Nathalie Normandeau et ces politiciens qui font confiance

Au Québec, le politicien honnête finit toujours victime, à répondre aux questions d’une commission d’enquête. «Il faisait confiance, on ne peut pas le blâmer pour ça. N’est-ce pas ?» demande Mathieu Charlebois.

PolitiqueComme Gérald Tremblay avant elle, Nathalie Normandeau avait une confiance aveugle envers ses proches collaborateurs.

C’est pourquoi elle est littéralement tombée en bas de sa chaise quand elle a appris qu’il y aurait eu des manœuvres douteuses dans son ministère. Littéralement. Comme ça.

L’honnête ministre apprenant qu’il y a un problème de financement illégal des partis politiques au Québec.
L’honnête ministre apprenant qu’il y a un problème de financement illégal des partis politiques au Québec.

Quoi qu’en pense le grand public, le Québec est très bon pour choisir ses dirigeants. Les politiciens qu’il élit sont nobles, ils sont honnêtes, ils érigent des murs éthiques (peut-être sans appel d’offres, mais bon…) et, surtout, ils font confiance.

Le Québec, par contre, a un grand problème de sous-fifres et de numéros 2. Les sous-ministres, chefs de cabinet, hauts fonctionnaires, proches collaborateurs et autres subalternes n’ont de cesse de trahir la confiance de nos honnêtes élus.

C’est ben maudit.

Parallèlement, des entrepreneurs n’ayant pas trop le sens des affaires donnent illégalement des montagnes d’argent aux partis politiques, sans jamais rien recevoir en retour.

Des retours d’ascenseur de la part de nos honnêtes politiciens ?! JAMAIS. Au pire, peut-être un petit retour d’escabeau, un retour d’escalier de quelques marches. Des billets pour Céline en échange d’une deuxième assiette au prochain souper spaghetti, peut-être. Mais un retour d’ascenseur ? Jamais.

Le politicien honnête finit donc victime, à répondre aux questions d’une commission d’enquête. Pauvre politicien. Trahi. Blessé.

Député, maire ou ministre pendant des années, mais responsable de rien. Il faisait confiance, on ne peut pas le blâmer pour ça. N’est-ce pas ?

*     *     *

On apprend à l’instant que, inspirés par Nathalie Normandeau, les évadés d’Orsainville viennent d’envoyer à Lise Thériault leurs idées pour améliorer l’étanchéité des prisons. C’est bien gentil de leur part.

* * *

À propos de Mathieu Charlebois

Ex-journaliste Web à L’actualité, Mathieu Charlebois blogue maintenant sur la politique avec un regard humoristique. Il est aussi chroniqueur musique pour le magazine L’actualité depuis 2011 et collabore au webmagazine culturel Ma mère était hipster, en plus d’avoir participé à de nombreux projets radio, dont Bande à part (à Radio-Canada) et Dans le champ lexical (à CIBL). On peut le suivre sur Twitter : @OursMathieu.

 

Laisser un commentaire

Personne n’est responsable au Québec, ni les enseignants, ni les policiers, ni les pompiers, ni les médecins, ni les infirmières, ni les fonctionnaires qui en veulent pas, absolument pas, être évalués. Alors pourquoi nos politiciens le seraient-ils? Qui est responsable de quoi, ici?

@M.Saint-Cyr.
Les infirmières sont évaluées. L’ordre des infirmières va dans les hôpitaux et suit des infirmières toute une journée pour évaluer leur travail. Ensuite, elle rencontre la directrice des soins infirmiers et fait son rapport. La DSI rencontre les infirmières et fait son rapport. Bons coups, et mauvais coups ce qu’il faut améliorer et.. La directrice de département évalue aussi les infirmières une fois par année. En tout cas, par chez-nous!

Tu sais, un partie du problème, c’est qu’on ne ferait jamais cette job-là (job de fou) personne rien que pour le salaire de crève-faim qui y est associé.
Quand le premier ministre et ses ministres principaux sont payés moins que nos principaux haut-fonctionnaires, ça va mal.

Pourquoi vont-ils en politique pour un salaire de crève-faim ? Parce qu’ils n’ont pas obtenu le poste de haut-fonctionnaire?
Est-ce leur humanité ou leur goût du pouvoir? Pour certains, ils ont laissé derrière eux un salaire lucratif et ils ont choisis de le faire. Ce n’est pas rien!
Sont-ils moins ou plus brillants que l’on pense?

