Martine Aubry et les journalistes

La nouvelle candidate socialiste à l’investiture présidentielle française, Martine Aubry, veut bien établir qui, des journalistes ou d’elle-même, est chargée de sa communication: c’est elle.

Ce mardi, elle avait décidé de ne donner aucune entrevue, y compris pendant les journaux télévisés, pour s’assurer de ne pas auto-cannibaliser la nouvelle de son entrée en candidature.  Elle a fait son annonce dans sa ville de Lille, dans un discours sobre, sans prendre de questions, puis s’est mêlée à la foule, pour bien montrer qu’elle était une femme de terrain.

Difficile cependant de faire du terrain lorsqu’on est entourée par des journalistes dont un qui lui annonce: « Nous sommes en direct » avant de lui poser une question, à laquelle elle répond: « Mais non nous ne sommes pas en direct, moi je parle aux gens ». Vlan !

Le site médiatique LePost.fr a compilé un certain nombre de cas où Aubry repousse fermement l’envahissement médiatique. Observez:

Moi, en tout cas, je lui donne raison.

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Je n’ai pas tellement suivi tout ce cirque médiatique de la France. Mais si Mme Aubry a des choses intelligentes à dire dans ses discours et points de presse, je la trouve courageuse de tenir son bout dans les extraits que vous nous avez présentés.

Par contre, je ne crois pas que la meute journalistique québécoise soit aussi agressive envers nos politiciens. Même à cela, ils sont rares nos politiciens à ne pas se transformer en «kid Kodak» à la première occasion.

«L’esclave n’a qu’un maître ; l’ambitieux en a autant qu’il y a de gens utiles à sa fortune.»
[Jean de La Bruyère]

Enfin, une politicienne qui ne joue pas le jeu de la politique-spectacle (où le fait-elle en jouant le contraire?). Néanmoins, elle remet les journalistes sensationnalistes et envahissants à leur place. Ça fait moins de faux discours et de langue de bois pour les bulletins de nouvelles.

J’aimerais vous y voir. C’est facile de placoter.

Mettre son cul sur le fourneau … c’est autre chose.

Je suis d’habitude sensible à la censure, au contrôle de l’information.
Il n’y a rien pour fouetter un chat dans cet assemblage de vidéo. Toutes ces phrases hors contexte. On cherche vraiment à lui coller une étiquette.

« Elle a fait son annonce dans sa ville de Lille, dans un discours sobre, sans prendre de questions »

Si le « pas de question » avait été décrété par un droitiste (M.. Harper, par exemple), le « sans prendre de question » aurait été interprété par M. Lisée comme un abus et une insulte à la communauté journalistique. Est-ce que je me trompe?

Bonjour,
Ce que cette femme d’envergure peut avoir de la classe, du panache tout en ayant une certaine réserve, cette grande dame qu’est Madame Martine Aubry ! Ses convictions socialistes ne sont surtout pas de la frime. La Première Secrétaire des Socialistes Français a de quoi détenir. Sans être aussi taciturne que Monsieur François Mitterand, elle sait sourire quant il le faut. Tout le contraire de Madame Ségolène Royal qui incarnait la gauche caviar avec son ancien époux Monsieur François Hollande.
En effet, Madame Martine Aubry est plutôt de la trempe de Monsieur François Mitterand, ce farouche et inconditionnel adversaire du défunt Général de Gaulle qui s’opposait même au retour du vieux Général en France. Tout comme Tonton, Madame Martine Aubry ne flirtera jamais avec les nationalistes français même avec une perche de 30 pieds. Cela veut dire !
En outre, Madame Martine Aubry fut de loin la figure la plus importante dans le gouvernement de Monsieur Lionel Jospin, celui là même qui dans une conférence à Toronto louangea de toutes ses forces et avec conviction le multiculturalisme Canadien au grand dam de nos amis les nationalistes québécois. Le tout pigmenté à Toronto d’une sortie bras dessus et bras dessous avec l’honorable Monsieur Jean Chrétien. Dans leur confusion légendaire, les nationalistes québécois n’y comprenait plus rien.
De plus, Madame Martine Aubry a du chien dans le corps et a de quoi détenir. Cette grande dame est la fille de Monsieur Jacques Delors, ancien Président de la Commission Européenne. Madame Martine Aubry a établi la semaine des 35 heures en France dans les années 1990 avec Monsieur Lionel Jospin.
Par ailleurs, marié avec Maître Jean Louis Brochen, cet avocat activiste de gauche a toujours eu maille à partir avec le FN, soit le Front National, le parti des nationalistes étroits de la douce France, cher pays de mon enfance ! Très souvent, Monsieur Jean Louis Brochen est sujet à des attaques et menaces de la part des nationalistes français et de la droite sioniste en le présentant comme l’avocat Halal, c’est peu dire.
Finalement, Madame Martine Aubry a tout le panache de Tonton avec son côté réservé. Qui ne se souvient pas de Monsieur François Mitterand, ce farouche adversaire du défunt Général de Gaulle qui vilipenda et mit en boîte Madame Louise Beaudoin alors déléguée du Québec à Paris en tournant celle ci presque au ridicule. A Madame Louise Beaudoin qui s’indignait puérilement du vote de Tonton contre l’adhésion du Parti Québécois à l’Internationale Socialiste en 1981, ce qui était le comble du ridicule pour quelqu’un le moindrement politisé, Tonton eut cette réplique qu’il admonesta gravement à Madame Louise Beaudoin devant la caméra de Radio Canada : Madame Beaudoin, le nationalisme et le socialisme sont aux DEUX ANTIPODES SUR L’ÉCHIQUIER POLITIQUE ! Bien sûr, avec son rictus caractéristique, Monsieur François Mitterand eut l’air de lui dire cela au cas où Madame Beaudoin ne le savait pas ! Une autre pédanterie adorable de Tonton…. Bien à vous, John Bull.

Denis a raison, les journalistes du Québec sont soit lèche… plat, soit impertinents.

On va les voir à l’action au cours des prochains jours.

Je ne connais pas la relation journalistes-politiciens en France, mais au Québec, UNE CHANCE QU’ON A DES JOURNALISTES!

Le fameux pouvoir des médias servant presque exclusivement à détruire l’image de ceux et celles dont les opinions et actions n’entrent pas dans la pensée dominante et manipulatrice des actionnaires et propriétaires des réseaux de l’information.
Nos personnages publics devraient aussi jouer le jeu de la sélection de médias autorisés à couvrir leurs déplacements et activités publiques.

M. Lisée,

Moi non plus.

En tout cas, elle n’a pas froid aux yeux!

«If you can’t stand the heat, get out of the kitchen!» (proverbe anglo-saxon)

Rappelons-nous la création toute médiatique de la vague orange au Québec en faveur du « Bon Jack » cool, aux dents et lèvres rieuses fendues jusqu’aux oreilles pour défaire le Bloc québécois.

Comment peut-elle penser s’adresser aux 60 millions de Français de Lille à Marseille et de La Rochelle à Thonon-les-bains, sans passer par les journalistes?

@Luc Drouin

Il y a une différence entre être avec une foule et ne pas répondre aux questions des journalistes et faire une conférence de presse, ou toute forme d’invitation directe des médias, et ne pas répondre aux questions des journalistes. Dans le premier cas, on peut donner raison au politicien. Dans le deuxième cas, c’est de la propagande pure et simple. Devinez laquelle des deux situations Harper se retrouve le plus souvent.

Les journalistes au quebec (mais pas toutes et tous)se mettent le nez dans la politique dans un but tres précis faire de la politique hypocrite afin de se faire élire comme dranbville et bourgeaux et j en pense j oubli larose