lucien à la rescousse… de Charest !

Chez les anciens conseillers de Lucien Bouchard, dont je suis, une blague circule depuis maintenant presque neuf ans. Elle va comme suit: «quand le PQ organisera-t-il enfin une soirée hommage à son ancien chef ?» La blague suscite toujours l’hilarité générale, y compris chez le principal intéressé. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j’ai comme l’impression que, depuis hier soir, on n’a pas fini d’en rire.

Pas autant de sourires à leur prochaine rencontre (Photo PC)
Pas autant de sourires à leur prochaine rencontre (Photo PC)

Le fait est que, depuis neuf ans, les interventions publiques de M. Bouchard furent rares. On me corrigera si j’en ai manqué, mais presque chaque fois, ses interventions publiques ont plutôt servi au chef du Parti libéral, Jean Charest. A l’élection de 2003, alors que son successeur Bernard Landry défendait, entre autres choses, les fusions municipales de son prédécesseur, M. Bouchard était resté coi. Enfin, pas complètement. Sa seule intervention de la campagne fut de déclarer: « nous sommes sûrement la société la plus taxée en Amérique du Nord. »  Pas faux, mais pas très utile à ses ex-ministres et députés, dont certaines de ses propres recrues, dans leur combat électoral. Puis M. Charest, vainqueur de Bernard Landry, avait révélé en souriant que M. Bouchard l’avait appelé pour le féliciter de son élection.

A l’automne 2005, le gouvernement Charest était devenu le plus impopulaire de l’histoire québécoise. En octobre, le Manifeste des lucides, dont M. Bouchard était l’initateur et le porte-parole, était lancé à M. Charest comme une véritable bouée de sauvetage. Il la saisit, et on a assisté au spectacle surréaliste d’un premier ministre s’invitant au bulletin du soir de TVA pour expliquer, pendant de longues minutes, tout le bien qu’il pensait de ce document inespéré, dont l’auteur — Bouchard — l’avait pourtant battu à l’élection de 1998.

Dans la foulée, fin 2005, M. Bouchard est intervenu publiquement pour appuyer la nomination à Paris de l’ex-diplomate canadien Wilfrid Licari, ami de Jean Charest, alors même que Louise Beaudoin dénonçait cette nomination comme un affront à la diplomatie québécoise et à ses talents. (Transparence totale: je ne vous dis rien ici que je n’ai déjà indiqué à l’intéressé qui, j’en atteste, a une grande capacité d’écoute, puis une grande capacité de ne pas changer d’avis.)

Aujourd’hui que le premier ministre Charest est littéralement dans les câbles, notamment sur la question de l’identité où l’incompétence avec laquelle est gérée l’affaire des écoles juives est une pièce d’anthologie, Lucien Bouchard vient à sa rescousse. En une seule intervention, assez brouillonne mais bien sentie, il change le sujet de la discussion politique nationale en offrant en pâture le mets favori de l’industrie des commentateurs politiques (dont je suis): une chicane entre péquistes. Il connaît bien la recette, se l’étant fait servir plusieurs fois par son prédécesseur. Je ne me souvenais cependant pas qu’il y avait pris goût.

Mon ancien patron a raison de noter que le Québec a devant lui un grand nombre de défis:

Dans l’immédiat au Québec, on a autres choses à faire que d’attendre quelque chose qui ne vient pas vite [ la souveraineté]. On a des problèmes très graves, des problèmes économiques, des problèmes d’éducation, des problèmes de santé, de finances publiques, il faut qu’on se mette à la tâche.

Mon souvenir est qu’il s’occupait naguère de toutes ces questions, tout en espérant réunir dans la foulée les conditions gagnantes de la souveraineté. Il semble aujourd’hui reprocher à ses successeurs de vouloir suivre ses traces.

Je note finalement dans son énumération des défis actuels une omission, qui a dû ravir Jean Charest. Lucien Bouchard, connu pour son intégrité sans faille, n’a pas cru bon de noter que le Québec était aussi confronté au défi de la corruption.

Une dernière remarque. M. Bouchard affirme que le PQ se « radicalise » sur la question identitaire et semble vouloir prendre la place de l’ADQ. Encore une fois, corrigez-moi si je n’ai pas été attentif, mais avait-il déjà dénoncé l’ADQ de Mario Dumont pour sa dérive identitaire ? Je suis curieux, c’est tout.

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Lucien Bouchard jouit d’un grand charisme. Il a été très bon pour gérer le quotidien ou les crises comme celle du verglas; cependant sa vision des choses à long terme, et sa malvision des conséquences de certaines décisions m’apparaissent chez lui lacunaires. Qu’on pense ici au marasme dans lequel il a plongé le monde médical, infirmier et hospitalier avec son programme exagéré de mises à la retraite des personnels médicaux, infirmiers et hospitaliers. Son angélisme quant au futur de l’identité québécoise face à une immigration qui s’intègre peu au Québec francophone et à ses valeurs nous laisse songeurs. Sa sortie coléreuse me déçoit profondément.

Les problèmes à court terme ne doivent pas occulter ceux à long terme, … qui durent plus longtemps.

Faut pas oublier une autre intervention de Lucien Bouchard l’été dernier alors qu’il essayait désespérément de défendre le don de 250 000$ de Thierry Vandal au Collège Notre-Dame.

Voici ce qu’en disait l’aut’journal:

« Hydro-Québec est sur la sellette et voilà que Lucien Bouchard vient à la rescousse : notre société d’État doit pouvoir continuer de soutenir des organismes culturels. Le problème, c’est que tel n’est pas l’objet de la controverse actuelle.

Bouchard sermonne le bon peuple mais sa manoeuvre pour détourner le débat est grossière. Car il se garde bien de parler de ce qui est vraiment en cause : la mentalité du privé qui gangrène et pervertit la sphère publique, le manque de jugement et le conflit d’intérêt palpables dans maintes décisions de nos élites, etc.

Il pousse jusqu’à la provocation : « En sommes-nous au point de dire à l’immense majorité des QuébécoisEs qui tiennent à conserver Hydro-Québec dans notre patrimoine collectif qu’ils devraient maintenant accepter de la privatiser pour lui permettre d’assumer des responsabilités sociales? ».

Non, monsieur Bouchard, nous sommes au point de dire que c’est par sa contribution aux finances de l’État qu’Hydro-Québec assume d’abord et avant tout sa responsabilité sociale et que ce n’est pas son rôle de financer des écoles privées (déjà subventionnées). »

http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=1702

Ca fait longtemps que l on vois a la période des questions, Charest s en prendre a Mme Marois ou au PQ au sujet de la santé!…JAMAIS! Il ne mentionne le nom de Lucien Bouchard!….Bouchard était Premier ministre et c est Rochon qui était a la santé! Pauline Marois avait suivit ensuite c est tout…..C est Chrétien qui avait coupé chez les provinces et Charest était a Ottawa a l époque et n avait rien dit!….J ai toujours trouvé que Charest protégeait Bouchard et ce soir j en suis convaincu!
Lors de l inauguration de je ne me rappel pas quoi…Lol!…Bouchard a dit que Charest avait réussit la ou lui avait échoué! Wow!
Pour ca aussiii!… que les libéraux ont l air flamboyant! depuis quelques temps malgré tout ce qui leur tombe dessus! Il savaient EUX! Que Bouchard arrivait en renfort!….ILs vont etre décus!…Tous ceux qui ont des petits bobos qui s accumulent depuis longtemps vont dorénavant les associés au visage de Bouchard a la place qu a celle de la Marois!…Oui! Lulu! Vient sur la scene et présente nous l ensemble de ton oeuvre! Hi!Hi!….
C est drole quand meme que P.Marois et le PQ n aie jamais assez dit que c était sous le regne de cet ancien Conservateur, collegue de Charest d ailleurs qui a foutut le bordel en santé!….Faute de stratégie y guess! (Encore)
Bouchard vat t il joindre sa voix a Tomassi pour traiter le PQ de raciste?!…J espere qu il descendra pas bas a ce point la!..Pi, Bouchard, lache donc Levesques!…Tab! Cé pas toé qui l a tricoté! H….! Y a eut un temps ou des gens faisaient voter les morts….LA! ON LES FAIT PARLER LOL!….

N’oublions pas non plus les louanges que Bouchard adressait à Charest concernant la salle de l’OSM. En passant celle-ci coûtera 259 M$ aux contribuables, mais étrangement, aussi lucide qu’il puisse être, ça ne le dérange pas du tout.

Voici comment Le Devoir a relaté l’évènement:

« Lucien Bouchard, ex-premier ministre du Québec et président du conseil d’administration de l’OSM, a déridé l’assemblée en soulignant la réussite de Jean Charest dans ce long et fastidieux dossier.

«Je dois exprimer un double sentiment contradictoire, l’humilité et la fierté, a dit M. Bouchard. L’humilité est personnelle, la fierté collective. J’ai l’humilité de reconnaître que le premier ministre Charest a réussi là où j’ai échoué ainsi que d’autres qui m’ont précédé d’ailleurs.»

Interpellant l’actuel chef du gouvernement, il a lié ce succès «à vos talents et à l’authenticité» mais aussi «à cette bénédiction qui vous est échue, celle de la durée en politique qui vous donne le privilège à la fois d’annoncer les projets et d’inscrire votre nom sur les pierres inaugurales». »

http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/252614/un-ecrin-de-verre-et-de-bois-pour-l-osm

Moi, quelqu’un qui se dit lucide et pour la réduction de la taille de l’État mais qui attaque sans arrêt ceux qui veulent qu’on ne soit plus dépendant mais indépendant, ça ne vaut pas grand chose. Comme si la dépendance pouvait être rentable! M.Bouchard serait-il devenu dépendantiste?

Ah! Les belles-mères du PQ!

La semaine dernière, c’était au tour d’André Boisclair de traiter le Québec de «grand hôpital» et cette semaine, c’est le frère du co-président de la commission Bouchard-Taylor et ex-premier ministre, de se sentir solidaire de son frère dont le rapport n’a pas pris pleinement, au dire du PQ, la mesure de la majorité francophone. Et on se traite de radicaux et de pures et durs et de pures laines… C’est fous comme les mots blessent au Québec. C’est la preuve de notre pacifisme à tous crins. Enfin, ça pourrait être pire : on n’a pas Dick Cheney comme belle-mère nationale!

