Pierre Moreau va trop loin

À défaut d’en faire des partenaires à part entière dans le développement du Québec, l’État devrait au moins respecter le peu de pouvoirs dévolus aux municipalités. Un principe est clair : il n’appartient pas au ministre Pierre Moreau de déterminer les taux de taxation en vigueur dans les municipalités, dit Brian Myles.

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Vivement les vacances. La réforme des régimes de retraite et le pelletage de responsabilités par Québec dans la cour des municipalités ont achevé ce qu’il restait de sérénité dans le débat public. Un peu de recul et d’air frais vont faire du bien.
Politique

Cette semaine, la mairesse de Longueuil, Caroline Saint-Hilaire, et son homologue de Laval, Marc Demers, ont décidé de faire porter l’odieux des augmentations de taxes de 3,9 % et 3,2 % sur le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau.

Lors de la présentation des budgets, Mme Saint-Hilaire et M. Demers ont clairement indiqué à leurs concitoyens qu’environ le tiers de la hausse de taxes (1,2 %) en 2015 était imputable au transfert de responsabilités du gouvernement Couillard.

La partisanerie crève les yeux dans cette affaire. Deux maires aux sympathies péquistes avouées, Mme Saint-Hilaire et M. Demers, ont décidé de faire porter au ministre Moreau le costume du fossoyeur. L’affaire aurait dû en rester là.

M. Moreau, déjà échaudé par la bataille sur les régimes de retraite, n’a pas su s’élever à la hauteur de sa fonction. «Dire que l’effort demandé avec le pacte fiscal est une justification pour une augmentation des taxes, c’est prendre les gens pour des crétins !» a-t-il dit à bout de patience.

Pierre Moreau est la cible de toutes les injures et calomnies depuis qu’il a piloté la nécessaire réforme des régimes de retraite dans le secteur municipal. Un policier de Montréal a même été arrêté après l’avoir menacé de mort. C’est dire combien le climat est pourri.

Ces tensions n’excusent pas le ton du ministre, ni son emportement. En riposte à la fronde orchestrée par le tandem Saint-Hilaire–Demers, M. Moreau a tout de suite menacé de couper les vivres aux municipalités qui oseraient augmenter les taxes et attribuer leur geste aux compressions de Québec.

Il les a invitées à refaire leurs devoirs, soit en puisant dans leurs surplus, soit en coupant dans les dépenses pour atteindre l’équilibre. Il s’est même dit prêt à retenir des transferts fiscaux prévus pour Longueuil et Laval, et à rembourser directement les contribuables lésés par les augmentations de taxes si nécessaire. Une tutelle déguisée, quoi.

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) y voit à juste titre une «déclaration de guerre». «Est-ce que la transparence, c’est dire seulement ce que le ministre veut entendre ?» a raillé la présidente de l’UMQ, Suzanne Roy.

M. Moreau passera certes pour un grand réformateur au sein du gouvernement Couillard. Il a su manœuvrer habilement contre les syndiqués municipaux pour faire adopter le projet de loi 3. En dehors des cercles du pouvoir, il est en voie de s’aliéner les élus municipaux, avec lesquels il doit pourtant maintenir un dialogue essentiel.

Les élus locaux sont en droit de s’indigner. Ils ont si peu de marge de manœuvre, si peu de pouvoirs face au tout puissant gouvernement du Québec.

Qu’ils soient péquistes ou libéraux, les gouvernements ont toujours refilé des factures à des municipalités impuissantes, sans leur donner vraiment de nouvelles sources de revenus pour qu’elles puissent s’acquitter de leurs nouvelles missions.

Certes, les fonctionnaires municipaux sont payés 38 % plus cher que dans la fonction publique provinciale. L’écart salarial n’explique pas tout. Il ne saurait être évoqué à tout vent pour traiter les maires d’irresponsables et s’arroger un droit de gérance sur leurs affaires courantes.

À défaut d’en faire des partenaires à part entière dans le développement du Québec, l’État devrait au moins respecter le peu de pouvoirs dévolus aux municipalités. Un principe est clair : il n’appartient pas au ministre Moreau de déterminer les taux de taxation en vigueur dans les municipalités.

Puisqu’il n’est pas encore question d’abroger la Loi sur les cités et villes et de nommer les maires par décret, le ministre doit reprendre ses esprits et faire preuve d’un peu plus de respect pour la démocratie municipale. Il doit respecter leur autonomie… pour ce qu’il en reste.

