Hockey et Identité (1) ce qui est souhaitable

Il existe une machine à imprimer de l’argent au bénéfice des frères Molson qui s’appelle le Canadien de Montréal.

Le Hockey, seulement une affaire d'argent ?
Le Hockey, seulement une affaire d'argent ?

Il existe un maire de la seconde ville au Québec qui rêve de construire un grand Colisée et d’attirer une machine à imprimer un peu moins d’argent, les Nordiques de Québec, qu’un maître de l’impression de l’argent, Pierre Karl Péladeau, tente d’ajouter à son empire.

En quoi les pouvoirs publics devraient-ils se mêler de ces entreprises capitalistes, autrement que par les aides normales prodiguées aux usines de fabrication d’allumettes ?

La question est excellente, d’autant que les magnats du hockey sont passés maîtres dans l’art de socialiser les pertes (donc d’extorquer le contribuable) et de privatiser les profits (donc de partir avec la caisse).

Pourquoi, donc, la conscience collective se fixe-t-elle avec autant d’acuité sur ces deux équipes, l’actuelle et la virtuelle ? C’est que, contrairement aux allumettes, elles constituent pour les Québécois un bien commun considérable. Une expression, parmi d’autres, mais peut-être plus rassembleuse que beaucoup d’autres, de leur identité.

Définir ce qui est souhaitable

a) Les Nordiques

Avant d’aborder les pièges financiers que nous posent les promoteurs, il faut identifier quel est ce bien commun et ce que nous voudrions qu’il devienne (ou redevienne).

Pour les plus jeunes, sachez que pendant près de 20 ans les matchs Canadien-Nordiques ponctuaient nos hivers comme autant de tempêtes du siècle. Chacun retenait son souffle. Pendant les retransmissions, les rues étaient désertes. Les billets, hors de prix.

Cela attisait la rivalité Québec-Montréal ? Pas du tout, cette rivalité gît dans le code génétique des deux villes. Mais cela la canalisait, lui offrait un exutoire. Et au moins, sur la glace, en fin de troisième période ou de prolongation, on savait clairement qui avait gagné, qui avait perdu, jusqu’à la prochaine fois.

Les Nordiques ont survécu de façon subreptice sous la forme de l’équipe fictive du National, dans l’inépuisable série de Réjean Tremblay, Lance et compte. Les tentatives pour faire revivre la vraie équipe disent aussi combien elle nous manque, comme un membre qu’on nous aurait coupé, mais que l’on sent encore, dans les moments de grande émotion.

On parle beaucoup d’identité ces temps-ci au Québec. De langue, de culture, d’efforts à déployer pour ne pas, comment dire ? dégénérationner. De respect pour le patrimoine culturel, historique, religieux du Québec. Et cela me frappe qu’on ait si peu compris combien l’existence d’une équipe de hockey dans chacune des deux grandes villes québécoises constituait, non seulement pour les gens de Québec, mais pour tous les Québécois, un élément structurant de la vie collective.

Cela tenait à la fois du divertissement, de la présence de notre sport national dans nos vies et même de l’aiguisement de notre esprit compétitif. Et du respect de notre langue.

En cas de retour des Nordiques, retrouverons-nous la magie des matchs d’autrefois ? Pas du tout. Ce sera mieux. Parce qu’avec les nouvelles règles de la LNH, les Nordiques et le Canadien pourront s’affronter en demi-finale de la Coupe Stanley. Jamais nous n’aurons vécu ce niveau d’intensité.

Jusqu’au jour dit, on en rêvera. Lorsqu’il arrivera, on sera en transe. Après, il entrera dans la légende. Divisés pendant cette étape cruciale, les Québécois (sauf quelques grincheux) s’uniront ensuite derrière le vainqueur pour la finale, contre la meilleure équipe du reste de l’Amérique. Pour donner du tonus à l’identité québécoise, la résurrection des Nordiques serait la plus belle mise au jeu.

b) Les Canadiens

Avez-vous remarqué que le départ des Nordiques a signifié le déclin du français au hockey, même au sein du Canadien ? La baisse du nombre de Québécois repêchés par la LNH et par le Canadien.

