Martine Ouellet, celle qui n’aurait jamais dû être chef

« Si on l’avait écoutée, nous aurions posé toutes nos questions de l’automne sur la Catalogne, alors que le feu brûlait dans le dossier Bombardier-Boeing et que tout le monde parlait des gaffes de Bill Morneau. »

Photo: La Presse canadienne/Graham Hughes

Lorsque Martine Ouellet est devenue ministre des Ressources naturelles dans le gouvernement de Pauline Marois, en 2012, elle brûlait d’envie de se voir accorder un bureau dans l’édifice d’Hydro-Québec, au centre-ville de Montréal, pour ses séjours dans la métropole. Du temps où il était premier ministre, René Lévesque avait obtenu ce privilège.

Martine Ouellet, ancienne employée de la société d’État, voulait y revenir en bombant le torse. La direction d’Hydro-Québec a refusé net et a fait part de son mécontentement au bureau de la première ministre. Officiellement, on ne souhaitait pas une trop grande proximité avec la ministre responsable d’Hydro-Québec. En réalité, le caractère bouillant, intransigeant et autoritaire de Martine Ouellet avait laissé des traces.

Les 7 députés du Bloc québécois — sur 10 — qui viennent de quitter le navire bloquiste lui reprochent une incapacité à travailler en équipe et à faire des compromis. C’est l’un des fils conducteurs de sa carrière. Ses ex-collègues du caucus péquiste et du cabinet Marois exprimaient les mêmes insatisfactions. Au point que, lors de ses deux courses à la direction du PQ, aucun député ne l’a appuyée.

Or, la politique étant l’art du compromis, et le travail en équipe incontournable, cela devient un gros problème lorsqu’on dirige un parti où il faut arbitrer les inévitables conflits et garder une cohérence dans l’action.

« On n’est pas capables de travailler ensemble : il n’y a pas d’écoute. C’est toujours la soumission», a dit le député Gabriel Ste-Marie au moment de quitter le parti pour siéger comme indépendant. Le député de Joliette avait pourtant rapidement appuyé Martine Ouellet quand elle avait annoncé son désir de devenir chef du Bloc, à l’hiver 2017.

Les députés du Bloc québécois qui ont donné leur appui à Martine Ouellet pour qu’elle devienne leur chef, le printemps dernier, étaient séduits par sa détermination souverainiste et ses convictions environnementalistes. Elle avait aussi une notoriété publique, ce dont le Bloc avait besoin, n’étant plus un parti reconnu à la Chambre des communes depuis 2011. En outre, la députée péquiste bénéficiait de l’appui de l’ancien chef Mario Beaulieu et de sa machine, qui avait permis à celui-ci de conquérir le Bloc trois ans plus tôt, à la surprise générale. Martine Ouellet a finalement été élue sans opposition. Aucune course à la direction n’a donné aux membres la chance de se prononcer.

La lune de miel interne n’a pas duré. D’abord, elle n’allait pas s’occuper du Bloc à temps plein. Elle resterait députée à Québec tout en étant chef d’un parti fédéral, une situation sans précédent. Pour envoyer le message que le Bloc n’est pas un parti important, rien de plus efficace que de le diriger à temps partiel à partir d’une autre capitale.

Les députés n’ont pas apprécié, mais ils ont donné la chance au coureur.

Dès juin 2017, de premiers accrochages sont survenus entre le caucus et la nouvelle chef. Une réunion d’urgence a été convoquée pour aplanir les différends. Martine Ouellet est entrée dans la pièce du Parlement et a sermonné ses députés pendant de longues minutes sur leur manque de loyauté.

L’esprit était, comme toujours chez Martine Ouellet, à l’affrontement.

Les députés lui ont reproché l’embauche d’un chef de cabinet abrasif qui n’écoutait pas leurs suggestions et qui tentait de nuire publiquement à certains députés en dévoilant des informations aux médias. On soulignait son manque d’intérêt envers le travail parlementaire.

« Depuis le début, on a le sentiment que Martine n’aime pas le Bloc et son travail », me confiait un député en privé. Certains ont acquis la certitude qu’elle voulait avant tout être chef quelque part, que ce soit au PQ ou au Bloc.

La réconciliation aura duré huit mois. Entre la rencontre de juin 2017 et la nouvelle crise cette semaine, les députés démissionnaires affirment que leur chef est passée de l’attitude d’un bulldozer à celle de « cause toujours ». Un dialogue de sourds s’est installé.

Tous les lundis matin, Martine Ouellet se rendait au caucus des députés à Ottawa, vers 10 h 30. Elle y parlait pendant une heure, faisait un petit point de presse et s’empressait de quitter Ottawa pour le reste de la semaine. Elle n’y revenait pas, même lorsqu’un député déposait un projet de loi privé, geste toujours important et symbolique.

