Mise au point sur la « gauche efficace »

La preuve que des gens écoutent Jeff Fillion, qui diffuse maintenant par satellite ce qui n’en fait pas complètement un extraterrestre:

"Gauche efficace": remonter le fil de la paternité
"Gauche efficace": remonter le fil de la paternité

un alertinternaute me demande si je conseille François Legault, puisque le cofondateur du Réseau Liberté-Québec, Éric Duhaime, l’a dit en ondes à l’animateur qui diffuse sur Sirius. La réponse est non.

Dans son savoureux carnet Mots et maux de la politique, le journaliste Antoine Robitaille quitte également la terre ferme de la réalité factuelle en écrivant de François Legault et de moi-même qu’ils « se disputent la paternité » de l’expression « gauche efficace ». Encore une fois, non.

Mais voici la source de la confusion:

Dans ses récentes entrevues, réagissant à la décision de Joseph Facal de ne pas se joindre à son mouvement, François Legault a voulu repositionner politiquement son projet qu’on présente depuis le début de l’automne comme de « centre-droit ». Il est plutôt, a dit l’ex-ministre, de la « gauche efficace ».

François Legault a dû lire les mêmes sondages que nous, qui affirment que les Québécois sont davantage de gauche que de droite, encore plus lorsqu’ils se projettent dans l’avenir.

Or, comme mes lecteurs le savent, « Pour une gauche efficace » est le titre d’un livre que j’ai publié à l’automne 2008. Dans l’introduction, je donne la paternité de l’expression à François Legault, qui l’a beaucoup utilisé pour caractériser son action gouvernementale et son approche. Des objectifs de solidarité, mais des moyens qui assurent la performance et la reddition de comptes — moyens qui déplaisaient souverainement à la bureaucratie gouvernementale lorsque François était ministre de la Santé et de l’Éducation mais qui avaient à mon avis beaucoup de mérite.

Voici ce que j’en dis dans mon intro:

J’emprunte la belle expression « gauche efficace » à François Legault, ce fils de maître de poste devenu millionnaire de gauche puis préférant le service public à l’accumulation personnelle de capital.  J’espère qu’il ne m’en tiendra pas rigueur, d’autant que mes  propositions n’engagent que moi. Mais je voudrais que cette expression soit plus largement partagée et devienne un des mots d’ordre des sociaux-démocrates, donc du Parti québécois.

Donc ce livre ne représente que moi et François Legault n’en a eu copie qu’après sa publication (il était d’accord sur certains points, en désaccord sur d’autres — en gros, mon approche est spontanément plus socialement à gauche que la sienne, mais on est parlable — sauf sur la souveraineté, ou notre divergence est insurmontable).

En fait, écrivant le livre, j’avais passé un peu de temps à chercher une autre expression que « gauche efficace » pour mon titre. Gauche pragmatique, adulte, qui sais compter, renouvelée… Mais j’ai du me rendre à l’évidence que le mot « efficace » exprimait le mieux la direction à prendre et répondait le mieux aux attentes de saine gestion exprimée par une partie des citoyens.

Laisse-t-elle entendre qu’auparavant, elle était « inefficace » demande Robitaille? Je répondrais sans langue de bois: oui, parfois naïve aussi, et certainement pas aussi efficace que les citoyens le demandent et qu’elle peut l’être. Le mot est donc à la fois une reconnaissance et un engagement.

J’ai appris depuis que l’inventeur initial de la formule était Éric Bédard, l’historien souverainiste qui, un temps, était dans l’entourage de François Legault. Comme je l’ai écrit dans ces pages la semaine dernière, M. Bédard a refusé de se joindre au mouvement de l’ex-ministre, comme l’ont fait d’ailleurs plusieurs des anciens alliés que François avait au sein du PQ, en particulier de sa jeune députation.

La défection de Joseph Facal (ou la non-adhésion, c’est selon) dédouane peut-être François Legault dans l’utilisation de l’expression « gauche efficace », car Joseph, plus nettement au centre-droit, n’y était pas chaud, l’ayant raillé dans quelques-uns de ses écrits. Que François se rassure, elle est aussi critiquée sur la gauche, notamment tout récemment par Pierre Dubuc du SPQ libre. Doit-on comprendre qu’il préfère la « gauche inefficace » ?

Elle fait également la démonstration qu’on a de l’humour, à droite, car le Réseau Liberté Québec se gaussait dans un twitt qu’il s’agissait sans doute de « gaspillage méticuleux ». (Joli trait, bravo!)

Ce à quoi Antoine Robitaille réplique:

Tout cela fait penser à un autre aveu involontaire, celui du «socialisme à visage humain». Tout le monde a compris alors qu’avant Alexandre Dubček, le visage du communisme était inhumain. Au moins, le capitalisme ne se cache pas, lui. Depuis le début, on sait qu’il est sauvage!

Espérons que personne ne lui contestera la paternité de ce trait !

*    *    *

Puisque nous sommes sur le sujet, voici MA définition de la Gauche efficace, telle qu’on la trouve dans mon ouvrage.

Le courage d’agir pour le bien commun en sortant des sentiers battus

La réforme, on l’aura compris, présuppose le courage. Celui d’accepter des réalités désagréables, de se préparer à des changements dérangeants, d’évaluer des pistes jusque là honnies.

J’ai la faiblesse de croire que le Québec est un terreau particulièrement fertile pour l’émergence d’une nouvelle façon d’aborder les grands dossiers, atteignant des objectifs de gauche en utilisant les moyens de l’efficacité. Le pragmatisme et l’innovation, au service du bien commun.

Qu’est-ce qui distingue (ou devrait distinguer, car je l’invente ici un peu à mon gré) la gauche efficace de la droite et de la gauche classique ?

Pour la gauche classique, la protection des acquis mène souvent à une fossilisation des positions. C’est une posture défensive qui se méfie trop souvent du changement. Une culture idéaliste de l’égalité tend aussi à niveler par le bas et à refouler l’initiative. La gauche classique ressent également un malaise face à la richesse et à l’entreprise. Je trace le tableau à grand traits.

Avec le Fonds de solidarité de la FTQ et Fondaction de la CSN, les organisations syndicales québécoises ont fait des pas sans commune mesure en Occident pour apprivoiser et s’approprier la création de richesse. Les organisations communautaires engagées dans l’économie sociale ont également fait du Québec un lieu phare pour l’entrepreneuriat social.

Je tente une définition de la gauche efficace:

L’objectif global

Le projet de la gauche efficace est celui d’une société où il fait bon vivre et qui a donc les moyens de sa qualité de vie. Elle a pour objectif de favoriser l’épanouissement économique, culturel, scientifique, écologique de ses citoyens et de ses communautés. La gauche efficace ne vise pas la création de richesse comme fin en soi, mais la qualité de vie, dont la prospérité durable est une variable essentielle.

L’objectif individuel

On a longtemps dit que la droite visait la réussite de l’individu et la gauche la réussite du groupe. Cela est à la fois exact et inexact. Car la défense, par la gauche, des droits humains et des droits de chaque travailleur, protégé par sa convention collective ou par une amélioration du code du travail, a mis la force du groupe au service des droits individuels.

Nous sommes cependant à une nouvelle étape du développement social. Comme l’écrit le grand sociologue Alain Touraine « désormais nous n’avons d’autre fondement que nous-mêmes : nous revendiquons le droit d’être nous-mêmes, nous avons la volonté d’être reconnus comme êtres de droits et avant tout du droit d’être nous-mêmes. »

C’est cet individualisme qu’expriment tous ces membres de la classe moyenne, du 450, de Québec et de la Beauce, qui cherchent des solutions ailleurs, à l’ADQ ou au PLQ. Ils jugent que les sociaux-démocrates ne se sont pas suffisamment penchés sur leur réussite à eux, leur vie à eux, se concentrant sur les besoins de la collectivité ou des seuls démunis.

La gauche ne peut tourner le dos à cette nouvelle réalité. Avec la fin du pouvoir religieux, le déclin de la structure familiale, la montée de la précarité de l’emploi, l’accélération des changements, chacun est plus seul que jamais et plus responsable que jamais de sa propre réussite.

