Négos dans la fonction publique : l’éléphant dans la pièce

Si les fonctionnaires sont placés à l’abri des risques économiques, c’est forcément parce que d’autres personnes les ont assumés à leur place, dit Jérôme Lussier.

Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne
Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne

Politique

Les conventions collectives des 430 000 employés de la fonction publique du Québec viendront à échéance en mars 2015. La négociation des prochaines ententes, par le gouvernement Couillard, constituera un moment important pour l’avenir des finances publiques du Québec.

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a déjà envoyé le signal que les hausses salariales pourraient être liées à la productivité. De leur côté, les centrales syndicales se sont regroupées en un front commun et préparent le terrain en diffusant des études qui tentent de démontrer que leurs membres seraient sous-payés.

Ces études sont toutefois à prendre avec un grain de sel, parce qu’on peut faire dire beaucoup de choses aux chiffres.

Compare-t-on le salaire horaire ou le salaire annuel ? Prend-on en considération le nombre d’heures travaillées, les congés de maladie et autres avantages ? Compare-t-on tous les employés du secteur public avec tous les employés du secteur privé ? Ou alors seulement avec ceux qui sont syndiqués ?

Ces choix méthodologiques donnent des résultats variés, qui servent à améliorer ou à noircir la situation des uns ou des autres. Chaque partie choisit inévitablement les paramètres qui l’avantagent.

Dans tout cela, par contre, il semble qu’on oublie l’éléphant dans la pièce. Un pachyderme énorme, bicéphale, et qui n’a pas de prix. C’est l’éléphant de la sécurité.

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Quand ils sont permanents, les employés de la fonction publique bénéficient de deux formes d’assurance pratiquement inimaginables pour les travailleurs autonomes ou ceux du secteur privé : la sécurité d’emploi, et la sécurité de retraite.

La première fait en sorte de leur garantir un emploi pour 30 ou 40 ans. Le salaire augmente automatiquement selon l’ancienneté. Les conditions de travail sont excellentes. Il est pratiquement impossible de perdre son emploi pour des raisons de sous-performance ou de fluctuation économique. (Sauf rares exceptions, les gouvernements ne font pas faillite et ne déménagent pas leurs opérations à l’étranger.) Autrement dit, une fois leur permanence obtenue, les employés de la fonction publique sont blindés. Leurs inquiétudes économiques disparaissent.

C’est d’autant plus vrai que — et c’est la deuxième tête de l’éléphant — cette sécurité se prolonge au-delà de la retraite, et jusqu’au décès. Grâce aux régimes de pensions à prestations déterminées, les retraités de la fonction publique touchent ainsi une pension fixe (c’est-à-dire à l’abri de tout choc économique ou fluctuation boursière), qui correspond à un certain pourcentage de leur salaire, et ce, jusqu’à la fin de leurs jours.

Même une pension modeste de 17 000 dollars par année correspond, pour un travailleur autonome ou du secteur privé qui souscrirait à une rente équivalente, à près de 275 000 dollars d’épargne.

Un autre exemple, repris de Jean-Robert Sansfaçon, du Devoir : «L’enseignant ou l’infirmière bachelière recevra une rente à vie de 53 000 dollars (y compris le RRQ) après 38 ans si son salaire en fin de carrière est de 70 000 dollars. Or, pour contracter une rente équivalente, le travailleur autonome doit accumuler 630 000 dollars dans un REER dont il assume tous les risques.»

Combien de travailleurs autonomes ont de côté un REER de 630 000 dollars, ou même 275 000 dollars ? Combien de retraités et d’employés du secteur privé sont assurés d’une retraite de 53 000 dollars par an jusqu’à leur mort ?

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Au-delà des chiffres, la paix d’esprit procurée par cette sécurité d’emploi et de retraite a une valeur inestimable — particulièrement dans un contexte difficile pour le marché du travail.

Des travailleurs du secteur manufacturier à ceux des pâtes et papiers, en passant par bien des journalistes et des avocats, quel travailleur du secteur privé n’angoisse pas de temps à autre à l’idée de perdre son emploi ou de se retrouver sans contrat ? Combien d’employés d’Electrolux, de Shell ou de Bombardier auraient choisi une réduction de salaire en échange de la garantie d’un emploi pour 30 ans et d’une retraite à l’abri de tout risque ?

Les comparaisons du salaire horaire entre travailleurs du public et travailleurs du privé ne voudront rien dire, et ne susciteront que très peu de sympathie, tant qu’on omettra de considérer les avantages immenses de la sécurité d’emploi et de retraite.

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Cette sécurité économique est-elle une mauvaise chose ?

Pas du tout — bien au contraire. C’est le rêve de pratiquement tout le monde. Particulièrement quand on l’obtient avant 40 ans, cette sécurité permet de faire des enfants sans crainte de se retrouver à la rue dans deux ans. Elle permet de faire des investissements importants, comme l’achat d’une maison, sans craindre de se retrouver incapable d’assumer ses obligations. Et elle permet de dormir sans trop angoisser sur son avenir.

