Meilleurs résultats pour les élèves du privé : pas pour les raisons qu’on pense

«Il vaut mieux inscrire son enfant à l’école privée si on veut lui donner toutes les chances de pouvoir rédiger un court texte dans un français acceptable à la fin de ses études secondaires», rapportaient certains médias il y a quelques jours. Une nouvelle qui agace le Dr Alain Vadeboncœur…

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Photo : Getty Images

«Il vaut mieux inscrire son enfant à l’école privée si on veut lui donner toutes les chances de pouvoir rédiger un court texte dans un français acceptable à la fin de ses études secondaires.»
Politique

Ce paragraphe donne son ton à l’article du Devoir paru le 11 janvier 2015 et portant le titre  «Enseignement du français : le privé supplante le public».

Le texte original de la Presse Canadienne a aussi été repris par L’actualité et Radio-Canada, notamment.

Ça devient tellement une rengaine servie à toutes les sauces qu’il fallait que je finisse par écrire mon agacement. Voilà, je suis agacé.

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Parce qu’en apparence, la conclusion s’impose : «Les jeunes finissants de cinquième secondaire ont une bien meilleure maîtrise du français écrit s’ils ont fréquenté une école privée plutôt qu’une école publique».

L’école privée ferait un meilleur boulot. Il me semble pourtant que ça ne tient pas la route.

Faisons courir les élèves

Pour voir si l’idée se tient, imaginons qu’on construise des écoles de course à pied. Après tout, on trouve déjà des écoles de hockey, de ballet, d’hôtellerie, etc.

Dans ces écoles, il s’agirait surtout de courir — et de courir vite.

Et chaque année, durant les olympiades, les élèves de l’école de course courent plus vite que ceux des écoles ordinaires. Les journalistes rapportent l’exploit en s’emballant : «Il vaut mieux inscrire son enfant à l’école de course si on veut lui donner toutes les chances de pouvoir courir le 100 m dans un temps acceptable à la fin de ses études secondaires !»

Du coup, on se précipite pour pousser les enfants à l’école de course. Et les parents, pas fous, font tout ce qui est possible pour améliorer la vitesse de pointe de leurs rejetons : chaussures spéciales, entraîneurs privés, clubs de course d’été, etc.

Mais comme il y a beaucoup d’appelés, les écoles de course font passer un examen d’entrée, ce qui leur permet de choisir les meilleurs coureurs.

Plusieurs enfants réussissent également l’examen d’entrée à l’école sans préparation — ils courent déjà vite, voyez-vous.

Beaucoup d’autres, courant pourtant très vite, ne sont cependant pas admis à l’école. C’est qu’on exige 3 500 dollars par année scolaire : il faut bien payer le gymnase, la salle d’entraînement, les chronomètres, le revêtement de la piste extérieure, etc.

Les défis de l’école ordinaire

Question course, on remarque aussi que certains élèves courent vite dans les écoles ordinaires. D’autres courent moins vite, mais maintiennent tout de même la cadence en recevant beaucoup d’aide. Des spécialistes — jamais assez — les encadrent, leur donnent des trucs, travaillent l’endurance ou l’agilité, planifient et visent des objectifs adaptés, afin de leur permettre de courir au mieux de leur capacité.

Dans ces écoles ordinaires, les professeurs de course sont dévoués, même s’ils enseignent dans des conditions plus difficiles que dans les écoles de course. Dans de nombreuses classes, les jeunes courent lentement ou n’arrivent tout simplement pas à entrer sur la piste. Ces professeurs ont d’autant plus de mérite de rester dans les écoles ordinaires qu’ils savent que le travail est un peu plus facile dans les écoles de course.

Au fond, tout le monde sait bien que les professeurs des écoles de course et ceux des écoles ordinaires se ressemblent : même formation, revenus similaires, intérêt pour leurs élèves et matières presque identiques.

À la fin du secondaire, mystérieusement, les élèves des écoles de course courent plus vite, en moyenne, que ceux des écoles ordinaires. Comme ça dure depuis un certain temps, certains affirment que tout va de plus en plus mal, que les écoles ordinaires sont «poches», qu’elles devraient s’améliorer, qu’il faut rehausser leur performance et qu’il serait souhaitable de prendre exemple sur les écoles de course.

Mais on parle assez peu de ce qui est évident : si tu cours vite en commençant le secondaire, il est probable que tu courras vite à l’arrivée au cégep ou au collège, peu importe le genre d’entraînement reçu. C’est le contraire qui serait vraiment surprenant.

Alors quand je lis qu’il «…vaut mieux inscrire son enfant à l’école privée si on veut lui donner toutes les chances de pouvoir rédiger un court texte dans un français acceptable à la fin de ses études secondaires», je trouve que c’est une affirmation abusive ou peut-être erronée.

Privée ou publique ?

J’ai trois enfants. Au secondaire, deux sont allés à l’école privée et un à l’école publique. Ils ont fait leurs choix et j’avais les moyens. Peut-être que cela m’enlève un peu de la légitimité requise pour aborder ces questions. Par contre, je n’ai jamais moi-même fréquenté l’école privée.

Comme parent, j’ai surtout été impliqué dans une école secondaire publique, où j’ai siégé au conseil d’établissement quelques années, dont trois comme président. C’était intéressant : je voyais en première ligne l’ampleur des défis et des difficultés, le manque de moyens, les lacunes dans le soutien, les locaux parfois vétustes… Je voyais tout cela.

Mais je voyais surtout, avec grand plaisir, tous ces professeurs compétents et dévoués, qui aiment travail et élèves, et qui tâchent d’enseigner le mieux possible à tout ce monde, y compris les 25 % d’élèves en difficulté d’apprentissage. Le quart…

J’ai été impressionné par leur patience et leur dévouement, par la compétence des spécialistes qui transformaient la vie des élèves, par l’implication de la direction. Tout cela, c’était admirable d’humanité.

On trouve bien sûr aussi, dans les écoles privées, des professeurs dévoués, imaginatifs, intègres et passionnés par leur métier. Par contre, il y a moins de spécialistes pour les enfants en difficulté. Ce qui est logique : moins d’enfants en difficulté, moins de ressources et d’experts pour les prendre en charge.

Les enfants difficiles sont occasionnellement «invités» à quitter l’école privée, parfois juste avant la fin d’une année scolaire — mieux vaut un départ tardif que de faire baisser la moyenne du groupe…

Il faut évoquer plusieurs hypothèses

Je poursuis ma lecture : «En juin 2014, le taux de réussite de l’examen de français écrit des finissants du secondaire fréquentant le réseau public était de 74,5 %. Au privé, il était de 90 %. […] Entre les deux réseaux, force est d’admettre que l’écart se creuse.»

Il y a pourtant un a priori fondamental dans cette analyse. On entretient ainsi un mythe rarement remis en cause. En effet, «l’excellence» des écoles privées est potentiellement un effet de la sélection des élèves.

Et si l’écart se creuse, peut-être que c’est parce que les élèves sont de plus en plus sélectionnés au privé — ce qui concentre ainsi les élèves en difficulté dans le réseau public et accentue la différence ?

Alors, quand je lis que le «Ministère mène présentement une analyse des résultats visant à comprendre pourquoi le taux de réussite fléchit d’une année à l’autre et pourquoi un tel écart se creuse entre l’école publique et l’école privée», j’ai hâte de voir les conclusions.

Je suis prêt à parier qu’on trouvera une forte corrélation entre le niveau socioéconomique et les difficultés d’apprentissage. Peut-être qu’on va aussi constater un lien entre le degré de sélection pratiqué par l’école et le taux de réussite des élèves. Comme il se doit.

Alors, pensons-y : les élèves qu’on sélectionne pour leur vitesse de course vont avoir tendance à courir vite.

Plutôt que de blâmer l’école publique, peut-être faudrait-il mieux répartir les chances entre les coureurs ? Ça, c’est une question de fond.

***

Voir aussi la réponse de monsieur Jean-Marc St-Jacques, président de la Fédération des établissements d’enseignement privés et directeur général du collège Bourget, à laquelle j’ai aussi répondu.

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À propos d’Alain Vadeboncœur

Le docteur Alain Vadeboncœur est urgentologue et chef du service de médecine d’urgence de l’Institut de cardiologie de Montréal. Professeur agrégé de clinique à l’Université de Montréal, où il enseigne, il participe aussi à des recherches sur le système de santé. Auteur, il a publié Privé de soins en 2012 et Les acteurs ne savent pas mourir en 2014. On peut le suivre sur Facebook et sur Twitter :@Vadeboncoeur_Al.

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Un peu bizarre comme texte. Le titre : « Meilleurs résultats pour les élèves du privé : pas pour les raisons qu’on pense » me laissait croire que j’allais avoir des raisons justifiées…Non! Juste une enfilade de clichés : la sélection, le dévouement, le bon monde…Bref, rien pour faire avancer le débat. Désolé, l’effort était louable, mais le résultat est très moyen…

Ce que je comprends de votre commentaire, c’est que vous jugez que la sélection (qui est le sujet de mon texte) n’influence pas le résultat. Merci de m’expliquer en quoi c’est un cliché et en quoi l’analogie que je propose est erronée. Quant au dévouement, j’ai été suffisamment impliqué dans assez d’écoles pour le constater partout où mes enfants sont passés, que les écoles soient publiques ou privées, c’est à dire dans trois écoles primaires publiques et dans trois écoles secondaires publiques ou privées. Ça commence à être un assez bon échantillon. Mais il ne s’agit que de ma perception, je dois l’admettre. Avez-vous une expérience contraire? Merci de la partager avec nous.

