Lettre au ministre des Finances: à quel prix l’équilibre ?

Monsieur le Ministre,

Vous avez commencé à préparer l’opinion à des changements importants que vous comptez introduire dans le budget que vous présenterez d’ici le printemps. Peut-être n’est-ce qu’une opération de communication visant à ameuter le citoyen, qui serait ensuite rassurée de n’assumer qu’une portion de la dose annoncée. Cela s’est vu.

Cependant, vous connaissant un tout petit peu et sachant qu’il s’agit de votre premier budget, notant de plus qu’il s’inscrit davantage vers le début du mandat de votre gouvernement que vers la fin, j’ai tendance à penser que vous souhaitez être audacieux, bousculer les habitudes, sachant que vos budgets suivants devront être davantage électoralistes.

Cela étant dit je voudrais contribuer bien modestement à votre réflexion pendant cette étape où plusieurs options s’offrent à vous. Aujourd’hui, je voudrais camper le contexte et les objectifs. Demain et les jours suivants, je ferai quelques propositions plus précises.

L’objectif : l’équilibre budgétaire ?

Comme vous le savez, l’économie québécoise a traversé la crise avec une remarquable résilience, ses pertes d’emplois l’an dernier étant minimes face à ce qu’ont connu ses voisins et plusieurs pays européens. Je vous le rappelle car dans la formule qui a permis cette résilience, il doit y avoir à l’œuvre des traits de l’organisation économique et sociale actuelle du Québec. Alors que vous envisagez de grands changements, il faut se garder de casser, parce qu’ils sont originaux, les ressorts de notre succès, les sacrifier au nom de l’atteinte d’objectifs financiers de court terme.

Vous êtes à bon droit préoccupé par la précarité des finances publiques du Québec et par l’endettement supplémentaire encouru récemment, endettement qui devrait s’alourdir pendant les prochaines années.  Vous n’êtes pas sans savoir que l’endettement des voisins du Québec (Ontario, États-Unis) et de plusieurs pays du G7 est en train d’augmenter à un rythme beaucoup plus rapide que le nôtre et que, comparativement, notre endettement, actuel et à venir, n’est pas déphasé par rapport aux leurs. Cela est, je le reconnais, une mince consolation. Cependant cela aide à mettre les choses en perspective et permet d’épargner aux Québécois de se faire traiter de cancres, alors qu’ils sont désormais au-dessus de la moyenne. (Les tableaux d’endettement publiés dans votre premier fascicule de consultation, s’ils étaient mis à jour pour 2009 et accompagnés de projection sur trois ans, montreraient clairement cette dynamique.)

L’objectif qui semble vous intéresser le plus est le retour à l’équilibre budgétaire pour le Québec. Sur le principe, vous me trouverez fermement dans votre camp, puisque j’ai participé sous Lucien Bouchard à la grande opération de remise à flot des finances de l’État québécois. Cette opération était nécessaire et a beaucoup permis au Québec de prendre, de 1997 à 2007, une longueur d’avance dans la progression, per capita, de son PIB, face à l’Ontario et à la moyenne du G7. Cependant je retiens de cet exercice que la volonté ferme d’atteindre rapidement une réduction du déficit a poussé le gouvernement et ses partenaires syndicaux, dans un mouvement de toute bonne foi, de mal calculer l’impact qu’aurait sur un réseau social — le système de santé — un programme généreux de départ à la retraite. (Qui, au contraire, a fort bien fonctionné en éducation.) Il n’est même pas certain, à l’heure qu’il est, que cette opération ait permis d’économiser quoi que ce soit, compte tenu de l’ampleur imprévu des départs.

Je sais qu’il arrive à des membres de votre gouvernement de soulever ce point en chambre. Je le réitère ici pour vous indiquer que lorsqu’on tient mordicus à réduire les dépenses gouvernementales — ou à augmenter les revenus — il faut se méfier des chocs assénés au filet social. Mal calculés, ils reviennent vous hanter, économiquement et politiquement, pour une bonne décennie.