Mais elle a aussi des effets pervers.

Quand la sécurité est trop forte, elle peut faire éclore une culture d’irresponsabilité et de laxisme, voire de nivellement par le bas. La méritocratie est remplacée par la loi du moindre effort. Le résultat est évidemment contraire à l’intérêt public. (La commission Charbonneau en a donné quelques exemples.)

L’autre problème, plus grave à bien des égards, concerne l’émergence d’un système à deux vitesses.

D’un côté, on trouve les travailleurs du secteur public, avec des emplois et des retraites garantis, à l’abri de toutes les fluctuations du marché. De l’autre, les travailleurs autonomes et du secteur privé, qui ne savent jamais exactement où ils seront — et s’ils auront du travail — dans deux, cinq ou dix ans. Les premiers vivent dans la sécurité, les seconds dans l’incertitude.

Or, si une catégorie de citoyens est placée à l’abri des risques économiques, c’est forcément parce que d’autres les ont assumés à leur place. There ain’t no such thing as a free lunch.

Ainsi, au moment de prendre leur retraite, les travailleurs du secteur public ont accès à des pensions garanties qui équivalent à des centaines de milliers de dollars d’épargne, et ce, jusqu’à leur mort. Les travailleurs autonomes ou du secteur privé, s’ils ont réussi à épargner quelque chose, n’ont aucune garantie du genre. Néanmoins, dans tous les cas, ces derniers devront payer ce qu’il faut en impôts et en taxes pour que l’État honore les pensions du secteur public, qui leur sont très souvent inaccessibles.

Il ne faut pas s’étonner que les fondements de ce système soient aujourd’hui très fragiles.

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La sécurité d’emploi et de retraite blindée du secteur public est-elle appelée à disparaître ? Peut-être. Tôt ou tard, la perception d’un système à deux vitesses — où le risque économique des uns est refilé aux autres — risque de devenir intolérable pour l’opinion publique. Les signes avant-coureurs sont déjà perceptibles.

Mais la solution n’est pas la précarité généralisée pour autant. L’assurance d’une certaine sécurité économique est indispensable dans les sociétés occidentales contemporaines : pour avoir des enfants, pour s’engager financièrement à long terme, pour prendre certains risques personnels ou professionnels. Tout cela engendre des bénéfices tant individuels que collectifs.

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L’idéal serait un régime uniforme ; bref, à une seule vitesse. La fin de la sécurité d’emploi et de retraite pour les fonctionnaires, en échange d’une sécurité de base — une forme de revenu minimum garanti — à laquelle tout le monde aurait droit, à tout moment, et qui serve de «plancher» socioéconomique universel. (Ce régime remplacerait plusieurs programmes disparates qui existent actuellement.)

Ainsi, tous les travailleurs — autonomes, du secteur privé, du secteur public — seraient «égaux» face aux risques socioéconomiques inhérents à la vie en société. Ils seraient également protégés, via un revenu universel de base, et également exposés à la perte de leur emploi, aux risques reliés à leur retraite, etc. Tous les individus assumeraient personnellement une part de risque, alors même qu’ils garantiraient un certain minimum à tous.

Le résultat serait, peut-être, une fonction publique plus flexible et dynamique, et la fin de la perception — notamment générationnelle — que certains ont toute la sécurité, et d’autres, aucune.

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À propos de Jérôme Lussier

Jérôme Lussier est juriste et journaliste. Au cours des dernières années, il a notamment travaillé à Radio-Canada et tenu un blogue au journal Voir, en plus d’avoir été conseiller politique à la Coalition Avenir Québec. Il blogue sur les enjeux sociaux et politiques contemporains à L’actualité depuis 2013. On peut le suivre sur Twitter : @jeromelussier.

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Bonjour Monsieur Lussier,

C’est dommage que vous ne soyez pas plus explicite sur les « nuances » des diverses méthodologies des études à propos de l’écart salarial. Cela pourrait être intéressant pour vos lecteurs qui voient plus loin que le bout de votre nez. En tout cas, beaucoup plus que de dire que « chaque partie choisit inévitablement les paramètres qui l’avantagent », ce qui, en passant , vous faites allègrement et ce sans même choisir un seul nombre. Si vous en voulez d’autres, des chiffres, Monsieur Filion en a quelques uns ici : http://blogues.radio-canada.ca/geraldfillion/?s=Budget. Il citent ses sources, lui.

Aussi, je ne saisis pas en quoi la sécurité d’emploi et l’autre, celle à la retraite (à cotisations déterminées) seraient un péché… Car bien que vous mentionnez que ce genre de sécurité est une bonne chose sur un paragraphe, vous noyez celui-ci dans plusieurs autres qui disent le contraire. Aussi, ces montants mentionnés, ceux à 6 chiffres, aucun de ceux qui travaillent au gouvernement, (par exemple l’ISQ, mais aussi dans les CLSC, emploi-Qc, etc) n’en ont. Peut-être devriez-vous retourner potacher dans vos feuillets d’information ? Profitez-en pour donner plus de substance à vos articles parce que ça n’a pas d’allure d’écrire quelque chose d’aussi long pour dire quelque chose qui tiendrait en quelques phrases.