Je me désole moi aussi que les sorties de M. Bouchard semblent toujours profiter aux adversaires de la souveraineté…

J’ai eu la chance d’entendre le scrum au complet de Lucien Bouchard, ce soir. Il s’est adressé aux journalistes pendant plus de 10 minutes, d’une façon bien ouverte, comme il ne l’avait jamais fait depuis sa démission.

Si ça peut rassurer les souverainistes : Un journaliste lui a posé LA question : «Êtes-vous toujours souverainiste?». Sa réponse ressemblait à quelque chose comme : «Oui, mais comme la souveraineté n’est pas prête de se réaliser, comme il n’y a pas vraiment d’élan en ce moment, il serait temps qu’on s’attaque à des causes où l’on a vraiment une chance de gagner : l’éducation, la santé et les finances publiques. La défaite référendaire de 1995 a été très dure et il ne faudrait pas que le Québec revive une telle défaite.»

Bref, si on résume, il est toujours aussi souverainiste qu’en 1995, mais les conditions ne sont toujours pas gagnantes à son avis. Il n’a pas vraiment confiance en la direction actuelle du PQ.

Fait à noter : Un journaliste lui a demandé si le Bloc Québécois était encore utile. Il s’est alors un peu emporté et a dit que si les Québécois, année après année, continuaient d’appuyer des députés qui ne leur promettent aucun contrat d’asphalte, ça ne fait que prouver que quelque chose ne tourne pas rond à Ottawa. Il a dit que le BQ était légitime du seul fait que les Québécois continuaient de voter pour eux en masse. Bref, il s’est porté à la défense du Bloc.

Lucien Bouchard n’a donc pas tellement changé depuis 2001. Il est toujours souverainiste, mais il n’est pas vraiment enclin à démarrer un mouvement ou à s’embarquer dans un mouvement pour promouvoir l’indépendance. Et il reste toujours aussi obsédé par la question des finances publiques et de la dette. Même si dans son dernier livre, Jacques Parizeau a éloquemment démontré que plusieurs constats des “lucides” étaient basés sur des données dépassées, prises en 2003, avant le baby-boom, avant la fin de l’exode des cerveaux et avant la hausse du seuil d’immigration.

Corrigez moi si je n’ai pas été attentif (pour reprendre votre expression 😉 ), mais faut-il vraiment être surpris monsieur Lisée?

Premièrement, votre ancien patron était conservateur avant la question référendaire de 1995. Comme le démontre son appui au manifeste pour un Québec lucide, vous pouvez aisément situer ses idées à droite de l’échelle politique. Donc, en théorie, elles sont beaucoup près des libéraux qui occupe le centre-droit de l’échelle politique au Québec que des idéaux du PQ ou encore Québec solidaire. Je ne suis pas surpris de voir que ses idées plaisent à Jean Charest.

Deuxièmement, je ne serai passer sous silence le fait qu’il a mener le camp du oui au cours du deuxième référendum après l’échec du Lac Meech. Ce fait l’aura propulsé à la tête du PQ après la fameuse déclaration de votre ex-patron monsieur Parizeau. On connait bien la suite. La souveraineté est un projet qui transcende l’échelle politique. Je ne crois pas qu’il avait l’intention de supporter la cause des idéaux de gauche au moment où il s’est embarqué dans la machine péquiste. Il désirait probablement et simplement porter le projet de la souveraineté. Dans cette optique, il n’a pas a embrasser la direction actuelle du PQ.

Troisièmement, je crois que monsieur Bouchard n’est ni fédéraliste ni souverainiste mais plutôt nationaliste (certains vont plutôt le décrire comme opportuniste). Il a quitté les conservateurs après l’échec du lac Meech. Il a sa vision pour un meilleur Québec qui peut bifurquer d’un côté comme de l’autre. On peut aisément critiquer cette approche mais il a clairement dit que le débat sur l’indépendance du Québec n’était pas sa priorité.

Dernier point. Concernant le débat identitaire, il défend la vision de son frère. J’imagine que les deux en ont débattu longtemps et qu’ils sont tombé en accord. Est-ce tant surprenant de voir qu’une personne qui ne partage pas la vision du PQ être en désaccord avec son ancien parti? Je ne crois pas..

Encore là.. vous l’avez côtoyé pendant de nombreuses années, vous devez le connaître mieux que moi.

Lulu s’ennuie de la politique mais est ce que le monde de la politique s’ennuie de Lulu?
Je ne crois pas. Ses solutions pour rétablir les finances publiques sont toujours inadaptées aux problèmes de l’heure comme l’évasion fiscale à grande échelle, la corruption systémique dans l’appareil gouvernemental de son ami Charest,problème qu’il ignore superbement ou encore les larges et généreuses subventions aux écoles privées comme les écoles juives délinquantes par exemple qui sont indéniablement sous la protection du PLQ.
Lulu dort il au gaz ou autres substances prozaciennes?

Question: est-ce que le Canada est souverain?

Je pense à l’OMC, au « libre échange », au GIEC, à nos politiques monétaires « indépendantes » du gouvernement, etc.

Toutes ces machinations minent notre réelle souveraineté, notre réel pouvoir à être maître chez nous.

Même si le Québec réussi à obtenir la souveraineté, seront-nous vraiment souverain de prendre les décisions nécessaires à notre développement ou serons-nous dictés par des entités extérieures au contrôle démocratique.

Bravo Monsieur Lisée, de reconnaître la réalité « bouchardienne ».

Comme je l’ai écrit dans mon « Manifeste pour un Québec fier ! », l’an dernier,

« Oui, Lucien, nous avons été lucides, plus que tu ne l’as jamais été.
Les patriotes ont fait preuve de la plus belle lucidité,
Mais eux, Lucien, ils ont aussi démontré
Un véritable courage politique.
Ils avaient compris l’importance de la patrie,
Ils ont donné leur vie pour elle,
Ils étaient courageux et fiers !
Ils avaient une confiance inébranlable dans le peuple québécois.
C’est pas de la lucidité ça, Lucien ?
Le peuple, lui, est lucide,
C’est la classe politique qui ne l’est pas… »

http://www.youtube.com/watch?v=cgGHOOP7Dxc

Malgré tout le respect que j’ai pour monsieur Bouchard, je crois qu’il est dans le champ cette fois-ci. Le PQ est loin de se radicaliser sur la question identitaire! Dénoncer l’extrémisme religieux, c’est être radical ça? Aspirer à une laïcité plus claire, c’est être radical ça? Je crois même que c’est plutôt de la lucidité!

Décevant mais pas étonnant.Si on se souvient du parcours politique de M.Bouchard d’abord conservateur puis bloquiste et finalement péquiste en seulement quelques années. Il est quelqu’un dont les convictions se bâtissent et se débâtissent à la vitesse d’un TGV.

adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré.
Remarquez que mon prénom n’est pas Elvis et que mon nom s’écrit avec un seul T

Concernant votre dernier paragraphe, je comprends que ce n’est pas la position en temps que telle qu’il reproche au PQ, mais bien le changement de cap pour reprendre le discours populiste de l’ADQ. J’ai l’impression que le PQ utilise la carte de l’identité québécoise dans un but de marketing, de la même façon que les républicains ont joué la carte du terrorisme et de 9/11 pour attirer les votes et le soutien de la population.

Croyez-vous que M. Bouchard à un agenda caché derrière ces sorties publics (même si elles sont peu fréquentes)?

St Lucien, le grand défenseur des droits des autres et de l’intérêt supérieur du Québec.

Rappelons nous que ce grand avocat qui nous sert ses sermons sur les droits des autres a utilisé l’Assemblée Nationale pour faire condamner un citoyen (M Michaud). Il a forcé ses députés à voter sur une accusation (propos antisémite) qu’ils n’avaient pas eu le temps de lire; et sans que le citoyen ait droit à une défense. Cette accusation était sans fondement. M Bouchard a ainsi violé les principes de la justice naturelle et corrompue notre institution la plus sacré (Le Parlement)pour faire plaisir à un groupe ethnique chez qui il s’est trouver un emplois par la suite.

À chaque fois que le messie sort publiquement s’est pour prendre la défense du pire gouvernement de notre histoire et tirer dans ses rangs.

Dans l’histoire des pertes de la Caisse. Souvenons nous du passage de M Rouseau à la Chambre de commerce. Après avoir expliqué que le papier commercial » C’était un mystère de la vie que la Caisse en ait eu autant » (13 milliards), M Bouchard qui était de ceux qui ont réservé un « standing ovation » au héros Rousseau pour les pertes de 40 milliards, est venu dire (À La Presse) que M Rousseau avait été « transparent ». Donc avec St Lucien ont avait affaire à un mystère transparent; il ne voulait donc pas d’enquête publique sur le désastre de la Caisse, comme ses amis de Gesca-La Presse (une sortie qui a fait plaisir à son ami Paul Desmarais). Faut pas s’en étonner car il travail dans le cabinet d’avocat qui a cuisiné le papier commercial.

St Lucien, plus il parle et plus on voit de quel coté sont ses allégeances et plus on mesure la tromperie chez ce monsieur qui pose en donneur de leçon à ce petit peuple qui en a vu bien d’autre.

Lucien Bouchard redeviendra souverainiste quand on aura un trône à lui offrir… Entre temps, le rôle de Père Fouettard le comble d’aise… À quand son bien cuit au PQ?

La greffe n’a jamais pris entre le Bouchard du Bloc Québécois et le PQ. Quand il a quitté ses fonctions de premier ministre de n’est pas tant sa fonction qu’il quittait mais le PQ avant toute chose. C’est l’impression que nous donne son pavé dans la marre.

Des années, des années plus tard, on apprit que Claude Morin fut délateur pour la GRC.

Et dans des livres sur René Lévesque on apprit aussi que ce dernier fut dévasté lorsqu’il su la vérité sur Morin.