Mais nous sommes d’accord sur l’objectif: il faut revenir à l’équilibre budgétaire. La question est: quand ? A mon avis, la seule réponse prudente est: on ne le sait pas encore. Prudente, mais non suffisante.

Vous n’êtes pas sans savoir que de nombreux économistes estiment que l’automne 2010 peut nous réserver une mauvaise surprise: une rechute économique aux États-Unis.  Le risque (chiffré par certain à 20%, par d’autres à 40%) est suffisant pour que le gouvernement Obama vienne d’injecter 150 milliards de dollars US supplémentaires dans la création d’emploi pour tenter d’éviter, ou d’amortir, cette rechute.

En 2009, notre résilience a été soutenue par les programmes d’infrastructure du gouvernement québécois et un certain nombre d’autres mesures de soutien gouvernemental. Leur retrait trop brusque de l’économie québécoise, au moment d’un nouvel affaiblissement chez notre principal client, serait mal avisée.

Pour étayer mes propos de simple généraliste, je m’appuie sur deux sources. D’abord sur le secrétaire-général du Fonds Monétaire International, Dominique Strauss-Khan, qui avertissait en novembre les gouvernements empressés de serrer leurs vis et leurs budgets:  « il est trop tôt pour une sortie généralisée » des politiques de relance économique, a-t-il déclaré.

Vous me direz: c’est un socialiste. Ma seconde source passera peut-être mieux la rampe. Martin Wolf est commentateur économique en chef au Financial Times de Londres. Voici ce qu’il écrivait, en novembre:

Même si la corde fiscale [déficits et endettement] n’est pas infiniment longue, une réduction immédiate des déficits serait malvenue. Il est extrêmement probable que cela ferait retomber les économies dans la récession, comme cela est arrivé au Japon pendant les années 1990. […]

Ce qu’il faut, à la place, sont des institutions fiscales crédibles et un plan de redressement qui sera mis en œuvre, automatiquement, lorsque (mais seulement lorsque) les dépenses du secteur privé seront de retour.

Bref, un plan de retour à l’équilibre budgétaire, oui. Son application rapide, brusque et aveugle, non. A la place, un plan dont la mise en œuvre soit automatiquement liée à des indicateurs précis de reprise économique du secteur privé.

Car, en fait, l’objectif de l’équilibre budgétaire n’est pas l’objectif réel. Cet équilibre est un moyen pour assurer aux Québécois une bonne qualité de vie. Donc, il ne faut pas, au nom du moyen, réduire cette qualité dans l’immédiat avec des conséquences (voir plus haut) néfastes à long terme. De même il ne faut pas, au nom de cette qualité, reporter indéfiniment l’application du moyen.

L’introduction d’un mécanisme certain de retour à l’équilibre, mais applicable lorsque les conditions seront, disons, gagnantes, me semblent, à moi et à mon copain du Financial Times, une meilleure politique.

Mais je vous ai assez dérangé pour aujourd’hui. Je ne voulais que mettre la table.

Demain, je vous parlerai de mesures plus concrètes au sujet de la taxation.

Bien cordialement, monsieur le Ministre,

Un citoyen intéressé

Lettres au Ministre des Finances:
Mardi: A quel prix l’équilibre ?
Mercredi: Est-ce l’heure des taxes ?
Jeudi: Tarifer au cube ?
Vendredi: Pour un Québec enrichi !

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27 commentaires
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Ah! Bien envoyé. On se calme, les boys. Profiter de la crise pour enfoncer de vieux dogmes, c’est pas élégant.