Enfin, vous ne dites rien à propos des travailleurs de l’état qui sont occasionnels, à contrat ou temporaires qui n’ont pas ces avantages. Ils n’existent plus ?

La sécurité d’emploi mène à la médiocrité (médiocratie) l’humain étant de nature paresseuse pourquoi se forcer. Alors qu’ils devraient s’estimer heureux, qu’ils sont sans stress de perdre leur emploi au lieu de les encourager à performer ils deviennent vite blasés. Pas besoin de chiffre on a juste à entrer dans un bureau de service et voir l’air des gens qui y « travaillent ». Pourquoi la sécurité d’emploi à tout prix? La sécurité d’emploi ne doit exister qu’avec le bon rendement.

Je gage ma paye vous êtes fonctionnaire avec fond pension à prestation déterminée. La solidarité semble une bonne idée seulement lors qu’on prévoit recevoir … Hein M.Martin ?

Votre commentaire est tres bon, l’article principale démontre une démagogie de droite maladive de l’auteur.

En parlant de nivellement par le bas… Revenu garanti. Rente, aide sociale et chomage en sont une expression. Ils ont déjà été adéquat au temps ou les compagnies devait fournir des fonds de pensions (ou tous cotisaient). Le libre échange a tué ça en partie.

La sécurité d’emploi a été mise en place pour diminuer la corruption au sein du gouvernement. Naturellement, elle n’élimine pas le problème. Mais si vous trouvez qu’il y a beaucoup de corruption présentement, essayez d’imaginer ce que ça pourrait être si, à chaque changement de gouvernement, un gros pourcentage des employés se retrouveraient sans travail, remplacés par du personnel amené par les nouveaux élus. Ça prendrait 10 Commissions Charbonneau pour venir à bout de ça. La sécurité d’emploi fait en sorte que les élus passent, et les fonctionnaires restent. D’ailleurs, d’après ce que j’entends beaucoup à la Commission Charbonneau, le copinage et les irrégularités au niveau du gouvernement provincial viennent surtout d’une catégorie d’employés de haut niveau dont les nominations sont très politiques, comme les sous-ministres. Imaginez le portrait si c’était le cas de tous les employés!
La permanence rend des services à la société. Avoir un certain pourcentage de gens qui peuvent assurer un certain niveau de consommation même quand l’économie roule moins bien, c’est un énorme avantage. Pour une région comme celle de Québec, c’est inestimable. Si tous les employés du gouvernement pouvaient se retrouver au chômage lors de fluctuations économiques, on tomberait très bas dans la dépression, à un point qu’on ne peut pas s’imaginer. Dans les années 1930, justement, ça n’existait pas, la sécurité d’emploi au gouvernement. Ça a pris une guerre mondiale pour mettre fin à la crise. Si, par la suite, même des effondrements sérieux de l’économie n’ont pas causé de nouveau une telle catastrophe, c’est dû à de nombreuses mesures de sécurité sociale, parmi lesquelles la sécurité d’emploi dans le secteur public.
La population qui s’indigne de la sécurité d’emploi a-t-elle songé à la frustration qu’elle ressentirait si les services à la clientèle gouvernementaux étaient tous relocalisés en Inde ou à Hong Kong? Ça chiâle déjà bien assez quand ça appelle Bell ou Vidéotron, vous ne trouvez pas?
Oui, il y a des cas d’incompétence chronique. J’en ai vu plusieurs. C’est plate que ça existe, mais savez-vous, j’en ai aussi vu quand je travaillais au privé, et des gens qui ne perdaient pas nécessairement leur emploi – parce qu’ils étaient aussi doués pour camoufler leurs erreurs, les faire passer sur le dos d’autres employés, charmer les patrons et manipuler tout le monde. Le côté plate de la permanence c’est sûr que c’est que ces difficiles de se débarasser définitivement des incompétents. Un gestionnaire déterminé peut arriver à monter un dossier solide, et la loi sur la fonction publique permet de mettre à pied un fonctionnaire pour lesquels il y a une démonstration sérieuse d’incompétence. Mais ça prend du temps et ça peut toujours être contesté par le syndicat. La plupart des gestionnaires optent donc pour dire à la personne concernée de se trouver un autre emploi, ce qui ne règle pas le problème. J’avoue.
Il ne faudrait tout de même pas généraliser. Ce genre de comportement est très loin d’être majoritaire. La plus grande partie des gens que je côtoie et avec qui je travaille sont honnêtes et assidus, et compétents.
Tous les systèmes ont leurs défauts. Je trouve que la sécurité d’emploi offre bien davantage de bons côtés pour la société. D’autre part, près de la moitié des employés du gouvernement ne l’ont pas et sont occasionnels à long terme. Ça m’a pris 9 ans pour avoir ma sécurité d’emploi, et je connais des gens qui ont attendu plus longtemps encore – surtout avec les règles favorisant l’attribution des permanences à des « groupe culturels ». Il y a tout de même beaucoup de précarité d’emploi au gouvernement, il ne faut pas l’oublier.

