Comment battre Harper en 2015!

Étant toujours prêt à rendre service, j’aurais un conseil à donner aux Libéraux fédéraux et aux Néo-démocrates qui s’interrogent sur leur avenir.

Mais d’abord, faisons un peu de politique fiction. Un internaute, Vid, a recalculé l’élection du 2 mai en posant l’hypothèse que le NPD et le PLC n’aient formé qu’un seul et même parti et aient  — ce qui est hautement improbable — conservé la totalité des votes libéraux et néo-démocrates.

Voici ce que ça donne:

 

Étonnant, non ? (cliquez pour agrandir)

On peut voir d’autres détails et ses représentations du vote réel ici.

Bref: 187 sièges aux Lib-dems, 120 aux Conservateurs, un au Parti vert, aucun au Bloc. La marge de victoire des lib-dems est assez grande pour croire qu’une déperdition importante des votes au moment de la fusion (les libéraux de centre allant aux conservateurs) aurait quand même assuré la victoire.

La malédiction de la division

Jean Chrétien connaît bien la chanson. Il fut réélu et réélu avec des majorités grâce à la division de ses adversaires qui, pourtant, cumulativement, avaient davantage de votes que lui. Cependant il avait des adversaires à droite — le Reform et le vieux Parti conservateur — et des adversaires à gauche — le NPD et les Verts naissants — et des adversaires dans le dos — le Bloc au Québec.

Cette fois-ci, Stephen Harper a beaucoup d’adversaires au centre et à sa gauche. Il demande sans doute chaque soir à ses députés évangélistes de prier Dieu pour que jamais le NPD et le PLC (et les Verts) ne forment de coalition électorale.

Dieu semble avec lui. Les premiers échos qui nous parviennent du NPD et des Libéraux pointent vers un maintien de leurs indépendances respectives. Ce qui est parfaitement normal à ces stades préliminaires d’une joute qui durera, on le sait, plus de quatre ans.

Cependant il y a peut-être une voie qui permettrait de maintenir ces indépendances tout en renversant, le 19 octobre 2015, date de l’élection, le gouvernement Harper.

Assumer la coalition

Un des legs les plus importants de l’élection du 2 mai est la légitimation, par le discours de Harper et dans une large fraction de l’électorat canadien, de l’idée d’une coalition.

Le PLC, le NPD et le Parti vert devraient donc dans, disons, deux ans, affirmer officiellement qu’ils envisagent, si aucun d’entre eux n’est majoritaire à l’élection de 2015, de former une réelle coalition, dirigée par le parti qui a le plus de sièges, et intégrant des ministres des deux autres partis en proportion des sièges et/ou du vote populaire exprimé

L’idée doit faire son chemin dans les esprits pour annoncer l’affrontement Harper/coalition qui aura lieu à l’élection de 2015.

Promouvoir la proportionnelle

Une majorité de Canadiens savent désormais que le système électoral canadien ne permet pas une réelle représentation démocratique. 60% des Canadiens (83% des Québécois) ont voté contre les Conservateurs, qui détiennent pourtant le pouvoir absolu.

Les partis de la future coalition devraient donc s’entendre, à l’avance, sur le principe d’une réforme du système électoral comme priorité de leur futur gouvernement. Il n’ont pas besoin de choisir précisément la formule et de se diviser sur les détails. Il faut avancer le principe.

Obtenir une majorité de sièges

Évidemment, cela ne suffira pas à renverser Harper. Si chaque candidat conservateur se présente dans chaque circonscription contre trois candidats de la coalition — PLC, NPD et Vert — la reconduction d’une majorité conservatrice restera relativement aisée. (Mais pas certaine.)

C’est pourquoi je soumets respectueusement à mes encore concitoyens canadiens non-conservateurs d’innover. Et de procéder par étapes.

1. Après le budget de février/mars 2013, constituez un comité de sages représentant chacun des trois partis pour envisager des voies communes d’action;

2. A l’automne 2013, le comité fait son rapport et converge sur deux points essentiels: si aucun des trois partis n’obtient de majorité le 19 octobre 2015, le parti en avance dirigera une coalition intégrant des ministres des deux autres partis, en proportion de leurs votes et de leur siège, dans une formule à trouver mais prévisible;

3. Début 2014, les trois partis ayant approuvé ces principes, renvoient les sages discuter des modalités de, cette fois, un accord électoral;

4. Automne 2014, les sages déposent leur rapport qui stipule ce qui suit:

– Au printemps 2015, dans chaque circonscription, auront lieu des primaires pour déterminer lequel des candidats de trois partis reçoit le plus grand appui des militants;