Je ne souhaite pas argumenter, vous avez le droit à votre opinion, mais écrire un texte sur l’école privée pour signaler qu’elle procède à la sélection des élèves et bien c’est vraiment rien de nouveau sous le soleil. « Pas pour les raisons que l’on pense » alors qu’au contraire tout le monde pense justement à la sélection (voir les fréquents textes de Michèle Ouimet de la Presse). Je reviens sur mon point, le titre me laissait poindre vraiment autre chose. Et sur le dévouement du personnel des écoles publiques, encore là, un cliché que j’ai dû lire 100 fois, je ne dis pas qu’il s’agit d’une faussetée, juste un lieu commun. Bref, votre texte est exactement ce que l’on pense…

je peux vous dire en quoi votre texte n’est pas juste, Monsieur Vadeboncoeur : je travaille dans une école privée, que je ne nommerai pas, et je peux vous assurer que pour bien des écoles privées, l’examen d’admission n’est plus qu’une formalité maintenue pour l’image de l’école et qu’on doit quelquefois accepter tous les candidats pour remplir la classes…

Ce que je ne comprends pas, c’est que tout le monde semble savoir que la comparaison ne peut pas tenir la route car on compare deux groupes (élèves du privé et ceux du public) qui sont différents. Il tombe donc sous le sens, comme cela est bien expliqué, que l’on ne peut donc pas les comparer. Je ne comprends donc pas que cette nouvelle revient année après année. C’est n’est pas en répétant une chose que la réalité va changer…

La sélection aide grandement au résultat final. Le probleme c’est qu’on subventionne l’école privé. On ne devrait pas laisser bénéficier la classe bourgeoise de privilège. Le gouvernement paye avec les taxes de la population pour des parents en moyen financier. En laissant la population payer pour la classe bourgeoise, on favorise les inégalités. Pourquoi laisser une certaines partie de la population accéder à certains avantages? Je pense qu’il ne devrait pas y avoir d’école privé tout court. Il faudrait mettre davantage d’effort dans le développement des CEGEP et Université. L’école publique devrait être accessible à tout le monde en mettant de l’emphase sur l’éducation. Il y a un urgent besoin dans certaines régions d’installer des CEGEP et des Universités, je ne connais pas trés bien les besoins de tout le monde, cependant, je sais que l’est de ville de Montréal est composé de deux CEGEP (Rosemont et Maisonneuve), cependant , les places se font de plus en plus rare dans les programmes contingentés. La question est qui est-ce qui accédera aux programmes contingentés?

Les parents payent tous des taxes et impôts, ceux que vous appelez la « classe bourgeoise » énormément plus que les autres. Subventionner une place au privée représente en fait une économie pour le gouvernement (subvention à 70%) Qu’est-ce qu’une famile « bourgeoise » pour vous. Si vous parlez de personnes qui gagnent plus de 100000$ par an, je vous trouve pas mal méprisant envers ceux qui financent, proportionnellement à leurs revenus, les services publics plus que quiconque…

Je trouve dommage que l’on gaspille encore de l’encre sur la question du « débat » public / privé… Les résultats en français sont peut-être meilleurs au privé, mais cela ne veut pas dire qu’un élève du public est désavantagé dans ses chances de réussite simplement parce qu’il est aller au public. Au même titre qu’il serait trop facile d’attribuer les réussites du privé à la sélection des élèves qui, avec la démographie, ressemble de moins en moins à une sélection. Il n’y a pas de classement d’école qui tienne… Tout est une question de choisir l’environnement qui correspond à nos valeurs et qui répond aux intérêts de son enfant. Que se soit au public ou au privé, ce qui fera que l’élève aura un niveau acceptable de français à la fin du secondaire reste la somme des efforts et du travail qu’aura déployée l’élève. J’aimerais tellement qu’on arrête de chercher la meilleure école, elle n’existe pas…on peut seulement chercher la meilleure pour SON enfant.

Vous m’enlevez les mots de la bouche…il s’agit d’un choix fait par les parents pour leurs enfants et ce choix n’enlève absolument rien au choix des autres parents! Il a tellement de variantes dans la réussite d’un élève (professeur, milieu familial, capacité, etc), il est ridicule de constamment attribuer celle-ci au choix de l’école.

Vous avez un bon point. Mais mon texte visait autre chose, c’est à dire la tendance à cataloguer sur la base de fausse prémisses.

Une question de choix? Comment choisir quand on n’a pas les moyens financiers de choisir?

Une autre réflexion me vient en lien avec tout ça est que ce qui coûte à l’être humain lui semble souvent plus précieux et il en prend davantage soin. J’imagine que si on paye 5000$ par année de frais scolaires, on espère obtenir des résultats… Alors, on encouragera l’effort vers la réussite de son enfant. On parle rarement du rôle clé des parents dans la réussite scolaire, mais je pense qu’il est très grand.

Bien d’accord avec votre point. Quand on paie, en général, on s’implique et on s’assure d’en avoir pour son argent.

« 25 % d’élèves en difficulté d’apprentissage. Le quart… » C’est difficile de gagner des courses avec des unijambistes !

Cet article mentionne dans un de ses paragraphes « À Montréal, l’École internationale a obtenu un score enviable de 95,9 pour cent, tandis que l’École Eulalie-Durocher a dû se contenter d’un score de 43,9 pour cent. » Sans avoir besoin d’un PhD en éducation, l’auteur de l’article aurait pu se demander comment deux écoles du système publique peuvent être aux antipodes quant aux résultats des tests, si ce n’est que l’une a un avantage sur l’autre, c’est qu’elle sélectionne des « coureurs » rapides.

C’est un superbe exemple d’article médiocre quand le journaliste écrit ces chiffres sans préciser que l’École Eulalie-Durocher, et je cite le site web de l’école: «accueille de jeunes adultes de 16 à 21 ans désireux de poursuivre leurs études et de réussir autrement». Un peu de mise en perspective ne fait jamais de mal!!!

Effectivement, ce genre d’analyse est tout de même fondamental et pas très compliquée. Merci pour la précision.

Les écoles internationales font passer un examen, ils sélectionnent donc leurs élèves tout comme l’école privé

L’École internationnale en question (celle située à Westmount), même si elle est publique, sélectionne ses élèves. L’école Eulalie-Durocher (elle est située dans Hochelaga-Maisonneuve), fait aussi une « sélection ». En effet, cette école accueille seulement des jeunes raccrocheurs de 16 à 21 ans… Il existe des écarts importants entre les écoles publiques selon le type de programmes qui y sont offerts. Aussi, certaines écoles publiques sont spécialisées en adaptation scolaire.

Merci de la précision. Comment donner une très mauvaise image à partir de données qui n’ont aucun sens présentée hors contexte.

Eulalie-Durocher est une école de formation pour adulte. Les élèves sont des coureurs qui marchent plus qu’ils courent. La comparaison est aucunement pertinente.

Pardon de vous reprendre Madame. Pour avoir été étudiante diplômée d’Eulalie Durocher, la majorité des élèves raccrocheurs qui s’y trouvent sont loin de traîner les pieds. Ils y sont par choix, on choisit de réussir et d’y mettre les efforts. Les jeunes qui marchent plus qu’ils ne courent sont ceux qui sont à l’école par obligation, pas par choix (dans ce contexte les élèves du secondaire qui n’ont pas l’âge requis pour quitter l’école, ni le désir de poursuivre leurs études seraient plus concernés). Moi, diplômée d’Eulalie Durocher et étudiante actuellement à l’Université du Québec à Montréal avec une moyenne de 90% dans mes cours universitaires que je suis dans l’intention d’obtenir un BAC en enseignement, je cours plus que je ne marche en assurant 6h d’études à la maison pour chaque cours de 3h. Donc Madame Élizabeth, permettez-moi de vous dire que vous êtes dans l’erreur.

Elisabeth, vous vous trompez. L’école Eulalie-Durocher est une école du secteur « jeunes ». J’y enseigne. Nos élèves ont, en grande majorité, de grandes difficultés scolaires.

Et que penser d’une école privée qui tire au sort ses futurs élèves et qui, par la suite, les accueille en autant que ceux-ci obtiennent une moyenne combinée de 60% en français , en mathématique et en anglais. Comme vous le constatez, cette sélection n’est pas toujours basée sur la crème des demandes. De plus, on se fait un devoir de les garder 5 ans dans notre institution et nous les amenons à réussir l’examen de français du MELS… De toute façon, on pourrait en jaser des heures tellement il y a des nuances à apporter… Un prof du privé récemment à la retraite.

M. Duquette, cette école me semble parfaite… En tout cas elle l’a été pour moi! Bonne retraite!

J’ai eu une vague réponse du directeur de la Fédération des écoles privées. Il serait intéressant d’avoir un portrait global, puisqu’on parle de résultats globaux. A Longueuil, il y a aussi un collège qui ne sélectionne pas (sauf par l’argent, ce qui est déjà une sélection), contre deux qui sélectionnent, juste dans le même coin.

Franchement, j’ai été très déçue de lire un tel titre dans les journaux! Il me semble que c’est un fait connu que les écoles privées sélectionnent leurs élèves et que ceux-ci réussissent déjà très bien. Il me semble que ça ne prend pas la tête à Papineau pour faire un lien entre la sélection des élèves doués et leur meilleure réussite vis-à-vis ceux de l’école publique! À tout le moins, je suis très heureuse de lire votre article sur le sujet. Votre analogie est parfaite. Merci d’en avoir parlé!

Mélanie Foti,
enseignante à la CSDM dans une école publique… 😉

Merci à vous. J’étais pour ma part tanné d’être agacé parce que vous mentionnez 🙂

J’aimerais juste apporter une petite nuance ici. Je réside dans la région de la Mauricie et je peux vous assurer qu’il n’y a aucun test d’admission pour les écoles privées dans notre région. Il y a certaines écoles privées qui effectuent des tests d’évaluations, mais les résultats ne sont pas utilisés pour déterminer l’admission, mais bien pour déterminer l’offre de service que l’administration devra offrir lors de la prochaine année scolaire ( nombre de spécialistes entre autres). Aucun élève en difficulté n’est refusé. De plus, il ne faut pas oublier un élément important. La majorité de nos écoles privées sont de confession catholique et dispense tous les sacrements à même la grille horaire, et ce, en plus des cours obligatoires.C’est un des éléments qui a fait en sorte que nous avons décidé, moi et ma femme, de nous serrer la ceinture afin de permettre à notre fille d’obtenir cette éducation catholique. Ce que malheureusement, aucune école publique ne peut offrir. Alors, arrêter de mettre toutes les écoles privées dans le même panier s.v.p. ou du moins, arrêter de vous fier uniquement à ce qui se fait dans la région Métropolitainte, et visiter les régions un peu. Comme plusieurs ont mentionné préalablement, c’est un choix fait dans le meilleur intérêt de notre enfant et il est faux de prétendre que l’école privée = famille bourgeoise ou même d’une caste d’élite… Je suis fonctionnaire non cadre et ma femme ne travaille pas, donc très très loin de faire partie des familles de classe moyenne. Notre richesse c’est notre fille et sur la base de nos valeurs communes et des intérêts de notre fille, moi et ma femme avons décidé de lui offrir ce que nous jugeons de meilleur. Alors, arrêtez de regarder ce dossier à l’intérieur de vos paradigmes et ayez une vision plus ouverte qu’uniquement » Les riches versus Les pauvres ». Merci

Je suis d’accord en partie avec vous mais vos propos entrainent d’autres clichés. Les jeunes doués peuvent aussi avoir des difficultés d’apprentissage et de comportement. Ce qui est tragique c’est que le système scolaire ne reconnait pas cela.
Parmi mes élèves qui ont des troubles ou des difficultés d’apprentissage qui sont souvent admis à l’école privée peu y demeurent jusqu’à la fin de leur scolarité. On leur montre la porte de sortie dès la première année terminée… ils ne cadrent pas dans les attentes de leur nouvelle école.

