Mes cinq questions à Jack Layton

Jack Layton s’y connaît en culture québécoise. En culture politique québécoise. Il affirme vouloir réunir les « conditions gagnantes » pour accueillir enfin le Québec dans le giron constitutionnel canadien, dont il fut exclu il y a 30 ans.

Layton semble nous dire oui. Mais le croit-il vraiment ?
Layton semble nous dire oui. Mais le croit-il vraiment ?

Il a déclaré ce mardi que le Canada a « un problème historique car nous avons le quart de notre population, le peuple du Québec, qui n’a jamais signé la constitution ».

Je n’ai pas l’occasion de le voir en face à face ces jours-ci, mais si vous le voyez, merci de poser les questions suivantes pour moi:

*   *   *

Question No 1:  La nation

M. Layton, vous avez déclaré, ce mardi à Montréal, qu’il fallait résoudre le « problème historique » de la non adhésion du Québec à la constitution. Vous répétez que votre parti fut le premier à reconnaître que le Québec formait « une nation » au sein du Canada. Et vous avez voté en faveur de la résolution de la Chambre des Communes reconnaissant ce statut.

Alors, M. Layton, d’abord une question sur votre conviction profonde : êtes-vous personnellement favorable à ce que le Québec soit reconnu comme une nation dans la constitution canadienne ?

Pensez-vous qu’il est envisageable d’obtenir cette reconnaissance, si vous devenez premier ministre, au cours des quatre prochaines années?

Comme vous le savez aussi, le consensus québécois est assez large pour rejeter, au Québec, le principe de multiculturalisme qui préside à la politique identitaire fédérale.

Comme Ignatieff, Layton dit oui à la nation québécoise. Mais comme Ignatieff il vote non lorsqu'il s'agit de l'exempter de multiculturalisme.
Comme Ignatieff, Layton dit oui à la nation québécoise. Mais comme Ignatieff il vote non lorsqu'il s'agit de l'exempter de multiculturalisme.

En juin 2008, le Bloc Québécois a déposé en Chambre un projet de loi visant à exempter le Québec de l’application de ce principe. L’avocat Julius Grey, qui appuie le NPD, a invité les parlementaires à soutenir ce projet.

Or vos députés ont tous voté contre. Pourquoi ? N’aurait-il pas été tout simple de voter oui et d’exprimer ainsi votre reconnaissance concrète de la différence québécoise?

Question No 2: Les conditions gagnantes

M. Layton, vous avez déclaré lors du débat des chefs en français et depuis que «vous n’entrez pas dans des discussions constitutionnelles avant d’avoir des chances de succès». Comme vous le savez, un sondage indiquait il y a 10 jours que, parmi ceux qui ont une opinion, deux Québécois sur trois souhaitent la réouverture de négociations, alors que plus des deux-tiers des autres Canadiens s’y refusent.

Selon vous, le risque d’échec de ces négociations pendant votre premier mandat serait-il de plus de 50%, de plus de 65% ou de plus de 80% ?

Si vous avez dit plus de 50%, dites-nous pourquoi vous prendriez  le très grave risque politique de réouvrir ces négociations ?

Si vous avez dit moins de 50%, c’est donc une question de leadership, prenez vous l’engagement solennel de convoquer une négociation constitutionnelle pendant la première moitié de votre mandat ? Les trois premières années ? La dernière année ? Le deuxième mandat ? Le troisième mandat ?

Question No 3: Les pouvoirs

Comme vous le savez, M. Layton, une des revendications historiques du Québec, y compris du gouvernement de Jean Charest, est que chacun soit responsable de ses propres pouvoirs: Ottawa des pouvoirs fédéraux et le Québec des pouvoirs provinciaux.  Le Québec réclame donc la fin, ou du moins l’encadrement du pouvoir fédéral de dépenser, de façon à ce que le Québec reçoive une juste compensation, sans condition, pour les programmes fédéraux qui empiètent sur ses pouvoirs. M. Harper avait promis d’agir en ce sens, mais n’a rien fait.

Un gouvernement Layton pourrait décider, sans changer la constitution, d’accorder au Québec ce droit de retrait pour les programmes fédéraux actuels et à venir. Êtes-vous prêts à vous engager à le faire ?

Si oui, pouvez-vous nous expliquer pourquoi, il y a à peine six mois, tous les députés de votre parti ont voté contre une motion du Bloc québécois qui affirmait justement ce principe ? Et pourquoi vous vous êtes personnellement absenté au moment de ce vote ? (voir le libellé plus bas)

Question No 4: La langue

M. Layton, vous n’êtes pas sans savoir que les questions de la langue et de la culture sont au cœur de l’identité québécoise. Vous savez qu’aucune entente constitutionnelle n’est possible si le Québec n’obtient pas la « souveraineté culturelle », c’est-à-dire la capacité de décider de l’usage des fonds fédéraux en matière culturelle au Québec.

Sans s’engager sur les détails, un gouvernement Layton serait-il prêt à accepter le principe que le Québec aurait davantage d’autonomie culturelle que les autres provinces, ce qui signifierait une plus petite présence d’Ottawa en ces matières au Québec ?

Layton et Mulcair. Protéger le français, en principe oui. Accepter la loi 101 pour 100 000 salariés québécois, non!
Layton et Mulcair. Protéger le français, en principe oui. Accepter la loi 101 pour 100 000 salariés québécois, non!

Vous avez plusieurs fois indiqué que vous étiez favorable au « fédéralisme asymétrique ». Et vous avez déclaré ce mardi, selon une dépêche de presse, que ça n’a pas de sens que des salariés dans une banque réglementée par le Québec aient leurs droits linguistiques protégés mais que ceux qui travaillent de l’autre côté de la rue dans une banque réglementée par Ottawa n’ait pas les mêmes droits.

Pourtant, vous refusez de permettre l’application de la loi 101 aux quelque 100 000 salariés québécois d’entreprises privées, sous juridiction fédérale, qui ne sont pas protégées par les mécanismes de la loi 101. Pourquoi refusez vous d’appliquer, sur ce point crucial de la langue, le fédéralisme asymétrique dont vous vous réclamez?

Si vous répondez, comme d’habitude, que vous souhaitez mettre dans la loi fédérale le droit des salariés québécois de travailler en français, pourquoi ne pas donner à ces salariés l’égalité de traitement avec les autres Québécois et la protection des mécanismes de la loi 101 qui ont fait leurs preuves, soit les comités de francisation, le rôle de l’Office de la langue, les amendes et le reste ? La loi 101 est-elle contradictoire avec les valeurs des lois canadiennes ?

En fait, le NPD avait voté pour un projet en ce sens, du Bloc Québécois, en juin 2009. (Vos députés ont voté pour mais vous étiez absent.) Mais il semble y avoir eu blocage, car vous refusez maintenant d’adopter une application aussi conséquente du fédéralisme asymétrique. Pourquoi ce recul ?

Question No5: Le référendum

Le Québec aurait-il droit de sortir d'un Canada à-la-Layton ? Pas selon son président de campagne.
Le Québec aurait-il droit de sortir d'un Canada à-la-Layton? Pas selon son président de campagne.

M. Layton, on sait que vous souhaitez que le Canada reste uni, mais compte tenu de l’échéancier électoral au Québec, il n’est pas impossible que le Parti québécois prenne le pouvoir pendant votre premier mandat, si vous êtes Premier ministre.

Arrêtons-nous un instant sur votre position sur la loi sur la Clarté, de Stéphane Dion et Jean Chrétien. Cette loi qui donne au Parlement fédéral, puis à toutes les provinces, le droit de refuser au Québec sa souveraineté en cas de victoire du Oui à un référendum.

Votre position a varié dans le temps. D’abord, en 2004, vous avez déclaré que vous alliez abroger cette loi qui « accentuait la division dans le pays ». Puis, en 2005, vous avez déclaré avoir mieux compris la loi et l’appuyer car « elle a été largement acceptée à travers le spectre politique » (sic).  Puis, en 2006, vous avez signé une « déclaration de Sherbrooke » où vous reconnaissez la règle du 50% +1 pour la victoire du Oui lors d’un référendum, mais où vous ajoutez qu’en réponse au vote québécois, « il appartiendrait au gouvernement fédéral de déterminer son propre processus, dans l’esprit de l’Avis de la Cour suprême et du droit international ». Ce qui, sauf pour le 50%, n’enlève en rien au Parlement fédéral et aux autres provinces le droit de nier au Québec son droit à la souveraineté.

D’ailleurs, ce mardi, votre directeur de campagne, Brad Lavigne, a indiqué à la Presse Canadienne que la déclaration de Sherbrooke était entièrement compatible avec la loi Dion-Chrétien:

« As a federalist party, we recognize the Clarity Act and we recognize that the rules have been established by the Supreme Court of Canada over 12 years ago, » Lavigne said. « Now is not the time to squabble over the rules, » he added.

(Traduction: En tant que parti fédéraliste, nous reconnaissons la Loi sur la clarté et nous reconnaissons les règles qui ont été établies par la Cour suprême du Canada il y a 12 ans, a dit Lavigne. Ce n’est pas le temps, maintenant, de pinailler sur les règles, a-t-il ajouté.)

Ma question, au-delà de ces détails, est la suivante. Si, pendant votre mandat de Premier ministre, le Oui l’emporte avec plus de 50% des voix, reconnaîtrez-vous la décision des Québécois ? Ou allez vous affirmer que le Québec ne peut devenir souverain sans l’approbation de la Chambre des communes et des autres provinces ?

