Message aux intégristes : c’est « ben d’valeur » !

Dans son avis rendu ce mardi sur les questions de voile et de niqab, la Commission des droits de la personne du Québec a fait une distinction essentielle :

Sortir enfin du «tout est négociable»

la question du port de signes religieux dans la fonction publique ne relève pas de l’univers du droit — et certainement pas du droit canadien en vigueur —  mais de celui des valeurs.

Et il faut savoir gré à Christian Rioux, du Devoir qui, au moment de son passage à Montréal la semaine dernière, a mis un de ses doigts sur un des bobos.  Tout le débat québécois actuel sur le rapport au religieux est un débat de juristes, a-t-il dit, alors qu’il doit être un débat de société.  La décision que nous devons prendre en est une de valeurs. Le droit suivra. (Transparence totale : je n’ai rien contre les juristes, j’ai une licence en droit. J’en connais donc les limites.) Après avoir expliqué, hier, pourquoi j’ai signé le Manifeste pour un Québec laïc et pluraliste, je voudrais étendre la réflexion, aujourd’hui, de façon peut-être un peu impressionniste,  sur cette question des valeurs.

Leçon de leadership: le précédent de la loi 101

Ces derniers jours j’ai rencontré Guy Rocher, un des initiateurs du Manifeste et un des concepteurs, en 1977, de la loi 101.  Je lui ai demandé dans quelle mesure lui et ses collègues s’étaient sentis contraints, ou empêchés, d’agir comme ils le souhaitaient par crainte de la réaction des tribunaux — argument omniprésent lorsqu’on discute aujourd’hui d’aménager autrement nos dispositions identitaires ou de rapport au religieux.

La Charte québécoise des droits préexistait à la loi 101. Le gouvernement péquiste a accepté d’amender son projet initial pour que  ses dispositions soient soumises à la Charte de droits*. Cependant, selon Rocher, en aucun cas les concepteurs de la Charte de la langue française n’ont modifié leur projet en fonction de la possibilité que telle ou telle clause soit jugée, par les tribunaux fédéraux, contraires à la Charte québécoise des droits.

Et René Lévesque, qu’on dit aujourd’hui si frileux face au projet linguistique de Camille Laurin ? En aucun cas, répond Rocher, Lévesque n’a-t-il invoqué d’arguments juridiques. Il était peiné qu’une société comme le Québec soit forcée par les circonstances d’agir en matière linguistique. Il estimait qu’une fois le Québec devenu souverain, donc à ses yeux un «pays normal», cette nécessité s’effacerait d’elle-même.

Pour Rocher, Laurin et Lévesque, il importait d’écrire dans le projet ce qui était désirable pour le Québec, puis de mener les batailles, politiques et juridiques, qui s’ensuivraient.

Voilà précisément l’héritage de leadership de René Lévesque dont il faut s’inspirer aujourd’hui, face aux défis dont notre génération de citoyens et de leaders ont la charge.

Tout est négociable, tout est respectable

Enfermés dans nos débats de juristes dans lesquels Pierre Trudeau nous a enfermés (pour 1 000 ans, pensait-il), on ne fait que mesurer le caractère raisonnable de tel ou tel accommodement, à l’aune de l’inconfort subi par le citoyen qui opte pour une pratique religieuse rigoriste. Cela donne plusieurs niveaux:

1. Un citoyen athée n’est pas suffisamment incommodé par le hidjab porté par la fonctionnaire pour demander à être servi par un autre employé.

2. Une citoyenne en burqa n’est pas trop incommodée par une prise de photo rapide pour demander à être photographiée par un homme (mais elle peut apporter sa propre photo, mais il faut ensuite s’assurer que c’est bien elle sur la photo).

3. Un citoyen à la religion misogyne qui refuse de subir un examen de conduite avec une femme est suffisamment incommodé pour demander un employé masculin car son inconfort s’étendrait sur une période plus longue….

Oui, on est parti pour 1 000 ans comme ça.

Et jamais n’a-t-on posé une autre question, par un tout autre bout de la lorgnette : dans son rapport à l’orthodoxie religieuse, la société québécoise souhaite-t-elle transmettre un message global ?

Pour l’instant, elle en transmet un, très clair: messieurs et mesdames les intégristes, chez nous, tout est négociable.

Ce message est renforcé par le cours Éthique et culture religieuse selon lequel il faut respecter le choix  religieux de l’autre, quel qu’il soit.

Et c’est là où le niveau d’inconfort de la moyenne des Québécois devient, sur la durée, intenable. Car pour des démocrates, modernes, sortis tout juste d’un mouvement de sécularisation sociale et d’émergence de l’égalité des sexes comme vertus cardinales, il y a disjonction majeure entre ces valeurs, construites et vécues depuis un demi-siècle, et l’injonction de tout respecter et de tout négocier.