Jacques Nadon
enseignant à la CSDM dans une école publique à volet particulier !

Je partage tout à fait votre agacement et votre analyse. Tout est dit. Merci!!!

Me semble que nous aurions pu utiliser l’angle selon lequel le Gouvernement gaspillera des fonds pour une étude dont tout le monde pour le moins perspicace connaît déjà les résultats plutôt que de les investir dans le système publique pour améliorer le rendement des élèves.

Je pense qu’il est toujours bon d’avoir des données objectives, ne serait-ce que parce que tout ça semble encore faire l’objet d’un débat. Merci de votre commentaire.

Au privé, les élèves sélectionnés ont plus de chance d’être motiver, autant à cause du processus de sélection et aussi il y a de forte chance d’avoir un suivi de leurs parents qui veulent que le $3500 servent à quelque chose. Il y a aussi, possiblement, le fait que les élèves au privé, en ayant passé des tests pour être sélectionnés, encore un facteur de motivation, ont plus de chance d’avoir confiance en eux, et même se sentir des élites de la société.

Quant aux élèves du public, plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour expliquer les résultats moins bons que chez ceux du privé. Par exemple, il y a la motivation des élèves qui est importante. Les parents doivent être le plus souvent à côté de la piste pour les motiver pendant toute la course, en me servant de votre exemple.

Je ne suis pas certain que les parents d’enfants dans le secteur public ont autant de scolarité que ceux du secteur privé. Ce qui enlève encore d’autres raisons des parents du secteur public de motiver leurs enfants à l’école. Au point de vue pédagogique, moins de scolarité des parents du secteur public les rend moins apte à aider les enfants. En résumé, la terre du secteur privé est bien plus riche en éléments pour favoriser et motiver les enfants du privé.

Je suis persuadé comme vous qu’il existe un grand nombre de facteurs et que la différence n’est pas le fruit d’une quelconque vertu « privée » qui paraît bien difficile à définir.

« Les élèves sont de plus en plus sélectionnés au privé » est une affirmation facile. On se base sur quoi pour dire ça? J’enseigne dans une école privée qui ne sélectionne pas. Je ne peux pas croire qu’elle constitue une exception…

Ce sont des éléments d’information qui demandent effectivement à être validées. J’ai demandé au directeur de la Fédération des écoles privées ces données. Ceci dit, la sélection n’est qu’un facteur qui fait que les élèves sont au départ différents, je les ai mentionnés. Merci de votre commentaire.

Chaque année, l’école Eulalie-Durocher, école publique montréalaise, accueille des élèves ayant cumulé un retard scolaire très souvent dû à des troubles d’apprentissage (dyslexie, TDA/H, TSA) ou autres raisons (redoublement scolaire, maladie grave ou bien souvent, des élèves allophones n’ayant appris le français que depuis trois ou quatre ans). Les élèves s’inscrivent en grand nombre et de partout sur l’île de Montréal afin de fréquenter cette école, mon école, qui leur donnera une seconde chance pour mettre la main sur un diplôme de 5ème secondaire. L’auteure de l’article de la presse canadienne auquel M. Vadeboncoeur réplique a ciblé notre école pour démontrer la baisse du taux de réussite à l’épreuve de français et a comparé, à tort, notre taux à celui de l’école secondaire Internationale (qui sélectionne ses élèves selon ses résultats académiques). C’est hautement déplorable. Non seulement mes collègues et moi travaillons fort pour entraîner nos étudiants à persévérer dans une course – bien souvent qu’ils sentent déjà perdue d’avance – et ce, dans des conditions austères, mais nous réussissons à mener au fil d’arrivée des élèves qui auraient été abandonnés par l’école privée au moindre faux pas… Bref, l’école publique réalise souvent des contre-performances épatantes voire époustouflantes par contre, celles-ci ne règnent pas dans les palmarès.
Amélie Rodrigue, enseignante de français

Merci pour ces précisions. Je suis moi-même surpris de lire ce genre de texte qui n’approfondit pas les causes les plus probables des différences constatées, surtout que les texte de la Presse canadienne sont repris par plusieurs médias.

Bah en tt cas, moé jtrouve c des bons propositons de réponss pr expliquer la note des plus démunis.

Non sérieusement, la sélection y est pour quelque chose, mais les parents y sont pour beaucoup. Un parent qui investi dans la scolarité de son enfant va s’impliquer. Un parents plus démuni monétairement et culturellement ne sera peut-être pas en mesure de soutenir son enfant académiquement. Le taux dedécrochage scolaire n’est surment pas pareil.

Entre autre.

Vous avez tout à fait raison. L’implication des parents pour les études est primordial pour la réussite des enfants, que ce soit par l’aide aux études ou par l’exemple de ténacité ou par la discipline imposée.
Le décrochage commence au primaire lorsque les enfants n’ont pas d’encadrement pour les inciter à travailler.

Il est fort possible que ce soit un facteur qui différencie aussi les élèves, a priori… Merci de votre commentaire.

Et si l’école privée et les programmes régionaux des écoles publics sélectionnaient indirectement des parents «non pauvres» et/ou qui veulent que leurs enfants réussissent?

Oui, c’est potentiellement un autre facteur qui fait que les groupes ne sont pas « comparables ». Merci de votre commentaire.

Évidemment!

J’enseigne dans une école publique depuis près de 20 ans. À tous les ans, nous recevons (habituellement entre décembre et février) une bonne quantité d’élèves provenant d’une école privée en particulier. Et je ne parle pas de ceux qui arrivent en début de deuxième ou troisième secondaire. Comme a chacune des années, cette école privée se targue d’avoir un taux de réussite de 100% aux examens ministériels en cinquième secondaire. Bien entendu, les 7 ou 8 élèves qui, annuellement, arrivent à notre école sont au prise avec des difficultés d’apprentissage ou de consommation de drogue. Il est clair qu’on se « débarasse » de ces élèves pendant l’année! Ou on indique la sortie en juin. Bien entendu, l’échec de ceux-ci sera comptabilisé….pour notre école! Car la statistique officielle qui est médiatisée, c’est celle de l’examen ministériel de quatrième ou cinquième secondaire.

J’ai la « chance » depuis quelques années d’enseigner dans les programmes sports et arts-études…qui sont en fait de minis écoles privées (oui, la sélection est moindre, et le coût aussi) à l’intérieur de l’école publique. Quand (ça arrive quelques fois) j’ai deux groupes « réguliers » et deux groupes « sports-études », ma moyenne enregistre un différentiel de 10%, en faveur des groupes de sports-études. Mêmes feuilles, même prof, même local, même enseignement….quelques fois avec 15% de moins en temps d’enseignement pour les groupes de sports-études!

Le billet de monsieur Vadeboncoeur touche directement le problème de l’école publique. C’est la sélection (des talents et des moyens économiques) qui explique en grande partie les écarts. Un élève qui a de la facilité ne coûte presque rien au système (psychoéducation, intervenant disciplinaire, toxicomanie, plan de lutte contre la violence…). Il crée un climat de classe plus propice, il est motivé. Il veut réussir. Il a une famille positive, un réseau social. Il me semble que c’est évident! Tous les enseignants sont des bacheliers des mêmes universités. Certaines écoles privées ont même des syndicats (pour ceux qui pensent que tous les maux viennent des syndicats qui ne veulent pas se remettre en question!). C’est le même monde qui enseigne partout.

La solution? Arriver au modèle ontarien où une infime minorité des élèves sont au privé (en fait, les gens assez fortunés). Bref, ne plus les subventionner. Je sais que c’est un autre débat, il a presque eu lieu à l’automne. Malheureusement, cette idéologie venant, surprise!, du parti Libéral n’a pas fait long feu. Triste, il y aurait eu beaucoup à dire.

Daniel Jobin
Enseignant d’histoire

Monsieur Jobin, merci pour ce commentaire très éclairant. Vous résumer évidemment beaucoup mieux que moi la situation. Et vous soulevez une question très grave: celle de l’exclusion des élèves en cours de formation (qui donne mal au coeur et devrait être documentée). Si votre impression représente un large phénomène, c’est presque scandaleux. Voici ce que devrait étudier le MSSS pour comprendre ce qui se passe. Merci!

Merci pour votre texte Dr.Vadeboncoeur,je le partagerai à ma fille,qui est enseignante de Français sec 2 au public.Elle adore son travail!Ça lui donnera une petite tape dans le dos…

J’adore votre article!!!! Merci de l’avoir écrit!!! Je suis enseignante mais avant tout maman d’un enfant en difficulté qui ne serait pas accepté au privé et qui de toute façon n’aurait pas les services dont il a besoin dans ce genre d’établissements. Dans votre article vous parlez de 3500$ mais les coûts sont de 5000$ minimum par année. Ce sont les chiffres que j’ai obtenus après quelques recherches. Et pour que mon enfant ait des services spécialisés je devrais débourser 3600$ de plus dans une certaine école….

Vous soulignez là un point important: les écoles privées ont moins d’expertise et de ressources pour aider les enfants mal pris. Merci de votre commentaire.

