Maxime vs la loi 101

Maxime Bernier est un homme courageux. Le voici, à gauche, s’attaquant à la loi 101, à droite.

Bonne chance Maxime !

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Les intolérants, au Québec, forment effectivement une grosse vague.

Ce qui choque la majorité silencieuse à laquelle M. Bernier fait allusion, ce n’est pas l’aspect « langue du travail » de la loi 101, mais son aspect « langue d’enseignement » : notamment, son application mur-à-mur à travers le Québec, incluant les villes où les écoles anglaises étaient en train de dépérir AVANT 1976.
Autour de la langue de travail, je crois qu’il y a un certain consensus. Autour de la langue d’affichage, le consensus est plus ténu. Autour de la langue d’enseignement dans les régions autres que Montréal, il n’y a aucun consensus. Pourquoi un francophone de Lac Mégantic, Beauceville, Alma, Matane, Thetford-Mines, Victoriaville, Trois-Rivières, Drummondville ou Port-Cartier ne pourrait-il pas avoir le droit d’envoyer son enfant à l’école de son choix? Pourquoi le brimer pour un problème spécifique à la région Montréalaise?

Au moment de la promulgation de la loi 101, l’anglais était en déclin dans plusieurs municipalités québécoises. Malgré cela, elle a été appliquée mur-à-mur, partout au Québec. N’aurait-il pas suffi de l’appliquer seulement là où l’anglais était stable ou en progression, c.-à-d. dans la grande région de Montréal (du Richelieu à St-Jérôme, disons), et non à Gaspé, Thetford-Mines, Shawinigan ou même Québec?

Dans la municipalité où s’est installé mon arrière-grand-père, 9 écoles (de rang) sur 11 étaient anglophones. Au moment de la promulgation de la loi 101, la communauté anglophone de cette municipalité était diminuée, anémique, fragile et en voie de disparition. Appliquer la loi 101 à une telle municipalité peut générer des méfiances justifiées.

La loi 101 pourrait être plus libérale. Par exemple, elle ne devrait pas, comme elle le fait maintenant, condamner à la disparition les écoles primaires et secondaires publiques anglophones. Pourquoi condamner? A cause de ces 3 éléments: basse natalité anglophone; grande mobilité anglophone; transfert de certains anglophones vers l’école française; nombre insuffisant de mariés « mixtes » (anglo-franco) qui envoient leurs enfants dans les écoles anglaises.

Par exemple, une loi 101 pourrait permettre l’accès à l’école de son choix:

1) à toute personne dont un des parents est né au Canada.

2) aux immigrants de langue maternelle anglaise.

3) à tous les immigrants qui vivent à l’extérieur du grand Montréal (on ne va tout de même pas me dire que l’anglais risque d’être envahissant à St-Georges de Beauce ou à Matane).

Si cela ne suffit pas à corriger la menace de disparition (quand ce n’est pas la disparition effective dans plusieurs petites villes) des écoles primaires et secondaires anglophones, on pourrait penser à une loterie qui donnerait à 10 % des immigrants l’accès à l’école de leur choix.

Il n’y a qu’un caveat à ce que je viens d’écrire: si les anglos (tous ceux qui sont allés à l’école anglaise) s’intermariaient avec des francos (ceux qui sont allés à l’école française) et envoyaient systématiquement leurs enfants à l’école anglaise, et que, de nouveau, leurs enfants s’intermariaient et envoyaient systématiquement leurs enfants à l’école anglaise, etc. la disparition à terme des écoles primaires et secondaires anglophones pourrait être évitée.

Manifestement, cette mixité polarisée ne se produit pas, ou plutôt, se produit un peu, avec pour seule conséquence de reporter à un peu plus tard la disparition des écoles publiques primaires et secondaires anglophones.

M.Lisée, nous aimerions bien que cette marée gigantesque ressemble à la loi 101 adopté sous la supervision du grand homme, Camil Laurin.
Aujourd’hui, la loi 101 de 2011 est passablement travestie par la cour suprême. Jusqu’à la notion de -prédominance du français- qui en origine qui a réussi à se faire adopter par des souverainistes. M.Bernier peut faire du surf sur la loi 101 non seulement parce qu’il se comporte en beach boy immature tout autant parce que la notion de prédominance linguistique n’est pas suffisamment affirmative.

Ma référence à un mot anglais n’est pas contradictoire, c’est un emprunt très compréhensif qui symbolise l’américanisation de la droite de la capitale qui se proclame libertarienne.

Pierre Bouchard

Monsieur Lisée,

Comme beaucoup d’autres, nous sommes tombés dans le piège. Cet homme malsain veut nous distraire. Au lieu de continuer notre engagement quotidien envers notre société et son parachèvement, nous croyons important de détourner nos pensées vers cet insignifiant personnage.