À ces réunions du lundi, elle ne voulait qu’une chose, rapportent des sources à l’interne : que les députés parlent d’indépendance. « Si on l’avait écoutée, nous aurions posé toutes nos questions de l’automne sur la Catalogne, alors que le feu brûlait dans le dossier Bombardier-Boeing et que tout le monde parlait des gaffes de Bill Morneau », me raconte un témoin des discussions.

C’est l’un des points de friction : Martine Ouellet et les trois députés qui l’appuient, Mario Beaulieu, Marilène Gill et Xavier Barsalou-Duval, souhaitent que le Bloc soit d’abord et avant tout au service de la promotion de l’indépendance du Québec, tandis que le reste du caucus désire poursuivre la tradition du parti instaurée par Lucien Bouchard et renforcée par Gilles Duceppe : la défense des intérêts du Québec.

« Je n’ai rien contre la Catalogne, mais dans nos circonscriptions, ce n’était pas le sujet de l’heure », m’a dit un député qui préfère ne pas être identifié pour ne pas trahir les discussions du caucus.

En 2001, quand le leadership de Stockwell Day, alors chef de l’Alliance canadienne, a été contesté par la majorité de son caucus, il n’a eu d’autre choix que de démissionner et de déclencher une course à la direction, n’ayant plus la confiance de ses troupes. En pareille situation, c’est aux membres du parti de se prononcer. Day s’est présenté à sa propre succession, mais a été battu par un certain Stephen Harper. C’est la procédure normale en cas de crise majeure. Martine Ouellet devrait en faire autant si elle espère rester chef.

Sauf qu’elle souhaite demeurer chef du Bloc sans s’adresser aux membres. Elle veut rester à Québec comme députée indépendante jusqu’aux élections québécoises du 1er octobre. Elle aimerait garder sa prime de transition de quelque 120 000 dollars du provincial et obtenir un salaire de son parti de 90 000 dollars. Elle désire faire du Bloc un véhicule politique qu’il n’est pas, sa nature fédérale rendant difficile un accent unique sur la souveraineté.

Bref, Martine Ouellet souhaite tout avoir et ne faire aucun compromis. Elle devra se demander si elle est vraiment apte à diriger un parti politique.

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80 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Je crois que Mme Ouellette est simplement obstiné et manque de leadership, au PQ elle na pas réussi à être chef et au Bloc non plus , elle devrais sortir avec subtilité et non s’accrocher au pouvoir cela serait une erreur pour son avenir politique . Voici mon opinion.

Eh oui! je suis d’accord avec vous, elle est très intelligente, mais pas une leader, mais peux être une très bonne seconde.

« au PQ elle na pas réussi à être chef et au Bloc non plus »!

C’est pas elle qui est chef du Bloc???

Eh ben…je suis soufflé. Vous pourriez nous en dire plus?

Effectivement que cette dame s’est tout ukours prise pour une première ministre peut importe dans quel ministère elle était. Lorsqu’elle était ministre des ressources naturelles elle a eu la meme attitudes auprès des communautés autochtones en faisant son petit boss. Pas surprenant que le monde quitte le bateau. Elle devrait peut être faire de même pour le bien de tout us

Votre conclusion est disons-le : Sans appel !

Aux dernières élections provinciales madame Ouellet n’avait sauvé son « château fort » péquiste (la circonscription de Vachon) que de seulement quelques 176 voix contre un candidat libéral (Michel Bienvenu) que pourtant presque tout le monde donnait pour perdant.

Je ne sais pas dans quelle circonscription fédérale madame Ouellet devrait se présenter en 2019, mais disons que son élection ne semble pas acquise pour autant ; pendant tout ce temps, l’attente risque d’être assez longue pour la députée Montérégienne. — Pour autant qu’elle soit encore cheffe juste à ce moment-là.

Pourtant dans la grande famille souverainiste, un retour « au bercail » est toujours possible ; les 7 vilains canards pourraient tout aussi bien s’en retourner à leur « mère poule » d’ici quelques temps. Le « projet de pays » c’est quand même important en titi.

Après tout, dans les partis qui prônent « l’indépendance-association » tout est toujours possible ; Jean-Martin Aussant n’est-il pas retourné tel l’enfant prodigue dans le saint des saints ?

Considérant la possibilité d’une écrasante majorité pour le PQ prochainement (défiant tous les sondages d’opinions), madame Ouellet aurait alors les deux mains sur le guidon et les pieds au pédalier pour envoyer plus ou moins 70 nouveaux députés bloquistes dans la capitale fédérale, lesquels pourraient faire la promotion de la « souveraineté-indépendance-association canado-canaïenne » sur toutes les tribunes et même jusqu’en Catalogne si besoin est.