Il y a bien, comme l’a dit cette semaine Pierre Curzi et comme le dénonce régulièrement Réjean Tremblay et bien d’autres, un refus du Canadien d’assumer son rôle d’équipe montréalaise et québécoise.

L’affaire est chiffrée et entendue: il existe une discrimination dans le repêchage des joueurs francophones. Que les équipes américaines ou canadiennes anglaises exercent ce mépris (contre-productif) contre le talent québécois est une chose. Que l’équipe qui imprime son argent grâce aux billets achetés par des Québécois fasse de même est proprement inacceptable.

Sans même revenir à la pratique donnant au Canadien le premier choix au repêchage au Québec, la simple décision de choisir, à compétence égale, un francophone me paraît être le minimum exigible.

Mon estimé collègue Yves Boisvert, rétif dans sa chronique de ce samedi à l’idée de mélanger identité et hockey, affirme ce qui suit:

Le Canadien a tout de même commis deux fautes difficilement pardonnables. D’abord, ne pas être la meilleure équipe pour trouver le talent québécois. Ensuite, ne pas avoir montréalisé ses joueurs, venus de partout dans le monde. Je veux dire convaincre quelques figures de proue d’avoir la courtoisie élémentaire de parler un français fonctionnel. De montrer qu’ils savent où ils sont sur cette planète.

100 000 jeunes sur la glace

En ces temps où on se préoccupe grandement de la montée de l’obésité chez nos jeunes, j’ajoute que tout ce qui peut contribuer au maintien et à l’essor d’un sport aussi physique que le hockey est bon à prendre.

Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’au moment où le climat se réchauffe et restreint la période où on peut patiner sur les ronds de glace extérieurs (imaginez, il y a maintenant des patinoires extérieures réfrigérées à Montréal !) l’attachement à ce sport se raffermit, avec 100 000 jeunes sur la glace, plutôt que de fondre au soleil.

Le retour du couple Canadien/Nordiques, la multiplication de talents québécois, (de modèles québécois?) sur la glace, ne feraient-ils pas davantage que cent campagnes de sensibilisation pour renvoyer garçons et filles courir des rondelles plutôt que surfer les Galaxies avec Mario ?

Voilà donc ce qui est souhaitable: un retour des Nordiques, un respect réel du Canadien pour sa base majoritairement francophone et les talents québécois, un effet d’entraînement sportif pour un plus grand nombre de jeunes.

Comment y arriver sans se faire avoir.

Demain: argent public et hockey

***

(Transparence totale: J’ai auto-plagié une partie de ce billet de ma chronique Nordiques: Opération Résurrection, d’octobre 2007.)

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Quel drôle d’article.

J’ai commencé à le lire avec curiosité, puis, avec intérêt. Et plus j’avançais, plus je devenais perplexe, jusqu’à la toute fin de l’article ou je m’exclamais: « quel délire! »

En fait, je n’ai rien vu d’aussi délirant comme commentaire sur le hockey et le CH depuis les affirmations ridicules de Pierre Curzi sur le complot fédéraliste mené par les Molson en utilisant le CH.

Franchement! Convoquer les dirigeants dans le bureau du PM! Obliger le CH à repêcher un Québécois, à talent égal… Et comment appliquer cette loi? On va avoir un ministère du recrutement professionnel pour s’assurer de bien évaluer les aptitudes offensives, défensives, les impondérables. Quelle bouffonnerie!

Ce que la plupart des journaleux et « experts » du hockey à la Réjean Tremblay oublient souvent, c’est que la principale raison pourquoi il n’y a pas beaucoup de Québécois dans le CH, c’est que les bons joueurs Québécois ne veulent rien savoir de venir jouer ici. Ils ne sont pas intéressés à évoluer dans un aquarium; ils ne sont pas intéressés à être scrutés à la loupe par les journalistes et même par les chroniqueurs culturels ou politiques dont certains ont l’audace de demander que l’État major du CH soit redevable au bureau du premier ministre! Franchement!