Lors de son discours inaugural, le premier ministre Philippe Couillard a envoyé un tout autre signal. Il annonçait son intention de transformer les relations avec les municipalités, et de reconnaître leur rôle de proximité. Une promesse à ranger au rayon des 250 000 emplois.

* * *

À propos de Brian Myles

Brian Myles est journaliste au quotidien Le Devoir, où il traite des affaires policières, municipales et judiciaires. Il est présentement affecté à la couverture de la commission Charbonneau. Blogueur à L’actualité depuis 2012, il est également chargé de cours à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). On peut le suivre sur Twitter : @brianmyles.

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Il est grand temps de faire le grand ménage et mettre fin à ces milliers de petits barons locaux que sont les maires et échevins. Le gouvernement devrait entreprendre une refonte de la Loi sur les municipalités et l’aménagement du territoire pour fusionner toutes les petites villes sous le chapeau des MRC. Il s’ensuivrait des meilleurs suivis parce que beaucoup moins de personnes à surveiller.

Une baisse des possibilités de copinage, passes droits, collusion, fraude et autres magouilles qui plane constamment au-dessus des petites municipalités.

Un développement de ressources locales (avocats et ingénieurs, informaticiens et autres professionnels) qui ne peuvent être engagées parce que la presque totalité des municipalités ne peuvent se les payer et donc moins de contrats et mandats octroyés à grands frais à des bureaux de professionnels de tout acabit qui ne carburent que par les milliers de dollars qu’ils facturent pour la moindre insignifiance.

Une baisse et meilleure utilisation des équipements et donc de bien meilleurs coûts d’entretien. Une réduction des employés qui seraient mieux utilisés. Beaucoup moins d’immeuble à construire et entretenir.

La possibilité d’avoir de véritables postes de pompier avec des équipements adéquats et pompiers véritablement formés.

Un meilleur pouvoir d’achat pour tous les biens et services utilisés par les municipalités dont l’informatique est devenue un véritable boulet dans les budgets. Et bien d’autres économies.

Des milliards de dollars par année, à chaque année. Vous voulez des économies et bien en voilà.

« Il s’ensuivrait des meilleurs suivis parce que beaucoup moins de personnes à surveiller. » – Même après les fusions municipales et le constat que les structures ne se sont pas allégées, vous continuez de croire que de fusionner ces organisations va permettre de les simplifier? Parce qu’on compte sur les doigts d’une main le nombre de municipalités qui seraient maintenant divisés en MRC, la quasi totalité seraient regroupées. C’était pourtant la promesse des fusions municipales et si le contraire ne s’est pas produit, les gains en efficiences se font encore attendre. Du moins, je ne connais pas d’exception.

« Une baisse des possibilités de copinage, passes droits, collusion, fraude et autres magouilles qui plane constamment au-dessus des petites municipalités. » – Même dans votre utopie de gestion légère il en serait tout autrement à l’extérieur de Montréal. Il y aurait beaucoup moins de gens à corrompre pour obtenir des contrats beaucoup plus gros.

Honnêtement, pratiquement tout ce que vous écrivez relève de l’utopie pour la très grande majorité des municipalités. Si au moins vous preniez la peine d’expliquer comment on en arriverait à ces réductions, ou mieux encore : pourquoi ces exemples relèvent du miracle puisque c’est l’impression que vos propos donnent.

Monsieur Lussier

Je vois que vous n’avez pas suivi la Commission Charbonneau puisque le nombre de municipalités ayant des problèmes de collusion se compte par près d’un millier. Ce sont de toute façon les mêmes grandes entreprises de construction et les boîtes d’ingénierie de la région de Montréal et Québec à qui sont octroyée la presque totalité des contrats en milieu rural et régional. Nous sommes donc loin de l’utopie dont vous invoquez sans à propos.

Je travaille avec un groupe de huit personnes à la rédaction d’un mémoire dédié au ministre des Affaires Municipales et de l’aménagement du territoire. Il serait beaucoup trop long d’expliquer sur ce blogue, les détails contenus dans un document qui a plus de 400 pages présentement et devrait atteindre les 650 lorsque nous aurons terminé vers mars 2015.

