N’est pas «Charlie» qui veut

«Si vous êtes vraiment Charlie Hebdo, ou aimez Charlie, utilisez une des caricatures comme avatar. Ne vous cachez pas en dessous de votre bureau en chuchotant “Je suis avec toi”.»

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Photo : Toma Iczkovits/La Presse Canadienne

Il aura fallu une tragédie, une boucherie dans la salle de rédaction de Charlie Hebdo pour que nous, des médias, réagissions collectivement. Dix collègues tués, une dizaine de blessés et deux policiers abattus ! Tout ce sang pour nous faire sortir de notre réserve prudente de gens menant une vie confortable.
Politique

Dans le fond, ce n’est pas bien différent de cet attentisme que nous reprochons si facilement à nos gouvernements, eux qui ont la manie d’ignorer pendant des mois — sinon des années — les signaux d’alarme qui annoncent une épidémie d’Ebola ou des bouleversements climatiques.

Quand Charlie Hebdo, par solidarité avec le quotidien danois Jyllands Posten, qui les avait commandées, a publié les caricatures de Mahomet en février 2006, bien peu de quotidiens ont emboîté le pas.

C’est pourtant à ce moment-là que la solidarité aurait été la plus efficace, a confié le controversé chroniqueur de Sun News, Ezra Levant, à ma collègue du Devoir, Hélène Buzzetti. (Son texte est malheureusement verrouillé ; je vous en résume les grandes lignes.)

Éditeur à l’époque du Western Standard, il avait été le seul, avec le Jewish Free Press, à publier les dessins au Canada, ce qui lui avait valu des poursuites et bien des reproches. (Le Devoir en publiera une, petite, pour accompagner un texte.)

Si tous les médias l’avaient imité, «qui aurait-on pu attaquer ? Si tout le monde publie, on ne peut plus alors cibler le Jyllands Posten ou Charlie Hebdo. C’est la couardise d’il y a neuf ans qui a rendu cela possible», a-t-il confié à ma collègue.

La vue de tous ces journalistes armés de leur écriteau «Je suis Charlie» l’a fait bondir. «C’est factice. […] Si vous êtes vraiment Charlie Hebdo, ou aimez Charlie, utilisez une des caricatures comme avatar. Ne vous cachez pas en dessous de votre bureau en chuchotant “Je suis avec toi”.»

La réaction de la presse à la tuerie de mercredi a aussi été à géométrie variable. Alors que tous les quotidiens francophones du Québec ont publié une caricature de Charlie Hebdo, signée par Cabu et représentant Mahomet se cachant les yeux en disant que «C’est dur d’être aimé par des cons…», la quasi-totalité de la presse anglophone nord-américaine a décidé de ne pas montrer les caricatures, ou encore d’en brouiller les éléments jugés offensants. Étrange façon de rendre hommage aux caricaturistes assassinés !

Pour le courage, on repassera. Mais faut-il s’en étonner, quand la lâcheté fait aussi partie de notre quotidien journalistique ? Ce n’est pas le cas partout ni le fait de tout le monde, mais je peux au moins citer quelques exemples d’un milieu que je connais bien : la presse parlementaire.

À son arrivée au pouvoir, l’entourage du premier ministre Stephen Harper a exigé que les journalistes présents à ses points de presse s’inscrivent sur une liste. Rien de mal à ça si les tours de parole sont respectés, mais ce n’était pas le cas. Le personnel du cabinet du premier ministre (CPM) choisissait qui pourrait poser une des rares questions.

Un boycottage de la fameuse liste a suivi, mais il n’a pas tenu longtemps, certains étant trop heureux d’être les élus du CPM. Nous n’avons même pas été capables de faire preuve de solidarité pour cette simple demande de traitement équitable entre tous les membres de la tribune de la presse.

On montre la même docilité quand le CPM décrète qu’aucune question ne pourra être posée lors d’un événement public. Ce n’est encore qu’une petite minorité qui proteste quand, pour éviter les questions difficiles, on attend la fin d’une conférence de presse pour remettre aux journalistes les documents pertinents ou qu’on démarre une séance d’information avec, en main, seulement la documentation en anglais.

Rouspéter dans ces circonstances ne demande pourtant aucun courage — juste un petit peu de force de caractère. Mais la peur de ne pas avoir de renvoi d’appel suffit à en faire plier quelques-uns. Alors, affichette noire ou pas, il faut admettre que nous ne sommes pas tous des Charlie.

Dans une entrevue avec mon collègue Stéphane Baillargeon (elle aussi verrouillée, donc je résume), Pierre Trudel, professeur de droit à l’Université de Montréal, évoque la froideur initiale des médias à défendre la liberté d’expression quand la controverse autour des caricatures de Mahomet a éclaté, en 2005. «Une partie importante des gens du milieu de l’information préférait discourir sur le fait que ces dessins n’étaient peut-être pas très beaux et qu’il était donc légitime de les censurer, plutôt que de débattre sur la liberté d’expression et la liberté de la presse. Malheureusement, la communauté des médias, la communauté journalistique n’ont pas été très très vigoureuses pour défendre ces principes.»