Pas de problème à ce qu’on mette 400 millions sur un nouveau Colisée qui va servir pour tout le 21e siècle à notre Capitale nationale

Ma réserve est sur le loyer des futurs Nordiques. Si on se fie à l’étude qui vient de paraître, la différence entre un Colisée avec Nordiques et un Colisée sans Nordiques est d’à peine 140,000$ par année. Traduction: Pierre-Karl ne paiera même pas de loyer. Enfin, une fois qu’on lui aura donné toutes les redevances sur le stationnement, les frites et la bière, il ne paiera presque rien, comme les Remparts et les Capitales aujourd’hui. Ca, CA M’ÉNARVE!

Pourquoi ne pas nationaliser les Nordiques? Si on investit, pourquoi ne pas recueillir collectivement les profits? Pourquoi ne pas utiliser Télé-Québec comme véhicule média? Je ne vois pas pourquoi ce serait plus farfelu que la gestion du jeu ou de l’alcool. Mais dans cette mouvance populiste démagogique où l’on blâme la gauche et les syndicats pour la faillite occasionnée réellement par le marché libre au É-U, ce n’est pas demain la veille que cette approche sera politiquement viable.

Le piège, c’est de prendre le hockey et les Canadiens de Molson au sérieux.

Le piège, c’est s’identifier à une équipe de hockey avant de s’identifier à sa province.

Je n’écoute plus le hockey depuis longtemps; je ne vais jamais au Centre Bell; toutefois, j’écoute les émissions de sport pour rire de la manière dont le « contenu » est débattu.

Bref, le monde du sport professionnel est d’un pathétisme sans fond. Et de voir l’engouement du fan typique me jette dans la perplexité la plus complète.

Et dire que j’y ai déjà cru…

«Avez-vous remarqué que le départ des Nordiques a signifié le déclin du français au hockey, même au sein du Canadien ? La baisse du nombre de Québécois repêchés par la LNH et par le Canadien.»

Évidemment qu’on l’a remarqué. De même que l’incivilité endémique de ces joueurs incapables de dire un mot en français même après plusieurs années passées à Montréal.

Le français, le québec, ce qu’ils s’en fichent. La seule chose qui les intéresse c’est leur chèque.

J’ai appris a aimer le hockey en regardant les parties du CH a la SRC.

Pas a RBS.

First.

Ensuite, depuis que la soirée du hockey n’est plus un élément sacré de la programmation de la SRC, j’en ai plus rien a CHrisser de la Sainte-Flanelle priez pour Molson ou pour Bell.

Plein le Q de ces millionnaires mercenaires qui poussent le puck a l’année et qui se poussent j’sais pas trop ou a la fin du printemps ou au début de l’été.

Anyway, la LNH est probablement la pire ligue de sport professionnelle.

Même pas de partage des revenus qui a de l’allure. Des gouverneurs qui se croient encore a l’époque des barons et du bol a salade de Lord Stanley.

A part ca, si vous voulez et re le moindrement fair, il vous faudrait reconnaître que les snowbirds de Tampa Bay n’auront pas de troubles a VOIR des Québécois dans leur arena. Graciously offered by Steve Yzerman. Merci beaucoup.

CHriss, plus caves qu’un Québécois mordu du hockey, ca se peut pas.

Ah non, j’oubliais, il y a le partisan des Nordiques qui se plaint de payer des taxes et des impôts de fou sans recevoir de bons services de l’état et qui applaudit comme un sacrament de phoque en Alaska a l’idée de VOIR financer un amphitheatre a Québec au profit de PKP et toute une coterie de colons qui se prennent pour des gouverneurs de seigneuries post-modernes!