Je me permettrai quand même de vous donner un exemple rapide. Une MRC de 10 municipalités sauverait beaucoup en terme des coûts en administration, en informatique, en bâtiments, en logistique, en frais d’avocats et ingénierie, en équipements mobiles en utilisant tous les auto et camions et autres véhicules à plein temps au lieu de voir ces mêmes équipements stationnés dans les cours des 10 municipalités à 20%, 30%, 40% voire plus de temps.

Achetant plusieurs unités mobiles, la MRC aurait un bien meilleur prix, tant pour les véhicules que pour les pièces. Etc. Il n’est pas difficile de comprendre que 10 administrations coûtent beaucoup plus qu’une seule. 10 maires, 10 fois plus d’échevins, 10 directeurs des travaux publics, 10 directeurs des finances, 10 directeurs du service des taxes, 10 directeurs de ceci et cela et autre chose et quoi d’autre en plus. C’est la même chose pour tous sous-directeurs et les employés qui servent les causes disparates de ces petits barons locaux.

Vous invoquez sans avoir compris comment le processus des fusions fut fait à l’époque (2000-2002) et peut dire sans ambages que s’il y a des problèmes pour la fusion à Montréal, ce n’est pas le cas pour les autres grands centres.

C’est justement parce que les petits barons de l’Ile de Montréal (les anciens maires des municipalités qui ne voulaient pas perdre leur “job” et situation de pouvoir) que le processus et les résultats sont aussi décevants.

C’est sous monseigneur Bernard Landry que c’est accumulé des entourloupettes et soit disant accommodements que le processus fut vicié au plus profond de sa signification. Monsieur Landry préférait faire de la distribution de bonbons à tous ces petits barons pour s’assurer d’être réélu mais fut battu avec une majorité écrasante mais pendant le temps de la fusion, le mal était fait. Montréal a dû passer des centaines d’amendements en 10 ans pour réparer les frasques monumentales de monseigneur Landry.

Monseigneur Bernard Landry qui turlutte à la Française, a voulu appliquer le modèle des arrondissements de Fraaaaance qui n’a pas le même régime de droits et de partages de responsabilités en matière municipale avec les conséquences qu’a connu Montréal.

Je crois que les économies d’échelle sont possibles et en effet il y en eut à Montréal notamment pour les services de police et d’incendie avec une couverture plus équitable du territoire et comporte beaucoup moins de personnel et pu diminuer la coûteuse hiérarchie administrative dont la ville pouvait se passer.

Il ne faut pas non plus apparenter les effets de collusions dans le domaine de la construction et d’ingénierie aux hausses de taxes des municipalités puisque la Commission Charbonneau a démontré avec beaucoup de preuves que les contrats étaient gonflés de 30% à 40%, ceux-ci représentant près de la moitié du budget de la ville. Il s’agit de plusieurs milliards en magouilles entre 2003 et 2012.

Lorsque les sommes d’argent seront récupérées par le système judiciaire, Montréal pourra les verser à son bilan et diminuer sa dette accumulée ainsi que les intérêts qu’elle doit payer à chaque année.

Sacram…!

Pour UNE fois qu’un ministre prend la défense des contribuables et il aurait fallu qu’il se taise???

Monsieur Moreau a eu parfaitement raison de « ramasser » ces deux crétins de maires péquistes qui font de la petite politicaillerie sur le dos des Libéraux et il a parfaitement le droit de redonner aux contribuables LEUR argent. Il n’appartient pas aux maires mais il appartient à 100% aux contribuables et il leur revient de plein droit.

Je suis à 150% d’accord avec Monsieur Moreau qui n’hésite pas, LUI, à dire les VRAIES affaires.

BRAVO à Monsieur Moreau.

« Il n’appartient pas aux maires mais il appartient à 100% aux contribuables et il leur revient de plein droit »

Je trouve ça « intéressant » cette notion que les particuliers ont un droit sur la disposition de 100% de leurs revenus. C’est en quelque sorte la croyance que le contribuable ne doit rien à personne et que s’il accepte de verser des impôts c’est bien parce qu’il est magnanime et qu’il y voit un avantage immédiat tel que les routes, l’eau potable, les égoûts, etc.