Question bonus

Vous avez déclaré à Montréal ce mardi que « le gouvernement Harper est arrivé avec toutes ses grandes promesses au Québec… mais finalement ce n’étaient que des paroles vides de sens ».

En quoi avez vous fait la démonstration que vous étiez différent ?

****

Le libellé de la motion sur le Pouvoir fédéral de dépenser, rejetée par le NPD le 26 octobre 2010

« Que, de l’avis de la Chambre, le gouvernement devrait, tel que le propose le Bloc Québécois depuis lontemps et maintenant le député de Beauce, mettre fin au soi-disant pouvoir fédéral de dépenser dans les champs de compétence du Québec et des provinces, éliminer les programmes dédéraux qui violent la division des pouvoirs et transférer de spoints d’impôt aux provinces et ce, de la façon suivant: a) en éliminant toutes les dépenses effectuées par le gouvernement fédéral dans un champ de compétence du Québec et des provinces, à moins d’une autorisation expresse du Québec ou de la province; b) en prévoyant un droit de retrait systématique avec pleine compensation financière et sans condition, pour tous les programmes existants ou non, cofinancés ou non, qui empiètent dans les champs de compétence du QUébec et des provinces; c) en transférant, à la demande du QUébec ou d’une province, un espace fiscal sous la forme de points d’impôt et/ou de TPS afin de remplacer les sommes que cette province aurait autrement reçues en vertu du transfert canadien en santé, des  programmes fédéraux dans ses champs de compétence, de même qu’en vertu du transfert pour les programmes sociaux et l’éducation postsecondaire au niveau indexé de 1994-1995 ».

NPD a voté CONTRE : Layton s’est absenté pour ce vote.

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Nous sommes sous occupation médiatique m Lisée les journalistes du québec ne sont pas payés pour s’acharner à poser ces questions au parti que leur patron veut à tout prix remporter ces élections pour le compte de la gouvernance fédérale…

Ils demandent à Duceppe si il a peur si il panique mais ils ne demanderont pas si Layton se sent hypocrite devant les québécois Voyons ! l’enfer est pavé de bonnes intentions… Merci quand même et je me servirai de vos idées de questions si je tombe sur un orangiste qui essaie de convaincre un québécois de voter Ottawa orange…

on ne saura jamais ce qu’un gouvernement NDP peut faire pour le Québec sans qu’il y ait un gouvernement NDP…

nous savons déjà ce que les libéraux et les conservateurs peuvent faire… et ce qu’ils ont fait… (constitution unilatérale, scandales des commandites, prorogations) pourquoi pas essayer de changer le spectre politique? par peur? HAR peur? alons donc les bite a tibbi! le front tout’ltoure la d’la tête…. et pis qu’on est pas si bêtes!

dans notre pays!

votons pour l;e changment… assumons et si on vote pour l’indépendance massivement… on ne pourras nous empcher d’êtres souverains!!!

mettez vos culottes!!

Monsieur Lisée,

Petite distinction: Le NPD n’a jamais été pour l’abolition du pouvoir fédéral de dépenser. Les provinces du ROC s’en accomodent bien la plupart du temps. Le NPD a parlé d’un droit de retrait des programmes fédéraux. Donc le Québec aurait le choix. De plus sa position actuelle ne promet pas de transfert de points d’imposition (déclaration de Sherbrooke).

Il y a une grosse différence entre la loi sur la clarté et le renvoi sur la sécession. Mais par ailleurs, on peut-tu arrêter les débats de juristes sur le droit constitutionnel canadien? C’est une question de reconnaissance internationale, point barre. Le Gouvernement du Québec déclare et la communauté internationale reconnaît. Voir à ce propos l’avis de la CIJ sur la sécession du Kosovo, qui commente l’arrêt de la CSC.

Pour le multiculturalisme, pourquoi ne pas parler d’Interculturalisme? de toute manière il est certain que les migrations de populations amènent des échanges culturels, qui d’ailleurs sont souvent bénéfiques. Il ne s’agit pas d’un relativisme absolu; nous avons des lois et une culture dominante, mais en tant que jeune je n’ai jamais compris cet empressement à crier au loup devant la réalité sociale québécoise et canadienne.

Bref, en tant que jeune électeur nationaliste, je ne comprends pas cette utopie de vouloir régler la question nationale québécoise à Ottawa des bloquistes. À la limite, c’est insultant. On est capables de régler nos affaires à Québec. En attendant, je voterai NPD pour un parti pancanadien ouvert à la décentralisation, le fédéralisme asymétrique, finalement, au nationalisme québécois, mais qui entre temps pourra aussi amener des bonnes choses à Ottawa. Le changement au fédéral provient toujours du Québec, et tant que nous en ferons partie le fédéral a besoin de nous.

Dans un premier temps, M. Layton doit gagner des sièges dans tout le Canada, s’il veut finir par devenir Premier-ministre. S’il se contente de prendre des positions qui sont simplement en faveur du Québec, comme le Bloc le fait, il va se limiter au Québec et nous serons au même point que nous le sommes avec le Bloc…dans l’opposition à ne pas être capables de gouverner.

Le problème est ailleurs, il est simple, très simple : Il manque de souverainistes solides au Québec pour faire une majorité, entre 25 et 30 %, selon les années. Les autres qui se disent souverainistes, sont de simples nationalistes, prêts à sauter sur une solution constitutionnelle asymétrique pour le Québec, n’importe quand, si elle se présente.

Ce n’est pas le Bloc, qui tente d’améliorer les affaires québécoises « dans le Canada » qui a fait avancer l’idée de souveraineté du Québec.

La nation, les conditions gagnantes, les pouvoirs, la langue et le référendum? Vraiment? Ce sont vos grandes préoccupations?
Mes cinq questions porteraient plutôt sur l’économie, l’éducation, la santé, l’environnement et la politique étrangère. Il y a vraiment deux solitudes au Canada, celle des politiciens et celles des citoyens.

M. Lisée, votre question sur la « nation » est mal posée. Vous savez très bien que ce n’est pas le Québec qui a été reconnu comme « Nation » par la Chambre des communes en novembre 2006. Ce sont les « Québécois » autrefois appelés les « Canadiens-français » qui ont été reconnus comme formant une nation dans un Canada uni, quelque soit l’endroit où ils habitent au Canada.

Revoyons donc brièvement ce que les auteurs de ce projet ont vraiment dit, en Chambre, sur le sens de la résolution qu’ils allaient adopter. Cet aspect de la question est essentiel, car, si les juges devaient, un jour, examiner la valeur juridique de cette reconnaissance, ils se demanderaient quelle avait été l’intention du législateur. Revenons donc en novembre 2006 et ce que contient le Hansard de cette période.
Le premier ministre Stephen Harper a déclaré en déposant sa motion, le 22 novembre 2006 : « Les Québécois savent qui ils sont. Ils savent qu’ils ont participé à la fondation du Canada, à son développement et à sa grandeur. Ils savent qu’ils ont préservé leur langue et leur culture unique, et qu’ils ont fait progresser leurs valeurs et leurs intérêts au sein du Canada. La vraie question est simple : les Québécoises et les Québécois forment-ils une nation au sein d’un Canada uni ? La réponse est oui. Les Québécois et les Québécoises forment-ils une nation indépendante du Canada ? La réponse est non, et elle sera toujours non. »
Le chef de l’Opposition, Stéphane Dion, a déclaré le 27 novembre 2006 : « Au sens ethnique, le Québec et le Canada ne sont pas des nations, mais les Canadiens français le sont, laquelle nation est principalement concentrée au Québec, mais présente partout au Canada. » Et il a ajouté : Au deuxième sens du mot « nation », le sens étatique, le seul qui confère une existence juridique en droit international, c’est le Canada, et lui seul, qui est une nation. Au troisième sens du mot « nation », le sens sociologique, nous, les Québécois, sommes une nation, puisque nous formons, au sein du Canada un groupe assez vaste – près du quart de la population -, que nous avons la conscience de notre unité et la volonté de vivre en commun. En ce sens, c’est exact de dire que les Québécois et Québécoises forment une nation au sein d’un Canada uni. Je voterai donc pour la motion qui nous est soumise. »
Les principaux lieutenants québécois du parti au pouvoir ont abondé dans le même sens.
M. Cannon a dit en Chambre, le 23 novembre 2006 : « Depuis 1792, quand le premier Parlement du Canada s’est réuni à Québec, jusqu’à nos jours, nous nous sommes appelés Canadiens puis Canadiens français et maintenant Québécois. Mais ce ne sont pas les autres qui nous ont nommés. Nous n’avons jamais demandé à nos partenaires des autres provinces qui nous étions. »
Et le Ministre des Affaires étrangères de l’époque a ajouté, le 27 novembre: « Le présent débat porte seulement sur les Québécois en tant que nation, et non sur le Québec en tant que nation. La différence est énorme. »
(Notons, en passant, que le Sénat a décidé le 28 novembre 2006, de ne pas se saisir de cette question. C’est pourquoi, il n’est pas juste de dire que ce serait le « Parlement canadien » qui aurait adopté cette motion.)
Il me semble donc que l’on peut déduire logiquement de ce qui précède que si, un jour, la Cour devait se prononcer sur la valeur juridique de cette motion elle se demanderait, comme elle le fait habituellement, ce qu’était l’intention du législateur. Or il faudrait ignorer toutes ces déclarations pour arriver la conclusion que c’est le Québec qui aurait été reconnu comme nation. Et en ce faisant on risquerait certaines désillusions.
Georges Paquet

La popularité de Jack Layton montre que les discours populistes fonctionnent toujours très bien, et surtout au Québec, où l’élégance intellectuelle et l’audace politique sont assez mal vues. Ma question inélégante à M. Layton: êtes-vous sérieux?