Puis maintenant le cas Bouchard. Est-ce le début d’un dévoilement sur le rôle de Bouchard. Quand il y a trop de chaleur, on lance des couvertes.

À la télé on voit Bouchard dire qu’il n’a pas apprécié que Pauline Marois a qualifié son frère (de la commission BT) d’Elvis Gratton. Mais Lucien passe sous silence le fait que son frère Gérard ait qualifié tous ceux qui regardaient TVA et qui lisaient le Journal de Montréal toutes considérations faites de ti-counes.

Puis Lucien comme tous les autres sont prêts à monter aux barricades pour défendre les immigrants, mais pas un mot sur les immigrants qui adoptent l’anglais comme langue de tous les jours malgré que les francophones paient pour leur intégration.

Il a le complexe du canadien-français (une tare) et donc de celui qui se sent coupable de respirer….à moins simplement que comme Morin il fasse parti du contre-espionnage.

Lucien Bouchard n’a pas le monopole de la vérité, mais il le croit….il vieilli mal Lucien.

Je suis souverainisme et j’ai toujours appuyé les dirigeants du Parti Québécois comme un bon soldat qui défend une cause mais il y en a deux de ces chefs pour lesquelles mon appui à leur égard m’a toujours laissé un goût amer, Pierre Marc Johnson et Lucien Bouchard. L’histoire récente tend a démontré que ces personnages étaient simplement des opportunismes.

Monsieur Lisée, comme vous avez également travaillé avec monsieur Parizeau, auriez-vous un moyen de connaître l’opinion de ce dernier sur les propos de monsieur Bouchard? Il me semble que ça serait très instructif…

Quand vous dites que Lucien Bouchard vient à la rescousse des Libéraux votre démonstration est assez évidente.
Finalement il cherche à montrer de la sympathie à la main qui le nourrit. Depuis sa démission comme premier ministre,de commissions gouvernementales en négociateur patronal et sur des dossiers comme le CHUM et la privatisation des services publics, »le grand homme » est nommé et payé par le gouvernement Libéral.
Bref ce vire capot qui suit habituellement l’odeur de l’argent montre de la reconnaissance à ses maîtres et revient à l’occasion avec sa grandiloquence surannée faire la morale aux Québecois ,tout en s’engraissant avec l’argent public.
Sa campagne de « lucides » qui demande toujours au simple citoyen de faire des sacrifices pendant que lui et sa caste de privilégiés se vautrent dans les paradis fiscaux et les échappatoires de toutes sorte pour mettre leurs gains à l’abri est à cet effet assez pathétique.
Remarquez que sa plus grande réalisation comme premier ministre a été le démantèlement sans vision de notre système de santé,on ne s’attend donc pas à plus de sa part.

Lucien Bouchard a toujours possédé une mémoire sélective au service de ses ambitions et de son égo. Il est d’une incohérence évidente sur de nombreux sujets et ferait bien mieux de se la fermer afin de préserver le peu de crédibilité politique qui lui reste.

Comme si au Québec on ne pouvait parler de souveraineté tout en s’occupant de la gestion des *affaires*. Les deux sont beaucoup trop liés pour qu’on les distingue de manière aussi idiote.

Prochaine étape pour Bouchard: Une nomination comme Sénateur? Tant qu’à se couvrir de ridicule, aussi bien le faire jusqu’au bout.

Je ne sais si Monsieur Parizeau a encore la santé nécessaire pour intervenir dans le débat public mais si c’est le cas j’espère qu’il viendra rabattre le caquet du louvoyant du Lac-St-Jean.

Lucien Bouchard a adhéré à la souverainneté parce qu’il était convaincu qu’elle allait arriver!
Il voulait être au coeur de l’action: ce qui est éminement louable.
Ce qui confirme donc qu’il a été, et continue d’être, plus un homme d’action qu’un homme d’idée. C’est la clé qui permet de comprendre son parcours depuis 1985.

Le malheur c’est qu’il n’y a pas assez de gens comme vous — à l’heure où nous en avons un pressant besoin — pour mettre de l’ordre parmi le fouillis des faits divers , des magouillages et des événements plus graves dont l’analyse objective et compétente est essentielle. Plus grave encore, les commentaires comme les vôtres n’ont pas la tribune qu’ils méritent.
Le crêpage de chignons entre nos politiciens et leurs «ex», amusent les badauds que nous sommes trop souvent, MAIS, derrière ces ballets d’opérettes, il y a généralement une réalité plus grave, dont l’analyse est essentielle à la bonne marche d’une démocratie qui se tient debout.
C’est bien gentil de vous féliciter et de vous remercier mais il faudrait pouvoir vous offrir plus souvent l’occasion de rejoindre un auditoire plus vaste que celui-ci, même si on dit qu’internet prend de plus en plus d’espace dans nos vies.
Comme tout bon professeur, RÉPÉTEZ, RÉPÉTEZ, RÉPÉTEZ !
Claude Carrier

Et un petit ajout: Lucien Bouchard a révélé récemment qu’il avait conservé son discours préparé pour la victoire du référendum de 1995. Il serait fascinant de le lire s’il accepait d’en dévoiler le contenu…

« … puis une grande capacité de ne pas changer d’avis.) »

L’ensemble de votre billet porterait plutôt à croire qu’il a radicalement changé d’avis quant la nécessaire souveraineté.

L’opération « déconstruction » qui a cours depuis que Charest est au pouvoir ne semble pas être parmi les « graves problèmes » qu’il évoque. Non plus que le « Referendum volé », et non plus, comme vous le mentionnez si justement, que la corruption très largement dénoncée par la population.

Certains prétendent que nous sommes à la veille de la création d’un troisième parti souverainiste. De droite celui-là.

Ce n’est pas impossible, mais Bouchard n’en serait pas.

Il faudrait pour cela qu’il cesse toutes ces mesquineries; mesquineries qui sont, d’ailleurs, en bonne voie de devenir légendaires.

Très bizarre comme personnage.
Quand on lui demande de s’expliquer sur sa gestion des finances publique, notamment de ses décisions dans le domaine de la santé, M. Bouchard reste muet. Il invoque son devoir de réserve et ne veut pas justifier et expliquer son geste qui a fragilisé le système de santé et fait en sorte que depuis des années il faut y injecter plus d’argent pour corriger son geste.
Jamais M. Bouchard n’a voulu se prêter à une entrevue sur sa gestion du Québec depuis sa démission.
Il ne serait pas maître des questions et des sujets, cela pourrait mal le faire paraître.
M. Bouchard préfère y aller de déclarations bien ciblées et choisies.
La plupart du temps la cible c’est le PQ.
Il n’a jamais rien dit contre l’ADQ, sauf aujourd’hui (maintenant que Dumont en est plus chef) et contre le Parti Libéral.
C’est évident que M. Bouchard a toujours dans la gorge son passage au PQ où il a beaucoup été contesté, même hué.
Ça sent le règlement de compte.

Pour ce qui est de l’immigration, il est totalement hors de la «track».
Il mélange les immigrants et la religion.
Le Québec a toujours été une terre d’accueil, à une époque c’était les irlandais, les écossais, plus tard ce fut les italiens et grecs, puis les haïtiens et bien d’autres nations. Par contre, ces nations ont respectés leur terre d’accueil, en s’intégrant, tout en gardant leur spécificité culturelle.
Pour ce qui est de la religion, le Québec moderne a toujours été ouvert. La religion est du domaine du privée, c’est-à-dire que c’est une relation entre un dieu et soi-même. Ça ne devra pas interférer avec le domaine publique. C’est à ce moment, lorsque c’est sur la place publique, que ça peut interférer avec les valeurs de la société d’accueil et devenir problématique.

Une autre chose. Quand va t-on cesser de dire ce qu’aurait pensé René Lévesque?
Certains aiment bien se servir de feu René Lévesque pour appuyer leurs propos. Il serait bien de laisser la mémoire de René Lévesque tranquille et de penser par soi-même. Personne ne sait ce que penserait René Lévesque aujourd’hui. Une pensée évolue et se modifie avec le temps, pour ce qui est de René Lévesque l’évolution de sa pensée s’est arrêté avec sa mort.

Lucien Bouchard comme un miraculé a été un guide pour les québécois. La confiance qu’il dégageait et son charisme indéniable en ont fait un leader populaire dans la promotion de l’indépendance du Québec. Avec son départ, les gens qui le suivaient ont cherché une autre image paternelle mais ne l’ont pas trouvé dans Monsieur Landry. Le PQ a manqué et manque encore d’une figure emblématique qui pourrait ramener une convergence de la société québécoise vers la création d’un pays.

Pour le restant, un honnête néolibéral comme Monsieur Bouchard pouvait très bien promouvoir la souveraineté. La question est comment ses ministres ont fait pour s’accommoder à l’idéologie d’un tel premier ministre.

Le point positif est qu’il demeure souverainiste.Ce qui est déprimant est de se faire dire par celui qui est venu si près de nous donner un pays que le projet demeure un beau rêve mais irréalisable à cour terme.Crois-il que le projet Canadian du multi culturalisme est réalisable pour le Québec avec la chartre à Trudeau?je crois que non.Il vient nous dire que le Québec est dans une impasse ,un cul de sac…La question que j,aimerais lui poser est celle-ci:comment pouvons nous,nous sortir d’une telle impasse avec un gouvernement qui est incapable de gouverner et démontre depuis 2003 son incompétence ?Ce qui nous manque comme nation est d,avoir un chef qui impose le respect,sans lui ou elle aucune nouvelle »révolution tranquille » ne pourra être entreprise.Tant qu’à René Lévesque il a tant donné qu’on devrait le laissé reposer en paix.

Depuis sa démission , Lucien Bouchard était muet en politique et suite a sa montée de lait , il devrait entrer dans ses terres avec son frère Gérard car si leurs contributions se limitent a nous vendre l’interculturalisme , ils seront au mieux inutiles et au mieux nuisibles ! Ce trait de caractère cache de la rancoeur n’ayant pas digéré les déclarations contre son frère , il y a deux ans . Il nous arrive tous , un jour , d’être passé date …..