Diantre, rien que de penser à tout ça ! J’en tremble déjà jusqu’à la pointe.

Avec ce qui de se passer, je vois mal comment les Québécois pourraient être tenter d’élire 70 députés bloquistes, mais qui sait ? Six mois en politique, c’est une éternité. Alors d’ici à la prochaine élection fédérale, il y a au moins 3 éternités !!! Par contre, il y a encore un certain Justin. Il a beau n’avoir aucune crédibilité et faire le clown quotidiennement, il n’en demeure pas moins qu’il a une horde de supporteurs inconditionnels. Je crois que les plus beaux jours du Bloc sont choses du passé. Par contre, je suis d’accord avec vous sur un point. Le PQ va surprendre aux prochaines élections. Les gens vont finir par réaliser que voter Legault n’est pas la solution. Ça ne ferait que nous enfoncer davantage. L’austérité libérale n’étant rien comparativement aux intentions de la CAQ.

@ pcormier,

Ma note se voulait en partie humoristique…. D’accord avec vous, en politique, il ne faut rien prendre pour définitivement acquis.

À pcormier. Je vois que vous êtes un anti-Legault notoire! Mais juste comme ça ; vous n’avez pas pris connaissance des derniers sondages ! La CAQ est en tête et de façon majoritaire! Si le PQ veut prendre le pouvoir en octobre prochain , il devra convaincre les électeurs de leurs véritables intentions , surtout avec le sauveur Aussant s’ il gagne l’ investiture et Titine dans Vachon qui s’ en va !!!! Ouf ! pour voter encore pour les péquistes belliqueux ; ça prend vraiment la foi !!!

À beauly02, il est vrai que je suis un anti-Legault. Je ne m’en cacherai pas. Au contraire, il y a de quoi s’enorgueillir de savoir déceler que cet énergumène et son parti ne sont qu’une vaste fumisterie. Allez les Québécois, élisez Legault majoritaire. Je saurai vous le rappeler quand vous regretterez d’avoir voté pour ce parti quelques mois plus tard. J’ai mis les gens en garde contre le PLQ à la dernière élection provinciale et j’ai eu raison. Même chose au fédéral avec Justin. Encore raison. Les clowns de la politique, j’ai un flair pour les reconnaître. La CAQ est pire que le PLQ. Il faut cesser de croire que Legault a droit à sa chance lui aussi. Allez lire les propositions de la CAQ, vous ne serez plus tenté de voter pour eux. C’est garanti. Le véritable changement se trouve ailleurs. Voter CAQ, c’est changer pour pire. Pour moi, c’est non merci !!!

@ pcormier 1 mars 2018, 14 h 38 min:

Finalement, pour faire simple, si on ne vote pas pour le PQ ou QS au provincial, ou le NPD ou le Bloc au fédéral, on est complètement dans le champ. Il n’y a que la gogoche qui dit vrai. Comme dans le bon vieux temps de Mao et Staline.

Être chef d’un partie indépendantiste au fédéral est très difficile car un tel partie n’a aucune justification d’exister. L’indépendance va a l’encontre de toute logique car une personne saine d’esprit comprend que l’union fait la force. Madame Ouellet devrait dépenser son énergie pour quelque chose qui fait du sens. Le Bloc était une bonne idée jadis peut-être pour défendre les intérêts du Québec mais il est désormais dépassé et inutile.

» Le Bloc était une bonne idée jadis peut-être pour défendre les intérêts du Québec mais il est désormais dépassé et inutile. »
Vous voulez dire qu’on ne doit plus défendre les intérêts du Québec?

Vous avez parfaitement raison. Les séparatistes n’ont pas leur place au fédéral et tenter de nous faire croire le contraire comme ils le font depuis des lustres en affirmant qu’ils « défendent les intérêts du Québec à Ottawa » relève de la plus vile des supercheries, compte tenu qu’ils n’auront JAMAIS le pouvoir et qu’ils demeureront éternellement sur les lignes de côté comme des pompom girls, mais bien sûr en retirant les très généreux privilèges et bénéfices que leur procure le pays qu’ils veulent détruire mais qui fait l’envie de toute la planète.

Ce qu’ils défendent là-bas, c’est LEUR intérêt individuel point. D’ailleurs, n’étant représentants que du Québec qui ne représente que 23% de la population du Canada, ne devraient-ils pas ne recevoir que 23% de leurs émoluments? la question se pose…

Bien vu, le Bloc n’A plus sa raison d être. Si Martine était si intelligente, elle se retirerait. Je crois qu’ elle est plutôt bornée.

