Meech 3. Quoi qu’on dise…

Robert Bourassa nage. C’est un exercice auquel il s’astreint quotidiennement, pour garder la forme. C’est aussi une cérémonie. Un rituel qu’il accomplit chaque fois que sa fonction l’oblige à un effort particulier, à une décision difficile. « Dans les moments importants, je vais nager pour dégager l’esprit de la déclaration — comme je ne lis pas de texte écrit. J’improvise d’une certaine façon, dans la forme sinon dans le fond. »

Pour souligner les 20 ans de la mort de l’accord du lac Meech, il me fait plaisir de vous présenter, en feuilleton, des extraits du premier chapitre de mon livre Le Tricheur, qui relate comment les acteurs politiques québécois ont vécu la mort de l’accord.

Les cadres du pouvoir chinois tremblaient dans leurs cols Mao chaque fois que le Grand Timonier se lançait, torse nu, dans le Yangtsé. Sa plongée annonçait invariablement une nouvelle purge, camouflée sous un mouvement de masse. À Québec, ce sont les journalistes qui guettent les baignades du premier ministre, les jours où l’histoire change de paragraphe ou de page. Aujourd’hui, sentant qu’un nouveau chapitre pourrait s’ouvrir, ils sont particulièrement fébriles.

« Quand c’est rendu que les journalistes vous attendent quand vous allez nager ! » peste le premier ministre. Ils font le pied de grue autour de l’immeuble du Club des employés civils, où se trouve la piscine, espérant lui arracher une phrase au passage. Les agents de sécurité font entrer le premier ministre par une porte dérobée. Entre deux longueurs, Bourassa cherche « la » phrase de son discours du soir. La conclusion. La formule choc. Celle qu’on citera longtemps.

Il a accepté l’idée de la proclamation [proposée par ses conseillers]. Il l’aurait peut-être eue tout seul. Maintenant il veut la tourner « de la façon la plus concise et la plus percutante possible, en préservant l’avenir, comme c’était ma responsabilité comme premier ministre ».

Joli truc. Car préserver l’avenir, en ce jour, c’est parler fort, mais sans se compromettre. Claquer une porte, sans la fermer. Robert Bourassa nage. En pleine « zone grise », dit-il. Quant au fond, « qu’est-ce qui pouvait arriver ? Il y avait pas tellement de  choix : trois choix, finalement. Un qui était à rejeter, c’était : « On présente l’autre joue, on dit pas un mot. » L’autre qui était risqué, pour ne pas dire téméraire, c’était de dire : « Vous voulez pas de nous autres ? On s’en va tout seuls ! » Et le troisième choix c’était entre les deux, sans qu’on voie clairement ce que ça pouvait être à ce moment-là. À très court terme il fallait poser des gestes pour garder le contrôle de l’agenda. »

Robert Bourassa nage, mais ne plonge pas. Quant à la forme, la solution lui vient, entre deux vaguelettes. Il croit se souvenir d’une citation du chef d’État français, d’un discours livré par de Gaulle à Constantine, en Algérie, à son retour au pouvoir en 1958 ou 1959, qu’il a peut-être entendu, grâce à sa radio à ondes courtes, un soir, dans son petit appartement d’étudiant à Oxford.

Quelque chose comme « Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, l’Algérie française, aujourd’hui et pour toujours… » se souvient-il. Une façon de dire que jamais Paris n’accéderait aux demandes d’indépendance des Algériens, mais protégerait les intérêts de la minorité française en sol algérien.

De Gaulle n’a jamais prononcé cette phrase. Il a lancé à Alger son fameux « Je vous ai compris ! », volontairement trompeur. Il s’est un jour laissé aller à reprendre un slogan de la foule —Vive l’Algérie française ! — sans s’en rendre compte, a-t-il prétendu, et, ce qui est certain, alors même qu’il manœuvrait en coulisses pour mettre fin au statut colonial, donc français, de l’Algérie. L’emprunt de Bourassa ressemble bien plus dans sa forme à une citation de Proudhon : « L’État, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, n’est, ni ne sera jamais la même chose que l’universalité des citoyens. »

Qu’importe la méprise, c’est l’intention qui compte. Le premier ministre québécois décide de s’inspirer de la forme et de l’esprit d’un mensonge pour apaiser ce soir-là son peuple meurtri.

« Ça ne vous a pas fait hésiter ? » lui-ai-je demandé.

