Minarets: comment les Québécois auraient-ils voté ?

Citation du jour:

S’il y avait ce référendum pour l’interdiction des minarets, aujourd’hui au Québec ou dans n’importe quel pays occidental, on obtiendrait exactement le même résultat.

Un avertissement... pour nous
Un avertissement... pour nous

C’est ce que dira l’éditorialiste du Devoir, Josée Boileau, ce jeudi à Bazzo.tv (transparence totale: j’étais à l’enregistrement). Elle a parfaitement raison. Les Suisses, neutres, calmes et réglés comme des mécanismes d’horlogerie, ont-ils souffert d’une indigestion de chocolat pour interdire, à 57,5%, la construction de minarets? A Montréal, la ville au cent clochers, le vote serait certainement le même. Pourquoi? Josée Boileau et son collègue Vincent Marisal, de La Presse, participant au même panel, donnent chacun  une partie de la réponse. Boileau, opposée au multiculturalisme, affirme que les élites au sens large ont la responsabilité de ne pas permettre de telles dérives.  Marissal affirme un peu plus tard qu’il n’a aucun problème avec «le multiculturalisme à la Trudeau» et que les «choses vont très bien».

Tout est là. Les élites intellectuelles et les élites politiques actuellement au pouvoir, canadiennes et québécoises,  dans la foulée de Bouchard-Taylor, estiment que «les choses vont très bien».  Elles vont tellement bien que 80% des Québécois sont opposés aux pratiques actuelles d’accommodement et que s’il y avait un référendum  qui, comme le suisse, était un appel à l’intolérance, bon nombre de Québécois répondrait Oui.

Pourquoi ? Parce que les élites sont sourdes à l’inconfort identitaire de la majorité.

Dans son éditorial de samedi, Mario Roy de La Presse citait la journaliste et essayiste française Caroline Fourest. Extrait:

Dans La Tentation de l’obscurantisme, elle observait déjà que «la bonne volonté multiculturaliste se transforme en passoire face à des revendications religieuses radicales». Et que, brouillant les cartes, cette bonne volonté fait même de diverses gauches des chiens de garde au service de factions intégristes d’extrême droite! En France, cela s’est vu. Ici aussi. L’auteure remarque que Charles Taylor, pourtant marqué à gauche, «a pesé de tout son poids pour faire passer la liberté religieuse avant la laïcité».

En outre, la journaliste française diagnostique chez nous diverses lignes de fracture singulières. Ainsi, «les commissaires apparaissent comme les tenants d’un establishment universitaire méprisant, tandis que les Québécois inquiets se sentent regardés comme des ploucs», écrit-elle. Des ploucs assimilables «à une tribu indigène sur la défensive, à qui l’on explique qu’il n’est pas bien d’avoir peur d’autres tribus…» (Fourest n’aurait pas renié ces phrases en apprenant que, encore récemment, Gérard Bouchard a dit estimer que les Québécois ont toujours besoin de «sensibilisation».)

Ainsi méprisées par les élites politiques et intellectuelles, les populations frustrées dans leur identité deviennent des cibles faciles pour les extrémismes. Victimes du déni de leurs inquiétudes, elles choississent le repli, comme en Suisse. La responsabilité des élites intellectuelles et politiques n’est pas de rééduquer le peuple pour lui faire comprendre qu’il a tort et qu’il devrait célébrer les vertus du multiculturalisme à la Trudeau, ou de sa variante interculturelle à la Bouchard-Taylor. Sa responsabilité est plutôt de reconnaître l’inquiétude et de construire des politiques publiques, identitaires, dans lesquelles la majorité peut se retrouver et, ainsi, mieux accepter l’autre.  On sait où je loge sur cette question, j’y ai consacré un petit ouvrage. Mais au-delà des propositions précises des uns et des autres, force est de constater qu’aujoud’hui, ni la Suisse, ni le Québec n’a offert de réponses adéquates. Et aucune politique inclusive et tolérante ne peut fonctionner, si la majorité de la population ne se reconnaît pas dans cette politique. C’est l’avertissement que les minarets suisses viennent de nous envoyer.

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57 commentaires
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Je crois que vous avez dit ce qui devait être dit. C’est aux dirigeants de se mettre au diapason de la population, et non l’inverse. Évidemment, il ne s’agit pas non plus de se mettre à écraser les minorités. Mais, entre les deux positions extrêmes, la complaisance absolue et le refus complet de la différence, il y a une importante marge de manoeuvre que les politiciens n’ont absolument pas exploitée… D’ailleurs, le cynisme du peuple face à la chose politique a beaucoup à voir avec cette attitude. On essaie de lui faire avaler de si grosses couleuvres qu’il est simplement impossible de les déglutir!

Voilà qui est bien envoyé. La leçon avait déjà été servie par Le Pen en France et l’ADQ ici en 2007. À laisser le peuple seul avec les populistes sur le terrain identitaire parce qu’on a peur de se salir les mains, le « beau monde » abdique ses responsabilités et fait preuve de lâcheté.

Ben sûr que c’est compliqué et délicat ces questions identitaires. Raison de plus de s’en occuper.

OK bye! Yé trois heures, on farme!

57.5%, c’est rien. Au Québec, ca monterait facilement à %70. La majorité de ce vote viendrait de l’extérieur de Montreal (J’ai vécu au Saguenay, à Québec, en Estrie et en Montérégie, alors je sais de quoi je parle 🙂 )

En passant, ils sont chanceux les Suisses de pouvoir lancer un référendum avec 100 000 signatures. Avec ca ici, on l’aurait notre enquete publique sur les cachettes de Charest et de ses petits amis de la contruction…

Je vous cite ici un de mes amis français, qui résume cent fois mieux mon opinion que je n’aurais su le faire, faute d’avoir ses références:

«Le minaret (dont Erdogan, le Premier Ministre turc a dit qu’elle était le sabre du combattant islamique et le dôme le casque), inutilisable par les muezzin -dieu merci- de par les législations européennes (mais qui sait, face à la dhimmisation de tous nos hommes politiques depuis Chirak ce qui pourrait se passer dans l’avenir ?), est une manière, comme le fichu islamique et la burqua -dont on parle aussi beaucoup- de rendre la religion de Mahomet plus visible dans l’espace public. On crie -tous nos medias bien-pensants- à la persécution religieuse : les mahométans ont-ils vraiment besoin de ce symbole phallique au-dessus de la tête pour pouvoir prier leur dieu ? Les suisses n’ont pas fermé les lieux de culte musulmans que je sache ! Et même l’ONU -organisation de plus en plus dominée par le lobby islamique (dans peu de temps, le blasphème sera considéré comme un crime contre l’humanité)»

Enfin, il est sensiblement plus radical que moi(il est français doublé d’un sioniste, c’est dans sa nature), mais sa pensée rejoint un peu la mienne. D’ailleurs, l’Organisation Sioniste Mondiale est née en Suisse: http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_sioniste_mondiale On veut vraiment voir des contradictions dans ce pays, les Minarets en étaient des exemples.