J’espère juste que madame martine O ne démissionera pas du block pour des boudeux qui naccepte pas les décisions d’une ou un chef pourtant quil l’on belle et bien cèder la place d’un ou d’une chef j’aprouve pas de compromis pour des manipulateurs boudeux

Ouf! Que j’ai du mal à comprendre votre pensée!! Si j’ ai bien compris Mme Ouellet doit rester parce que 70% de son caucus est boudeux et manipulateur !! C’ est un peu comme rouler à l’ envers sur l’ autoroute et crier à tous qu’ ils ne sont pas le bon sens!! Hi!Hi!

Fait important à noter: durant sa carrière à Hydro-Québec, beaucoup de personnes parlaient d’elle en la surnommant « la pas fine »! Ça veut tout dire. Elle fout la merde et la zizanie partout où elle passe.

Alec Castonguay est-il lui-même militant du Bloc? Ce texte et son titre sont d’une acrimonie assez incongrue, venant d’un journaliste. Les faits semblent pourtant suffire, en l’occurrence. Une « prime » à la féminité?

Elle répète à qui veut l’entendre que la porte est toujours ouverte mais elle refuse de la prendre. Comme certains généraux, elle choisi de liquider son armé plutôt que d’admettre qu’elle est dans l’erreur. Trop de gens comme elle sont en position de pouvoir ;-(

Ouf! Cette femme est une opportuniste de haut niveau comme bien d’autres politiciens. C’est désolant toutes ces chicanes au sein des parties BLOC, PQ, CAQ, QS, etc. Le Québec peut bien être prisonnier des libéraux depuis autant d’années!!! Les égos et les opportunistes ne servent aucunement la cause des québécois qui auraient voulu l’indépendance. Au lieu de s’unir, de travailler en équipe, ces opportunistes on formé divers partis qui se ressemblent et qui ne vont nulle part. Quel bel avenir pour le Québec!

@ Lise Delorme. Votre jupon dépasse ; le BLOC,PQ, et QS sont des indépendantistes et leur but est de faire du Québec un pays et ils sont plus à gauche ! Le PLQ est selon le vent parfois à gauche, parfois à droite! Tandis que la CAQ se définit au centre droit ! Finalement les québecois ont dit non 2 fois à l’ indépendance et ne plus rien savoir de cela!

Ca donne quoi s’occuper de son comté?
On a élu plus de 1000 députés péquistes et bloquistes depuis 1970. Qu’est-ce que ca donné? Le pays est plus loin que jamais.
La preuve est faite: élire des députés bloquistes et péquistes ne mène pas à l’indépendance. Ca ne fait même pas avancer l’indépendance: 40% de souverainistes en 1976; 35% aujourd’hui.
Pourquoi que ca ne marche pas: ben à cause de tous ces petits cons qui veulent s’occuper de leur comté! Qui se prennent au sérieux! Qui jouent la game à fond du bon député fédéral à Ottawa et du bon député provincial à Québec, plutôt que de jouer la carte pour laquelle on (nous les souverainistes) vote pour eux.
Continuez à vous occupez des gaffes de Morneau. Vous faites vraiment pitié.

@cormier
Attaquez le régime:
. la monarchie
.la ridicule piasse à 78 cennes
.l’armée qui abandonne nos soldats suicidaires et qui donne tous les contrats de bateau à Halifax et Vancouver
. les réserves indiennes, véritables paniers percés
. la démographie
.le pouvoir des Sikhs
.les frontières percées et l’invasion
. et surtout le multiculturalisme
Il en pleut des sujets où le Fédéral aurait de l’air fou. Hors, tout ce qu’ils font c’est de suivre la parade des autres partis d’Opposition et de répéter les mêmes critiques. Zéro imagination. Zéro résultat pour les souverainistes

@jack2 Une partie de vos propositions penche vers le racisme. Vous croyez vraiment qu’on se rapprocherait de la souveraineté en se mettant les communautés culturelles à dos ?

Le Bloc ne doit pas mourir et sa pertinence va de soi.Mme Ouellet devrait avoir l’humilité de partir et de laisser le parti choisir un chef avec une vraie course à la direction.Si elle persiste à demeurer au Bloc , elle sera seule responsable du piètre résultat au prochain scrutin. Je suis solidaire avec les sept députés dissidents et j’approuve pleinement leur vision du parti.Je ne désire pas devenir un orphelin politique à la prochaine élection fédérale.
Robert Giroux
Repentigny

Ces 7 irresponsables ne devraient plus être reconnu membres du bloc, qu’on leur enlève leurs cartes de membres pour trahison envers la démocratie du parti et ces 20000 militants. Ce sont des idiots et pleurnichards qui désincarnent le mouvement indépendantiste et ne font que ravir les fédéralistes et les propagandistes médiatiques … comme vous A.Castonguay.

