Mes suggestions pour vos étrennes de Noël

Des livres, bien sûr.

Pour commencer, un roman et une biographie qui ont un certain lien avec l’actualité, mais celle d’ailleurs.

La belle amour humaine, Lyonel Trouillot, Actes Sud, 176 pages

Pour quiconque s’intéresse au sort d’Haïti et souhaite découvrir son âme, Lyonel Trouillot, un grand auteur haïtien peu connu ici, mérite bien des détours. J’en remercie encore mon amie qui me l’a fait découvrir. Dans ce livre, qui était dans la course au Goncourt 2011 et qui a gagné plusieurs prix, Trouillot nous fait voir et entendre, à travers les mots de Thomas, le chauffeur de taxi, les bruits de la capitale et la générosité du village où il mène sa voyageuse. Mais il nous entraîne surtout dans une réflexion sur le rapport à l’autre.

A Thousand Farewells: A Reporter’s Journey From Refugee Camp To The Arab Spring, Nahlah Ayed, Penguin Group Canada, 304 pages

Le monde arabe et le Moyen-Orient bouillonnent. Nahlah Ayed est une journaliste canadienne d’origine palestinienne qui a travaillé plusieurs années au Moyen-Orient pour le compte de la CBC. Son parcours est particulier. Née à Winnipeg, elle a passé une partie de son adolescence dans un camp de réfugiés palestiniens en Jordanie avant de revenir au Canada pour ses études. Ayed est ce genre de journaliste qui se mêle aux gens, qui ne couvre pas les événements depuis le confort d’un grand hôtel, qui met ses sujets, et non elle-même, en valeur. Ce livre raconte son parcours de correspondante à l’étranger, mais aussi ce qu’elle a vu et appris dans les pays où elle a vécu.

Deux ouvrages sur la guerre de 1812 qui jettent un regard différent de celui que nous offre le gouvernement Harper (n’ayant pas encore eu la chance de les lire, je laisse l’éditeur vous les présenter) :

La guerre de 1812. Journal de Jacques Viger, présenté et commenté par Bernard Andrès avec la collaboration de Patricia Willemin-Andrès, Presses de l’Université Laval, 158 pages

«1812-1814 : une guerre fondatrice pour le Canada ? C’est ce qu’avance en 2012 le gouvernement fédéral dans ses commémorations du bicentenaire. Mais qu’en fut-il vraiment pour les Voltigeurs canadiens qui, sous les ordres de Charles-Michel d’Irumberry de Salaberry, repoussèrent l’invasion américaine? Un témoignage direct et souvent critique sur cette guerre nous permet de revivre l’événement au jour le jour et de mieux comprendre la mentalité des Canadiens engagés dans la bataille.»

Le Québec et la guerre de 1812, Luc Lépine, Presses de l’Université Laval, 144 pages

«Charles-Michel de Salaberry, vainqueur de la bataille de la Châteauguay, demeure l’emblème de la participation canadienne-française. Depuis deux cents ans, le mythe de la milice toute-puissante perdure. Ce livre montre une autre facette fascinante de la réalité historique. Les Québécois de l’époque se sont opposés, en partie, à la conscription. Ils ont été bombardés par la propagande et plusieurs ont été emprisonnés pour leur désobéissance civile.»

Et des coupons-cadeaux pour le cinéma, ne serait-ce que pour voir ce film :

Lincoln, de Steven Spielberg, 150 min.

Ce film raconte les derniers mois de la vie du président américain Abraham Lincoln alors qu’il mène la bataille pour faire adopter, avant la fin de la guerre civile, le 13e amendement constitutionnel qui abolira définitivement l’esclavage. Bien que quelques historiens aient émis des bémols à son sujet, ce film donne une idée assez juste, selon d’autres, de cette page importante de l’histoire des Etats-Unis et d’un politicien comme il s’en fait peu. La performance de Daniel-Day Lewis est aussi à souligner.

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