Il note que les médias et les journalistes s’accommodent en fait de limites à la liberté de presse. Ils sont frileux face à la critique, s’autocensurent, tolèrent mal l’idée de créer un inconfort, désapprouvent les gestes irrévérencieux. La crainte des poursuites nourrit l’hésitation et décourage la prise de risques. Or, la liberté de parole et de presse signifie aussi choquer, bousculer, dire ce que beaucoup voudraient taire ou étouffer.

Pourtant, comme le déclare Pierre Trudel, si vous enlevez la liberté de parole, «toutes les autres tombent avec elle. Sans la liberté de parole, tous les autres droits deviennent impossibles. Il est impossible de concevoir le droit à l’égalité sans cette liberté de base qui permet de juger, de débattre, de parler.»

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69 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Lors du diner annuel 1976 des correspondants de presse assignés à la Maison Blanche, Stephen Colbert avait très bien, et très cruellement, mis le doigt sur la paresse, et la couardise de la presse et des journalistes.
http://m.youtube.com/watch?v=U7FTF4Oz4dI
Le lendemain, les journeaux se déchainaient d’ailleurs contre Colbert….tout en évitant soigneusement de s’adresser à la substance de son propos.
Ce propos s’appliquerait, mutatis mutandis à la situation actuelle.

Bravo!

Mais on voit que vous-même, grande donneuse de leçons, vous n’affichez rien de compromettant sur votre profil Facebook.
Bravo pour ce courage!

Vous cherchez des poux où il n’y en a pas… Le Facebook de Manon Corneiller est inactif… Et votre courage à vous, il est où? Quant on se cache sous un pseudo, on n’a pas de leçon à donner à personne… Mme Corneiller a le mérite de parler à visage découvert, elle…
Nicholas Ninousky

Moins de la lâcheté que le culte du multiculturalisme. Et la vieille habitude britannique de laisser les « communautés » s’administrer comme ils le firent en Inde en laissant leurs palais aux Rajahs en échange de leur soumission à la reine Impératrice, tout en leur laissant quasiment toute liberté dans l’oppression de leurs paysans (en ne dépassant certaines limites). Ce n’est pas du respect qu’ils montrent envers les « communautés » mais leur mépris profond de ce que les Anglais appellent « wogs ». Le multiculturalisme, inventé en Angleterre pour rassurer les bourgeois que leur jardinier immigrant retournerais dans sa « communauté » après le travail et n’oserais pas demander la main de leur fille. Exactement ce que l’on a vu lors du débat sur la Charte de la laïcité.

Exactement de quel droit le gouvernement et-ou notre letargie doivent baillonner notre droit de parole aujourd hui PARLER OU DIRE CE QUE L ON PENSE QUESTIONNER C EST ETRE HORS NORMES BRAVO CHER PEUPLE

@ Serge Bolduc: ponctuation SVP! Merci.

Tout pouvoir, et en particulier la tyrannie, a besoin de courroies de transmission, d’exécuteurs, de sbires pour se concrétiser, croître et enfin tout balayer sur son passage. Staline et Hitler en sont les meilleurs exemples modernes. Peut-être n’ont-ils jamais eux-mêmes, pressé la gâchette, mais on leur doit tout de même le massacre de leurs opposants et critiques par millions, au vu et au su de milliards de témoins planétaires pour le moins anesthésiés. Pourtant, sans bourreaux, sans haut-parleurs serviles et sans un électorat (peuple) de pleutres pour lui servir de caution morale, l’autocrate est condamné, au mieux, à taper éternellement du pied dans l’antichambre du pouvoir et, au pire, à avorter avant même son élection originelle.

Journalistes narcissiques, complaisants, eunuques et arrivistes, collaborateurs amoraux à la botte du pouvoir, masses serviles de joueurs de casserole qui ne se mobilisent que pour la défense d’insignifiants privilèges et s’évanouissent dans la nature devant l’horreur absolue, l’humanité a autant besoin de vous que d’un immense furoncle purulent sur le «pif»! Voilà peut-être aussi pourquoi elle n’y voit en général pas plus loin que… le bout de son nez!

Bien sûr qu’on n’est pas tous des Charlies. J’aime bien que vous soulignez l’aplaventrisme de la presse devant un tyran de la trempe de Harpeur mais pour un instant, réjouissons-nous d’un moment de solidarité. Et pour ce qui est des deux solitudes, à tous de juger s’il est existe bien.

