Marois et Blanchet forcés de comparaître en commission parlementaire

QUEBEC – La première ministre Pauline Marois et son mari Claude Blanchet devront témoigner en commission parlementaire au sujet d’un mystérieux investissement du Fonds de solidarité FTQ dans une société que dirigeait M. Blanchet il y a plusieurs années.

La motion caquiste et libérale visant à faire comparaître le couple a été adoptée jeudi à l’Assemblée nationale par 60 voix contre 52, avec une abstention, celle de la députée de Gouin et coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David.

M. Blanchet et Mme Marois auront droit chacun à un exposé d’une durée maximale de 15 minutes devant la commission des finances publiques. Les deux principaux partis d’opposition espèrent braquer les projecteurs sur une entente présumée liant M. Blanchet, la FTQ et la chef péquiste, évoquée dans des écoutes téléphoniques et divulguée à la commission Charbonneau.

L’audience d’une durée de six heures portera sur l’investissement d’un peu moins de 3 millions $ du Fonds de solidarité dans la société Capital BLF en juillet 2008. L’opposition cherchera notamment à savoir comment le Fonds de solidarité a pu payer des actions de cette société à un prix trois fois supérieur à celui qu’avait déboursé M. Blanchet.

En principe, la comparution doit avoir lieu après la relâche parlementaire dans deux semaines et le rapport de la commission est attendu au plus tard le 18 mars.

Le déclenchement possible des élections dans la semaine du 10 mars épargnerait cependant le couple Marois-Blanchet de cet exercice de reddition de comptes.

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Il n’y aura pas de comparution. Élections oblige. Probablement que le PQ (outch) va être réélu majoritaire alors il va camoufler l’affaire.

Il y va de la santé de notre démocratie que ce couple comparaisse devant l’Assemblée Nationale.

Donneriez-vous les clés du gouvernement québécois à une Première ministre dont le mari a trempé dans un « deal » avec la mafia syndicale, cette même mafia qui témoigne actuellement à la Commission Charbonneau et qui commande des escadrons de fiers-à-bras qui sèment la terreur sur tous les chantiers de construction du Québec?

Hein???

Et si c’était Jean Charest qui était impliqué??? Que diriez-vous???

M.Blanchet s’est déjà expliqué, Mme Marois aussi, on fait référence à une transaction privée réalisée bien avant que Mme Marois soit première ministre, M.Arsenault qui a relevé l’affaire à la commission Charbonneau s’est expliqué aussi. Tout a été dit et rien n’est à reprocher.

C’est une nouvelle façon de faire de la politique de la part du PLQ et de la CAQ en période de pré-élection qui explique que ces politiciens et les médias cherchent à faire du millage avec ce pétard mouillé. Le PLQ et la CAQ sont désespérés, ne savent plus à quoi s’accrocher pour se faire du capital politique, alors ils jouent la carte de « la basse politique à l’américaine : tenter de salir son adversaire peu importe les moyens ». C’est désolant