Mais au chacun pour soi de la droite, à une culture qui pousse l’individualisme vers l’égoïsme, la gauche doit répondre : tous pour un ! Elle doit proposer des solutions qui créent les conditions de la réussite de chacun, qui donne à l’individu les repères et les moyens de son cheminement et qui lui permette de vivre les « passages à vide » (licenciements, maladie) sans que ces crises deviennent catastrophes.

La stratégie

La gauche efficace veut vivre au présent, tout en préparant l’avenir. Finis les « lendemains qui chantent », qu’il s’agisse du légendaire « grand soir » socialiste, ou des illusoires retombées économiques positives à long terme pour les pauvres d’une augmentation des revenus à court terme des millionnaires.

La création et la distribution de richesse vont de pair. Les stratégies d’augmentation de richesse doivent être conçues pour à la fois protéger les salariés et les citoyens impliqués dans le changement et assurer une distribution équitable de la richesse créée.

La méthode

L’histoire humaine nous apprend que l’appât personnel du gain, la prise de responsabilité et de décision, l’émulation sont des ressorts essentiels de l’innovation. Introduisons-les dans le secteur public, faisons des salariés et des cadres, chaque fois que c’est possible, des entrepreneurs intéressés et engagés et voyons le résultat.

Rien n’est plus néfaste, pour la qualité de nos services publics aujourd’hui, que la guerre larvée que mènent nos gouvernements contre l’État et ses employés. Moins nombreux vous serez, disent nos gouvernements récents, mieux ça ira. Ils comprennent : on nous méprise. Comment les en blâmer ?

La gauche efficace croit en la créativité et l’innovation qui découlent de la prise de responsabilité – et de gain – des salariés impliqués et de leurs organisations dans le privé comme dans le public et l’économie sociale. Elle croit que l’investissement dans le capital humain, des années préscolaires à la vie adulte, est le meilleur levier pour des vies réussies et une économie en croissance.

Le rapport au marché

Nous avions l’habitude de dire, avec Lionel Jospin, « Oui à l’économie de marché, non à la société de marché ». Certes, mais cela implique que l’économie n’est que de marché. L’acceptation, nécessaire, du marché par la gauche ne signifie pas qu’il faille lui accorder toute la place. Il est plus juste de dire que nous vivons dans des économies avec marché et intervention publique.

Comme l’explique l’économiste français Christophe Ramaux, « raisonner en termes d’ « économie de marché », c’est ravaler au rang de simples accessoires ce qui lui échappe pour tout ou partie : l’État social, en particulier,  avec ses quatre piliers que sont les services publics, la protection sociale, le droit du travail (et à la négociation collective) et les politiques économiques (monétaires, budgétaires, industrielles, commerciales, etc.) de soutien à l’activité et à l’emploi. »

Ce constat appelle deux attitudes, complémentaires. Le refus de la marchandisation de toute la société (éducation, santé, culture). Le refus, aussi, de considérer les salariés comme une marchandise, qu’on embauche, débauche, utilise et rejette. Mais également la reconnaissance de la place centrale et de la valeur de l’entreprise et de l’entrepreneuriat dans l’économie.

La gauche a longtemps considéré l’entreprise et l’entrepreneur comme l’ennemi. Et si la tension entre salariés et entreprises est une constante du jeu économique pour la distribution de la richesse au sein de chaque entreprise, la gauche efficace doit considérer globalement que le succès des entreprises québécoises est une condition essentielle du succès de la société québécoise.

C’est donc sans hésitation qu’elle doit admettre que la création de richesse passe, indubitablement, par un coup de pouce constant à nos entreprises privées, dont la compétitivité est le socle principal de notre prospérité collective. (Mais pas le seul socle : songeons qu’au Québec, le premier employeur privé est une coopérative, le Mouvement Desjardins.) Les coûts de production des entreprises doivent rester, au Québec, en deçà de celui de nos compétiteurs occidentaux. C’est un minimum dans le siècle sino-indien qui s’ouvre. Cette compétitivité doit passer par une réduction du fardeau réglementaire (sauf environnemental et social). Et puisqu’il faut éliminer la taxe sur le capital,  obtenons simultanément, en échange, un engagement pour le bien commun, qu’il soit de formation professionnelle, de promotion des minorités en emploi, d’ouverture à la réduction du temps de travail pour les parents et les aidants naturels. Ce doit être donnant-donnant, gagnant-gagnant. Voilà ce qui’est être efficaces, mais de gauche.

Il faut donc résister à l’idée simpliste voulant qu’on laisse le capitalisme créer la richesse et qu’on s’appuie sur l’État pour la redistribuer. Il faut au contraire réhabiliter l’entreprise en soi et affirmer que l’entreprise, même privée, est un lieu social essentiel de la vie collective et de ses participants : les actionnaires et entrepreneurs, certes, mais aussi les salariés et les cadres, les voisins et la communauté, comme les clients.

Cela signifie que la société doit voir l’entreprise non seulement comme une froide machine à richesse, mais comme un lieu de vie et d’épanouissement pour ceux qui la font fonctionner et qui participent à sa réussite.

Le rapport à l’entrepreneuriat

Contrairement à la droite, la gauche efficace a une vision de l’entrepreneuriat qui dépasse la seule entreprise privée. Elle croit à l’économie plurielle. L’entrepreneuriat syndical et d’économie sociale ont le potentiel de devenir une source importante de création de richesse, monétaire, certes, mais surtout sociale. (En 2005 au Québec, 6254 entreprises d’économie sociale soutenaient 65 000 emplois équivalents temps plein, pour un chiffre d’affaires de 4,3 milliards $. En 2007, le secteur coopératif et des mutuelles comprenait 3240 entreprises soutenant 87 000 emplois et un chiffre d’affaires de 22 milliards. Cela équivaut à 5% de l’emploi privé non-agricole au Québec.)

Cette économie collective a des caractéristiques particulières : c’est une économie de proximité, qui offre des services aux personnes, des enfants aux aînés (garderies, logement communautaire, comptoirs alimentaires) et génère des produits à consommation locale: produits locaux et régionaux, production biologique, restauration, culture, tourisme social; son fonctionnement est démocratique, dans la mesure où elle fonctionne en groupe, en délégation ou de manière coopérative, forge des liens avec la communauté, les consommateurs, les producteurs et constitue donc une école de la citoyenneté; elle fait preuve d’innovation, car elle s’insère dans de nouveaux créneaux, délaissés par l’économie marchande, notamment ceux de la prévention.

Globalement, le Québec souffre d’un manque de nouveaux entrepreneurs. Il faut faire éclore l’entrepreneuriat partout où il se trouve.

Le rapport au privé et au public

La gauche ne devient pas plus efficace parce qu’elle s’ouvre à la privatisation. Elle le devient en forçant le développement de nouvelles pratiques dans le  privé comme dans le public. Et dans ce dernier notamment en militant pour la décentralisation, pour la responsabilisation, pour la démocratisation, bref en forçant l’État à rompre avec la manie de tout standardiser dans  la livraison de ses services pour faire davantage confiance aux communautés et aux acteurs – notamment les salariés du privé et du public.

Les autres gisements de richesse

L’exclusion de la société d’une partie des Québécois, les plus pauvres, les moins instruits, les analphabètes, est considérée par la droite comme une réalité désagréable mais inévitable. La gauche efficace croit au contraire qu’il y a là un gaspillage de vies et de talents qui nécessite une intervention soutenue.

Faire reculer l’exclusion, la pauvreté, l’analphabétisme permet non seulement à ces citoyens d’accéder à une meilleure qualité de vie, mais offre à la société un réservoir supplémentaire de richesse et de créativité. Les investissements consentis dans la réduction de l’exclusion sociale sont largement récupérés ensuite dans les coûts évités dans toute la chaîne sociale : moins de décrochage, de troubles sociaux et de santé, de criminalité, davantage de productivité.

Le rapport à l’État

Je n’ai pas parlé ici de la question nationale. Même sans elle, je serais partisan d’un État vigoureux. Mais parce que les Québécois forment une minorité singulière en Amérique, la santé de son premier outil collectif, l’État, est doublement (oserais-je le dire?) capital.

De plus, un État québécois crédible et respecté est la condition d’un rassemblement plus large en faveur de la souveraineté, puis un atout important pour le succès économique et politique des premières années d’un Québec indépendant.

Plus généralement, l’objectif n’est ni l’État-minceur, ni l’État-obèse, mais l’État fort parce qu’efficace. L’État respecté parce qu’à l’écoute du citoyen et de ses salariés ayant retrouvé le goût du service public. L’État crédible parce que responsable et compétitif.