A mon avis, la sélection des élèves à l’école privée facilite la tâche des enseignants qui n’ont plus à aider les plus lents à suivre, retardant ainsi le groupe et peuvent ainsi trouver le temps d’approfondir un peu plus sur la matière enseignée, d’où les meilleures notes en fin d’année. Cependant, ce petit plus se fait en empêchant les élèves de vivre avec ceux qui ont de la difficulté dans la vie, ceux qui ont peu de moyens, ceux qui sont différents. La sélection initiale les isole dans un beau petit groupe bien homogène d’élèves similaires alors qu’il y a tellement à apprendre au contact de ceux qui n’entrent pas dans le moule requis par la sélection. L’apprentissage académique est important mais il ne faut pas oublier qu’au final les jeunes apprennent aussi beaucoup de choses à l’extérieur des salles de classe et le fait de les isoler dans une école composée d’une élite sélectionnée n’en fera probablement pas de meilleurs citoyens du monde, bien au contraire…

Il serait aussi adéquat de s’interroger sur les programmes du Mels que chacun applique à sa façon…connaissances versus compétences…un floue absolu…On remet rarement en question la compétence des enseignants sur leur capacité d’enseigner le français écrit selon les règles de l’art…Le français c’est la matière la plus ardue à ENSEIGNER et ça demande un effort accru de la part des apprenants si jeunes soient-ils…surtout, de la continuité, de la persévérance et des connaissances qu’on le veuille ou non…Ma jeune médecin que j’adore…ne sait pas écrire…?????
Si elle a réussi en médecine, pourquoi ne sait-elle pas écrire? Capacité d’apprentissage???? Elle est allée à l’Université, elle est passée dans le système…Souffre-t-on de laxisme??? en éducation et ce, dans toutes les sphères…Il n’est pas donné à tous de savoir bien écrire…mais au moins exiger un minimum de connaissances de la langue écrite…pour accéder à des échelons supérieurs…

A ma connaissance, les programmes sont les mêmes au privé et au public, qui est l’objet de ce débat. Ce qui ne veut pas dire que tout est parfait. Merci de votre commentaire.

Notre fille a fréquenté l’école publique . Ce fut son choix malgré la pression de son enseignante qui voulait fortement qu’elle aille au secondaire privé . Elle a été première de classe tout au long de son primaire . Aujourd’hui elle travaille auprès d’enfant en difficulté d’apprentissage où elle est heureuse ….

Ce n’est PAS un journaliste. C’est un blogue dans lequel l’auteur se sert de son expérience personnelle pour proposer une réflexion. Cela dit, je suis d’accord avec le commentaire de Martin Beaulieu. Le titre est trompeur et le texte ne m’a rien apporté de nouveau pour nourrir ma réflexion. L’auteur ne dit pas non plus que « Il est intéressant de noter que même si on s’en tient uniquement au réseau public, le nombre de jeunes finissants qui échouent le test de français a tendance à croître. On observe que le taux de réussite a chuté de cinq points en un an, passant de 79,6 % en 2013 à 74,5 % en 2014. » Pour ma part, c’est bien ce dernier point qui me préoccupe bien davantage. Et les dernières mesures gouvernementales annoncées par M. « pas un enfant ne va mourir de ça » Bolduc n’aideront certainement pas….

Et si c’était simplement un reflet de l’augmentation des enfants en difficultés et du manque de ressources pour y faire face? Merci de votre commentaire.

Excellent article M. Vadeboncoeur, j’ai 2 enfants avec difficultés d’apprentissage qui sont au secondaire un au public et l’autre au privé. Et oui, celle qui est au privé aura de meilleurs connaissances que son frère qui est au public et dans un programme de sport étude jusqu’en secondaire 3.

J’ai beaucoup de difficulté à comprendre ce que Martin Beaulieu entend par enfilades de clichés. Ce ne sont pas des clichés, les examens de sélection sont la réalité au privé!

Bonjour M. Vdeboncoeur,
J’ai comme information que les écoles privées doivent aussi accueillir un certain pourcentage d’étudiants avec difficultés académiques ce qui devrait amoindrir le fossé et non le creuser d’avantage. La véritable interrogation selon moi est pourquoii en Ontario, le taux de réussite et les résultats sont mieux. Ça ressemble au problème du système de santé au Québec. Satistiquement parlant on peut poser l’hypothèse qu’un groupe d’élèves en Ontario est semblable a celui du Québec. C’est donc le système d’enseignement dans son ensemble ou la formation universitaire des enseignants (pas l’enseignant comme tel, mais le type de formation universitaire qui a été modifié y il a quelques années), tout comme notre système de santé dans son ensemble qu’il faudrait peut-être revoir. Nous sommes la seule province a avoir un système d’éducation différent et il ne semble pas que ce soit une force.

Et si réponse à votre question était (en partie) la présence accrue du privé en santé. IL faut dire aussi que nous revenons de plus loin. Ma mère est franco-ontarienne, a été enseignante dans sa jeunesse et son père était inspecteur d’école. L’ontario semble avoir une tradition d’enseignant laïc de qualité qui remonte à loin. Peut-être que nous sommes en rattrapage. Merci de votre commentaire.

Mon fils, au privé depuis 1 an et demi. Il a passé les examens d’admission et malgré son dossier du primaire, on nous avait hien dit que chaque enfants est unique et bla bla bla…. Il a beaucoup de difficultés d’apprentissage dû à un trouble d’anxiété généralisée. En plus de payer les frais de scolarité, nous avons dû payer des sommes importantes pour des psychoéducateurs, orthopédagogues, etc. Puisqu,aucune de ses ressources existe au privé. Malgré tout, j’ai reçu un appel la semaine dernière… « Votre fils ne cadre plus… » Ce sera donc un 19 janvier qu’il fera son entrée au secondaire public. La réponse de mon fils : » maman, peut-être que je vais revenir heureux comme avant… ». Les écoles privées sont de très bonnes écoles mais la pression de performance n’est pas faite pour tous…

Madame, la réponse de votre fils est révélatrice. Cette fameuse performance n’était pas faite pour mes enfants et nous le savions, nous connaissons nos enfants. Ils ont réussi leurs vies même s’ils n’ont pas été dans ces écoles de performance.

Je compatis avec vous. Ce type de réponse est très dur, après tout ce que vous avez investi, autant votre énergie que votre argent. Je vous souhaite bonne chance pour la suite. Quant à l’école, au moins elle pourra améliorer ses statistiques en juin (excusez le cynisme, mais c’est décourageant). Merci de votre commentaire.

Vous avez tout à fait raison M. Vadeboncoeur. Encore des comparaisons de pourcentage qui ne reflètent pas la réalité. Il faudrait indiquer les réussites des élèves de l’école publique au lieu d’une moyenne qui tient compte des étudiants en difficulté qui exigent un dévouement sans borne de la part des enseignants. Leur motivation ne se retrouve certainement dans ce genre de textes médiatiques déprimants.

Effectivement. Une médiane serait d’ailleurs plus juste qu’une moyenne. Merci de votre commentaire.

Excellente mise en perspective des résultats comparatifs des deux réseaux, monsieur Vadeboncoeur. Je vais jusqu’à dire que ce texte était nécessaire. Ce qui ne veut pas dire, par contre, que l’existence même de ces réseaux distincts ne permet pas l’émulation, l’amélioration et les nécessaires remises en question des façons de faire.

Peut-être… Peut-être qu’il empire les choses aussi, qui sait? Merci de votre commentaire.

Le Ministère a du temps à perdre et de l’argent à dépenser : il étudie ce que tout le monde sait. Il est allé à l’école publique ou privée ?

Super bon article ! Je n’ai rien contre le privé, mais je crois sincèrement qu’on peut aussi bien réussir au public. Tout dépend de sa propre motivation, et non du milieu dans lequel on évolue. Ayant fréquenté un secondaire public et un cégep privé, je n’ai vu aucune différence dans la qualité de l’enseignement dans ces 2 milieux !

Sa motivation, certainement, mais les facteurs du milieu jouent pour beaucoup aussi, je pense, surtout chez les plus jeunes. Merci de votre commentaire.

Moi, c’est le 10% manquant dans le privé qui me chiffonne. Je trouve le 74,5 % du public plus intéressant, considérant le milieu. Encore faut-il relativiser ces résultats, rappelez-vous les articles sur les normes de corrections de ces épreuves avec des pointages outrageux pour des aspects assez insignifiants dans les textes.

Mon fils est en difficulté, mais pas pour les raisons qu’on pense… Mon fils, un élève surdoué, a voulu fréquenter une école secondaire privée. Lors de la visite de cette école dont je tairai le nom, j’ai mentionné à la directrice qu’il était atteint du Syndrome de Gilles de La Tourette. « Non! Nous n’avons pas de services ici! » a répondu la directrice devant mon fils, son père et moi! Non seulement les écoles privées sélectionnent les élèves les plus performants, mais certaines de ces écoles tiennent également compte de la santé mentale des élèves lors de leur sélection. J’aimerais beaucoup connaître les statistiques quant à la quantité d’élèves avec un PIA (plan d’intervention) qui fréquentent une école secondaire privée par rapport à ceux qui étudient dans le réseau public. Cette année, mon fils court moins vite que les autres depuis que les services auxquels il avait droit ont été coupés. Ses difficultés ne sont pas d’ordre académique, mais bien neurologique. Avec l’aide nécessaire, je suis persuadée qu’il atteindra le fil d’arrivée en même temps que les autres élèves. Merci pour votre texte, Dr Vadeboncoeur!

Tout ce qu’il y a de plus logique!
Je dis: Arrêtons de subventionner le privé et mettons ces fonds ( mais mettons-les réellement de façon limpide) au service des écoles publiques qui en ont grandement besoin. Cessons de demander aux CS des coupures de budget donc moins de personnel ( enseignants, orthophonistes…), moins de services, plus d’élèves dans les classes, des élèves en grande difficulté dont on ne considéreraient plus la lourdeur. Plusieurs élèves « plus performants » reviendront au public, les CS auront davantage de budget pour des services mieux adaptés, ce que pour la plupart, elles font déjà avec brio. Je salue le travail exceptionnel de la majorité des enseignants, des orthopédagogues, des orthophonistes, etc du réseau public. Leur tâche est lourde, très lourde, mais ces personnes accomplissent avec ferveur leur travail dans des conditions autrement plus difficiles qu’au privé.