M. Lisée, chapeau pour le courage quant aux conséquences de 98. Voilà la vraie lucidité à l’oeuvre.

Afin de sortir des sentiers battus dont nous battons la semelle depuis des décennies, il faudrait que les gouvernements fassent appel à des économistes et autres experts qui pensent autrement dans le genre prof L LAUZON ,Gérard Bérubé du DEVOIR, JF LISÉE de cette revue que je trouvent plus originaux dans leurs analyses et propositions d’ordre économique que leurs collègues haut-parleurs du système, genre MONTMARQUETTE par exemple. Les grandes centrales syndicales qui ne font pas preuve d’audace non plus dans ce genre d’exercice devraient mettre à contribution leurs économistes et les autres qui oeuvrent comme professeurs universitaires, bref, tous ceux et celles qui regardent la situation d’un oeil social critique avec vision moderne et solutions à l’avenant et surtout qu’on arrête de nous casser les oreilles avec des plans de retraite dont la très vaste majorité des travailleurs qui peine déjà à joindre les deux bouts; dans le présent numéro de L’ACTUALITÉ on se croirait chez GESCA par les temps qui courent sur cette question des fonds de retraite. Faisons de toute urgence des lois contraignantes pour stopper la grande évasion fiscale comme tente de le faire actuellement la communauté économique Européenne,là où s’envolent des milliards de dollars chaque année que nous devons combler par de nouveaux impôts et taxes pour combler ce puits sans fond. Occupons nous d’abord du présent pour mieux préparer l’avenir devrait être notre slogan des années à venir.

Financement de la dette en 1999 dans le budget du Québec: 8 milliards
Financement de la dette en 2009 dans le budget du Québec: 6 milliards

Il est où le problème?

Suite a ce texte de J.F.Lisée , j’invoquerai deux hypothèses :
1) Mesures radicales de prises pour couper dans les programmes et le budget de dépenses , en d’autres mots faire la ré-ingénierie que Jean Charest a tenté de faire en 2003 et qu’il s’est effouaré suite aux sondages désastreux ! Mais il persiste et signe , coupe les programmes incluant la santé et l’éducation et augmente les tarifs et la taxe de vente . Il remet les finances a flot rapidement et la péréquation n’est plus nécessaire ! Devant le chaos politique , Jean Charest a déja pris la décision de se retirer et de se recycler ailleurs …….
2) Peu de coupures dans les programmes et surtout pas en santé et en éducation et augmentation graduelles des tarifs et de la TVQ augmentés a coup d’un demi point ! Donc déficits budgétaires sur [email protected] ans et petite marge de manoeuvre pour donner des nananes ici et la . Face a cette insatisfaction et de très mauvais sondages car , il refuse de faire une commission d’enquête pour éliminer l’insatifaction des payeurs de taxes causé par la surfacturation de plusde 30% , il poursuit son bonhomme de chemin en espérant que le vent va changer car il espère secrètement obtenir un quatrième mandat …..

Vous avez commencé à préparer l’opinion à des changements importants que vous comptez introduire dans le budget que vous présenterez d’ici le printemps.
**********
Ben oui,tous les lucides se sont remis au tamtam sur les dangers mortels de la dette sur l’économie québecois et le gouvernement a donné un beau contrat bien juteux à trois économistes habitués à ce genre de privilège pour qu’ils reprennent le baton du pélerin.

Les marmottes de l’Institut économique de Montréal vont ressortir de l’hibernation où les avait plongées toutes les magouilles des firmes privées autant à Montréal que dans les contrats d’infrastructures municipaux et gouvernementaux.

On va s’en prendre au citoyen de la classe moyenne en augmentant tous les frais de service et les tarifs d’électricité,pendant que les abris fiscaux des nantis resteront intouchés et que les ti-namis du gouvernement continueront à se voir offrir de beaux contrats en contournant le processus des appels d’offre.

Ensuite on prendra les trois prochaines années pour faire oublier au bon peuple qu’on est une belle gang de cros**urs.

Il y a certainement des réductions de dépenses possibles. Sur un site dont je tairai le nom, M.Boyer nommait trois programmes inconnus datant des années 70 qui coûtent à eux seuls 500 millions de dollars. Si on ajoute une diminution du financement de l’assurance médicament, on sauve 1 milliard sans même s’attaquer à la relance de l’économie.