Si à l’époque nous avions connu l’avenir et su quel serait l’attitude de M. Bouchard aujourd’hui, nous aurions pu dire : Ouf ! On l’a échappé bel !

Il est bien difficile de comprendre les motivations de M. Bouchard à vouloir torpiller le bateau dont il fut à une autre époque le capitaine.

Nous reconnaissons tous la grande intelligence de M. Bouchard. À moins qu’il subisse les attaques avancées d’une maladie «neurodégénérative» attaquant ses facultés cognitives il est difficile de penser qu’il soit atteint de la maladie de Parkinson ou d’une semblable autre.

Nous reconnaissons tous sa grande intégrité et nous ne pourrions envisager que son travail de sabotage soit motivé par quelques enveloppes brunes inavouables. Quoique tous ont un prix, nous ignorons toujours ce qui pourrait acheter cette personnalité hier fort respectable. Peut-être le sait-il lui-même et qu’il s’applique à lancer l’enchère.

Le Québec, à l’époque où M. Bouchard était politiquement actif a traversé des crises différentes mais tout aussi importante que celle d’aujourd’hui. Il n’y a pas plus péril en la demeure aujourd’hui qu’hier. L’urgence n’est donc pas la motivation qui fait que M. Bouchard s’évertue à placer des mines ici et là.

Mais souvenons-nous qu’à l’arrivée de M. Bouchard au commande du Québec, il avait déjà fait un stage politique dans le même parti fédéraliste que M. Charest. Se peut-il que cette époque aie laissé plus de traces que nous l’avions envisagé? Devrions-nous, pour comprendre ses gestes d’aujourd’hui regarder ce qui l’avait à cette époque amené en politique ? Peut-être serait-il instructif à cet égard d’analyser la pensée politique du Bouchard de l’époque. On pourrait peut-être y retrouver des fils conducteurs. Comme disait ma mère, femme fort sage mais peu instruite : «Dans sa peau mourra le crapaud.»

Mais avons-nous évoqué l’égo pour comprendre l’attitude M. Bouchard ? Se peut-il que son égo soit plus grand que l’homme, du moins celui qu’il est aujourd’hui? M. Bouchard est peut-être nostalgique de l’époque où il régnait sur sa basse-cour. Peut-être assisterons-nous au retour du chevalier-sans-peur-et-sans-reproche.

«La pensée d’un homme est avant tout sa nostalgie.»[Albert Camus]

Comme vous étiez là, pourriez vous nous expliquer pourquoi il a laissé tomber l’indépendance après son élection en 1998 pour se lancer dans la poursuite débile du Déficit zéro? (on vient de voir à Ottawa, qu’un déficit de 60 milliards c’est pas la fin de monde)

Son argument que le Québec ne pouvait pas se permettre un troisième référendum perdant est bidon parce qu’on est 15 ans après le 2e et la cause va nulle part. Avoir perdu un référendum en 1999 aurait changé quoi à la cause?

M. Lisée,

Ce que vous reprochez à monsieur Bouchard, essentiellement, c’est son manque de partisanerie.

Est-ce à défaut de pouvoir argumenter sur le fond et le bien-fondé de ses idées?

Ai-je besoin de vous rappeler monsieur Lisée que monsieur Bouchard est un libre penseur maintenant? Ça vous gruge au plus profond hein, vous et votre secte.

Que telle ou telle intervention de monsieur Bouchard nuise ou aide tel ou tel parti à tel ou tel moment, n’a plus d’importance intellectuellement parlant.

Vous-même reconnu intellectuel devriez vous en inspirer plutôt que de le pourfendre de votre enclos partisan et réducteur. Vous gagneriez beaucoup en crédibilité et en pertinence si vous vous sortiez de ce carcan partisan. Bref, vous rendriez sans doute de bien meilleurs services à la société québécoise si vous étiez moins partisan, moins fanatique.

Vous dites que monsieur Bouchard aurait omis de parler de corruption. Pourquoi parler d’omission -comme si l’oubli avait été volontaire. Facile de critiquer cette « omission » (sic) après coup. Vous êtes intellectuellement malhonête, car vous savez très bien que c’est assurément aussi un sujet que monsieur Bouchard inclurait avec le reste des vraies priorités de la province.

Ah oui, vous n’approfondissez pas sur le fond des idées de monsieur Bouchard sur leur pertinence, leur bien-fondé -à part que de dire du bout des lèvres « pas faux ». Et pourquoi donc? Je suis curieux c’est tout.

Bien à vous

Hmmm, messieurs Charest et Bouchard ne sont-ils pas deux anciens du Parti Conservateur au fédéral?

Bon, dans le temps, ce parti s’appelait le Parti Progressiste-Conservateur…

M. Lisée
Ce matin, je vous écoutais sur les ondes de Radio-Canada à l’émission de madame Charette. Une des blogueuses déplorait se faire appeler par son nom de famille et je suis toujours d’accord avec cette opinion. Votre titre jette de l’huile sur le feu. Relisez-vous. Lucien à la rescousse de Charest. Nous savons que vous êtes péquistes mais manquer de respect à quelqu’un en favorisant clairement une des deux parties n’a jamais et ne devrait jamais avoir sa place. Vous êtes probablement beaucoup plus instruit que moi mais le savoir-vivre ne s’apprend pas toujours à l’école. Bonne journée.
Jean Bourgeois
Mont-Laurier

Moi, ce que je déplore des actions de M. Bouchard, ce sont celles qui font que le Québec est de plus en plus petit.

Politique agricole: Même sa région natale le renie car on annonce qu’il n’y aura plus d’éleveurs de pors dans sarégion et pourtant c’est lui qui avait vanté le mérite des exportations en ne pensant pas que les américains comprendraient,
Mais le pire pour mon Québec, c’est mon rêve brisé par principalement M. Bouchard et ales faibles du PQ.
En 1994, le Député Jacques Baril d’Arthabaska, alors le responsable en agriculture, lui même agriculteur, avait organisé une rencontre, ( publiée dans certains journaux, avec le représentant de l’institution de l’élevage et des courses de chevaux de course de la France.
Tou le PQ le svait, et en juin, Jean Lesne, Président des Haras nationaux de France, offrait $200 millions , l’aide professionnelle de tout genre afin de relancer l’industrie du Québec, dont ce sport était inclus dans la culture de nos pères.

Jacques Baril ne fut jamais nommé Ministre de l’agriculture, mais non, il connaissait ça.

La France appuyait le dossier 1985, pour une politique agricole et une structure à notre industrie.

Maintenant, j’y pense à tous les jours comment M. Bouchard fut petit penseur, et mal conseillé.

Plus rien au Québec, et l’Ontario a plus 60,000 emplois dans cette industrie, une force économique,
et maintenant 2000 anciens québécois paieront des impôts, des taxes en Ontario.

Allez vous cacher Monsieur Bouchard et nous allonsquand le dire, vous avez bricé notre rêve.

Je n’ai jamais cru au discours souverainiste d’un Lucien Bouchard. Je crois plutôt à une imposture qui lui aura permis d’occuper le leadership d’un parti politique qu’il aura amené plus à droite.

Ses positions « lucides » et ses idées actuelles (hausse des tarifs d’électricité par exemple) témoignent d’une position libérale, d’où ses appuis répétés à un Jean Charest qui devrait lui donner bientôt un poste de prestige…

Par contre, sa dernière fronde aura le mérite de brasser la cage du PQ et de fouetter les ardeurs des troupes qui en ont bien besoin.

Je suis tellement d’accord avec les dires de Monsieur Lisée.

À moins que je me trompe, a t-il dit aussi qu’il était encore souverainiste et qu’il trouvait pertinent aujourd’hui la présence d’un parti souverainiste tant à Québec qu’à Ottawa. De quoi faire ravaler Denis Lebel et tous les détracteurs du BQ.

Enfin, pourquoi faudrait-il choisir entre souveraineté et économie? Non seulement les deux sont importantes mais complémentaires.

En passant, le PQ a proposer plusieurs mesures mais Charest n’écoute pas. De plus, qui a pris l’argent du déséquilibre fiscal en 2007 pour baisser les impôts?

Tout semble être un question « d’ego » avec Lucien Bouchard.

Il a quitté le PPC parce que meech a échoué et a il a crée le Bloc Québecois par vengeance.

Il s’est fait critiquer au PQ malgré le fait qu’il travaillait très fort à remettre le Québec sur les rails . . . . Il a carrément claqué la porte du PQ avec rancoeur.

Maintenant, il en veut a Pauline Marois parce qu’elle à décrié le rapport de son frère . . .

Franchement, Lucien Bouchard ! Je comprend que ça prend un bon « ego » pour un être bon leader, mais tu devrais apprendre à le laisser au vestiaire de temps en temps . . .

Avec toutes les mauvaises décicions que le PLQ et son chef nous font subir depuis quelques années rien de mieux à faire que de tirer sur l’opposition ?

Comme disaient mes ancêtres cultivateurs du Lac-St-Jean : Si t’es pas la pour aider, organise-toi donc pour pas nuire . . . .

Un transfuge est toujours un transfuge qui conserve ses idéologies et a l’orgueuil de penser pouvoir convertir ses nouveaux coreligionaires à ses idées. S’il ne réussit pas, il leur tourne le dos en disant qu’ils sont sourds à sa vérité. Bouchard serait-il intégriste?

Si c’est tout ce que le grand LUCIDE avait à dire, il aurait aussi bien pu passer un tour.

Citer René Lévesque ne fait pas lui un René Lévesque. Très loin du compte, Lulu.

Son frère a également été assez mou et éteignoir. Et plutôt coûteux aussi, compte tenu des résultats.

Pauline Marois n’est pas à la hauteur, c’est assez évident. Mais le peuple québécois ne l’est pas non plus. Il est beaucoup plus préoccupé d’avoir des pures laines dans son club de hockey qu’à l’Assemblée des Nations Unies. Malheureusement , quelque chose comme un tit-peuple et un projet qui n’a pas abouti, René…

À voir la façon dont l’un des deux peuples fondateurs traite son partenaire à Vancouver — et de façon générale depuis la conquête, c’est certain que le peuple fondateur de seconde zone est en train de devenir une grosse Louisiane, en train de sécher et de se racornir comme une chip MAPLE LEAF coast to coast. Je pense que le partenariat qui monte et qui inquiète le plus les Anglos maintenant est celui des Chinois de HONCOUVER.