Personnellement, je vois plutôt un devoir pour chaque citoyen qui a bénéficié de services publics sans en défrayer le coût de payer des taxes. Parce qu’il y a des employés de l’État qui a permis à ce contribuable de passer au travers de la naissance et de l’enfance avec des chances de survie beaucoup plus élevées, un partie de la population québécoise qui doit leur vie aux soins directs de l’État. Bien sûr, ce n’est pas le cas de tous, par contre, très peu de gens occupe un emploi sans le bénéfice de l’éducation soutenu par l’État ou encore de la sécurité relative et de la stabilité fournie par la présence d’un État relativement fort.

Mais non, « j’ai un droit absolu sur l’argent que j’ai gagné par moi-même, sans l’aide de personne ».

Ici, on parle de SURPLUS au cas où ça vous aurait échappé en lisant l’article…

Or, les SURPLUS sont la propriété des CONTRIBUABLES qui eux SEULS en ont permis l’accumulation via les trop perçus des municipalités en question..

Je vois là une démarche politique par des maires péquistes qui visent le ministre Moreau. Ceux çi profitent de l’occasion rêvée pour augmenter démesurément les taxes alors qu’ils ont engrangé de larges profits et aujourd’hui on entend du côté de Laval, que les surplus devraient servir aux infrastructures négligées , et autres services. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait auparavant alors qu’ils avaient l’argent pour le faire? au lieu de nous décrire la décrépitude de Laval. À qui faire croire que Laval est en manque?

Ces municipalités visent toujours à avoir le plus, plus de revenus ?

100% d.accord M. François: il y a un grand ménage à faire et ça prendra des politiciens courageux

— Lorsque vous écrivez : « (…) M. Moreau a tout de suite menacé de couper les vivres aux municipalités qui oseraient augmenter les taxes et attribuer leur geste aux compressions de Québec. »

Je pense que vous y allez un peu fort. D’une part les transferts de l’État vers les municipalités ont considérablement augmenté ces dernières années, quelques 3,2 milliard encore de prévus cette année. Alors qu’en plus de nombreuses villes du Québec ont vu leur assiette fiscale croître considérablement, de plus de 12 ou 13 % en moyenne, si je ne m’abuse.

C’est tout particulièrement le cas de Longueuil et de Laval.

J’habite quant à moi, l’arrondissement du « Vieux-Longueuil », j’aimerais bien savoir ce qui justifie d’une augmentation moyenne des taxes de quelques 4,7% pour ce seul arrondissement. La faute à monsieur Moreau ? Non vraiment, je ne crois pas !

— Vous écrivez en substance : « (…) les gouvernements ont toujours refilé des factures à des municipalités impuissantes (…) »

Ainsi La faute en reviendrait à tous les gouvernements qui se sont succédés. — Ah vraiment ! À vous lire, on croirait que les villes du Québec sont depuis toujours les otages de Québec. Alors pourquoi dans ce cas avoir attendu jusqu’en 2014 pour s’insurger ?

Aujourd’hui, les péquistes occupent la scène syndicale et municipale, pour contribuer à faire échouer toutes les politiques engagées par ce gouvernement. D’où nous vient donc cette légitime indignation ?

Ce que nous observons, c’est une instrumentalisation de la frange souverainiste à des fins de pure spéculation politique. C’est tout. Cela ne fait qu’illustrer l’ignorance qui anime ces représentants qui n’ont cesses de nourrir et d’alimenter leur rêve chimérique de former un jour un pays.

Et tout cela sur le dos et aux frais des populations qui précisément souhaitent de leurs maires et mairesses qu’ils soient au-dessus de toute formes de partisanneries.

Les villes bien sûr ont le choix de déterminer leur taux de taxation. Qui prétend le contraire ?

Si madame Saint-Hilaire manque d’idées pour réduire très légèrement quelques postes de dépenses sans couper sur les services offerts à la population, ni forcer les élus municipaux à quémander pour assurer leur « maigre » pitance ; Il me fera plaisir et grand joie de lui soumettre à titre gracieux quelques petites suggestions ici et puis là.

Il y a peu de temps beaucoup de citoyens étaient d’accord avec le ministre MOreau concernant la réforme sur les pensions de retraite…. Policiers, pompiers, employés municipaux avaient trop une belle pension de retraite. Aujourd’hui, Madame Suzanne Roy de l’UMQ qui était favorable au gouvernement libéral, maintenant, elle change d’idée…. Maintenant c’est le tour de tout les citoyens du Québec de payer. Vive le gouvernement libéral. Quand la création d’emploi? Depuis la venu du gouvernement libéral au pouvoir, il y a seulement des pertes d’emplois.