J’ajoute ma voix à la votre M. Lisée. Rien ne serait plus mal avisé que de sabrer dans les dépenses publiques au moment où il est loin d’être clair que le privé prendra le relais. Ce serait au mieux hypothéquer l’avenir, au pire ce serait retomber en récession ou, du moins, manquer la reprise.

Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas avoir une vision à moyen terme pour redresser les finances publiques. Ce qui est le plus important ce n’est pas tant le niveau total de la dette (en fait avec les taux actuels, ce l’est moins que jamais), mais plutôt la crédibilité et la détermination à assainir ses finances. Et là-desssus je crois que le Québec est assez crédible (du moins tant que Québec Solidaire n’est pas élu et nous transforme en Vénézuela du nord). Comme le démontrent Rogoff et Reinhardt dans leurs travaux, les catastrophes fiscales arrivent à tous les niveaux d’endettement. Il faut seulement lire Claude Piché la semaine dernière, qui érigeait une demi-douzaine de pays Européens ayant un niveau de dette exemplaire: la moitié sont des désastres économiques comme l’Irlande…

Il me semble avoir entendu souvent les ministres des finances tenir ce genre de discours. Surtout quand la fonction publique entre en négociation.
Depuis 1981 tous les gouvernements successifs ont appliqué la même règle. Refiler la facture aux employées de l’Etat. Donc de faire reposer ce poids sur une majorité de femmes qui avaient atteint des conditions de travail décentes dans les années soixante-dix.
Alors je ne peux m’empêcher de voir dans l’empressement du ministre des finances un message quelque peu subliminal pour mettre de son bord la population.
Encore une fois ce fardeau va reposer sur les employées de l’Etat. Vous saurez me le dire!

« Financement de la dette en 1999 dans le budget du Québec: 8 milliards
Financement de la dette en 2009 dans le budget du Québec: 6 milliards

Il est où le problème? »(jacques noel)

Le problème est que ceux qui ont quelques sous ne veulent pas mettre quelque sous que ce soit pour les services publics qu’ils reçoivent.

Tous pour moi rien de moi pour tous.

L’Amérique du Nord voir l’Occident à un gros problème sur les bras.

Leurs enfants souvent uniques ou à deux sont habitués à avoir toute l’attention de la famille.

Aujourd’hui ces enfants dont plusieurs ont 25 à 40 ans réclament les mêmes services auxquels leurs parents les ont habitués. Ils ne faut pas frustrer un enfant qu’ils disaient dans les années 75. Ben oui vu qu’il est le seul de la famille il est le plus fin le plus beau.

35 ans plus tard nous récoltons.

L’équilibre budgétaire auquel ils ont été habitué est que j’ai fais ce que tu dis et maintenant paye moi le mec do, j’en veux pas de ta bouffe. Sort ton fric.

Tu as le choix la crise ou le fric.

Une seule mesure devrait conduire les élus en temps de crise = Endetter au maximum les Québecois allant de 100 à 200 milliards de $$$$$$$ en infrastructures créant ainsi des emplois pour tous et des impôts pour nos mesures sociales .
En sachant que ces 100 ou même 200 milliards nous feront économiser 100 ou 200 milliards de $$$$$ que la surenchère nous coûterait pour fabriquer ces infrastructures dans 15 ou 20 ans
Plus pécisement = un pont de 50 millions de $$$ en 2010 nous coûterait dans 15 ou 20 ans plus de 100 millions de $$$$$.
En temps de crise il faut s’endetter pour des infrastructures rentables pour ne pas avoir à nous endetter de façon non rentable pour manger.
Et aussi pour nous enrichir et vraiment développer le Québec récupérer tous nos impôts nos taxes et nos fonds consolidés et nos ambassades qui enrichissent l’Ontario et l’Alberta et la Colombie Chinoise