Pour une fois, je suis entièrement d’accord avec Maxime Bernier et, franchement, y’a des limites a faire ramasser le bill par les contribuables afin de remporter une élection dans des circonscriptions qui n’ont jamais eu besoin de « pork barrels » pour erre remportées.

C’est effectivement délirant, comme disait un précédent intervenant.

Ca n’a pas de calice de bon sens de laissez-faire ca et penser sérieusement que cela puisse etre une PRIORITE pour un gouvernement qui etrangle sa classe moyenne et les moins bien nantis d’une province au trois quart sur le BS.

Franchement, le trip de la capitale Nationale et les envolées lyriques sur le sport national du Québec et du Canada gérée aux États-Unis tout croche, ca va faire, calvaire!

Nettiquette ou pas, j’en ai ma claque. Surtout quand je lis les tweets a Coderre qui s’epivarde aux quatre vents a promettre le colisee sans même faire partie d’une opposition officielle qui se respecte et qui est capable de bloquer un seul projet de loi absurde du PCC depuis quatre ans…

Bonsoir,
Malheureusement, certains nationalistes québécois en faisant de la projection sur leurs idoles aimeraient que les joueurs de hockey souffrent comme eux à cette simple évocation des Plaines d’Abraham et du rapatriement de la constitution par le méchant Monsieur Pierre Elliot Trudeau. Pas étonnant que les joueurs francophones ne soient même pas intéressés de venir jouer à Montréal en étant soumis à cette dictature de la pensée. Étant payé pour jouer au hockey et non pas pour être des porte-drapeau en ayant mal au patriote intérieur ! Et comme dirait cet autre, y faut tu être en manque ? Au plaisir, John Bull.

Mr Lisée,

Pour une fois, je ne suis pas d’accord.

Je ne comprends pas cette obsession que des Québécois ont envers le Canadien. Il y a plusieurs autres choses plus importantes à s’occuper que le hockey : l’indépendance, la politique, la corruption, le décrochage scolaire, la situation de la langue française au Québec, etcétéra.

Cette phrase par Yves Boisvert du même article que vous citez me convient bien :

« Ce n’est pas le signe d’un peuple très émancipé que de se trouver des modèles essentiellement dans une équipe sportive. On n’en est heureusement plus là. Il y a des gens d’ici qui sont les meilleurs au monde dans autre chose aussi. On a le choix!. »

Qui a lu le cahier du Devoir de fin de semaine portant sur la coopération notamment comme antidote au capitalisme du XXème siècle dont la NHL est un exemple patent ?

Je verrais très bien que quelques milliers de citoyens, se prévalant de la loi sur les coopératives, deviennent des membres propriétaires d’une éventuelle équipe professionnelle à Québec.

Il suffirait de quelques milliers de membres ayant versé peut-être 1 000 $ en parts sociales pour amener le projet à la réalisation. D’ailleurs n’y a-t-il une équipe de foot (soccer) professionnelle basée sur ce concept ?

Mais en tant que valeureux défenseur d’un capitalisme discutable le petit Gary Bettman y apposerait inévitablement son veto.

Mais avant la ridiculiser, ce qui qui est facile à faire, nous devrions penser à tous les avantages financiers et marketing qui pourraient résulter de la réalisation de cette idée.

Mon Dieu Rémi!

Vous n’avez pas bien compris…

‘Obliger le CH à repêcher un Québecois, à talent égal…’ Le fait que vous croyez que les frères Molson doivent être sous la force d’une loi pour honorer une vaste portion de leurs clients, majoritairement francophones, ainsi que l’environnement dans lequel ils brassent leurs affaires, indique clairement le ‘délire’ que nous subissons tous, Québécoises et Québécois de tout acabit.

Nul part ailleurs sur les marchés occidentaux est-il possible pour une corporation de fouler au pied sa clientèle sans craintes de lourdes conséquences sur son chiffre d’affaire. Sauf si on socialise les pertes et privatise les profits!