Mister Mulcair et Trudeau, c’est du pareil au même et le NPD est un parti ultra centralisateur !!!

Avant d’immigrer au Québec, j’ai milité pour le NDP et je me demande toujours si c’est le NDP ou les libéraux qui m’ont fait comprendre que j’étais Québécois, probablement les deux.

Quand je vois les citations de ce Mulcair , j’ai l’impression d’entendre PET…. un demi-siècle plus tard !

Le vote néo démocrate pourrait faire élire une poignée de conservateurs et de libéraux, y inclus Françoise Boivin, l’ex-libérale devenue néo démocrate dans Gatineau.

C’est surtout le Québec qui serait le grand perdant !

Vous oubliez le rôle du NDP lors du lac Meech!!

L’échec de Meech a 20 ans

http://www.youtube.com/watch?v=hl0quuLVSuk

La coalition des trois partis fédéralistes!!!
Malgré ce que promet Jack, sans donner de précisions, Il n’y a plus de moyens de refaire le Canada… le NDP a rejeté l’entente du lac Meech!!!

Vos questions sont très pertinentes, mais je crains qu’elle ne demeure sans réponse au moins jusqu’à ce que la réalité ne les imposes.

En fait, avec la récente montée du NPD (fortement appuyer par la jeune génération), j’ai surtout l’impression que les électeurs ont oublié Meech, Charlottetown et 1982. Je crains malheureusement qu’ils ne doivent le réapprendre à leur (nos) dépends. Pourquoi l’être humain est-il incapable d’apprendre des erreurs du passé ?

Ils voteront NPD cette fois-ci, s’appercevront qu’ils se sont fait avoir et retourneront au Bloc, frustrés et déçus. La seule chose que nous, souverainiste, pourront dire, c’est : Nous vous avions prévenus !

Désolant…

Ruth Ellen Brosseau, la candidate de Jack dans Berthier-Maskinongé, est à…..Vegas! La madame est loin des préoccupations de Madame Paillé! Son boss ne savait même pas qu’elle était en campagne!

http://www.theglobeandmail.com/news/politics/ottawa-notebook/ndp-candidate-takes-mid-campaign-vacation-in-vegas/article1999879/

«“She’s actually in Las Vegas,” says her boss, Rod Castro. When first asked about Ms. Brosseau’s candidacy, Mr. Castro told The Globe and Mail that there must be a mistake. But after looking her up online, he confirmed the candidate and his colleague are one and the same.

“This is all news to me,” he said, noting that she has never mentioned politics in the more than two years they have worked together as the bar’s only two full-time staff members.

Si personne ne lui pose cette semaine, toutes ces questions vont rejoindre Layton dans les prochaines années.Et la réponse sera celle de la majorité Canadian qu’elle soit de gauche où de droite et ce sera non au Québec.

Et une fois de plus tout sera à recommencer…L’impression est que les Québécois se doivent d’ explorer le tour du Canada dans son entier avant de comprendre pour de bon.

À moins qu’aux prochaines les médias nous »spinnent » le parti vert de May et la propulse à 45% au Québec…

Que de belles promesses de Monsieur Layton, d’autant plus belles qu’il est loin du pouvoir…

Toutes ces belles paroles ou presque sont contredites par la réalité des votes du NPD à la Chambre des Communes. Les faits sont têtus!

La vérité est que les candidats des partis fédéraux fédéralistes sont choisis par les instances des partis (c’est vrai pour le BQ aussi).

Qu’aucun député des partis fédéralistes fédéraux n’osera aller contre la ligne de ces partis sous peine d’exclusion. Que la moindre velléité de dissension de la part de leurs députés est facilement punie par les instances du parti: pas de ces petites gratifications, comités parlementaires, missions à l’étranger, etc.

Qu’ils ont été unanimes lorsque le ‘nous’ québécois s’exprimait à l’unanimité par la voix de notre Assemblée Nationale: unanimes à Nous nier dans toutes les grandes questions qui Nous concernaient comme collectivité.

Qu’on ne peut donc faire confiance à aucun parti fédéral fédéraliste.

Le BQ est une sentinelle, ses députés nos éclaireurs. Soyons en fiers et soyons-y fidèle. En attendant que les autres s’essaient à aller contre leur base électorale du ROC, qui est la seule qui compte pour eux, en tenant compte du Nous québécois.

On verra qu’il n’y a rien à faire, ils ne livreront que des belles paroles…

Moi, ce que je trouve aberrant quand on parle du Québec à un néo-démocrate, c’est qu’on nous réfère à la « déclaration de Sherbrooke », adoptée en 2007, qui, disent-ils, constituent la position officielle du parti quant à la question constitutionnelle du Québec.

Or, le texte est adoptée seulement par la section Québec du parti. Le national ne s’est jamais prononcé dessus… Alors, ma question à M.Layton – quel est le poids de cette déclaration, et comment serez-vous en mesure de la vendre aux Canadiens ?

« En juin 2008, le Bloc Québécois a déposé en Chambre un projet de loi visant à exempter le Québec de l’application de ce principe. »

This is news to me. Les spécialistes s’accordent à dire qu’il n’y a pas de différence significative entre le multi- et l’interculturalisme. La position du Bloc relève ici de ce qu’on a nommé « le nationalisme des petites différences »; et aussi d’une stratégie de la recherche du rejet par le Canada anglais en vue de susciter l’indignation at home. C’est cousu de fil blanc et vaguement embarrassant.

Ces questions arrivent un peu tard, m’enfin….

De toute façon, «on veut ne pas savoir, on veut croire» en cette fin de campagne électorale. Croire que le NPD est une alternative comme opposition officielle.

L’espoir des conservateurs de former un gouvernement majoritaire fond comme la neige du printemps mais la perspective d’une troisième élection d’un gouvernement de droite depuis 2006, même minoritaire, ouvre l’espace en faveur d’une opposition de gauche plus radicale. Il s’en suivra un climat politique encore plus exacerbé par des valeurs opposées à la Chambre des Communes.

Tous les partis fédéralistes pan-canadien sont des déglonfés et des hypocrites lorsqu’il s’agit de questions constitutionnelles ….. Ils promettent et ne livrent jamais car leurs électeurs du ROC leurs feraient payer le prix mais ils n’ont pas le courage de le dire ……

Ma question à M. Layton: À la chambre des communes, les partis sont souvent obligés de choisir entre les intérêts du Québec francophone et ceux du Canada anglophone. Il va de soit que le Bloc choisit tout le temps les intérêts du Québec. Vous et votre parti, dans l’obligation de choisir, quels intérêt choisirez-vous d’appuyer?

Primo, M. Layton ne répète jamais ses affirmations en regard de la place du Québec dans le Canada lors de ses interventions en anglais pour le RduC (il sait que ça pourrait lui causer du tord).

Secundo, si les fédéralistes sont conséquents avec eux mêmes, la base de négociation et un éventuel accord afin que le Québec ré-intègre le giron constitutionnel canadien devra respecter, dans l’esprit et dans la lettre, les exigences minimales du Québec inclus dans le fameux « livre beige » de feu Claude Ryan (fédéraliste convaincu et invétéré).

Tertio, les québécois ne sont pas dupes et sont conscient que l’histoire nous enseigne que même avec le plus bel accord constitutionnel conclu dans l’unanimité la plus complète, rien n’empêche les Premiers ministres de renier leurs signatures par la suite.

Quatrièmement, réunir les conditions gagnantes ne sera pas une sinécure dans le RduC, leur à attitude à l’égard du Québec et des québécois est connu et reconnu, pour eux nous ne sommes qu’une bande de chialeurs qui se plaignent pour rien (Ils ne reconnaissent pas que le rapatriement de la constitution par les 9 provinces anglophones sans l’accord du Québec en 1981 constitue une injustice et ils considèrent l’échec de l’accord du Lac Meech que comme un incident de parcours sans conséquence.)

Un article intéressant à cet effet, sous la plume de Lorne Gunter, a paru au début de l’année dans les médias du Canada anglais:

http://www.edmontonjournal.com/life/futile+make+Quebec+feel+wanted/4048860/story.html

Tout ce cirque me fait dire qu’il y a loin de la coupe aux lèvres avant que notre ami « le bon Jack » puisse livrer la marchandise.

Comme la plupart des québécois (nationalistes ou fédéralistes « mous ») je ne souhaite pas la souveraineté du Québec à tout prix, mais je ne désire pas demeurer dans le Canada à n’importe quel prix non plus!

Vous prenez un grand risque en proposant ce sujet. Il est rare que des billets de contenu suscitent des réponses le moindrement substantiels. J’ai hâte de lire les commentaires des anti souverainistes et des anti Québécois qui foisonnent très souvent ici.

Quant aux questions que vous posez et qui m’apparaissent être d’une grande pertinence, je crains malheureusement que vous n’en n’obteniez pas de réponse de celui à qui vous les adressez.

Et pourtant, un certain nombre de gens vont probablement aller voter sur la seule base d’un sourire affable derrière lequel se cache exactement le même esprit qui anime les deux autres partis fédéralistes en lice dans cette élection.

