Mémo de Moody’s aux épargnants : allez tous chez Desjardins !

Je ne sais pas combien vaut, pour le Mouvement Desjardins, le rapport de recherche publié ce mardi par la firme Moody’s (l’agence de notation dont je disais du mal ce matin même — quelle vitesse de réaction, tout de même, pour que j’en dise du bien en fin de journée !)

Une victoire posthyme pour Dorimène Desjardins (cofondatrice du mouvement, pendant qu'Alphonse faisait la vaisselle.)
Une victoire posthume pour Dorimène Desjardins (qui a cofondé le mouvement, pendant qu'Alphonse faisait la vaisselle.)

À la base, ce rapport — qu’on ne trouve malheureusement pas en ligne — informe ses clients du monde financier que l’extension des opérations de Desjardins et autres Credit Unions au reste du Canada va bientôt soustraire des tas clients aux banques traditionnelles, parce que ces clients, pas fous, vont ouvrir des comptes chez Desjardins.

Pourquoi ? Voici ce que dit l’analyste de Moody’s, Ali Mozaffari :

« Les caisses populaires offrent les mêmes services et produits que les grandes banques. En plus, elles tendent à verser des dividendes à leurs clients en cas de profit [les ristournes chez Desjardins], ce qui les rend attrayantes aux yeux des consommateurs. »

Ce n’est pourtant pas compliqué à comprendre ! Et c’est exactement ce que je disais la semaine dernière à un fort sympathique cadre de la Banque de Montréal qui me demandait pourquoi je faisais affaire chez Desjardins. Il ne pouvait rien me répondre. (J’ai aussi souligné que j’étais froissé par la pratique des grandes banques à centraliser leurs achats en Ontario.)

Le nouveau budget fédéral prévoit de laisser les banques coopératives, comme Desjardins, s’incorporer au niveau fédéral — plutôt que devoir passer par chaque province comme c’est le cas maintenant. Il ne reste plus à Desjardins — ce fleuron du modèle québécois — qu’à conquérir le marché canadien, pour le plus grand bien économique de ses clients, et à convaincre les Québécois encore égarés dans les banques à chartes qu’ils y font une mauvaise affaire — foi de Moody’s.

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Je suis chez Desjardins, mais également à la BNC et à la BMO, pour mes comptes affaires.

S’il est vrai que Desjardins offre un meilleur projet corporatif social, Desjardins ne peut souvent rivaliser avec les Banques pour les clients affaires, si ce n’est que par la culture d’entreprise et les services et la mentalité.

De ce que j’ai vu, Desjardins a une manière de faire les choses qui va peut-être attiré la clientèle en campagne ou en banlieue, mais qui ne fait souvent pas l’affaire des jeunes professionnels ou des entrepreneurs.

Savez-vous combien coute un chèque sans provision chez Desjardins?
42,50$ (quarante-deux dollars et cinquante cennes)

« Cue » les histoires d’horreur en relation avec Desjardins.

Personnellement je suis un client satisfait, mais les commentateurs de ce blog semblent prendre plaisir à conspuer tout ce que dit M. Lisée…

J’aime bien recevoir un chèque de ma caisse plutôt que les sempiternels frais de service d’une banque…

Je suis convaincue! J’ouvre un compte chez Desjardins subito presto! Et vive l’économie façon sociale-démocrate.

En théorie, j’ai tendance à être d’accord avec vous sur ce point M. Lisée. En théorie. Car comme le souligne avec justesse les commentateurs, le service dans son ensemble est pire chez Desjardins que partout ailleurs (selon mon expérience personnelle). Et je ne parle pas des pratiques totalement malhonnête que certaines caisses utilisent, notamment si vous avez le malheur de vouloir changer de prêteur hypothécaire. social-démocratie? Mon oeil, ça ressemble plus a Goldman Sachs! Et des ristournes? J’en ai jamais vu passer, outre un chèque de 25$ une année…

Je suis chez Desjardins depuis mon enfance et en suis très satisfait… espérant que leur attitude envers les petits épargnants ne soit pas corrompue par l’appât du gain frauduleux comme ce fut le cas des banques à chartes en Amérique et ailleurs dans le monde… d’autres institutions sans scrupules ni respect des lois et de la morale sociales les plus élémentaires.