– Pour ce faire, chaque parti devra désigner son candidat potentiel et vendre des cartes de son parti dans la circonscription. Un scrutin sera organisé et les membres des trois partis choisiront le candidat;

– Le candidat emportant le plus de votes gardera son identification et son appartenance à son parti d’origine mais les deux autres partis appelleront à voter pour ce candidat à l’élection de l’automne et ne présenteront pas leurs propres candidats;

– Les chefs des trois partis seront exemptés, bien sûr, de cette procédure, ainsi que les députés de chaque parti qui détiennent leurs sièges depuis l’élection de 2008, donc qui ont remporté deux fois leurs circonscriptions et qui se représentent;

– Tous les candidats ainsi désignés s’engagent à voter une réforme du système électoral qui permettra, ensuite, à chacun des partis de maintenir son indépendance lors des élections suivantes, ce processus de 2015 ayant été exceptionnel pour assurer la chute des Conservateurs et la transformation du système démocratique.

5. Fin 2015, les trois partis acceptent la recommandation des sages;

6. De janvier à fin mai 2015, forte organisation des trois partis dans les circonscriptions, désignation de leurs candidats;

7. Début juin 2015, vote dans les circonscription et désignation des candidats de la coalition;

8. 19 octobre 2015, élection d’une majorité de candidats des trois partis, formation d’un gouvernement de coalition, adoption, en 2016-2017, d’une réforme électorale;

9. 19 octobre 2020, première élection canadienne avec le nouveau système électoral.

Le problème du Québec

Vous avez bien vu que le Bloc québécois, qui a pourtant remporté 23% du vote au Québec le 2 mai, davantage que les Libéraux ou les Conservateurs, n’est pas mentionné dans cette proposition.

Cette éventualité n’est simplement pas envisageable. Jamais un parti fédéraliste n’accepterait que dans une circonscription québécoise un candidat bloquiste soit choisi et qu’ainsi, des partis fédéralistes appellent à voter pour lui.

Mais faites comme d’habitude et ne vous préoccupez pas trop du Québec. Qui sait, en octobre 2015, peut-être ne fera-t-il même plus partie du Canada, ce qui vous facilitera la tâche.

Ah, oui, je sais. Il est presque aussi ridicule de dire, aujourd’hui, que le Québec sera souverain en 2015 que d’avoir affirmé, le premier mai dernier, que le NPD aurait 58 députés au Québec…

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

45 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Avec la volatilité de l’électorat québécois ( les Québécois votent tantôt tous conservateurs, tous libéraux, tous BQ ou tous NPD, selon l’humeur du jour), raison de plus pour remercier Stéphane Dion et sa loi de la majorité claire dans un référendum sur la souveraineté. Un coup de génie qui dépasse tout ce que Plantu a pu dessiner…

Ni le NP, ni le PLC ne voudront fusionner, ils vont aimer mieux perdre les prochaines élections.

Pour ce qui est de la souveraineté du Québec, oubliez ça, il n’y a que 25 % de solides séparatistes qui ont voté pour le Bloc, les autres 15 % qui se disent souverainistes dans les sondages, le sont, s’il fait assez beau et si les fédéralistes ne leur font pas trop peur. Ils croient qu’il y a encore l’association ou le partenariat relié automatiquement à la souveraineté, ce qui n’est plus le cas au PQ.

Le Québec est comme l’Écosse qui vient d’élire le SNP, parti souverainiste, avec seulement 25 % de vrais indépendantistes, qui veulent sortir l’Angleterre de leur pays « eux-autres aussi ».

Fait que…l’Écosse, qui vent tenir un genre de référendum « pas très clair » dans 5 ans seulement et le PQ ne pourront pas avoir un OUI solidement majoritaire, avant très longtemps sauf si le ROC commence à nous traiter comme des Palestiniens ou des Tchétchènes…genre.

Ton scénario a une grande lacune : l’élection du PQ et l’indépendance. Ou bien de QS même si c’est moins probable.

En plus, l’indépendance est un bon moyen de se débarasser de Harper et de le laisser aux provinces qui le voulaient majoritairement.

La proportionnelle encourage des gouvernements instables et ingouvernable à l’italienne. Tout le monde y serait perdant au compte.

Le parlementarisme britannique n’est pas conçu pour ce modèle à moins d’avoir un sénat légitime et puissant donc élue.