Ce qui prouve que les notions gauche et droite n’y sont pour rien.

Vous présentez un bloc formé par les élites intellectuelles et politiques qui auraient en quelque sorte manqué à leur devoir de protéger une minorité (musulmans) contre le pouvoir de la majorité « identitaire frustrée ».

Or, on peut le voir autrement.

Cette élite n’est pas du tout un bloc, puisque c’est une minorité d’intellectuels et politiciens qui ont proposé ce référendum en invitant à un « oui » majoritaire. C’est à cette élite minoritaire que la majorité a donné la victoire.

Pourtant, vous y voyez de l’intolérance.

Si la majorité intellectuelle et politique en faveur du « non » l’aurait emporté vous auriez félicité la majorité pour sa tolérance !

C’est parce qu’elle ne forme pas un bloc que cette élite ne peut construire des politiques publiques, identitaires, dans lesquelles la majorité peut se retrouver.

Grâce à ce référendum, c’est la majorité identitaire qui construit elle-même ses politiques publiques.

C’est pourquoi au Québec rien ne se construit. C’est la mélasse éternelle.

Les constructeurs de mosquées et minarets sont une élite intellectuelle et politique minoritaire aussi.

Franchement, la suggestion d’une intolérance me semble infondée.

Heureux de lire cette réaction qui atténue un peu l’avalanche de commentaires stigmatisant le vote suisse.

Deux remarques quand même : on nous a fait voter sur un non-problème, puisqu’il n’y a absolument aucun projet de construction massive de minarets en Suisse (1 seul projet déposé)

Les Suisses – comme beaucoup d’occidentaux – regrettent que les gouvernements de pays islamiques ne prennent pas position avec suffisamment d’énergie et de propos appuyés contre l’islamisme fondamentaliste, voire terroriste. Cette frilosité des pays modérés ou modernistes est la cause indirecte de beaucoup de suffrages exprimés

La journaliste Fourest a tout a fait raison quand elle affirme que les populations se font et se sentent souvent méprisées (des ploucs) quand elles affirment leur identité en refusant l’établissement de d’édifices-symboles comme les minarets en Suisse par exemple. La commission BT sert bien d’exemple d’une dérive du concept du multiculturalisme à la Trudeau pour mieux oculter ou noyer la culture du peuple Québécois.Les conclusions de la commission BT nous dépeignaient comme des non évolués.
Je suis très ouvert à la culture des autres mais jamais plus je n’accepterai sous prétexte d’ouverture, l’application par l’arrière de symboles dits religieux qui, les uns après les autres viennent miner ma propre culture et je ne suis pas un militant de droite croyez-moi.

On a déjà des synagogues, des églises, des temples des Témoins de Jéhovah, pourquoi pas des minarets?

La regligion est une sphère privée. Si l’on peu se payer un minaret, qu’on le construise.

Donnez un pouce aux Islamistes et ils vont prendre dix pieds !
Si leurs minarets étaient aussi inoffensifs que nos clochers, ce serait peut-être acceptable; ce n’est pas le cas.

Bravo! Vous devriez vous présenter pour devenir député, je vous verrai comme ministre de la culture et de langue et de l’immigration.

Je suis entièrement d’accord avec votre conclusion. Et c’est bien ce que l’on a comme effet au sujet du rapport Bouchard Taylor. J

usqu’à un certain point on pourrait dire que ces «intellectuels» nagent dans la théorie. Et quand la théorie ne correspond pas à ce que ressentent intimement les gens, ces derniers se sentent trahis.

Le problème c’est qu’effectivement on demande aux peuples de se montrer tolérants, et de trouver dans les cultures des autres des richesses qu’apparemment ces «autres» ne semblent pas en contrepartie trouver dans la société d’accueil et
expriment modérément c’est le cas de le dire le désir de s’intégrer à la culture de là où ils disent vouloir vivre.

Ce qui m’a toujours étonné, c’est que l’on acuse sans relâche les qubécois souverainistes de vivre dans le passé. Promenez vous avec une ceinture fléchée et vous allez voir comment on vous traitera de passéiste.

Mais trois ou quatre génératins plus tard, des floppées de personnes issues de l’immigration continuent de perpétuer les traditions provenant de leur culture d’origine et il faudrait que l’on se sentes coupables de se demander pourquoi?

Il y a des règlements municipaux (et probablement cantonaux) de construction et d’urbanisme. Cette décisions ferait tout simplement partie des règlements cantonaux d’urbanisme. Un minaret n’a qu’une véritable fonction: y mettre des haut-parleurs ou un muezzin qui réveille le monde 5 fois par jour, à commencer par très tôt le matin. Dépourvu de cette fonction, il n’a plus qu’un rôle symbolique. Symbolique de quoi ? De visibilité. Puis de domination ? (Le temps des cathédrales, ne l’oublions pas, c’était d’abord et avant tout le temps d’une domination totale d’une religion sur les autres.)

Les Suisses permettent-ils vraiment à McDonald de mettre aux mêmes endroits et à la même hauteur leur symbole commercial ? J’en doute. Pourquoi alors faire exception pour les minarets ?

Dans la plupart des villes, que ce soit en Amérique ou en Europe, on n’a pas le droit de se construire un garage comme on veut; de peinturer l’extérieur de notre maison comme on veut; d’utiliser les matériaux qu’on veut; de donner à notre maison le nombre d’étages qu’on veut. A cela s’ajoute, tout simplement, un règlement sur la construction des minarets. Légers bâillements… Au pire, les minarets auront une forme de clocher et seront intégrés à la structure comme des clochers, avec un croissant au lieu d’une girouette ou d’une croix au sommet…

Les villes européennes nous paraissent belles parce qu’il y a de nombreux règlements d’urbanisme qui leur donnent ce cachet d’ensemble si typique et agréable. Il faut voir dans ce vote tout simplement un règlement d’urbanisme additionnel. Ou décider qu’en leur âme et conscience, 57,5 % des Suisses sont des extrémistes. Quel choix parait le plus plausible? La réponse est évidente.

