Mario Beaulieu à la tête du Bloc : la stratégie du tout ou rien

L’arrivée de l’ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) ne marque pas tant un changement de cap pour le Bloc qu’un tour de vis supplémentaire à la stratégie déployée par Daniel Paillé pendant plus de deux ans.

Le nouveau chef du Bloc québécois, Mario Beaulieu, samedi matin, à Montréal, lors de sa victoire dans la course au leadership. (crédit photo: Graham Hughes / La Presse Canadienne)
Le nouveau chef du Bloc québécois, Mario Beaulieu, samedi matin, à Montréal, lors de sa victoire dans la course au leadership. (Photo: Graham Hughes / La Presse Canadienne)

«Le parti n’existe que pour soutenir l’idée de souveraineté».

«La corvée consiste à convaincre les Québécois que nous n’avons plus rien à faire dans le Canada».

Il faut «convaincre avec respect, rigueur, vision et passion» de l’utilité de la souveraineté.»

Le Bloc québécois sera avant tout un véhicule de promotion de l’indépendance, délaissant sa stratégie plus large de défense des intérêts du Québec.

Les députés seront plus présents sur le terrain, moins aux Communes, avec un chef qui en fera autant, dans l’espoir de parler «directement aux citoyens» du projet de pays».

Ainsi de suite.

La mémoire est une faculté qui oublie. Particulièrement depuis samedi matin, alors que Mario Beaulieu est devenu le nouveau chef du Bloc québécois. Ce dernier, en misant tout sur l’indépendance, marquerait un «virage» avec la stratégie passée du parti, une «rupture» par rapport à la vision plus rassembleuse — celle de la défense des intérêts du Québec — défendue par Lucien Bouchard et Gilles Duceppe lorsqu’ils étaient à la tête du Bloc québécois.

Or, les premières phrases de ce billet n’ont pas été prononcées par Mario Beaulieu samedi, mais par Daniel Paillé le jour de sa victoire à la tête du Bloc, en décembre 2011.

L’arrivée de l’ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) ne marque pas tant un changement de cap pour le Bloc qu’un tour de vis supplémentaire à la stratégie déployée par Daniel Paillé pendant plus de deux ans.

Le Bloc de Daniel Paillé — avec les moyens limités que confèrent quatre députés aux Communes sans le statut et les budgets d’un parti officiellement reconnu — était davantage tourné vers la souveraineté.Politique

Par exemple, à l’hiver 2013, alors que ce sujet n’était pas sur l’écran radar à Ottawa, le Bloc avait tenté d’abolir la Loi sur la clarté référendaire. L’affaire a donné des maux de tête à Thomas Mulcair dans le reste du Canada — où il a été accusé d’être mou envers les souverainistes parce que le NPD est d’accord avec la règle du 50 % + 1 en cas de référendum — sans toutefois faire de vague au Québec. Un coup d’épée dans l’eau.

Daniel Paillé a sillonné le Québec pour rebâtir le parti et parler de souveraineté. Il a donné tout son appui au Parti québécois s’il voulait foncer en direction d’un référendum, il a participé aux États généraux sur la souveraineté en 2012, il siégeait au Conseil de la souveraineté…

En modifiant la trajectoire du Bloc québécois, Daniel Paillé avait fait un pari audacieux, puisque le Bloc s’est maintenu dans la faveur populaire (élection après élection) en comptant notamment sur les appuis de ces Québécois qui, sans être souverainistes, ne trouvaient pas leur compte avec les autres partis. Les nationalistes (y compris des fédéralistes) qui voulaient avant tout une bonne défense des intérêts du Québec à Ottawa — où plusieurs lois importantes sont débattues et votées, et où les Québécois envoient des milliards de dollars en impôt — voyaient un intérêt à voter pour le Bloc.

Si on en croit les sondages et le nombre de militants au Bloc — passé de 36 000 en 2011 à 19 000 cette semaine —, la stratégie de Daniel Paillé n’a pas remis le Bloc québécois sur les rails. La lutte au Québec se fait présentement entre le NPD et le Parti libéral du Canada.