Je suis d’accord que les médias rendent la vie des joueurs Québécois plus difficile ici. Mais c’est sûrement plus facile aussi d’être joueur francophone au É.U. qu’au sein d’une organisation discriminante et hostile, sauf si, bien sûr, on s’assimile bien au groupe.

J’ai adoré la rivalité Canadiens-Nordiques. Il s’en est vendu des chandails, des casquettes, des drapeaux, de la bière, des chips et des billets de match hors de prix en ces temps là!

L’histoire sportive qui s’est écrite pendant ces années reflétait notre développement en tant que peuple. Maintenant le hockey à Montréal me fait penser à une émission de télé américaine, comme C.S.I. : ça se passe à Miami, New-York, ou Las Végas, mais ça ne nous appartient pas.
Le Canadien est juste une autre équipe sur le circuit nord américain. Bientôt, les joueurs francophones vont faire parti du folklore, comme les cajuns en Louisianne.

En attendant, il n’y a personne qui a fait un dollars de profit avec moi depuis le départ des Nordiques. J’ai abandonné le sport quand j’ai arrêté de m’y reconnaître.

Et oui! Vous avez raison… Il faudrait une loi, parce que c’est encore possible au Québec de faire des affaires comme si les clients sont des otages obligés de payer pour l’offre qui leur est faite.

Les Québécois ne peuvent abandonner le hockey, puisque source identitaire trop importante. Même si il est utilisé pour nous endormir, nous homogéniser, et s’enrichir de notre bonne foi.

Alors vivement le retour des Nordiques, que l’on retrouve le feu sacré!

autre exemple de sport a la dérive capitaliste extrême :

Rogers Communication, propriétaire du Macleans et de l’actualité, en passant, a décidé récemment, au beau milieu de la saison de baseball, de demenager virtuellement les Jays de Toronto sur Sportsnet One.

Jusque là, pas de problème: un poste de télé est un poste de télé.

Ben non, justement, parce que la nouvelle chaîne est une exclusivite de Rogers jusqu’a on ne sait trop quand.

Ce qui fait en sorte de forcer des telespectateurs a changer de fournisseurs de chaînes spécialisées uniquement pour capter les matchs de la dernière équipe canadienne sur le marché de la MLB!

Comme quoi, on s’amuse aussi follement avec la tête des canadiens aussi en ce moment.

Ce qui est le plus absurde là-dedans, c’est de voir Rogers, Bell, Videotron, Shaw et un autre fournisseur dont j’ai oublié le nom offrir en choeur CPAC au canadiens sans problème mais quand il s’agit de s’unir autour d’un sport encore apprécié coast to coast, on laisse ce type de situation survenir.

C’est d’autant plus stupide que pour certains abonnés au service par satellite, il est impossible d’obtenir le câble et,par conséquent Rogers cable et les Jays.

Si ce n’est pas un plan d’affaire qui peut servir d’exemple pour illustrer la dérive de l’intégration verticale dans le domaine des télécommunications canadiennes, je me demande ce que c’est…

Pourquoi met-on la charrue avant les boeufs?

Il me semble qu’il faut d’abord parler d’un aréna, d’un Colisée ou d’un amphithéâtre, bref de l’infrastructure multifonctionnel (pas seulement de la glace) qu’a besoin la ville de Québec pour toute la population de la région, avec ou sans LNH.

Si ce bâtiment existait déjà et que PKP s’achetait une franchise de la LNH pour venir l’installer à Québec, personne ne décrierait cette transaction.
On réclamait cet amphithéâtre avant même la possibilité du retour des Nordiques.

Quand les Expos se sont installés au stade olympique, personne n’a crié au scandale parce que ce n’était pas leur propriétaire qui l’avait payé, mais bien toute la population du Québec.

Ce sont deux dossiers différents, mais dans la tête des gens c’est comme si le gouvernement allait payer pour une équipe de hockey.