Les minarets, comme la burqa, n’ont rien à voir avec l’islam en tant que religion. Les minarets, comme la burqa, peuvent donc être considérés comme des signes ostentatoires offensifs pour la sensibilité de certaines sociétés d’accueil. Signe de soumission pour la burqa ; de domination pour le minaret. Il n’est pas nécessaire d’interdire les minarets; ce n’est probablement pas ce qu’il y a de plus urgent à interdire dans le monde musulman ; mais il ne devrait pas être interdit de les interdire. Une société occidentale devrait avoir le droit de les interdire sans qu’on en fasse des procès d’intolérance.

Rappelons, pour calmer un peu les esprits, que la célèbre mosquée Al-Aqsa, sise sur le mont du Temple à Jérusalem (Israel), ne comporte aucun minaret.

Plutôt consterné par cette loi.

Plus j’y pense plus je crois que l’antisémitisme des derniers siècles est remplacé au XXIe siècle par l’antiislamisme.

On n’arrête pas le progrès !

«On ne l’avait pas vu venir celle-là». C’est ce qu’avait dit André Pratte à l’émission « Bon baiser de France ». Il parlait du déluge de courriels que La Presse avait reçu suite au jugement de la Cour Suprême sur le port du kirpan à l’école, jugement qui a déclenché la crise.
C’est vous dire à quel point les élites québécoises sont décrochées de la réalité.


Très bon texte de Bock Coté dans La Presse:
«Depuis une quinzaine d’années, nous avons assisté au retournement des élites dominantes contre l’identité nationale qui ont mené contre elle une guerre idéologique de tous les instants. Le programme était partout le même: remplacement de l’identité nationale par les chartes de droits, inversion du devoir d’intégration, dénationalisation de l’enseignement de l’histoire, disqualification des symboles nationaux et censure du malaise identitaire.»

—–
Ma thèse centrale sur l’Histoire du Québec c’est la trahison des élites. Au Québec on a des élites africaines, des élites qui ne pensent qu’à leur intérêt de classe et qui se foutent, mais se foutent totalement du bon peuple.

Merci beaucoup. Je n’ai jamais vu un argument plus clair contre la democratie directe. La tache sous entendu de notre systeme actuel est d’agir comme filtre pour elliminer les tendances populaires vers l’intolerance et le racisme. On voit tres bien ce qui peut se produire quand ce filtre n’existe pas. Le resultat en Suisse ne fut ni plus ni moin que le triomphe de l’ignorance populaire.

Les problèmes commencent lorsqu’on tente d’expédier une définition de l’identité nationale en quelques lignes, suivant quelques grands principes, à seule fin d’interprétation juridique.

L’identité nationale puise dans un bassin beaucoup plus vaste de symbolisme sédimenté dans le langage et les coutumes. Un rééquilibrage de nos conceptions de l’identité et de la culture s’impose. PRESTO!

La question des minarets relève du symbolisme. Le symbole des minarets ne correspond pas à l’idée que la vaste majorité des Suisses se font de leur pays. Ils disent : « Les minarets, ce n’est pas la Suisse! » Nous ne pouvons que respecter cela.

Les symboles sont souvent enracinés beaucoup plus profondément chez l’humain que les principes. Nos élites doivent le comprendre…

Je considère que le gouvernement, avec ses tergiversations et ses acceptations du voile (la ministre Saint-Pierre et les associations de femmes), ne répond en rien aux demandes du peuple qui ne veut pas de ces signes radicaux de la part des musulmans. Ils nous demandent d’accepter des choses que leur pays d’origine n’accepteraient jamais si on leur demandait que nos femmes ne portent pas le voile dans un pays musulman.

Si un référendum avait lieu au Québec sur les minarets ou le voile, je voterais pour interdire ces signes religieux d’un autre temps comme le ferait une grande majorité de québécois. Ces gens ne veulent pas s’intégrer à la majorité mais ils reproduisent leur pays ici et c’est inacceptable. Et ils profitent de la couardise de nos dirigeants pour tout demander et nos gouvernants sont d’accord à leur accorder ce qu’ils demandent. Où en est rendue l’enquête sur les fausses cartes d’assurance maladie et d’identité des libanais qui vivent au Liban et qui ont des représentants qui essayent à faire croire qu’ils vivent ici? On devrait résilier tout document qui les reconnaît comme faisant partie du pays s’ils s’adonnent à une telle arnaque. Et pendant ce temps, c’est nous qui payons. Rappelons-nous la dame libanaise qui critiquait le gouvernement parce qu’il n’y avait pas un bateau sur place pour la sortir du Liban et qui, dans un même temps, glorifiait le Hezbollah, groupe terroriste.

Le Canada n’est pas assez sévère pour ces personnes et le Québec, avec la mollesse et la complaisance de son gouvernement, ne mérite pas d’être un pays parce que l’on serait grainé de telles personnes.

Si un immigrant ne veut pas s’intégrer au peuple du Québec, il n’a qu’à émigrer dans un autre pays. La France et la Suisswe se tiennent debout; pas nous.

Chacune, chacun a pleinement droit à ses convictions et à ses croyances tant que ces convictions et ces croyances n’empiétent pas sur la liberté d’être, de croire et de penser des autres.

Voici le résultats d’un mini sondage du quotidien Le Figaro sur la question : (à prendre avec le recul nécessaire, mais tout de même indicatif d’une tendance lourde. Le Figaro n’est pas un journal extrémiste. Il est sarkozyien, centre droit, aux États, il serait au moins centre gauche, sinon plus)

QUESTION;
« Faut-il interdire la construction de minarets en France ».
Votants ; 49 243 (le chiffre est énorme pour ce genre de sondage)
OUI (il faut interdire) 73.37%
NON : 26.63%

Ce post cueilli dans la multitudes de réponses faites aux articles du Figatro sur le résultat du référendum helvétique répond assez bien aux inquiétudes soulevées par l’arrivée massive de l’Islam en Europe. (Plus de cinq millions de Musulmanes et Musulmans en France)

Le post : « Pourquoi ?
Pourquoi ce résultat? parce que l’Islam fait peur, 
sinon, il n’y aurait aucune raison de refuser une acculturation sans risque. Donc la vraie, la seule question est : pourquoi l’Islam fait-il peur? La réponse est du côté de l’Islam. »

L’aggiornamento de l’Islam sera très difficile à réaliser. Contrairement aux Évangiles transmis de seconde main par les apôtres (y compris le Sermon sur la Montagne, socle inébranlable de la morale chrétienne) pour les croyants de l’Islam, une grande partie du Coran a été inspirée et même dictée de vive voix à Mahomet par l’archange Gabriel, messager infaillible de Dieu. Mahomet a lui même rencontré Dieu, lors d’un voyage d’une nuit lorsque avec son cheval, il est monté au ciel. Difficile donc pour les croyants de l’Islam de laisser même entendre que Mahomet aurait pu se tromper. Islam veut dire « soumission à Dieu ».