Mario Beaulieu propose d’aller dans le même sens que Paillé, mais avec plus de vigueur. Il a déjà proposé que les députés du Bloc versent une partie de leur salaire à la promotion de la cause souverainiste. Il estime qu’il y a plus d’utilité à parler de souveraineté au Québec que de voter des lois et débattre à Ottawa.

L’ancien chef du Bloc, qui a démissionné en décembre dernier pour des raisons de santé, était un bon communicateur qui avait de l’expérience politique comme ministre à Québec et comme député du Bloc. Pourtant, il était peu présent dans les médias, notamment parce que le centre de gravité du Bloc, comme parti fédéral, se déroule à Ottawa et que les médias s’intéressent à l’actualité parlementaire. Projets de loi, motions, comités parlementaires, annonces gouvernementales et réactions… Il y a une limite à tout aborder sous l’angle de la souveraineté, de sorte que Daniel Paillé passait souvent sous le radar.

Le nouveau chef a un langage plus provocant que Paillé, un homme mesuré, et il ne provient pas du sérail politique, mais du militantisme pur et dur de la SSJB — ce qui explique l’impression de rupture, malgré une stratégie semblable.

Le député bloquiste André Bellavance, son adversaire, voulait revenir à l’orientation de Gilles Duceppe. Un parti souverainiste, mais à la coalition plus large. Il estimait, à la lumière des résultats du PQ le 7 avril dernier, que c’était la seule chance de remettre le Bloc sur pieds. À 25 % des voix, comme le PQ, le Bloc ne peut faire élire plus de 4 ou 5 députés (il avait obtenu 23,4 % des voix en 2011, avec quatre députés).

André Bellavance, non sans raison, estimait que le Bloc n’a pas un problème de division du vote souverainiste qu’il faudrait fédérer en mettant la pédale de l’indépendance au plancher, mais d’accumulation du vote tout court.

Visiblement, les militants encore actifs constituent le noyau dur du Bloc, les plus motivés de la souveraineté, qui ont aimé ce que Daniel Paillé leur promettait, même si les résultats sont mitigés. Ils ont donc voté pour Mario Beaulieu.

C’est l’accélération, plutôt que le changement de cap.

C’est la stratégie du tout ou rien.

Coincé dans ses derniers retranchements lors de la campagne électorale de 2011, voyant la montée du NPD, Gilles Duceppe avait tenté une approche semblable en misant tout sur le ralliement des souverainistes. Jacques Parizeau et Gérald Larose avaient fait des sorties percutantes dans les médias. La descente s’était plutôt accélérée, les nationalistes fédéralistes quittant le navire rapidement.

Mario Beaulieu aura-t-il plus de succès ?

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Les défis du Bloc sont importants et nombreux. Mario Beaulieu fera face à une course contre la montre d’ici aux élections de l’automne 2015.

En voici quelques-uns.

À court terme, le plus pressant est de refaire l’unité du caucus. Aucun des quatre députés du Bloc n’a appuyé Mario Beaulieu. Même phénomène avec les organisateurs et les présidents d’associations de circonscriptions, dont plusieurs ont appuyé André Bellavance.

S’entourer de gens qui ont de l’expérience parlementaire et politique à Ottawa. Mario Beaulieu a beau dire qu’il passera plus de temps sur le terrain qu’aux Communes, il se rendra vite compte qu’il doit prendre position sur des débats chauds, même s’il ne le souhaite pas. Pour minimiser les erreurs et choisir la bonne stratégie, il devra autant que possible voir venir ces débats à l’avance.

Trois des quatre députés du Bloc québécois pourraient ne pas se représenter lors du scrutin de 2015. Les rumeurs sur la retraite ou le changement de carrière de Louis Plamondon et Claude Patry allaient déjà bon train. Il faudra ajouter André Bellavance à la liste. Seul Jean-François Fortin assure vouloir se représenter. S’il ne veut pas se lancer en campagne avec une série de mauvaises nouvelles, Mario Beaulieu devra trouver un moyen de les retenir.

Augmenter le militantisme. C’est la deuxième course au leadership de suite où il y a moins de militants à la fin que lors de la course précédente. Avec quelque 11 000 personnes qui exercent leur droit de vote, le danger est de ressembler davantage à un groupe de pression qu’à un parti politique.