Pourquoi accordons-nous même la plus infime attention à de tels rapports de grandes agences de notation?

Les mouvement sociaux dépensent une énergie infinie, avec raison, à décrier la vision strictement monétariste des ces agences, et à dénoncer leur influence indue sur nos gouvernements. Puis, dès qu’une de ces agences vient reconnaître que le modèle social-démocrate a du bon, on se bombe le torse et on exhibe bien haut le papier, comme si on venait de recevoir une médaille.

Pour les Québécois chez qui l’identité nationale est elle-même associée aux principes socio-démocrates de coopératisme et d’égalité des chances, des tels réjouissements paraissent pour le moins contradictoires!

On le savait déjà depuis longtemps, que Desjardins offrait un modèle qui colle plus à nos valeurs que les banques à chartes. Avions-nous besoin, comme peuple, de l’approbation des grandes agences de notation pour se sentir en confiance avec nous-mêmes, avec nos moyens?

Le mouvement Desjardins est effectivement un fleuron québécois qui, malgré ses défauts, a de quoi nous rendre extrêmement fiers. Il nous rend fier, pas pour les raisons que nous donnent les grandes agences de notation, mais précisément parce qu’il représente un modèle alternatif face à une économie capitaliste impersonnelle et sauvage dont ces agences, par leur nature même, sont les apôtres les plus convaincus!

Paul l11 mentionne :

Savez-vous combien coute un chèque sans provision chez Desjardins?
42,50$ (quarante-deux dollars et cinquante cennes)

Réponse :
On ne fait pas de chèque sans provision et on se garde une réserve dans notre compte opérationnel pour que cela ne se produise pas.

Ceci dit, j’ai la plus part de mes « billes financières chez Desjardins depuis plus de 40 ans.

Résidence, prêt auto, assurances etc….
Pour moi c’est une question idéologique.

Finalement question ristourne annuelle aux membres, aux alentours du 6 juin prochain, je vais
recevoir une somme qui se situera entre 400 et 500 $ !!!!!!!

Entre 400 et 500 $ ….. réfléchissez !

Guy LeVasseur

Desjardins n’est peut-être pas adapté aux « affaires » de l’économie sauvage mais que vient faire cette notion de « campagne ou banlieue » contre « professionnels ou entrepreneurs »?
Il n’y aurait pas de « professionnels ou entrepreneurs en campagne ou en banlieue »?
La vocation de Desjardins a rapport aux citoyens. Les objectifs privés des corporations, ce sont les banques qui s’en occupent. Là où il y a des profit à faire.

Il n’y a pas que les ristournes. Il ne faut surtout pas oublier que le Mouvement Desjardins appartient aux caisses et à ses membres. Que Desjardins est une organisation démocratique, qui appartient, qui est dirigé et contrôlé par les membres des Caisses qui décident de s’impliquer. Je suis membre d’une Caisse Desjardins depuis 59 ans et je suis devenu dirigeant il y a 9 ans, et ce, même si je n’ai pas les revenus des classes aisées qui dirigent et contrôlent les banques.

J’ai mis mes économies a la banque,j’ai acheté les actions de la banque.C’est beaucoup plus payant que les Certificats de Pauvreté Garantie
(CPG) ofert par cette même banque.Le compte chàque
c’est desjardins qui en a hérité.

@ Paul11

C’est une mesure contraignante pour justement inciter les membres à mieux gérer leurs finances personnelles et s’organiser pour qu’il y ait de l’argent dans leur compte lors de déductions hebdomaires et/ou mensuelles; il en est de leur responsabilité et non celle de la caisse propre du membre Desjardins.