Dans un temps où l’on condamne à juste titre avec le regard actuel, le colonialisme occidental (qui était accompagné du Dieu chrétien et de ses missionnaires) il serait sage que les responsables de l’Islam dans les pays occidentaux ne transforment pas leur religion en cheval de Troie d’une forme de société que la culture des pays accueillants refusent absolument.

On peut dire en général que les productions sociales valorisées sont issues des rapports de force dominants dans une société donnée à une époque donnée ( sans vouloir jouer au Marxiste!).
Or notre société québécoise est devenue sous certains rapports une société de haute subjectivité où la compétition entre les individus se mesure en fontion de la richesse matérielle et de la notoriété médiatique. Nous avons de nouveau un haut clergé ( les grands entrepreneurs financiers) et leur épiscopat ( les grands groupes médiatiques et leurs vassaux).
Les racines de l’ancienne solidarité québécoise du petit peuple s’étiole de plus en plus au contact de cette nouvelle religion mais pas encore suffisamment pour assurer complètement et absolument les droits individuels dans leurs multiples ramifications ( croyances, préjugés raciaux, esprit de clan, rationalités inféodés etc., etc…).

À quoi servira l’élite intellectuelle si elle n’a qu’à transcrire en loi ce que le sondage dit. Je crois que vous abdiquez votre rôle bien facilement mais je soupçonne qu’il n’en serait pas ainsi dans tous les domaines. Un (futur) gouvernement péquiste devrait-il promouvoir le fédéralisme sous prétexte que 60% de la population choisi cette option?

Le Québec étant un état officiellement laique n’aurait pas pu voter sur ces mosqués avec minarets alors que toutes les villes et villages sont parsemés d’églises avec clochers ! Comment interdire a l’un ce que l’autre fait selon nos chartes de droits et libertés ? Comment interdire les synagogues , les mosquées et les églises protestantes que l’on appelait affectueusement « mitaines« a l’époque .
Si ces minarets servent d’appel a la prière a cinq heures le matin , cela deviendrait une nuisance que nous devrions mettre en perspective avec nos carillons d’église qui sonnent . Il m’apparait qu’il y a des batailles plus importantes a faire sur une foule d’accomodements déraisonnables !

« …politiques publiques, identitaires, dans lesquelles la majorité peut se retrouver et, ainsi, mieux accepter l’autre. »

+1

Parce que sinon, les élites vont êtres surprises du backlash qu’aura causée leur inaction.

Cher Docteur Laughrea : Je viens de passer l’automne en Europe. Pas besoin de cadran les deux semaines passées à Bruges car mon hôtel était situé à côté de l’église St-Gillis : on sonnait les matines dès 7 heures 30 et les cloches se faisaient entendre aux demies-heures jusqu’à l’Angélus. Ce fut plus brutal à Amsterdam où mon hôtel était encore une fois à côté d’une église : les cloches sonnaient aux quinze minutes, 24 heures par jour !

Bref, Hérouxville et l’ADQ avaient raison!!!

Ça fait tout drôle de voir les séparatistes du Parti québécois, dans leur grand désespoir de gagner des votes qu’ils ne peuvent conquérir par la souveraineté maintenant devenue désuète, imiter en tout point l’ADQ et Hérouxville d’un autre temps…

Si un Québécois se sent affaibli et précarisé par des minarets ou par tout autre symbole religieux, c’est qu’il a l’identité plutôt fragile et ça dénote que tout ce qu’ont fait les gouvernements depuis la révolution tranquille n’aura servi à rien! Les Québécois seraient toujours des dégonflés…

Les Suisses calmes, réglés comme des mécanismes d’horloges… on t’il souffert d’une indigestion de Chocolat?

On parle bien de la Suisse?

Avez-vous remarqué que la Suisse a toujours un taux chômages bas? Économie sans fluctuation? Non le truc est simple, immigration difficile mais facile pour les étrangers à travailler sur votre territoire. Si vous devez licencier, licencier les étrangers.

Un état laïques la Suisse, non mais c’est pas leurs armés qui s’occupent de la sécurité du Vatican?

Neutre, c’est une façon de ne pas se mouiller et de s’en laver les mains de ce qui se passe autour…

Vous êtes surpris? Bon si le résultat aurrait été pareil au Québec fort possible mais pas pour les mêmes raisons.

Remi.Net

@Dr Michael Laughrea, MPhil, Phd – #13

« Il y a des règlements municipaux (et probablement cantonaux) de construction et d’urbanisme. Cette décisions ferait tout simplement partie des règlements cantonaux d’urbanisme. »

Manifestement, vos titres académiques, ce n’est ni en droit ni en urbanisme que vous les avez obtenus…

Un règlement de zonage ou d’urbanisme digne de ce nom édicte des règles qui sont les mêmes pour tout le monde. Au Québec – car j’ignore les termes utilisés en Suisse -, les temples, synagogues, églises et mosquées seront confinés à la zone dite « institutionnelle ». En principe, du moins; car certains temples ont pu s’établir en zone industrielle, faute de réglementation adéquate. Ou en raison d’une simple erreur de rédaction…

« Les mêmes droits pour tout le monde », ça ne signifie pas qu’on peut construire n’importe quoi n’importe où. Ça signifie que là où sont permis les temples boudhistes, les synagogues seront autorisées. Ça signifie que là où une congrégation calviniste peut construire un temple surplombé d’un clocher de 30 mètres, des musulmans pourront occuper une mosquée surmontée d’un minaret de 30 mètres…

Comment un doctissime détenteur de PhD peut-il feindre d’ignorer un principe aussi élémentaire?

= = =

Je cite de nouveau: « Les Suisses permettent-ils vraiment à McDonald de mettre aux mêmes endroits et à la même hauteur leur symbole commercial ? J’en doute. Pourquoi alors faire exception pour les minarets? »

La question est vraiment mal posée. De la part de cette sommité qu’est Laughrea, ne devrait-on pas s’attendre à mieux?