Laisser un commentaire

Moi comme tous les êtres humain je suis
1) Un individu à respecter qui fait partie
2) d,une nation à respecter qui transige avec
3) toutes les nations du monde à respecter
Je suis dons individualiste et à la fois sans contradiction nationaliste Québecois et à la fois internationaliste car reespectueux de toutes les nations du monde et de tous les êtres humains .
Et seul le centre politique contre l’extrème gauche et l’extrème droite peut permettre de respecter les individus la nation québecoise et l’humanité entière .
Voilà ou nous a conduis les cent ans de massacres entre la droite et la gauche anti humaines qui nous donne conscience
d’ un monde meilleur au Centre à trois chambres complémentaires = les régionaux Québecois les nationaux Québecois et les internationaux Québecois

Bonjour Jean-François,

Excellent texte. Voilà le genre de réflexion qui devrait émaner du PQ mais qui ne vient pas, du moins pas à ma connaissance. Dommage! Il faudrait un leader politique qui soit capable de porter haut et fort (et avec brio et passion) ce propos tout comme celui du nécessaire besoin de devenir vraiment et totalement maîtres chez nous.

Comme « l’argent est le nerf de la guerre » actuellement, pourquoi ne pas changer un mot dans ce dicton en faveur de la paix par une justice distributive équitable, donnant la priorité aux plus démunis, pas seulement quelques semaines en hiver!

Bonsoir,
A ce que je vois à la lecture de la mise au point sur la gauche efficace, cette avenue n’est possible que dans un Canada uni en maintenant le niveau des 44 % des québécois qui ne paient pas un sou d’impôt. Pour continuer d’être un semblant de société moderne, le Québec avec cette gauche efficace se verra condamné vitam aeternam à recevoir l’aide sociale du reste du Canada par la péréquation annuelle dont le Québec est tributaire et gagnant dans la Fédération Canadienne de plus ou moins 8 à 9 milliards par année.
En effet, quelle est la cause de ce marasme si ce n’est le manque d’entreprenariat des québécois en général ? Avec le socialisme de l’économie sociale, du système coopératif et des mutuelles, quelle belle façon de tout simplement se garder la tête hors de l’eau afin de ne pas se noyer dans le bassin. Qui ne se souvient pas de cet homme d’affaire de la Beauce qui avait acheté pour des peccadilles un tronçon de voie ferrée du Canadien National inutilisé depuis belle lurette entre St Georges de Beauce et la ville de Québec et qui l’avait fait déboiser par des assistés sociaux avec $ 120.00 de plus par mois sur leur chèque d’aide sociale en travaillant sur un job de bûcheron loin en bas du salaire minimum. Et Madame Nancy Neamteam se gargarisait de cette situation sous le fallacieux prétexte de réinsertion sociale.
Par ailleurs, avons nous le choix dans ce Québec beaucoup plus habitué à recevoir que de donner aux autres ? Dans ce Québec né pour un petit pain et du heureux les pauvres car ils iront tous au Cieux au côté de Feu René Lévesque, nous n’avons rien qu’à constater les levées de bouclier contre tous ceux qui font du fric et même de cracher sur l’Alberta et ses sables bitumineux en se vantant que nous sommes écologiques nous autres tout en prenant à pleines mains l’argent que l’Alberta nous donne afin d’avoir un peu d’allure.
Finalement, avec le nationalisme québécois qui empêche toute rationalité et remise en question, comment comprendre que certains pensent se libérer du Canada tout en étant dépendant de celui-ci ? Pour tomber dans les griffes de l’Aigle Américain dès le lendemain ! Même avec un OUI à 55 % et le NON de toute évidence à 45 %, qu’arriverait-il le lendemain avec un OUI majoritaire de ceux qui n’ont pas une maudite cenne et le NON de ceux qui possèdent le CAPITAL, donc l’argent qui est toujours le nerf de la guerre. De grands coups de poing se donneraient sur la table et soyez en sûr, la très grande majorité de ceux qui votèrent OUI par idéalisme reviendraient vite à la raison en s’excusant de leur naïveté dès le lendemain. Au plaisir, John Bull.

L’expression -gauche efficace- repose sur un postulat implicite qui tue: la droite est efficace.

La droite capitaliste est efficace quoiqu’elle se soit accommodée historiquement et structurellement d’une égalité des chances théorique et d’une égalité minimale entre les hommes, femmes et enfants compris inexistante. Il a fallu la lutte syndicale et son arrière fond socialiste, la crise de 1929 pour amener l’État de Washington aux É.U à des actions d’intervention dans l’économie.

Si le postulat est carencé, comment croire à l’idée d’une gauche efficace?

Autre problème, celui provenant de la conscience d’appartenir à un type de civilisation.

Comment droite et gauche peuvent innover sans faire le constat que nos sociétés précisément dans les métropoles et grandes villes sont captives, souffrent d’une massification impersonnelle des populations qu’internet seul a pu en réduire la portée d’anonymat. Que dans ces sociétés de masse, les familles en tant que micro sociétés déterminent les conditions d’épanouissement des individus. Que ce sont dans les familles contemporaines que se créent les états de difficulté d’accomplissement personnel, pères et mères connaissant souvent une influence néfaste sur leurs propres enfants contribuant eux mêmes à leur possible décrochage scolaire.

Mon intervention est peut être trop intellectuelle tout en étant brève n’en témoigne quand même d’un doute sur la pertinence d’une notion de gauche efficace qui n’est pas d’ailleurs sans rappeler les formules de la publicité.

Le blogueur est comme un OVNI, il ne cherche pas à se faire aimer. Il tente de s’exprimer et de réfléchir en temps réel.

Si seulement il y avait un parti politique capable de porter votre message… Monsieur Legault devrait prendre des notes!

J’achète totalement ce discours.
Mais je crois qu’avant de songer souveraineté, nous devons d’abord nous affranchir de ce BS fédéral qu’est la péréquation ainsi que d’une très bonne partie de la dette.

Ce que vous décrives M. Lisée ressemble plus à ma définition d’un centre bien balancé qu’à la gauche à proprement parler. Peut-être est-ce légèrement utopiste, mais c’est une utopie pour laquelle je suis vendu depuis des années.
En centriste que je suis, je suis forcé d’avouer que je me suis de plus en plus campé à gauche depuis quelques années en réaction à mon constat de l’absolu nombrilisme socialo-négationniste de la droite. Une conception complètement démentiellement absurde de l’humanité qui dit que l’individu a tous les droits, mais qui ne parle jamais de ses devoirs. Comme un sac que l’on se met sur la tête et qui vous fait ignorer ou percevoir vos 7 milliards de colocs comme autant d’obstacle à votre égo démesuré.
Comment acheter cette monstrueuse logique totalement auto-destructrice? Une logique qui fait de l’individu un vampire insatiable légitimisé.

Il faut dire qu’avec un état aussi maternant, déresponsabilisant, anti-stimulant, lourd, corrompu et endetté que le notre, l’exaspérante et assommante gauche actuelle défend très mal son idéologie arthritique.
C’est de cette façon que la gauche autant que la droite en vienne à nuire à la société autant qu’à l’individu.

Car en bout de ligne, à droite comme à gauche (et au centre), vous pouvez faire un sale boulot.

Moi je votre pour un CENTRE EFFICACE RÉALISTE.

Les problèmes d’initiative personnelle en manque, autrement de bureaucratie étatique, d’individualisme irresponsable sont parallèles à la réalité d’une civilisation occidentale devenue complexe,perdu dans sa sophistication ayant tenté de maintenir un semblant de communauté après avoir inventé l’individu comme seul maître de son destin depuis la Renaissance européenne. L’idée de gauche efficace tente encore de refaire en quelque sorte ce difficile mariage entre communauté et individu. Problème majeur, les dominants dans les classes de contrôle et d’avoir: la bonne veille bourgeoisie au Québec comme partout se fiche des difficultés de réalisation personnelle de milliers d’individus, de la maintenance de la protection sociale qui malgré ses travers réduit l’inégalité totale. Et cette bourgeoisie se contre fiche du monstre qu’elle à créé: l’individu irresponsable qui prolifère partout dont un certain Éric Duhaime ou Max Bernier peuvent servir de modèle, pires qu’ils sont que Joseph Facal!