Madame Manon
A quand les camps de concentration et les chambres a gaz?
En temps que journaliste, vous ne vous êtes pas poser la question : comment d’après des photos et des vidéos d’hommes portants des cagoules , habillés en militaire et paraissant parfaitement a l’aise avec le monde des armes et des meurtres sont reconnus comme étant 3 algériens …et musulmans en plus!!!!!!!!!!!!!!
Et les fameuses affichettes que des milliers de personnes ont portés quelques instants après l’atroce acte criminel, comme si quelqu’un les avait déjà en stock avant même que tout çelà n’arrive !!!!!!!!!!!!!!!!!
Mais comme les journalistes savent mieux que tout le monde ce qui se passe, ces criminels ont peut être laissé une carte de visite ou ils annoncent leurs nationalité française , leur origine algérienne et surtout leur religion..QUI SAIT?ils ont peut être même averti a l’avance celui qui devait imprimer les affichettes…
Vous savez, madame Manon, faire appel a la haine qui est en chacun de nous est facile et nous sommes tous prêt a y répondre rapidement.
Ce qui me fait peur , c’est que c’est une lame a double tranchant et que l’autre aussi pourrait y faire appel.
Nous ne parlons pas ici d’un petit groupe de personnes , mais de plus d’un milliard et demi d’individus.
Bien sûr , les « biens pensants » ( surtout les banquiers qui cherchent a contrôler le monde) les font s’entretuer actuellement un peu partout et ils sont occupés, mais les appels au racisme et a la haine que vous préconisez vont les rassembler et focaliser leurs pensées et leurs actes sur nous autres les mieux nantis matériellement.
Et la différence vient du fait qu’ils sont plus aptes a sacrifier leurs vies que nous autres.
La foi en quelque chose ,surtout religieuse,fait que l’être humain peut être entrainé a commettre des actes qu’il réprouverait dans une vie normale…
Et la foi n’est nullement une nationalité,mon voisin est musulman et celui d’en face est juif , il y en a même deux en bas de l’immeuble qui sont hindouistes…mais nous sommes tous canadiens…Nous ne descendons pas de Mars….
Alors madame Manon,je vous pose la question: est ce que je dois brûler mon voisin musulmans parceque sa femme se couvre la tête et couper la tête des hindouistes parce qu’ils déposent de des offrandes de fruit a un dieu auquel ils croient
Non, vous allez me dire que ce serait criminel .
Alors il me suffirait d’insulter leur croyance et leur accoutrement au nom de ma saint liberté de parole…
Je m’arrête là car chaque question reste sans réponse lorsqu’il s’agit des êtres humains et leurs actes…..

Déjà entendu parler des imprimantes? Et c’est quoi ces élucubrations avec les Algériens? Et quand ces raclures gueulaient qu’ils avaient vengé le prophète, avez-vous besoin de sous-titres pour comprendre à quelle religion se rattache leur fanatisme? Quant à vos menaces à peine voilées, elles sont aussi lamentables que déplacées.

Votre texte n’a aucun sens. C’est comme prétendre que l’attentat a été planifié par ceux qui ont imprimé les affichettes et qui le savaient d’avance… Complètement flyé. Ah, et puis peut-être faudrait-il vous rappeler qu’il y a décalage horaire entre la France et Montréal, 6 heures à ce temps-ci de l’année, et que ça ne prend pas des heures pour imprimer une affichette. Votre réponse par contre mérite certainement d’être dite et considérée et c’est justement pour votre liberté d’expression que ces gens sont morts.

Les affiches préparées d’avance et les cartes d’identité algériennes!

Je ne pensais jamais que quelqu’un pousserait la théorie du complot à ce point! Vraiment vous êtes un champion

Tout ce qui touche les Musulmans, les Juifs, les Noirs, les Indiens et les homosexuels est auto-censuré. Il est à peu près impossible dans le Canada contemporain d’aborder ses sujets sans faire face à la censure ou auto-censure.

Pour le Québec bashing par contre, pas de problème. C’est bar ouvert.

Si vous êtes vraiment Charlie, vous ne suivrez pas le troupe en mouton.
Ces mouvements de masse avec l’affiche qui nous émotionne est facile à mettre en place.
Nous aimons tous nous envelopper dans le bien contre les méchants.
On oublie ainsi de réfléchir et on suit en mouton, comme un Ice bucket challenge.
Comme un bring back our ass, comme tous ces mouvements de suiveux à qui l’on offre gracieusement l’opinion et le jugement clef en main.

Beaucoup de ceux qui se gargarisent à la «liberté d’expression» depuis l’ignoble attentat sont d’hypocrites censeurs.

La censure sur nos médias est quotidienne.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/assassinats-massifs-au-charlie-161628?debut_forums=0#forum4207487

Salutations

Serge Charbonneau
Québec

D`accord avec vous Serge Charbonneau, Je suivrez le troupeau de mouton le jour, ou la meute se lèvera en masse contre les fabricants d`arme, les planificateurs de guerre, les semeurs de graines de terroristes, les laveurs de cerveaux, les journalistes et nos dirigeants qui savent que tout cela existe et qui font la sourde oreille à toute cette racaille. On récolte ce que l`on sème…..

La liberté d’expression et le courage des frileux journalistes…
Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet !
Surtout concernant les dossiers internationaux.
La censure est constante et systématique dans certains cas.
Un exemple:
<Sur Radio-Canada lors de la campagne à la cefferie républicaine, on interdisait de faire valoir le discours de Ron Paul.
J'ai même porté plainte à l'ombudsman de la SRC avec évidemment aucun résultat.
Cette clique d'hypocrites qui censure les idées et les opinions quotidiennement rendant ainsi notre démocratie dysfonctionnelle se tient les coudes serrés. Ils sont tous en premières lignes avec leur affiche en noir et blanc pour parler de «liberté d'expression» |
Quelle hypocrisie.
Et de dénoncer avec tant de virulence cette réalité peut me valoir, bien évidemment la censure.
Une censure que je peux tout de même dénoncer sur d'autres plateforme, malheureusement moins grand public.