McDo, c’est commercial. Une mosquée, c’est « institutionnel ». Doctissime Laughrea, on ne cultive pas les palmiers et la mousse de sphaigne dans le même bac. Pigé? C’est pareil pour les mosquées et les restaurants…

On compare les mosquées aux synagogues et aux églises. Et on compare McDo à Burger King ou à Wendy’s… Existe-t-il en Suisse, ou au Québec, un endroit ou on permet la construction d’un McDo, alors qu’on interdirait un Pizza Hut ou un Harvey’s? Existe-t-il en Suisse ou au Québec où on permettra à McDo d’installer son immense logo en forme de double arche, à 20 mètres du sol, alors que les enseignes des chaînes concurrentes ne pourraient pas excéder un mètre carré ni être installées à plus de 3 mètres du sol?

Non.

Et c’est ce que j’entends par « règles égales pour tous ».

Bien sûr, une autorité municipale, communale ou cantonale pourra, à loisir, réglementer le format ou le style des enseignes commerciales – qui peuvent être différents d’un secteur à l’autre. Ou réglementer la hauteur, le revêtement et même le style des « symboles » que sont les clochers et minarets. Ou encore réglementer le volume sonore, la durée et le nombre de ces « appels » que sont les cloches ou la voix du muezzin…

Encore faudra-t-il qu’on autorise la même chose pour toutes les nouvelles constructions religieuses. Ou la même chose pour tous les fast food – dont je préfèrerais qu’ils soient interdits à proximité des écoles! À tout le moins…

= = =

Un règlement sur les chiens qui ne viseraient que les seuls chiens de 13,4 à 13,6 kg, de couleur fauve et dont la queue mesure entre 8 et 8,5 cm, et de race X, c’est manifestement un règlement qui vise à empêcher SPÉCIFIQUEMENT ce maudit juif (ou sikh, ou témoin de Jéhovah, ou whatever) qui habite à tel endroit de conserver son chien…

C’est ce qu’on appelle un règlement dont la portée est discriminatoire.

Et c’est cette politique de portée discriminatoire que les Suisses ont demandé à incorporer à leur constitution, par voie référendaire.

Mon ancêtre Jacques Miville dit Deschènes – un Suisse qui a pris épouse en novembre 1669 à Québec – doit se retourner dans sa tombe…

Ok, je déconne là, mais lisez-ça, ça vient d’un intello de Québécor:

« Cela dit… On compte 1,5 million de chrétiens en Arabie Saoudite. Non seulement ces chrétiens n’ont pas le droit de construire des clochers, mais ils n’ont même pas le droit de bâtir d’églises ou de prier en public! »

Comparer la Suisse et l’Arabie Saoudite!
Lui pis l’autre c***e qui est économiste et qui nous enseigne sa science.

Anyway, pour le lien:
http://fr.canoe.ca/infos/chroniques/richardmartineau/archives/2009/12/20091202-065400.html

@François Premier #27

« Si un Québécois se sent affaibli et précarisé par des minarets ou par tout autre symbole religieux, c’est qu’il a l’identité plutôt fragile »

Heu… François, il ne s’agit pas ici d’une crise identitaire des maudits séparatisss Québécois, mais d’une rage de dent identitaire des Suisses…

Dans les circonstances, ce qualificatif de « dégonflés » dont vous affublez l’ensemble des Québécois, il en dit bien davantage sur vous-même que sur les Québécois.

Merci pour ce portrait brossé avec autant de finesse…

mephistau, m bouchard et les autres dhimmis…

Un mot SVP… Vous connaissez quelque chose au monde musulman? Non, je suis sérieux, qu’est-ce que vous en savez? On parle de l’Arabie Saoudite… et alors? Vous voulez une douzaine d’autres exemples?

Les pays musulmans ont exterminés ou expulsés les juifs, les chrétiens, les bouddhistes, les hindous, les athées de leurs terres… et continuent de le faire, de les exterminer, de les persécuter, de les chasser. Vous croyez qu’on opprime, qu’on me nomme un contre-exemple svp. Bon, il y a des juifs au Maroc, la joyeuse exception, un allié étatsunien. Vous saviez que votre religion, le Catholicisme, est une foutaise né du culte de Isis (transformé en culte de Marie), donc de tradition égyptienne… Aujourd’hui, les coptes d’Égypte, ils vivent des vidanges du Caire. De quoi on parle?

Merde, les chrétiens sont persécutés par millions, partout, vous avez manqué la manchette? Il y a de belles exceptions, comme Singapour, avec sa diversité religieuse qui inclus d’ailleurs 15% de non-croyant (environ 33% au Québec), mais aussi 15% de musulmans, 8% de taoïstes, 45% de bouddhistes, 15% de chrétiens. Ça marche là-bas, un des pays les plus sécuritaire au monde, un des pays les plus riche aussi (4e mondial). Mais la loi là-bas n’entend pas à rire… possession de marijuana, 3 ans de prison… distribution de drogue dure, peine de mort. On s’entend qu’on à affaire à se tenir tranquille. Et malgré qu’elle est entouré de pays qui a besoin de combattre le terrorisme, les statistiques sur le crime là-bas sont nulles. Alors, oui, un pays multiculturel, multireligieux, multiethnique, multilinguistique, cela peut fonctionner. Mais on s’entend que ça prend vraiment un peu d’attitude. Le pays le plus riche du Commonwealth n’est pas celui qu’on croit, ni le Canada, ni l’Angleterre, c’est Singapour.

Mais retour islamisme, ne soyez pas dupe. Persécuteur, nous ne sommes pas, mais de bien fixer les limites de ce multicultalisme est important. La déportation n’est pas un outil d’intolérance, c’est un outil contre l’intolérance, qu’on l’utilise, qu’on cesse de tolérer les Imams fanatiques. On n’engage pas, on réagi. La nuance est importante. Une propagande haineuse envers notre endroit ne peut pas plus être toléré que celle envers eux. La seule vraie persécution qui doit cesser, c’est celle des fanatiques islamiques qui veulent anéantir l’occident. Ce faisant, on s’extermine en s’accusant de tous les maux:
http://www.pointdebasculecanada.ca/article/1235-mark-steyn-a-lemission-the-agenda-de-steve-paikin.php

J’ai écouté avec beaucoup d’intérêt l’émission sur la télé Suisse romande portant sur le vote interdisant les minarets.( merci à celui qui l’a signalée)
J’ai senti chez les intervenants qui ont votés contre l’installation de ces minarets en Suisse, le danger réel ou imaginaire que nous ressentons tous à des degrés divers, celui de la dérive comme nous le vivons au Québec depuis que Charest a accepté des accommodements déraisonnables comme de refuser de se faire soigner par un homme médecin par une musulmane, ou encore d’exiger que le moniteur de cours de conduite soit une femme etc.
Bref, je suis de plus en plus pour une société laïque ou la religion deviendrait une affaire personnelle et donc le plus invisible possible.
J’ai vécu l’époque ou les curés faisaient la loi à l’église et dans les chambres à coucher,ils allaient jusqu’a menacer de l’enfer les femmes qui ne produisaient pas un enfant tous les ans.
La religion musulmane est intimement liée à la politique et les imams font des prêches avec des messages politiques très explicites qui peuvent aller aussi loin que l’encouragement au terrorisme comme l’Angleterre l’a longtemps permis dans les places publiques. Nous avons eu une commission BT qui devait et qui a proposé des mesures qui ont été ignorées par Charest et c’est dommage qu’il tente maintenant des semblant de solutions à la pièce.