Pour Desjardins en général, hormis les produits et services financiers offerts, « seulement » les valeurs, bases, principes mis de l’avant par la coopérative devraient pencher dans la balance quant à la décision de s’y joindre : solidarité, partage, ristourne, modèle de gouvernance, implication dans le milieu, institution « fabriquée au Québec » et j’en passe…

Je crois bien que vous avez raison M. Lisée. À long terme( 2ou 3 générations) le système économique actuel ne peut conduire qu’à toutes sortes de catastrophes. La croissance continue excessive vue comme une réussite ne peut pas être supportée par les ressources planétaires telles que nous les connaissons aujourd’hui. Elle engendre elle-même la surconsommation excessive que nous observons de plus en plus et qu’on essaie de banaliser par tous les moyens.

Nous devons trouver par exemple un moyen de nous débarrasser des spéculateurs qui n’apportent rien à l’économie réelle et qui sont autant de cancers dans notre société. La sacrosainte main invisible du marché, régulatrice de l’économie n’est qu’un mythe que plusieurs spécialistes ont déboulonné depuis quelques temps déjà. Plus, on s’en réfère comme certain parent brandissent encore le bonhomme-sept-heures pour que les enfants naïfs aillent se coucher, laissant aux parents tout l’espace pour bien faire ce qu’ils veulent. En réalité elle est une main de marionnette manipulée par ceux-là même (Wall Street) qui veulent nous faire croire en ses vertus.

Effectivement, les solutions pourraient venir d’une redéfinition de l’ensemble de nos valeurs humaines et sociales. La surconsommation au seul profit des géants financiers qui mettent tous leurs outils pour la maintenir doit-être dénoncée, voire combattue.

L’économie sociale et solidaire (l’approche coopérative que nous connaissons bien notamment au Québec) parait être une avenue tout à fait intéressante. Mais il ne faut pas se leurrer. Il serait extrêmement surprenant de voir une grande partie de ces grands bonzes de la finance se faire harakiri pour nos seuls beaux yeux. Ils n’hésitent pas à déclarer la guerre à tous groupes qui font obstacles à leurs visées. Alors ne soyons pas dupes. Ils protègeront becs et ongles leurs empires financiers et justifieront leurs actions criminelles par des raisonnements idéalistes sur la liberté et la démocratie. Mais, comme toujours, à leur seul profit évidemment.

Desjardins est l’exemple patent de ce que la solidarité peut nous rapporter. Un géant aux assises quasi inébranlables parce que fondé sur la mise en commun et le partage.

Une autre grande réussite Québécoise! Vive les caisses populaires, notre fierté, notre force!

Je suis membre chez Desjardins depuis que j’ai 6 ans, épargne scolaire! Dommage que ce programme n’existe plus.

Le Mouvement a bien changé au cours des dernières années et pour le mieux autant pour les particuliers que les entreprises. Le personnel s’est renouvelé et est mieux formé comme dans plusieurs autres domaines d’activité au Québec.

C’est toujours amusant de voir les gens se plaindre d’une décision négative de la Caisse mais on entend rarement ceux-ci nous faire part d’une décision semblable de la part d’une banque.

J’apprécie chaque année la ristourne, la qualité du service de ma caisse et la proximité.

Voici un fait,cela fait 10 années que je recois en moyennne 500.00 dollards par année em ristourne,faites le calcul,pour moi,cela m’a permis le renboursement d’un an d’hypotheque sur ma maison.Une banquie ne peut m’offrir cela
michel lafrtance

@martin bilodeau

S’il n’y a pas assez d’argent dans le compte, ça change quoi pour Desjardins?
Comment justifier des frais de 42,50$ s’il manque 10 piasses pour payer le compte de Videotron?
C’est Videotron qui perd ici, pas Desjardins

@Paul1
Avant de se plaindre des frais imposés par Desjardins pour un chèque sans fonds, il faudrait se donner la peine de vérifier auprès des banques canadiennes :
– Royale, Nationale, Scotia : 40 $
– TD, CIBC : 42,50 $

C’est moins énervant tout d’un coup 🙂

@ Denis Drouin:

Ahhh l’économie sociale et solidaire quelle belle utopie (j’aurais écrit « farce » si ce n’était du fait que la chose en question ne peut vivre que de l’argent des autres!). On se crée des organismes communautaires subventionnés à 100% et on se la coule douce, à l’abri des concurrents.