« Ça m’a fait hésiter de dire que j’avais pris ça là. […] Je me suis dit, il y a certainement quelqu’un qui va dire : « Oui, mais, deux ans plus tard, c’était l’Algérie algérienne ! » Mais ça n’a été souligné nulle part. »

Robert Bourassa nage. Il n’hésite pas parce que l’idée de tromper son public le rend mal à l’aise. Il hésite parce qu’il craint de se faire prendre. Sorti des eaux de la rhétorique, il fait le tour de la piscine. S’assied sur les marches de l’escalier. Écrit au crayon feutre sur de petites fiches les mots qui lui sont venus à l’esprit. Esquive les journalistes à la sortie de l’immeuble, esquive les journalistes en entrant au bunker, emprunte au sous-sol le corridor qui va au parlement, et se rend jusqu’au bureau situé derrière la chambre bleue.

Là, Bourassa rumine. Répète son discours devant Rivest qui a le suprême privilège, dans les moments forts, d’être son premier public. Le conseiller peut voir les mots sur les fiches : « Rappeler le but de Meech, les efforts. » Il y a le mot « remercier ». Pas de phrase complète, sauf la formule choc, écrite en entier. Rivest a le droit d’écouter, pas celui de critiquer. «J’argumente pas, son affaire est faite. C’est probablement pour ça qu’il me prend, moi. » Mais s’il pressentait un désastre absolu, Rivest pourrait sonner l’alarme.

À l’Assemblée, pleine comme un œuf en ce vendredi soir, aucun ministre, aucun député ne sait comment Bourassa va présenter les choses. À l’oral, Bourassa a si rarement ému, si souvent déçu, qu’il n’a qu’à être bon pour paraître excellent. Ce soir, il sera très bon.

Il se lève, fait le rappel des événements, remercie ceux qui l’ont épaulé dans la traversée de Meech, dont, nommément, l’Ontarien David Peterson. Il évoque l’injustice faite aux Québécois, et rappelle, louangeur, le nom de René Lévesque, qui avait fait preuve, dit-il, « d’une grande flexibilité » après mai 1980, pour « réintégrer le Québec dans la constitution canadienne ». Le ton est bon, le rythme décidé. La voix claire trahit la déception.

Quelques minutes seulement, puis vient la formule pseudo-gaullienne : « Quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement. »

À cet instant, exactement, le Québec se divise en deux. Il y a ceux qui savent. Il y a ceux qui rêvent. Le récit des deux années à venir se résume, pour beaucoup, aux fluctuations de la ligne de démarcation.

* * *

Robert Bourassa, lui, sait. Il sait qu’il n’a rien dit.

« Quand je me suis assis, la réaction que j’avais c’est : « C’est fait, et il semble que ce soit bien fait. » »

L’effet produit le déroute. Autour de lui, tout le monde est debout. Les libéraux, bien sûr. Normal. Mais des péquistes, aussi. Jacques Parizeau, qui dans son propre discours l’appelle « mon premier ministre » — du jamais entendu — et lui dit « je vous tends la main » — du jamais vu —, traverse l’allée centrale pour venir le féliciter. Les applaudissements sont longs, nourris, chaleureux. Rien à voir avec «la claque» qui accompagne d’ordinaire les prestations ministérielles.

« Quand Robert Bourassa a lu son texte, se souvient un député libéral alors nationaliste modéré, Jean-Guy Saint-Roch, il y a eu un silence de mort. On a été estomaqués, puis il y a eu un sentiment d’euphorie. Moi, c’est un des rares moments où j’ai senti qu’il n’y avait plus de ligne de parti, plus d’opposition. Aujourd’hui, on lit le texte dans les gallées [Verbatim des travaux de l’Assemblée] et c’est froid. Mais si t’étais là, t’as vu le visage, le ton de la voix. On était des Québécois à ce moment-là. On est à la croisée des chemins et on y va. »