La démocratie par la foule sans élites intelligentes donnera toujours le plus bas dominateur commun . Et la démocratie avec une élite non intelligente c’est la dictature royaliste à la canadian et à la Bush assurée.

Minarets Suisses & Burqa Francaise, même parano populiste ?

C’est la question d’un débat vu sur le portail suisse Pnyx.com, associé à un sondage proposant comme réponses :

– Oui, les deux sujets se situent au-même niveau de « non problème réel »

– Non, les deux sujets représentent des problèmes réels

– Non, les minarets représentent un problème réel et pas la burqa

– Non, la burqa représente un problème réel et pas les minarets

Pour le détail et pour donner son opinion: http://www.pnyx.com/fr_fr/sondage/439

Dimanche, un mouvement populiste suisse obtient un vote à une confortable majorité contre les « Minarets ». Le rapprochement de cet évènement à l’actualité française est-il justifié ? Il y a quelques mois, N Sarkozy martelait haut et fort « La Burqa n’a pas sa place en France ». Depuis quelques semaines, dans une relation ambiguë avec les prochaines échéances électorales, la personnalité en charge des questions d’immigration lance en France une grande campagne sur le thème de « l’Identité Française ».

Suisses et français jouent-ils avec le même feu ?

Quand on dit que la religion doit appartenir à la sphère privée, qu’on peut croire ce qu’on veut du moment qu’on ne dérange pas les autres avec ça, on crée d’emblée un malentendu.

Nous, occidentaux, sommes habitués à distinguer entre croyants et pratiquants, la plupart d’entre nous ayant une vague culture religieuse qui se manifeste par des valeurs, traditions, attitudes exerçant une influence très modeste sur notre vie.
Nous n’éprouvons pas le besoin de défendre nos croyances, parce qu’elles sont moribondes. C’est autre chose qui donne maintenant un sens à nos vies. Mais pour beaucoup de peuples, et parmi eux bon nombre d’immigrants de première génération, la religion fait partie de la vie, elle est même son principe directeur. Distinguer croyances personnelles et mode de vie n’a aucun sens.

Tout se passe bien lorsque des religions
à caractère pacifique, des individus ouverts et tolérants, se côtoient dans le même espace. Mais dans le cas de l’islam radical, il s’agit beaucoup plus de politique que de religion, cette dernière servant de prétexte à diverses revendications, cristallisant les haines, mobilisant les groupes les plus vulnérables, à des fins qui n’ont rien de mystique. Il s’agit en réalité de la forme sclérosée d’une religion, qui nous ramène au Moyen Âge, qui entretient l’illusion d’un retour à l’âge d’or de l’islam conquérant aussi bien que le désir de vengeance contre l’Occident tenu responsable du déclin de l’empire musulman.

L’islamisme vise à rassembler tous les croyants de l’islam en une seule communauté (ce qui est évidemment une utopie, toutes les tentatives en ce sens ayant échoué dès le Moyen Âge, justement) et à implanter des théocraties où la loi civile ne se distingue pas de la loi religieuse, c’est-à-dire le Coran pris au pied de la lettre, comme si les chrétiens et les juifs avaient la Bible pour Constitution. Tous les musulmans ne partagent pas cette vision, loin de là, mais ceux qui veulent l’imposer monopolisent l’attention et représentent un réel danger.

Le minaret ? Ce qui dérange, c’est sa valeur de symbole, et le fait que l’islam, particulièrement dans sa version la plus radicale, qui table sur les marginalisés dans les pays d’immigration, est la religion qui gagne le plus de terrain à l’heure actuelle.

Cachons les minarets. Toutes les mosquées n’en ont pas. La plupart des mosquées de Montréal sont des édifices parfaitement banals, ce qui ne les empêche pas de se multiplier. On dit que ce qu’on ne sait pas ne fait pas mal, donc on n’en a pas contre les mosquées, mais contre les minarets. Serait-ce que certains musulmans s’accommodent fort bien de prier sans minaret, de même que pas mal de chrétiens peuvent prier ailleurs que sous un clocher ? Reste donc la valeur symbolique, qui me semble très proche de celle du voile.

À mes yeux, les islamistes radicaux tentent de reconstituer un empire, tout comme les chrétiens d’Occident ont autrefois effectué leur «Reconquista» aux dépens de leurs colonisateurs musulmans. Les minarets en sont le signal et c’est très sérieux. Mais interdire ? Je ne crois pas que ce soit la solution parce que cela revient à faire un procès d’intention. Peut-on interdire à un groupe financier de construire un gratte-ciel, aux mormons de construire leur temple, aux publicitaires de placer de grosses pancartes sur le pont Jacques-Cartier ? Si on a le droit d’occuper un espace, on obtient aussi celui de le baliser, sauf exceptions justifiées qui s’appliquent également à tous.

Pas facile, mais il va falloir s’y faire ! Sinon, bien choisir la cible : pas le messager, normalement.

On à déjà donné le résultat du sondage du journal Le Figaro (France): 73% des 50,000 votants auraient répondu OUI à l’interdiction de minarets en France.

En voici d’autres:

El Mundo (Espagne): 80% OUI!

Die Welt (Allemagne): 86% OUI!

près de 60% des lecteurs du journal Le Monde considèrent que ce référendum est « signe de démocratie ». On repassera donc avec la culpabilité.

Finalement, les Suisses ont été bien timides et réservés dans leur « affirmation nationale », comme à l’habitude…

Source:
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/12/02/les-suisses-ont-ils-vote-tout-haut-ce-que-les-francais-pensent-tout-bas_1275194_3224.html#ens_id=1273733

@Jacques Noël,
« Ma thèse centrale sur l’Histoire du Québec c’est la trahison des élites. Au Québec on a des élites africaines, des élites qui ne pensent qu’à leur intérêt de classe et qui se foutent, mais se foutent totalement du bon peuple. »

Parce que vous croyez que c’est différent ailleurs!