Lisex plutôt ceci qui est bien RÉEL: « Entre 1900 et 2000 aux États-Unis, les émissions de CO2 ont augmenté de 8,5 fois, l’utilisation de molécules chimiques de synthèse a augmenté de 101 fois, l’utilisation des métaux a augmenté de 7,2 fois et le PIB/habitant a augmenté de 6,9 fois.

Conséquences: l’espérance de vie est passée de 47 ans à 77 ans et la mortalité infantile est passée de 100/1 000 naissances à 7/1 000 naissances.

Voilà pourquoi la croissance économique comporte plus d’avantages que d’inconvénients. »

Source: http://www.antagoniste.net/

@ M. Rondeau,
Est-ce vraiment le c.a. qui décide des réformes de Desjardins. Quand la Fédération veut modifier une façon de faire et propose à chacune des caisses cette façon, avez-vous vraiment le choix de dire non ? Je ne crois pas.
Quand la caisse dit qu’elle doit fermer un guichet automatique dans un point de service sous prétexte que c’est non rentable, est-ce que le c.a. s’y oppose pour le bénéfice de leurs membres
qui utilise ce guichet, je crois que non.
Nous avons vécu ce genre de situation et le guichet a été fermé. Même, s’il y a eu contestation des membres de ce secteur. Quand on parle de rentabilité, il faut un peu décortiqué de terme. Quand, Desjardins verse une ristourne c,est après avoir payé toutes ses dépenses, après avoir capitalisé ses réserves selon des ratios définis par l’industrie alors elle oeut verser des ristournes. Donc, si la ristourne est de 1 millions de $ et que le c.a. dit qu’un guichet n’est pas rentable, moi je me pose des questions.
Il y a un coût à donner des services à des membres situé un peu trop loin du siège social,
et la caisse doit donner ce service pour se distinguer des banques justement. Moi, si je reçois une ristourne d’une centaine de dollard par exemple, ça ne me dérangerais pas de recevoir 90$ pour garder un guichet ouvert.

La force de Desjardins, c’est le nombre de ses membres. Admettons, que ça coûte 50 milles $ pour garder un guichet ouvert et que la caisse a 10 000 membres, ça représente 5$ de moins de ristoure par membre.
Pensez-vous vraiment que les membres s’opposeraient à la fermeture d’un guichet si elle avait toute l’information nécessaire pour prendre une décision? Je ne crois pas qu’elle s’y opposerait.

Voilà quelques éléments de réflexion.

Bonjour M.Lisée,
J’ai une question pour vous (et qui d’autre voudrait bien y répondre):
Se pourrait-il que cette évaluation de Moody’s, qui conduirait à une incorporation fédérale de Desjardins, n’aurait pour but que de mousser la réalisation d’une commission unique des valeurs mobilières canadienne au détriment de l’AMF québécoise? Je ne donne pas le bon dieu sans confession à Moody’s, encore moins au gouvt Harper, le plus intriguant de l’histoire du Cda et prêt à tout pour arriver aux fins des financiers de Bay Street! (Démarais étant sûrement là-dedans vu que c’est probablement le plus grand « fourreur » du Québec, en fait il a fourré tout ce qu’il a touché!
Bye

Le Mouvement Québecois Desjardins est un exemple à suivre pour tous les pays du monde et il en serra ainsi

@ Paul11

Pour en rajouter par rapport au commentaire de Lucie Jolicoeur, dans de nombreux pays européens, un chèque sans provision est même considéré comme de la fraude. Alors des frais de pénalité, quel que soit le montant, c’est plutôt banal…

Quelle est la logique derrière ces frais? En premier lieu, il est de la responsabilité du client de s’assurer que les fonds soient suffisants lorsqu’un paiement doit passer à son compte bancaire. Lorsqu’il émet un chèque ou qu’il donne une autorisation de prélèvement automatique pour un bien ou un service qu’il reçoit, il remplit sa part du contrat entre les deux parties (consommateur vs entreprise). C’est pour cette raison qu’un défaut de paiement est considéré comme de la fraude dans plusieurs pays, car le client ne respecte pas les clauses d’un contrat (implicite ou légalement signé) entre les deux parties.