À lire de Stéphane Laporte « La dictature des jaloux »

http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/stephane-laporte/201009/11/01-4314710-la-dictature-des-jaloux.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_stephane-laporte_3270_section_POS1

@ John bull….

S’iln’y a pas de rapport avec le drapeau et le hockey, Bull, alors qu’on arrête de nous imposer l’hymne National de ta nation avant les match de hockey. Et qu’on arrête de nous parler d’équipe «Nationale» dans les tournois dits Olympiques, alors que ce sont les villes qui reçoivent les Jeux.

Tout ça n’est que bull…shit! Comme ton commentaire.

Quelle bouffonnerie en effet….

Quand je pense qu’au Québec, l’éducation s’en va chez le diable, les hôpitaux s’en vont chez le diable, notre système routier s’en va chez le diable, l’environnement s’en va chez le diable et que nous sommes surtaxés en plus d’être sur-règlementés par une bande de fonctionnaires incompétents et que la venue d’une équipe de hockey devient une question nationale!!!!!! Quelle aberration…..

Allons-nous donner l’argent du pauvre à cette ville de fonctionnaires qui vit au dépend du peuple, en plus de distribuer des salaires indécents à ces joueurs qui sont une bande d’exploiteurs qui se foutent, pour la plupart, complètement de leur public.

Qu’on laisse Péladeau s’occuper de cela si ça lui plaît et que les « Québéqueux » chiâleux payent la facture de ce projet risqué si c’est leur choix.

Revenez sur terre M. Lisée pour vous préoccuper des vrais problèmes; il y a d’autres priorités au Québec vous savez…….

Je peut paraître méchant, mais à la fin, on finit par avoir son maudit voyage de ces interminables niaiseries.

Huby

Surtout depuis 1995 il existe des commandites fédéralistes pour détruire le nationalisme Québecois dans les sports la politique, l’économie, la culture et pour nous fermer le monde en plus d’introduire dans les école Historica pour détourner la véritable histoire de la Nation Québecoise .
Nous connaissons mêmes les individus nommés pour exécuter ce travail de sape dans chacun des secteurs .
Je connais ces noms .

Bonjour,
A prime abord, deux façons de voir s’imposent à courte vue ! Serait-ce de la jalousie proverbiale des québécois où du masochisme ? Au Québec où la masse monétaire pour du pain et des jeux est assez mince merci, la plupart du temps, il faut déshabiller Pierre pour essayer de vêtir Paul un tant soit peu. Depuis plus de 40 ans que des québécois se font mourir à petit feu en grillant des cigarettes pour payer le Stade Olympique. Et comme d’habitude, soit par jalousie ou masochisme,certains par nationalisme évident voudraient voir les bleus contre les rouges dans un stade payé par les fonds publics pour enfin assouvir par procuration leurs frustrations vis à vis la Cause Nationale qui boîte, qui se branle dans le manche en étant une simple vue de l’esprit. Encore des milliers de québécois qui devront mourir de morte lente non pas pour des idées mais pour assouvir les frustrations des Bleus contre les Rouges en grillant encore pendant décennies des tonnes de tabac pour essayer de payer cet autre éléphant blanc. Un peu de lucidité, que diable ! Au plaisir, John Bull.

Demandez au Torontois si les Maple Leafs n’est qu’une équipe de hokey?

Les Yankee’s, juste une équipe de Baseball?

La psychée collective s’imprègne des institutions sportives. Les institutions sportives ont intérêt à refléter les contenus émotionnels d’appartenance des fans, et des joueurs.

Mais c’est aux propriétaires de clubs et hommes d’affaires de le comprendre et d’en profiter.

Le Canadien comportait une qinzaine de Québécois lors de leurs dernière coupe.

Molson à bâti la légende et le succès des Canadiens de Montréal avec les Francophones.

L’équipe en a profité, le peuple ne a profité.

Les Canadiens ne surferont pas longtemps sur la vague actuelle. Juste en échangeant Latendresse, combien d’argent perdu en T-Short pour pré adolescente non-vendu?