Très bonne analyse! En effet j’ai la même opinion que M. Alain Vadeboncoeur, sachant aussi que les écoles privés sélectionne les candidats. Beaucoup de parents envoient leur enfants dans les écoles privés sachant aussi qu’ils seront beaucoup plus encadrés pour leur réussite, mais quand ceux-ci arrivent au C.E.G.E.P. et sont laissé à eux-même, ouf! ils en arrachent…Et, M. beaulieu est probablement un vendu des écoles privés qui paie et veut pas passer pour un con d’envoyer ses enfants en payant un surplus…

Je suis bien d’accord avec vous pour dire que la sélection des élèves fait une grande différence dans les résultats des étudiants. Par contre j’aimerais un peu nuancer vos propos. Pour poursuivre la métaphore, prenons l’exemple de l’enfant qui est un coureur moyen, c’est lui qui est l’indice principal dans cet échantillonage. En l’inscrivant à l’école de course, cet enfant aura de meilleures conditions (équipements, gymnase etc.) et ses professeurs lui attribueront toute leur attention, n’ayant pas à gérer un groupe d’élèves unijambistes. De plus cet élève moyen sera stimulé par ses camarades de classe, la saine compétition entre élèves est un élément fort de la réussite scolaire.
A l’école publique cet enfant moyen qui représente d’ailleurs 80% de nos enfants québécois, devra composer avec toutes les limites du système… Il sortira de l’école assez rapide pour courir sa vie mais devra mettre les bouchées doubles au CEGEP at à l’Université.

Louise Paiement

Oui, tout cela est lié. L’émulation par les pairs est justement un produit de la sélection. Par ailleurs, les aspects matériels sont liés à l’argent disponible, lui-même lié à la richesse relative. Merci de votre commentaire.

J’en aurais très long à dire…
J’ai moi même profité des deux systèmes, je suis allé à l’école publique et privé. Mes enfants également, ils ont fait leurs primaire au public et leurs secondaires au privé.
La fameuse sélection…..est souvent mise de l’avant mais qu’en est-il exactement?
Mon ainé à completement échoué le volet mathématique et mon cadet celui du français….quand je dis échoué…c’est en beauté….1/5 dans les deux cas….pourtant ils ont été tous les deux acceptés et sont tous les deux à l’école internationale…..ces test visent surtout à classer les enfants selon leurs difficultés et surtout..mais surtout à s’assurer que les parents sont ferment dans leurs démarche…
Des professeurs dévoués au publique?..Bien sur qu’il y en a….des masses….mais il y a aussi les autres….et ne venez pas me dire que personne n’a croisé de ces mauvais professeur…..(mon fils a eu un professeure de PREMIERE année….qui a refusée de corriger un devoir remis en retard car mon fils à été hospitalisé…elle n’avait pas le temps !!!!!…pas le temps de corrigé que sous le dessin le mot à inscrire était ballon?….vous vous fouttez de moi?)
Des enfants en difficultés il y en a plein les écoles privés aussi….sauf que l’aide est là aussi…..
Combien de fois moi-même ai-je demandée des éclaicissements sur certains points incompris et que je me suis faite »virée » de bord car l’enseignant n’avait pas le temps/envie de me renseigner?
Au privé, ils ont l’avantage de pouvoir sélectionner les professeurs…..et cette sélection est beaucoup plus draconnienne que celle des étudiants…

Mais malgré cela, je dirais que la principale différence entre les deux, tien de l’autorité de l’école et des parents….

Je m’explique brièvement.

Un parent qui inscrit son enfant à l’école privé, investit des sommes d’argent importantes afin d’assurer les succès scolaire de son enfant….et donc est naturellement très impliqué dans son éducation, pour eux, la réussite scolaire est promordiale…ne vous trompez pas…pour un grande majorité des parents dont les enfants étudies au public également…..mais justement c’est là la différence…..la »majorité » pas la totalité….
De même, a moins d’un problème majeur….je laisse l’école établir les règles pour l’autorité et je n’interviens pas avec les décisions/punitions de l’école face à mes enfants….tu as fais une bêtise? en tant qu’enfant tu dois assumer aussi….quand je vois des parents poursuivre des professeurs parcequ’ils ont isolé ou puni un enfant insupportable je trouve cela négatif pour l’ensemble du système d’éducation….c’est triste mais la société à des règles, les enfants doivent apprendre à les respecter…ils doivent assumer leurs fautes…et le manque de respect flagrant qu’on les jeunes face à leurs enseignants, innimaginable il y a moins de 20 ans dans nos école, me donne froid dans le dos….
Chez moi, mes enfants vouvoient leurs professeurs et je trouve cela normal et respectueux envers une personne qui va te faire grandir en t’enseignant des notions de toutes sortes…
J’exagère? à l’école publique près de chez moi (havre jeunesse) ils ont le pire taux de décrochage au Québec (selon les chiffres de 2011)…Ils ont tenté d’obliger les étudiants à porter un uniforme (qui se resumait à un t-shirt de 10$) pourtant les parents ce sont plaint que c’était une trop grosse dépense et contrainte…..
Les professeurs ont tellement décroché que l’école ne donne plus aucun devoir….les jeunes ne les font pas et les parents s’en fichent (oui car moi je m’assure des travaux de mes enfants…comme tous les parents impliqués…) alors qu’au privé, c’est une avalanche de travaux qu’ils ont à remettre…avec conséquence s’ils ne sont pas remis en temp et en heure….peut-être que le fait de pratiquer 100 fois les participes passé au lieu de 10 fait une différence vous ne croyez pas? pareil pour l’école internationale ou les enfants ont près du double de devoir que les autres….avec des parents qui les obligent à les faire….moi je pense que cette influence est beaucoup plus grande que la dite sélection….sélection qui est en fait pour s’assureer que les enfants qui suivent ces programmes exigeants ont des parents présents et impliqués dnas leurs éducations afin de pouvoir profiter d’un programme de ce type….

enfin, cela reste un débat sans fin.

J’ai été dans des école publiques extraordinaires…j’ai eu des proffesseurs parfois formidable….mais j’ai vu l’inverse aussi…..certains professeurs, qu’en tant qu’adulte et mère je leur passeraient un savon mémorable car excessivement médiocres….
Je n’ai eu que des professeurs et encadrement exceptionnel au privé….voilà pourquoi j’ai voulu que mes enfants voient les deux mondes….histoire de s’ouvrir a tout…

Petite anecdocte pour teminer…..après le premier mois d’école de mon fils en secondaire un je lui ai demandé s’il aimait sa nouvelle école…réponse : OUI c’est super et en plus personne parle en même temps que le prof et donc je peux apprendre….. (11 ans)

Je suis en désaccord quant à la question de la sélection des professeurs, ce qui ne correspond pas à mon expérience. Je ne connais pas assez la matière pour être certain, mais il me semble que l’école privée a davantage de jeunes professeurs. Merci de votre commentaire.

Merci pour cet article. Il est évident que c’est la sélection qui explique les meilleurs résultats de l’école privée. L’article de la Presse canadienne était du journalisme médiocre. Par contre M. Vadeboncoeur, vous ne mentionnez pas que l’école privée est subventionnée à 60% alors qu’en Ontario, elle est financé à 1%…. l’héritage d’un compromis de la Révolution tranquille avec les écoles religieuses qui n’a aucune justification aujourd’hui.

Grand débat, qui devrait être refait, certainement. Nous vivons avec beaucoup de reliquats de l’époque d’avant la religion tranquille. Nous partions de beaucoup plus loin que l’ontario. J’imagine qu’il a du y avoir des compromis pour faire passer les réformes des années 1960.

bonjour
Bravo et merci, monsieur Vadeboncoeur. J’ai enseigné toute ma vie dans une école secondaire publique, et toute ma vie j’ai dénoncé l’injustice d’un système privé financé à même mon argent. Ces études sont les mêmes depuis des années, et vous avez tout à fait raison, on compare des pommes et des oranges. Comme vous, j’avais probablement les moyens, mais j’ai envoyé mes enfants à l’école publique. Mon fils a fait un M.A. en histoire et ma fille est traductrice spécialiste en japonais (elle a travaillé 5 ans au Japon, les 2 derniers à titre de traductrice des modes d’emploi des caméras numériques pour Canon). Il ne fait jamais oublier que les écoles privées sont des entreprises privées, i.e. que leur objectif est le profit, comme les hôpitaux privés et les assurances privées.
Les écoles secondaires publiques sont là pour faire de l’éducation.
Les écoles privées sont là pour faire de la diplomation et bien paraître dans le palmarès de la revue Actualité.
bernard marcoux, écrivain

Donc, mon enfant va à l’école publique…l’état paie pour lui …il va à l’école privé et là on ne paie plus? et c’est ce que vous appeler la justice?
l’équité = le même chose pour tous
1$ pour un enfant au privé = 1$ pour un enfant au public …
en plus, les écoles privé ne reçoivent PAS le même montant

Les écoles privées, une économie pour l’État
Les écoles privées représentent une économie de plus de 600 millions $ par année à l’État
Si tous les élèves de ces établissements fréquentaient les écoles des commissions scolaires, les
contribuables québécois devraient en outre supporter une dette de plusieurs milliards, puisqu’il
leur faudrait alors assumer la responsabilité de fournir et d’entretenir les bâtiments et
installations pour accueillir ces élèves, charge qui échoit entièrement aux organismes qui
gèrent actuellement les établissements privés.
Voir :
http://www.feep.qc.ca/files/Memoire%20CRPP_FEEP14.pdf

En fait, 2,7 % des élèves du réseau des écoles privées fréquentent l’une des douze écoles spécialisées en adaptation scolaire. Par ailleurs, selon les données du MELS, les écoles privées régulières accueillent plus de 10 % d’élèves qui ont des difficultés. Ces élèves ont accès à des programmes et à des mesures adaptées à leurs besoins pour les amener à la réussite. La plupart des écoles privées ne reçoivent aucune aide du gouvernement pour financer ces programmes et ces mesures.

http://www.infobourg.com/2014/06/26/financement-public-vs-prive-la-fcsq-et-la-feep-se-renvoient-la-balle/

Merci de votre commentaire. Par contre, il me semble qu’il y a des écoles privées qui sont des corporations à but non lucratif, mais je ne suis pas certain. Pour le reste, je suis bien d’accord avec vous.