Merci pour ce résumé de votre pensée. Je ne vois pas pourquoi en ce cas vous ne regardez pas de plus près le programme de Québec Renouveau (www.quebecrenouveau.qc.ca). Nous aurions pu, à très peu de choses près, écrire nous-mêmes ce texte. Il épouse nos valeurs et nos convictions, dans presque tous les détails du programme. Mettez toute votre expertise et vos connaissances à profit, venez travailler avec nous pour proposer cette option d’État efficace au Québec. C’est celle qu’il attend et notre véhicule est déjà en route. Je vous tends la main, monsieur Lisée, ainsi qu’à vos lecteurs… Il est temps d’écrire un article sur ce que nous faisons, vous ne trouvez pas ?

Enfin un texte de projet de société simplement et clairement exprimé qui permettra à toute la population francophone du Québec de comprendre – lorsqu’il sera bientôt largement publicisé, aussi en anglais je l’espère, ce serait très profitable et très rassembleur pour les nombreux autres québécois – ce que peut être une gauche efficace.

Je suis à 100% pour cette gauche efficace, ce projet de société et ce type d’entrepreneuriat que vous venez de si bien décrire.

J’épouse pleinement votre vision et j’aimerais beaucoup, tout comme vous, qu’elle soit très »largement partagée et devienne un des mots d’ordre des sociaux-démocrates, donc du Parti québécois. »

Notons au passage que vous venez de donner ainsi au Partie Québécois le projet de société du siècle.

Merci beaucoup monsieur Lisée pour votre importante et constante contribution au possible devenir du Québec.

Correction éa mon commentaire # 12 précédent:

– entreprenariat et non entrepreneuriat,

– Parti Québécois et non Partie …

Ce que je retiens de tout ce babillage, c’est que la gauche DOIT absolument, par définition, être tentaculaire et centralisatrice alors que la droite laisse à l’individu toute la créativité et toute la LIBERTÉ de CHOISIR!!!

Définition plus « consciente » de droite efficace: » marasme, catastrophe planétaire ».

Si je n’ai pas de coeur, à quoi me servent mes deux mains? La gauche ou la droite.

En enfer, munis de trop longues baguettes, les individus n’arrivent pas à insérer dans leur bouche, les aliments disposés en abondance sur la table.

Dans le meilleur des mondes, les individus se servent des ces longues baguettes pour introduire les aliments dans la bouche de la personne assise en face…

Bien sûr, il s’agit d’une métaphore, simpliste, imparfaite démonstration mais le principe, selon moi, est fondamental.

Au lieu de cela nous regardons, indifférents, nos semblables souffrir, périr, à notre gauche et à notre droite!

Nous devons toutes et tous descendre dans la rue pour exiger les changements nécessaires, avant qu’il ne soit trop tard…

Assez c’est assez!

Les idées que vous énoncez ici M. Lisée et dans votre livre «Pour une gauche efficace» sont originales et valent la peine qu’on y réfléchisse. Sur le fond, ce que vous nous proposez M. Lisée est un programme complet de type social-démocrate. On y sent de la bonne volonté et une véritable préoccupation pour le bien commun des Québécois.

Certaines des idées que vous aviez déjà élaborées sur les coopératives et l’économie solidaire ont changé ma vision des choses. J’en suis venu à penser que l’avenir passe par des entreprises créées pour répondre aux besoins des gens et des communautés et dont les décisions sont prises démocratiquement par ceux qui y travaillent ou qui y collaborent. Dans un contexte de crise économique, de mondialisation et de délocalisation des entreprises, c’est ce genre d’entreprenariat collectif fortement enraciné qui redonne le plus vie aux villes et aux villages des différentes régions. C’est à mon avis surtout au sein de ces organisations que les travailleurs pourront «voir l’entreprise non seulement comme une froide machine à richesse, mais comme un lieu de vie et d’épanouissement pour ceux qui la font fonctionner et qui participent à sa réussite».

Vous mentionnez dans votre texte que «la compétitivité est le socle principal de notre prospérité collective». Je crois plutôt que c’est la qualité du travail accompli qui en est le socle. La compétitivité en sera un des résultats. Et la qualité maximale ne peut reposer que sur la pleine participation démocratique des travailleurs à l’entreprise et aux décisions qui la concerne.

Une rencontre Jeff Filion et Éric Duhaime présage de démagogie et rumeurs de toutes sortes car ces deux-la n’ont aucune rigueur …..

Votre texte est bien intéressant pour un intellectuel qui devrait le lire jusqu’au bout pour en saisir toutes les subtilités mais il aurait avantage à être simplifié « pour en faire mieux ressortir les idées principales » à l’intention du Québécois moyen pour ne pas qu’il se décourage avant la fin.

Comme le disait M. Péladesu, père, KISS.

L,idée de « gauche efficace » ets très rassembleuse mais comment faire entendre ce discours ?
il fait un peu « fleur bleue », genre « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil » mais je crois qu’il vaut mieux être optimiste que réactionnaire pour mettre de l’avant une idée qui rassemble.
la question demeure cependant, comment faire circuler ce discours?

Le sempiternel problème d’une bonne partie de la gauche, c’est qu’elle donne souvent l’impression d’être démesurément et bêtement collectiviste («communiste», «socialiste», «rouge» etc.). Cette gauche donne l’impression, erronée ou non, de ne voir que le collectif et de considérer les libertés individuelles, prétendument si chères aux droites, comme étant de la roupie de sansonnet.

Le défi de la gauche, c’est de développer une perspective solide et réelle, laquelle perspective pourrait se montrer capable de «concilier» le collectif et l’individuel.

Depuis des lustres et des lunes je me définis comme étant UN INDIVIDUALISTE SOCIALISTE. Réaction d’une partie majoritaire des potentiels alliés de la gauche: un rire méprisant et écrasant.

Réaction de très nombreuses personnes de droite: **«N’essaie pas de camoufler tes rêves collectivistes, et éventuellement staliniens, en nous faisant croire que tu te préoccupes des droits individuels. La droite est la seule force politique capable de bien garantir les droits individuels.»**

En somme, je devrais choisir: socialisme ou individualisme.

Et pourtant il est clair que le mot INDIVIDUALISME est mal compris, distordu, déformé et rapetissé. L’individualisme issu du siècle des lumières (et de nombreuses autres traditions philosophiques) en est un qui, de manière subversive, valorise le respect de l’individu humain, lequel doit jouir de très nombreux droits si ces nombreux droits ne vont pas à l’encontre du bien commun et de la solidarité sociale.

Il ne faut pas confondre l’individualisme et ses nombreuses «perversions», liées à une société néolibérale fondée, entre autres, sur la propagande publicitaire et sur la consommation. Le narcissisme, le nombrilisme et l’égocentrisme sont des dégradations de l’individualisme. Et las publicité ne cesse d’encourager cette «asocialité».

Quant au socialisme, c’est la reconnaissance élémentaire du fait que l’humain est un être social qui a besoin de vivre dans un univers marqué par la solidarité, l’entraide et la coopération. Dans ce sens l’État (dont il faut toujours se méfier) doit être l’un des agents qui organise et structure le partage et la solidarité. Mais l’État non soumis à la vigilance citoyenne risque toujours de devenir un monstre, éventuellement totalitaire

Quoi qu’il en soit, que l’on me trouve ridicule ou pas trop bête, je persiste et signe. Je suis UN SOCIALISTE INDIVIDUALISTE. ET je le resterai!

Et que la droite ne vienne pas me faire croire qu’elle valorise la personne humaine. Elle valorise le profit et c’est l’individu-consommateur qui ouvre la porte au profit. Quant à l’individu-citoyen, bien structuré et socialisé, la droite n’en a cure!

JSB, sociologue des médias

Gauche « efficace »: une gauche un peu moins à gauche, qui met un peu plus de temps à imploser.

Les chantres de l’égalitarisme me font sourire ces temps ci, leur monde craque de partout et bien évidemment ils blâment tous le capitalisme alors qu’en même temps ils tentent de réparer les dégâts en faisant marche arrière avec leur « modèle » socialiste ruineux.

Création de la richesse au Fonds de Solidarité de la FTQ? Vous voulez rire? Le Fonds a zéro de performance depuis 2000! Zéro. Combien ce fonds a couté en déductions fiscales au Gouvernement???