Voyez ma plainte envoyé à la SRC:
http://www.vigile.net/Plainte-contre-la-censure-a-Radio

Serge Charbonneau
Québec

Manon Cornellier a parfaitement raison. Tous les médias sont trop frileux et peureux de ne pas se tenir debout.

Très bel article. Je trouve proprement scandaleux la façon dont Stephen Harper contrôle la diffusion de l’information. Lui qui critiquait si facilement Jean Chrétien, lors du scandale des commandites, multiple les tactiques pour éviter toute question indiscrète qui pourrait ternir son image et celle de son parti. Par la sélection qu’il fait de l’information distribuée au public, surtout à l’égard d’Israël, par exemple, en favorisant démesurément le point-de-vue israélien, il contribue à une désinformation du public et soutient, indirectement, la violence qui sévit dans ces lieux, en encensant continuellement le point-de-vue israélien. Nommez-moi une seule fois où il a appuyé les Palestiniens dans leur quête de justice et d’équité ?…

@ Jules-Arthur : D’un dinosaure à l’autre:

Bravo pour la mesure, la clarté et l’à-propos de votre opinion et, surtout, pour la qualité de votre français écrit. De nos jours, au milieu d’autant d’ignorants sur-informés, c’est rafraîchissant!

Bravo pour ce texte. Depuis deux jours, je vis un malaise face à toute cette solidarité, à toutes ces manifestations. Vous l’avez très bien cerné : elles arrivent trop tard. Dommage, très dommage. Dommage aussi que tout le monde va maintenant passer à autre chose… jusqu’à une prochaine fois.

Le professeur de droit Ronald Dworkin, qui défendait un droit illimité à la liberté d’expression affirmait néanmoins en 2006 :

« The British and most of the American press have been right, on balance, not to republish the Danish cartoons that millions of furious
Muslims protested against in violent and terrible destruction around the world. Reprinting would very likely have meant—and could still
mean—more people killed and more property destroyed. It would have caused many British and American Muslims great pain because they would
have been told by other Muslims that the publication was intended to show contempt for their religion, and though that perception would in
most cases have been inaccurate and unjustified, the pain would nevertheless have been genuine. True, readers and viewers who have been
following the story might well have wanted to judge the cartoons’ impact, humor, and offensiveness for themselves, and the press might
therefore have felt some responsibility to provide that opportunity. But the public does not have a right to read or see whatever it wants no
matter what the cost, and the cartoons are in any case widely available on the Internet.Sometimes the press’s self-censorship means the loss of
significant information, argument, literature, or art, but not in this case. Not publishing may seem to give a victory to the fanatics and authorities who instigated the violent protests against them and therefore incite them to similar tactics in the future. But there is strong evidence that the wave of rioting and destruction—suddenly, four months after the cartoons were first published—was orchestrated by Muslim leaders in Denmark and in the Middle East for larger political reasons. If that analysis is correct, then keeping the issue boiling by fresh republications would actually serve the interests of those responsible and reward their strategies of encouraging violence ».

Source : Ronald Dworkin, The right to ridicule, The New York Review of Books, March 23, 2006, en ligne : http://www.nybooks.com/…/mar/23/the-right-to-ridicule/

Eric Folot

Monsieur Folot, la liberté d’expression comprend la liberté de ne pas publier. Par contre quand on s’auto-censure par crainte de terroristes ou de violence, alors là il y a un dérapage qui peut conduire directement à l’abus des droits fondamentaux. Il n’y a pas de gradation dans les libertés fondamentales, c’est tout ou rien, sauf s’il s’agit de commettre un crime.

Je ne suis pas Charlie et ne voudrais l’être pour rien au monde. La liberté d’expression, c’est dans pour tous, pas juste dans un sens, demandez a Dieudonné, il vous dira si a lui on a accordé a lui le droit de rire de tout. Discours d’hypocrite.

Bien dit, au sujet de Dieudo. C’est la filière sioniste* qui l’a fait taire en France… et ici.

Je rajoute (au sujet de la liberté d’expression) que si tout le monde est contraint de dire la même chose ou de publier la même chose, il n’y a plus de liberté d’expression.

*sioniste
Voyons si la liberté d’expression existe sur ce site « On est tous Charlie » car s’il est un mot qui ne passe pas sur plusieurs blogues c’est bien celui-là: sioniste. On peut bouffer du curé, de l’imam, du musulman des Noirs, des grosses mais rarement du sioniste/sionisme.

Pour Richard Malka, «on n’a jamais le droit de critiquer un juif parce qu’il est juif, un musulman parce qu’il est musulman, un chrétien parce qu’il est chrétien». «Mais vous pouvez dire tout ce que vous voulez, et les pires horreurs, et on les dit, sur le christianisme, le judaïsme et l’islam, car au-delà de l’unité des beaux slogans, c’est ça la réalité de Charlie Hebdo», a-t-il estimé.