– Surveiller les finances du parti. Les subventions aux partis politiques en fonction du nombre de votes obtenus viennent de prendre fin. Avec 23,4 % des voix en 2011, et seulement quatre députés, la cagnotte était encore belle. Voyant venir la fin graduelle de ces subventions, annoncées par Harper en 2011, Daniel Paillé a limité les dépenses, maintenu au minimum le personnel dans les bureaux de députés et mis le maximum d’argent de côté en prévision des élections de 2015. L’objectif étant d’avoir assez d’argent pour faire une vraie campagne nationale, sérieuse, avec publicités et autobus. En terme d’argent, ça passe ou ça casse en 2015. Si le Bloc ne redevient pas un parti reconnu aux Communes (12 députés), la sécheresse financière sera sévère. Et avec 19 000 militants, ce ne sera pas suffisant pour donner au chef les moyens de ses ambitions.

 Les derniers sondages montrent une forte avance du NPD chez les francophones. Le Bloc devra trouver un argumentaire pour contrer Thomas Mulcair. Pendant que le Bloc accentue sa stratégie souverainiste, le NPD vise les nationalistes, autant les fédéralistes que les souverainistes mous, avec un certain succès. Il a mené la bataille pour que les agents du parlement (vérificateur général, commissaire au lobbyisme, commissaire à l’information, etc.) soient obligatoirement bilingues, pour que les juges de la Cour suprême soient bilingues, pour que les entreprises à charte fédérale (banques, ports, télécommunications…) se conforment à la loi 101 au Québec… Le NPD a mené la charge dans le débat sur l’assurance-emploi et sur le péage du nouveau pont Champlain, sur l’abolition du Sénat… Bref, il aura des munitions aux élections pour tenter de séduire de nouveau les électeurs nationalistes.

– Le Bloc sera-t-il la succursale du PQ à Ottawa ? Ou voudra-t-il représenter tous les souverainistes, y compris les électeurs de Québec solidaire et d’Option nationale ? Ça semble simple, mais la réponse n’est pas évidente. Daniel Paillé avait misé sur le PQ, y compris dans le débat sur la charte des valeurs, ce qui n’avait pas enchanté les militants des deux autres partis…

Frayer son chemin dans les médias, attirer l’attention. En 48 heures, Mario Beaulieu a réussi à faire parler du Bloc. Démissions de militants, controverse autour d’une référence au FLQ, un député qui réfléchit à son avenir, accrochage avec Gilles Duceppe…

Le règne de Mario Beaulieu commence sur les chapeaux de roue. Mais la controverse et la provocation font un temps. Il faudra voir si cela permet au nouveau chef d’attirer l’attention sur autre chose ou si l’effet sera de repousser davantage d’électeurs.

Bref, la tâche s’annonce colossale pour le nouveau chef.

* * *

À propos d’Alec Castonguay

Alec Castonguay est chef du bureau politique au magazine L’actualité, en plus de suivre le secteur de la défense. Il est chroniqueur politique tous les midis à l’émission Dutrizac l’après-midi (sur les ondes du 98,5 FM) et analyste politique à l’émission Les coulisses du pouvoir (à ICI Radio-Canada Télé). On peut le suivre sur Twitter : @Alec_Castonguay.

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Sérieux Alec ? 1673 mots ??? Coudonc, Mathieu Bock-Coté yé tu contagieux? 🙂 Tiens, je résume ta chronique-fleuve en UNE phrase : « Est-ce que la nouvelle puppett, Mario Beaulieu, sera efficace, je le sais pas, et on s’en fou avec un élan »

En élisant un illuminé de la SSJB le Bloc vient de signer son arrêt de mort. Deux démissions déjà et d’autres qui remettent en question leur membership. C’est pas moi qui va s’en plaindre au contraire. Ce parti a fait son temps.

C’est juste une preuve de plus que le mouvement séparatiste est dans les mains de radicaux anglophobes et racistes.

Est-ce qu’être fédéraliste signifie, (je paraphrase tes raccourcis douteux) être francophobe et raciste? Ais parle-nous donc de ton fédéralisme. Allez, je te lis. Vends-moi ton pays. Vends-moi ton Pétro Canada.