C’est une belle initiative de communiquer des idées au ministre des finances. Pourriez-vous en profiter pour lui faire le message suivant: les baby-boomers ont eu leur part. Ces chochoux du système ont été assez gâté. J’ai été une entrevue ce misi à Radio-Canada qui donnait les résultats d’une étude à l’effet qu’on devrait inciter monétairement les baby-boomers à rester en emploi plus longtemps avant leur départ (très attendu) à la retraite. Je vous rappel qu’on est nombreux à ne pas avoir pu intégrer des emplois grassement payé, avec sécurité et avantages sociaux. Ils sont aux sommet de leur échelle salariale et on voudrait prolonger encore leur maintien dans des emplois qui je vous le rappel nous n’avons pas les moyens d’assumer. Depuis leur naissance que l’état dépense l’argent des générations futures pour accomoder leur train de vie. Le déficit et tous ces abris fiscaux ce sont bien eux qui en ont profité. On peut tu considérer qu’il y a des gens de d,autres générations et qui ont des besoins tout aussi important. Le me my self and I dont cette génération a fait preuve vis à vis ses exigences envers l’état n’est plus soutenable.
Je sais que des gens sur ce blog vont détester cette intervention mais sérieusement pouvez-vous penser aux autres. Après le pace and love, la scolarité gratuite, la sécurité d’emploi, le système de santé, la rgie de l’assurance automobile, et vos exubérants fonds de pensions, non seulement vous voulez des primes de départ, mais aussi des surprimes pour avoir le ‘privilège’ d’être pogner encore quelques années dans des postes pour lesquels vous compter depuis des années les jours qu’ils vous restaient avant la retraite en soustrayant vos nombreux congés accumulés. Maintenant que vos fonds ont cru moins que vos estimations vous aller nous demander de compenser? Des hanches artificielles et du botox avec ça? On a pu les moyens… assez c’est assez. Coudons y-a vraiment personne pour leur faire entendre raison? Des résidence subventionnées dans les Caraibes c,est tout ce qui vous manque. J’aurais du me taire vous êtes assez bien organisés pour nous mettre de la pression avec ça.
Pour ceux qui suivent attendez-vous à travailler jusqu’à votre mort, parce que tant qu’il en restera y trouverons moyen de nous en demander plus. Maudit système.

Il m’et difficile de croir eà la bonne volonté d’un gouvernement qui depuis Avril 2003 ne m’a jamais démontré qu’il gouvernait pour le bien publique.Surtout après l’automne et le début d’hiver qu’il a connu avec la corruption érigée en système dans le domaine de la construction.De plus on vient d’apprendre que des dirigeants incompétents de la Caisse viennent de pendre la porte avec des bonus totalisant quelques millions!!!Pour être crédible le gouvernement aurait du commencer l’exercise par couper dans ces primes de départ.Secondo,le déclenchement d’une enquête publique dans la construction et tertio de s’assurer ne pas voir la famille Desmarais dans les parages de ce « sommet« .

M. Lisée, s.v.p. suggérez au ministre de visionner la série vidéo « L’argent dette de Paul Grignon » sur Google.
Quand le peuple a la corde au cou, lui donner du jeu ou la tendre n’égale pas l’idée de l’enlever tout simplement.
Il est temps de s’ouvrir l’esprit.

Je ne peux que conseiller la lecture de l’article de Gérard Bérubé du Devoir qui réagissait à la parution du premier fascicule du « groupe des 4 », le 17 décembre dernier.

http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/279490/perspectives-trop-noir

Extraits :

« Dans l’intervalle, pourquoi les économistes du comité de M. Bachand ne remettent-ils pas en question cette cible du retour à l’équilibre budgétaire en 2013-14, deux ans avant les autres? »

« Au même titre que le Québec a su se doter de cette diversification économique qui lui a permis d’éviter le pire dans cette récession malgré un secteur manufacturier ébranlé, ne pourrait-il pas retirer le meilleur d’une population arrivant à la retraite bien nantie? On ne parle pas d’une surtaxation ou d’un accroissement du fardeau fiscal, mais uniquement de s’assurer que Québec récolte ce qui lui est dû. Jamais dans son histoire le Québec n’a-t-il abrité une population de retraités et une classe d’entrepreneurs ayant accumulé autant de richesse. Si l’on parvient à éviter l’évasion fiscale… »

@ Jacques Noël #3

S’il daignait vous répondre, l’honorable ministre mentionnerait sans doute que les coûts relativement peu élevés du financement de la dette tiennent aux taux d’intérêt, qui ont atteint ces dernières années, un creux historique.