Ça me fait suer de voir ces journalistes en missions programmés, dont A. Castonguay et A.M.D. à 24/60 hier, fairent leurs gérants d’estrades en donnant des leçons à Madame Ouellette sur sa façon de diriger, tout en expliquant au membres du Bloc comment ils devraient voter pour « que leurs partis ne fassent pas trop de vagues ». J’ai trouvé Madame Ouellette hier assez pausée devant une A.M.D. totalement disjonctée. A.M.D. aurait dû se garder une petite gène en se rappelant son entrevue avec Marine Lepen.

@ Daniel Savard. Comme ça pour vous 20000 fans purs et durs pour séparer le Québec du Canada c’ est plus démocratique que tous les électeurs qui ont voter pour les irresponsables, pleurnichards et idiots que vous décrivez !! C’ est la principale raison pour laquelle votre cheuffe insignifiante n’ est pas crédible!!

20000 membres mais environ la moitié appuient les 7 dissidents ils ne vous en reste plus que 10000.

La démocratie du Bloc a parlé: Martine est indiscutablement leur chef(fe).

Les bloqueux la connaissaient parfaitement bien vu sa « popularité » au PQ (elle a quand même été ministre – très controversée – pendant le court règne de Pauline Marois) et les liens incestueux entre le Bloc et le PQ, et pourtant, ils l’ont nommée comme leur leader incontestée il y a à peine un an. Ça en dit long sur leur discernement, leur rigueur et sur leur jugeote.

Même pas capables de gérer adéquatement un minuscule groupe de parlementaires et ça veut crée un pays… Eh misère!!! Imaginez-les maintenant au volant de la Républik du Québek. Ça fait peur hein?

Le problème (entre autres!!!) des séparatistes, c’est qu’ils croient tous posséder les capacités d’être LE chef. Il n’y a aucun indien. C’est une disgrâce pour tout le Québec.

La véritable disgrâce pour tout le Québec, ce sont les gens qui ont peur de se prendre en mains. Peur que le Québec devienne un pays et s’épanouisse enfin à sa juste mesure. Il y a trop de « pissous » qui nous empêchent d’avancer. C’est une honte de constater à quel point nous sommes un peuple soumis au pouvoir des autres. Ça fait vraiment mal de voir tous ces compatriotes plier devant les fédéralistes qui abusent de nous. Voilà la véritable disgrâce !!!

pcormier 1 mars 2018, 9 h 35 min:

La peur Monsieur est le début de la sagesse.

Vous n’avez aucun programme élaboré et digne de ce nom de l’éventuelle Républik du Québek à nous présenter, aucun projet de constitution valable, aucun budget crédible, bref vous avez les mains vides et vous voudriez que nous nous lancions aveuglément dans le projet improvisé de la séparation du Québec d’avec le Canada, le pays le plus envié de la planète??? Et ce, juste pour nous « prendre en main et nous épanouir », deux concepts plus creux que les plus profondes abuses?

Nous avons déjà beaucoup plus de liberté que la vaste majorité des provinces, lands, états, et autres appellations similaires dans le monde et de la façon dont nous gérons nos compétences exclusives, je remercie Dieu à tous les jours qu’Ottawa soit présent pour servir de garde-fou à notre gouvernement provincial, qu’il soit péquiste, caquiste ou libéral.

François, Ier, parlant de disgrâce, en imitant votre langage, lequel fait peur, donc rend sage :
Les libéreux et les caqueux de la droidroite ainsi que les péquistes de la gogoche vous font remercier la clémence fédérale qui fait qu’Ottawa est présent pour servir de garde-fou à notre gouvernement provincial …
Plus soumis, François Ier, Tu investis dans l’esclavagisme!

Patrick Daganaud 3 mars 2018, 13 h 52 min :

Être fédéraliste (comme 7o% des Québécois selon les sondages) n’est pas être soumis mais plutôt c’est de participer activement à la plus enviée des fédérations de la planète.

Je voyage beaucoup à travers le monde et je peux vous affirmer que notre pays, le beau et grand Canada est respecté et estimé de TOUS les endroits que j’ai visités et lorsque le sujet du séparatisme s’ajoute aux conversations que j’ai avec les citoyens de ces endroits (sujet de moins en moins discuté!), la réaction des gens est l’incompréhension. Totale.

Qui peut croire qu’un individu ou un investisseur intelligent et sensé se dira: « Chic…voilà un endroit qui se sépare du pays le plus considéré et le plus apprécié de la planète; vite je fais mes bagages et j’y déménage immédiatement et j’y investi tous mes avoirs. »

Madame Ouellet aurait un trouble de personnalité limite que ça ressemblerait à ça. Certainement pas une attitude que l’on attend d’un chef de parti politique.