Bonjour,
Avec une gauche efficace, le Québec est condamné ou plutôt sera confiné ad vitam aeternam à rester dans le douillet confort de la Fédération Canadienne. Afin de percer l’antagonisme et la répulsion des québécois en général dès les années 1960 vis à vis du syndicalisme associé au Communisme et aux libéraux de l’époque, pour contrer cette haine viscérale des nationalistes québécois envers le syndicalisme, les syndicats québécois afin de se dédouaner de ce boulet s’affichèrent eux aussi nationalistes afin d’être accepté par ceux qui les méprisaient au plus haut point en étant plutôt corporatistes. Un peu comme Monsieur Pierre Péladeau fit à l’époque en s’affichant nationaliste afin de les avoir dans le détour et de les assujettit à son Journal de Montréal naissant qui prit une telle ampleur que le seuil du million de lecteurs fut vite fracassé. Encore une fois, les nationalistes se faisait récupérer par la flatterie et la flagornerie de quelqu’un qui les récupéra dans son giron en les amusant avec du sang, du sexe et du sport. N’est pas l’humoriste Monsieur Yvon Deschamps qui clamait : Les syndicats, kossé ça donne ? La vraie gauche des années 1960 était libérale et non pas nationaliste.
En effet, en s’affichant nationalistes eux aussi, les syndicats eurent l’intelligence requise pour faire tomber les défenses du nationalisme contre eux en simulant un combat pour la fameuse Cause Nationale eux aussi. Les syndicats d’alors vivaient un vrai militantisme libéral et réclamaient des hausses faramineuses des salaires et des conditions de travail.
Par ailleurs, avec la soi disant gauche efficace avec l’économie sociale, les mutuelles et les coopératives, les québécois devront se contenter de salaires aux alentours du salaire minimum avec la bénédiction de l’État. N’est pas le très fugace Monsieur Michel Chossudovsky, cet économiste Canadien enseignant à Ottawa qui dans sa chronique dans le MONDE DIPLOMATIQUE écrivait il y a quelques années que : MÊME LES SYNDICATS SONT DE DROITE AU QUÉBEC ! Et le tout à la face du monde entier suite au virage que le Parti Québécois fit prendre au syndicats au début des années 1980 en demandant à Ottawa d’ouvrir la Charte des Banques Canadiennes afin que non syndicats québécois à nous puissent devenir eux aussi des BANQUIERS en créant les FONDS DE SOLIDARITÉ.
En outre, avec ce tour de passe passe, les syndicats québécois tombèrent vite dans le corporatisme en étant banquier les lundis, les mercredis et les vendredis tout en se montrant syndicaliste les mardis et les jeudis en donnant des tapes dans le dos des travailleurs en leur disant : Lâchez pas, on va les avoir dans le détour ! Et toujours en négociant des conventions collectives à la limite du risible.
Finalement, pourquoi se péter les bretelles en se gargarisant d’avoir le plus haut taux de syndicalisation en Amérique du Nord ? Et pourquoi avec supposément le plus haut de syndicalisation avons nous les salaires les plus bas au sein de la Fédération Canadienne ? C’est bien simple car les syndicats du Québec syndiquent même les travailleurs au salaire minimum qui vont rester au salaire minimum en se contentant des hausses généreuses à grands coups de 50 cents donné par les gouvernements libéraux tandis qu’avec le Parti Québécois, les travailleurs se faisaient endormir par leur nationalisme en se contentant d’un pauvre 10 cents de hausse une année sur deux quand ils étaient chanceux. Avec l’économie sociale, les mutuelles, les coopératives et le corporatisme syndical beaucoup plus intéressé à ses taux de rendement dans les FONDS DE SOLIDARITÉ, le Québec est assuré de rester dans la Fédération Canadienne pour toujours en étant dépendant de l’Aide Sociale Canadienne qu’est la péréquation. Avec plus ou moins 44 % des québécois qui ne paient pas d’impôt avec des revenus trop bas, le fardeau fiscal reposant plus ou moins sur les seules épaules de la classe moyenne saignée à blanc par les déductions fiscales astronomiques prélevées sur les salaires hebdomadaires. Et OUI, comme Monsieur Michel Chossudovsky écrivait dans le MONDE DIPLOMATIQUE : MÊME LES SYNDICATS SONT DE DROITE AU QUÉBEC ! Merci au Parti Québécois qui a permit le tout en assurant que le Québec restera Canadien en vivant à tout jamais à ses dépens….. Au plaisir, John Bull.

Vous en connaissez des gouvernement ou des partis de gauche qui se présentaient comme la « gauche inefficace »? Pelletage de nuages typique.

Vous pourriez répondre aux dretteux Filion et Duhaime, qui ont raillé l’expression « gauche efficace », qu’on chercherait en vain un terme pour qualifier la droite, car elle est INQUALIFIABLE (dans le sens de « trop ignoble ou trop vile pour être nommée »).

Tout un programme! Exaltant! Une voie nouvelle enfin définie dans ses grands axes. Tout le livre de J.-F. Lisée est d’ailleurs dans cette veine précis, argumenté, solide & exaltant.

Ce qu’il faut maintenant: transformer tout cela en programme politique, à la fois électoral & pour notre future société souveraine.

Ce texte évoque aussi pour moi la devise de l’empereur romain Hadrien (76-138) telle que rapportée par Marguerite Yourcenar:

«Libertas, humanitas, felicitas»,
(Mémoires d’Hadrien,http://www.alalettre.com/yourcenar-oeuvres-memoires-d-hadrien.php)

qui pourrait bien être la devise d’un Québec souverain… Le latin nous évite les problèmes de traduction, n’est-ce pas?

Pourquoi pas une droite centrée sur l’avenir.
Je veux bien les remplacer mais il n’y a pas un parti qui réponde a mes besoins.
Je suis une personne à la fois conservatrice, innovatrice, créatrice et visionnaire. Donc je préfère investir mon temps, mes énergies et mes ressources dans des biens et relations durable. Je préserve mes acquis en prenant soin et
réaménage mon quotidien en apportant une touche d’originalté qui ne vient pas alterrer sa valeur.
Je préfère les maisons de bétons, sans cloisons fixes qu’on peut réaménager à l’infini sans créer de gaspillage ni briser. Les meubles se déplacent pour créer de nouveaux espaces faisant place a de nouvelles occupations. Je veux d’un parti qu’il reconnaisse la richesse de ce pays, préserve la valeur des gens, richesses et cultures qui s’y développent. Tout en faisant de la place au changement planifiés pour répondre aux nouveaux besoins de nos styles de vie, compositions démographiques, politiques et environnementaux. Car évidement on est aussi tributaire des changements qui se font à l’extérieur qu’à l’intérieur.
Tout est dans la durabilité (des matériaux, des liens et la préservation des acquis), la capacité de réaménager de l’intérieur (de se renouveller, d’adaptabilité) et dans la constance des efforts dans une vision d’avenir garant des acquis tout en développant et conceptualisant pour les personnes et les besoins futurs.
Ça n’a rien a voir avec la peur, ça a avoir avec le développement de capacité de créer des solutions et mettre a profit les acquis malgré les diversités des besoins.
Un mouvement complètement opposé a celui de la séparation, l’intégration des richesses, personnes et intérêts dans l’accomplissement d’un seul but commun avoir des conditions de vies favorables et compatibles à l’épanouissement des personnes en place tout en garantissant que les conditions y demeurent bonnes pour les générations futurs. Pouvez-vous construire le monde sans le détruire et faire en sorte de ne pas créer un développement qui augmente sans cesse une pression sur les ressources et les personnes de manière a détruire les possibilités d’avenir. Un parti responsable composé de personnes qui collabore avec la population et non une gang de m’a tu vu qui recherche le vedettaria. Facebook et cie c’est la résultante inévitable de l’individualisme a outrance quelle gang d’édonistes et narcissique. On peux tu avoir des représentant non nommé qui sont là pour mettre a profit des compétences.
Les forum c’est pour échanger des idées pourquoi vouloir tant de reconnaissance et mettant vos noms un lien avec votre facebook tant qu’à y être?Une droite CENTRÉE sur l’avenir

@Serge Bonin
J’ai visité votre site et commencé la lecture de votre proposition de constitution. Dès la lecture de ses premiers articles, j’ai noté de nombreuses fautes de français et plusieurs incohérences.