Bourassa assiste au déferlement. « C’aurait pu être des applaudissements polis. En chambre, on ne se lève pas à tout bout de champ, c’est pas la routine. Je n’avais pas écouté la radio toute la journée. Je n’étais pas sensibilisé à l’atmosphère. » Il ne s’attendait pas, en cette enceinte, à une réaction « aussi éclatante ». Au-delà des murs de l’Assemblée nationale, aussi, l’impact est, dit-il, « plus grand que je l’avais pressenti». «J’ai constaté qu’il y avait un niveau d’intérêt et d’anxiété dans la population que je n’avais pas connu depuis-certainement depuis mon retour » au pouvoir. Cherchant des exemples, il cite… la crise d’octobre de 1970, la grande grève du front commun de 1972. Mais depuis 1985, malgré la tension linguistique autour de la loi 178, il n’avait jamais retrouvé ni « senti l’anxiété presque palpable. Et c’était le cas, cette journée-là. Et le lendemain, s’il y avait quelque chose, c’était encore plus grand. »

Lorsqu’on revoit l’enregistrement de ce moment, on observe un Robert Bourassa, assis après l’effort, un peu sonné par la réaction des députés et des ministres. Hagard, comme s’il s’était réfugié dans sa carcasse et se forçait à en ressortir chaque fois qu’un collègue lui tendait la main. Puis il y retournait, le regard un peu absent. L’homme semblait débordé, dépassé.

On n’invoque le fantôme de De Gaulle qu’à ses risques et périls.

(Demain: La rectification)

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15 commentaires
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Sans commentaire. Votre titre dit tout « le tricheur ». Il en a été de même de Chrétien, Bourassa, et Charest. Et nous a chaque fois on gobe.

Entre boubou et Charest, il y en a un qui fait le tapis, et l’autre qui veut nous mettre au tapis.

Charest, en allant écouter des bêtises d’un océan à l’autre pour son fameux rapport savait déjà combien le Canada nous refusait le droit d’être nous-mêmes.

Sa participation au NON, son cautionnement des stratégies des fédéralistes et sa complicité avec des députés et des milieux qui méprisent les Québécois, c’est infâme.

Alors que malgré tout, boubou avait tenu son bout pour préserver l’essence de la lois 101, Charest la charcute.

Boubou nous mentait, Charest nous méprise.

Excusez…

MEECH 2,

À PRÉPARER, À NÉGOCIER ET À FAIRE SIGNER PAR TOUTES LES PROVINCES ET LE GOUVERNEMENT DU CANADA.

1) Il faut absolument trouver un moyen pour retrouver le respect de nous-même, ici au Québec. D’abord!

2) Ensuite, Il faut créer les conditions, c’est-à-dire faire ce qu’il faut (avec une patience à toute épreuve), pour faire élire, avec un fort appui du Québec, un parti ou une coalition canadienne (pourquoi pas si c’est ce que ça prend?) qui doit absolument remplacer DÈS QUE POSSIBLE, l’actuel »regroupement religieux d’extrême droite » qui gouverne le Canada, et qui pose présentement les gestes qu’il faut pour le gouverner possiblement longtemps encore si on ne l’arrête pas au plus tôt.

3) Finalement, il faut, avec ce parti, d’action démocratique respectueux des différences, ou cette coalition, préparer le terrain pour négocier et
faire signer, par les autres provinces et le futur nouveau gouvernement du Canada, un lac Meech 2 si soigneusement ”reformulé” (avec le remplacement obligatoire du mot DISTINCT qui infériorise les populations des autres provinces, incluant les francophones qui y habitent et les communautés culturelles du Québec autres que la communauté des de souche), qu’il sera assez bien vu dans l’ensemble du Canada (TOUT EST LÀ) pour que chaque province désire le signer.

Conclusion : Je préfère nettement un modèle d’action démocratique, respectueux des différences, qui incitera et entraînera l’ensemble des provinces à participer et qui ne laissera nulle part de séquelles négatives durables, à tout modèle d’affrontement qui ne peut mener qu’à un échec certain, compte tenu du fait qu’un référendum sur l’indépendance ne peut désormais plus être gagné. Et nous savons tous que la population du Québec n’a pas besoin d’un autre échec et encore moins d’un amenuisement de sa dignité.
Alors efforçons nous de faire ce qui est encore faisable, c’est-à-dire Meech 2 négocié et signé, et réalisons que c’est ce que nous pouvons faire de mieux, pour »toute » la population du Québec et pour »tous » les autres canadiens : amérindiens, françophones, anglophones, allophones, ancients et nouveaux résidents.