Et, ajouterait-il, ça ne va pas durer.

Quand les taux vont reprendre leur cours « normal », si on ne se serre pas la ceinture MAINTENANT, on pourra pas rembourser sans serrer la ceinture encore davantage demain et après-demain…

C’est ça, la réponse du Ministre…

Pour M. Le Ministre a quelles lois fiscales sont soumis les sociétés d’états comme hydro-québec pour dépenser notre argent puisque c’est nous qui payons pour toutes ces infrasturtures et pour ces déficit le cas échéant. Comment c,est sociétés peuvent-elles dépenser les profit de l’état québécois puisque que tout ce qui est rentable est sous forme de société d’état (casinos, saq etc), on voit des dépenses partout partenaire de ci partenaire de ça… à qui demande t-il la permission pour dépenser nos profit puisqu’ils que leur budget ne semble pas faire parti du budget du gouvernement québécois exception faites des dépenses évidement. On croyait collectivement que ça valait le coup que ça nous reviendrait, mais en apparence elles font se qu,elles veulent des profit. Un beau budget de promotions pour les roues qui grinchent!!!

@Warren Peace

C’est vrai que les bas taux d’intérêt font qu’on paie moins qu’on payait il y a 10 ans.

Mais comment expliquer l’hystérie autour de la dette?

Au début c’était une marotte de l’ADQ. L’ADQ qui voulait des garderies pour ses électeurs, mais ne voulait pas payer la dette des Babyboomers.
Mais là, depuis quelques mois, c’est l’Empire Quebecor qui capote sur la dette.

Je comprends pas et je lance la question à M. Lysée: d’où vient cette hystérie autour de la dette au Québec? Pourquoi Quebecor est-il autant préoccupé de la dette?

@larchitecture

L’éducation gratuite, ce sont les baby-boomers qui l’ont payée pour vous.

Étant architecte, vous en avez bien profité sans doute.

« … à qui demande t-il la permission pour dépenser nos profit puisqu’ils que leur budget ne semble pas faire parti du budget du gouvernement québécois exception faites des dépenses évidement. » (a gente feminine)

À ceux qui votent et en bonne et due forme.

Il y a plusieurs éléments qui sont passés sous le tapis dans le questionnement sur les finances du Québec et les solutions pour y remédier.
Plusieurs sources ont affirmé que les contrats gouvernementaux surtout pour les infrastructures routières, couteraient jusqu’à 40 % de plus pour des travaux comparables dans les autres provinces et des états voisins. Si cette situation durait depuis des décennies, quels effets a-t-elle pu avoir sur la dette du Québec? Personne n’en parle et pas d’enquête publique non plus!
L’équilibre budgétaire dont parle monsieur Lisé, avait été atteint par un « vol » des surplus des fonds de retraite sans consultation des retraités, les premiers concernés. À ce sujet, il y a beaucoup de préjugés de toutes sortes qui sont véhiculés. Une partie des fonds de retraite appartient à ceux qui les ont déjà payés et aujourd’hui ils en retirent les bénéfices. Cela faisait partie de leurs conditions de travail. Les salaires des années 50 et 60 ne nous laissaient même pas penser à des voyages dans le Sud comme font régulièrement les jeunes d’aujourd’hui. Les retraités ne sont pas à la charge des générations qui sont sur le marché du travail.
Et puis, un autre aspect qui n’est jamais abordé, ce sont tous les milliards de dollars de l’économie souterraine qui est exempte d’impôts et de taxes de toutes sortes, comme le trafic des drogues illicites, le trafic des cigarettes de contrebande, le travail au noir et combien d’autres.
C’est curieux, personne n’en parle dans le présent débat sur les finances du Québec ?