Dieudonné ne rit pas…il stigmatise et toujours le même groupe..ce n’étai tpas pour rigoler mais pour véhiculer sa haine….comme j’ai dit precedement, Charlie Hebdo se moquait de tous…..peut-importe la religion, le sexe, la nationalité ou l’appartenance politique…

Vous avez entièrement raison…mais il parfois avec un peu de persévérance on arrive a faire bouger les choses et les gens…lorsqu on est couché dans la ouate ce n est pas évident de se léver….et d agir

Commentaire très pertinent. Mais l’inverse est aussi vrai. Les politiciens se cachent sous la table lorsqu’il faudrait s’inquiéter de l’emprise de ces médias qui se prélassent dans le mou et l’approximatif. Il fallait voir, le 2 juin 2011 à l’Assemblée nationale, alors que les champions du projet d’amphithéâtre de Québec faisaient état de dépenses et de revenus sans colonnes ni chiffres conséquents, en ignorant totalement les coûts de financement, les députés des deux grands partis s’agenouiller avec des airs de faux prélat, glousser, ricaner devant le grand entrepreneur national adossé à la Caisse de dépôt, P.K.Péladeau, filer doux devant le maire de Québec, mais employer soudainement des mots durs avec une fermeté insoupçonnée devant les opposants, notamment l’ancien directeur général de la Ville de Québec, l’empêcheur de tourner en rond dans cette affaire. La liberté assumée et le courage sont une denrée rare dans le monde politico-médiatique, au Québec comme en France. Mais au Québec, il n’y a pas de Charlie Hebdo.

Ww! Wow! Wow! On n’a peut-être pas de Charlie Hebdo ici (quoique Safarir et Croc se défendaient à une certaine époque) mais nos journaux même officiels n’en sont vraiment pas à leurs premières caricatures cannibales du petit Maire (avec un grand «m») de Québec ni de PFK ( oups!; PKP). Nos dessinateurs pourraient, à la limite proposée par les extrémistes, souvent faire de belles cibles pour les snipers du pouvoir si on tolérait ici de telles rétorsions en cas d’usage du ridicule comme argument à son égard. Mais ici, comme le ridicule ne tue pas, selon l’adage, le pouvoir préfère s’en servir plutôt que de l’occire.

De plus, votre exemple de démocratie approximative a tout de même eu lieu au grand jour et devant une instance reconnue et jalousée dans bien des coins du monde. Si notre petit peuple ne s’en montre pas digne en laissant la bride sur le cou à ses représentants, ne vous en prenez pas à ceux-ci, dont tout le monde sait bien – et vous le premier, comment en douter, vue votre culture! – qu’ils sont,
par définition comme par nature maintes fois avérée, des arrivistes et des exhibitionnistes ayant besoin d’un mors entre les dents!

Pourquoi, au lieu de gémir sur nos petits caprices de gosses de riches sur-gâtés et d’avaliser, par la bande, quelque extrémisme que ce soit, n’Inviteriez-vous pas plutôt vos voisins contribuables, frustrés comme vous de devoir faire les frais d’une notre mégalomanie collective, à tirer sur les cordeaux!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Bien dit. Il y a des personnages politiques au Québec qui, de par leur toute puissance, font trembler et la presse est muette devant leurs dérapages.

Votre lecture ainsi que celle de votre collègue est un peu trop simpliste à défaut d’utiliser un autre qualificatif. Je m’explique:

Le message « Je suis Charlie » utilisé par des personnes et certaines publications veut dire: je défend le droit de la liberté d’expression, j’y crois, peut importe le message exprimé.

Autrement dit je peux ne pas être d’accord avec le message véhiculé par les caricatures, trouver que ça n’a pas sa place ou que ça envois le mauvais message; mais en même temps défendre le droit à Charlie ou tout autre instance d’en produire, d’en publier et même d’y croire.

Donc « Je suis Charlie », je condamne la tuerie effectuée par des barbares qui ne devraient pas avoir de place dans nos sociétés; mais je refuse d’être traité par votre collègue de « faux supporteur » de Charlie parce que je ne vais pas jusqu’à publier pas moi même ces caricatures; c’est absurde, simpliste et idiot.

La liberté d’expression est à géométrie variable et change avec le temps et les événements. Aujourd’hui, essayez de caricaturer les homosexuels, les femmes en général et les féministes en particulier, les assistés sociaux, les juifs (demander à Dieudonné ce que cela donne dans cette France éprise de liberté d’expression). Aujourd’hui, essayez de dire que les caricatures de Charlie Hebdo étaient de mauvais goût et s’attaquaient de plus à une mauvaise cible : le Prophète, mort depuis plus de 1300 ans et figure sacrée pour les musulmans.

Pas assassiné? Écraser un homme, le museler, c’est correct ? Tant qu’on ne l’assassine pas ? LOL
Une quenelle pour toi, mon brave Pierre. re LOL

Dieudonné, je me souviens de ce qu’on t’a fait subir.

Nous sommes tous Dieudonné ? lol Parmi ceux-là même qui se disent pour la liberté d’expression il y en a plusieurs qui sont les premiers à avoir muselé Dieudo.

@Marie
Ma pauvre tu t’égares…completement
Y a une sacré énorme monstrueuse différence entre Charlie Hebdo et Dieudonné….