Claude Pelletier
Montréal, QC

Un canadien-français, du 3ième âge, de vieille souche par ses aïeux, qui a suivi de près tout ce dont nous parlons présentement et qui souhaite que nous ne cessions de faire tout ce que nous avons encore le cœur de faire pour prendre et sauvegarder notre place au soleil et nos valeurs, dans le plein respect des autres, et sans faire quoi que ce soit pour empêcher tout autre citoyen canadien et tout nouvel arrivant de faire ce qu’il sent devoir faire pour s’intégrer d’abord, dans le respect de la population d’accueil, et se tailler, lui aussi, une place au soleil.

À quand la célébration du 25e anniversaire du premier référendum Monsieur Lisée?

J’aimerais beaucoup voir ce moment en entier sur Youtube. Si ce type d’archive est disponible.

Il n’a rien dit dites vous. Pourtant Jean-Guy St-Roch a senti quelque chose. Comme tout le monde. Ce serait bien me semble-t-il de pouvoir utiliser Bourassa contre lui-même.

Ce rappel historique, enrichi comme en photographie, par la profondeur de champ «temporel», nous permet de réaliser que quoi qu’on dise, le PLQ, aujourd’hui accablé par une gangrène qui se généralise, n’aura jamais été, in fine, qu’à la solde du Canada.

Bourassa n’aura été, en définitive, qu’un autre roi-nègre qui aura laissé croire que le Québec pouvait attendre quelque chose de lui.

À Ottawa et dans tout le ROC, on sait bien que le proverbe disant que chien qui aboie ne mord pas est particulièrement vrai dans le cas du PLQ. Conséquemment ils savent qu’on a rien à craindre d’un gouvernement québécois libéral même s’il crie haut et fort. Le chien ne mordra pas. On a juste à bien le tenir en laisse et il finira bien par se calmer et obéir au maître. Brave chien !

Bravo pour votre rappel historique.

Trudeau à toujours méprisé avec raison ce Bob Bourassa déguisé en nationaliste Québecois tout en faisant rien d’autre que de récupérer tous et chacun et à toujours trahir la Nation Québecoise
Trudeau disait avec raison ; C’est un pleutre mangeur d’hot dog qui refuse de sortir de son cabanos colonial

@ Claude Pelletier

Oubliez Meech 2. Si c’était possible je ne serais probablement pas souverainiste. Les travaux des IPSO l’ont très très clairement démontré. Il n’y a plus aucun appétit dans le reste du Canada pour réformer la constitution. Pire encore, les canadiens anglais sont en forte majorité contre tous les compromis de Meech.

C’est fini monsieur Pelletier. Malheureusement il faut règler la question constitutionnelle parce qu’elle empoisonne la politique québécoise. On ne peu pas la contourner parce qu’elle est un « éléphant dans la pièce » comme disent les anglais.

Or, il n’y a plus de partis fédéralistes au Québec et au Canada. Des partis qui défendent le principe du fédéralisme : deux paliers de gouvernements souverains dans leurs champs de compétence propre ça n’existe plus au fédéral. Au Québec, l’ADQ sous Detell est aplaventriste comme aucun parti ne l’a été avant et les libéraux ne se préoccupent vraiment de constitution que lorsque qu’ils peuvent marquer des points politiques. Les libéraux ne se préoccuppent plus de constitution et n’ont plus aucune stratégie en ce sens.

Donc, il n’y a plus de fédéralistes. Que des « non-souverainistes » comme François 1er qui n’ont rien à proposer. Nous n’avons plus que 2 choix :Le Statut quo ou la souveraineté. Toute autre option, aussi sympatique soit-elle n’est qu’une vue de l’esprit n’ayant plus aucune prise sur la réalité. Je le déplore, mais j’en prend acte.

François 1 :
juin 16, 2010 à 4:56
À quand la célébration du 25e anniversaire du premier référendum Monsieur Lisée?
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Le Conseil de la souveraineté du Québec a mis sur pied une vaste opération de commémoration des deux référendums, entre le 20 mai et le 30 octobre 2005.

François 1 a dormi au gaz durant cette période.

Un bel exemple de ce qui s’appelle l’amnésie historique.

@Charles Gill
Vous avez bien raison et je rajouterais que Charest s’est toujours fait élire sur de fausses promesses et qu’avant son arrivée au Québec il était un des leaders des charges hostiles contre le Québec. Ça serait intéressant de dépoussiérer des épisodes de sa vie politique dans son ancienne incarnation, au fédéral.
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@Claude Pelletier
Vous êtes plein de bonnes intentions mais vous prenez vos rêves pour une réalité. S’il y a une constante dans notre Histoire, c’est bien celle qui fait que la Canada est un pays artificiel fortement segmenté. Jamais le ROC n’acceptera les revendications légitimes et historiques du Québec. Quasiment assimilé aux USA, le ROC n’a aucun respect pour le Québec et il ne comprend toujours pas les raisons de notre résistance à l’assimilation.