N’avons nous pas remarqué que ces demi-hommes lâchent aléatoirement de ces ballons qui attirent notre attention un instant mais qui profondément nous agressent?

Mais ce qui est pire, ce pion agit en service télécommandé par le pire et le plus dangereux politicien que le Québec (et le Canada) ait connu. (bien qu’il soit possible de dire que Trudeau ne donnait pas sa place).

Le maître de Bernier, Harper, lui a donné cet ordre: «Fais les japper,ces séparatistes».

Maxime nous a habitués à n’être surpris de rien, venant de lui. C’est certain qu’en Beauce, comme à Shawinigan d’ailleurs, la Loi 101 n’est pas tellement utile. Tous les Québécois doivent savoir cela.

Ma surprise cependant, vient du fait que plusieurs de nos représentants francophones à Ottawa se croient obligés de critiquer cette loi quand ils n’ont rien d’intelligent à dire pour épater leurs collègues. Puis-je leur rappeler que souvent, le silence est d’or.

Salutations cordiales

Bonsoir,
Si nous regardons le tout avec la moindre objectivité, Monsieur Maxime Bernier a totalement raison car la Loi 101 est un diachylon sur une jambe de bois, le tout servi dans une langue de bois des thuriféraires de la Cause Nationale car dans l’ère actuelle des communications, le tout n’est que du vent ! Au plaisir, John Bull.

Monsieur Lisée,

Le politicien a droit à son opinion. Pour une fois qu’un de nos élus ose dire ce qu’il pense. Aux gens de son coin de pays de l’élire de nouveau s’ils trouvent qu’il a de l’allure…ou de le défaire aux prochaines élections s’il croit qu’il est un idiot. Mais de grâce, cessons de varloper les politiciens qui n’adoptent pas la langue de bois…

Les Québécois sont bizarres non?

Ils veulent clairement, sondage après sondage, avoir la LIBERTÉ de choix de la langue d’enseignement pour leurs enfants (sous-entendu: ils veulent que leurs enfants aillent à l’école Anglaise!) mais ils se tortillent d’horreur lorsque l’un des leurs les place en face de leurs incohérences linguistiques…

Personnellement, la loi 101 n’est qu’une béquille qui doit être éliminée immédiatement. La « fierté » des Québécois n’a rien à voir avec une loi mais tout à voir avec la liberté de choix.

D’ailleurs, la qualité de la langue française s’est effroyablement détériorée depuis l’adoption de cette mesure coercitive 101 s’tie! Et c’était prévisible. Lorsqu’on juge qu’un aspect de notre vie est suffisamment « protégé », on le prend pour acquis et on n’y porte aucunement attention. On cesse d’y investir temps et ardeur et on cesse de s’en préoccuper.

Nos ancêtres ont vécu au Québec et en Français durant plus de 250 ans SANS loi 101!!! Sommes-nous plus idiots qu’eux?

Avant de permettre à une personne de fréquenter
l’école anglaise,ou d’y envoyer son ou ses rejetons,assurons nous qu’ils parlent et écrivent un français convenable,sans fautes,avec un vocabulaire soigné et une syntaxe correcte.
Pour adoucir cete mesure ,qui si elle était appli-
quée intégralement signifierait la fermeture de
toute les écoles anglophones du Québec,permettons
à ceux qui ont déja étudiés en anglais de faire de même avec leurs enfants.

C’est la politique qui est du vent charriant le plus d’énormités au pouce carré. La langue quant à elle traduit la culture propre d’un peuple. Et la culture québécoise actuelle en est une d’affirmation. Pour les Québécois qui favorisent l’assimilation à la culture anglo-saxonne, il est facile de vivre à l’étranger… Pourquoi alors s’obstiner à vivre plus longtemps dans un ghetto raciste et condamné à disparaître ?

Même en tapant sur le Québec au Canada anglais pour se faire du capital politique dans le but de de venir pm. Cependant jamais il n’atteindre son but tout simplement par manque d’intelligence. Parfois j’ai honte des Beaucerons d’avoir pu élire ce »nono »

Cette image provoque plutôt une panoplie de blagues sur les « petites personnes »(Marois) et l’obsession à se battre contre mer et marée à la recherche des conditions gagnantes et d’autres.

En fait,

Si j’avais été monisieur Bernier, c’est «IVIDENT» que j’aurais dit que les Canadiens devraient être obligés d’apprendre les deux langues officielles. Le choix devrait porter sur quelle des deux est la langue première et la langue seconde…Puis s’il étais si courageux comme le prétend monsieur Lisé…J’aurais encouragé les gens à apprendre un 3e langue (ex. l’inuktituk, pas mal pour notre culture générale!)

Merci

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