» Avoir un certain pourcentage de gens qui peuvent assurer un certain niveau de consommation même quand l’économie roule moins bien, »

Ça veut aussi dire une dépense intouchable même quand l’économie roule moins bien. L’argent qui offre ces payes stables vient de quelque part! De la poche des citoyens qui en arrachent en moment de crise dans ce cas-ci.

Bravo Mr.Lussier vous avez complêtement raison,il faut que le gouvernement change se system à partir de 2015 avec les employés futur de fonction publique,des ministres aux maires de municipalités etc.

Excellente analyse M. Lussier, félicitation.

Quand on y pense il est normal que les employés du secteur public aient en général plus de sécurité d’emploi. Les service qu’ils donnent sont par définition permanents.

Par contre la sécurité cimentée par des conventions collectives, c-à-d par de purs rapports de force est une absurdité économique, tout comme l’absence d’évaluation.

La retraite à prestation déterminée ne devrait pas non plus être systématique, surtout qu’un employé dont l’emploi est garanti pratiquement à vie aura tout le temps de contribuer à son REER ou à un régime à cotisation déterminée.

Certains avantages sont inhérents à la fonction publique (il faudra toujours des policiers, des fonctionnaires de l’impôt), mais vous avez raison cela va beaucoup trop loin, c’est injuste pour les autres, c’est inefficace et ce la nous ruine.

J’aimerais bien que ce modèle soit remis en question, mais je ne me fais pas d’illusion là dessus.

Qu’est-ce qui vous motive ce matin de répandre autant de fiel sur les employés de l’état québécois? Pour quelques fonctionnaires haut places qui trichent, combien d’autres qui sont au service de la population pour que notre société vire dans le sens souhaite?
Votre article sent l’opportunisme politique partisane et populiste.

D’un point de vue vous avez raison. Mais il faut voir que le fonctionnaire actif ou à la retraite fait vivre des caissières, des commis, des ouvriers et une multitude d’employés du secteur privé. Ce n’est pas un monde idéal mais quand même. Si on fait tomber les fonctionnaires beaucoup de monde tombent avec eux.

Selon Lavoisier, rien ne se perd rien ne se crée. Si au Québec tout le monde recyclait son argent dans l’économie locale se serait pas si mal.

À cet égard je vous invite à faire une recherche et un article sur l’argent qui sort du Québec à chaque année et qui n’y revient pas

J’ai estimé qu’il sort du Québec au moins un milliard par année à cause des voyages en Floride, aux Antilles et ailleurs dans le monde. Sans parler des paradis fiscaux des riches. C’est une chiffre très conservateur.

Doit-on interdire de voyager ? Sans doute pas mais taxer plus ce secteur ramerait un peu de cet argent qui sort à pleine porte sans effet sur notre économie locale.

Je suis persuadé qu’une étude sérieuse sur le sujet permettrait de faire sortir des chiffres tout à fait étonnants.

Et l’argent qui entre via les touristes qui nous visitent? On en fait quoi? On la retourne au pays d’origine des touristes en question?

N’importe quoi…

Je trouve l’annalise très intérssante , Je pense que peut être cela pourrais aider pour les finances de l’état .

Quel beau principe! J’y adhère mais je n’y crois pas, et pour cause. Les employés du secteur public préféreront mettre le Québec à feu et à sang plutôt que de perdre ces acquis qui sont à la base même de leur insécurité maladive. Quand sa sécurité est absolue, tout devient une menace pour le fonctionnaire: la mutation à un autre service, le déménagement à plus d’un kilomètre, un nouveau patron, ou la perte d’une fenêtre à proximité de son bureau. L’inertie devient la règle. Commençons donc par le commencement, en amenant (ou en forçant) les syndicats à se plier à la mesure du rendement individuel ou collectif, à la comparaison avec d’autres organismes de même nature, publics ou privés (benchmarking), bref, à l’évaluation de la performance. Ce principe étant acquis, nous pourrions dès lors aborder la question de la productivité, angle mort de la gouvernance dans le secteur public. Ce serait déjà une singulière victoire.

Bravo Excellente description de la situation , Les gouvernements n’aiment pas les confrontations C pas bon pour les sondages , alors ils capitulent et on se ramasse avec de plus en plus d’avantages que le Syndicats obtiennent fautes de responsabilisations des gouvernements

Vous rėsumez très bien la situation. Il serait temps que les syndicats comprennent qu’ils n’auront jamais l’appui de la population.

Votre texte M. Lussier aborde une question très importante: les écarts très importants entre les citoyens vis-à-vis de la sécurité d’emploi et des revenus de retraite.
Cependant, il faudrait aussi examiner la situation des barons d’entreprise. Les pdg, les CEO et autres administrateurs de grandes entreprises voient leurs rémunérations augmenter sans cesse même en période de récession. Ils semblent eux-aussi à l’abri du marché.
Les médecins du Québec ne prennent aucun risque financier, leur revenus augmentent indument malgré la situation économique.
Autrement dit, il n’y a pas que les fonctionnaires qui se mettent à l’abri du marché. Il en résulte de grandes inégalités économiques. S’en prendre seulement aux fonctionnaires comme vous le faites révèle un biais idéologique.