Au risque de choquer, je transpose: on vient de passer 25 ans à apprendre à nos jeunes à ne pas polluer, puis on leur dirait de respecter le pollueur. Choquant ? Remplacez par égalité des  sexes et par misogynie religieuse

Un autre signal aux  intégristes

Il y a une différence  entre la tolérance et le respect. La liberté religieuse comprend la liberté d’être intégriste. La liberté de conscience intégriste doit être tolérée — certainement dans le temple, l’église, la mosquée.  Mais une société peut se donner le droit d’envoyer aux intégrismes de toutes sortes un signal clair : l’intégrisme est un comportement contraire à nos valeurs. Puisque nous sommes une société libérale et tolérante, nous tolérons la décision de certains de nos citoyens de vivre en marge de ces valeurs. Mais ils choisissent ainsi un comportement marginal que nos règles communes n’ont pas pour but d’inclure et de favoriser, mais plutôt de tolérer et, dans le  respect des droits, de défavoriser.

Défavoriser comment ? Notamment en refusant un financement public à des organismes qui ont pour but de reproduire l’intégrisme.

Et on en vient rapidement aux questions scolaires qui, de plus, posent le problème des droits des enfants. Je le garde pour un autre jour.

***

* Cette phrase a été ajoutée au billet suite aux commentaires de l’alertinternaute Michel.

Laisser un commentaire

Vous dites: « La liberté de conscience intégriste doit être tolérée — certainement dans le temple, l’église, la mosquée. »

La liberté de conscience, c’est partout. C’est PENSER.

Après, faire la distinction entre liberté de conscience et de comportement est essentiel. Exiger un sexisme institutionnel « en sa faveur » est intolérable et ne doit pas être permis. Mais le penser, le dire, l’écrire, ça… c’est le prix de la démocratie.

Une état est laïque ou religieux, il ne peut pas être les deux.

Et s’il veut être pluraliste, il se doit d’être laïque à 100%.

Un état pluraliste se doit de permettre à chacun de se sentir libre de faire ses propres choix dans le cadre des valeurs sociales et des lois existantes.

« Pour l’instant, elle en transmet un, très clair: messieurs et mesdames les intégristes, chez nous, tout est négociable. »

Et c’est quelque chose de négatif ? Désolé mais moi je vois ça comme une ouverture d’esprit et d’utilisation de bon jugement.

Je ne sais pas vous, mais moi je n’ai jamais rencontré de porteuse de niqab ou de burka de ma vie au Québec…

Beaucoup…beaucoup de salive, de temps et d’argent partis en fumée pour une poignée de disjonctés…

Ce débat va perdurer jusqu’a ce que les Québécois aient leur charte de la laicité , ce qui va prendre plusieurs années si l’on se fie sur l’ineptie des libéraux de Jean Charest ! Entre temps , il faudra se méfier de la manipulation des Bouchard , MacClure , Weinstock , Taylor et semblables qui ont essayé de nous entrer dans la gorge l’interculturalisme et qui vont faire d’autres tentatives …..Ces manipulateurs ne sont même pas capables de nous expliquer la différence entre le multiculturalisme …. Ils faut rejeter l’opinion de ces imposteurs …..

J’imagine qu’on voudra abolir les congés de Noel et de Pâques en plus d’enlever le crucifix de l’Assemblée nationale.

Bonjour M.Lisée,

Le noeud du problème se trouve particulièrement là
dans votre dernière phrase.
Quand on aura réglé ce problème, il y en aura plus.
Place à nos élus et c’est pas pour demain.

Je trouve l’argument valable, mais je m’inquiète d’un « intégrisme matérialiste » dans notre société, au moins aussi présent que l’intégrisme religieux. À cet égard, je crois qu’il faut également poser un esprit critique sur les forces qui poussent vers une laïcité mur-à-mur, et se demander d’où nous viennent nos valeurs. Le matérialisme, dans son expression la plus pure, me semble être une bien pauvre source de valeurs humaines.

Un projet de constitution moderne et réflétant nos valeurs,c’est vers ça que les Québécois se dirigent.Le Canada va détester mais de cela on s’en balance.l’Important c’est nous et tout ceux qui veulent de joindrent à nous.Vous avez parfaitement raison mr. Lisée ,jamais nous n’accepterons de revenir 50 ans en arrière,et à cela Trudeau le fourbe n’y avait pas pensé…

Ce qui est immensément malheureux est que dans le projet de constitution de 1837 des Patriotes ,la séparation de l’église et l,état y était incluse.Par la suite le clergé en chair dénonça les Patriotes et on connait la suite… Moi dans ce débat je me méfie beaucoup d’un coup fourré des Anglos ,d’un espèce de coup de jarnac,dont eux seuls les orangistes ont le secret.j’espère me tromper mais il faut demeurer vigilant face au R.O.C.,car ce débat doit se faire entre nous.

prudence avec vos titre M. Lisée. Vous pourriez passer pour un méchant séparatiste, intolérant, voire raciste…

Impressionniste dites-vous. Je deviens plutôt cubiste avec le temps. Ça tourne carré et c’est pas fini. L’humeur du peuple elle, est en train de devenir fauviste avec des couleurs jaunes qui tournent au rouge.