Dieudonné ne fait qu’attiser la haine, ne véhicule qu’un seul discours la haine des juifs….
Charlie Hebdo ….se moquait de tous et chacun sans dicernement de races, religion ou d’appartenance politique…

J’ai pleuré sur les innoncents tués….pas sur le fait qu’on ai interdit à juste titre cette humour glauque, revanchard et raciste…

Vous avez raison tant sur le sujet de la sujétion des journalistes aux diktats du BPM que sur Charlie Hebdo.

Devant le déferlement de manifestations de sympathie et de solidarité tant de la part des dirigeants politiques -auxquels la fonction impose pareils comportements- que de la profession journalistique qui, chez nous, a enfin fini par réagir collectivement, j’ai eu un mouvement d’humeur que j’ai traduit ainsi: «Les précurseurs passent pour des fous tant que la masse ne les a pas rattrapés».

Cela aura, en effet, pris presque une décennie et une attaque sauvage pour que la masse se joigne enfin aux précurseurs qui persistaient à faire des mises en garde et des appels à l’aide. Le prix à payer pour que la lucidité triomphe enfin est bien trop élevé. J’espère qu’il va s’en trouver pour faire un sérieux examen de conscience et regretter leur pusillanimité, une pusillanimité qui persiste lourdement chez les très frileux anglo-saxons dès qu’il est question de multiculturalisme. Je doute que ces derniers aient même l’aptitude à l’examen de conscience tant ils excellent dans l’auto justification.

Aussi, entendre et lire ceux-zé-celles-là mêmes qui, chez-nous, se sont fendus d’explications oiseuses pour expliquer leur absence de solidarité à l’époque et qui maintenant vont tout faire et tout dire pour essayer de nous faire oublier leur attitude de planqués donne le cafard.

Remarquez qu’il faut avoir eu affaire à la censure, Oh! Pardon! à la «modération» de certaines tribunes Internet de grands médias pour constater que la tentation d’interdire la parole publique à des opinions divergentes, même si correctement exprimées, est un travers assez équitablement partagé. Alors, faire la leçon et la morale devrait imposer quand même une petite gêne à la gent médiatique.

« Devant le déferlement de manifestations de sympathie et de solidarité tant de la part des dirigeants politiques -auxquels la fonction impose pareils comportements- que de la profession journalistique qui, chez nous, a enfin fini par réagir collectivement, j’ai eu un mouvement d’humeur que j’ai traduit ainsi: «Les précurseurs passent pour des fous tant que la masse ne les a pas rattrapés».

J’ai eu aussi cette pensée. J’ai encore la foi dans l’être humain et l’espérance que la masse de citoyens ordinaires de tous horizons se fera de plus en plus grande et solidaire, ainsi les violents sur cette terre n’auront plus de prise. C’est la liberté tout court qui est en jeu.

J’ai remarqué que plusieurs chefs de mosquées ont pris la parole rapidement pour se dissocier et dénoncer ces crimes. Mais le font-ils vraiment pour cela ou pour convaincre certains de se joindre à eux? Voyez comme le doute s’installe dans mes pensées, instillé par la peur… semble-t-il…

J’ai fait certaines lectures pour me renseigner sur l’islam, et j’en suis venue à comprendre que LA VOIX des musulmans modérés n’étaient pas assez fortes et puissantes pour contrer le message des djihadistes. Moi je souhaite que ces MODÉRÉS PARLENT PLUS HAUT ET PLUS FORT.

Était-ce aussi un message de Charlie Hebdo?

Je vous rejoins. On n’entend pas suffisamment les voix de l’Islam. En France, les responsables musulmans semblent avoir appris la leçon et ils invitent leurs ouailles à participer au grand rassemblement des français pour affirmer leur solidarité démocratique ce dimanche. Ils ne porteront sans doute pas des pancartes affichant « je suis Charlie », mais c’est un pas dans la bonne direction. Au Québec, nous n’en sommes pas là. Disons que les imprécations des tenants les plus hardis de la laïcité durant notre débat sur la Charte des valeurs (lesquelles, je cherche encore) n’ont pas aidé les imams, souvent ignorants des moeurs et codes québécois, à se manifester. Pour que les modérés parlent plus haut et plus fort, il faut leur ouvrir les bras.

Dans le cas du débat sur la laïcité, un peu comme dans l’après-référendum de 1995, les modérés étaient muselés de part et d’autre par les hystériques de part et d’autre.

Dans le cas du débat sur la laïcité, un peu comme dans l’après-référendum de 1995, les modérés de part et d’autre étaient muselés par les hystériques de part et d’autre.

La liberté d’expression c’est AUSSI la liberté de se taire. C’est aussi la liberté de ne pas publier si on juge mieux de ne pas le faire.Alors, ceux qui sont « tous Charlie » devraient le comprendre derechef.

Je me méfie d’une société qui met au pilori ceux qui ont une pensée divergente. Les journaux qui ont choisi de ne pas publier de caricatures ont exercé leur liberté de parole et d’expression.

Pour toi, Dieudo, pour ta liberté d’expression, pour la mienne, tiens! une quenelle !

«Il ne faut pas confondre la liberté d’opinion avec l’antisémitisme, le racisme, le négationnisme», a commenté le Premier ministre Manuel Valls, interrogé sur l’ouverture de cette enquête. «Le racisme, l’antisémitisme, le négationnisme, l’apologie du terrorisme ne sont pas des opinions, ce sont des délits».