Bravo!

Enfin une présentation claire du système à deux vitesses de notre société.

Ghislain
Brossard

Je n’ai pas de problème avec la sécurité d’emploi et le revenu de retraite blindés
, je les envie.

La ou j’ai unproblème c’est quand je réalise que se sont des gens comme moi qui au final vont débourser pour renflouer les caisses de ces régimes quand se sera nécessaire ce qui j’en ai est bien peur est imminent.

Mon salaire le plus élevé a été de trente mille par année(!990), on s’entend que ce n’est pas un salaire mirobolant.

Par contre j’ai réussi à me constituer un fond de retraite potable m’assurant une certiaine sécurité, mais cela s’est fait avec une discipline de fer et des privations. Et juste l’idée que le gouvernement et les villes ont le pouvoir de venir se servir dans mes économies pour règler les déficits concernant les pensions me donne la nausée. Car ils ne faut pas oubllr que ces gens privilégiés ont eu en plus d’excellents salaires tout au lond des années ou ils ont travaillé.

A mon avis il y a là quelque chose de profondément injuste, dont on parle rarement

Chez nous, les enseignants, la norme est la précarité d’emploi. Est-ce que ça veut dire qu’on devrait avoir accès à de meilleurs salaires ?

Suite à mes tergiversations sur rester dans un emploi gouvernemental présentement frustrant mais avec une pension indexée, ou de quitter pour le privé et faire quelque chose que j’aimerais plus, mon conjoint résume bien la situation: « Au gouvernement, vous avez une pension, mais c’est au prix de votre sanité d’esprit dans un système à la Astérix dans les 12 travaux ».

Les employés de la fonction publique ont une pension, mais c’est souvent ce qui les motive à rester dans un emploi parfois frustrant et démotivant. Les illogismes des décideurs politiques qui réduisent parfois des années de travail et de préparation pour la mise en oeuvre d’un programme ou d’une politique par une motivation purement électoraliste sont souvent décourageants. Et la plupart du temps, les fonctionnaires ce font en plus blâmés de ne pas être productifs. On se débat dans un système innefficace et on arrive à faire fonctionner la machine MALGRÉ ce système. Les gens qui sont longtemps en place aident à faire fonctionner la machine car ils la comprennent, peuvent prédirent où les choses vont bloquer, etc. Et ces gens sont en place longtemps… parce qu’il y aura une pension à la fin de leurs années de fonctionnaires.

J’aurai une pleine pension dans 25 ans. 25 ans, c’est long à imaginer, surtout dans le contexte actuel au fédéral… Si je pars avant, pénalités de 5% de ma pension par année. J’ai choisi cette sécurité au prix de d’autres choix dans ma vie… et je reconsidère souvent ce choix. Mon conjoint est dans le secteur privé et il n’a pas de pension. Mais il a beaucoup d’espace RÉER. Il fait un très bon salaire comparé à ce qu’il ferait au gouvernement. Il vit avec un certain stress de perdre son emploi, mais nous économisons en prévision de ceci et tentons de vivre SOUS nos moyens afin de ne pas être mal pris en cas de perte d’emploi. La plupart des gens très performant au gouvernement iraient au privé s’il n’y avait pas les avantages sociaux, à moins d’une hausse considérable du salaire. Les emplois de fonctionnaires devenant moins désirables, seraient-ils remplis par des employés moins désirables?…

Oui, il faut ré-équilibrer comment les choses fonctionne, mais établir les règles du jeux maintenant et que les gens qui viendront/resteront dans la fonction publique sachent dès le début ce qu’il en sera. Mais si j’apprenais que je n’aurais plus les avantages sociaux pour lesquels j’ai choici une vie de fonctionnaire, je serais au privée d’ici 12 mois, avec un salaire plus élevé j’en suis certaine.

Je me souviens très bien du jour où le gouvernement Charest a voulu abolir l’Agence des PPP et qu’il a proposé aux quelques centaines d’employés de renoncer à leur sécurité d’emploi pour recevoir en contrepartie une augmentation salariale de plus de 25%. Ils ont dit NON!!!

Ça vous donne une petite idée de ce que représente financièrement cette sécurité d’emploi à leurs yeux. PLUS de 25% de leur salaire!!!

Quand on pense que ce privilège est fourni et payé entièrement par des travailleurs et des travailleuses qui n’ont pas accès à ce genre de chose et qui n’y auront JAMAIS accès. JAMAIS!!!

En plus, ça n’améliore aucunement les services et ça donne aux fonctionnaires ce sentiment qu’ils peuvent s’asseoir sur leur steak en attendant leur pension (elle également totalement injuste vu les prestations déterminées où ce sont ENCORE nous, les VRAIS travailleurs qui en supportons tous les risques!!!) car ils ne se feront jamais mettre à la porte, sauf s’ils commettent des délits extrêmement grave et encore.