D’autre part, les banques et les caisses ne sont pas là pour gérer les finances personnelles des individus à leur place. Les individu sont responsables de leur propre gestion, les institutions n’étant là que pour offrir des services facilitant les activités financières des individus. Les banques et caisses ne sont pas les comptables personnels des clients…

Les frais pour effets sans provision doivent malheureusement exister pour forcer les clients à se responsabiliser et ne plus utiliser cette tactique pour se soustraire à leur devoir de consommateur. Si ces frais n’existaient pas, il y aurait de l’abus, et par expérience (j’ai travaillé plus de 10 ans dans ce domaine), je sais que de l’abus, il en existe déjà. Heureusement, les institutions se permettent maintenant d’expulser les clients qui sont des adeptes des NSF…

@ Paul11

Oh, un petit ajout…

Vous demandez: « S’il n’y a pas assez d’argent dans le compte, ça change quoi pour Desjardins? »

Imaginons un instant qu’une institution financière comme Desjardins ne pénalise plus ses clients qui accumulent les effets sans provision. Comment pensez-vous que réagiraient les entreprises qui reçoivent des chèques et autorisations de prélèvement automatique provenant de chez Desjardins? Méfiance? Refus de transiger?

Le système bancaire existe pour faciliter les échanges entre particuliers et entreprises. Si les banques ne pénalisent pas ceux qui abusent du système, alors la confiance en ce système vacillera.

De plus, pour une institution financière, quel est l’avantage d’avoir une multitude de clients mauvais payeurs, des gens qui ne se responsabilisent pas, utilisent le système sans assumer leur part des coûts, et surtout, qui affaiblissent la confiance des utilisateurs envers ce système? Ce type de clients représente un coût énorme (notamment en gestion des problèmes dus aux défauts de paiement: pour l’institution financière et l’entreprise qui n’a pas reçu le paiement). Et ce coût, il est refilé à l’ensemble des consommateur: l’entreprise hausse le coût de ses biens ou services pour compenser ses pertes, l’institution financière hausse ses frais pour compenser les frais de gestion de toutes ces opérations.

Bref, tout le monde y gagnerait à ce que tous et chacun se responsabilise… vous y compris!

La firme de notation explique l’attrait de la formule coopérative pour l’épargnant individuel. Je vous suggère aussi cette étude du Fonds Monétaire International (2007):

Cooperative Banks and Financial Stability
http://www.imf.org/external/pubs/ft/wp/2007/wp0702.pdf

On y aborde les bienfaits systémiques de la présence d’institutions coopératives dans le paysage financier.

Individu: D’abord la coop favorise l’utilisateur au lieu du propriétaire (maximise le surplus du consommateur au lieu de maximiser le rendement de l’action), ce qui démocratise énormément le fruit des bonnes performances en période de prospérité. Et la façon dont cette redistribution s’opère est très flexible (ristournes, offre de services….).

Système: Ensuite, la coop est plus stable en période de contraction de l’économie. ET elle stabilise globalement le marché de l’épargne.

On dit souvent qu’une banque coopérative est moins performante que sa sœur à charte, car au niveau systémique, il est hasardeux de prouver les bonnes pratiques forcées dans l’industrie par leur présence. Surtout avec l’oligopole sauce canadienne ! Mais voilà… les preuves commencent à émerger !!

Le meilleure des deux mondes ? Plutôt les deux meilleurs côtés du seul monde qu’on a !!

@ Paul11:

Je serais tenté de vous écrire de simplement vous assurer que vous avez les fonds requis AVANT de faire un chèque. Comme ça, pas de frais additionnels. Il n’y a que les gouvernements gauchistes qui peuvent faire des « rubbers » sans vergogne.

