L’UPAC gâche la rentrée des libéraux

Alors que les yeux étaient tournés vers la tragédie de Lac-Mégantic, les policiers de l’UPAC ont saisi des documents et des ordinateurs à la permanence du parti.

L’Unité permanente anticorruption (UPAC) vient de gâcher la rentrée parlementaire des libéraux à l’Assemblée nationale. Les débats sur la Charte des valeurs et l’économie chancelante seront relégués au second plan, du moins dans l’immédiat, pour traiter de cette encombrante perquisition dans les bureaux du Parti libéral du Québec (PLQ).

En juillet dernier, alors que les yeux étaient tournés vers la tragédie de Lac-Mégantic, les policiers de l’UPAC ont saisi des documents et des ordinateurs à la permanence du parti, dans le cadre d’une enquête criminelle sur le financement illégal de la formation durant le règne de l’ex premier ministre, Jean Charest.

Les détails de l’opération sont inconnus. Les mandats de perquisition ont été mis sous scellés, une décision qui sera contestée en Cour supérieure, vendredi, par Radio-Canada et La Presse.

Les libéraux étaient impatients d’en découdre avec le Parti québécois (PQ) sur la Charte et l’économie. Face aux accusations de repli identitaire et d’irresponsabilité dans la gestion des finances publiques, les péquistes pourront riposter avec des leçons de morale sur l’éthique et l’intégrité, le talon d’Achille des libéraux.

Malgré toute son intelligence stratégique, Philippe Couillard traîne comme un boulet une décennie d’indolence libérale face aux maux qui finissent en «on», comme la collusion et la corruption. Il y a encore trop de squelettes de l’ère Charest dans l’arrière-garde de son parti. Bien hâte de voir si M. Couillard a l’intention de faire un véritable ménage avec les prochaines élections. Il doit commenter aujourd’hui la perquisition de l’UPAC. Sa réaction nous en dira long sur le credo libéral. Rupture ou continuité?

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Sûr que les libéraux vont en découdre un peu de cette situation, mais il ne faut pas oublier que les péquistes étaient là avant et qu’eux aussi ont ‘laissé faire’ et ‘laissé passer’ beaucoup de choses, la corruption n’a pas commencé seulement dans le temps de Charest, beaucoup de témoignage montre que celà se faisait depuis au moins 20 ans. On se rappelle que lorsque la commission a commencé à poser des questions sur le péquiste Chevrette, Mde Marois a essayer d’influencer ce comité avec ses remarques de ‘prudence’. Les péquistes sont loin d’être blancs dans cette histoire, il ne serait probablement pas trop de leur intérêt que les ‘vieilles histoires’ de leur temps au pouvoir ressortent et c’est certain qu’il n’en manque pas!

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