Je trouve désolant les declarations à l’effet qu’il n’est plus important d.être present à la chambre des communes pour veiller aux interêts des Québécois. Ce n’est sûrement pas une bonne stratégie de parti. Cependant j’aimerais bien qu’il y ait un parti qui amène un veritable débat sur la souverineté. Pourquoi est-ce que ce serait avantageux pour les québécois aux points de vue économique, social, culturel, écologique etc,….avec exemples à l’appui. Madame David est celle qui s’est approchée le plus d’un discours intelligible sur l’indépendance.

Les débats bassements partisans n’ont plus leur place. Qu’on s’adresse à l’intelligence des citoyens pour faire changement.

Vas-t’on un jour se poser la question suivante : Est-ce qu’un parti fondé pour démanteler le Canada devrait être payé par le fédéral – les contributions d’impôt de chaque citoyen, incluant ceux et celles de toutes les autres provinces. Je suis certain que les députés aiment bien le drapeau du Canada imprimé sur leur chèque de paie. J’ai également la certitude que les députés sortants qui auront été au pouvoir suffisamment longtemps pour mériter ?!? une pension riront à gorge déployée en déposant leur chèque mensuel qui aura aussi un drapeau du Canada sur le coin supérieur droit…
Que M. Beaulieu dirige ses troupes davantage vers leur circonscriptions plutôt que vers la Chambre des Communes va toujours, alors qu’il trouve aussi un moyen de les faire payer par des gens qui ont une idéologie pareille à la leur. Cette hypocrisie est agaçante à la fin.

@ P. Michel Clarke

Avec l’arrivée de ce Beaulieu, j’ailes séparatistes du Bloc dans mon collimateur plus que jamais, cependant vous ne croyez pas qu’il y a une amusante incohérence à vouloir pourfendre un nationalisme en agitant tous ces drapeaux ?

Et de plus : «…alors qu’il trouve aussi un moyen de les faire payer par des gens qui ont une idéologie pareille à la leur…»

Eh bien, vous ne croyez pas si bien dire, citoyen ! À une échelle comme à l’autre, on est aux prises avec des croyants finis de la One Nation, des chantres frénétiques de la soi-disant identité « nationale » (québécoise ou canadienne, selon le cas). L’identité est culturelle, ce qui veut dire deux choses qu’elle n’est pas. 1) Elle n’est pas naturelle, contrairement à ce que croit le racisme. Et 2) elle n’est pas nationale, contrairement à ce que croit le nationalisme. C’est-à-dire qu’à l’échelle du Canada comme à l’échelle du Québec, les frontières culturelles et les frontières politiques ne se correspondent pas. Nationalistes sont ceux qui veulent les faire se correspondre. Le malaise de nombreux Québécois francophones vis-à-vis de l’État canadien et celui de nombreux Québécois anglophones vis-à-vis de l’État québécois ont la même cause immanente: l’étreinte sociopathique, unanimiste de « Nation » et « Identité nationale ».

Le monsieur qui s’exclame: «Je ne suis pas canadien-français car je suis Québécois!» alors qu’il est LES DEUX, la dame qui s’exclame: «I’m not an anglophone, I am a Canadian!» alors qu’elle est LES DEUX, sont typiquement des nationalistes, c’est-à-dire des gens qui réclament à cor et à cris la confusion, l’indistinction entre citoyenneté (fait politique précis comme un timbre poste) et identité (fait culturel et historique sujet aux plus extravagantes variations).

Comme l’avait parfaitement compris Hannah Arendt:

«Le nationalisme est essentiellement cette perversion de l’État en instrument de la nation et l’identification du citoyen comme membre de cette nation. »

Alors Canada ou Québec, de ce point de vue… Le nationalisme québécois n’est que la moitié du problème nationaliste que nous avons ici. Quant à moi je ne suis le national de personne et personne ne me nationalisera.

Est-ce normal qu’on envoie encore 45G à Tawa alors que 80 des 125 circonscriptions du Québec ont voté OUI en 1995?

Effectivement.

Le Québec représente environ 23% de la population canadienne. Les députés du Bloc qui ne se concentrent qu’à « défendre les intérêts du Québec » à Ottawa devraient ne retirer que 23% de leurs salaires et avantages.