Un chèque sans provision doit suivre le chemin normal que tout chèque adopte mais il doit ensuite effectuer le chemin contraire. En plus, la banque doit en expédier une copie au destinataire dont le compte doit également être débité et une note est envoyée à l’émetteur. Bref, beaucoup de frais et de temps qui doivent être payés.

Personnellement je n’ai pas fait de chèque depuis deux ans et depuis six ans probablement 10.

C’est fou ce que l’on sauve en temps et argent avec la technologie. Il sont rares les endroits ou on peut pas payer par internet.

Avec internet les chèques sans provisions sont impossible et le suivit est bien meilleur.

ADMIN : Afin de ne pas perdre le débat original de vue, ce commentaire sera le dernier publié au sujet des chèques sans provision. Merci.

M. Jean-François Lisée,

Vous parliez d’économie sociale pour le futur dernièrement. En voilà un merveilleux exemple très rentable. C’est le principe de l’utilisateur créditeur et débiteur.

Pas d’actionnaires étrangers dans les pattes.

Moddy’s le sait et voit clair.

Si toutes les banques et Wall Street était comme les caisses, les gens de l’Amérique seraient bien plus en moyen aujourd’hui.

Y aura-t-il longtemps des colonisés québécois qui préféreront confier leurs affaires aux banques, même si ce n’est pas dans leur intérêt ?

Ca fait belle lurette que Desjardins et autres credit unions offrent des ristournes. C’est comme ça depuis des décennies et à ce que je sache il n’y a pas d’exode massif des clients vers les coopératives. Et c’est bien normal car les ristournes ne sont qu’un facteur parmi tant d’autres. La qualité du service en est un autre. Si on est parmi ceux qui ont eu des mauvaises expériences avec Desjardins, ristournes ou pas, on n’est pas tenté d’y retourner…

Le problème, c’est qu’en conquérant le marché canadian, Desjardins ne sera plus un fleuron québécois. Elle deviendra canadienne. Une fois canadienne, le Québec province sera bien trop petit pour elle, et elle ne s’en préoccupera plus. Exit, les racines québécoises!

Que les Caisses, le Mouvement coopératif Desjardins commencent par mobiliser, en français, 90% des Québécois avant de songer à se diluer en anglais dans le Canada qui a fait la preuve qu’il nous considère comme des porteurs d’eau, tout au plus…
La solidarité sans compromission est notre force.

Si la formule est bonne pour nous, pourquoi ne le serait-elle pas aussi pour les autres épargnants?

Nous savons que les gens qui nous méprisent ont tort, est-ce une raison pour les mépriser à notre tour? Je crois que nous sommes assez matures aujourd’hui, pour établir des liens productifs et harmonieux avec toutes les nations de la terre. De nation à nation, dans un esprit de coopération, de partage et d’entraide mutuels.

Nous sommes capables de nous développer sans limites à condition d’aller dans le sens du bien commun.

Transparence oblige, j’ai été à l’emploi de Desjardins pendant 15 ans. Si l’on fait le postulat que les systèmes financiers sont en même temps des instruments de distribution de la richesse, force est d’admettre que le système coopératif est celui qui est le plus équitable. Je serais curieux de voir un pays entier fonctionner selon ce système.

M Tremblay,

Vous avez raison de dire que la fédération a beaucoup plus pouvoir qu’un caisse. D’ailleurs la fédération a de plus en plus de pouvoir. Cependant la fédération est contrôlée démocratiquement par les caisses. Et qui sont les administrateurs de la Fédération? Ce sont des membres de Desjardins qui ont des compétences certaines, mais qui sont élus par les conseils des représentants des caisses.

Vous savez, que ce soit à la Fédération ou dans des caisses, les décisions sont souvent prises pour obtenir une meilleure rentabilité, mais les dirigeants doivent également tenir compte de la satisfaction des membres. Donc, les membres doivent s’exprimer et c’est ce que vous faites.