Et c’est comme ça que les flirts émoustillent, avant de conduire aux désenchantements, ce qui dans le contexte que vous évoquez est effectivement inévitable…

Vos questions sont bien lancées, et démontrent effectivement à quel point le NPD à peu de sensibilité vis à vis le Québec. Cependant, j’aurais envie de dire que cela n’est, à la limite, qu’anecdotique. Il faut, à mon sens, s’intéresser bien davantage au phénomène de migration qu’au lieu de ressemblement. De mon point de vue, le vote vers le NPD est accessoire, voir circonstanciel. Il traduit les limites politiques auxquels les citoyens sont confrontées en ce moment. Paradoxalement peut-être, ce mouvement vers la gauche me semble de même nature que celui qui avait poussé l’ADQ aux portes du pouvoir en 2007. Un mouvement de foule, sans racines profondes, une simple, mais combien légitime, envie d’aller voir ailleurs.
La volatilité du vote québécois n’est pas à mettre sur le compte d’une mémoire poreuse, paresseuse même, mais exprime à nouveau le besoin de changement. Est-ce que le NPD représente ce changement? Je ne le crois pas. Mais à coup sûr, cette redistribution des cartes entraînera une saine réflexion à tous les niveaux, et c’est en cela qu’il faut saluer la mauvaise humeur des électeurs québécois.

Cet article devrait être lu par tous!! Il y en a marre que les gens choissisent celui qu’ils trouvent le plus charistmatique; il faut de la cohérence chez un politicien, et Jack layton n’en a pas du tout…c’est une girouette qui va du côté du vent. Seul le bloc Québécois est cohérent depuis toujours envers les promesses faites aux québécois, il ne faut pas les laisser tomber!

M. Layton,
Je crois que les questions de M Lisée sont très pertinentes et j’aimerais bien lire vos réponses avant de décider si je vote pour votre parti.

Simon Beaudoin

»Comme vous le savez aussi, le consensus québécois est assez large pour rejeter, au Québec, le principe de multiculturalisme »… Je pense que vous n’avez pas consulté beaucoup d’immigrants pour tenir de tels propos. Le Nation québécoise devrait, au contraire, tolérer les autres cultures et non les écraser et tenter d’écraser, du même coup, les minorités francophones du reste du Canada.

J’aimerais beaucoup entendre ses réponses. Merci de nous tenir au courant s’il y a lieu.

Monsieur Lisée,

vous faites très bien ressortir toute l’hypocrisie de Jack Layton qui n’a pas davantage l’intention de respecter le peuple québécois que ses collègues Canadians Ignatieff et Harper.

Le NPD a l’appui manifeste et efficace de la majorité des médias écrits et télé-visuels partout au Québec depuis le tout début de cette campagne électorale.

Les journalistes fédocollabos à la solde de la convergence Gesca-Radio Can ont depuis la publication des tous premiers sondages bidons concocté une projection qu’idyllique de Jack Layton, et dépeint le Bloc québécois que comme un perdant au profit du bon vieux Jack.

Aucune analyse sérieuse du NPD, des qualités et expérience personnelles des candidats de ce parti qui n’a jamais exercé le pouvoir depuis sa fondation il y a 50 ans.

La campagne médiatique « anti-existence » du Bloc québécois avait déjà cours sournoisement lors des élections antérieures où la question récurrente de « l’utilité du Bloc » n’était et n’est toujours que pour sans cesse semer le doute dans l’esprit des électeurs sur la légitimité même des représantants des Québécois dans la House of commons du Rocanada.

Souhaitons que seule une infime minorité de Québécois se laisseront duper par cette manipulation médiatique lorsqu’iIs seront dans l’isoloir le 2 mai prochain pour exercer leur droit et devoir de voter.

Un article documenté sur des points constitutionnels et administratifs sur le non respect du pouvoir du Québec.

Voilà le problème de cet article, la majorité des Québécois ignorent précisément les questions administratives de la distribution des pouvoirs entre les provinces et le fédéral dont le noyau de la distribution des ressources financières entre Québec et Ottawa. C’est l’affectif qui met de l’avant la condition nationale du Québec autrement la prise administrative reste abstraite.

Les questions administratives sont fondamentales, il faut en traiter dans ces questions à Lawton toutefois la campagne du Bloc profondément ne peut se faire sur ces questions, il faut faire un mixte inégal entre questions structurelles et affectives. Ce dernier point devant avoir le dessus.

C’est le drame du Québec d’être attaché au divertissement et à sa coquille vide comme dirait Blaise Pascal; (j’ai reprise sa pensée de mémoire), la démonstration du texte illustre la difficulté des Québécois dans leur majorité à suivre suffisamment les dossiers pour ne pas se faire prendre par de fausses promesses.

Si nous connaissions mieux nos dossiers y compris ma personne, ce vote NPD au Québec (remake de l’ancien engouement pour le Parti Libéral du Canada au Québec de Laurier à Trudeau) serait très faible.

J’envois un autre texte qui en fait rappel.

On s’entend Jack Layton donne l’image d’un homme franc,honnête et sympathique. Vous savez cependant fort bien qu’il est aussi un politicien canadien et qu’il ne répondra jamais avant l’élection aux questions que vous posez.

Comme chef de parti il doit respecter les décisions qui ont été prises par les hautes instances du NPD un parti centralisateur pour qui la position du Québec dans la Confédération canadienne n’a jamais été une priorité.

Une loi de la politique canadienne, tout parti confondu, dicte aussi que plus il démontrera d’ouverture aux demandes du Québec, plus il perdra des appuis dans le ROC.
On assistera donc à une belle séance de patinage de sa part d’ici l’élection.

Pour moi la fin du psycho-drame canadien passe par une refonte complète du pays en une union-canadienne semblable à l’union-européenne où chaque nation souveraine négocie des ententes économiques et partage certains services qu’elles décident mutuellement de mettre en commun.

Layton n’a aucunement besoin de répondre à toutes ces questions.

Il représente un parti fédéraliste et est largement en avance dans les intentions de votes contre le Bloc québécois. Si ces intentions de vote se concrétise, le peuple québécois aura appuyé un parti fédéraliste au détriment du bloc, écartant ainsi le spectre d’un troisième référendum.

Cessez de noircir du papier avec vos grandes questions existentielles, M. Lisée. Ce bon Jack n’a aucune chance de former un gouvernement majoritaire à lui seul et, le cas échéant, la coalition aura bien d’autres chats à fouetter qu’une réouverture du dossier constitutionnel. Le simple fait que le NPD gruge surtout des appuis au Bloc montre que ce n’est même pas ce qu’attendent les gens qui s’apprêtent à voter pour lui.

À la question 4…. »favorable à un fédéralisme asymétrique » « Jack in the box » chez les anglos (Jack la boîte à surprise)….il ne sait même pas ce que cela veut dire.

Vos questions sont très pertinentes.
Et votre analyse prouve bien que le NPD et son chef Jack Layton ne sont que des paroles creuses.
J’ai de la difficulté à croire que les Québécois vont voter pour ce parti.
Le NPD est tellement sérieux et tellement concentré dans son travail que deux de ses candidats sont en vacances, cette semaine, l’une à Las Vegas et l’autre en République Dominicaine.

J’ai 25 ans, et j’ai voté NPD seulement pour donner une dernière chance à un parti fédéraliste de faire preuve d’ouverture envers le Québec. Si le NPD déçoit, ce sera « Meech » dans mon coeur. J’espère que Jack en est bien conscient!

Il y a une chose à laquelle on ne pense pas puisqu’on est tout entier pris dans l’effervescence de la campagne électorale.

Ce qu’on oublie c’est qu’il ya un parti dans l’Ouest, le Wildrose alliance qui pourrait venir donner des munitions à ceux qui malgré le refus des fédéraux, veulent renégocier les règles qui régissent la vie politique.

J’ai essayé de discuter la valeur du choix du NPD avec des nouveaux adhérant(e)s et, il n’y a rien a faire, il s’agit d’un choix idiOlogique et non d’un choix réfléchi. En fait, les gens ne comprennent pas comment notre système électoral fonctionne vraiment et non plus, la position du Québec au Parlement avec ou sans le Bloc.

À mon avis, Jack a amené le cadnada entier dans les mains du fasciste harper en divisant le vote de 60% de la population, cela étant plus que la majorité et ainsi, on a un pays livré à la minorité d’extrême Droite dont le chef a des antécédents néo-nazi. Wow !

Voilà où ça nous mène des nombrilistes qui ont refusé depuis trop longtemps d’établir un système proportionnel minimal au pays.

En fait, 40 députés NPD du Québec ce dont les médias nous chantent la -nouveauté- ne feront que suivre la ligne de parti décidé à Toronto déterminant le Québec comme une simple région parmi d’autres du Canada. Selon le scénario d’une députation fédéraliste dominante québécoise, il en sera de même pour 16 députés conservateurs et 17 députés libéraux tous du Québec et tous impuissants.

Pendant une centaine d’années, les Québécois lorsqu’ils se définissaient Canadiens français ont élus régulièrement majoritairement des députés libéraux à Ottawa. Le Québec de cette époque n’a su qu’ouvrir l’Abitibi à l’exploitation de nos ressources naturelles après l’échec de la colonisation agricole pendant que le centre du Québec allait s’installer à Montréal pour servir de main d’oeuvre à bon marché. Ville de Montréal anglophone faisant travailler en anglais ses travailleurs francophones pendant que les curés ont tenté longtemps de nous prêcher la soumission.