Si votre groupe était sérieux il ne mettrait pas en ligne un tel document. Et je vous conseille, avant d’inviter des personnalités comme M. Lisée à lire et commenter votre projet à travers vos écrits d’y mettre un peu plus de sérieux, sinon vous vous ferez tailler en pièce.

Benoit Carré

Très bon texte et bonne analyse que je partage sur bien des points. J’ajouterais peut-être dans la section « Le rapport au privé et au public » (peu développée) un passage sur une certaine décentralisation vers les instances locales. Et je préciserais qu’aider l’entreprise privée veut dire PME québécoise et non les grosses transnationales, ni même les déjà trop gros conglomérats « québécois » (Power Corp, Québécor, etc.): il faut aider la classe moyenne à renverser la vapeur qui concentre « l’entreprenariat » entre quelques mains (depuis 1982, l’espace occupé par les PME et les coopératives a très largement été « conquis » par des « gros » (c’est la logique de la globalisation néo-libérale)).

Curieusement, je trouve de nombreuses analogies entre ce programme et celui de QS. Il est beaucoup question de développer un milieu où il fait bon vivre, où la logique de marché ne remplace pas la solidarité (sans faire disparaître l’entreprise privée), de soutien aux petits entrepreneurs (si je vous lis bien), de protection des travailleurs et des citoyens, de démocratie, de réduire l’exclusion sociale, d’économie de proximité, d’un état fort mais à l’écoute de ses employés et des citoyens, etc.

Merci Jean-François pour ce texte remarquable. Et pour ce petit coup de chapeau au passage au Fonds de solidarité FTQ. J’ai quitté mon beau métier de journaliste, en 1983, pour participer à la mise sur pied du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) – comme on l’appelait à l’époque – et je ne l’ai jamais regretté. J’y étais allé pour trois mois, afin d’aider à son lancement, et j’y suis resté presque dix ans… Je dis toujours que le Fonds est ce que les syndicats ont fait de mieux au Québec depuis le début des années 80. Car ce projet a contribué non seulement au maintien et à la création d’emploi mais à un changement des mentalités que j’ose qualifier de «révolutionnaire» dans les milieux syndicaux. Au plaisir de vous lire encore.

@John Bull
Si je vous comprends bien, ni la gauche québécoise ni la droite québécoise ne trouvent grâce à vos yeux. Ni les syndicats ni le patronats d’ailleurs. Et si je me rappelle bien d’anciens commentaires faits en votre nom, ni les fédéralistes québécois, ni les souverainistes québécois ne méritent votre grâce.

Se pourrait-il, M. Bull que mettiez toute la population québécoise dans le même moule. N’est-ce pas là du racisme M. Bull ?

Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ce texte?! Je ne vois vraiment pas la différence entre l’ancienne et la nouvelle gauche »efficace », à part l’insertion du mot »individu ».

@ Baribeau # 20

100% d’accord avec vous sur toute la ligne.
Le concept d' »individualisme » est tellement galvaudé.
La liberté et l’individualisme ne sont pas de propriétés de la droite.

Bonjour Jean-Francois,

Bon texte.

Il serait trop long de vouloir discuter ici des développements et sujets additionnels que je proposerais dans un Projet de société pour le Québec. Ton texte y contribuerait définitivement.

Voici quelques brefs commentaires. Il serait indiqué de traiter plus en détail de la place du Québec dans le nouveau contexte d’intégration, de mondialisation et de réchauffement climatique et de ses objectifs et de son rôle (important quoique limité) dans le développement économique,écologique et social de nombreux pays qui profiteront et souffiront de ces phénomènes qui nous affectent. Les gens du CERIUM ne sont certainement pas a court d’idées sur ces sujets!

Un peu plus de souci pour les défis que pose le vieillissement de la population sujet que tu as souvent soulevé.Une discussion du rôle de l’immigration en découle.

Une élaboration des grandes lignes d’un modèle de gouvernance dans lequel les objectifs rôles…. de divers acteurs au niveau local régional et national serait aussi intéressante. Un sujet qui pourrait aider dans les disucssions et solutions à nos problémes actuels de gouvernance.

Bonne réflexion et au plaisir de te lire a nouveau

Pierre-Paul Proulx

@ Alexandre Bilodeau, votre commentaire # 9,

Je trouve que votre commentaire est très sage, surtout lorsque vous dites : »Mais je crois qu’avant de songer souveraineté, nous devons d’abord nous affranchir de ce BS fédéral qu’est la péréquation ainsi que d’une très bonne partie de la dette. »

et j’apprécie beaucoup votre description de la droite de même que votre position de centre efficace réaliste.

====================

Pour moi, la droite érige les droits individuels en droits absolus, dans la négation complète des valeurs sociales des collectivités.

La droite n’est ni plus ni moins qu’une bâtisseuse de chaos social qui ne peut que ramener l’humanité à un état primitif de confusion, de désordre général, de fin de toute humanité et de fin du genre humain tout court.

La droite, graduellement poussée à l’extrême, tend à tuer, de plus en plus violemment, les constituantes de l’amour humain et élimine conséquemment toute possibilité de vivre-ensemble.

===================

La seule façon d’assurer un vivre-ensemble-harmonieux à mon avis, permettant de vivre dans la dignité, la paix et la propérité, est d’adopter des attitudes et des positions équilibrées de centre efficace réaliste ou de gauche efficace telle que nommée et si bien décrite par Jean François Lisée.

Ajout à mon commentaire de réponse au commentaire # 9 d’Alexandre Bilodeau,

J’ai beaucoup apprécié le passage suivant de votre commentaire :

» Une conception complètement démentiellement absurde de l’humanité qui dit que l’individu a tous les droits, mais qui ne parle jamais de ses devoirs.

Comme un sac que l’on se met sur la tête et qui vous fait ignorer ou percevoir vos 7 milliards de colocs comme autant d’obstacle à votre égo démesuré.

Comment acheter cette monstrueuse logique totalement auto-destructrice? Une logique qui fait de l’individu un vampire insatiable légitimisé. »

=================

Si nous voulons vivre harmonieusement en société, nous devons naturellement ou obligatoirement reconnaître que LES DROITS INDIVIDUELS ENTRAÎNENT OBLIGATOIREMENT DES DEVOIRS SOCIAUX.

Mais cela, les droitistes ou libertariens ne veulent absolument pas, par pure égoïsme démesuré ou pour quelqu’autre(s) obscure(s) raison(s) le reconnaître.

Bonjour,
Soyons sérieux ! Comment voulez vous que la FTQ et la CSN qui prêtent de l’argent à des taux plus élevés que les banques dans du capital de risque ont à coeur la hausse des salaires des employés et de meilleures conditions de travail quand c’est le taux de rendement qui importe le plus avec les salaires le plus bas possible et la productivité de ces mêmes travailleurs au maximum car le montant investi dans le capital de risque vaut bien plus avec des salaires plus bas et une productivité accrue au max. Au plaisir, John Bull.

@ Benoit Carré,
Ce « projet de constitution » que vous avez lu n’est qu’une première proposition de ce que pourrait être le Québec en dehors de la Constitution canadienne. Tout ce qui est sur le site constitue pour nous la base de propositions sur lesquelles nous sommes très ouverts à discuter et attendons d’ailleurs les commentaires de tout un chacun pour pousser plus loin les prémisses. Si vous y avez aperçu quelques erreurs, j’en suis bien navré… mais si vous aviez poussé plus loin votre investigation, vous auriez vu que c’était le dernier document qu’il nous restait à corriger. Ceci dit, que vous n’osiez pas les relever et concluiez à un manque de sérieux général témoigne d’une absence de constructivisme bien désolant. Nous souhaitons bâtir le Québec main dans la main et non en en s’essuyant les pieds sur le perron de l’autre, ce que les citoyens reprochent à la politique actuelle. Je vous encourage à bâtir avec nous plutôt qu’à tenter de détruire. À moins bien sûr que vous soyez partisan d’un autre groupe, auquel cas je ne puis rien dire d’autre que: « 44% des élécteurs n’ont pas voté la dernière fois… »

Une gauche efficace ou une droite lucide ? Ce que vous proposez est beaucoup mieux que ce qui est en place présentement. Mais ce n’est pas suffisant selon moi. On ne part pas en haute mer en chaloupe ! C’est mieux qu’un pédalo, mais ça nécessite une embarcation plus convenable. Surtout que la mer sera très agité dans les prochaines années…

Pour la gauche, la droite est systématiquement extrémiste. La droite québécoise est économique, lucide, et plus centré. Elle conserve le côté socialiste, mais priorise l’économie. C’est ce à quoi je crois. Les québécois n’iront jamais plus loin que cette droite. Si on veut des programmes et des services, ils doivent être rentables d’abord. Sinon, tôt ou tard ils sont voués à l’échec. Il est temps que les gens se prennent en main, qu’il se responsabilise et que l’état leur laisse des choix. Pas de programme imposé et déficitaire.