Monsieur Rocher vous a rappelé qu’en aucun cas «les concepteurs de la Charte de la langue française n’ont modifié leur projet en fonction de la possibilité que telle ou telle clause soit jugée, par les tribunaux fédéraux, contraires à la Charte québécoise des droits.»

On est du bon monde nous autres. C’est pas d’hier que nous sommes ouverts aux étrangers. Comme peuple on a accueilli et adopté des réfugiés tout au long de notre histoire, des Irlandais jusqu’aux boats peoples. Des québécois aux noms pas français du tout et pourtant parfaitement québécois fourmillent dans les annuaires téléphoniques partout à la grandeur de notre pays.

Tocqueville avait remarqué l’amabilité de nos ancêtres. Et Peter Kalm le Suédois qui dans son récit de voyage dit des choses comme :«Les hommes sont extrêmement polis et saluent, en Atant(otant) leurs chapeaux, chaque personne, indistinctement, qu’ils rencontrent dans les rues.» C’est pas vraiment la description d’une manifestation de xénophobie.

La situation actuelle se dégrade. Le mal à l’aise que vous mentionnez Jean-François gagne la majorité des gens de plus en plus exaspérés par la politique multiculturelle et les dérives qu’elle entraîne.

Ça n’a rien à voir avec une attitude d’ouverture qui nous est propre. Et ça a tout à voir avec la dictature de la politique fédérale et en particulier l’article 27 dite interprétative de la Charte.

Et nous attendons avec de plus en plus d’impatience que notre gouvernement sorte de sa torpeur. Dans l’ensauvagement Thérèse Delpech dit quelque chose qui mérite d’être rappelé : «En principe, un État qui ne remplit pas le plus élémentaire de ses devoirs, protéger ses citoyens, perd de ce fait sa souveraineté»(page 320). Et j’ajouterais sa légitimité.

J’ai le sentiment que c’est exactement ce que provoque ce gouvernement fadasse dirigé par Charest. Cela laisse béant le trou dans lequel s’engouffre avec fureur la Supreme Court, parce que le politique qui devrait être le déterminant du comment vivre ensemble ne fait pas sa job.

Je crains comme la peste si la situation continue de se dégrader, l’émergence éventuelle de groupes racistes qui nous plongeraient dans un chaos incontrôlable, parce que nous avons un gouvernement de poche qui n’est pas capable de conduire le char de l’État.

Quand on a les doigts dans le nez, on ne peut pas avoir en même temps les mains sur le volant!

Tout revient à se demander: Doit-on tolérer l’intolérance?

Doit-on respecter le manque de respect.

Pour répondre à cette question, il faut affirmer une fois pour toute qu’acune culture n’est neutre.

La culture des pays « libre » n’est pas neutre. Elle accepte un certain nombre de choses et en refuse d’autres.

Les lois et les politiques doivent refléter la culture et non l’inverse. Car les lois et politiques (dans un environnement démoctatique) émergent d’un système de valeurs, la culture.

Le problème, c’est qu’il y a, dans notre société, un désinvestissement progressif de l’espace culturel, du débat social et de la politique. Nous avons cessé de définir nos valeurs.

les lois du marché, le comfort et le divertissement à grande échelle se sont substitués à notre culture.

Aucune vériatable démocratie ne peut survive passivement. Nous devons l’activer de l’intérieur, par la base.

Et commencons donc par refuser l’intégrisme.

os valeurs elles-même

Que de longueur, que de verbiage, que d’entêtement, que de perte de temps sans compter les débats stériles.

La religion est une tare. Ça ne se soigne pas.
Dehors le niquab, la burka et le voile.

Même les traditions, on est pas obligé de manger de la dinde ou du porc, mais personne ne reçoit une directive dans ce sens…on décide pour soi-même….c’est une début de liberté.

Pas d’accord? Retourne d’où tu viens ou demande au Globe and Mail à quelle place dans le ROC tu seras acceptée pour porter le voile, la burka et le niquab. Va vivre là-bas….lui le Globe …. »y connaît ça ».

Mais ici le temps des écoeurantites aigües est révolu. Et on doit passer à autre chose important que l’insignifiance.

Merci M. Lisée. Très clair. (« cardinales »: bon choix d’adjectif!)

Maintenant, passons à l’étape suivante et définissons « intégrisme ». Est-ce pratiquer une religion de sorte que les droits de certaines personnes sont bafoués, ou est-ce pratiquer une religion tout en ayant la conviction qu’il s’agit de la seule bonne religion? Les deux sont parfois correlés mais pas identiques.

PS J’aime mieux vos analyses politiques que vos analyses économiques.