Dieudonné M’Bala M’Bala, 48 ans, qui a lancé récemment un parti politique avec l’essayiste d’extrême droite Alain Soral, a déjà été plusieurs fois condamné pour antisémitisme. Il est depuis un an dans le viseur du gouvernement, qui avait fait interdire certaines de ses représentations fin 2013 et début 2014. Il est aussi dans le collimateur de la justice, notamment pour fraude fiscale, blanchiment, abus de biens sociaux, et pour avoir lancé un appel aux dons afin de régler ses amendes.

bien sure un personnage ….a porter aux nues….

Je n’en revenais pas d’entendre le PM Harper se pourfendre pour la liberté d’expression hier (8 janvier) de Vancouver. C’est lui et son gouvernement qui non seulement musèlent la presse en leur interdisant de poser des questions mais ils ont aussi muselé les fonctionnaires et les scientifiques travaillant pour le peuple canadien! Ce sont vous et moi qui paient leurs salaires mais ils n’ont pas le droit de me parler! Ce gouvernement ne se gêne pas pour se servir de nos taxes pour faire sa propagande mensongère sur toutes sortes de sujets pour assurer sa réélection. Je ne comprend pas que dans le contexte d’un gouvernement « majoritaire » où l’opposition parlementaire est aussi impuissante à changer quoi que ce soit, les journalistes ne soient pas plus vigilants et ne dénoncent pas plus souvent les abus de ce gouvernement, surtout en matière de liberté d’expression et de propagande. Merci au moins de le faire aujourd’hui et j’espère que ce sera une tendance lourde cette année pour vous et vos collègues.

On parle de liberté de parole, aujourd’hui comment est-elle décrite?? chaque individu ne peut plus s’exprimer librement, dans des petites assemblées comme conseil municipale, assemblée de voisins, etc,etc, la volonté de plaire au plus agressif, est la voix que plusieurs choisissent, mais ils sont très parleurs après les rencontres de groupes, se pensants important, pouvant s’exprimer, ce qu’il ne fait pas en assemblée. Vous pouvez le publier sans problème.

Je partage en gros les commentaires qui précèdent mais j’aimerais ajouter un commentaire qui, quoique naïf, me semble pertinent dans la guerre de l’Islam au regard des attentats.
J’ai cru comprendre que ces fous d’Allah ont comme incitatif premier de commettre un acte d’éclat qui est diffusé par tous les médias du monde qui en font, malgré eux, la promotion. Je crois que si les états visés par ces attentats se concertaient pour diffuser au monde entier les textes ou images qui paraissent offensants pour ces fous, le résultat serait ainsi différent de celui recherché. En effet, plutôt que de punir les méchants et de se voir reconnaître un statut de héros, ils auraient contribué à la diffusion mondiale de l’objet de leur colère et auraient assurés le relais dans « l’affront » de leur religion. Étant contreproductif, ils n’auraient pas atteints leur objectif de faire cesser cette diffusion mais d’en faire la promotion. Peut-être que …….

J’avais pensé exactement la même chose quand j’ai su ce qui était arrivé.J’ai changé ma photo de profil en guise de solidarité avec la liberté d’expression .Car je crois fondamentalement à la liberté de parole et à l’humour comme indice d’une société en santé morale.Le droit à l’énonciation et à la dénonciation me semble très important dans l’espace journalistique comme dans la vie de tous et chacun.Une parole étouffée construit une société étouffante.

«Si vous êtes vraiment Charlie Hebdo, ou aimez Charlie, utilisez une des caricatures comme avatar. Ne vous cachez pas en dessous de votre bureau en chuchotant “Je suis avec toi”.»

Charlie ne se laissait pas dicter de ce qu’il publiait ou non. Si je laissais une bien-pensante m’influencer au sujet de quoi publier ou non comme avatar, alors là, en effet, je ne serais pas Charlie.

Selon la Cour suprême du Canada, lorsqu’une personne s’abstient de s’exprimer, elle exerce sa liberté d’expression, car le silence est en soi une forme d’expression. L’autocensure pour des raisons éthiques n’est donc pas une menace à la liberté d’expression, mais au contraire participe de son exercice. Dans l’arrêt Slaight communications inc. c. Davidson (1989), la Cour suprême du Canada affirmait :

« On ne peut nier, en effet, que la liberté d’expression comporte nécessairement le droit de ne rien dire ou encore le droit de ne pas dire certaines choses. Le silence est en soi une forme d’expression qui peut, dans certaines circonstances, exprimer quelque chose plus clairement que des mots ne pourraient le faire ».

Source : Slaight communications inc. c. Davidson, [1989] 1 RCS 1038.

Éric Folot

Excellent texte, mais qui ne dit pas tout.

Ces islamistes, fort jeunes et souvent occidentaux, carburent à diverses sources additionnées :

1. Leur déficit scolaire en éducation politique et philosophique. La pédophilie catéchistique (religieuse) qui en tient lieu.

2. Le sionisme de bon voisinage que l’Occident veut entrer de force dans la gorge du monde arabe (c’est la cause principale de l’islamisme).