À votre point 1) je dis que la première chose à faire est de se débarrasser au plus sacrant de Charest et de son parti gangréné jusqu’à l’os.

À votre point 2) j’aimerais vous rappeler que le Bloc n’a pas toujours existé et avant sa présence à Ottawa, aucun parti politique n’a réussi à faire ce que vous souhaitez. La seule façon que le Québec peut agir sans s’offrir pieds et mains liés au Roc s’est justement de concentrer son vote
vers un seul parti à savoir le Bloc. Ne soyez pas dupe tout de même M. Pelletier !

Quant à votre point 3) vous prenez pour acquis a) que ce parti existe ou même pourrait exister, ce qui est une vue de l’esprit sans aucune prise sur la réalité politique québécoise et canadienne et b) même si un tel parti venait à exister, le ROC n’aurait pas plus de raisons que maintenant pour accepter un Meech 2. Sur ce point vous ressemblez beaucoup au Candide de Voltaire. Désolé !

Si nous voulons négocier quoi que ce soit avec le ROC, il faut se donner un rapport de force le plus important possible. Sinon on s’en va tout droit à l’abattoir, vers la louisianisation de la société québécoise. Il est là l’exemple. On n’a pas à en inventé un. Est-ce l’avenir que nous voulons pour le Québec, devenir une deuxième Louisiane ? Très peu pour moi.

En terminant j’avoue, même si je suis aussi du troisième âge, que votre angélisme me touche mais c’est une utopie de croire que nous pourrions rapatrier tous les pouvoirs qui nous semblent être nécessaires sans indisposer un groupe ou l’autre.
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@François 1
À vous de l’organiser. Tenez-nous au courant …
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@Pragmatisme
Vous avez raison. Les champs de compétence ne veulent plus rien dire à Ottawa. Il y a un net déplacement vers la centralisation des pouvoirs.

Mais avez-vous pensé que si cette réelle tendance centralisatrice se poursuit et s’amplifie à Ottawa et que la société québécoise y est sensibilisée, peut-être, en réaction verrons-nous l’idée de la souveraineté progresser car elle serait alors perçue comme le meilleur moyen de contrer cette centralisation ? L’effet pervers quoi.

@ pragmatisme, en réponse à votre commentaire # 9.

J’apprécie votre réponse, et vous avez peut-être raison.

Mais je continue de souhaiter et d’espérer qu’un Meech 2 soit quand même encore possible, sinon je crois bien que nous devrons nous contenter du statu quo en souhaitant que le Parti Québécois puisse faire élire et diriger au plus tôt un bon gouvernement de transition en attendant la création d’un nouveau parti plus uni, plus respectueux des différences culturelles et plus représentatif de l’ensemble des québécois, avec ses anciens et nouveaux résidents : amérindiens, francophones de souche et d’immigration récente, anglophones et allophones de souche et d’immigration récente.

@ Charles Gill, votre commentaire # 2.

Je suis entièrement d’accord avec ce que vous dites à propos de Jean Charest. Il a été lorsqu’il était député fédéral et est toujours, je crois, au moins aussi déterminé à briser les efforts historiques »d’affirmation » des québécois francophones, qui forment toujours + de 80% de la population du Québec tout de même, que Harper peut l’être.

À mon avis, Charest et Harper sont 2 hypocrites assoiffés de pouvoir.

Il faut vraiment se débarrasser d’eux au plus tôt et ne jamais réélire aucun de leurs semblables.

@ Raymond Campagna:

« Une vaste célébration »!!!

Quelqu’un s’en souvient?

Et le trentième anniversaire cette année? Quelqu’un s’en charge chez les séparatistes?

Tiens, j’ai une suggestion: pourquoi ne pas appointer Gilles Duceppe? Il pourrait faire quelque chose d’utile pour faire changement non?

François 1, qui demande : « Qui s’en souvient ? », prouve une autre fois ce que j’avançais déjà le 16 juin :
«Un bel exemple de ce qui s’appelle l’amnésie historique».