La politique est en acte et non en souhait
Peut importe ce que l’on souhaite en matière de laïcité au Québec, nous vivons dans le cadre juridique de la Constitution canadienne. Et c’est la clause d’interprétation de la Charte de Trudeau qui s’applique, et qui guide la Cour dans ses décisions:

l’article 27 de la Charte canadienne stipule que les jugements rendus doivent «concorder avec l’objectif de promouvoir le maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des Canadiens»

Or l’article 33 (La clause dérogatoire) s’applique seulement à l’art 2 et 7 à 15; et non à la clause d’interprétation de la Charte, art 27.

En clair peu importe ce que souhaite les 8 millions de tuques ce sont les 9 perruques de la Cour Suprême qui décideront.

Comment sortir de là. Il faut savoir que la politique est en acte et non en souhait d’intellectuel.

Le Québec doit se doter de sa propre Constitution d’État. Dans un premier temps à l’intérieur de la Constitution canadienne qui le permet (sous réserve des art 41 et 45) et contenant une clause de rupture à ¨être actionné en temps et lieu quand on aura a trancher le conflit de légitimité entre, celle qu’on nous a imposer sans notre accord et la notre que le peuple du Québec se sera donné démocratiquement.

Je crois qu’un état doit être laïque ou religieux. Il ne peut être les deux.

Et s’il veut être pluraliste, il se doit de permettre à chacun de se sentir libre de faire ses propres choix, dans le cadre et le strict respect, cependant, des valeurs sociales et des lois existantes.

Comme catholique pratiquant j’exige le droit de m’afficher partout et d’exprimer ma foi partout sans cependant obliger qui que ce soit de s’afficher ou de ne pas s’afficher .
Un Québec qui s’attaquerait à la liberté religieuse serait un Québec mort donc invivable et ce serait une première mondiale avec l’Arabie Saoudite ( croyance unique ) et la tentative hitlérienne ( matérialisme ) et URSS( communisme matérialiste ) .

Bonjour M. Lisée,

Vous avez une très bonne compréhesion du monde en général et de la géopolitique en particulier. Par contre, quand vient le temps de parler d’identité religieuse, vous dérapez pour la simple et bonne raison que vous mettez toute les religions sur le même pied d’égalité au Québec, et c’est là votre erreur…Mettre le catholicisme sur le même pied que la religion musulmane ou juive, est une abération.

Les communautés religieuses catholiques, avec leur histoire et leur richesse, ont développé le Québec comme aucun autre groupe n’a réussi à le faire dans l’histoire du Québec.

Vous n’avez qu’à regarder la toponymie des lieux, les hopitaux et les écoles pour voir que nous avons une richesse entre les mains, que vous tentez de niveler par le bas, en comparant l’apport du christianisme avec l’apport d’autre groupes religieux.

Une croix porté au cou, n’est pas juste un signe religieux, il y a là aussi un signe culturel et social. C’est le symbole de la civilisation occidentale. Le hidjab, le burqua ou le niqab sont plutôt des symboles anti-occidentales, et devraient être bannis au Québec.

Vouloir faire l’indépendance du Québec, en reniant entre autre son caractère religieux catholique est une grave erreur.

Jean-François Beauchamp, Laval

Excellent travail Monsieur Lisée, je ne vous suis pas dans toutes vos positions politiques mais vous etes réellement le meilleur pour exprimer le malaise concernant l’inconfort indentitaire. Les tenants du relativisme culturelle et de »l’ouverture » utilisent le droit pour exprimer la marche à suivre et n’osent pratiquement pas parler de valeur. Pour eux, les valeurs doivent s’adapter aux droits et non le contraire et cela constitut le problème réel. Il serait bien important qu’ils comprennent qu’une société se dotent de loi guidées par leurs valeurs et non le contraire. Si les chartes ne correspondent plus à ce que l’on veut, détruisons les simplement.

Il y a de nombreuses sortes d’intégristes. Est-ce qu’il faut oublier les intégristes de la laïcité? Sont-ils moins dangereux que les autres.

5 François 1 :
mars 17, 2010 à 5:58
Je ne sais pas vous, mais moi je n’ai jamais rencontré de porteuse de niqab ou de burka de ma vie au Québec…

Beaucoup…beaucoup de salive, de temps et d’argent partis en fumée pour une poignée de disjonctés…
– – – – – – –

C’est la raison pour laquelle les militaires canadiens vont se faire tuer en Afghanistan : libérer les femmes et les petites filles des contraintes imposées par la burka.

Il ne faut pas oublier qu’il y a le coté électoraliste de la problématique que les parties politique considèrent dans ces histoires de (liberté?) c’est le coté obscure et injuste pour les nouveaux arrivants qui sont en mème temps solicités comme électeurs.

Pauvre Francois 1 , sorter de votre nid et en verrez ! Pour ma part , j’ai vu une dame avec une burka a Montréal et des nikab a plusieurs reprises …Mais la quantité n’a rien a voir avec les principes et ouvrir la porte serait de donner l’opportunité aux intégristes d’imposer leur fondamentalisme …..