Le problème avec la gauche, qu’elle soit « efficace » ou non, c’est qu’elle crée une classe dirigeante que l’on appelle des « oligarques », et ces derniers font la même chose que faisaient les rois…ils s’approprient la richesse des autres, et la redistribuent à leur guise, après bien sûr, avoir pris leur part, c’est-à-dire, après s’être enrichis avec l’argent du peuple, ils en redistribuent une infime partie…

D’ailleurs, regardez ce qui s’est produit dans les pays dits « socialistes » ou « communistes » comme par exemple la Roumanie, sous Causcescu…

Cet « oligarque » a monté tous les échelons, de la pauvreté à la richesse, par le biais du parti communiste, pour devenir le Président de la République, et ensuite, il a prétendu être en froid avec les communistes russes, alors que c’était faux…

Puis, il a fait « mourir de faim » son propre peuple, pendant qu’il croulait sous la richesse et passait la plupart de son temps à la chasse…

Pierre-Elliot Trudeau ( un admirateur de tous les régimes communistes que ce soit Cuba, la Chine, etc. ), lui a même fait parvenir une dizaine d’ours grizzlis « vivants », pour que Causcescu puisse les abattre lui-même pour son bon loisir et divertissement, avec ses « camarades » et sa famille, qui par ailleurs, occupait presque tous les postes de direction du gouvernement…

Heureusement, la chute du mur de Berlin a provoqué une révolution en Roumanie, et ce « dictateur communiste » a finalement été exécuté par son peuple, presque sans procès
(procès sommaire) avec sa femme, le 25 décembre 1989…

Depuis, La Roumanie tente désespérément de s’en sortir, et de se remettre des terribles séquelles de cette dictature…

C’est ça la gauche, c’est un système de « monarchie » élue, où un petit groupe d’individus appelés des » oligarques », s’approprient le pouvoir, et par la suite, installent leurs assises, le peuple étant devenus leurs « sujets »…

Mais on parle peu des horreurs des « régimes communistes », au Québec…

C’est peut-être parce que certains ont peur que le peuple se réveille et se révolte…

Mr Lisée,

Même si vous êtes de la gauche, permettez-moi de vous dire que je suis un ancien MSA et péquiste de 33 ans. J’ai décroché avec la loi inique des fusions forcées qui m’a fait perdre mon identité municipale de « madame Harel….). J’ai alors regardé le bilan du PQ et je me suis demandé pour quelle raison j’avais appuyé ce parti socialiste-gauchiste pendant toutes ces années : un parti qui a abandonné les cours d’histoire de telle sorte que nos jeunes ne savent plus d’où ils viennent, ne connaissant ce qu’est la loi 69 de Jean-Jacques Bertrand, ni la crise d’octobre, ni ce qui se passe au Québec depuis 1960. Vive la réforme scolaire de «la Pauline». Le SPQ-libre a pris toute la place et les Monique Richard, socialistes à outrance, aussi. Je ne veux pas d’un pays dirigé par cette gogauche qui a fait augmenter de façon exponentielle la fonction publique inutile du Québec et a, par le fait même, augmenter les budgets et la dette du Québec.
On taxe la classe moyenne pendant que la frange socialiste s,est enrichie à coup de subventions.

Nous sommes écoeurés de payer. Il faut que cela arrête. Et le jour n’est pas loin où les agences de crédit vont nous rappeler à l’ordre et demander de cesser ces dépenses inconsidérées. Si j’en avais les moyens, je quitterais ce navire perdu et tordu où l’on traficote les chiffes pour nous faire accroire que le décrochage scolaire, majoritairement par les garçons, est si peu élevé.

Nous sommes une société vouée à l’échec et à la mise en tutelle par les prêteurs d’argent que les socialistes réprouvent comme en Grèce ou en Irlande et qui vont nous rappeler à l’ordre.

@ Jean François Lisée,

Votre excellente ébauche de projet de société sociale-démocrate pour le Québec (pour une gauche efficace, un centre de gauche efficace ou un centre efficace, c’est le mot EFFICACE que je retiens) mérite vraiment d’être précisée de façon détaillée au cours des prochaines années pour devenir concrètement applicable, viable et efficace à court, moyen et long terme dans toutes les sphères d’activités de l’État québécois.

Je crois qu’un tel projet est concrètement réalisable, avec le support du gouvernement qui acceptera d’en faire un de ses chevaux de bataille pour réaliser l’équilibre budgétaire et rembourser graduellement la dette, avec le support de la population, la collaboration des syndicats et des employés des secteurs publics et parapublics et avec la collaboration, PAR EFFET D’ENTRAÎNEMENT, des chefs d’entreprises, des syndicats et des employés du secteur privé.

Ce serait, je crois, notre meilleure solution pour sortir de l’impasse budgétaire vers laquelle nous avançons rapidement et sûrement à moyen terme et pour nous permettre de rembourser graduellement la dette gouvernementale, plus rapidement que le Japon espérons-le.

@BenoitCarré
J’ai lu avec beaucoup d’attention le site de Monsieur Bonin et sauf le respect que je vous dois, je vous trouve tout petit de critiquer ainsi ce site rempli de mesures fabuleuses et d’idées excellentes.
Vous arrêter sur 2 fautes d’ortographe démontre votre petitesse d’esprit et votre manque d’ouverture.
@SergeBonin
J’aimerais connaître davantage votre mouvement et je vais vous téléphoner car j’ai relevé votre téléphone. Je suis un ex du Pq et la vidéo que j’ai vu dans votre site et la teneur des propos du Monsieur dont je ne me souviens pas du nom est stupéfiante d’espoir pour tous les québécois.
On retrouve exactement les propos de Monsieur Lisée dans votre site. Fait il parti de votre équipe ?

Gauche efficace !!!! Ça veut dire quoi ? Comme le dit M. Bouchard plus haut Est-ce que la droite est efficace quand on voit le résultat de la gestion de la droite?

Être efficace, Est-ce que cela veut dire trouver le bon moyen pour prendre le pouvoir ???? Je vois aussi d’autres qui décrivent encore la gauche en citant les régimes soi-disant communiste de Causescu ou de l’URSS. Peut-on tenter de faire des nuances SVP Pinochet se disait catholique doit-on commander tout le catholicisme à cause de Pinochet et de ses semblables? Une dictature est une dictature et ceux qui ont pris le pouvoir se sont servis des structures en place pour s’installer tout simplement. Je vous fait remarquer que Jacques Olivier avant d’être le ministre libéral, le maire de Longueuil , le propriétaire d’un concession automobile était un syndicaliste militant doit-on se fier sur lui pour juger du syndicalisme?

Alors pour rendre la gauche plus efficace, je pense qu’il faudrait jaser avec la gauche plutôt qu’avec des gens de droite qui trouve les idées de gauche séduisante pour une campagne électorale, comme peut le faire Legault. ON trouve l’état trop lourd actuellement , c’est vrai . Est-ce la faute de la gauche ? Ou de la droite qui a concédé certains privilèges de protection sociale à la population tout en gérant ces privilèges avec des concepts de gestion centralisateurs de la droite.
Les principes de la gauche sont corrects, il ne faut pas les dissoudre encore plus qu’ils le sont par les partis qui se disent sociodémocrates, mais plutôt y ajouter des idées décentralisatrices, qui sont au départ des idées de gauche mais rarement appliquées

Complément à mon commentaire précédent # 43,

1) Un Mouvement social-démocrate de Gauche, de Centre ou de Centre-Droit Efficace devrait s’atteler dès maintenant ou dans peu de temps à détailler le projet de société que vous proposez ou tout autre projet de société de Gauche, de Centre ou de Centre-Droit Efficace qu’un autre groupe social-démocrate pourrait proposer,

2) le Parti Québécois ou tout éventuel Nouveau Parti social-démocrate devrait, dès maintenant, tout mettre en oeuvre pour préparer l’application du projet de société qu’il désire ou qu’il pense adopter officiellement d’ici les prochaines élections et ce. pour pouvoir l’inclure dans son programme de gouvernement,

3) bien entendu, il ne sera pas question de promouvoir de référendum sur l’indépendance du
québec tant que la majorité de la population n’en voudra pas et, très préférablement, tant que le Québec n’aura pu s’affranchir de toute rentrée de fonds provenant de la péréquation et tant que la dette ou 75% de la dette brute du Québec ne soit remboursée.