Avec une telle logique, chaque député devrait recevoir sa rémunération en proportion avec la population de son compté.. À part les « gros noms » ministrable, à peu prêt tous les députés se font élir avec la promesse d’aller défendre les intérêts de sa circonscription alors votre logique ne mène nulepart.

Je suis sincèrement décu des partis fédéraux au Québec. Quand on est au centre-droit, on vote pour qui au fédéral? Les conservateurs ont pratiquement aucune chance de passer à part dans la région de Québec. On ne sait même plus faire la différence (outre la couleur et le chef) entre le parti libéral et le NPD et on a un Bloc québécois qui se la joue révolutionnaire.

Il va y avoir plein de circonscription qui auront voté CAQ et Libéral au provincial qui vont se retrouver NPD/libéral au fédéral. Quelle incohérence, vous voulez de la rigueur économique et êtes nationaliste et vous allez vous retrouver à voter pour un parti centralisateur de centre gauche. On pas le choix, on manque de choix et on va pour le « moins pire » et les Conservateurs ont abandonné le Québec depuis longtemps.

Tous les partis, excepté les marginaux, s’orientent vers la droite dans l’espoir de ramasser quelques votes. Que voulez-vous c’est la grosse mode.

On voit ce que sa donne aux USA; la faillite.

Et les députés et ministres fédéralistes du Québec ne devraient recevoir que 60% de leur salaires et les séparatistes 40%, salaires ajustables à chaque mois selon les sondages.

Résonnement de casserole!

Le Bloc devait disparaître le temps d’un référendum gagnant afin de jouer un rôle dans les négos de sécession. Maintenant qu’on parle même pas d’un autre référendum, encore moins d’un gagnant, en toute logique le Bloc doit disparaître. Ce que M. Beaulieu cheche c’est une plateforme subventionnée par les contribuables pour promouvoir l’indépendance . Il me semble qu’il est en contradiction. Ce sera aux électeurs de décider.

Que fais le Bloc à Ottawa dans une environnement fédéral. M. Beaulieu, vous n’êtes pas à la bonne place et vous serez rayé de la carte aux prochaines élections. Quelle parole aurez vous à la chambre, vos candidats sont d’arrière banc et vous, vous n’êtes même pas élu. Ça commence mal !!! Pourquoi vous ne tentez pas votre chance contre PKP ???

Le bateau du Bloc prend l’eau, ave un nouveau capitaine qui fait des trous dans la coque, et des marins près de la mutinerie… aux prochains élections, le bateau en question va frapper un iceberg nommé NPD et couler à pic. Peu de gens vont pleurer les disparus.

Mario Beaulieu chef du Bloc Québecois, c’ est le bout de la marde!! Voyons donc le capitaine bonhomme a été élu a la tête d’ un groupuscule de députés qui ne forme pas un parti politique et qui ressemble au groupuscule solidaire au provincial!
Pourquoi accordé de l’ importance au gens qui veulent et c’ est maintenant plus vrai que vrai se séparer de leur pays! Je vous fais une prédiction Mario Beaulieu ne sera jamais élu député fédéral! Alors qu’ en dites-vous?

Je viens de découvrir qu’il existe des « nationalistes fédéralistes »
Mon cher Alex, ces gens n’existent pas comme entité politique.
Ils sont désincarnés et font des boutons à tout ce qui est souverainiste.
Autrement dit , il n’y a jamais eu de « nationalistes fédéraliste » au Bloc.
Je le sais, j’y suis depuis assez longtemps.

Le résultat de la dernière élection c’est juste une tentative d’y aller avec le bon Jack.
Il était jovialiste, malade, gentil. Rien de bien menaçant pour les Québécois et de plus tout le monde au Québec sait que malgré l’hypocrésie partisane actuelle, les progressistes sont pas mal tous souverainistes.
Alors NPD c’est des souverainistes déguisés en opportunistes le temps d’une élection.

Je leur souhaite bonne chance pour répéter l’opération poteaux en 2015.

Vivement le début d’une ère nouvelle. Mario Beaulieu c’est un méchant organisateur.

Attachez vos tuques.