TOUT devrait être remis sur la table, y compris la Formule Rand. La Nouvelle-Zélande l’a fait. Pourquoi pas nous???

Ce texte, c’est aussi l’éléphant dans un magasin de porcelaine, en le lisant on croirait que les régimes de pension n’existent que dans le secteur public, ce n’est que lamentation par-dessus lamentation. Voici quelques observations :

J’avais remarqué dans un blogue précédent comment on pouvait manipuler les chiffres, principalement de la part de l’auteur de ce blogue. Si Jérôme Lussier s’était donné la peine de regarder l’étude comparative de l’Institut de la statistique du Québec (Rémunération des salariés, État et évolution comparés 2013), il aurait constaté que cette étude plus qu’un grain de sel donne les réponses à toutes les questions qu’il se pose.

Pourquoi a-t-on donné la sécurité d’emploi aux fonctionnaires ? Pour éviter l’arbitrage des politiciens. Si on veut « une fonction publique professionnelle autonome à l’abri des pressions », c’est le prix à payer. « La sécurité d’emploi avait pour raison d’être de garantir le principe de neutralité politique des fonctionnaires et leur impartialité, ainsi que d’assurer la continuité du service public, sans favoritisme. La sécurité d’emploi était alors perçue comme un bénéfice, à la fois pour le gouvernement et pour les citoyens. » ( Camille Genest, Le Devoir)

« D’un côté, on trouve les travailleurs du secteur public, avec des emplois et des retraites garantis, à l’abri de toutes les fluctuations du marché. » Parlez-en aux fonctionnaires grecs – 15 200 postes abolis – les fonctionnaires ne sont pas à l’abri d’une loi spéciale qui abolirait plusieurs postes comme l’illustre l’exemple grec.

« Or, si une catégorie de citoyens est placée à l’abri des risques économiques, c’est forcément parce que d’autres les ont assumés à leur place. There ain’t no such thing as a free lunch.» Il faudrait plus qu’un dicton populaire pour expliquer cette affirmation douteuse.

« Les travailleurs autonomes ou du secteur privé, s’ils ont réussi à épargner quelque chose, n’ont aucune garantie du genre. Néanmoins, dans tous les cas, ces derniers devront payer ce qu’il faut en impôts et en taxes pour que l’État honore les pensions du secteur public, qui leur sont très souvent inaccessibles. » C’est un raisonnement idiot. Lorsque Jérôme Lussier s’achète une voiture, chiale-t-il au vendeur parce que les ouvriers qui ont assemblé sa voiture bénéficient d’un généreux régime de retraite et de bonnes conditions de travail et pas lui ? Un régime de retraite, cher Jérôme, c’est du salaire et ça fait partie du coût du service que vous recevez.

C,est bien que vous mentionniez l’exemple de la Grèce car c’est justement la direction que nous sommes en train de prendre au Québec. Une décote de notre dette augmenterait les coûts du service de celle-ci et l’argent viendrait d’où pensez-vous ? Votre raisonnement est tordu. Une compagnie d’automobile qui en donne trop à ses employés peut faire faillite, on aura toujours le choix d’acheter ailleurs , connaissez-vous un gouvernement qui fait faillite lorsqu’il en donne trop ? Et oui la Grèce fut forcée par ses créanciers à faire d’énormes coupures, c’est ce qui nous attend ici les politiciens sont incapables de déplaire à l’électorat, ça va prendre une décote de la dette pour les y forcer, comme en Grèce.

Mon raisonnement peut paraitre tordu pour des individus qui ne savent pas lire et qui font une obsession sur la dette.

Pour ceux qui ont eu de la difficulté à comprendre mon raisonnement, je vais essayer d’être plus précis. A-t-on déjà vu une personne sans régime de retraite se plaindre lorsqu’elle achète un Ipad, qu’elle « finance » le régime de retraite des gens d’Apple ? Le même raisonnement prévaut pour les fonctionnaires. Lorsque je paie mes taxes et mes impôts, je paie pour des services dont le régime de retraite est un élément du coût du service. C’est pourtant ce dont se plaint Jérôme Lussier lorsqu’il écrit « Ainsi, au moment de prendre leur retraite, les travailleurs du secteur public ont accès à des pensions garanties qui équivalent à des centaines de milliers de dollars d’épargne, et ce, jusqu’à leur mort. Les travailleurs autonomes ou du secteur privé, s’ils ont réussi à épargner quelque chose, n’ont aucune garantie du genre. Néanmoins, dans tous les cas, ces derniers devront payer ce qu’il faut en impôts et en taxes pour que l’État honore les pensions du secteur public, qui leur sont très souvent inaccessibles. »

J’ai rencontré un actuaire qui m’informait que Hydro-Québec versait 25 % du salaire de ses employés dans le régime de retraite , plus évidemment la part de l’employé, et ce seulement pour couvrir le service courant. Les déficits passés sont pas calculés .à part.