J’admets qu’en général, il est vrai que les écoles privées sont plutôt élitistes, je suis bien placée pour le savoir, puisque j’ai fréquenté une école privée durant tout mon secondaire, et je ne fais pas partie de l’élite justement. Au contraire, je suis de ceux et celles dont les parents ont dû commettre de (trop) nombreux sacrifices pour m’offrir ce luxe, pourtant indispensable selon eux, pour des raisons indéniables. Au primaire, je fréquentais une école publique, pas la meilleure, mais certainement pas la pire, avec des professeurs dans la moyenne. J’ai des problèmes de vision et malgré mes lunettes, je dois être assise à une distance maximale de 2 mètres du tableau, ce qui correspond à la première rangée, au centre. Pourtant, j’étais toujours assise au fond complètement, sous prétexte que j’étais trop grande. Autant vous dire que je ne réussissais pas bien, je détestais l’école, je ne courrais pas vite du tout lorsque je me suis inscrite à l’école publique.

D’ailleurs, même au secondaire, je ne courrais pas toujours vite, je ne faisais pas partie des meilleur(s), et j’ai déjà coulé certains cours. Je n’ai jamais reçu de chaussures magiques, ni d’entraîneur privé au tarif exorbitant. Je n’ai jamais été renvoyée, pas plus que tous ceux et celles qui ne terminaient pas la course à la fin de l’année scolaire et qu’on laissait réessayer, comme partout ailleurs.

Je parle simplement d’une expérience personnelle, je ne prétends pas tout connaître aux deux partis, mais je refuse d’accepter votre vision selon laquelle les écoles privées ne sélectionnent que les meilleurs coureurs de chaque tour.

Bravo pour votre texte car moi je suis une enseignante du « Public » et notre réalité n’est pas toujours rose mais nous inventons, jonglons avec des stratégies pour permettre à nos élèves d’atteindre une réussite qui pour eux sera un exploit. À quand des vrais sondages qui comparent les bons paramètres. Merci!

Effectivement, ce que j’ai dit à propos des professeurs du public, qui ne l’ont pas toujours facile, c’est très sincère. J’ai beaucoup d’admiration pour elles et eux. Au privé, il y a aussi de très bons professeurs, mais on peut dire qu’ils ont la vie plus facile. Merci de votre commentaire.

Finalement, les deux textes m’agacent.
Je suis un enseignant du secondaire au privé ET au public dans la région de Québec depuis 7 ans. Comme j’ai des contrats à temps partiel, je prends ce qui passe pour pouvoir joindre les deux bouts. Comme vous, je suis impliqué dans une école publique où je siège au conseil d’établissement depuis quelques années à titre de parent.

Je commencerai mon intervention par l’aspect « école publique » du sujet, les généralisations du texte original sont honteuses. Le texte est franchement biaisé en défaveur du public, les statistiques douteuses et la source de ces chiffres simplement absente. Mes élèves du public ont plus de diffécultés en général avec certains concepts, mais pas à ce point. Je traiterai plus bas de la cause de cette différence.

Abordons maintenant ce qui réfère au sujet de cette page, le privé. Dans les quatre écoles privée où j’ai travaillé : Saint-Charles-Garnier, Collège Stanislas, Juvénat Notre-Dame et Macelle-Mallet, les deux premières écoles ne font pas passer d’examens d’entrée. Compte-tenu de la baisse de la clientèle (le baby boom n’étant pas encore arrivé en 5e année primaire) et de la stagnation de la demande depuis que le public offre des concentrations spécialisées, le privé a de moins en moins de latitude sur le choix de ses élèves.

Dire que le privé écrème ses élèves en cours d’année est une généralisation honteuse. J’ai dans ma classe quatre élèves diagnostiqués pour des troubles d’apprentissages et devant suivre un plan d’intervention comme au public. C’est sans compter les autres qui ne sont pas diagnostiqués et qui ne reçoivent aucuns services hors de l’école. Ces élèves sont présent dans l’école depuis leur entrée au secondaire et la direction fait tout son possible pour les garder à notre école. Nul besoin d’ajouter qu’ils exigent plus d’implication des enseignants, la différence majeure privé-public étant qu’ils n’ont pas accès aux mêmes services qu’au public. En 7 ans, les seuls élèves (2) que j’ai vu être exclus d’une école en cours d’année l’étaient pour un acte criminel et généralement, ceux-ci s’inscrivaient dans une autre école privée. Les transfuges se font souvent l’été et plus souvent pour une cause financière ou pour une concentration spécialisée.

L’an dernier, j’ai perdu l’ensemble de mes meilleurs élèves qui ont fui pour des programmes à concentration au public. Ils n’ont pas été remplacés par des élèves avec des prédispositions semblables ce qui implique que la cohorte de cette année a une moyenne bien inférieure.

Au privé (sauf au collège Stanislas de Québec) les classes ont généralement 36 élèves ce qui représente le ratio maximum prof-élève. Au public les classe sont le plus souvent limités à 32-33 élèves. Cela implique une disponibilité des enseignants du privé légèrement inférieure au public.

L’hypothèse que vous n’avez malheureusement pas abordé dans votre billet est : les parents.
Je plaide coupable, c’est de ma faute si mes enfants réussissent à l’école. J’accuse également les parents de mes meilleurs éléments de les supporter, de les accompagner et de poursuivre le travail entamé en classe à la maison. Ces élèves reçoivent de trois à quatre heures de plus de consolidation des apprentissages par semaine (égrenné souvent dans les relations de tous les jours) parce que pour eux, l’école ça compte! La position des parents face à l’école est primordiale dans le réussite scolaire des enfants.

Souvent, les parents qui envoient les enfants au privé sont concernés par l’éducation de leur enfants et s’implique financièrement, émotivement et concrètement dans leur éducation. Bien entendu, il y a des exceptions (j’en ai deux ou trois dans ma classe), mais un parent qui envoie son enfant au privé s’implique plus, critique plus, veut que son investissement soit rentable. Il y a des parents semblables au public (j’en suis un) et ce sont souvent les parent des meilleurs éléments.

Tout ça pour dire que ces deux textes se basent plus sur des « ont-dits » que sur les réalités des deux types d’enseignement. C’est une tendance populiste et réductrice d’un problème réel qui est trop complexe pour être résumé de façon aussi « spectacle » dans un article ou un billet.

En fois de quoi je signe et j’assume

M. Lacroix
Québec

Merci pour les précisions. Vous apportez de bons points. Il est probable que ma perception de l’école privée est un peu biaisée par ma situation géographique, Montérégie et Montréal. Pour ce qui est des élèves qui sont « remerciés », par contre, vous êtes tout autant dans l’anecdote que moi. Un autre professeur dans un autre commentaire mentionne qu’il reçoit au public 8-9 élèves du privé parce qu’ils ne « fitent » plus dans le modèle privé. Mais peut-être cette réalité est-elle différente à Québec s’il manque d’élève, alors qu’ici, la demande est très élevée. bref, je suis d’accord avec vous qu’il faudrait disposer de données complètes et non biaisées. C’est ce que j’ai demandé au DG de la fédération qui m’a répondu. Ceci dit, je ne suis pas journaliste, mais blogueur, je vous prierais d’en tenir compte. 🙂 Au plaisir.

J’espère que c’est le cas car au privé ils ont une clientèle sélectionnée. En clair si l’étudiant n’a pas d’assez bonne notes en sec 3 on lui montre la porte et il se ramasse à l’école publique. Val mauricie à Shawinigan-sud à un très bon classement et une clientèle non sélectionnée.

Votre analyse est, sans plus, basique. Et bien sûr, par les temps qui courent, « politically correct ». J’ai été enseignant au privé et au public. Aussi bon enseignant au privé qu’au public. Et j’ai aimé les deux expériences. Je sais, aujourd’hui, PAR EXPÉRIENCE, que le privé n’est pas qu’une question de gros sous ou de sélection. Les jeunes qui choisissent le privé, car c’est, aujourd’hui leur choix, les parents ne peuvent plus imposer cette chose, sont ceux qui acceptent un peu plus la rigueur et la discipline. Ils sont rencontrés et ils savent ce qu’ils devront faire comme efforts pour participer à ce genre de lieu d’instruction et d’éducation. Ils savent aussi qu’ils auront accès à du support, à des profs qui ne les laisseront pas tomber s’ils rencontrent des difficultés d’adaptation et que leurs parents seront partie prenante de ce suivi rigoureux.
C’est un CHOIX. Et dans cette province de libre choix, chacun devrait voir dans ces choix une expression de SA LIBERTÉ. Vous êtes médecin, vous avez eu le choix de faire vos études où bon vous semblait et c’est heureux ainsi. Les
jeunes qui choisissent leur milieu d’instruction et d’éducation ont cette chance ICI au Québec. Et personne ne devrait enlever ces choix sous prétexte de donner la même chance à tous les jeunes…. quelle chance??? La réflexion devrait bien plus porter sur cette affirmation qui est la plus grande rengaine entendue depuis si longtemps.

Le choix, c’est important. Je vous soumets tout de même, pour rester dans la discussion, que les élèves (et leurs parents) qui choisissent le privé sont a priori bien différents de bien des manières, et que cela explique une bonne partie du résultat final. J’ai traité des différences ailleurs. La plus évidente est le revenu. Bonne journée.

L’art de ne rien dire en 80 lignes!!!

Au moins, vous avez pris la peine de compter. Mais je vous soumets que votre ligne n’apporte rien au débat, et qu’en une seule ligne, vous utilisez plus de points d’exclamation que moi en un texte complet. Bonne journée à vous.

Entièrement d’accord! Je connais même un enfant de la région de Québec qui a été refusé à la maternelle au privé! Il est né en septembre et donc désavantagé face à la compétition pour l’admission!

La maternelle privée. Voilà un concept qui m’inspire encore moins que le secondaire privé. Merci à vous.