Ajout de clarification au complément de mon commentaire # 43,

Je remplace le point 3) par le suivant :

3) bien entendu, il ne sera pas question de promouvoir de référendum sur l’indépendance du
Québec :

– tant que la majorité de la population n’en voudra pas et,

– tant que le Québec n’aura pu s’affranchir de toute rentrée de fonds provenant de la péréquation et que la dette totale du Québec, incluant la dette brute du Gouvernement du Québec et la part du Québec de la dette totale du Canada, ne soit remboursée.

@Steeve Tremblay

Vous parlez d’étroitesse d’esprit. Je parle de fierté,de respect et de cohérence.
Le projet peut-être tout à fait intéressant mais sa présentation est aussi importante. L’adage disant qu’on a rarement une deuxième chance de faire une première bonne impression reste toujours vrai aujourd’hui.
La recherche de l’excellence devrait être une valeur importante dans notre volonté de créer un pays, une nouvelle société.
Quand on présente un document officiel au public, il me semble qu’on devrait au moins corriger ses fautes de français. J’appelle ça se respecter soi-même.
Si vous êtes intéressés par le travail que font les personnes qui présentent ce document sur Internet offrez-leur vos services comme correcteur. Ça sera plus productif que de m’insulter.

Salutations,

Benoit Carré

Je suis de plus en plus enclin à considérer l’économie sociale basée sur les principes coopératifs comme une avenue à privilégier pour notre société.

Est-ce gauche ou droite ? droite ou gauche ? Peu m’importe. Ce que je vois comme un cancer c’est le capitalisme sauvage et cupide qui finira par détruire jusqu’à notre planète.

Comment sortir du capitalisme qui pousse vers la surconsommation, l’endettement et à terme la faillite, même celles des États ? La recherche perpétuelle du profit n’est pas plus logique que la vente pyramidale que, fort justement, on réprime.

Pourquoi rester dans une pensée binaire, gauche ou droite, alors que d’autres avenues peuvent se présentées à nous, en autant qu’on accepte de sortir de nos ornières traditionnelles ?

Question : le mouvement Desjardins avec ses milliards en actif, est-il de gauche ou de droite?

A. Labelle

Bonjour ! Bloguistes de JFL.
J’aurais aimé repondre à cette longue intro. sur la « Gauche Efficace » : oui ou non; et analyser ce texte impossible à « imprimer ».

Malheureusement, il y a tellement de positions, de part et d’autre, que j’en perds un peu mon latin. J’irai donc à l’essentiel – puisque j’ai votre livre traitant de ce sujet particulier que je vais relire pour me rendre compte encore de mon adhésion à cette « Gauche Efficace ». J’irai donc à l’essentiel pour le moment. Dieu merci, Joseph Facal – que je croyais bien en selle comme lieutenant général de Franços Legeault- c’est retiré pour être encore plus à droite/droite gauche que gauche. Mais pâle copie de « Liberté Québec ». Habituellement, lorsque Josehh Facal est bien en selle; on peut dire que la tête du Général
Legeault ne roulera pas sur l’échafaud. Ç’a de pris pour l’ensentiel. Puis, merci à Lisée pour sa franchise envers les « mots d’ordre » retournés aux auteurs mais qui font, toutefois, préciser ses propres « mots d’ordre » et évaluer sa propre démarche envers la « Gauche Efficace ».

Puisque je n’ai envi de compter mon cheminement MSA pour souspeser l’enviable « Gauche Efficace », ni celle plus « à gauche » de Legeault ou non; du droit intéressant du « collectif pour la protection du droit individuel et de ses devoirs »
que j’ai toujours eus Dieu merci. Beaucoup plus par instinct qu’autrement. Merci de me donner envi de rester sur la brèche envers la sociale démocratie, face à cette « mondialisation » de la droite qui n’en finit plus avec la 2e Crise monétaire et financière. toutes deux nées aux É.-U. Au tout prochain chapitre; salutations à tous.

Du fun avec les dictionnaires. Vous avez écrie :

« j’ai du me rendre à l’évidence que le mot “efficace” exprimait le mieux la direction à prendre et répondait le mieux aux attentes de saine gestion exprimée par une partie des citoyens. »

Je veux juste faire le point qu’en faite « gauche efficace » est un terme un peu fautif. Au lieu de « gauche efficace », ça devrait être « gauche efficiente ». Mais je vois pourquoi vous avez choisi « efficace » au lieu de « efficient ». C’est juste des économistes qui utilisent le deuxième mot, il me semble en tout cas. Je me suis déjà abstenu avec des personnes ici même sur l’existence de ce mot.

Donc un coup d’œil dans les dictionnaires résout le problème. Dans Le Petit Robert 2011, nous voyons :

1 EFFICACE adj. 1. Qui produit l’effet qu’on en attend. 2. (PERSONNES) Dont la volonté, l’activité produisent leur effet, aboutissent à des résultats utiles.

2 EFFICACE n.f. VX ou LITTÉR. Efficacité.

EFFICACEMENT adv. D’une manière efficace.

EFFICACITÉ n.f. 1 Caractère de ce qui est efficace. 2. Capacité de produire le maximum de résultats avec le minimum d’effort, de dépense. 3. COUR. Caractère d’une personne efficace, d’un comportement, d’une action efficace.

EFFICIENCE n.f. ANGLIC. (ÉCON ou ABUSIF) Efficacité, capacité de rendement.

EFFICIENT, IENTE adj. 1. PHILOS. Cause efficiente, qui produit un effet (opposé à cause finale). 2. ANGLIC. (ABUSIF) Efficace, dynamique, capable de rendement.

Et voilà, les mots efficent(e) et efficience sont considérés comme des anglicismes qui sont utilisés principalement par des économistes. Sauf que Le Petit Robert est la référence ultime pour le français en France. Au Québec, par contre, nous avons « le Multi Dictionnnaire de la langue française [qui] constitue un mode d’emploi complet adapté au contexte particulier du Québec » ( http://www.pubgouv.com/lexiques/multidict.htm )

Dans le Multi Dictionnnaire (4e éd.) nous voyons :

EFFICACE adj. 1. Qui produit l’effet attendu. SYN. actif. 2. Se dit d’une personne qui agit vite et bien.

EFFICACEMENT adv. De façon efficace.

EFFICACITÉ n.f. 1. Qualité d’une personne, d’une chose efficace. SYN. action.  Ne pas confondre avec le nom efficience, rapport entre ce qui est réalisé et les moyens mis en œuvre. 2. Degré de réalisation des objectifs d’un programme.

EFFICIENCE n.f. Rapport entre ce qui est réalisé et les moyens mis en œuvre. SYN. rendement.  Ne pas confondre avec le nom efficacité, degré de réalisation des objectifs d’un programme.

EFFICIENT, IENTE adj. Qui donne un bon rendement, qui donne de bons résultats.

Selon le Multi, le mot efficace veut dire qu’une action est faite vite peu importe combien de ressources sont utilisées. Le mot efficient veut dire quelqu’un a fait le même travail que quelqu’un d’autre en utilisant moins de ressources.

Prenant en exemple assez morbide, les bombardements de Dresden et de Hiroshima ont était a peu prêt la même en terme d’efficacité, c’est-à-dire les deux villes ont été incinérée. Mais, le bombardement de Hiroshima a été beaucoup, mais vraiment beaucoup plus efficient.

Note aux lecteurs : je fais la morale à M. Lisée ici mais vous n’aviez pas la droite de la faire à moi. Je suis américain et le texte est le résultat de cinq ans d’études informels du français et le correcteur d’Antidote. Mais j’apprécie beaucoup des commentaires constructifs.

Les plus populaires