Moi, ciyoyen non gouvernemental, je suis limité à une contribution REER de 18,5 % plafonné je crois à 21 000 $.

Question: pourquoi l’employé du secteur public a un traitement plus généreux ? Pourquoi je dois payer pour ce traitement plus généreux ? Je ne demande pas qu’on réduise sa rente, je veux juste avoir les mêmes droits. Est-ce trop demander ?

En passant, quand Abitibi a fait faillite avec un large déficit au régime de retraite, les retraités ont eu droit à une réduction de rente de l’ordre de 25 %.. Personne a augmenté nos impôts pour payer cela.

Bien sûr que vous savez lire, mais vous lisez seulement les opinioons qui correspondent à vos idées fixes.

Si votre voisin a un salaire plus « généreux » que vous, allez-vous lui demander de baisser son salaire pour être égal au vôtre ? Si des travailleurs sont plus avantagés que vous, vous avez le choix pour les rattraper, soit de négocier des conditions de travail plus avantageuses ou changer d’emploi. Si vous êtes retraité ne mettez pas la faute sur les autres pour vos « mauvais » choix.

Au cas où n’auriez pas encore compris, vos impôts servent à payer des services, ils ne financent pas les salaires ou les avantages sociaux des travailleurs de l’État. Dit autrement : « Les impôts et cotisations sociales sont le prix collectif, socialisé, des services non marchands. Ils jouent le même rôle que les prix des marchandises achetées et payées individuellement. La différence est que, dans un cas, la validation de l’existence et du paiement collectif de services non marchands passe par une décision politique collective démocratique (il existe des besoins sociaux à satisfaire), et que, dans l’autre cas, la validation sociale passe par le marché. » (Libération, Les fonctionnaires, créateurs de richesse, Jean-Marie Harribey)

Marc…Marc…Marc…lorsque j’achète un I-Pad, je fais un CHOIX LIBRE ET ÉCLAIRÉ! J’ai le choix de:

1- Ne rien acheter du tout.
2- Acheter d’un autre fournisseur que Apple.
3- Acheter un I-Pad de Apple.
4- Acheter un autre produit comparable qui répond mieux à MES besoins.

MAIS pas avec le système socialiste étatisé qui nous oppresse actuellement au Québec. On DOIT tous être en rangs d’oignons et tous peignés du même bord. Et en plus, on n’a PAS LE CHOIX de payer des salaires et des conditions de travail inimaginables dans le domaine privé car l’État empêche via des lois et des règlements le privé de concurrencer avec lui.

Là est le GROS problème.

La Nouvelle-Zélande a amélioré son système il y a plusieurs années et le privé peut maintenant compétitionner avec le public et devinez quoi? Les services sont meilleurs et moins chers. La Suède a fait le même pari avec les mêmes résultats.

Ne sommes-nous pas assez intelligents pour faire la même chose que les gagnants???

Vous n’avez rien compris à mon raisonnement, ce qui ne m’étonne pas, alors je vais raisonner comme vous. Vous êtes aussi libre de vivre dans des pays où on ne paie aucun impôt, c’est donc votre choix « libre et éclairé » de vivre au Québec et de payer de l’impôt.

Laissez-moi rire avec vos exemples de pays dont vous ne connaissez rien et que vous essayez de rendre plus admirable qu’ils le sont en réalité.

Monsieur Lussier,

Je ne comprends pas que vous ne parliez pas que les fonctionnaires, ayant leur permanence, ont un fond de pension dont les cotisations sont payées par eux et par le gouvernement. Étant membre du REEGOP, j’ai payé durant 36 ans ma cotisation et c’est ce qui me permet de profiter de ma retraite et cela grâce aux placements de la Caisse de Dépôt et de Placement. Quant à la participation du gouvernement, lorsque j’ai pris ma retraite en 1996, celui-ci devait à notre caisse 14 milliards $ et celui-ci a annulé cette dette en 2002, si je me souviens bien, avant de quitter pour les vacances de Noël. Pour votre information, depuis ce temps, nos bons gouvernements n’ont pas honoré leur engagement.

Si les gens du privé se mettaient de l’argent de côté dans des REER ou autres, ils auraient eux aussi une retraite acceptable quand viendrait le temps de la prendre. Qu’on ne vienne pas dire que les gens du privé ont des obligations qui les empêchent de faire des placements. Nous aussi, on a des obligations comme tout le monde. C’est difficile d’être objectif quand on ne veut pas voir délibérément la réalité en face: ce n’est pas de notre faute si le gouvernement ne rencontre pas ses obligations et qu’il est endetté.