Une des choses que je trouve dommage, dans le revirement que plusieurs viennent de faire avec ce manifeste, est qu’il n’y a pas si longtemps, la laïcité n’était pas une valeur suffisamment forte pour que l’on demande d’enlever la croix que Duplessis avait fait placer à l’Assemblée nationale… Donc il était tout à fait normale que le plus haut lieu du pouvoir de la nation québécoise porte un symbole hautement religieux, et qui plus est, d’une religion où l’homme et la femme ne sont pas les égaux, où les homosexuels sont méprisés, etc. Pourtant, on s’offusquait fortement qu’un simple employé de l’État puisse porter un symbole religieux dans ses fonctions (encore fallait-il que ce symbole religieux soit juif ou musulman). Et encore, les symboles religieux chrétiens portés par les employés de l’État n’ont jamais été mis en cause. Est-ce que, quand on tient ces positions absolument incompatibles, on peut vraiment clamer qu’on est partisan de la laïcité? Non… Aujourd’hui, on tente d’ajuster les discours parce qu’on se rend compte qu’ils sont ridicules, et on nappe le tout à la sauce laïcité. Mais je ne croirai jamais que ces gens qui ont tenu il y a quelques mois à défendre la croix à l’Assemblée nationale, à garder le silence sur tout symbole chrétien et à pourfendre des symboles religieux musulmans et juifs sont vraiment motivés par la laïcité… Il s’agit de bien autre chose qu’on essaie de faire passer pour de la vertu.

(J’espère que vous ne m’en voudrez pas de profiter de votre tribune)Voici: – « Des intellectuels disent non à une laïcité «ouverte» »; je suis bien d’accord avec ça. Mais je trouve ridicule de penser à interdire les signes ostentatoires religieux. Allons nous interdire aux Punks de porter leurs pics rouge de 10 pouces sur la tête; allons nous interdire aux juifs leurs chapeaux, leurs boudins, leurs habits noirs; interdire le turban aux hindoux ou les croix aux catholiques? Où cela s’arrêterait-il? Ce serait ridicule; faut apprendre à apprécier la diversité. Il suffit d’interdire de pouvoir circuler en public le visage caché.
– L’état est laïque et ne doit donc faire aucun accommodement pour des motifs religieux. Cela ne veut pas dire qu’il est défendu aux gens de se montrer accommodant,si le coeur leur en dit.
-À l’école laïque,pourquoi garder les cours de culture religieuse? As-t-on vraiment besoin de ça?Qu’ossa donne?

Vite , une loi pour contrer ceux qui veulent changer nos valeurs.
Nous sommes en terre chrétienne, alors que les multiculturalistes veulent la tour de Babel.
Un four, au minist`re du revenu. laval. un nouveau fonctionnaire( j’espère qu’il n’est pas permanent) se retrouve devant le bureau d’une de mes filles qui porte au cou, depuis sa naissance, une chaîne dorée et une croix.

Il lui dit: Pourquoi tu portes une croix, et cela bêtement, ma fille de 35 ans en a pleuré.

Quelques minutes plus tard, il s’enfermait dans le placard à balais pour faire ses prières.
En avril 07, j’avais déposé un mémoire < la commission sur les accommedements, et donné em main ce document < Monsieur Bouchard.

Et jamais de commentaire de sa part sur ce document.

Je suis tout à fait d’accord avec ce que vous exprimez. Il s’agit d’abord d’une question de valeurs. Quand je vois que certains utilisent comme justification, à propos de la dame expulsée de son cours au Cégep Saint-Laurent, qu’il était important que celle-ci enlève son niqab pour une raison pédagogique, pour qu’on puisse voir ses lèvres pour corriger son élocution, je me dis que nous ne sommes pas sortis du bois. Ce genre de voile est inacceptable parce qu’il est un signe de domination, point final!

Laissons faire les excuses détournées de mauviettes et affirmons-nous!

Il est évident que certains soulèveront le problème de l’accès des femmes voilées à l’éducation et à d’autres sercices, femmes qui dans plusieurs cas n’ont pas trop le choix de porter le voile (ou peuvent parfois avoir la fausse illusion qu’elles l’ont). Eh bien justement, comment va-t-on l’obtenir, le véritable accès des femmes à ce à quoi elles ont droit, comment va-t-on promouvoir l’égalité si on accepte de perpétuer une image de soumission de l’un des sexes à l’autre? Aider la cause de ces femmes, oui, mais pas comme ça.

Quant à la tolérance envers l’intégrisme en vase plus « clos » mentionnée en dernière partie du billet, il ne faut pas non plus ouvrir la porte à des agissements contraires à nos valeurs qui se produiraient de façon plus discrète ou cachée. L’inégalité et l’injustice doivent être combattues partout.