Le problème de pertes d’emploi est mondial, les USA trichent les données, les pays de l’Union Européenne donnent l’heure juste et c’est un désastre qui continue. Cette mauvaise habitude de se comparer à l’Ontario est agaçante puisqu’en Ontario, il n’y a pas de PQ pour défaire ce qui est fait par les libéraux et ne fait que contribuer aux pertes d’investissement au Québec en faveur de l’Ontario. La journée que plusieurs québécois cesseront de cracher sur la langue anglaise, langue universelle des affaires, ils pourront constater qu’un futur prometteur est possible.

Vibrant appel à l’assimilation intégrale et totale et ainsi peut-être pourriez vous espérer la propérité !!!!!

Comment un gouvernement qui prêche l’austérité et la rigueur peut-il tolérer que la ville de Montréal paient 30% trop cher ses employés? Nos politiciens auront certainement l’audace de nous répliquer que ce qui se passe dans les municipalités n’est pas de leur ressort ce qui prouve qu’ils considèrent l’électorat ignorant au point de ne pas comprendre le système des vases communicants. Qu’il s’agisse du fédéral, du provincial, du municipal ou des commissions scolaires, tous ces collecteurs de taxes et d’impôts tètent le même contribuable et se partagent le butin de diverses façons plus ou moins obscures. Ce qui fait la différence c’est le pouvoir de légiférer qui est exclusif au provincial. Alors quand on prétend qu’il faut que tous fassent leur part et qu’on est à la tête d’un gouvernement majoritaire il faut savoir faire preuve de probité intellectuelle et profiter de l’occasion pour forcer les « gras-durs » à finalement faire leur part après avoir profité d’un système qui les a honteusement favorisés pendant toutes ces années. Trente pour cent de la masse salariale de la ville de Montréal serait certainement plus efficace dans les bibliothèques scolaires, dans de nouvelles garderies, dans l’éducation post-secondaire et dans une multitude d’autres domaines où les besoins sont criants. Il faut un certain courage pour insulter l’intelligence des gens mais dans il en faut beaucoup plus pour oser faire ce qui est juste.

Faire ce qui est juste…

Il y a certainement des choses justes que M. Moreau aura faites…. Mais je ne peux m’empêcher de voir un DEAL entre le PLQ et les villes de Montréal et ville de Québec pour avoir des maires complaisants…. ( Réélections obligent…) Soyons vigilants.

Qu’à cela ne tienne; Faire ce qui est juste….. S.V.P. prenons des mesures véritables contre la CORRUPTION et l’impunité chez certains de nos élus. Moins de complaisance…. Ne tolérons plus RIEN dans ce domaine… En tant que citoyen, EXIGEONS-LE… Sans partisannerie et la confiance renaîtra… Nous serons davantage d’accord pour faire notre part en tant que citoyen et ainsi mieux vivre ensemble…

FAIRE CE QUI EST JUSTE….

Une chose me réjouit dans tout cela: les gens prennent de plus en plus conscience que les « free rides » n’existent pas et que TOUT a un coût. Ça crève la balloune des gauchisto-péquistes qui ont tenté de nous faire croire que tout était « gratos » et que l’État pouvait s’occuper de tous nos « besoins » sans coup férir. Ils en ont même inventé que nous ne soupçonnions même pas…

La gauche trouvera un terrain de moins en moins fertile à mesure que les lucides s’élèveront dans le firmament québécois.

Bravo monsieur François 1,
Je viens de répondre à monsieur Myles.
Hier au soir à 24/60, Beauvais n’a pas été très poli avec monsieur Moreau, Beauvais a manqué de professionnalisme et a approuvé à deux mains les maires des municipalités qu’il avait interviewés avant.
Renné Hébert, Ste-Foy

Monsieur Myles, S.V.P. un peu de retenu, dans tous vos commentaires, votre jupon dépasse.
Lorsque les municipalités ont signé une entente avec le gouvernement qu’ils pouvaient augmenter les taxes seulement si ils avaient réussis à contrôler leurs dépenses et si ils n’avaient pas de surplus d’enregistrés. Monsieur Myles vous êtes de la même trempe que certain journalistes des médias TV qui courent chercher tous les commentaires des gens qui sont contre tout……. tout…… pour les cottes d’écoute.
René Hébert, Se-Foy