La société québécoise sous le centenaire de la députation libérale fédérale inauguré par Laurier et couronné par Trudeau n’a connu qu’un état colonial évidemment masqué mais bien réel. Il a fallu accroître difficilement les ressources et les moyens de l’État provincial en 1960 dans le Canada afin d’améliorer la situation des Québécois sans pouvoir aller jusqu’au bout.

Le BQ prend acte de ce qu’est une députation fédéraliste au Québec. Il est dans l’opposition mais de cette façon, il défend les positions du Québec mieux qu’aucun ministre fédéral québécois n’arrive à le faire. Si la tentation de prendre une chance avec le NPD est prise, cette tentation ne fera qu’accumuler les constats amers.

Bref, la nature ayant horreur du vide, la politique de la chaise vide au fédéral en attendant la souveraineté ne fera qu’assurer l’élection de députés fédéraux prétendant être aussi représentatifs que les députés de l’Assemblée nationale comme en 1982 pour la constitution comme depuis presque 150 ans à chaque jour que les deux parlements siègent.

5 questions pour Gilles Duceppe.

Sous votre gouverne, le Bloc a effectué un virage à gauche, et n’a cessé de parler des « valeurs québecoises » qui ressemblent à s’y méprendre aux valeurs de la gauche
canadienne. Pourquoi le Bloc a-t-il cessé d’être une coalition souverainiste pour devenir un parti de gauche ?

Pourquoi avez-vous appuyé une coalition dirigé par le parti de Trudeau, Dion et Chrétien, dans l’intérêt du Québec, faut-il le parti Libéral au pouvoir.

Vous avez appuyé toute les demandes du maire Labeaume, est-il responsable au point de vue économique d’appuyer autant de revendication d’un maire ?

Vous dites que vous vous battez pour une gouvernement minoritaire, pourtant, c’est exactement ce que nous avions avant les élections, pourquoi alors avez-vous
appuyé le NPD et les Libéraux pour défaire le présent gouvernement ?

Même René Lévesques était opposé à un parti souverainiste à Ottawa, tout le monde sait bien que la souverainté se fera à Québec via son assemblée nationale.
Après plus de 20 ans, le bloc est-il toujours pertinent ?

Mine de rien, cette élection aura été une question de CONSTITUTION.

Les gens se tournent vers le NPD parce qu’il ouvre la porte à d’éventuelle négociation. Cette élection démontre comment les Québécois veulent un changement dans le fédéralisme.

Mais nous savons tous que ce sont des belles paroles en l’air. Le NPD devra se soumettre à la majorité Rocanadian de ses instances de parti.

S’il advenait que le NPD forme l’opposition officielle face à un gouvernement minoritaire, j’espère que le Bloc québécois aura la présence d’esprit d’adhérer à une coalition dirigée par le NPD seulement si ceux-ci promettent des changements constitutionnelles ou du moins qu’ils promettent des mesures qui va dans la reconnaissance du peuple québécois.

Nous verrons après ça comment le beau sourire de Jack va disparaître. Comment c’est belle promesse vont s’envoler. Et si jamais, il accepte, nous verrons comment le Love-in de 95 n’était que de la poudre au yeux et que le RoC se fout de nous.

Supposons que le référendum est gagné.

Une question au futur gouvernement souverainiste …

«Votre gouvernement acceptera-t-il que les provinces du Québec souverain (Saguenay, Gaspésie, etc, etc) aient les mêmes pouvoirs et le même degré de responsabilité que les actuelles provinces du Canada, de même que les Amérindiens et les Inuits seront-ils reconnus comme nation, dans leur culture, leur langue et leur pouvoir monétaire.

Autrement dit ce qui est bon pour les actuels souverainistes sera-t-il encore bon le lendemain du grand soir ?

Quand le vent du changement souffle, il n’y a plus de questions pertinentes qui tiennent, plus de logique, que le goût d’essayer autre chose, peu importe les conséquences.

J’ai bien peur que ce vent se soit levé au Québec, bien orienté par l’action combinée de tous les médias qui n’en ont plus que pour des sondages plus ou moins bidons, savamment orchestrés afin de manipuler l’opinion publique.

C’est bien la société de consommation: allez hop! on passe à autre chose. Débile!

J’aime bien vos questions M. Lisée. Malheureusement, je ne crois pas que nous aurons des réponses.
Quant aux intentions de vote des québécois (si on se fie aux derniers sondages) ils veulent voter pour du changement (quels changements, on ne le sait pas!). Ça ne vous rappelle pas une certaine élection provinciale avec l’arrivée massive de l’ADQ? On ne se tient pas au courant des programmes des partis mais en fait on s’en fout! On est habitué à réagir dans l’instantané (Star Académie-Occupation Double-Love Story)alors on choisit la personne qui nous plait sans vraiment la connaître.
Malheureusement pour nous, cette décision est beaucoup plus importante que d’évincer quelqu’un d’une émission et aura des conséquences plus graves. Un côté positif toutefois, on pourra se rendre compte plus vite que nous n’avons rien à foutre à rester dans ce pays!

Le multiculturalisme, c’est pas rendu une matière obligatoire à l’école québécoise? Sous une appellation plus stylisée Ethique et religions? Ce vieil épouvantail ne fonctionne plus.

Je trouve le titre de votre billet assez prétentieux merci, je ne crois pas que Jack Layton ou Harper ou qui que ce soit est obligé de tenter (j’insiste sur ce mot) de vous satisfaire, vous ou la planète PQ.

Avec un NPD fort au Québec, on doit s’attendre à un »harper government » majoritaire.

L’élection du 2 mai n’est pas une élection ordinaire, n’est pas une élection comme les autres parce que le parti qui risque de l’emporter, le parti ‘reformist’ faussement appelé PCC, est anti-démocratique et alors, avec plus de 300 milliards de baril de pétrole de plus en plus cher comme assise, on doit s’attendre à toute une série de manœuvres plus ou moins choquantes pour fausser le système électoral et faire en sorte de sauver les apparences pour garder en place harper et ses sbires très, très longtemps.

Nous du Québec, on doit s’attendre en plus à un traitement de défaveur de la part des ‘reformists’, ce qu’il faut pour nous nuire très, très ignoblement. Le nerf sensible est l’argent, bien sûr alors, je vous laisse imaginer comment à partir du 3 mai, le Québec pourrait se sous développer.

D’après moi, jamais un ‘harper government’ ne reconnaîtra la valeur d’un référendum gagnant pour l’accession légitime du Québec à sa pleine Souveraineté. De plus, une déclaration unilatérale d’indépendance aura pour réponse la mise en tutelle du gouvernement du Québec, sans oublier une symbolique prise de contrôle des lieux ‘manu militari’.

Les WASPS se veulent démocrates pour eux-mêmes, entre eux-mêmes mais, ça s’arrête là. Malheureusement, si on veut devenir Souverain, il faudra accepter de faire plus qu’un ‘X’ sur un bulletin de vote, il faudra se décider à suer, à travailler fort.

Enfin, jack layton, en tant que très p’tit politicien, a décidé de servir les intérêts de son parti et de lui-même avant les intérêts des cadnadien(ne)s et en particulier ceux des Québécois(es), en faisant usage de la démagogie et de la désinformation, les basses manières utilisées par les ‘réformists’.

Au Québec, il faut voter stratégiquement Bloc et en bonus, envoyer les meilleurs défenseurs du Québec à ottawa.

Le NPD opte pour une politique alimentaire inspirée du développement durable.
»Le gouvernement fédéral devrait :
• Imposer des règlements stricts en matière de commerce qui appuient des prix équitables pour les agriculteurs canadiens (exportations) et les exploitants agricoles d’autres pays (importations) – ne pas traiter les aliments simplement comme une marchandise comme les autres.
• Veiller à ce que tous les produits alimentaires importés respectent les mêmes règlements en matière de protection de l’environnement, de santé et de conditions de travail que ceux auxquels les produits alimentaires canadiens doivent se conformer;
• Adopter des dispositions législatives complètes sur l’étiquetage qui exigent l’indication du lieu où l’aliment a été cultivé et transformé dans le cadre des efforts d’information des consommateurs;
• Revoir les lignes directrices sur la désignation « Produit du Canada » qui empêchent actuellement les produits en grande partie cultivés au Canada d’être identifiés à ce titre;
• Maintenir les limites imposées par la gestion de l’offre pour garder les prix équitables au pays et encourager l’adoption de ce système dans d’autres pays. »
http://xfer.ndp.ca/FoodForThought/FR.pdf
« Les Canadiens méritent un service de transport en commun qui est rapide, abordable, accessible et sur lequel on peut compter, »
http://www.npd.ca/article/npd-pr-sente-sa-strat-gie-nationale-sur-transport-commun
Aujourd’hui
http://www.fureteurquebecois.com/article-elections-canada-2011-jour-33-les-surprises-du-2-mai-72657394.html

C’est au Québec que se décidera le choix d’un pays.On s’est élu un placébo( BLOC) à Ottawa en espérant que nous aurions la chance de régler nos problèmes…foutaises…Que les indépendantistes se retrouvent à Québec et qu’ils la fassent leur indépendance et que le Bloc arrête de brailler dans la capitale fédérale pour en fin de compte ne rien recevoir si ce n’est endormir ceux qui voudraient passer à l’action au Québec.Je vais voter NPD par écoeurantite et pour du NOUVEAU sur la scène fédérale puisque c’est encore mon pays et que j’y ai droit de parole et de pensée.