Finalement, on peut résumer Lulu de la façon suivante: »Nobody gives a dawn about what you are. Just work harder, Frenchie! »

M. Lisée

En réponse à votre article du jour, il ne faut pas être trop partisan. Vous déplorez le fait que M. Bouchard n’ait pas parlé de corruption. Se peut-il que ce soit précisément sous le gouvernement de M. Bouchard que M. Claude Blanchet s’est vu transformée une allocation de départ de 80000$ ou 90000$ en pension à vie. L’allocation de départ fut par la suite d’environ 150000$. N’est-ce pas aussi de la corruption?
Dans le dossier des garderies, sans excuser totalement le PLQ, un des représentants des CPE Jean Robitaille est également un excellent donateur au PQ. Peut-on se fier totalement à ce qu’il affirme? Et je me place enfin dans la position de M. Bouchard suite à la dérive identitaire de l’équipe Dumont, suivie par une commission d’enquête Bouchard Taylor je me pose la question suivante. Qu’est-ce que M. Bouchard aurait eu l’air de commenter un tel dossier alors que la commission siégeait et que son frère en faisait partie.

En terminant, je vous dirais que l’opposition péquiste empêche actuellement le gouvernement de fonctionner aux tâches importantes décrites par M. Bouchard auxquelles le gouvernement serait tenu. M. Bouchard évolue politiquement alors que la chef de l’opposition fait du surplace de manière effrontée car nous sentons bien qu’elle ne croît pas vraiment à la souveraineté tout comme tous ses anciens chefs excluant M. Parizeau.
La souveraineté, c’était un rêve de baby-boomers. Il est temps qu’on se réveille. Si vous méprisez tant M. Charest, c’est peut-être que même au plus bas dans les sondages, il demeure plus populaire que madame Marois. Ca, pour un souverainiste, c’est dur à prendre.
Bonne journée. Désolé si je semble le seul à m’intéresser à votre blogue

Bouchard fonctionne exactement comme le vire capot Mario Dumont , ces égos vont ou cela semble marcher donc ou la victoire semble poindre .
Charest qui contrôle 100% de la Caisse des Québecois avec ses amis d’Ottawa va sûrement le récompenser pour sa nouvelle affiliation à Meech Moins que rien .
Son frère Elvis Gratton canadien français bilingue de la Commission doit en jouir ce matin avec John James Charest qui évite une nouvelle discussion linguistique et d’accommodements abusifs
Ce qui est à surveiller dans les semaines et les mois à venir c’est de vérifier pour quel emploi Lucien Bouchard fait une telle sortie .
Lucien Bouchard sait pourtant qu’aussi longtemps que le Québec contrôlera que 50% de sa Caisse , les problèmes d’administrations lucides ne pourront jamais être règlés au Québec car nos surpus essentiels sont à Ottawa et nourissent l’ouest de Montréal
Et qu’est ce qui empèche de règler le problème d’administration provincialiste irréglés et à mon avis irréglables dont parle Lucien Bouchard et combattre à la fois non pas pour la souveraineté association mais pour l’indépendance de notre pays francophone le Québec
Lucien Bouchard vient de se peinturer dans le coin , il en recevra les médailles
Vive le Québec libre et ça presse .

L’histoire se souviendra de vous M. Bouchard!
M. Parizeau avait un idéal….vous avez une carrière!

my my my

un grand chef souverainiste remet en cause la pertinence du mouvement et bingo, les souverainistes sortent de leurs gonds et essayent de lui trouver des torts.

La piètre performance de Jean Charest depuis quelques années devrait mettre Mme Marois à 90 % dans les sondages, mais non, elle languit en deuxième place et cherche des bébittes pour relancer l’ardeur souverainiste.

Pauvre M. Lisée est dans tous ces états, comment tourner ces propos en avantage alors que Bouchard ne fait qui ne confirmer tout haut ce qu’une grande majorité de Québécois pensent tout bas. C’est pour ça que ni l’option ni la cheffe ne passe , ce n’est pas parce que M. Bouchard dit ce qui est évident pour tous sauf les vrais partisans inconditionnels de la cause.

On aime pas le message, tirons sur le messager, voilà une devise qui vous sied très bien.

Maintenant , comme l’a dit si bien M. Bouchard, est-ce qu’on peut passer à autre chose svp.

Dire des propos de quelqu’un que ça me rappelle Elvis Gratton (le pluralisme selon le p’tit frère de l’autre) équivaut-il à traiter quelqu’un d’Elvis Gratton?
Pas fort pour un gars qui a fait son cours classique.
Personne ne nie que nous vivons dans une société plurielle mais ça ne nous force pas à accepter tous les comportements et toutes les habitudes des uns et des autres, mêmes si ces comportements vont à l’encontre des valeurs majoritaires de notre société comme l’égalité entre les femmes et les hommes, par exemple.
Pour ce qui est de la question nationale et des autres problèmes que nous vivons (éducation, santé, économie …), choisir nos priorités ne signifie pas qu’il faille abandonner notre objectif national de faire du Québec un pays. Je ne peux me souvenir de pays ayant choisi la souveraineté qui ont, après quelques années, décidé de revenir en arrière.
comme le disait si bien M. Parizeau, on peut bie marcher et mâcher de la gomme en même temps.

suite aux déclarations de Lucien Bouchard, voici une réponse à une question fondamentale :
QUESTION
A QUI PROFITENT SES DÉCLARATIONS….
RÉPONSE

A. LA SOUVERAINETÉ
B. LE FÉDÉRALISME STATU QUO
C. LE FÉDÉRALISME D’OUVERTURE

poser la question, c’est y répondre :
le gros lot au statu quo.

À l’instar de son prédécesseur Pierre-Marc Johnson qui s’est rapproché des liberaux et de Jean Charest, Lucien Bouchard va pouvoir maintenant obtenir de beaux mandats payants de notre bon gouvernement libéral.
Pis pourquoi pas aussi au premier intervenant André Martin.

Merci M. Lizée pour votre excellent blogue.

@François Premier
« …et en plus, ça vient du Devoir et non de Gesca!
Magnifique!!! »

Meuh non…
Ça ne vient ni de Gesca ni du Devoir.
Ça vient de Lucien Bouchon.

Heul Devouère n’est ici que le messager. Pas le message.

Je ne suis pas surpris du tout. L. Bouchard comme J. Charest sont tout le deux conservateurs, je n’ai jamais lu un document d’eux dans lequel ils déclarent abandonner l’idéologie conservatrice pour adopter le libéralisme. Ils ont juste change de parti politique, mais ils n’ont jamais changé d’idéologie.
Pour être souverainiste vous n’avez pas besoin de changer de pensée politique, dans ce sens, le PQ ressemble à l’église Catholique, il y des gens de l’extrême gauche qui doit cohabiter avec des gens d’extrême droite.
L. Bouchard est un homme de droite et il défends les idées de droite, un conservateur qui se fout de ce qui peut arriver à la société si les dérives avec le multiculturalisme continuent, tant qu’on s’occupe de l’économie selon son point de vue, le reste n’est pas important.

Vendetta,
Depuis l’affaire Michaud, condanné injustement par ses compatriotes péquiste, un autre cout monté par power et cie, j’estime, et le départ en catastrophe de Lucien Bouchard a cause de ça, le PQ a bien de la difficulté a s’en remettre. Une réorganisation total du PQ et un changement de nom s’impose en impliquant toutes les forces de la société civil qui désire sortir du statu-quo qui corromp tout dans la nation. Bienvenue a tous, vous de mème mr. Bouchard, Michaud, Béland, Larose, Lemaire, Mme David, Dion, Tremblay, Young,…. Ça commence a presser.

L’aspiration à la souveraineté d’un peuple mature dépasse la finitude d’un héros, fut-il aussi grand que Lucien Bouchard.

Sa fatigue momentanée n’arrête pas le cours de l’Histoire.

Le Québec sera souverain ou ne sera plus.

N’oublions pas qu’en méprisant l’ancien P.M., c’est une partie de nous que nous méprisons. N’oublions pas que l’homme a de très belles qualités, qu’il a du coeur, qu’il n’est pas dépourvu d’intelligence. Peut-être que Gaston Miron, « le magnifique », après avoir effleuré son cerveau, atteindra son âme…

Ne perdons pas de vue le fait qu’il a droit à son opinion. Il a droit à l’erreur, heureusement, sinon il aurait été foudroyé depuis longtemps!

L’individu en veut au P.Q.. Il en veut à celles et ceux qui osent rejeter la patente de son frangin, qui se nomme « interculturalisme » et qu’il n’est même pas foutu de définir lui-même. Paraîtrait en tous cas que ça n’a rien à voir avec le multiculturalisme…

L’homme s’en veut d’avoir échoué, il croit que c’est en bonne partie à cause de « nous » et il a raison. Ne commettons surtout pas la même erreur que lui, quand il tape sur « nous », il s’autoflagelle sur la place publique, tout ça est très malsain, pathogène.

Aimons-le pour ce qu’il y a de grand dans cet homme et puisqu’il est justement un être humain, accordons-lui le droit à l’erreur, surtout lorsqu’elle est monumentale!

Depuis 9 ans, il s’occupe à nous bien faire comprendre pourquoi il s’est évadé du bateau pour aller exercer une profession lucrative.

« Vous êtes curieux, c’est tout ». Je ne dirais pas félicitations pour votre beau programme, plutôt félicitations pour votre belle curiosité.

Pour un homme qui fait constamment appel à la mémoire de René Lévesque, M. Bouchard est vraiment décevant. Jamais M. Lévesque n’aurait admonesté une telle giffle au mouvement souverainiste pour assouvir une petite vengeance personnelle. Quand on a atteint une telle stature dans l’imaginaire collectif en défendant une cause, auquelle il dit toujours croire, on a une certaine responsabilité devant l’Histoire. On ne crache pas sur ses anciens alliés qui ont, dit-on, souvent dû plier sur leurs principes, pour satisfaire l’égo surdimensionné de monsieur.