Ceci dit, je terminerai en précisant que personnellement, je n’ai rien contre les signes visibles d’appartenance à une religion… sauf lorsque ces signes envoient des messages absolument contraires aux valeurs communes de la société québécoise.

@ Raymond Campagna & normand carrier:

Ce que je me demandais c’est est-ce qu’il y a vraiment péril en la demeure au Canada (et dans la province de Québec) pour créer une loi mur-à-mur comme aiment le faire les gauchistes-interventionistes? Loi qui sera contournée de toute façon comme elles le sont presque toutes.

Le Canada n’est pas le seul pays dans cette situation et j’opte plutôt pour le gros bon sens et pour laisser les gens sérieux et raisonnables s’aranger entre eux. Après tout, ne sommes-nous pas tous des adultes? Pourquoi restreindre les libertés individuelles dans tout le pays pour « corriger » une situation qui n’affecte qu’une misérable poignée de disjonctés orthodoxes?

Certaines personnes tiennent absolument à porter des signes religieux? So what… Ça ne changera rien dans ma vie de tous les jours. Je n’ai qu’à regarder ailleurs si cela ne fait pas mon affaire. Après tout, nos propres ancêtres n’ont-ils pas porté, ici même au Québec, des signes religieux pendant plus de 200 ans?

Où cela va-t-il s’arrêter (car les gauchistes-interventionistesne s’arrêtent jamais!)? Va-t-on changer le nom de tous nos villages, de nos rues, etc. qui portent le nom de certains saints? Et la croix du Mont-Royal devra-t-elle disparaître? Et le calendrier julien?

Voyez le problème?

Qu’adviendrait-il si tout le monde décide de se promener masqué sur la rue, aller à la banque, faire ses emplettes, etc? Poser la question s’est y répondre. Moi, je ne comprends plus dans quelle société de fou on semble s’acheminer.

Le point central du texte de M. Lisée est que ce débat doit être une affaire de société et non de juristes.
Quand une société perd ou oublie ses repères de valeurs, elle s’en remet aux autorités légales, à défaut.
Regardez ce que ça donne en particulier aux États-Unis.

Il y a tout un dérapage dans les discussions sur les soit-disant « accommodements » et la laïcité. Il y même une certaine hystérie religieuse comme par exemple: « Un Québec qui s’attaquerait à la liberté religieuse serait un Québec mort donc invivable et ce serait une première mondiale avec l’Arabie Saoudite ( croyance unique ) et la tentative hitlérienne ( matérialisme ) et URSS( communisme matérialiste ). » Comme si on discutait de s’attaquer à la liberté de religion. Ce n’est pas le cas.

Ce qui est discuté ici, ce sont les rapports entre l’État et les citoyens et si l’État doit avoir une saveur religieuse dans les rapports de ses représentants avec le public. POINT. Il n’est pas question d’enlever les croix des lieux publics, de fermer les églises (quoiqu’elles se ferment d’elles-même faute de supporteurs) ou de changer les noms de rues et de villages! Mais il faut que les catholiques, en particulier, pognent les nerfs la minute qu’on discute d’un État laïque et qu’on veuille enlever tout symbolisme religieux comme représentation de l’État. On ne se gêne pas pour parler d’Hitler et de Staline! Mais, ne vous rendez-vous pas compte que c’est ridicule. Surtout qu’un grand nombre de chrétiens allemands étaient des supporteurs d’Hitler et que le pape d’alors a été accusé d’avoir fermé les yeux sur les pogroms et les massacres de juifs, tziganes, communistes etc.

Ces comparaisons sont ridicules et bien des dictateurs avaient le soutien soit de l’église, soit d’autres groupes religieux et c’est la preuve qu’on ne devrait jamais mélanger politique et religion!

Deux priorités actuelles au Québec:
1.- Instaurer une Charte de la laïcité
2.- Abolir le cours Éthique et culture religieuse.

Il faut protéger notre identité et nos enfants.

Paradoxalement, plus l’intégrisme se manifeste, et plus leur cause recule. Soumis à la vindicte populaire, quelle chance a leur projet de percoler dans une société de plus en plus réfractaire ?

Les groupes testent les limites de notre système actuellement et profitent d’un vide laissé béant par le gouvernement Charest.

Mais à terme, l’argent étant le nerf de la guerre, le besoin de s’intégrer et de se voir accepter par le marché du travail, devrait adoucir les moeurs revendicatrices.

Autrement, si mon approche s’avérait foutaise, tous seraient perdants de devoir revenir à un monde dominé par la religion.

Et je ne crois pas que cette issue soit très sexy ! Pour paraphraser une Ministre démissionnaire…

Pourquoi cette tempète dans un verre d’eau

Si tant de Québécois se font du mauvais sang, se désolent ou s’excitent ou se fâchent à propos d’un tout petit nombre de Montréalaises qui portent le niquab ou la burqua (je n’en ai jamais vu, tout comme je n’ai jamais vu personne en chaise roulante à bord des autobus à plancher bas de la STM! –si vous en avez déjà vu, dites moi où), c’est que la culture et les valeurs des Québécois sont mal définis. Le phénomène est en bonne partie un «media event».