Encore une fois, nous voilà devant un bon « docteur » qui s’imagine qu’il sait tout et que son opinion vaut de l’or sur n’importe quel sujet! Justement, nous avons dans notre bon gouvernement un beau triumvirat de médecins qui, eux aussi, savent tout tout tout… Entre autres, à l’éducation, le petit monsieur fait des merveilles. En fait, le bon peuple toujours crédule ne s’arrête pas d’être en admiration devant les médecins qui sont les nouveaux curés (ou les nouveaux bondieux) et continueront à croire à toutes leurs stupidités. La moindre: « croire » que Monsieur Couillard ne possédait que 550 000$ d’actifs avant sa candidature à la chefferie. Comme ses revenus actualisés représentent en fait l’équivalent d’un minimum de 300 000 par année, je ne peux comprendre qu’en trente ans de pratique et plus, il n’ait amassé que cette somme… Ah! oui, en divorçant, il aurait tout donné à son ex! Fallait-il qu’Il soit aussi stupide? Donc ou il est stupide ou il est menteur… Cherchez l’erreur. Je dois être stupide…

Merci de votre très aimable commentaire. Vous savez, dans une discussion, il peut être défoulant de critiquer les gens, mais il est bien plus intéressant de fournir quelques idées ou du moins son opinion. Mais tant mieux si cela vous a fait du bien. Il est d’ailleurs reconnu que de faire passer sa colère peut favoriser le contrôle de la pression artérielle, si cela vous intéresse. Je vous souhaite une excellente journée.

Les subventions aux écoles privées devraient être inversement proportionnelles aux revenus des parents. Cela rendrait l’accès aux écoles privées plus facile pour l’ensemble de la classe moyenne. Et les gens ayant des revenus plus élevés que la moyenne paieraient davantage.

Une autre façon de limiter la discrimination financière dans l’accès aux écoles privées serait d’éliminer les subventions complètement. Dans un tel cas, le pourcentage des élèves au privé serait faible.

Pour ma part, il m’apparaît évident que si le gouvernement gagne la négociation et que conséquemment, les élèves sont intégrés sans égards à leurs difficultés et leurs limitations, et qu’en plus, ils augmentent les ratios, les élèves du privé seront nécessairement privilégiés et qu’il y aura un écart grand comme l’océan entre le public et le privé. Merci Dr. Vadeboncoeur de partager votre expérience.

Et si on comparait les élèves du privé avec les élèves du PEI ( programme étude international). Le PEI est un des programmes offerts dans le public. Mon fils a été accepté au privé ( collège St-Lambert/ Durocher), en PEI au privé (collège Notre-Dame- de Lourdes) et en PEI dans une école publique. J’ai décidé de ne pas l’envoyer au privé parce que je trouvais cela ridicule de payer quelque chose qu’on peut avoir gratuitement. On paye déjà assez de taxes pour
ne pas encourager le privé ( subventionné par nos taxes!!!). Je suis certaine que mon fils performe aussi bien que les élèves du privé et peut-être mieux….

Pour ma part, bien que mes enfants avaient des aptitudes pour la course, bien que j’aurais eu les moyens financiers pour les inscrire à l’école de course de mon choix, le problème est qu’il n’y a pas d’école de course à moins de 100 km de chez-moi. Je les finances tout de même avec mes impôts, mais leur accès demeure réservé au « choisis » de la ville, triés avec soin. Notre école « ordinaire » a tout ce que les autres écoles « ordinaires » ont: des professionels dévoués, mais pas assez, des gymnases pas assez entretenus, des bibliothèques décharnées, transports limités et des coupures gouvernementales à la tonne (incluant une fusion de commissions scolaires qui crée une nouvelle structure étendue sur plus de 150 km…). Mais nos bons gouvernements financent les écoles de course, pour que l’élite citadine se les offre à au quart du prix réel, au détriment des résultats décevants des autres… Peut-être que si ont offrait aux élites la crème au prix de la crème, il restrait un peu de lait 3.25% à la plèbe (et aux régions) au lieu du lait écremé. Les comparaisons de résultats auraient sûrement aussi une toute autre saveur que l’amer auquel on nous a habitué.

J’aurais un roman de 600 pages à écrlire sur les commentaires des pseudos intelligents, pédants, suffisants, arrogants journalistes ou intellos qui font dire ce qu’ils veulent aux chiffres et études. J’ai la rage de voir qu’on compare encore les écoles privées et les écoles publiques. ON A PAS LA MÊME CLIENTÈLE !!!!!!!! Les écoles privées sont élitistes autant pour les notes d’entrées et les examens de sélection qu’elles font pour avoir les jeunes les plus performants sans problème de comportement dans leurs établissements mais des performants dont les parents ont les moyens de payer les frais annuels. Y a-t-il quelqu’un qui pourrait faire comprendre ça aux journalistes qui vomissent leurs articles écoeurants qui critiquent et évaluent les profs, leurs heures de travail, leurs salaires, leur implication, leur réussite. J’ai pas des vacances l’été, JE SUIS PAS PAYÉE! Mon salaire de 10 mois on me le RÉPARTIT. Mon été je le passe à me ressourcer, je suis en convalescence psychologique. Je recharge mes batteries et je m’occupe de mes enfants. De septembre à juin, je m’occupe des enfants des autres. Mes élèves ne font pas partie de l’élite, c’est « monsieur tout le monde ». Mon école accepte même ceux qui ont de la difficulté. AVEZ-VOUS CALCULÉ NOTRE TAUX RÉUSSITE À FAIRE AVANCER, ÉVOLUER ET REUSSIR NOS ÉLÈVES QUI ONT DES NOTES FAIBLES EN ENTRANT AU SECONDAIRE? Oups! ben non on a pas fait ça. Alors les pédants intellos et ou journaliste que s’imaginent tout savoir et qui critiquent supposément de façon cartésienne, il manque des données à vos évaluations. C’est de la merde en feuilles. En passant je suis une professionnelle, j’ai un bacc et un certificat universitaire. Je mérite mon salaire au même titre qu’un ingénieur ou un actuaire. Comme dirait l’autre: CRISSEMENT RAS LE POMPON !

Je suis issu de l’école publique. J’y ai enseigné pendant longtemps, comme spécialiste et comme enseignant. Dans le système public, j’ai connu la dévalorisation et le manque de respect des familles envers l’école, le système de « bumpage » des commissions scolaires qui crée un roulement trop grand du personnel et nombre d’autres problèmes. Après dix ans, j’ai trouvé une place convenable au privé où je sens que je fais un meilleur travail simplement parce que l’école est respectée, quel personnel est stable à moyen et long terme et que les jeunes écoutent et participent en classe. C’est un endroit où les élèves qui veulent « courir » se réunissent pour faire des choses. Pourquoi ? Parce qu’au public, c’est de plus en plus difficile de le faire. Les élèves au public sont otages des problèmes sociaux-économiques, des règlements archaïques de roulement de personnel (enseignant et non-enseignant) et du désintéressement du grand public pour l’amélioration des écoles.

Merci Monsieur de mettre un bémol sur la conclusion ultra sensationnaliste de la journaliste de la Presse Canadienne. C’est avec un titre comme le sien que l’on détruit gratuitement la réputation d’autrui.

J’ai été choqué d’apprendre hier (du mari d’une professeure au secondaire – école publique) qu’elle ne peut enseigner la matière requise à une partie de ses élèves car ils ne savent pas écrire ou compter suffisamment!!! Elle doit malgré tout en faire « passer » plusieurs, tel que l’exige la direction d’école… parce que le gouvernement exige à son tour, un certain pourcentage de réussite scolaire! Il semble que cette pratique soit répandue (selon ses dires).

Il y a des variables ici que je ne connais pas. Il faudrait enquêter plus profondément, c’est certain. Mais il y a un évident problème à admettre et à régler (je ne suis pas la seule à en avoir entendu parler).

Quelles seront les conséquences personnelles et sociales d’un « futur-adulte » qui ne sera pas outillé pour accéder à des études post-secondaires? Quel type de travail et de revenu s’offrent ensuite à lui/elle? Quel en sera l’impact éventuel sur la société en terme de frais de santé, de capacité à payer des impôts pour le bien commun, etc? Ouf…

Je pense que ce texte démontre ce que je pense. Les commentaires sont inutiles. L’évidence même!

Excellent point. Je n’habite plus le Québec depuis plusieurs années , mais je demeure fascinée par ce système à deux voies financé à 50% ou à 100% par le contribuable, situation unique en son genre. Je me demande à quoi ressemblerait un système public financé à 150%…. Je trouve tellement dommage que l’on demande au système public d’en faire beaucoup plus avec moins, et que l’on ne célèbre pas ses succès, car ils sont nombreux. J’ai fait mon choix adolescente de ne pas fréquenter l’école privée, et pas pour des raisons des plus légitimes, et je vous assure que ma réussite scolaire et professionnelle, je la dois en bonne part au système d’éducation public québécois. Et pour défendre une autre organisation trop souvent décriée, j’attribue ma réussite au CÉGEP. Je ne suis pas du tout convaincue que j’aurais aussi bien réussi ailleurs au Canada.

Je trouve effectivement que votre texte depeint bien la difference entre le public et le privé. Il y a beaucoup d’idolation des gens envers le privé car ils y a beaucoup de « legendes urbaines ». J’ai deja entendu quelqu’un me dire qu’il ny avait pas de drogue a l’ecole privé… Cest drole moi quand jy etais, je voyais beaucoup de gens consommer. La difference cest que les gens viennent de milieu plus aisés et ce qu’ils cosomment ne requiert pas de « roulage et fumage »… Ni de se rentre a l’exterieur. J’ai fait mon secondaire 1 et 2 au privé pour finir mon secondaire 3-4-5 au public, jai donc vecu les 2. Il est vrai que les matieres etaient beaucoup plus avancés au privé qu’au public, par contre il y avait beaucoup + de pression. J’etais une eleve tranquil et dans ma bulle, diagnostiqué au cegep a 20ans avec une dyslexie et plus recemment a 29ans avec un Trouble deficitaire de l’attention. Au privé, mes professeurs de math et de francais ont fortement conseillé a ma mere d’engager un professeur privé qui viendrait chaque samedi matin pour faire du rattrapage avec moi a la maison, ce que nous avons fait. Pour l’ecole privé, il etait innacceptable que j’ait une moyenne de 72% en francais et de 68% en math… Apres 2 ans de dure labeur ainsi qu’une « depression » du au stress ainsi qu’a la pression venant de l’ecole (l’absence de support psy venant de l’ecole), ils ont fortement recommandé a mes parents de me changer d’ecole. Au public j’avais de meilleures notes mais autant de difficultes. Par contre, j’etais encouragée par mes professeurs au lieu de me faire denigrer…. Les ecoles privées sont axées sur le rendement scolaire ainsi que la performance, ils se fouttent bien que tu ais des problemes d’apprentissages car ils ne t’aideront pas. Puis lorsque votre trouble d’apprentissage derange et ou baisse votre moyenne, ils vont voys conseiller de quitter. Ils se debarassent des maillons faibles. Aujourdhui jai un bon emploi et un diplome universitaire, par contre ce n’est pas grace a l’ecole privée. Pour avoir vecu les 2, je confirme que votre article a visé dans le mile.