L’opinion qui suit remonte à l’arrivée de Lucien Bouchard sur la scène politique du Québec, en 1995. Depuis, elle n’a pas changé d’un iota.
A savoir:
Que Lucien Bouchard n’a jamais été et ne sera jamais pour l’indépendance et la souveraineté du Québec. C’est d’abord et avant tout un opportuniste et un grand orgueilleux. L’invitation des Québécois à M. Bouchard de venir défendre le OUI au Québec, fut pour lui l’occasion d’atteindre une certaine notoriété qui flattait son Super Ego! Après, il verra bien.
Le OUI est gagnant…il aurait joué le jeu pour un certain temps et puis, dès que possible,la porte de sortie avec une raison élégante qui n’aurait pas entachée sa réputation de grand Québécois et d’honnête citoyen. Comme il a si bien fait en 2001.
Depuis, il est devenu LUCIDE ce cher Lucien mais aussi, sommes-nous parfois LUCIDES à notre tour et ça nous permet de cerner l’homme dans son essence même. L’orgueil est palpable chez cet homme qui accepte difficilement la critique. Attention Québécois! Il y a des PARLEUX à qui on ne peut faire confiance. Il faut se méfier des discours qui embrouillent plus qu’ils n’éclairent!

Je suis d’accord avec votre lecture de cette intervention, monsieur Lisée. Ça peut difficilement n’être qu’une suite de coïncidences. Il suffit, à chacune de ces interventions de Lucien Bouchard, de se poser toujours la question suivante: « À qui paie le crime? »

Lucien Bouchard n’a jamais été indépendantiste. Il était associationniste. Même si tous les observateurs chevronnés de la politique savaient que leur vision du Québec dans le Canada était irréalisable, Bouchard et Mario Dumont ont détourné le sens du vote lors du référendum de 1995 en faisant croire que les Québécois(e)s, par un OUI, pouvaient avoir le meilleur des deux mondes, une sorte de Québec souverain dans un Canada ami (ou uni, selon la boutade d’Yvon Deschamps). Les sondages montraient d’ailleurs que près de la moitié des gens voulant voter OUI croyaient que le Québec ferait encore partie du Canada. Même s’il s’agissait d’une violation délibérée des lois québécoises et d’un abus des pouvoirs d’Ottawa, fallait-il vraiment se surprendre que Jean Chrétien et sa sombre organisation occulte prennent tous les moyens qu’on sait pour faire échouer le projet du gouvernement du Québec?

L’autre tête de « l’hydre péquiste », tel que vu par Lucien Bouchard, c’était la partie progressiste du Parti, la frange syndicaliste que les médias ont toujours taxée de « go-gauche » ou de « pure et dure ». Selon Bouchard, l’État québécois était devenu trop gros et il s’est servi des coupures de transferts fédéraux au Québec imposées par Jean Chrétien pour justifier des coupures drastiques (mise à la retraite de milliers d’infirmières et de médecins, réforme de l’éducation, fusions municipales, etc.). Non seulement le sacrifice imposé a été inutile (nous en payons toujours les contrecoups aujourd’hui), même les soi-disantes « conditions gagnantes » pour un nouveau référendum n’ont jamais été au rendez-vous. Résultat: le Canada a réussi à éliminer son déficit et à accumuler des surplus (permettant, entre autres, des campagnes massives de propagande « canadian » au Québec), les services de l’État québécois sont gravement compromis (santé, éducation, entretien des infrastructures, etc.), le Parti québécois est devenu un clône de l’ADQ (en abandonnant toute vélléité indépendantiste, en relâchant la vigilance linguistique en milieu de travail, en faisant la promotion d’un nationalisme civique, etc.) et a perdu toute sa base militante.

Maintenant que l’ADQ est à toutes fins pratiques disparue de la scène politique québécoise, quel autre parti place ses priorités aux mêmes endroits que Bouchard? Eh oui, le gouvernement libéral de Jean Charest, celui-là même qui est en train de compléter le démantèlement de ce qui reste de l’État québécois au profit des amis du PLQ.

Le pire, c’est que le PQ a rarement été aussi inoffensif (sauf peut-être sous l’ère André Boisclair – un autre « protégé » maintenant de Jean Charest). Le parti s’imagine réaliser l’indépendance en tentant de gruger dans les interventions fédérales et sans remettre en cause la constitution illégitime de 1982. Les syndicats ont été marginalisés dans un « club politique », le SPQ Libre, qui a été mis à sa main par Pauline Marois au Conseil national du printemps 2008. Il ne reste plus guère au sein du PQ que des vendeurs de carte et des opportunistes en mal de gloriole personnelle au sein d’un éventuel gouvernement toujours à la remorque des décisions prises par Ottawa. Allô, le radicalisme!

Pas lui, pas ça, pas comme ça. Une fois de plus M. Lisée, vous avez raison. Le maelström déclenché par Lucien Bouchard n’a d’importance que par l’assassinat de son ancien parti et dans l’aiguisage et le lancer des couteaux que lui passe Jean Charest, depuis déjà un certain temps, pour faire le travail. Il y a un côté Ganelon (celui qui trahit Roland à Ronceveau) dans sa démarche. C’est gênant. On dit que sa première motivation est une vengeance dirigée contre Pauline Marois, au moment de la Commission Bouchard/Taylor. Il reprocherait à Mme Marois d’avoir comparé son frère à Elvis Graton. Quand on connaît le détail de l’affaire « Elvis Graton » il n’y a rien qui aille dans ce sens. À aucun moment. Mme Marois n’a fait référence direct à l’un ou l’autre des deux commissaires. Dans un point de presse, elle répliquait dans un quizz improvisé, à un journaliste qui venait de déclamer une citation célèbre du non moins célèbre québécois colonisé. « On dirait du Elvis Graton » dit-elle, répondant au journaliste. Ça ne se rapportait ni à M. Taylor, ni à M.Bouchard, frère. La rancoeur est finalement mauvaise conseillère, Lucien Bouchard a perdu des points de confiance auprès des souverainistes, quelles et quels qu’ils et elles soient. Le fond du problème est qu’économiquement, M. Bouchard est un conservateur de centre droit et qu’il rejoint le paddock.
Quant à sa mise en cause de la critique des accommodements raisonnables, elle vient d’un grand bourgeois ne vivant pas au contact quotidien d’une réalité troublante pour les gens qui l’observent sur le tas et surtout la subissent et n’en sont pas rassurés. S’il était actif en politique, M. Bouchard aurait tout à fait le droit de changer de camp, ce qu’il a d’ailleurs déjà fait.
Cela dit, ce qu’il dit n’est pas forcément dénué de sens et mérite peut-être réflexion. La calme et hautaine trahison n’était pas nécessaire.

M. Lisée, vous percevez l’intervention de Lucien Bouchard comme si elle était calamiteuse. Au contraire, je la trouve lucide. Elle libère l’avenir. Elle appelle les Québécois à se définir par des projets plutôt que par le ressentiment envers le Canada ou par la crainte de l’étranger.

Je suis très étonné d’entendre ce genre d’opinion dépassée, déphasée et au demeurant, inexacte sur le strict plan constitutionnel, de la part d’un juriste qui fut premier ministre du Québec à la tête du parti péquiste, à l’effet que la souveraineté n’est pas réalisable. La souveraineté est de facto déjà techniquement réalisée, que nous le voulions ou pas, hé!

De quoi en retourne-t-il, au fait? Nous sommes déjà une Nation reconnue en tant que telle au Canada. Or, toute nation est souveraine par nature. Il n’y a même pas lieu de tenir un référendum sur une question aussi évidemment oiseuse. Cette étape jadis incontournable de notre affirmation nationale, est à jamais révolue. Et pas plus liru de la « déclarer unilatéralement », ce qui ferait désordre pour rien et contredirait notre situation constitutionnelle objective actuelle À CÔTÉ du Canada.

Mais comment cela? me rétorquerez-vous. Eh bien, c’est pourtant très simple. N’ayant jamais été signataire de la Constitution canadienne qui s’applique actuellement, soit celle de 1982, nous nous retrouvons donc tels des « agents libres » sur le marché constitutionnel canadien. Les paris sont restés ouverts, car les discussions n’ont jamais abouti sur cette question-là et plus personne ne semble vouloir en tenir.

Néanmoins, du fait de la reconnaissance de facto par Harper que nous formons bel et bien une Nation, ce que les libéraux ont toujours nié dans leur délire révisionniste, la tenue d’un référendum n’est plus nécessaire, car il ne visait qu’à forcer les Canadian à nous reconnaître comme tels et à ouvrir les discussions quant à nos rapports communs.

Il ne reste donc plus qu’à tenir une élection générale au Québec qui aurait pour mandat d’instituer une Assemblée constituante qui délibérerait afin de rédiger pour notre projet de République la Constitution qui aurait à franchir l’étape finale, devant la Communauté internationale, de la ratification par le peuple, pour le peuple!

J’entends souvent des propos similaires à ceux de M. Bouchard dans les courants souverainistes. Le Québec vit dans un climat de morosité, à la fois fédéraliste et souverainiste. J’ai bien aimé l’intervention de M.Duceppe à cet égard.
Lucien Bouchard est souverainiste et l’a toujours été depuis 1990. Il ne conçoit simplement pas son engagement politique autour de cet enjeu comme Jacques Parizeau le faisait et comme je le ferais moi aussi.
Lucien Bouchard croyait en quelque sorte à la providence pour faire progresser la cause souverainiste ; ses propos sur la laïcité en sont un bel exemple.

Dans le feu de l’action, je n’ai pas remarqué un commentaire de Gilles Duceppe sur les déclarations de son ancien chef.