Il me paraît évident que personne (sauf l’homme-éléphant) ne doit masquer son visage dans un lieu public sauf dehors quand il fait moins 25. Mais pour le reste, s’il faut commencer à légiférer sur ce qui est seillant de porter en public, nous ne sommes pas sortis de l’auberge. Pourquoi tolérer les vêtements malpropres ou trop moulants ou les jupes trop courtes ou les hommes qui se promènent torse nu dans la ville ou les décolletés plongeants etc.?

Quand Jean-François Lisée évoque les valeurs des Québécois, il ne les étabit pas sauf celle de l’égalité homme-femme. Je crois justement que les Québécois auraient besoin d’établir leurs valeurs et que cet exercice n’est pas une responsabilité politique. Il serait bien de le faire sur le mode positif et non pas sous la forme d’interdictions.

Enfin l’exemple de Lisée au sujet de la pollution est bien mal choisi. L’environnement est de plus en plus pollué, même les océans, plus qu’il y a 25 ans. Alors les belles valeurs enseignées aux jeunes sont très hypocrites, elles ne concordent pas avec les comportements des adultes.

Des intégristes il y en a de toutes sortes. Que dire des intégristes laïc. Sont-ils moins dangereux que les autres?

On semble associer l’état laïc à un état anti-religieux. Or, il y a une notion qui semble relativement évacuée du débat actuel, c’est celle de la nécessité. Est-ce qu’un symbole ou vêtement religieux nuit, par sa présence, à la fonction de l’état?
On peut évacuer plusieurs des arguments vaseux qui nous sont servis par les politiciens. Un hijab nuit-il aux besoins d’identification pour un permis de conduire, à la pratique de la médecine, à la prise de présence pendant un cours? Oui. Le crucifix à l’assemblée nationale, qu’on semble placer sur le même pied, nuit-il à la fonction de parlementaire? Non.
Vous trouvez sans doute que je profere des évidences mais ça prend un « guideline » simple pour éviter les jugements qui renverseront d’autres jugements dans 50 ans. Suggestion: Le symbole religieux est permis en autant qu’il ne contredit pas le rôle de l’état. Et par « contredire », ça va jusqu’à changer d’employé pour satisfaire tel ou telle lubie religieuse. Pour l’état, la religion N’EXISTE PAS. Et l’accommodement peut se faire si elle n’entrave en RIEN la fonction de l’état (d’où le crucifix, mais pas le hijab).
Je pense qu’ironiquement, les religions différentes seraient mieux servies avec cette balise. Elle est claire et restrictive pour tout le monde. Surtout, le point de départ n’est pas la satisfaction des convictions de tous et chacun (qui varient énormément selon le degré de pratique de chaque croyant) mais la fonction à assumer, une base beaucoup plus constante.

«Est-ce qu’il faut oublier les intégristes de la laïcité?»

Cette phrase est impossible. De l’un… l’intégrisme est un mot d’usage exclusivement Catholique. L’Intégrisme s’oppose aux idées libérales de la modernité (la démocratie par exemple). Donc, le message de Lisée ne fonctionne pas non plus. Pour les autres religions, incluant le Catholicisme, on parlera de Fondamentalisme. Ce qui indique une lecture stricte de le doctrine religieuse que l’on suit.

Il n’y a pas de laïcité fondamentaliste. Pas plus qu’il n’y a de Foi Athée. Le vrai terme qui fait peur est le mot de Voltaire: Islamisme. Pas l’intégrisme (qui n’est que Catholique), pas le fort vague fondamentalisme (un mot traduit directement de l’anglais).

On peut aussi parler d’autres «grades» de la religion j’imagine… Le conservatisme, le fondamentalisme ou le fanatisme. Mais on ne peut pas vraiment dire d’un musulman qu’il est intégriste, encore moins une personne qui défend la laïcité. Un intégriste rejette l’idée même de la laïcité.

Voilà pourquoi votre phrase ne fait aucun sens. Comme l’article de M.Lisée, parce que le mot n’est pas juste.

Le point central du texte de M. Lisée est que ce débat doit être une affaire de société et non de juristes.
Quand une société perd ou oublie ses repères de valeurs, elle s’en remet aux autorités légales, à défaut.
Regardez ce que ça donne en particulier aux États-Unis.

@ Gaétan:

« Qu’adviendrait-il si tout le monde décide de se promener masqué sur la rue, aller à la banque, faire ses emplettes, etc? »

Les cheveux verts sont permis au Québec et voit-on des centaines de milliers de gens avec des cheveux verts se promener sur la rue, aller à la banque, faire ses emplettes, etc?

