Monique Gagnon-Tremblay, la négociatrice

Les syndicats des 475 000 employés de l’État ont une adversaire coriace devant eux à la table de négociations des nouvelles conventions collectives.

Monique Gagnon-Tremblay, la négociatrice
Photo : Jacques Boissinot/PC

Sous ses dehors réservés, la présidente du Conseil du Trésor, Monique Gagnon-Tremblay, a depuis longtemps fait la preuve qu’il ne fallait pas la sous-estimer. Elle dit vouloir préférer la discussion à l’affrontement et fait le pari de conclure les négociations, sans décret (contrairement à la dernière fois), avant le 31 mars.

Âge

Elle fêtera ses 70 ans en mai. Elle semble avoir pris au pied de la lettre la volonté du gouvernement d’inciter les Québécois à repousser l’âge de la retraite.

Lieu de naissance

Plessisville. Elle a été duchesse du Festival de l’érable du coin en 1960. Elle pratiquait le notariat à Ascot Corner avant de se lancer en politique.

Carrière politique

Doyenne des députés à l’Assemblée nationale, elle siège depuis 1985 sans interruption. Elle en est à son septième mandat comme députée de Saint-François, circon­scription voisine de celle de Jean Charest (Sherbrooke).

Faits d’armes

Première femme à occuper le poste de ministre des Finances (1993-1994) et de chef de l’opposition officielle (1998). Parmi les principaux postes ministériels occupés dans le passé : Relations internationales, Immigration et Condition féminine. On lui doit la loi controversée sur le partage du patrimoine familial (1989). Elle s’était soustraite à cette loi, ce qui avait soulevé un tollé.

Influence

Elle a joué un rôle clé pour convaincre Jean Charest de s’engager en politique provinciale, en 1998. Elle a facilité son apprentissage des rouages de la politique québécoise et du Parti libéral du Québec. Alliée inconditionnelle du premier ministre, elle est l’un des rares membres du Cabinet à pouvoir choisir le ministère qu’elle veut diriger.

Citation

« Actuellement, je lis, j’écoute, je travaille. Méfiez-vous des eaux tranquilles. » (20 janvier 2010, à propos de la volonté du gouvernement de sabrer dans les dépenses malgré les demandes salariales des syndicats.)

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