J’en bave d’impatience…

Je crois plutôt que Monsieur Lucien Bouchard, qui entretient comme René Lévesque une relation presque charnelle avec les québécois, sent que les péquistes nous mènent dans un cul de sac, alors que le temps presse plus que jamais pour que nous prenions nos responsabilités et agissions avec fermeté. Je ne suis pas du tout certain que cela favorise Jean Charest, qui avance c’est connu à pas de tortue et ne se montre ferme que devant les caméras. Cela encourage plutôt l’émergence d’une nouvelle classe politique, plus jeune, plus ouverte sur l’extérieur incluant le Québec et le Canada anglophones, plus d’affaires et surtout, plus impatiente. Si j’étais Jean Charest, j’éprouverais une certaine inquiétude.

Pardonnez mon sarcasme. Il cache maladroitement ma tristesse de voir ceux qui devraient défendre avec le plus de ferveur mon rêve et celui de 49,5% des Québécois en 1995, l’anéantir par manque de vision.

Allez travailler gang de paresseux pis arrêtez de perdre votre temps sur internet! Oups scusez j’suis possédé par la très sainte-lucidité Boucharrienne lol

C’est pas un politicien que ça prend pour diriger le parti québécois, c’est carrément la p’tite madame dans le film Poltergeist! Y’a toujours un fantôme qui sort des ténèbres de son ennuyante retraite afin d’essayer « d’upstager » le général de Gaulle…. Afficher davantage
Il doit ben avoir une pension kekchose caltore! S’il est payé pour nous sacrer patience, il me semble qu’il devrait remplir ses fonctions lol Enfin… André Boisclair avait peut-être des fantômes dans son garde-robe, mais au moins jusqu’à ce jour il n’essaie pas de hanter le parti québécois.
Bon, ça m’a fait du bien à moi aussi j’pense! …
Bon courage Pauline, tu es plus solide que moi certains!

Je vous invite à visiter le blogue de Stanley Péant, écrivain et animateur à Radio-Canada!
Son commentaire s’intitule, « L’art de se contredire », c’est à lire ainsi que le commentaire qui vient juste après!
http://www.stanleypean.com/?p=1014#comments

Ce genre d’intervention vient toujours jeter de l’huile sur les braises encore chaudes de 1995. Et comme un feu d’huile, ça fait poufff et c’est tout!

Il n’y a tellement plus de discussions politiques (et encore moins d’implication) que lorsqu’une belle mère jacasse et amène les Québécois à renaître politiquement pendant un bref instant; j’en deviens ému!!! Presqu’heureux!

Bonsoir M. Lisée,

Je trouve que votre réaction est de l’aveuglement volontaire. Comment espérer convaincre les Québécois de se séparer alors que le Québec croule sous les dettes et reçoit 8,5 milliards de péréquation par année ? Pour lire l’intégralité de ma réaction à vos propos, rendez-vous sur les analystes point C.A.

Je trouve que Monsieur Lisée et Monsieur Bouchard disent essentiellement la même chose.

Le projet du Québec doit s’articuler autour d’une solide et créative planification socio-économique.

Et je crois que tout individu modéré trouve en effet méprisable d’essayer de raviver la flamme en mettant de l’huile sur le feu. Si le discour identitaire est vraiment utile à la définition de notre société, d’accord. Si c’est pour marquer des points politiques c’est différent. Car ca peut devenir tentant. D’ailleurs, René-Daniel Dubois faisait un bel exposé sur le sujet avec Marie-France récement.

Et clairement puisque Monsieur Bouchard est clairement d’accord avec son frère sur le fait qu’il n’y a pas de problème identitaire immédiat, il est normal qu’il questionne la pertinence du débat.

L’autre question est à savoir si les belles-mères devraiet commenter en public l’actualité politique.

64 François Beaulé :
février 17, 2010 à 16:49
M. Lisée, vous percevez l’intervention de Lucien Bouchard comme si elle était calamiteuse. Au contraire, je la trouve lucide. Elle libère l’avenir. Elle appelle les Québécois à se définir par des projets plutôt que par le ressentiment envers le Canada ou par la crainte de l’étranger.
– – – – – – – –

C’est ce à quoi appelaient Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Mario Dumont lors du référendum de 1995.

Peuple sans mémoire…

«Je me souviens»

Le Québec a des graves problèmes, c’est absolument vrai. On peut réussir, les réformistes de 1850 ont réussi à leur façon aussi à relever les défis comptemporains.

Si Lucien Bouchard peut prouver que tous les changements peuvent être fait AVEC LA MOITIÉ DES IMPOTS du gouvernement du Québec, je serai d’accord avec lui avec plaisir.

Je vais accepter de tasser la souveraineté pour un bout.

Entretemps, je pense toujours qu’avec la moitié du porte feuille dont on ne contrôle pas les dépenses, on ne peut pas faire le grand ménage souhaité.

Pourquoi ne parle t-on jamais des dépenses folles pour le dédoublement des ministères provinciaux et fédéraux ? Parizeau l’évaluait entre 10 et 15 milliards en 1995. Imaginez aujourd’hui…

C’est pûrement capitaliste et lucide.

À réfléchir

Pourquoi accordé tant d’importance à ce que dit M. Bouchard ?

Un homme sans pouvoir, sans conviction.

Cela vous fait quelques choses à écrire.

Personnellement, j’ai toujours vu M. Bouchard plutôt comme un nationaliste québécois, de droite oui, mais qui croit en une certaine mesure aux courants de l’histoire. Bouchard a fondé le Bloc Québécois avec d’autres nationalistes du Québec, après avoir pris acte de l’échec de l’accord du Lac Meech. Je pense qu’il a accepté le job de premier ministre du Québec comme on accepte un emploi de »flipper » de boulettes dans un McDo. Et il a fait le travail comme il croyait qu’on devait le faire.

Si on réfléchis bien au pourquoi du comportement des membres du PQ à l’égard de M. Bouchard, on prend immédiatement note de son bilan à titre de premier ministre. Ses plus célèbres coups sont: La réforme de la santé, La réforme du système d’éducation, le déficit »0 »,allouette ! Je pense que les Péquistes doivent en bonne partie leur défaite de 2003 à ces mesures très impopulaire. Certains disent que c’est Lucien Bouchard lui-même qui a semé tous les problèmes de notre système de santé et que c’est lui qui propose maintenant une plus grande implication du privé dans ce secteur…

»LULU » a donné de grandes émotions aux souverainistes comme leader du camp du oui en ’95, mais comme chef de gouvernement, force est d’admettre qu’il était plus à droite que son parti…

En TK, je me demande bien qui a le plus d’intérêt à vouloir changer le paradigme ( excusez le mot ) fédéraliste-souverainiste ( ou l’on retrouve une certaine communion au niveau du maintien d’une sociale-démocratie, ce que d’aucun appellent le sacro-saint modèle québécois )pour un axe plus traditionnel( Gauche-Droite )??

Salut tout le monde

C’est très facile de comprendre le comportement de Lucien bouchard. Il n’a jamais pardonne la façon dont il a été traite par les militants du Parti Québécois quand il a démissionné, et surtout le jour ou il a été hue pendant un rassemblement que son ex parti a organise. L’enfantillage n’existe pas malheureusement que chez les enfants.
Pour ce qui est « M. Bouchard affirme que le PQ se “radicalise” sur la question identitaire et semble vouloir prendre la place de l’ADQ ». je lui donne tout a fait raison sur ce point. Mme Marois est devenu presque aussi névrotique que les Dumont, Facal, Proulx, Martineau … etc, qui eux, je pense, ont l’habitude de nager dans des eaux nauséabonds. Dommage de voir le Pq (un des rare parti a avoir des vrais débats de fonds pas juste au Québec, mais a l’échelle du Canada) sombrer un peu dans un débat qui a plus l’air d’un lynchage en règle que d’un débat sain et surtout civilise.
Et pour ce qui est de sa non position sur les scandales de corruption, disons que son intervention est plus pour faire du tort au PQ que de gêner le Premier Ministre, qui fait parti après tout de sa même famille politique originale. Fuit le naturel, il te poursuit au galop.

Je n’ai jamais cru un iota à Bouchard. Souverainiste depuis 35 ans. Bouchard est la girouette de tout les vents. Je me réconforte de lire que vraiment, je ne suis pas la seule à penser et qu’il n’est rien d’autre qu’un gros égos. Pourquoi lui donnons nous autant d’attention ? Il ne l’a jamais mérité.

Depuis l’affaire Michaud qui l’a discrédité à jamais aux yeux de la grande majorité, Bouchard nous montre de plus en plus son vrai visage à chacune de ses rages de lucidité. En effet, se croyant bien caché sous son voile intégral, on distingue clairement un homme très amer qui tente de nous convaincre de la justesse de ses propos déraisonnables.

Une fois de plus aujourd’hui, c’est uniquement par orgueil que le malheureux tente de démontrer sa valeur historique très discutable. Ce pauvre vaniteux croit probablement qu’il a le charisme nécessaire pour nous faire oublier l’amputation coûteuse du système de santé autant que toutes ses autres bévues qui remontent jusqu’à l’affaire Michaud. Par compassion, souhaitons lui quand même l’intelligence requise pour atteindre la sagesse de bien comprendre qu’il doit maintenant se taire.

Bill Facture

@ M. André Charland:

J’ai lu avec un délice inéluctable votre commentaire si »lucide ». Croyez-moi, je ne saurais être plus en accord avec vous; avoir si bien résumé l’état réel de ce grand tribun aux réalisations si mitigées! C’est Mulroney qui pourrait aujourd’hui nous parler de ce »grand coup de poignart »!!! Mais à quand un autre Parizeau, mais un peu plus charismatique bien entendu!?

Dans l’intervention récente de M. Bouchard, une phrase a attiré mon attention :

« La Souveraineté ne se fera pas de mon vivant »

Est-ce que M. Bouchard est Souverainiste ? Fédéraliste ? Nationaliste ?
Non.

Je crois que M.Bouchard est « DeMonVivantiste » !

Depuis quelques années, un nouveau mal afflige la famille politique souverainiste québecoise :

Le « DeMonVivantisme ».

Il s’agit d’une perte subite et complète de tout intérêt pour la cause de l’indépendance du
Québec, lorsque qu’un individu vieillissant réalise qu’il est plus que probable que cette indépendance ne se fera pas de son vivant.