Je ne peux pas croire que cet article a été écrit par un journaliste professionnel. Quelle ignorance, quelle paresse, quel amassis de préjugés, quel amateurisme. C’est désolant. Un papier de débutant. Honte à vous. Je pourrais écrire des dizaines de lignes pour rectifier les faits et faire la preuve que les fonctionnaires sont loin d’être choyés. Ceux des ministères, du moins, que vous n’avez pas la décence de distinguer de ceux des sociétés d’État et des municipalités. Mais je m’abstiens, épuisée par une journée de travail éreintante et stressante, sans pauses, à jongler avec des urgences à profusion et des collègues de plus en plus débordés, pour un salaire qui n’a pas bougé depuis 10 ans mais dont je dois me contenter pour payer les comptes qui eux, ont subi des hausses de 25 à 50% depuis. Sachez qu’en tant que fonctionnaire, je paie de ma poche 50% de mon fonds de pension et 100% de mes assurances privées. Ma rente de retraite ne sera pas indexée et j’aurai de sévères pénalités si je quitte avant 35 ans de services, ce que font plusieurs, épuisés. Job de rêve ? Pas du tout. On le fait par amour du métier et du service public. Parce qu’il est valorisant de travailler pour ses concitoyens. Et vous, qu’est-ce qui vous motive à part l’accès à une tribune pour déverser votre mépris ?

Un de mes proches a quitté la fonction publique avec pleine pension indexée à vie à 57 ans. Il risque de collecter sa rente pendant plus longtemps qu’il a travaillé. En plus lui et sa famille sont couverts par de généreuses assurances santé/dentaire . Si j’en avais eu les moyens, les limites imposées au REER m’auraient empêché de cumuler un capital suffisant pour acheter la moitié de sa rente.
Hydro-Québec doit verser 25 % du salaire dans le régime de retraite des employés, en plus de la contribution de l’employé, tellement les conditions sont généreuses alors que moi je suis contraint à 18,5 % au grand total. Deux poids deux mesures.

Vous pensez que je méprise ceux qui ont des régimes plaqués or, pas du tout, je veux un traitement équitable et je suis frustré de devoir payer pour quelque chose pour d’autres que la loi me défend pour moi.

Suite à la lecture de votre blogue, je pourrais m’indigner face à tous ceux qui font leur analyse de la fonction publique sans réellement la connaître, je pourrais développer un contre-argumentaire complet, je pourrais vous expliquer en quoi nos conditions ne sont pas si extraordinaires et relativiser le pouvoir des syndicats (très faible face à un employeur qui décrète les conditions), mais, face à votre discours mille fois entendu, je ne le ferai pas.

Plutôt, je vais simplement vous inciter à réaliser « le rêve de pratiquement tout le monde » et à venir travailler avec nous dans le domaine de la santé. En effet, il s’agit d’un secteur où il y a pénurie dans plusieurs types d’emplois. Il vous sera donc facile de réaliser votre rêve et de bénéficier de notre extraordinaire sécurité d’emploi.

Par contre, si vous n’avez pas encore envoyé votre cv pour cet emploi rêvé, j’imagine qu’il y a des raisons… Je vous laisse donc y réfléchir…

Bonsoir.
Je viens de lire votre texte. Considérant votre tendance pour la C.A.Q. je comprend votre hargne contre la petite fonction publique. Vous ne parlez pas des cadres, sous-ministres et autres à ce nivaux, qui se retirent avec des primes incroyables, non vous attaquez le plus petit. Alors ne me parlé pas d’analyse neutre, votre jupon traine par terre.

Rodrigue Martin

Je trouve dommage de dire des choses comme ca sans prendre le temps de tout dire. Premièrement, oui je travaille comme préposé aux bénéficiaires dans un centre hospitalier. Oui j’aurai un fond de pension à ma retraite, à condition de m’y rendre. Toutes les bactéries et les virus nous sommes succeptible de les attraper. Mais mon fond de pension, je le paie à 50%. Malheureusement, il ne serait pas déficitaire si le gouvernement déposait également sa part à chacune de mes paies. Il attend que je parte pour la payer. Pendant ce temps-la, seul les intérêts de mes cotisations fructuent pour l’avenir….

Deuxième n’y, ça m’a pris treize ans pour avoir un poste à temps plein. Les postes à temps partiels pullulent dans les hôpitaux. On ne vit pas grassement avec un sept jours quinzaine….après on nous appellent les gras de la société?

Troisièmement, on n’a pas de prime au rendement nous. On ne se fait pas payer en dessous de la table nous. On n’a pas le droit de bénéficier de rabais sur les produits de compagnie nous. On n’a même pas une hausse de salaire décente depuis pres de 14 ans…..deux années à zéro d’augmentation. Pourtant, mon essence augmente autant que la votre et mon hydro aussi.

Quatrièmement, je lave vos parents, vos enfants, vos frères et vos sœurs et je change leurs culottes d’incontinences parce que la société a décidé qu’elle ne pouvait prendre soin de la famille….

Est-ce la meilleure façon de régler le problème que de taper encore sur le dos des employés de l’état? Si tout est aussi beau que cela, pourquoi ne pas venir y travailler? Il y a encore de la place…..

Bonjour Jérôme,

Ton idée ressemble beaucoup à l’idée du « revenu de citoyenneté » , préconisée par Michel Chartrand et cie. Est-ce bien de cela que tu parles?

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