Poser la question est y répondre…

Soyez sérieux!

Le grand message que la société québécoise devrait diffuser par son comportement, en lien avec l’esprit profondément démocratique de René Lévesque, c’est le respect de valeurs fondamentales comme la tolérance et la protection des droits des minorités contre la majorité. Monsieur Lisée fait de la casuistique, comme le Parti Québécois d’ailleurs. Mais pire, on soufle sur les peurs identitaires comme sur les braises d’un nationalisme menacé d’extinction.

@Carmen Chouinard #38
« Des intégristes il y en a de toutes sortes. Que dire des intégristes laïc. Sont-ils moins dangereux que les autres? »

Des intégristes islamistes ont tué au nom d’Allah.

Les intégristes Israéliens (les partis dits religieux) sont prêts à faire sauter la poudrière, au nom de leur Dieu. Un intégriste Juif a assassiné un premier ministre israélien qu’il considérait trop « mou ».

Des intégristes chrétiens sont prêts à assassiner des médecins avorteurs – ce qu’ils ont fait l’an dernier aux USA. Et vous avez déjà oublié cette guerre civile qui a mis l’Irlande du Nord à feu et à sang et qui opposait Catholiques et Protestants?

Des exemples comme ceux-là, vous en avez, pour les « fondamentalistes de la laïcité »?

L’Ir

@ Joël Cuerrier

« intégrisme masculin

(Religion) Doctrine qui prône le maintien, l’intégrité de la tradition religieuse.

L’intégrisme de Mgr Lefevre.

(Par extension) Se dit de tout mouvement réclamant un retour aux sources. »

Synonyme: fondamentalisme

Source Wikitionnaire

Nous sommes en 2010 M. Cuerrier.
==========================

@ François 1

Vous sortez pas souvent vous.

Sur la rive sud de Trois Rivières, là où on peut voir des vaches dans les champs, des voiles c’est très courant d’en voir.

Des intégristes laïcs ça n’existe pas. On ne peut simplement pas vouloir la laïcité à l’extrême, puisque soit il y a laïcité, soit il n’y en a pas. C’est l’un ou l’autre : Le religieux est divisé de l’État ou bien il ne l’est pas.

On ne peut donc pas être un modéré ou un extrémiste laïc. On est laïc ou on ne l’est pas, point.

Ceux qui parlent de laïcs purs et durs, laïcs extrémistes et autres, sont des fumistes.

Vous me permettrez de souligner ce qui me semble un excès d’enthousiasme, pour ne pas dire plus, cette partie du manifeste qui propose que « la laïcité fait partie du paysage historique québécois ». Je veux bien croire que dans des cas isolés de groupes ou de personnes on peut trouver dans notre passé des traces d’un courant libéral, de trouver quelques libres-penseurs qui ont combattu en faveur la séparation de l’Église de l’État, mais franchement faut être plus sérieux. L’histoire québécoise, du moins celle de la période de l’Église triomphante qui va de 1840 à 1960 montre bien que ce fut l’époque que les signataires de ce manifeste ont combattue, nommée par eux-même, de la Grande Noirceur. Et il me semble que dans cet appel des signataires de ce manifeste entendre la voix de vieux anti-cléricaux transformés en ultra-conservateurs. Ce qui me laisse perplexe. Et toujours sceptique face à l’une au l’autre des deux grandes solutions (les deux manifestes) proposées jusqu’à ce jour. Claude Poulin

Yvon Fleurent

Tout à fait d’accord qu’on a élargi le sens du mot «intégrisme», mais il est généralement à éviter, vu qu’il est associé au Catholicisme.

Vous pouvez faire quelques recherches. Mais peu importe le sens qu’on lui donne, il ne s’applique qu’à la religion. Il ne veut pas dire la même chose que borné, têtu ou obstiné.

Warren Peace,

« Des exemples comme ceux-là, vous en avez, pour les “fondamentalistes de la laïcité”? »

Je tente ma chance:

« Du début l’église était une des cibles du régime bolchevique. Et Staline a démoli les églises littéralement, comme Lénine l’a voulu. …Les écoliers étaient obligés de prendre des icônes à l’école, pour les brûler en public. Ils recevaient des affiches avec l’image de Lénine, dans le but de les mettre à la place des icônes »

Est-ce que j’ai gagné? 🙂

Si la svastika était arborée comme un signe religieux, sur une chemise brune en plus, dans le quartier Outremont, qu’est-ce qu’un observateur comme François 1 invoquerait?

Si la croix, si petite soit-elle, rappelle le temps des croisades à des islamistes, comment pouvons-nous, Québécois de vieille souche, en banaliser sa présence? Et inversement, si des contraintes religieuses visibles nous font penser que des luttes d’émancipation n’ont pas servi à libérer tous les humains, en banaliser la vue va-t-il nous sensibiliser ou nous désensibiliser?

Les religions sont une invention humaine. Leur grande variété en fait foi:-)