Et pourtant les « féministes » n’arrêtent pas de nous vanter la politique rassembleuse et coopérative au féminin. C’est bizarre ça…

Je ne voudrais pas juger de la façon de faire de la politique selon les hommes basé seulement sur les prouesses de Mr Trump. Ouf les hommes ce n’est pas mieux de votre bord!

Exact!

Les féministes tentent de nous faire croire que les femmes dirigent différemment, qu’elles sont plus à l’écoute et moins agressives que les hommes. pourtant, il y a des centaines d’exemples qui nous démontrent le contraire.

ce qui fait la différence, c’est la personnalité de l’individu et non son sexe.

Madame Ouellet a-t-elle des amis? Si oui, ils sont de très mauvais conseillers…

J’appuie madame Ouellet de garder le cap sur l’indépendance. Si elle était Lucien Bouchard son autorité ne serait certainement pas critiquée à ce point, au contraire.

Les vais défenseurs du Québec dans cette constitution prise sans notre consentement sauront demeurés fidèles à madame Ouellet. Les supposés indépendantistes mitigés n’ont plus leur place.

Aujourd’hui il faut foncer. Continuer madame Ouellet, je vous appuie.

Si vous appuyez M. Ouellet parce qu’elle est une femme, (votre référence à Lucien Bouchard semble confirmer cette hypothèse), c’est que vous ne la connaissez pas.

Justement Lucien Bouchard le lucide n’ aurait jamais , jamais embarqué dans une situation aussi finale qu’ un mur @ 200 km/hre !!! Bref je vous en prie ne comparer pas un premier ministre à une extrémiste sans leadership!

C’est un problème générationnel, comme dans le reste de la société. Les 3 meneurs du groupe des 7, ont fait leur travail de sape. C’est maintenant le temps de la retraite avec Gille. Et si c’était un problème homme\femme? un problème d’âgisme? Martine Ouellet fait peur aux fédéralistes que vous êtes. Pourquoi devrait-elle s’écraser devant la machine médiatique canadienne. Le Bloc à Ottawa,
doit redevenir un parti solide avec plusieurs nouveaux député-e-s, avec une vision solidaire indépendantiste pour contrer l’image du clown. À Ottawa, défendre les intérêts du Québec, c’est aussi militer pour l’indépendance. Déjà le Bloc parle dans le vide à Ottawa parce que les députés ne sont pas reconnus comme un parti. Verrons-nous Martine à la plage en burkini, j’en doute.

À la lecture de ce texte, une conclusion s’impose d’emblée. Je ne crois pas que Martine Ouellet a un avenir politique autre que simple député. Au mieux, peut-être ministre si elle parvient à savoir faire des compromis. Je comprends son enthousiasme envers la souveraineté du Québec. Ce noble projet est la condition essentielle au plein développement du Québec. Il n’y a aucun doute là-dessus, mais elle doit aussi composer avec le fait qu’il est possible de marcher et mâcher de la gomme en même temps. De plus, ce n’est pas en tirant sur la fleur qu’elle va pousser plus vite. La promotion de la souveraineté a été laissée de côté depuis le référendum volé de 1995. Je souscris à sa volonté qu’on en parle le plus possible et il le faut. Une couche importante des moins de 40 ans de mon entourage en ont surtout entendu parler par ceux qui démonise cette idée. Ce n’est rien pour les convaincre de s’y intéresser sérieusement. Oui, il faut en parler, l’expliquer, la mettre en valeur, bref en faire la promotion. La souveraineté du Québec est absolument nécessaire et il est impératif que cela se fasse le plus vite possible, mais le fruit n’est pas mûr. Il y a beaucoup de rattrapage à faire. Martine doit le comprendre… ou partir.

Martine est beaucoup trop a gauche pour moi. Mais,elle est souverainiste jusque dans le bout de ses ongles. Pauline Marois, et tant d’autres traitaient la souveraineté comme une maladie honteuse. Je préfère Ouellet. Ne la cachons pas trop …

Martine manque juste un peu de vernis. Des souverainistes convaincus et convaincants il en faudrait plus, certes, mais ça prend aussi un peu plus de jugement et de flair politique que ce que Martine démontre en ce moment.

Martine Ouellet est le PROBLÈME dans le bloc, mais elle semble avoir une très
haute estime d’elle-même. Seulement elle a le pas, ce sont aux autres à la suivre.
Le bloc québécois est bien mal pris avec une cheffe comme elle.
Ça sent la fin de ce parti qui devait ne durer qu’une ou deux élections.
Est-ce que Rodger Brulotte pourra dire: Bonsoir elle est partie.