Tant qu’à parler d’incohérence Jean-François, le Québec n’est il pas le peuple qui entretient le plus curieux de tous les paradoxes? il maintient depuis 1993 si je ne m’abuse, un parti souverainiste à Ottawa, mais n’est vraisemblablement par prêt à faire l’indépendance. Jack Layton est un politicien qui comme tous les politiciens tient un discours mi-figue, mi-raisin pour tenter de ne pas trop déplaire aux uns et aux autres. Comme le signale Jean-François, il ajuste son discours et on ne pourra pas lui reprocher d’être trop mal-habile puisqu’il marque des points. Qu,elle est donc le danger de voir le NPD formé l’opposition officielle à Ottawa? Est-ce que vous pensez qu’il tirera moins bien son épingle du jeu que le Bloc en matière de valeurs sociales? Est-ce que vous pensez qu’il risquera de négliger le Québec si tout à coup il devenait son chateau fort? Est-ce que la présence du Bloc depuis toute ces années a contribué à nous rapprocher d’un référendum gagnant? Au contraire, elle est devenu ce que Lucien Bouchard craignait, une police d’assurance. En attendant que nos ténors québécois se lèvent pour prendre les choses en main plutôt que d’attendre que le miracle vienne d’Ottawa, aussi bien avoir un Jack Layton qui sait-on jamais, une fois bien en selle touverait peut-être la voie des consensus. Une chose est sûre, pour ma part cette présence du Bloc à Ottawa qui s’éternise, n’entretient que l’ambiguité. C’est quand même assez révélateur de voir le PQ réussir un ralliement comme il l’a fait à son dernier congrès et du coup voir le Bloc perdre en popularité. Comme quoi l’appui souverainniste semble encore très fragile.

Il y a un demi-siècle, j’écoutais la télévision avec mon grand-père qui était peinturé rouge de bord en bord. On écoutait Trudeau en anglais et en français, quand mon grand père me dit : « Il ne dit pas la même chose en français et en anglais! Il doit être un menteur! »

En écoutant monsieur Larose aujourd’hui, je me suis rappelé de mon grand père… avec un langage plus coloré, mais plus précis!!!!!

Les intellectuels souverainistes québecois, comme M. Lisée, sont persuadés que « Je me souviens » est la meilleure stratégie rationnelle pour convaincre ceux qui ne sont pas d’accord avec eux que la passé fourmille de preuves que le Québec a a été humilié, incompris, rapetissé, méprisé, etc.
Ces gens brillants semblent ne pas comprendre qu’il faut abandonner tout espoir pour un meilleur passé. Mais comme leur fonds de commerce repose sur le déchirage de chemise à propos du passé, faut pas s’attendre à un réveil radical dans les prochaines années.
Ces gens bardés de diplômes ne comprennent pas non plus que de continuer à faire la même chose au niveau fédéral, i.e voter Bloc, et de s’attendre à des résultats différents relève de l’illusion.
Alors, que se passe-t-il? Des citoyens qui en ont ras-le-bol du statu quo sont prêts à essayer n’importe quoi pour voir si ça peut aider à sortir des ornières improductives des dernières années. Si M. Lisée et ses amis pensent convertir ces « anti-québécois » avec les arguments rationnels sortis du passé, bonne chance!

Les questions sont très pertinentes et leur rationalité est importante, même sils elles n’arrivent pas à convaincre. le débat doit rester à ce niveau évolué. Il est vrai que beaucoup de gens n’auront pas la patience de suivre un tel débat, mais bravo pour la science politique qui est derrière. J’espère que ces questions, bien formulés par des journalistes, j’en doute, se rendront à M. Layton car on ressentira le malaise que M. Duceppe a provoqué chez lui dans sa question sur le sujet de la réouverture du débat constitutionnel.

Trouve-toi une autre cause perdue….. L’indécence au Québec ces fini….Mais vraiment fini. Ton nom ton visage ne te permet pas d’avoir une réponse honnête… Les jeunes aujourd’hui écrivent un français encore plus illisible que moi…. et ils ce préoccupe plus de leur téléphone intelligent que de l’avenir de leur Québec…. alors M. Lisée trouve toi un autre cause perdu….

Jack Layton n’a surement pas les réponses à toutes vos questions, car oui elles sont délicates, et oui la question nationale demeure une question qui divise, au Québec et ailleurs au Canada.

Il existe au Canada anglais une frange importante de la population qu’on pourrait qualifier de pro-Québec, qui comprennd vraiment qui on est. Et il se trouve que bon nombre de ces Canadians francophiles, qui connaissent bien le Québec et ses valeurs, sont néo-démocrates.

La Loi sur la clarté et la question de la reconnaissance d’un Québec souverain, la GRANDE majorité des Québécois s’en foutent, car ils ne veulent pas de l’indépendance. Quand même bien que Jack dirait qu’il enverrait les jets de Stephen bombarder le Chateau Frontenac dans le cas ou Gilles Duceppes proclame l’indépendance du Québec avec 25+1% des votes, on s’en fout!! Peut on ESSAYER autre chose?!

Les Québécois sont bien des choses mais ils ne sont pas dupes. Nous avons rejetés les Libéraux dans les années 80 quand ils nous ont trahis. Nous avons rejeté Brian Mulroney et les conservateurs quand ils nous ont décus. Nous avons rejeté à nouveau les Libéraux quand ils ont essayé de nous acheter. Maintenant nous rejetons le Bloc car il n’a rien livré sinon que l’isolement et le chialage.

Un dicton dit « Le passé est garant de l’avenir ».
Depuis la Confédération, toutes les belles promesses des « fédéraux » se sont soldées par des positions contraires et même à des actions contraires à nos intérêts à nous Québécois que l’on soit « nationaliste québécois » ou « fédéraliste ». Je pourrais vous citer un tas d’exemples, mais soyons bref, à moins d’être de mauvaise foi, nous les connaissons à peu près toutes.
Donc pour ma part, je ne me laisserai pas prendre par la lassitude, même si cela fait plus de 50 ans que je crois et lutte pour un PAYS, un vrai. Je ne donnerai pas une dernière chance aux partis fédéraux, de peur d’avoir peur. M. Layton « non, merci » et voterai dans les meilleurs intérêts du Québec, soit pour le Bloc Québécois
Guy Cormier, Montréal

Vous François Lisée. Pourquoi étes vous séparatistes.? Poser vous 5 questions .. Ne vous inquieté pas De Jack Layton. Jack has a few tricks in his bag for you .. Vous étes rendu nerveux le bloc.. sortir le Bon homme 7 h Parizeau et le défroquer a Larose avec son langage de syndicat vulgaire.. You have the bitch. P.Rochon

Ce n’est vraiment pas drôle de vous des gens comme Monsieur Lisée, utiliser leurs talents épistolaires et leur intelligence pour manipuler l’opinion publique comme je le vois lors de chaque lecture de son « éditorial »… Je n’ai rien contre le fait qu’il donne son opinion mais que ses écrits soient présentés comme de la propagande et non comme de l’information. C’est, dans un sens, malhonnête sur le plan intellectuel. Je suis pour la liberté d’expression à condition que l’on ne l’utilise pas pour biaiser l’information qui, elle, doit être objective.

Monsieur Lisée,

Une petite observation:
Vous auriez dû intituler votre article « Mes vingt-trois questions à Jack Layton ». Si on compte tous les points d’interrogation présents dans l’article, voilà combien de questions vous posez à Jack Layton.

Ces questions sont-elles vraiment adressées à Jack Layton? l’auteur est journaliste et dit ne pas avoir l’occasion de rencontrer Monsieur Layton. On est pourtant en campagne électorale et j’imagine que Layton serait assez accessible à des journalistes…

Je crois qu’au delà des préoccupations nationalistes des québécois, la montée du NPD témoigne de la situation actuelle des classes moyennes et pauvres qui en ont plus que marre d’être ignorées par les gouvernements qui se succèdent à Ottawa. C’est bien beau et noble de s’inquiéter de l’application de la loi 101 au Québec, mais quel parti politique en ce moment, sur la scène fédérale, propose un soupçon d’alternative aux politiques sévères de droite du gouvernement Harper? Il n’y a que le NPD qui semble être à l’écoute du « monde ordinaire » et qui semble offrir une option sensible aux problèmes économiques et sociaux de la majorité des canadiens.
La problématique de cette élection n’est malheureusement pas, M. Lisée, d’élire un gouvernement pro-québécois! Il est grand temps que les canadiens se réveillent et disent non aux politiques de droite des libéraux et conservateurs de ce monde. C’est peut-être le temps aussi que le Bloc rentre à la maison…
Il y a beaucoup à faire au Québec même.

Monsieur Larose aura eu l’élégance de temporiser son cri du coeur dans les heures qui ont suivi sa déclaration transparente.

Bien loin des tromperies de Harper. De la langue de bois d’Ignatieff et du double discours de Layton.

Mais nul n’est plus aveugle…

Quel que soit le parti : Des promesses pour des Promesses ne sont toujours que des Promesses.

Alors je me souviens :
– Du parti Libéral et les commandites;
– Du parti Conservateur avec un conformiste qui m’agace en plus d’un manque de transparence;
– Du Bloc avec une impuissance fédéraliste. Le Bloc c’est un parti Québécois qui n’a et n’aura jamais d’influence sur le Canada. A ce que je sache nous faisons toujours parti du Canada. Alors faisons avec…

Au parti NPD, j’associe les demandes pour améliorer le chômage, l’augmentation des fonds qui servent la population. Voulant aider ceux qui en ont le plus besoin. C’est le seul parti qui nous dit qu’il peut travailler avec tout le mondes.