Du plus, le gagnant n’a jamais intérêt à changer le système qui le porte au pouvoir…

Printemps 2013: élection du PQ
Automne 2013: commissions sur l’indépendance
Printemps 2014: référendum
24 juin 2014: déclaration d’indépendance
Ca a pris, après tout, que 3 mois pour séparer la Slovaquie de la République Tchèque. Tout le monde est heureux. Parlez-en à l’ancienne vedette des Nordiques…
—–
Pour arracher 3 majorités avec à peine 38, 40 et 41% des voix, Jean Chrétien a vraiment jouit d’une tempête parfaire. C’est sans parler de son référendum volé à 50,6%.

La proportionnelle
Le parti travailliste d’Écosse a imposé la proportionnelle afin de s’assurer que le SNP (Scottish National Party) n’obtienne jamais la majorité des sièges au parlement écossais.
Lors des élections du 6 mai 2011, le SNP a obtenu la majorité parlementaire avec 69 des 129 sièges. Bien que la majorité semble mince, en réalité, c’est une victoire écrasante.
Résultats :
SNP : 69
Travailliste : 37
Conservateur : 15
Libéraux démocrates : 5
Autres :3

Lors de la dernière élection fédérale, les Québécois se sont tirés dans le pied. Un sondage de Léger, démontrent qu’ils ont votés NPD non pas par fédéralisme, non pas parce qu’ils se situent à gauche mais pour empêcher Harper d’être majoritaire et pour démontrer leur insatisfaction face à une situation qui ne débloquait pas. Ils auraient dû à ce moment voter massivement pour le Bloc. Souverainistes, ils ont voté pour le fédéralisme. Le sondage démontre également qu’une partie sont de droite et ont voté à gauche. Comment en votant NPD, cela aurait pu empêcher Harper d’être majoritaire? Fouillez-moi. Aujourd’hui un souverainiste de haut niveau comme vous M.Lisée et croyez-moi j’ai beaucoup d’estime pour vous, est en train d’élaborer une stratégie pour que trois parties fédéralistes battent M. Harper aux prochaines élections. Il est trop tard, le NPD et le parti libéral a manqué le train. Ils devaient faire un gouvernement de coalition lorsqu’ils le pouvaient dans le passé. Pour ma part sans parti souverainiste à Ottawa, j’annulerai mon vote comme avant le Bloc ou plutôt je ne voterai tout simplement pas puisqu’on comptabilise les non-votant et que l’on ne comptabilisent pas ceux qui annulent leurs votes et j’encourage mes concitoyens à faire de même.

Monsieur Lisée, bravo pour cette planification en vue de battre Harper en 2015 ! En effet, il faut déjà se préparer parce que 5 ans seront vite passés. Je pense même que vous devriez être engagé par ces partis afin de les aider à la réalisation du plan.

J’ai vraiment souri en vous lisant en me disant que vous deviez avoir passé des jours et des nuits à réfléchir comment se défaire d’un gouvernement majoritaire seulement en apparence. Il vient d’être élu, mais pas de déprime surtout, car il y a de l’espoir : voilà le message principal de votre article aujourd’hui. Merci ! 🙂

Le PQ aurait eu besoin de vos précieux conseils lors des derniers référendums.

Comme toujours, M. Lisée vos réflexions méritent une grande attention de la part de tous les partis en lice wn vue des prochaines élections. Pour moi la réforme complète des systèmes parlementaires (fédéral et provinciaux) est la priorité et les socio-démocrates i.e. les vrais démocrates-sociaux doivent s’y atteler dès maintenant. Jusqu’où le NPD actuel et sa majorité d’élu-e-s au Québec seront-ils/elles en mesure de livrer la marchandise promise…??? sinon la réalité de la souveraineté / indépendance politique du Québec deviendra la seule option viable pour l’épanouissement de notre nation sur cette planète.

Bonjour,
Les élections fédérales canadiennes de 2011 furent encore peu représentatives de la volonté populaire.

Selon un mode scrutin de proportionnel-mixte, le Parti conservateur aurait dû former un gouvernement minoritaire. Une coalition de gauche (NPD-PLC-PV) aurait été aussi possible. Le Bloc québécois n’aurait pas seulement que 4 députés, mais 18. Bref, on revient encore à dire que le mode de scrutin actuel ne représente que très mal ce que la majorité des citoyens désire.

Au Canada, l’organisation Représentation équitable au Canada (REC) travaille depuis des années pour un changement du mode de scrutin. Au Québec, c’est le Parti de la Réforme Proportionnelle-Mixte (PRPM) qui veut amener ce changement.