Le retour des Nordiques est souhaitable à différents niveaux, comme vous l’expliquez très bien, Monsieur Lisée. Besoin de modèles sportifs pour les jeunes, besoin identitaire pour tous, besoin de remettre aux joueurs francophones leur part de choix au repêchage, besoin de ramener le grand club montréalais à un minimum de respect pour ses partisans, etc.

Mais les gens en ont soupé des éléphants blancs qui promettaient mer et monde. L’étude préparatoire qui en prédit le succès paraît partiel et même partial. Cet amphythéâtre peut être financé par des fonds publics en partie. Mais il faut absolument que le privé se mouille suffisamment pour en assurer la crédibilité. Et pourquoi pas le modèle PPP? Plus logique que pour un hîpital, non?

Mieux, pourquoi pas l’offrir en bloc d’actions aux joueurs eux-mêmes, soucieux de faire fructifier leurs millions en profitant de dégrèvements d’impôts pour des investissements ciblés.

Vive les Nordiques!!

Si chacun payait des taxes et des impôts pour financer uniquement ce qui fait son affaire, la société fonctionnerait pas mal de travers. À écouter les gérants d’estrade qu’on entend partout ces jours-ci il faudrait que tous les revenus gouvernementaux soient dirigés vers les hôpitaux et les écoles. Savez-vous que le système de santé et le système éducatif reçoivent déjà ensemble 90% des dépenses gouvernementales? C’est assez, il me semble. Pensez-vous que 10% de plus ferait une énorme différence? Il faudrait plutôt apprendre à bien administrer les sommes dont on dispose déjà.

La société c’est autre chose qu’un réseau hospitalier et éducatif. C’est une organisation où on paie pour combler nos besoins et ceux des autres. C’est ça vivre en société. J’ai payé au moins 18,000$ en taxes pour financer un stade olympique où je n’ai jamais mis les pieds, un stade situé dans la moins québécoise des villes québécoises, un stade dans un pays étranger, quelque part entre le Québec et le Canada. Maintenant je vais participer au financement de la construction d’un toit pour cet éléphant blanc. J’ai participé au financement d’un vélodrome que vous avez transformé en ce qu’on trouve partout au Québec lorsqu’on sort un peu de Montréal. Mes taxes ont servies à vous construire une grande bibliothèque dont je me fous complètement. Même chose pour construire un abri pour l’Orchestre symphonique de Montréal dont je n’ai rien à foutre. La grosse bourgeoisie prétentieuse qui fréquente ces lieux pourrait pourtant se payer facilement elle-même une salle somptueuse sans que cela paraisse dans son budget.

Pour ce qui est des écoles je paie des taxes élevées et pourtant je n’ai pas d’enfant et je n’ai pas l’intention d’en avoir. Je pourrais multiplier les exemples à l’infini. Je paie pour toutes sortes de choses utiles à la société mais inutiles pour moi. ET JE FERME MA GUEULE. C’est ça vivre en société. Ai-je le droit de réclamer qu’on prenne une infime partie de mes taxes et de mes impôts pour qu’on construise quelque chose qui me fera plaisir à moi, qui mettra enfin un peu de contenu dans ma TV, qui rendra mes hivers moins insupportables et qui diluera un peu l’orgie d’information sur les CANADIANS of Montreal? Ai-je le droit de m’attendre à ce que ceux qui ne partagent pas mes plaisirs se la ferment un peu?

M. Harper vient juste, aujourd’hui, lundi, 13 septembre, de couper l’herbe en dessous des pieds de M Labeaume et des Québécois de la belle Ville de Québec au Québec au sujet d’un nouveau Colisée. M. Harper a déclaré que le sport appartient à l’entreprise privée, voulant souligner que son gouvernement Conservateur n’investirait pas d’argent dedans. Est-ce assez clair Messieurs Charest et Labeaume et les députés Conservateurs qui se sont fait « tirer » le portrait avec le chandail des Nordiques à venir ?