Alors je fais quoi :
Je vote pour un parti dont je n’aime pas sa façon de faire les choses.
Ou je vote pour quelqu’un d’autre ne espérant qu’il sera mieux. En espérant qu’il y aura du changement et qu’il pourra instaurer une ligne de conduite digne de leurs titres.
Le statut quo, c’est un NO-NO. Il faut que sa change, alors je vais voter pour le NPD.

Parfaitement d’accord avec M. Lisée. J’ajouterai que pour fonder un pays ça prend un peuple qui a des couilles…! Malheureusement, les Québécois n’en possèdent pas. Pour avoir supporté tout ce que nous avons supporté depuis la conquête britannique est une preuve que nous acceptons n’importe quoi …y compris la position de l’Église Catholique après la conquête qui prônait le respect de l’autorité britannique (afin de sauver sa peau). À preuve l’excommunication des participants à l’insurrection de 1837. Et, comme le disait si bien le regretté Félix Leclerc: LORSQU’ON SE COMPORTENT COMME DES VERS DE TERRE, IL NE FAUT PAS SE SURPRENDRE DE SE FAIRE ÉCRASER.

Mon commentaire ne s`adresse pas directement au sujet mais aux réactions quì`l suscite.
Je comprends et ressent la même frustration sur l`incapacité de clore le débat sur notre rapport avec le Canada.Toutes les parties ont des arguments émotifs cachées par des raisonnements plus ou moins rationnels.Comme souverainiste, je demande votre patience,nous sommes une espèce en voie d`extinction.Mais je ne peux renoncer quand je sais que la plupart des transformations politiques se sont faites ,non par des consensus, mais par des marges infimes et des circonstances imprévues au départ.
Soyons courtois, des adversaires mais avant tout des frères.

Pourquoi ne pas poser deux questions à Duceppe?

– Comment entend-il changer la dynamique de la politique canadienne en demandant aux électeurs québécois de rester dans leur coin, en faisant bloc contre qui, contre quoi?
– Comment peut-il sans cesse dire une chose et son contraire, une économie verte avec l’amiante, un gouvernement fédéral non interventionniste qui paie pour un amphithéâtre à Québec, un gouvernement fédéral économe qui paie pour un TGV sans passagers, des pensions accrues, etc. etc.?
J’aime mieux l’ambiguité de Jack Layton. Au moins, il ne prétend pas à la vérité absolue. Il cherche. Voter NPD, c’est une façon d’engager le dialogue un fois de plus avec les canadiens. Cela ne menace pas la nation québécoise plus qu’un nième référendum sans conditions gagnantes.

M. Layton a son bras droit : Mulcair
M. Ignatief a aussi le sien : Coderre
M. Duceppe … c’est qui ?
M. Harper … s’il en a un, lui fait-il confiance ?

Vaut mieux faire affaire avec ce qu’il y a à portée de bras … la jasette est plus franche !!

J’en ajouterais une sixième :
La crise nous a enseigné au moins une vérité : le secteur financier occupe une part d’une ampleur exagérée dans l’économie, ce qui lui permet de prendre des risques inconsidérés avec l’argent des épargnants sachant que sa taille
1. lui garantie non seulement l’impunité face à l’échec, mais aussi
2. l’incite à détourner les fonds investis dans les secteurs de l’industrie et des services (jusqu’à 40% certaines années) pour ses propres « besoins ».
Un crédit à 5%, réduire la marge des banques sur leur services est un bon premier pas, mais seriez-vous prêt à demander une loi
1. interdisant aux banques de dépôts et de prêts (nos bonnes vieilles banques de quartiers) d’exercer les fonctions de banques d’affaires ni d’assureur ET
2. instaurant une réglementation et des contrôles sévères pour assurer
a) le démantèlement des conglomérats existants, ainsi que
b)l’impossibilité de constituer ou de reconstituer de tels monstres parasitaires ?

Merci M. Lisée de poser, enfin, les bonnes questions. C’est mon grand et regretté ami Michel Vastel qui, de sa grande salle de presse céleste, va être content.

PS: Maintenant, il faut tout mettre en oeuvre, avant lundi le 2 mai, pour obtenir des réponses claires aux aspirations légitimes du Québec. Le NPD doit répondre, les autres formations (PLC et PC) aussi, cependant. Je me demande pourquoi ces questions n’ont pas été soulevées plus tôt dans la campagne. Ça aurait fait un bon débat, n’est-ce pas?

Peut importe comment on ressasse la question, la cassure Québec/Canada est évidente: nous sommes différents et il est logique d’aspirer à plus d’autodétermination politique. L’époque coloniale est pourtant révolue. Les Canadians continuent de croire que les Québécois qui n’ont pas osé le grand saut en 1995, ne constituent plus une menace à l’unité canadienne. La seule option, à mon avis, est de voter Bloc et d’augmenter sa représentation à Ottawa. Je recommanderais ainsi aux Ontariens et aux Britannico-colombiens de voter Libéral en force. Quant à Jack, il pourrait toujours fusionner avec les libéraux ou se pointer lorsque le pays aura finalement éclaté .
Sous un certain côté, le Canada,avec des représentations presque monolithiques par région (Province)pourrait n’être pas loin dans les faits d’une vrai confédération comme en Europe.
Tiens tiens une conférence constitutionnelle?

Les questions proposées par M. Lisée n’ont de pertinence que pour ceux qui juge la question nationale plus importante que la question sociale. En temps que partisan du NPD et québécois ( et oui ca existe et ce depuis les années 80) je suis las de ces interrogations qui font le jeux du centre droit. Le PQ se permet de fleurté avec le centre droit et continue de se qualifier de progressiste alors pourquoi jouer a la veuve offensé sur la question nationale avec le vrai parti progressiste.

Lorsque des députés sont élu dans un partie fédéralisme ils doivent mettre de l’eau dans leur vin. Ils ne sont pas mesure de bien défendre les intérêt du Québec. Seul le bloc ne fait pas de compremis

Vraiment tout pour nous endormir, ces questions sont légitimes et doivent être posées à M. Layton.
Moi je reste fidèle a ceux qui me représentent dans l’âme. Un Québécois fier de l’être et qui a encore des couilles.

Si le passé est garant de l’avenir…de « belles surprises » nous attendent.
En effet, durant les 50 dernières années, le parti de Smily Jack a toujours travaillé, sauf en quelques rares occasions, pour les intérêts de la majorité Canadian… souvent, au détriment du peuple Québécois.
Lorsque les ti-n’amis auront découvert la vrai nature de Layton et de la vipère à Mulcair qui défendait Alliance Québec contre la méchante loi 101…il n’y a pas très longtemps…ils déchanteront…
Vive la Louisianisation du Québec…
Have à nice day!

Êtes vous totalement de mauvaise foi M. Lisée?

Si le Québec n’a pas signé la constitution de 1982 c’est qu’il a refusé de la signer. En fait, il ne voulait rien signer du tout.
Le soi disant deal qu’il avait fait avec 7 autres provinces consistait à demander un opting out, ce que Trudeau refusait. Trudeau a alors proposé durant la nuit où Lévesque était absent « La clause dérogatoire » que toutes les autres provinces ont trouvé excellent comme idée et ils l’ont accepté. La clause dérogatoire est un peu comme un droit de véto ponctuel. C’était excellent pour le Québec et celui-ci n’avait qu’à signer! Tout le reste c’est du charabia…

tant qu’il y a le bloc a ottawa le pays est ingouvernable et on aura des élections a répétitons. espérons que ça changera. On pense que le bloc voulait a tout prix des elections a nos frais, mais que cela a un effet de boomerang.

Les questions de M. Lisée sont fort pertinentes, même si elles dérangent ceux et celles qui préfèreraient se fermer les yeux. Une dame dit que le Bloc rend le Canada ingouvernable: FAUX! Le Bloc n’empêche aucun parti fédéral de gouverner. C’est M. Harper qui est incapable de travailler avec les trois autres partis, qui représentent au moins les deux tiers des Canadiens. Le Québec a déjà élu Libéraux et Conservateurs mur à mur, et voilà où nous en sommes. Aucun réel respect pour le Québec. Canadian people do not want to trade with our Nation. Voici maintenant la sirène Layton, qui oui, qui dit non, qui se met à dire n’importe quoi pour séduire le gentil peuple québécois qu’il aime tant… en autant qu’il reste bien gentil et tranquille. Pour avoir nos votes, il est maintenant presque pour la Loi 101 dans les entreprises fédérales, sans le dire trop fort pour ne pas déranger The ROC. Et il soutient une aide financière majeure à l’industrie hydroélectrique de Terre-Neuve, en totale déloyauté envers le Québec. Hydro-Québec a été bâtie de toutes pièces par les gouvernements du Québec, face à l’opposition des entreprises fédérales et sans une cenne du gouvernement canadien. The NPD is a good canadian left party, pas un parti pour le Québec. Félix Leclerc chantait dans Le tour de l’Île : « Si t’as compris… ». Mais il y en a pour qui cela prend beaucoup du temps. Vivement et vitement un pays.