Cependant, pour que ce changement se fasse, il faut que les citoyens passent de la parole aux actes et s’investissent davantage et concrètement dans ce type d’organisation. Sinon, ils ne feront que contribuer au cynisme généralisé à l’égard de notre classe politique.

Bonnes réflexions!

Julien Cardinal
Président du PRPM
http://www.votons-prpm.org

Votre stratégie est parfaite, c’est d’ailleurs avec moins de détails celle que je préconisais (comme d’autres internautes) pour cette élection 2011. Il est vrai que cette stratégie est plus intéressante maintenant, puisqu’il y a 4 ans pour la parfaire. Toutefois, j’ai des doutes sur une entente de ce genre avec les Verts. Libéraux et NPD auraient trop à perdre. Quant au Bloc, rien ne l’empêche de présenter des candidats dans toute la Province, cela divisera un peu le vote mais pas trop. Si ce n’est qu’au Québec, le NPD sera encore en 2015 trop attaché à croire qu’il peut garder ses 58 sièges pour vouloir prendre la chance d’une entente avec les autres partis d’opposition.

Si on fait exception de madame May qui est la plus ouverte au pluralisme démocratique, le gros obstacle au développement de la démocratie et le plus gros obstacle à l’unité canadienne, ce sont les ego, ceux des chefs comme ceux de leurs lieutenants qui voient dans l’exercice du pouvoir un espèce de Graal, ce qui illustre que la société du Moyen Âge n’est jamais très loin, que les réflexes sont toujours les mêmes, en dépit des avancées technologiques qui nous font faussement éprouver des sentiments de maîtrise, d’être en contrôle et d’être investis d’une puissance supérieure en gage d’invulnérabilité.

Et tout cela se fait au détriment d’une saine, d’une juste et équitable administration qui fait l’affaire des puissances occultes. J’entends par puissances occultes les pouvoirs de l’argent qui sont comme chacun sait : la cheville ouvrière des dieux 🙂

Je partage les commentaires de Simon Cavanagh. Comme Vous auriez dû vous manifester plus tôt.Par aileurs votre planification est précieuse. Se sortir de cette majorité conservatrice n’est pas une mince affaire.Enfin, vous êtes là, on a besoin de votre matière grise. L’espoir est au programme.

@Gilles Bousquet

Revenez-en de l’Écosse qui vous obnubile à un point tel que s’en devient risible. Vous aurez beau insister et présenter tous les arguments que vous voudrez, le Québec ne sera jamais l’Écosse et vos raisonnements ridicules ni feront rien. Allez ! On passe à un autre appel.

«Gardons-nous de donner la parole aux cons. Ils ne veulent jamais la rendre.»
[Philippe Bouvard]

C’est une proposition intéressante et audacieuse qui ferait autant de bien à la politique canadienne que l’arrivée du NPD comme opposition officielle.

J’avais juste deux bémols dans votre plan.

1) Il sera important de créer une structure commune aux partis pour s’assurer de la validité des scrutins des primaires et pour faire la promotion des primaire, une forme d’élections canada â l’intérieur de la coalition.

2) Je suis en désaccord avec la règle pour protéger les candidats élus depuis 2008. Plutot que cette règle, il pourrait y avoir un plancher de comtés pour chaque parti leur garantissant une victoire honorable aux élections de 2015. On pourrait penser à 45 comtés pour le NPD et le PLC et 2 comtés pour les verts. Il resterait 216 comtés où des primaires auraient lieu (s’il reste toujours 308 comtés…)

Votre hypothèse est intelligente. Mais est-elle réalisable ? En fait elle demande une telle collaboration entre les ennemis qu’il serait surprenant qu’elle aboutisse.

Toutefois, je dois admettre qu’un mode d’élection proportionnelle serait beaucoup plus démocratique et sans doute aurait aussi comme effet de réduire le cynisme de la population envers la politique et encouragerait du coup la participation aux élections. Le citoyen aurait l’impression à juste titre qu’enfin son vote compte.

Un autre effet positif qui risquerait de poindre pourrait être un accroissement de l’intérêt des citoyens envers la Politique avec un grand «P». On observerait peut-être que les citoyens analyseraient beaucoup plus les programmes des partis en présence, ce qui modifierait la façon de faire les campagnes électorales trop axées aujourd’hui sur la seule image des chefs de partis.

Mais ça risque d’être perçu au Québec comme une façon de tasser le Bloc. Alors …

«Lorsqu’une question soulève des opinions violemment contradictoires, on peut assurer qu’elle appartient au domaine de la croyance et non à celui de la connaissance.»
[Voltaire]

Juste pour ça :

« Mais faites comme d’habitude et ne vous préoccupez pas trop du Québec. Qui sait, en octobre 2015, peut-être ne fera-t-il même plus partie du Canada, ce qui vous facilitera la tâche.