Fait que, M. Harper n’est plus l’ami de m Labeaume depuis ce midi. Le parti Conservateur est fini à Québec et dans sa zone d’influence mais sort gagnant dans le ROC.

Pourquoi ont-ils déménagé les Nordiques en 1995?

Pourquoi pense-t-on que l’entreprise serait aujourd’hui plus rentable qu’en 1995?

Monsieur Harper est contre le financement du sport tout comme il est contre le financement de la culture (qu’on se rappelle les dernières élections). Pour lui tout ce qui compte c’est l’industrie, aussi merdique soit-elle, la défense, contre qui au juste (les zaméricains nous défendrons toujours parce que c’est dans leur propre intérêt de le faire), l’hyper sécurité qui nous coûte les yeux de la tête, emprisonner la moitié de la population en dépensant ce qui pourrait être investi pour leur enlever l’envie de plonger dans la criminalité pour se sortir de leur misère et, bien sûr, la religion pour faire de nous des aspirants à la sainteté. Beau programme en perspective!

J’espère qu’il se formera bientôt un groupe de gens d’affaires prêt à investir les millions manquants en échange d’un vote autre que conservateur.

Le colonisateur organise deux équipes sportives indigènes provenant de deux tribus différentes. Elles ne tardent pas à s’étriper mutuellement et oublient totalement sa présence. Lui déguste en toute quiétude un « gin tonic » sur sa véranda pendant que son boy agite un grand éventail.

La province est endettée. Nous manquons de médecins, d’éducateurs. Les listes d’attente pour des chirurgies ne cessent d’allonger. Depuis des années on nous promet d’améliorer les transports en commun. Nos écoles ont besoin urgent de rénovations. (Le toit du gymnase de l’école primaire St-Albert-Legrand est à la veille de s’effondrer). Et nos dirigeants voudraient fournir des millions pour une équipe de hockey professionnelle. Où est la logique dans tout ça ?

Pendant que l’on discute du lien entre patriotisme et hockey, les Canadiens-anglais ont droit gratuitement (télé d’État) à leur hockey du samedi soir, alors que les francophones du Québec doivent se payer le câble pour regarder le Canadien.

Deux pays, deux solitudes et deux traitements différents.

Et ici on se chamaille en oubliant que les plus grands bernés dans cette affaire, c’est NOUS!

Bonjour M. Lisée; On vous varloppe dans le Devoir. Me v’là : je vais tout vous régler ça. C’est que vous vous êtes trompé ! Le hockey n’est pas un sport identitaire au Québec ! Si c’était le cas, pourquoi les ti-québecois qui déifient les joueurs accepteraient qu’ils ne s’adressent pas à eux dans leur langue ? En fin de semaine dernière j’écoutais au canal Vox une gang de poilus en jeans et frock carreautée réciter des recettes et des poêmes sur les Plaines ( ça faisait dur, je vous le dit…). Y’en avait un qui reprenait le discours d’Yvon Deschamps sur les unions( il l’avait bien, on aurait cru entendre Yvon lui même). Kossa donne, les unions ? quand un boss t’emmène à son chalet faire sa pelouse le dimanche après midi, qu’il te laisse utiliser sa belle tondeuse neuve, qu’il te donne 2 piastres pour reprendre l’autobus, tu vas toujours ben pas demander à un bon boss de même de te présenter à ses amis ? Le Forum de Montréal a tout de même retirer les cages à poules d’où les tits-canadiens français s’entassaient pour regarder Maurice Richard ! Et aujourd’hui, parce que certains d’entre nous sont assez riches pour se payer des loges, nous aurions le culot de demander à ce monde là de s’adresser à nous dans notre langue ? On est des colonisés, M. Lisé. Des colonisés dont les colonisateurs ne se soucient plus, mais des colonisés tout de même ! Pourquoi les autres nous donneraient d’emblée ce qu’on ne croit pas mériter ?