Ma fille a été au privé pour son secondaire et en a rushé une shot!! Ce qui m’a vraiment frappé est la quantité astronomique de devoirs qu’elle avait comparé a ses amies du publique qui elles, en avaient à peu pres jamais…plus de travail donne de meilleurs resultats selon moi!

Bravo! Excellent texte! Jj’en revenais pas d’entendre des médias sortir cette {nouvelle} en début de semaine. Je confirme que les jeunes qui terminent leur secondaire cinq avec ce haut taux de réussite avaient déjà plus de 85% en écriture à la fin du primaire. Comme vous le dites si bien, ils couraient déjà très vite au primaire!

Ma fille a été au privé pour son secondaire et en a rushé une shot!! Ce qui m’a vraiment frappé est la quantité astronomique de devoirs qu’elle avait comparé a ses amies du publique qui elles, en avaient à peu près jamais…plus de travail, meilleurs résultats??

L’analogie est excellente! Et j’ajouterais qu’on pourrait segmenter les élèves du public, comme pour les sondages, et vérifier quelle est la moyenne des élèves identifiés comme courant très vite, mais dont les parents n’ont pas les moyens de payer l’école de course. Peut être que les résultats seraient identiques. Et si les résultats était meilleur au public, se serait toute une gifle!

Oui, il serait très intéressant d’avoir des médianes, et de voir la répartition par quintiles, juste pour voir. Je soupçonne que des élèves en grand difficulté baissent beaucoup la moyenne dans les écoles publiques alors que la médiane n’est peut-être pas si basse. Merci de votre commentaire.

Tellement d’accord avec vous. Ma fille a fréquenté une école publique durant les 5 années du secondaire. Maintenant rendue au cégep elle a une moyenne supérieure de 10% à celle du groupe dans tous ses cours. De plus elle fût approchée pour être tutrice en français et en anglais. Bravo M. Vadeboncoeur pour vos propos si réalistes.

Excellent article qui pose clairement les questions qui doivent l’être et qui aura peut-être comme effet d’encourager les professeurs du public. Merci

Monsieur Vadeboncoeur,
J’ai l’habitude de trouver vos propos pertinents et intéressants. Toujours documentés et présentés de façon claire et précise.

Je suis enseignant, dans une école privée, et à la lecture de votre ce texte je constate que votre article véhicule autant d’idées reçues que le propos qui vous a déplu et que vous dénoncez. Je trouve toujours dommage d’entendre parler de l’école privée comme s’il s’agissait là d’un ensemble homogène… Pour ne pas tomber dans le même panneau que vous, je m’arrêterai ici dans ce commentaire, n’ayant pas le temps aujourd’hui d’appuyer mes propos par des données concrètes.

Au plaisir.

Bien évidemment, je suis un peu en dehors de mon champ d’expertise et davantage dans mon expérience (de parent et de membre de CE de longue date). Je vous remercie de votre commentaire, mais vous savez, parler des idées reçues des autres sans en nommer aucune ni faire avancer les idées n’ajoute pas grand chose au débat. Ce sera pour la prochaine fois, sans doute. Notez tout de même que votre directeur des établissements privés est resté encore bien plus flou que moi dans sa réponse.

Mon garçon est dysphasique, dyspraxique et TDAH ET il a été accepté à l’école privée AVEC tous les diagnostiques établis dès la maternele, donc avant l’examen de son dossier pour son admission. Je dirais même que les petits ratios dans les classes ont permis aux enseignants de le prendre sous leur aile. Tout le monde s’en occupe et il réussit au-delà de toutes les attentes. Oui je paye une orthophoniste qui le voit directement à l’école, mais il n’aurait jamais eu de service au public (vérification à l’appuie) et je n’aurais même pas eu le droit de faire deplacer une orthophoniste du privé pour le voir à l’école publique (pas juste pour les autres, l’école peut pas offrir un local gratuit à une orthophonjste du privé). Conclusion, il aurait manqué des 1/2 journées de classe au lieu de 1h et j’aurais dû prendre cingé chaque semaine, ce qui aurait plus que doublé le coût des services d’orthophonie. BREF, ATTENTION AUX JUGEMENTS FACILES sur l’école privée. Elle n’est pas réservée à l’élite des enfants, les meilleurs, ET sa fréquentation peut représenter un avantage pour certains élèves en difficulté. Oui ils y sont mieux encadrés, oui ils ont davantage d’heures de français, de math, d’anglais et de sport…vtous des éléments déterminants dans la réussite scolaire.

Merci de proposer une réflexion plus qu’une simple comparaison au départ inégale. L’école public met en œuvre de nombreux moyens pour motiver les élèves ( tous) à écrire. Compte tenu des clientèles peut même que l’école public réussi mieux .

quel excellent texte! Merci m. Vadeboncoeur. Je me questionne: comment se fait-il qu’un urgentologue comprenne davantage le milieu de l’éducation que le Ministère de l’éducation lui-même ?

Gardez votre tête bien enfoncée dans le sable et continuez de croire que ce n’est qu’une question de sélection. (D’ailleurs, plusieurs écoles privées ont depuis quelques années abaissé leurs critères mais continue quand même de faire aussi bien)

Prenez 2 élèves de 6ème année avecdes résultats scolaires comparables, pas des premiers de classe mais disons 2 élèves légèrement supérieurs à la moyenne. Envoyez un des deux au public et l’autre au privé, et voyez qui aura les meilleurs résultats à la fin du secondaire. Je vous parie que 3 fois sur 4, l’élève du privé sera meilleur. Il n’y a pas que la sélection qui compte, la discipline, l’encouragement à travailler plus fort, le suivi des élèves, et oui, la qualité des profs, y sont aussi pour beaucoup.

Permettez-moi de vous faire part de mon cheminement scolaire et vous comprendrez pourquoi je veux que l’on continue à avoir le choix public/privée. J’ai fait tout mon secondaire au public sur la Rive-Sud de Québec dans l’ancienne commission scolaire Chûtes-de-la-Chaudière. Mes parents et moi avions fait ce choix car il y avait un nouveau programme sport-étude qui démarrait. J’ai fait de la Natation de compétition jusqu’à la fin de mon université. À la fin de mon secondaire 2, le programme à été diminué pour être aboli pour mes 2 dernières années. La commission scolaire trouvait que c’était trop compliqué et cher de continuer un programme « enrichi ». Selon moi, un grand manque de volonté. Si mon fils aime le sport, croyant énormément à son effet positif sur les études, je choisirai son école en fonction des plateaux sportifs disponibles. Pour ce qui est de l’éducation que j’ai reçu, j’ai constaté la différence entre le secteur public et privé quand je suis arrivé au Cegep, spécialement en Francais et en Anglais. On avait clairement fait travailler plus fort les étudiants que j’ai rencontrés du privé que ceux du public. J’étais un élève doué au secondaire mais on ne m’a pas poussé plus loin dans ces matières, spécialement en Anglais et en Français. J’ai encore le souvenir clair de classes d’Anglais qui n’allaient nulle part, le professeur passant son temps à discuter avec les étudiants. Nous avions peu de devoirs à faire et on comprenait mal pour quoi nos amis du privé en avait. Bien que ce soit les mêmes programmes éducatifs, il est clair que l’un veut plus que l’autre que ses élèves performent, et a besoin de citoyens qui vont se démarquer.

Le gros problème c’est que le gouvernement subventionne ces écoles privées, que les parents qui les envoient leurs enfants au privé paient pour ce service et qu’on donne à l’enseignement public cette subvention. Quand Madame Marois avait parlé d’enlever cette subvention au privé ((oh la la)) pas content les pros des écoles privés. C’est facile pour le privé d’avoir un bon taux de réussite, ils choisissent que ceux ayant de bonne note, les autres non trop de problème ((pas de subvention)).

Je n’ai pas le courage de tout lire mais je vais quand même intervenir.
J’ai 5 enfants dont 4 sont passés par le public. Le dernier était en échec dans le public, j’ai donc (j’ai les moyens de le faire, je suis dons une bourgoise mais j’en suis fière, je travaille fort pour ça) pris la décision de le mettre dans une école primaire privée au coût de 6500$/an. Et vous savez quoi? Mon fils aime à nouveau l’école, parce qu’il n’est plus l’enfant invisible que l’enseignant laisse de côté parce qu’ils sont trop nombreux ou autre, 25 contre 15, ça n’a pas de prix.
Oui ils pratiquent la sélection (académique et « financièr »), c’est une entreprise malgré tout, mais ils ont aussi quelque chose que le public n’a pas: le nivellement par le haut.
Je crois sincèrement avoir mis les chances du côté de mon fils, mais ça n’engage que moi.

La vie…….la vraie vie,…….. ce n’est pas comme au privé……..Dans la vraie vie on doit composer avec tout le monde pas juste avec ceux sélectionnés……Tous mes amis qui sont allés au privé n’ont pas fait d’études universitaires car le privé les a écœuré des études…..(trop d’encadrement, uniforme pour tous, études et devoirs tout de suite après l’école…..) Moi qui suis un produit du public, j’ai complété mon baccalauréat à l’âge de 22 ans.
Donc, la vraie vie elle est comme au public avec ses difficultés et ou on apprend l’autonomie…….tellement important !

Mes enfants sont dans une école secondaire privée et je suis exaspérée quand j’entend que l’on laisse plus de temps (1heure) à ceux qui ont moins bien réussi en classe pendant les examens pour remonter la moyenne du groupe. Alors je ne suis pas québécoise, peut-on me dire si c’est la pratique dans toutes les écoles privées à Montréal. Merci.

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