5 partis politiques représentent les Québécois à Ottawa. Les 5 disent haut et fort représenter les intérêts de TOUS les Québécois. Est-ce vraiment les cas? Avec l’incongruité qui se passe présentement au Bloc, les autres provinces ont bien raison de se demander ce que veulent exactement les Québécois. Et c’est parti pour se continuer jusqu’en 2019. Et après ce sera quoi?

Il y a 3 partis au fédéral! Libéraux,Conservateur,Npd. Le Bloc québecois est un groupe parlementaire de 3 députés , tout comme le Groupe parlementaire québecois composé de 7 députés depuis hier! Les 2 dernier ne sont pas considérer comme parti à la chambre des communes du Canada ! C’est la même chose au Québec ; vous avez les Libéraux, le parti Québecois et la Caq. Québec solidaire est un groupe et n’ est pas considérer comme un parti !

Franchement, vu de l’extérieur le Bloc est devenu une vraie farce! Dire qu’ils furent la loyale opposition de sa majesté il y a quelques années!!! Maintenant, c’est d’une bouffonnerie sans bornes. Ça devient une distraction et ça enlève de la crédibilité à la noble idée d’indépendance.

Je n’ai rien de particulièrement pour Martine Ouellet. Je la trouve beaucoup trop a gauche. C’est une espèce de Q.Solitaire non déclaré et une Q.Solitaire vraiment indépendantiste. Mais, je suis d’accord avec elle, que le rôle du Bloc Québécois a Ottawa est de faire l’indépendance du Québec, de rapatrier tous les impôts, taxes, et pouvoirs ai Québec, et de foutre le camp d’Ottawa. La défense des intérêts du Québec, on en a rien à foutre. C’est tu assez clair?

Vous êtes dans le champ. Le Bloc n’est pas là pour faire l’indépendance mais pour appuyer le navire amiral qui a toute l’organisation pour le faire et pour défendre les intérêts du Québec en attendant!

Encore une fois, on fait la partie très dure et très injuste à une femme dont l’ambition est certaine. J’en ai marre. Même madame Dussault assaille comme la fois où madame Galipeau ne laissait pas parler madame Marois. J’ai honte de nous les femmes…
Votre article monsieur Castonguay ne donne qu’une seule version celle des mutins et des conspirateurs de tout bord et tout côté …. pas fière de vous.

Cette femme ambitieuse dont vous parlez a été défaite 2 fois à la chefferie du PQ et son meilleur score a été 17% des votes des membres du PQ !!! Au Bloc personne ne voulait de cette job-là ( même pas Mario Lemieux ) et vu qu’ elle a été élue par acclamation sans opposition; elle s’ est sentie très forte et a tout de suite mis en place son équipe non élue comme elle d’ ailleurs pour mettre au pas ses députés élus! Croyez-vous sincèrement que les électeurs des sept comtés d’ où proviennent les députés mutins & conspirateurs comme vous dites sont des insignifiants? Allons come on!!!!

Il va falloir que le PQ réagisse rapidement et se trouve un candidat de qualité dans Vachon sinon Martine Ouellet va vouloir rester députée au PQ. Tout le monde comprendra que ce serait le pire cauchemar pour JF Lisée et le PQ

Eh oui! Vous avez bien raison ! Mais pas sûr que le comté va rester aux mains des péquistes! Et pas sûr non plus que Mme. Ouellet va être élue au fédéral en 2019!

Si je peux me porter à sa défense… il convient de noter qu’on lui a aussi demandé l’impossible! C’est bien beau relever la notion du travail d’équipe mais encore faut-il que cette équipe ait quelque chose à foutre rendue au bureau! Nos amis canadiens ont en effet trouvé la formule magique pour traiter avec le BQ qui consiste à agir exactement comme s’il n’existait pas (chose rendue d’autant plus facile depuis qu’il n’est même plus reconnu!) . Dans ce contexte, il fallait lui demander quoi, au juste?

D’ exercer son leadership et de valoriser ce groupe parlementaire d’ élus!! Ce qu’ elle n’ a pas réussi. D’ ailleurs cette femme n’ a jamais exercé aucun leadership depuis qu’ elle est en politique et le PQ est bien content de s’ être débarasser d’ elle!

