Lui, Président de la République, vraiment

Quel Président de la république sera François Hollande. Trop tôt pour le dire. Mais on sait à partir de quel canevas lui donner ses notes, bonnes ou mauvaises. Car il en a lui-même donné les contours, lors de sa maintenant fameuse tirade « Moi Président de la République » lors du débat face à Nicolas Sarkozy. La revoici, avec un peu de musique:

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Bonjour M. Lisée,

FRANÇOIS HOLLANDE est un expert en économie (il a travaillé à la Cour des comptes), un politicien simple et facile d’approche mais secret (un stratège habile qui dévoile rarement toutes ses cartes à quiconque, même à ses proches collaborateurs), un social-démocrate prudent et pragmatique, un « fédéraliste européen » convaincu.

Ne vous fait-il pas penser à ROBERT BOURASSA notre ancien PM social-démocrate que vous connaissez si bien? Il ne faut pas oublier que RB était aussi un décideur hésitant et manipulateur. Le temps nous dira donc si FH est différent à ce chapitre, s’il a plus de colonne vertébrale (Crise avec les Mohawks, trop de compromis avec Ottawa et les autres provinces, etc.) que notre ex-dirigeant québécois. La faillite probable de la Grèce et d’une aggravation de la crise de l’Euro (et ses conséquences sur les banques françaises déjà fragilisées) ainsi que des problèmes financiers de la France dévoileront les talents et les faiblesses du nouveau président de la République.

Et si FH ne ressemble pas à RB, à quel autre dirigeant québécois alors selon vous?

Bonne journée.

Luc
(qui vous a rencontré à Washington DC en mai 1984 lors d’un repas avec vous, journaliste de La Presse à l’époque, et mon petit groupe d’étudiants dirigé par le prof Michel Fortman de Sciences Po., UdeM)

Point fort imminent de la présidence Hollande.

La capacité du nouveau président à maintenir la souveraineté nationale des pays de l’Union européenne indirectement tout au moins en permettant aux budgets nationaux de pouvoir mettre de l’avant une politique de croissance, une politique keynésienne qui permet aux États d’intervenir dans l’économie sans devoir sacrifier à une mondialisation qui se sert de l’Allemagne pour imposer la castration des États nations au nom d’un capitalisme financier parasitaire qui sous prétexte de sa surenchère sur la valeur économique abstraite impose ses dictats aveugles.

Évidemment F.Hollande devra jouer sincère sur ce dossier parce que sa crédibilité première repose sur sa détermination à ne pas passer pour un -mou- devant les vérités fermes et obstinées de la chancelière allemande. Premier défi donc pour Hollande dont les adversaires à droite comme à gauche l’attendent sur une impression de mollesse appréhendée.

Ses engagements cela va de soi pour une présidence moins occulte que celle de Sarkozy devront être impérativement respectés d’autant qu’appuyés par sa tirade victorieuse du débat: -moi président de la république-.

En relations internationales, première indication de la présidence Hollande. D’après des sources établies, il ne remettrait pas en question la réintégration de la France dans le commandement unifié de l’Otan. Politique de De Gaulle en 64-65 de valorisation de l’indépendance nationale que Sarkozy a bafouée pendant son quinquennat.

À travers cet accord de Hollande avec Sarkozy sur l’Otan, une indication d’un non changement de politique de la nouvelle présidence française sur le Québec? N.Sarkozy ayant pratiqué l’ingérence intérieure au Québec.

Espérons que F.Hollande respectera toutes les forces politiques au Québec et qu’il s’intéressera au Québec davantage que N.Sarkozy. Que ce soit directement ou par le biais du premier ministre Aynault.

« MOI, PREMIER MINISTRE DE LA PROVINCE… »

Comment ne pas imaginer la voix du zapartiste François Parenteau dans une parodie locale du même extrait ? Le texte satirique coulerait tout seul je crois bien… le seul problème est que ce gouvernement commence à ne plus être risible, on ne sait plus comment en rire. Ni le talent des Zapartistes… ; ni même le génie de Serge Grenier n’y pourrait plus rien…

Ce n’est plus drôle au Québec. La classe politique n’est plus drôle.

Il en a fait du chemin depuis que l’humoriste Laurent Gerrat le surnommait «porcinet sudoripare».

M’est avis qu’il en surprendra plusieurs !

Chose certaine, il sera moins «Tu me mets en une ou je t’en fous une» que le président sorti.

Même si j’avais un gros faible pour Ségolène, je suis heureux que ce soit lui le président, et non Aubry, qui m’a toujours fait l’effet d’un membre du Politburo.

Bonne chance, Monsieur le président !

Quelqu’un peut transférer tout ça à François Avard et à Claude Legault, nos 2 Che de service?

Enfin la compétence et la mesure au pouvoir.

Il était temps. Mais est-ce trop tard pour apporter les corrections nécessaires à ce gâchis des ruineuses dernières années Sarko ?

Que de dérives sur le plan social et sur les enjeux économiques !

Sarko avait beaucoup de voile et peu de barre.