Dans tous les pays démocratiques occidentaux il existe des réglements municipaux de construction et d’urbanisme à respecter.
L’utilisation par la droite suisse du référendum dans le contexte politique actuel où l’extrémisme est à l’affût dans tous les bords est politiquement malsain.Je ne pense pas que les suisses soient xénophobes, racistes ou islamophobes comme pourraient le faire croire une partie des musulmans.La suisse a été et reste l’un des pays (avec le Québec) les plus ouverts en vers la communauté musulmane par l’accueil et l’intégration.
Seulement, il se trouve qu’à l’heure actuelle le gouvernement suisse est au prise avec la Lybie économiquement (les entreprises pérolières suisses opérant en lybie sont lésées voire délaissées dans les contrats), politiquement et diplomatiquement(des citoyens suisses sont enlevés et emprisonnés en lybie) en représaille à l’arrestation du fils de Khaddafi à Genève il y a quelques mois.Sans oublier le terreaux fertile du terrorisme d’al-quaida qui est agité comme psychose dans les sociétés occidentales pour maintenir la méfiance et l’incomptréhension entre les peuples.
L’exploitation de ce contexte par la classe politique suisse a contribué à aboutir à ce résultat déplorable contribuant à décrédibiliser le pays sur la scène internationale (L’ONU à travers l’A.G considère ce vote comme discriminatoire).La manoeuvre est reussie politiquement,mais à quel prix?
L’identité d’un peuple ne se mesure pas à l’aûne d’un centimètre de symbole, si religieux soit-il (minaret,croix ou étoile de David).Sur le plan juridique tous les humains mortels naissent libres et égaux en droit même si dans la réalité certains sont plus égaux que d’autres en vertu de leur naissance ou de leur confort matériel.

Amadou Diallo

Lorsque j’ai décidé de rejoindre mon mari en Iran du temps de Khomeini, on ne m’a pas invité mais plutôt on m’a imposé leur mode de vie sous peine d’explusion si non de …………..
Comme je choisissais librement d’y vivre…J’ai accepté leur exigences ce qui allait de soi.

Pourquoi en serait-il autrement ici ? Si l’immigrant choisi le Québec, il a le devoir de s’adapter à sa nouvelle société en respectant ses lois et ses coutumes . Si non, pourquoi venir…

Le minaret en soi n’est pas le vrai problème mais plutôt un symbole de frustation…

Les autres religions ont leurs propres symboles et tout est plus ou moins paisible .

C’est l’arrogance de certains qui attise le feu…

Désolant pour tous les autres d’ici et d’ailleurs qui travaillent à harmoniser les différences.

@jacques D

Regardez la peine de mort aboli officiellement en 1976. Depuis, des centaines de sondages ont indiqué qu’une majorité de Québécois (et encore plus de Canadians) étaient pour la peine de morts. Des scores variant de 60 à 80%. Z’ont jamais voulu tenir un référendum. Mépris du peuple.

Souvenez-vous du mariage gay. Une petite majorité était contre. Z’ont jamais voulu tenir un référendum. Mépris du peuple.

Nos élites se ch.. du peuple

@ Warren Peace:

Vous avez mal saisi les propos (encore une fois…). Trop de finesse intellectuelle j’imagine.

On se demande ici « Minarets: comment les Québécois auraient-ils voté ? ». C’est écrit en toutes lettres en titre de l’article (le titre, c’est ce qui est écrit au début d’un article, juste au cas où…). Ça vous a peut-être échappé.

Or, la pluaprt des interventionistes de cet article jugent que les Québécois auraient voté dans le même sens que les Suisses d’où mon affirmation…

4 minarets et on s’énerve… Ça leur prend pas grand chose ne trouvez-vous pas?

Je trouve curieux de voir comment la démocratie est une notion variable. À la suite de ce vote Suisse, on apprends que les Vert songent à s’adresser aux Tribunaux. C’est normal c’est la démocratie. Mais pourtant le peuple a voté.

Dans les années soixante dix, au Chili, les gens avaient voté. Qureques mois plus tard un renversement est venu dire au peuple qu’il s’était rompé.

Plus récemment, en Palestine le Hamas a été élu démocratiquement. Les gouvernements occidentaux ont déclaré que ce n’était pas un bon vote et ils ont coupé les vivres au gouvernement élu, et soutenu le perdant.

Plus récemment encore, les Irlandais ont voté non à un référendum. Cela ne faisait pas l’affaire des gouvernements européens et ils ont déclaré que le peuple s’était trompé. Et ils ont fait revoter les Irlandais qui, méconnaissables, d’habitude ils sont têtus mais bon ils ont revoté. Parce que certains disaient qu’ils s’étaient trompé.

Je trouve ça bien curieux la démocratie. C’est bon quand les gens votent comme le veulent les oligarchies. Mais quand ça fait pas leur affaire ils tapent sur les doigts des peuples ou se servent des tribunaux.

Un peu comme ici on se sert de la Supreme court pour invalidwer les lois québécoises…

C’est beau hein vous trouvez pas?

La démocracie est un outils formidable, mais quand on s’en sert pour imposer une culture, pour harceler des minorités, on ne mérite pas ce pouvoir. D’ailleurs, les constitutions ne sont pas écrite pour protéger les minorités ?

Je dois avouer avoir peu de respect pour les religions, mais j’ai beaucoup de respect pour les libertés individuelles. Bien sur, tant et aussi longtemps que ces libertés n’empiètent pas sur les libertés des autres. Voulez-vous bien m’expliquer en quoi les minarets, ou même les voiles, brime les libertés des gens ?

Cette crise d’hystérie collective me dégoute. On veut banir les minaret, les voiles, au États-Unis il y a une fixation sur l’avortement et le mariage Gai… Quelle bande de lâches !

@François Premier #47

« Vous avez mal saisi les propos (encore une fois…). Trop de finesse intellectuelle j’imagine. »

Des insultes, encore une fois. Trop d’éducation, j’imagine…

Vous me disiez il y a quelque temps – en espagnol – qu’on ne sait jamais à qui on parle.

Je vais vous le dire: vous parlez à un bonhomme qui détient une maîtrise en droit des médias, et qui se propose (dès qu’il ne sera plus lié par son présent devoir de réserve)de publier un ouvrage sur le rôle exercé par les blogues dans la radicalisation des opinions au Québec.

Vous êtes un bon sujet d’étude, François.

M. Lisée a écrit: « s’il y avait un référendum qui, comme le suisse, était un appel à l’intolérance, bon nombre de Québécois répondrait Oui.
Pourquoi ? Parce que les élites sont sourdes à l’inconfort identitaire de la majorité. »

Vous vous attachez à l’aspect superficiel de la chose – comment les Québécois auraient-ils voté.