Mais voyons donc Monique Desjardins, ils vont en politique pour servir la population…car eux savent ce qui est bien pour la population?????????????
La population étant pour eux, eux-mêmes et leurs ti et gros zamis qui les supportent!

sco100 en fin de compte, ils font vraiment pitié en étant ainsi aussi maltraité, de véritables victimes!
Je propose une pétition, une manifestation et une levée de fond pour leurs venir en aide.
La loi du travail devrait être amendée pour une compensation spéciale pour les politiciens maltraités.
Vous m’avez réellement touché par votre plaidoyer remettant les pendules à l’heure.
Plus jamais de politiciens maltraité ce sera mon leitmotiv pour les prochaines années!
Trudeau, Mulroney, Chrétien, Bouchard, Charest et qui d’autres ne méritent pas un tel traitement.

Le salaire est peut-être petit,mais,n’oublions pas,qu’il est complété,avec les cadeaux,et,les enveloppes brunes……

Dans le cas de votre Pauline, ce qu’il y avait dans l’enveloppe du deal avec la mafia syndicale était, nous le savons tous maintenant, ROUGE Ferrari.

Combien avez-vous envoyé dans les paradis fiscaux dans votre vie François 1 ?
Combien?
Répondez!
Combien?

Des salaires de près de 160 000$ avec en plus de généreuses indemnités sont des salaires de crève-faim selon vous? Ridicule.

Le gif… Eh misère.

Étudiant à l’école de l’humour qui a raté son diplôme?

Si Mme Normandeau est aussi intelligente et habile qu’on le prétend, elle ne pouvait certes pas ignorer ce qui se
tramait autour d’elle. Ne connaissait-elle pas la réputation de Marc-Yvan Côté, le fait qu’il ait été chassé du PLC après
la Commission Gomery? N’était-elle pas consciente du risque de le tolérer dans son organisation? Et le rôle déterminant joué par Marc Bibeau au sein du PLQ, l’ignorait-elle également? Il aurait fallu qu’elle soit d’une insouciance incroyable pour ne pas avoir constaté que son environnement était toxique, alors que les manigances, fraudes et pots de vin lui passaient juste sous le nez. Et ce, pendant huit longues années! Oui, j’ai bien peur que Mme Normandeau, qui tient tant à laver sa réputation, ne prenne les Québécois pour des valises. Elle prétend que puisqu’ elle était intègre et honnête, son entourage aurait dû simplement l’imiter, sans qu’elle ait à intervenir sur les questions éthiques. Sa seule attitude exemplaire aurait dû suffire à prévenir les gestes délinquants de ses subordonnés. On croit rêver!
Il n’y a qu’une façon, dans le monde réel, de nommer cette attitude: c’est de l’aveuglement volontaire. Mme
Normandeau est, à mon avis, imputable de tous les gestes illicites posés dans le but de la garder au pouvoir, gestes
qu’elle n’a pas su ou pas voulu voir.

« Oui, j’ai bien peur que Mme Normandeau, qui tient tant à laver sa réputation, ne prenne les Québécois pour des valises. »
J’ai bien peur qu’elle ait raison de nous prendre pour des valises…si non les libéraux n’auraient pas repris le pouvoir avec une majorité en plus.
C’est sans compter que les stratagèmes employés pour l’élection par Philippe Couillard et son équipe étaient les mêmes qu’ont employés Jean Charest à plusieurs reprises.

Au Québec, on aime la politique. Un politicien peut avoir donné le meilleur de lui=même mais s’il a fait une petite erreur, les gens oublient tout le bien qu’il a fait pour se concentrer sur son manquement. Autrefois on faisait la chasse aux sorcières, aujourd’hui on fait encore la chasse aux scandales.

Julie Boulet a dit qu’elle ne s’occupait pas de financement hormis quelques soupers hot-dog, que les cocktails l’ennuyaient, qu’elle faisait son travail pour son monde, mais équitablement en suivant les avis des fonctionnaires experts, qu’elle faisait confiance à son entourage dont elle n’avait pas de raison de se méfier et qu’elle ne se souvenait pas de beaucoup de choses; Nathalie Normandeau a dit qu’elle ne s’occupait pas de financement, qu’elle participait à des cocktails, qu’elle faisait son travail pour son monde, mais équitablement en suivant les avis des fonctionnaires experts quand ça avait du bon sens sinon elle utilisait son pouvoir discrétionnaire à l’occasion, qu’elle faisait confiance à son entourage dont elle n’avait pas de raison de se méfier même si… et elle se souvenait de tout avec un usage abondant de «sincèrement, honnêtement, Mme la présidente, ». La première fut crucifiée, le seconde…

