10 questions: Richard Bergeron

«Engager une réflexion sur le système politique montréalais.»

Richard Bergeron

Richard-Bergeron-DRParti : Projet Montréal
Slogan : Intégrité, Compétence, Audace
Âge : 58 ans
Statut civil : Marié
Enfants : Un garçon (29 ans) et une fille (19 ans)
Animaux : Aucun
Lieu de résidence : Centre-ville de Montréal, district St-Jacques
Taxe foncière : 5 000 $
Lieu préféré à Montréal : La place d’Armes
Voiture personnelle : Aucune
Dernier emploi : Conseiller de ville, écrivain
Langues parlées : Français, anglais, créole
Membre de quel autre parti : Aucun

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1. La corruption à Montréal peut-elle être éliminée dans un premier mandat ?

Je crois que oui. Depuis les révélations qui ont conduit à la commission Charbonneau, un travail remarquable a été fait autant par le gouvernement du Québec que par la Ville pour contrer la corruption et le système de collusion élaboré durant l’ère de l’administration Tremblay. Ce travail doit toutefois être complété et seul Projet Montréal peut offrir une garantie absolue que ce travail sera complété. Mais nous devrons toujours rester vigilants afin d’empêcher un autre système de voir le jour.

2. Y a-t-il trop d’élus à Montréal ?

Oui, il y a trop d’élus. Le gouvernement du Québec a chamboulé à deux reprises la gouvernance de Montréal et a imposé des modèles sans consulter la population. Le moment est venu pour que la population définisse par et pour elle-même le modèle de gouvernance qu’elle souhaite pour sa ville. Projet Montréal propose de mandater une des commissions permanentes du conseil municipal pour engager une réflexion complète sur le système politique montréalais. Nous souhaitons aussi confier un mandat à l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) pour élargir le débat à l’ensemble de la population.

3. Avez-vous voté lors des dernières élections municipales à Montréal ? Si oui, pour qui ?

Oui, j’ai voté pour moi-même, j’avais un parti pris.

4. Montréal peut-elle redevenir la métropole économique du Canada ?

Oui, Montréal a les atouts et la capacité de redevenir la métropole économique du Canada. Mais il y a énormément de travail à faire. Nous devons assainir nos finances publiques, éliminer la corruption, minimiser le coût de nos services et offrir une fiscalité avantageuse pour créer un environnement favorable au développement économique. Pour assurer notre compétitivité, nous devons également nous ouvrir sur le monde et établir des liens avec les grands marchés, mettre en valeur notre main-d’œuvre et le caractère universitaire de notre métropole, favoriser la création d’un milieu propice à l’innovation et technologiquement avancé, et hausser la qualité de vie de nos citoyens et l’attractivité de la ville en investissant dans nos infrastructures, le transport collectif et des aménagements de qualité. Seulement en s’engageant dans cette direction pourrons-nous redonner à Montréal sa position en tant que métropole économique du Canada.

5. Le climat entrepreneurial est-il suffisamment accueillant à Montréal ?

Non, la complexité de l’appareil municipal nuit au climat entrepreneurial. On doit effectuer une réforme administrative pour simplifier les rapports entre la Ville et le milieu des affaires et éliminer les tracasseries administratives qui nuisent au développement commercial. En simplifiant l’appareil municipal, nous pourrons soutenir le développement de notre entrepreneuriat.

6. Le français est-il menacé à Montréal ?

Non, Il y a présentement un équilibre représentatif de la réalité québécoise et montréalaise. Cet équilibre est toutefois fragile et nous devons rester vigilants. Mais Montréal est la première ville bilingue en Amérique du Nord et c’est un atout qui engendre une énorme richesse culturelle.

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7. La qualité de vie pour les familles est-elle aussi bonne à Montréal qu’en banlieue ?

Non, elle est moins bonne. Pour les familles des classes moyennes et supérieures, la situation est meilleure mais ce sont ces mêmes familles qui ont les moyens et qui déménagent vers la banlieue. Pour les familles moins fortunées, la situation se dégrade, leurs conditions se détériorent. Il y a des cas d’insalubrité et certains propriétaires exploitent cette situation. Nous devons donc rehausser la qualité de vie de nos citoyens pour retenir et attirer les jeunes familles sur l’île, dans le but ultime d’améliorer les conditions de vie de tous les citoyens.

8. Malgré les scandales, les Montréalais ont-ils toujours raison d’être fiers de leur ville ?

Non, ils ont tout à fait raison d’être très inquiets et il y a une énorme responsabilité qui pèse sur leurs épaules le 3 novembre prochain.

9. Les nouvelles constructions à Montréal sont-elles assez audacieuses ?

Non, et ça n’a rien avoir avec le prix. On entend trop souvent dire que ça coûte cher de faire de belles choses mais on peut payer très cher pour de la laideur aussi. Nous devons laisser à notre talent la chance de s’exprimer, l’image de Montréal ne pourra qu’en bénéficier.

10. Montréal est-elle un modèle d’intégration ?

Oui, mais elle approche d’un point de rupture. Si l’on continue de tolérer l’exode des familles vers la banlieue, la situation va rapidement se détériorer, et, par simple effet de nombre, la pauvreté risque de se concentrer sur l’île de Montréal.

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