3. Le refus de promulguer une Charte fédérale (et partout en Occident) de la laïcité encore plus serrée et pointilleuse pour enlever à toute religion ses privilèges fiscaux et scolaires et sa prétention d’être supérieure ou l’égale des lois démocratiques.

4. La lâcheté des élus bigots qui maintiennent des privilèges aux religions et celle des medias uniquement préoccupés de rentabilité.

Solutions :

1. Laïcité conséquente et cohérente qui enlève tout privilège à toute religion.

2. Rapatriement en Occident de nos compatriotes juifs israéliens, ou retrait de l’appui occidental à Israël.

3. Appui massif, mais non militaire, aux Lumières arabes qui œuvrent en leur pays respectif.

4. Établissement, pour les journalistes, d’un statut professionnel élevé à celui de juge d’instruction pour toute activité sociale, économique et professionnelle d’intérêt public et sous réserve du strict respect de la vie privée.

Jacques Légaré
ph.d. en philosophie politique

Il est étonnant de constater comment les plus ardents défenseurs d’une absence de limites au droit de parole semblent, paradoxalement, fustiger tous ceux qui ne pensent pas comme eux. La droit à la liberté de parole ne peut-il pas aussi être le droit de choisir ses objets de parole en fonction de ses croyances et valeurs?

la liberté d’expression, ce n’est pas de bêtement reproduire des dessins sciemment offensants, c’est aussi de se montrer solidaire d’une forme d’expression que nous pouvons désaprouver personnelement tout en louangeant le fait qu’elle ait sa place dans la société. Je suis Voltaire. Je ne suis pas en communion avec les moyens utilisés par Charlie pour pourfendre l’intégrisme, mais je me battrai pour leur place sur l’espace public. Je ne ferai jamais miens leurs moyens, mais je m’identifierai à leur cause pour la liberté qu’elle représente. Ce n’est pas une carricature de Mahomet que je placerais comme Avatar, mais une statue de la Liberté.

Les islamistes ne cherchaient pas à porter atteinte à Charlie Hebdo en tant que tel, mais à la France à travers ce journal.Ce n’était pas la liberté d’expression qui était visée en tant que telle, mais toutes les valeurs occidentales, gréco-latine et judéo-chrétienne, portées par la France.
« Je suis Charlie ». Tu parles. Tu n’es pas Charlie. Dans quelques jours, tu reprendras tes discours lénifiants, la tolérance tu prôneras sans être capable une seule seconde d’en définir les limites, pour des sans-papiers aux idées inconnues tu défileras… Tu viens pleurer sur des effets dont tu chéris les causes. Mon pauvre Charlie, à ta place, je prendrais un pseudonyme. Tu n’es pas Charlie, tu es Jean-Baptiste, Stéphane ou Jean-Paul qui votera pour l’islamophile Couillard en 2018 ou un Legault du même tonneau, et à nouveau, au premier attentat, tu ressortiras te promener avec d›autres supposés Charlie sur le trottoir, bougies à la main, dans un élan de belle émotion très jolie… Tu seras dans le recueillement des conséquences de cruautés dont tu es le premier promoteur. Alors, Charlie, s’il te plaît, pour une fois, à la place de bougies, allume ton cerveau.

Merci de votre solidarité. Oui ce drame va bien au delà de la « Belle Province » et de « l’Héxagone » il touche la conscience universelle. D’où cette fantastique mobilisation de ces journées dans nos démocratie, où pourtant à quelque exceptions près comme ces héros fusillés pour l’exemple et morts au champ d’honneur de l’humanité », nous sommes responsables même si pour l’instant nous pouvons nous nous dire non coupables, mais pour combien de temps encore

Énormes pensées aux familles des victimes et à leurs très proches.

Pour appuyer la rédaction de Charlie Hebdo : pourquoi ne pas s’abonner pour un an ? C’est concret et ça assure la survie d’un journal qui était à deux doigts de la fermeture. Pour appuyer nos journalistes d’ici faisons de même : abonnons-nous à notre journal\revue et écrivons un mot à la rédaction pour motiver notre geste. Sans abonnement notre presse écrite ne peut plus rémunérer les journalistes qui nous informent. Quelle liberté de parole reste-t-il à un journal qui ne dépend que de ses revenus publicitaires pour survivre ?

Avec tout le respect que j’ai pour Mme Cornellier:
1) Les textes cités ne sont pas «verrouillés», mais réservés aux abonnés du DEVOIR, un journal qui a, lui aussi, besoin de nos abonnements pour continuer.
2) Je suggère à tous les médias et blogueurs qui se disent courageux de mettre en ligne et en évidence toutes les informations pour faciliter la vente et les abonnements de CHARLIE HEBDO.

Charlie était au bord de la faillite financière et son lectorat diminuait grandement.

Z’étaient où tous les « Charlies » qui jouent aux révoltés de fin de semaine avant la boucherie? Hein?

Nous ne sommes pas obligé d’être abonné à une revue pour être révulsée par ce genre d’attaque gratuite et inhumaine….
Combien y-a-t-il de journaux/revues dans le monde? Doit-on s’abonner à toutes pour avoir le droit d’être outré si une attaque lâche les frappe?