Même la juge Charbonneau a mit la table dès la première minute du commence de son audience en lui disant de ne pas se mettre trop de pression.
D’ailleurs plusieurs témoins ont bénéficié de la complaisance de la commission.
J’aurais aimé qu’il soit tous traité comme ils l’ont fait avec Michel Arsenault. Ça aurait au minimum eu l’apparence d’un traitement équitable pour tous.
Je suis souvent resté sur mon appétit. Trop souvent!
Au point que je suis maintenant assez mitigé sur la crédibilité à accorder à cette commission.
D’autant plus qu’une commission beaucoup plus large serait nécessaire, mais beaucoup plus critique en tout temps!

Finalement, c’est Jean Charest qui avait raison…

Oh en passant, je voudrais profiter de cette journée très spéciale du 24 juin pour souhaiter à notre cher Jean un très joyeux anniversaire et compte tenu de des années qu’il a consacrées au service de la nation québécoise, je crois que la province devrait lui offrir une Ferrari en cadeau…

A vous seulement, avec une partie de ce que vous avez envoyé dans les paradis fiscaux, vous pourriez certainement lui offrir.
Votre idole vaut bien ça!

Selon le jugement populaire, le politicien ou la politicienne devrait exceller dans tous les domaines et il est jugé comme un crétin montre quelq

Madame Normandeau a un charisme fou pour défendre sa réputation, Mais elle oublie volontairement les responsabilités qu’elle avait en tant que ministre et plus tard vice-première ministre en disant ne pas savoir ce qui se tramait dans son ministère et dans son parti. Ceci démontre une incompétence pas digne de sa réputation.

Selon le jugement populaire, les politiciens devraient exceller dans tous les domaines et être des modèles d’intégrité, et ils sont jugés comme des crétins à la moindre défaillance. Je crois que Nathalie Normandeau était une politicienne intelligente,compétente et très douée et qu’on l’a salie avec ces allégations souvent fausses faites par des témoins à la commission Charbonneau.

Mais la pire des juges fut sans conteste Anne-Marie Dussault qui l’a traitée presque comme une criminelle avec des questions tendancieuses, pour ne pas dire vicieuses, de péquiste enragée, voulant discréditer le témoignage rendu par Normandeau à la commission. Quel manque d’éthique journalistique, Anne-Marie Dussault devrait mettre la partisannerie de côté, mais c’est plus fort qu’elle quand elle interroge des personnes d’allégeance libérale, elle se met à cracher sur celles-ci comme une chatte en colère. Pitoyable!

Je vous suggère de faire de même et ainsi vous regarderez vous aussi objectivement et sans partisannerie.

Dommage que j’ai manqué l’entrevue dont vous parlez Fleurette Riverin.
J’aurais aimé constater si elle a été aussi malmenée que vous le dites.
J’aurais aimé constater si Anne-Marie Dussault a été aussi dur que je l’aurais été moi-même. J’en doute!
Les politiciens comme n’importe qui doivent-être à la hauteur de leurs promesses et surtout des attentes qu’ils créent eux-même…pour se faire élire. Une fois en poste s’ils ne livrent pas c’est à cause qu’ils ne connaissaient pas véritablement la situation laissé par le précédent gouvernement, c’est à cause de la conjoncture…mais jamais parce qu’ils ont promis n’importe quoi, alors que c’est toujours le cas.
D’autant plus en promettant sans connaître la situation, ils nous prouvent alors leurs incompétences et leurs malhonnêteté!

Mais ceux qui sont les plus à plaindre, sont les électeurs qui s’en plaignent, mais qui votent encore élection après élection pour les mêmes imposteurs.
J’aurai 65 ans sous peu, et j’ai constaté aucun changement à ces niveaux depuis que je suis en mesure d’en être informé…
J’ai entendu et lu et j’ai l’impression que c’est comme cela depuis Matusalem.
Le peuple a besoin de croire…peu importe son degré d’intelligence et d’instructions et de connaissances…de croire à tout prix…et il croit souvent à n’importe quoi, même si d’expérience il devrait avoir appris à ne plus croire…avant de voir et de constater…sans garantie.