Cette affliction touche principalement des individus ayant un profil « opportuniste-individualiste-égocentrique-aigri » pour qui le vécu personnel prime sur toute autre cause plus collective.

Lucien Bouchard, Jacques Brassard, Francois Legault, Joseph Facal, André Boisclair, etc..etc..etc…

M. Bouchard a 71 ans, j’ai 54 ans, mes deux fils ont 18 et 14 ans.

La durée de la vie d’un individu inscrite dans l’évolution et la continuité historique d’une
nation est un grain de sable.

L’important c’est que la souveraineté du Québec se fasse.

Que cela se fasse du vivant de M.Bouchard, de mon vivant ou du vivant de mes deux fils
est accessoire.

Sur une autre note, en rapport avec une éventuelle réponse aux récents propos de Lucien
Bouchard de la part de « Monsieur » Jacques Parizeau, celle-ci n’est pas nécessaire.

Le livre récent de Jacques Parizeau « La Souveraineté Du Québec » est la meilleure réponse
à donner à Lucien Bouchard.

Guy LeVasseur
Rimouski

@Martin Roy

Je suis un contribuable moyen. L’an passé le Québec m’a prélevé 40% de plus d’impôt que le fédéral. Chaque fois que j’achète quoi que ce soit le fédéral me prélèeve 5 % et le Québec 7,9%, soit 58% DE PLUS. svp expliquez-nous comment vous arrivez à 50-50 ?

Monsieur Lucien Bouchard n’a fait que dire tout haut ce que la majorité des Québécois pensent tout bas: la séparation ne se fera PAS, le P.Q. doit passer à autre chose et le Bloc est désuet. Point final!

Il a beaucoup plus d’influence au Québec et est beaucoup plus respecté pour ses idées par le peuple québécois que tous les Jean-François Lisée de ce monde réunis.

Faites une petite enquête autour de vous et vous verrez que ses propos sont entièrement partagés par une vaste majorité.

Ses détracteurs oublient commodément que c’est lui, Lucien Bouchard, après être venu à la rescousse de Jacques parizeau lors du dernier référendum, qui les a emmenés aux portes du grand soir. Sans lui, les séparatistes auraient tout juste amassé 35% à 40%. Pas plus! Ils les a sauvés d’un autre naufrage et voyez la façon dont ils le remercient… Éloquent non?

Tant qu’à la théorie d’un complot Charest/Bouchard/Fédéral de Monsieur Lisée, elle ira rejoindre toutes les autres absurdités des séparatistes en mal de raisons pour justifier leur misérable existence: la poubelle!

Je suis entièrement d’accord avec votre analyse monsieur Lisée. Lucien Bouchard montre de plus en plus son vrai visage depuis ces dernières années, et je me souviens avoir regretté son arrivée sans débat et par acclamation à la tête du PQ. C’est un grand tribun, mais ses idées sont carrément de droite et bien plus proches de celles des libéraux et du néo-libéralisme que de la social-démocratie. Et pour ce qui est du dossier identitaire, Lucien Bouchard est l’exemple parfait du Québécois qui se ratatine, qui est gêné d’exister, qui a mauvaise conscience dès qu’il entend prononcer un mot comme «antisémitisme» : n’est-il pas celui par qui est survenu le PIRE des accomodements déraisonnables de toute l’histoire du Québec (d’ailleurs conseillé en cela par son illustre frère), celui qui a cautionné l’erreur historique du blâme précipité par l’Assemblée nationale dans l’affaire Yves Michaud, alors qu’il avait rapidement cédé aux pressions sans fondements de Charest et du Bnai Brith… ce n’est pas un hasard non plus qu’il attaque Mme Marois au lendemain de la sortie de cette dernière concernant les accomodements déraisonnables du gouvernement Charest dans le dossier du régime pédagogique applicable aux écoles intégristes juives…

Comme quoi, malheureusement, Lucien Bouchard ne semble pas avoir compris la profondeur, la force porteuse d’avenir du grand poèete québécois , Gilles Vigneault :

«J’ai planté un chêne
Au bout de mon champ
Ce fut ma semaine
Perdrerai-je ma peine
J’ai planté un chêne
Au bout de mon champ
Perdrerai-je ma peine
Perdrerai-je mon temps…»

Je sui attristé de l’amertume de cet homme pour qui l’avenir semble s’arrêter avec sa finitude mortelle…

Il y à similitude entre Lucien Bouchard et Jean Charest, il sont tous les deux des conservateurs travestis, l’un péquiste l’autre libéral. Mais ils restent des conservateurs dans l’âme et de fidèles représentants de la « Free Entreprise ».Et ce fut une erreur du parti Québécois, un parti social démocrate, d’avoir accepté un jour d’être dirigé par ce politicien de droite. Indépendantiste il ne l’à été que de façade, il n’y a jamais cru. C’est d’ailleurs ce qui explique que les fédéralistes ont une telle admiration pour lui contrairement a Jacques Parizeau, homme d’État compétent et indépendantiste sincère. Il à droit a ses opinions mais en ce qui me concerne il n »aura jamais été autre chose qu’un valet de la haute finance.
Un instant…
malgré tout le respect que j’ai pour Vincent Marissal il est important de spécifier la conjoncture du référendum de 95. L’échec de Meech et sa démission du parti conservateur, sa maladie et son amputation en avait fait un héros du moment. Et les peuples, Québécois ou autres ont toujours aimés croire aux héros; on venait de lui en fabriquer un sur mesure. Je ne veux pas renier l’importance de sa participation mais pour les fédéralistes et la haute finance il était surtout important de tasser Jacques Parizeau, indépendantiste sincère qui n’aurait pas hésité a déclarer unilatéralement l’indépendance en cas de victoire du oui même par une faible marge. Tout comme Jean Charest, il à surtout été un fidèle serviteur de la finance et du patronat.

Fernand Turbide

Bonne analyse concernant Lucien Bouchard. Je suis d’accord avec celle-ci. Je crois que les rare sortie de monsieur Bouchard ont été pour le moins très contradictoire.

@ Gary Gaignon (commentaire n° 65)

Bravo monsieur Gaignon! Vous avez non seulement la même lecture que moi de la sortie et de « l’héritage » laissé par Lucien Bouchard, mais également pour la suite des choses. Effectivement, comme le souligne avec raison un autre internaute, Bouchard s’illusionne de croire qu’en tassant la souveraineté pour se consacrer au redressement de notre « 50% de budget » que nous allons nous relever. Il n’a définitivement toujours pas compris la leçon ou refuse de le faire (coup de pouce à son ex-collègue Jean Charest?), mais le pire, c’est que le Parti québécois s’obstine toujours à confondre souveraineté avec référendum. Tant André Boisclair que Pauline Marois refusent de remettre en question les décisions impopulaires qu’ils ont appliquées lors du dernier gouvernement péquiste (1996-2003) et ont persisté à ne solliciter qu’un nouveau mandat de « gouverne provinciale ». Bernard Landry, quant à lui, a délibérément bloqué la nouvelle approche dite des « gestes de rupture » (de Robert Laplante, de l’Action nationale) lors de la révision du programme de parti en 2004-2005. Vous avez parfaitement compris que le PQ est totalement déconnecté en pensant réaliser graduellement la souveraineté sans défier la constitution illégitime de Trudeau et Chrétien de 1982.

Bonne nouvelle, il existe un parti politique reconnu par le DGE depuis la fin de 2007 qui propose, par son élection majoritaire, de déclarer nulle et non avenue la constitution de 1982 et sa charte des droits et libertés (i.e. les fondements juridiques qui font que la Cour Suprême du Canada invalide sans cesse les lois québécoises qui dérogent du fait qu’il constituerait une province « canadian » comme les autres) et qui les remplaceraient par une version respectant la différence québécoise. Ce parti est le Parti indépendantiste (http://www.parti-independantiste.org). L’élection d’un tel gouvernement NATIONAL changerait radicalement le cadre politique québécois en rétablissant une véritable démocratie lors des élections subséquentes. Le jour où les gens comprendront enfin que le PQ n’est plus qu’un parti provincialiste comme les autres (sortant périodiquement la souveraineté des boules à mites pour convaincre les sympathisant(e)s à le financer et à travailler à son élection) et qu’on s’accordera pour dire qu’il y a moyen d’élire des gouvernements efficaces avec des politiques de droite comme de gauche une fois qu’on aura donné son 4% à Ottawa, l’indépendance du Québec redeviendra possible. Tant que les Québécois(e)s ne porteront pas au pouvoir un parti ou une coalition de député(e)s qui se sont engagé(e)s solennellement à déclarer le Québec libre du pouvoir fédéral « canadian », les fédéralistes continueront leur chantage et Ottawa s’accrochera à son pouvoir illégitime et colonial pour nous faire reculer davantage.

Je conviens que les résultats du P.I. à ce jour ont été décevants, mais l’option de faire l’indépendance par la voie électorale existe désormais, pour autant que les électeurs prennent la peine de s’informer. À nous de s’en servir!

Je suis d’opinion qu’en homme libre, Lucien Bouchard est beaucoup plus intéressé à émettre ses idées que de passer son temps à défendre Jean Charest car de toute façon, ce serait du temps perdu à défendre Jean Charest car celui-ci ne fait rien. C’est le roi de l’immobilisme. Je comprends que beaucoup de personnes très souverainistes sont frustrées des opinions que Lucien Bouchard émet mais il ne fait qu’apporter des réalités bien évidentes sur le Québec et je désire rappeler que nous sommes rendus en 2010 et que le monde a bien changé depuis le 11 septembre 2001, en ce que la mentalité des gens a évoluée de façon différente que ce que nous avons connu au cours des années 70, 80 & 90. Je crois que Lucien Bouchard est beaucoup plus de son temps que les rêveurs souverainistes et ce, je l’écris sans pointe d’humour car je pense que nous devons vivre la réalité de nos jours.

Je pense que Lucien est surtout fatigué d’attendre le peuple québécoie qui dors au gas c’est décourageant mai j »espère qui en a pas d’autre qui vont au p.q qui vont se laisser acheter par Desmarais inc.