Essayez d’imaginer cette personne à la tête d’un gouvernement (on jase!!!) – à la 1ère occasion où ses idées ne seraient pas soutenues (intérêt personnel) – le chaos à l’interne mais plus important l’impact pour la population (intérêt collectif) – totalement impensable.
Bien malheureux

Ben oui, on jase…
Imaginez une corporation de médecins néocapitalistes à la tête du Québec « – à la Ire occasion où ses idées ne seraient pas soutenues (intérêt personnel) – le chaos à l’interne mais plus important l’impact pour la population (intérêt collectif) – totalement impensable.
Bien malheureux! »

Martine Ouellette est une dur de dur et on en a besoin dans le parti Québécois de ces gens qui ont de la colonne vertébrale et qui n`ont pas peur de parler de la séparation du Québec, les personnages qui ont peur de dire le mot séparation, passent dans le publique pour des mous et les électeur n`aiment pas ça, c`est blanc ou c`est noir, je pense que la pensée éternelle du « à la prochaine » ça fait près de cinquante ans qu`on l`entend, c`est une douleur aux oreilles..il y a un dicton qui dit, « tout ce qui traine se salis « . Quant à moi le temps du Block c`est FINI, fini de dépenser nos énergies en tournant en rond, c`est un block qui bloque l`avancement du mouvement séparatiste. Au fédéral il devrait y avoir beaucoup de députés Québécois de tout parti qui selon moi, devraient si ils ont assé le cœur à la bonne place, défendre le Québec bec et ongle.

« Nous mesurerons notre taux de succès à la brièveté de notre mandat. » – Lucien Bouchard lors de la création du Bloc québécois en 1990…

Pas d’autres questions votre Honneur.

François Ier , une simple interrogation, par curiosité:
Parlez de vous de vous-même quand vous écrivez : « Il n’y a que la gogoche qui dit vrai. Comme dans le bon vieux temps de Mao et Staline. »
En d’autres termes, êtes-vous « une gogoche » à vous tout seul?

Trouvez-vous qu’un putsch politique constitue une pratique démocratique acceptable?

Réflexion faite, je me demande si le Bloc ne serait pas en train de procéder à une purge pour mettre à la porte tous ceux qui ne veulent pas se battre pour l’indépendance et sont « parkés-là » pour encaisser une paye facile; ce que nombre de personnes leur reproche d’ailleurs depuis des années.

Dans un tel contexte la remise à 2019 pour un vote de confiance s’explique très bien pour que Martine Ouellet se donne le temps de constituer une nouvelle cohorte de candidats.tes indépendantistes pour les prochaines élections fédérales et changer en profondeur la vocation du Bloc qui semble en avoir bien besoin.

Au fond, on assiste peut-être à une prise de contrôle du Bloc par le bloc indépendantiste du Bloc québécois pour chasser la vielle garde bien assises dans le ronron quotidien de la politique canadienne.

Vu comme ça, il s’agirait donc d’une bataille légitime, même si elle n’est pas facile à regarder.

Mais qui serait assez bête pour ouvrir son jeu stratégique quand il s’agit d’une d’une batailles pour un changement aussi important?

Christian Montmarquette

@ Christian Montmarquette,

Je trouve votre conception plutôt intéressante, car elle impliquerait qu’il y eût derrière tout cela : une stratégie. Et non pas ce que tout le monde prend pour un aléa. Ce serait même disons-le : une stratégie machiavélique digne des plus aguerris des politiciens. Ce qui confèrerait à madame Ouellet un certain génie.

Cependant cela, me porte à tout le moins à trois interrogations :

1— Madame Ouellet aurait-elle vraiment trouvé une stratégie gagnante pour promouvoir et faire l’indépendance du Québec ?

2— Est-ce que ce virage aurait-il vraiment le soutien (ou d’une large majorité d’appuis) des quelques 20 000 adhérents de Bloc Québécois ?

3— Est-ce que cette « nouvelle cohorte » de candidat(e)s aura toutes les qualités pour convaincre les électeurs de partout au Québec d’envoyer 40, 50 ou plus des leurs siéger à Ottawa.

— Question subsidiaire 1 : N’est-il pas un dicton qui dit ceci : « Chassez le naturel et le naturel revient au galop »…. D’où ma question : Ne pensez-vous pas qu’il y ait un risque qu’après quelques mois, la « nouvelle cohorte » ne finisse par prendre comme la précédente, les « bonnes vieilles habitudes » qui prévalent usuellement à Ottawa ?

— Question subsidiaire 2 : Considérant tout cela, êtes-vous prêt comme électeur à signer un chèque en blanc à madame Ouellet pour la prochaine élection fédérale de 2019 ?

Bon…le Bloc des 7 dissidents envisage de créer un nouveau parti politique à Ottawa.

Tant qu’à être dans le trouble…

Ceci aidera le PQ et les séparatistes? Je ne pense pas. Incapables de gérer un petit groupe de 10 individus, comment peuvent-ils prétendre pouvoir créer un « pays »?

C’est tout de même ironique non?

On reproche à Martine Ouellet de vouloir parler de séparatisme dans un parti politique voué au séparatisme…

Jusqu’où iront les séparatistes dans leur hypocrisie?