Moi je cherche des réponses aux « pourquoi » du « comment »… Je cherche à identifier les causes de votre intolérance.

Comme vous dites, on ne sait jamais à qui on adresse ses insultes puériles…

Là où l’islamisme prévaux, la démocratie, le laïcisme et l’égualité des sexes reculent. de plus, ces pays glissent graduellement vers des théocraties plutôt que des états de droits.

Il importe donc de se tenir DROIT devant ce véhicule de régression qu’est la religion, et plus spécialement les symboles islamistes.
Je ne tiens absolument pas à ce que notre pays qui a connu son lot de noirceur religieuse et qui s’en est libéré, glisse de nouveau vers l’absolutisme religieux moyen-âgeux importé.

Je n’ai aucun problême a respecter les cultures différentes de la mienne. Cela dit, les supersitions abrutissantes pluri-centenaires ne font pas partie de ce que j’accepte de respecter.

Si le Québec n’avait pas connu le régime théocratique catholique et voyait aujourd’hui une invasion catholique réclâmer des églises, nous serions tout aussi froid à voir élever des clochers dans nos villes et villages.

Les Suisses n’ont pas voté contre leur communauté musulmane. Les minarets n’étaient qu’un symbole
déclencheur.

Lors de ce référendum, le peuple Suisse, en contradiction avec son élite bien pensante engluée de « rectitude politique » a tout simplement exprimé le sentiment que :

par son absence de structure religieuse,
par ses signes ostentatoires arrogants,
par ses débordements fondamentalistes et
terroristes,
par sa philosophie de non différenciation entre le politique et le religieux,
et finalement
par son mépris viscéral de la moitié de l’humanité ( les femmes )

l’Islam, est tout simplement totalement inadaptée aux valeurs et à l’évolution des sociétés occidentales.

Guy LeVasseur
Rimouski

Tocqueville disait que en démocratie on doit respecter les religions qui tolère les autres.

L`islam n`en fait pas partie a mon avis parceque le Coran ordonne au musulman d`imposer la religion d`Allah de soumettre toute la terre.

En 1984 dans son livre « Le Retour de l`Islam » Bernard Lewis donnait cet avertissement

«L`islam est, dans son principe, une religion de pouvoir, et dans la conception musulmane du monde il est juste et normal que le pouvoir soit détenu par des musulmans, et seulement par des musulmans. D`autres peuvent être les bénéficiaires de la tolérance et même de la clémence de l`État musulman, pourvu qu`ils reconnaissent clairement la prééminence de l`islam. Que des non-musulmans gouvernent des musulmans est une offense aux Lois de Dieu (Allah) et a celles de la Nature, et cela est vrai au Cachemire comme en Palestine, au Liban comme a Chypre. Ici encore, il faut garder en mémoire que l`islam n`est pas une religion au sens restrictif ou l`entend l`Occident (pas comme la notre), mais une communauté (l`oumma)une allégeance et un mode de vie.»

Cette sourate du Coran est la pour donner une idée de la conception du monde selon l`Islam classique.

«Vous formez la meilleure communauté suscitée pour les hommes:
Vous ordonnez ce qui est convenable et interdisez ce qui est blâmable.
Si les gens du Livre (juifs et chrétiens) croyaient
ce serait meilleurs pour eux.
Parmi eux se trouve des croyants
mais la plupart d`entre eux sont pervers.»

Sourate de la famille d`Imrane, III, 110

La question de la prééminence de l`islam mentionné par Lewis vient de cette sourate ou Allah dit aux musulmans qu`ils sont le peuple le plus excellent jamais créé donc supérieur aux autres – cette supériorité est traduite juridiquement par la charia – la loi islamique ou le musulman a des droits supérieur. Ils ordonnent ce qui est convenable pour l`islam – le voile islamique – la séparation des sexes – l`interdiction du porc et de l`alcool – le licite et l`illicite – la prière cinq fois par jour – le droit islamique et la charia et ils interdisent ce qui est blâmable – il est interdit a une femme musulmane de marier ou de fréquenter un non-musulman a moins que celui-ci ne se convertisse a l`islam – il est interdit a un musulman d`abandonner sa religion, la peine pouvant aller jusqu`a la mort. Il est interdit de prendre pour patron politique des chrétiens ou des juifs ce que mentionne Lewis en disant que etre gouverné par des non-musulmans est une offense a Allah.

On voit donc ici tout les problèmes religieux, politiques et juridique que fait surgir l`établissement de cette « religion ». Les Suisses ont simplement envoyé un message aux politiciens autruches et donneurs de leçons!

Notons aussi les réactions hypocrites de plusieurs pays musulmans sur le vote Suisse. Ils dénoncent une restriction au droit de religion alors que leur propre pays restreint les droits religieux des non-musulmans et meme souvent les persécutent.(Égypte, Libye, Arabie saoudite, Algérie)

Mais dans la vision islamique du monde le musulman que Allah a fait la meilleure des comunauté (voir la sourate d`Imran)n`a pas a s`excuser devant des gens que Allah a fait inférieur et qui refuse de voir que la conversion a la « vrai religion » est la seule vérité.

Beau tour d’horizon du sondage suisse et du malaise actuel. Tant qu’on ne reconnaît pas la crainte de l’autre, on ne peut pas travailler à régler le problème.

D’un côté on a l’élite bien pensante qui tient à ignorer le malaise. Dans l’autre coin, ceux qui mettent ce malaise sur le dos des autres, et souvent sur l’islam lui-même, qui a le dos très large ces jours-ci. Rappelez-vous le mépris de l’Église catholique envers les femmes (un peu édulcoré depuis 50 ans) et les croisades avant de reprocher à l’Islam la violence et le sexisme…

Le Coran, comme la Bible et beaucoup d’autres ouvrages spirituels anciens, peut être interprété et récupéré à toutes les sauces pour justifier les actes des terroristes comme des bien pensants.

Revenons à notre objectif : vivre dans un monde moderne qui évolue, et viser un équilibre. Comment ? À long terme : apprendre à tous, à commencer par nos enfants, à avoir confiance en eux-même (pour diminuer la peur) ensuite apprendre à questionner et penser par soi-même, les outiller pour que leur réflexion soit solide et débouche sur du concret.

À court terme, parce qu’on est loin de ça encore… Reconnaître et RESPECTER le malaise identitaire généralisé, défendre la laïcité afin d’avoir un espace de discussion et d’opération neutre. La laïcité dans le sens de neutralité, pas dans le sens d’attaquer les croyances.