Sur le fond, le ministre Moreau a complètement raison. Quand des municipalités imposent des augmentations de taxes indues en prétextant les coupures du gouvernement de Québec dans les transferts aux villes, leur attitude est basse, mesquine et moralement malhonnête. Mais ce n’est pas le rôle du ministre de jouer au justicier: les contribuables ont élu démocratiquement leurs conseils municipaux et ils doivent en subir les conséquences. Que le ministre dénonce fortement les gestes irresponsables des maires, la population ne peut qu’approuver cela. Mais tout ce que monsieur Moreau peut faire, c’est de surveiller les dépenses de son propre ministère ainsi que faire le ménage à tous les niveaux du gouvernement.

Pour ce qui est des surplus budgétaires des villes, ils doivent être affectés à la dette accumulée, si on a la moindre logique. Mais, l’année suivante, on n’augmente pas les taxes, puisqu’il y a assez d’argent. N’en déplaise à tous les Saint-Hilaire et Demers de ce monde, le contribuable n’est pas un citron que l’on presse impunément. C’est à lui, ce contribuable, de mettre dehors ces mauvais gestionnaires dès la prochaine élection municipale.

Jack, j’ai entendu ce matin que, puisque les ville ne peuvent pas faire de déficit, alors elles doivent déposer dans un compte à part des sommes en prévision d’une dépense ou d’un investissement important dans un avenir très rapproché. ( qui devrait être bien identifié… )

C’est ce que certains identifient comme un SURPLUS… Belles bases de quipropos !!! Très utile à la démagogie et à la désinformation (:-)

M. Pierre Moreau n’a pas été élu maire de Longueuil, ni de Laval. Mme Saint-Hilaire et M. Demers l’ont été par leurs concitoyens. Si le ministre Moreau désaprouvre les décisions de ces maires et de leur conseil, qu’il tente de se faire élire dans une de ces villes. Bonne chance.

Monsieur Moreau est Ministre des Affaires Municipales, donc un gros cran plus haut que ces 2 écervelés péquistes.

Il a eu une entente avec l’Union des municipalités dont vos 2 crétins font partie et ils veulent maintenant trahir leur propre parole et renier l’ENTENTE. Et vous semblez les appuyer?

Eh ben…

Toute cette querelle de clochers me fait rire.
Qu’on délègue les pleins pouvoirs de gestion et de taxation aux municipalités et qu’on les laisse se gérer toutes seules, avec l’obligation de rendre des comptes aux électeurs sans brouiller les pistes, en blâmant par exemple les paliers supérieurs. L’épuration des administrations incompétentes se fera au niveau où elle doit se faire.
Une véritable décentralisation, si l’on veut plus de démocratie, est la seule voie possible.
Mais le gouvernement du Québec, qui prêche quand il s’agit d’Ottawa de dévolution des pouvoirs, ne veut rien entendre quand il s’agit de maintenir en l’état son petit royaume.

Le jour où ce gouvernement aura démontré sa probité, son honnêteté, son sens de respect du citoyen et son sens d’éthique, je pourrai commencer à croire ce qu’il dit et évaluer la vision de société qu’il tente d’implanter sans consultation, ni avertissement. Au contraire, ce gouvernement dévoile son objectif au fur et à mesure des massacres assénés au hasard de la chute de sa hache.

Quand au Ministre Moreau, ne vous en déplaise M. Myles ses manoeuvres que vous jugez d’habiles face aux syndicats ne sont qu’une victoire facile et prévisible, les fonctionnaires municipaux et principalement les bleus ont toujours jouis d’une défaveur populaire quasi légendaire. Le problème est qu’il n’en est pas de-même pour les maires et comme j’ai pris la peine (comme toujours) de me déplacer pour les élire, j’accepte mal que ce petit avocat patronneux de campagne conteste mes choix démocratiques.

« Massacre… »!

Et dans lea faits, les Libéraux ne font que de réduire le rythme de l’AUGMENTATION DES DÉPENSES!!!

Comment allez-vous qualifier la chose lorsqu’ils feront de la VRAIE AUSTÉRITÉ (i.e.: RÉDUCTION DES DÉPENSES)???

N’importe quoi…