@ Jean Lussier, permettez-moi de vous dire que vous rêver en couleur!! Le Bloc c’ est fini! Pour ce qui est des nationalistes fédéraux il y en a beaucoup plus que vous semblez croire. Des individus qui ne veulent absolument pas se séparer de leur pays mais qui tiennent mordicus au respect de leur nationalité francophone et ces gens -la qui ont laissé tombé le Bloc lors des dernieres élections!!

@ Jean Lussier : «Autrement dit , il n’y a jamais eu de « nationalistes fédéraliste » au Bloc.
Je le sais, j’y suis depuis assez longtemps.»

Ah oui, vous voulez dire les MEMBRES du parti. Mais l’expression était utilisée pour désigner une catégorie d’électeurs – en gros, qui veulent un parti pour défendre les sacro-saints intérêts du Québec aux Communes, mais s’opposent à la séparation – et non une catégorie de militants. Mais bon, que voulez-vous, les gens de la classe militante croient dur comme fer que la politique est conçue pour eux et gravite autour d’eux. Normal, dès lors, que vous fassiez cette confusion à la lecture de l’article. Castonguay dans ce passage parle des électeurs en général, et non des encartés.

Tout parti souverainiste est une chapelle assez fermée. Ils demandent tous de l’électeur un acte de foi que l’électeur moyen n’a aucune intention de fournir dans la mesure où il se voit généralement comme un agent libre allergique aux sectes.

«Tout parti souverainiste est une chapelle assez fermée.»

Tout parti est une chapelle assez fermée, plutôt. Il fallait entendre les ténors du PLC, dans l’après-référendum de 1995, promettre « des idée »s alors qu’ils n’accouchaient en fait que de tactiques et de stratégies, les idées étant verrouillées une fois pour toutes au fond des crânes. Le « message », comme on dit, s’adressait à des militants, toujours les foutus militants. Le post-mortem actuel des péquistes est tout à fait l’équivalent de ce post-mortem défectueux des libéraux fédéraux d’alors, qui restaient tout à fait incapables d’expliquer pourquoi le vote séparatiste, de 1980 à 1995, était passé de 40 à presque 50 pour cent. De même les péquistes – qui ont saccagé au passage le principe de laïcité avec leur bouillie identitaire, mais bon, c’est une autre histoire – ne semblent comprendre que tactiques et stratégies: autrement dit, incapables de se demander ce qui ne va pas dans leur pensée.

Ce sont les fédéralistes pour ne pas dire fédéraleux qui RÊVENT EN COULEUR.

Il y a au Québec un très solide 40% de séparatistes, en plus d’un 20% qui ne sont pas fédéralistes ni séparatistes, beaucoup plus que les conservateurs fédéraux, beaucoup plus que les libéraux fédéraux, beaucoup plus que les NPD, un accident de parcours, beaucoup plus que les libéraux et la CAQ.

Au sein du Canada, nous sommes encore plus minoritaires qu’en 1970 et notre poids électoral ne signifie plus grand chose. Les grandes décisions, qui venaient autrefois de l’Ontario – l’Ontanada?- , viennent maintenant de l’ouest pétrolier. C’est le Petro Canada qui nous fait passer pour des cancres environnementaux aux yeux de la planète.

Ces décisions, elles sont tissées d’une vision conservatrice archaïque du pays à cent lieux de nos valeurs. Pas une semaine ne passe sans que ne surgissent ces relents d’un pays insignifiant, tourné vers des valeurs de cowboys: milliards investis dans l’armement et le pétrole sale, privatisation de la démocratie, coupes brutales dans la recherche et Radio-Canada, contrôle de l’information, atteintes incessantes contre l’accession des femmes à leurs pleins droits, retour archaïque au monarchisme aplaventriste.

Ce pays a tout fait pour se séparer de nous. Voilà le message que des leaders comme Mario Beaulieu doivent diffuser.
Beau texte à lire dans le devoir.

http://www.ledevoir.com/politique/canada/411587/l-histoire-en-face

Il ne lui reste plus qu’à se faire couper une jambe pour qu’à la prochaine élection le bloc balaye le Québec…et que chaque député fasse son entrée au parlement en brandissant une canne bleue affichant: Vive le pays du Québec !!!