@M. Campagna… architecteure nuance design et développement de projet.(Je n’ai pas le droit de faire des plans d’exécution et de monter un projet de A à Z, je dois utiliser les services de professionnelles qui sont au dessus de mes moyens). Si mon père (adoptif) n’avait pas été mis à la retraite forcé car une loi l’obligeait à prendre sa retraite à 65 ans… (alors qu’il a vécu jusqu’à 95 et aurait pu travailler jusqu’à facilement 75ans), je serais devenue architecte et certainement ingénieure. Mais j’ai du travailler tout au long de mes études que j’ai repris après avoir acquis le statut adulte) et me taper des mononucléoses. Malgré toutes les formations que j’ai réussies à compléter je n’ai pas les qualifications que je voudrais, et ne peut toujours pas les avoirs puisque rien n’est gratuit… surtout quand on a un mari.. ces revenus sont considérés malgré que je n’ai pas le loisir de les investir dans ma formation.

@R. beaulieu ‘tous les milliards de dollars de l’économie souterraine qui est exempte d’impôts et de taxes de toutes sortes, comme le trafic des drogues illicites, le trafic des cigarettes de contrebande, le travail au noir et combien d’autres’… suggérez-vous qu’on légalisent ces activités économiques pour les taxer? Pas bête! Alors la prostittution le traffic de drogue, les meurtres sur commandes et tout et tout… légalisons-les et taxons les au maximum. Gageons qui ça aura l’effet positif de les faire baisser puisque ces activités deviendront trop couteuses. Freeland (faites ce que vous voulez en autanbutt que vous ayez les moyens d’en assumer les impôts. Super, armons-nous jusqu’au dents car ça risque d,être un must.

Bonjour M.Lisée,le but de l’exercice est le seul et unique but du gouvernement est continué de enlever des conditions aux travailleurs et leurs familles .

M.Lisée il y a eu la loi 45- où le but de la loi est d’avoir des agences,de permettre la sous-traitance et le réel but de la loi est de donner une rénumération moindre et appauvrissement de la population et au lieu d’avoir 42% de travailleur ne payant pas impôt alors le chiffre va augmenté de combien de travailleurs ne payant pas d’impôts 52%-62%-.M.Lisée comment un gouvernement peut-il passé une loi sur le baillon et étant lui même employeur le gouvernement en étant employeur est en conflit intérêt avec les lois du travail ou il doit avoir un comité indépendant tour comme les lois pour les retraites quand il y a des surplus dans les caisses de retraite gouvernementale est-ce que le gouvernement à demander aux retraités de pigé dans la caisse de retraite.

M.Lisée le mandat de la consultation pré-bugétaire et les hauts- parleurs où les personnes mis en place par le gouvernement pour qu’ils entendent ce qu’ils veulent entendres est en place et la vague est parti et les travailleurs et leurs familles vont encore être touchés par des lois sur les fonds de pension qui va les attachés sur la job jusqu’à leur mort voilà la grande noirceur qui nous attends après les consultations,les travailleurs ont remplie leurs mandat en payant de l’impôt,et des taxes et payant pour leur fond pension mais il y a un mais le gouvernement depuis 1976 ou la dette du Québec à commencer et le cumul jusqu’à 2009.

M.Lisée oui vous allez me dire sur Lucien Bouchard le gouvernement est venu à l’équilibre budgétaire mais il y a un mais équilibre par la suite n’a pas durée et même en équilibre budgétaire la dette n’a jamais diminué et n’a jamais été en décroissance alors depuis 1976 tout les gouvernements ils ont payés que les intérêts de la dette et jamais la décroissance voilà le bilan et tout mettre sur la crise et sur le dos des travailleurs attention car dans le contrat de travail du publique,et parapublic,et privée les conventions on été négocié de bonne foi et le contrat social en dépend le gouvernement comme étant employeur et législateur est en conflit intérêt flagrant.