M. Layton n’a pas réponse à toutes les questions et n’a jamais été dans la peau d’un premier ministre. Toutefois, les orientations de son parti semblent plus enclines à la conciliation que tous les déchirements et tirage de couverte actuels. Je suis profondément séparatiste, toutefois il s’agit d’une élection fédérale et jusqu’à preuve du contraire, malgré moi, je suis toujours canadienne. Pourquoi continuer à nous faire haïr par le reste des canadiens en les empêchant de gouverner leur pays. Il y a déjà deux élections que je ne vote plus Bloc car j’ai compris pourquoi les canadiens n’obtienne plus la majorité. Depuis ce temps, le pays ne se gouverne plus. Mettons-nous à leur place, il est censé de nous en vouloir. Le Bloc et M. Duceppe auront toujours mon estime pour tout l’apport fait au Québec. Il sera toujours tant de voter pour un parti souverainiste aux élections provinciales.

M Lisée…vous dites « Layton semble nous dire oui. Mais le croit-il vraiment ? »

Pour nous? Vous ne voulez pas dire « pour vous’

ou peut-etre vous presumer de parler pour tous les Quebecois…un porte-parole non élu.

Je trouve ca interessant quand les gens discutent la politique et ils disent « pour nous »

Combien de fois M »layton a voté contre les demandes du Quebec.S »V »P » soulignez -le dans vos blogues et commentaires avant qu’il ne soit trop tard.Gilles Duceppe ne le fait pas assez.
De plus demandez èa M »layton comment il fera la formation de ses candidats novices au sujet des préoccupations du Quebec s’ils sont élus alors qu’ils ne connaissent rien de la politique pour la plupart

Bon jour,

Votre article m,a fait grandement réfléchir. e pensais voter NPD mais après lecture de votre article je vais voter selon mon coeur.

Le NPD est le parti sur la scène fédérale qui a les meilleures visions pour l’avenir et qui est donc le meilleur pour le futur Canada et le futur Québec.

Moi je voterai NPD. Il faut donner une chance à ce parti et voir ce dont il est capable avant de le juger. Les autres on les connait déjà et on sait que ça n’a jamais été bien « vargeux ». Je vote donc pour du changement et de l’espoir.

Beaucoup de temps pour rendre l’équation simple souvrainiste/fédéraliste,compliqué, vs auriez pu poser ces même 5 questions a Harper et Ignatief, la souvraineté ce fera (si elle se fait) au Québec, point a la ligne, en attandant pourquoi pas jack on verra et on jugera apres, pas avant et vous aurez alors amplement le temps de lui poser vous-même vos 5 questions.

Et que pensez-vous de Mulcair? Pensez-vous qu’il ferait une bonne job comme chef si jamais Layton se retirait?

Depuis le temps qu’on nous rabat les oreilles avec la Souveraineté. Pourquoi sommes-nous devenus la province la plus pauvre du Canada. Peut-être à cause de péteux de brou de politiciens qui ne font que parler et jamais agir. Ces bons penseurs ne sont que des idéalistes, ils ne feront pas la job … mais qui la fera. Ils l’attendent de qui cette souveraineté politique. Ils attendent et ils parlent et ils discutent et finalement rien. Nous sommes le peuple fondateur de ce pays qu’on nomme le Canada. Soyons fiers de ce fait. Nous sommes comme les autres Canadiens nous payons nos impôts à un même pays; nous aimons les mêmes sports étant des Nordiques. Ça suffit de toujours discuté … agissez. Dotez la population du Québec d’un bon système éducatif où on évaluera d’une façon logique et honnête les enfants scolarisés, où l’on reviendra à des édifices qui contiennent en bas de 1 000 élèves. Si vous voulez sauver le Québec Refusez que l’on vous présente de la publicité qui crache littéralement du mauvais français. Critiquez quand des gens de Radio-Canada font des fautes de français. Trouvez de nouveaux intérêts aux jeunes de parler français et de trouver ça cool.
Les jeux de politique ça sert à rien pour sauver notre nation. Notre nation c’est ce qu’on se transmet de personne à personne, c’est dans la famille avec les amis quand on parle en français. C’est pour cela que c’est important que nos enfants apprennent un français de qualité pour assurer l’avenir. Votez qui vous voulez … vous ne votez que pour une compagnie qui va vous administrer un gouvernement pendant un certain temps.

Le Canada est signataire et membre des Nations-Unies
Il se doit de respecter l’article 1 des Nations-Unies:
LE DROIT DES PEUPLES DE DISPOSER D’EUX MÊMES

LE BON CITOYEN
Le premier devoir d’un citoyen est d’aller voter.
Son second est de s’informer, à travers différents médias et différentes personnes, sur les partis et l’histoire politique de ceux-ci, pour faire la différence entre les promesses et ce dont ces mêmes partis sont véritablement capable de réaliser.

De toute évidence les québécois ne semble pas avoir eu cette rigeure aux dernières élections. (Les élections précédentes seraient alors aussi à questionner)

Notons que seulement 16% des gens qui ont voté NPD ne connaissent même pas leur programme.

Pour ma part je fais partie de ceux et celles qui ont lu le programme du NPD. Suite à cette lecture ma foi fort distrayante dans laquelles tout le monde chantent mains dans la mains et ou le billet vert pousse comme de la mauvaise herbe dans nos jardins , j’ai fermement retiré mon appui au NPD.

Pitié, pour les prochaines élections, abstenez-vous de vous proclamez du changement facile sans le moindre raisonnement, sans quoi la simple idée de société distincte va devenir aussi floue que la position et le programme de notre bon vieux Jack.
Ce dernier peut bien condamner la façon de faire de ses adversaires comme tout promettre tout en ne promettant rien de réellement concret.
N’est-il pas lui aussi devenu un maître dans l’art de charmer les plus naifs?

Je pense que les prochains 4 ans seront biens suffisants pour répondre à cette question.

Bonjour M Lisée,
C’est seulement aujourd’hui, 3 jours après les élections, que j’ai pris connaissance de vos questions à Jack Layton.
J’en ai quelques unes à lui poser de mon côté.

M Layton, vous avez répété à plusieurs reprises que vous êtes né et avez grandi au Québec.
Pourquoi alors êtes vous allé exercer vos talents à Toronto plutôt que de vous investir ici au Québec ?
Vous me faites penser à Michaël Ignatieff qui se dit contre l’Indépendance du Québec parce que ses parents sont enterrés dans un cimetière de l’Estrie !!! Va-t-il demander que le Canada s’unisse à la Russie parce que ses ancêtres sont inhumés dans l’EX-U.R.S.S.?

M Layton, j’ai écouté votre discours le soir des élections.
Naturellement vous étiez avec les électeurs de votre comté de Toronto. Mais, dans le but de commencer votre beau travail de réunification du Canada, pourquoi n’avez-vous pas souligner davantage le fait que la majorité de vos députés viennent du Québec ? Pourquoi n’avez-vous pas mentionné que 59 candidats du N.P.D. venaient d’être élus par les québécois contre 44 dans le reste du Canada ?

Je vous demande de me dire honnêtement dans quelle langue se dérouleront les réunions de votre équipe ? Si jamais ça se déroule en français, est-ce que Mme Ruth-Ellen Brosseau pourra suivre le fil des discussions ? Est-ce vos députés élus minoritairement dans les autres provinces accepteront d’apprendre le français, par respect pour les députés majoritairement élus au Québec ? Soyez franc ! Ne demanderez-vous pas plutôt à vos députés francophones québécois de plier encore une fois, et de passer outre à l’application de la Loi 101 dans leur milieu de travail ?

Maintenant votre Parti identifié comme étant de Centre-Gauche forme l’opposition officielle face à un gouvernement majoritaire du Parti Conservateur très à Droite sur l’échiquier politique canadien. Durant les 4 dernières années vous utilisiez la menace de faire tomber Harper en vous unissant aux Libéraux et aux bloquistes. Franchement quel pouvoir de négociation aurez-vous face au gouvernement conservateur, surtout avec une équipe aussi peu expérimentée que la vôtre ?

Merci M Layton de répondre clairement à ces quelques questions venant de quelqu’un qui commence à réaliser que les québécois se sont encore faits prendre. D’une chicane constitutionnelle inextricable nous sommes passés à un conflit Gauche-Droite inexorable !

Luc Lemoine

SVP M. Lisée, laissez le temps à M.Layton de respirer. Vous voulez être une nation, soyez une nation, vous voulez vous appelez la société distincte, appelez vous ce que vous voulez. Pourquoi enchansser çela dans la constitution? Dans 20 ans, lorsque que le Québec contera plus d’immigrants des pays ou l’on parlent français tel le Moyen Orient, est ce que ces gens qui prendront notre place au Québec pourront eux aussi être la société distincte, la nation? Nous sommes dans le trou parce que çela fait 30 ans que nous parlons de la même chose. Ne commencez vous pas à trouvez çela un peu ennuyant de répeter les mêmes choses. Pendant ce temps, l’éducation et les systemes de santé…croulent et nous sommes le 5ieme pays le plus endeté de la planete même avec les $8.6 Milliards de plus que les provinces riches nous envoient. Quelle société! C’est pour çela que le Bloc n’est plus la…ça commence à tomber sur les nerfs de tout le monde de vouloir avoir tout l’attention du pays tout le temps avec nos demandes incéssantes et notre chialage… A part de parler une autre langue, nous sommes tous pareille avec les mêmes besoins…peût on avoir la paix!

Monsieur Jean François,Pouvez vous s’il vous plaitconcentrer vos effort de redresser le Québec dans tous les secteurs ou ils ont des pouvoirs.Au lieu de continuer l’oeuvre de destruction de votre ami Gilles Duceppe du r.o.c.travaillez a bâtir avec toute votre influence un Québec fier de ses réalisations en santé,éducation,et toute notre société. On ne gagnera rien a tenter de détruire le r.o.c. pour bâtir notre pays.