M.Lisée les décisions vont être très importantes car ceux qui ont vendu les programmes sociaux ni on pas planifier la hausse des coûts,pour les programmes et les codes éthiques on été changé alors plus rien ne tient les coûts pour les infrastructures sont dépassés de 40%,les surplus des caisses de retraite ne son plus utilisé pour la retraite le vol de 40-milliards que la caisse de dépôt à subi avec le papier commercial assurance emploi 50-milliards toute des sommes que les contribuables ont déjà payé pour les bonis sans les rendements la population à payé des bonis pour certain vendeur plustôt que certain administrateur la population à telle des recours ?la population va encore subir sans être écouté la population mérite plus pour tout les impôts et les taxes payés étant les plus taxés au Canada et en Amérique du Nord et à fait du travail sur les quart de quatre à minuit de minuit à huit et de huit à seize,par la suite de huit à vingt et de vingt à huit mais sur une horloge il y a 24-heures les travailleurs en travaillent douze et même seize heures et avec des accumulations de tâche dans tout les clasifications de job.

M.Lisée je vais terminé je vous pose une question les travailleurs et leurs familles vont-ils être respectés ?

Le gouvernement considère les contribuables pour des « caves » Si nous gèrions notre budjet comme eux nous serions tous sous la loi de la faite et c’est connu de tous. À quant allons nous exigé de leur part de gestes concrès pour diminuer considérablement leurs dépenses avec notre argent? Exemples: Avec toutes les méthodes technologiques possible, une semaine sans déplacement en avion quelconque. Un mois sans aucune dépense vestimentaire. Pas de spiritueux au repas d’état. Plus de rigueure pour le vérificateur publique et exigé des rapports budgétaire trimestriels publiques. La gestion d’une province ne se fait pas que par les citoyens mais aussi par les dépenses de l’état.

Dans tout ce débat des finances publiques nous devrions tous regarder la vérité en face. Nous
avons vécu pendant des années au-dessus de nos moyens, pris l’habitude de quémander au gouvernement des services que nous n’avions pas v les moyens s’offrir, et le résultat est DRAMATIQUE. Une dette impressionante.

En plus, comme tout le monde le dit, et c’est un fait, les BOOMERS – dont je suis – prennent leur retraite graduellement. Ce groupe, à cause de son nombre important, payait énormément d’impôt. Ou est parti tout cet argent? Maintenant qu’il est juste et équitable que ces Boomers – dont je suis – prennent leur retraite, on leur dit qu’il vont être un fardaud.

Est-ce qu’un groupe de citoyens a été traité de cette façon dans l’histoire. Quand j’étais jeune, je payais mes impôts et je ne ‘chicanais’ pas parce que ces impôts servaient à prendre soin des plus vieux. Il y a une responsabilité intergénérationnelle. J’ai fait ma part et je demande que les plus jeunes fassent la leur au lieu de s’appitoyer sur leur triste sort.

Si, il y a des années, une assurance santé avait
été établi par le gouvernement, une partie des impôts auraient été mis dans cette caisse, nous
n’en serions pas là. Mais, comme la cigale, on a
chanté et maintenant nous faisons face à une réalité qui ne sera pas drôle pour personne.
Quelle misère! D. Perrin

a plus long terme, les gouvernemnts occidentaux s accapareront toute la croissance du p.i.b..
Le service de la dette ainsi que les déficit systémique sont , pour l instant loin d etre stabilisé, donc , en croissance .
Le virage est important car entre autre en retard
de 15 ans.
Bachand comme ses collegues sont des clowns électoraliste ils ne peuvent proposer de véritable
solutions.
Les demandes doivent venie des citoyens comme les
demandes d endettement massif qui sont venus d eux.
L histoire nous démontre que l opinion publique
changeras trop tard et de facon trop extreme.
que faire sinon se preparer individuellement a
l inévitable tout en laissant savoir notre plan d action.
préparer vous a payer et si possible a aider votre
voisin moins fortuné.
santé éducation etc…