Ah, oui, je sais. Il est presque aussi ridicule de dire, aujourd’hui, que le Québec sera souverain en 2015 que d’avoir affirmé, le premier mai dernier, que le NPD aurait 58 députés au Québec… »

Merci beaucoup

Ça ne fonctionnerait pas.

Voyant une telle coalition se former, les Conservateurs fabriqueraient une crise de toutes pièces, en ferait porter le blâme par l’opposition, et déclencherait une élection anticipée (comme si Harper se sentait lié par l’idée d’élections à dates fixes).

M. Lisée,

J’adore votre analyse et suis d’accord en tous les points. Merci BEAUCOUP pour votre réflexion.

Depuis le temps que Jack le magnifique mange dans la main des liberaux,peut-on croire un seul instant que maitenant qu`il a le bon bout du baton,une entente avec les liberaux soit possible?En meme temps,ca parrait peut-etre pas evident en cet instant federaliste,mais le mouvement souverainiste pourrait peut-etre enfin se regrouper derriere sa chef et offrir a l`amerique ce model dont elle a tant besoin.L`avenir c`est l`Union Economique Canadienne.L`autonomie du Quebec ne fait pas peur au canadien quand on leur explique que ce n`est pas pour detruire le Canada mais pour etre plus fort dans une union economique canadienne.Bien entendu il y a les epouvantail a moineau du genre Peladeau et cie,mais l`infime minorite qui lis ca n`a pas tellement a voir avec la majorite.La haine na nous viens pas vraiment des canadiens,elle nous viens de la honte que genere chez certains cette incapacite de se prendre en main.
Andre de Calgary

Il y a deux événements qui peuvent accélérer le processus d’indépendance ….. Le premier est la venue d’un gouvernement Harper majoritaire qui appliquera son programme tel que proposé pour se faire élire et continuera a se comporter comme un despote anti-démocratique ….
Le deuxième événement seraient que l’on confirme l’énorme richesse du Québec avec des réserves de pétrole et de gaz pour les cinquante prochaines années dont pour aucune raison , nous ne voudrons faire bénéficier le ROC qui nous traite comme des vauriens ….

La journée où le PQ va accepter la proportionnelle, ca va être la fin du PQ, la fin de la souveraineté

Bonjour,
En gouvernant au centre droit comme je l’imagine en devenant des Reds Tory’s, ce sera extrêmement difficile de déloger les Conservateurs en 2015. Le danger viendra probablement après 2015. Les Tory’s savent plus que jamais que le Canada se gouverne au centre, le sillon laissé par le Natural Governing Party qui a marqué le Canada de façon drastique en y laissant des balises imposées…. Bien à vous, John Bull.

Davantage que la proportionnelle, je préfèrerais une élection à plusieurs tours.

Nous avons déjà eu une élection à deux tours au Québec, dans le comté de Champlain en 2008, je crois.

Libéraux et péquistes étaient alors arrivés à égalité des voix et il a fallu reprendre le vote dans une partielle, ce fut le second tour.

Résultat, victoire claire des péquistes. Que s’est-il passé? Les libéraux, possiblement troisième choix des péquistes et adéquistes, ont presqu’été élus à cause de la division de leur opposition. Au second tour, constatant que l’ADQ ne l’emportait pas, les adéquistes ont exprimé leur second choix, le PQ.

Patrice

Un rêve mouillé de la gauche, rien de plus…

Une coalition PLC-NPD est actuellement impossible. Trop de résistances et des deux côtés.

Et pensez vous réellement que du côté des libéraux les Desmarais laisseraient fait ça?

De plus une bonne partie de libéraux ne sont pas à gauche et suivraient les conservateurs, votre carte est donc une pure fantaisie.

@ rod (# 5):

Vous avez oublié que la PREMIÈRE étape devait être l’élection d’un Bloc québécois FORT à Ottawa le 2 mai…

Quand on s’enfarge dès le premier pas, la suite est facile à deviner!

@ Julien Cardinal (# 11):

Le PRPM, c’est le bordel assuré pour des générations à venir genre parlement Italien.

Non merci!

Facile Monsieur Lisée d’élaborer des scénarios tous plus fantaisistes les uns que les autres (vous sembles être un pro de la chose…) mais pouvez-vous SVP nous donner UN exemple de l’un de VOS scénarios qui a fonctionné?

On assiste à la Star Académisation de la politique tant à Ottawa qu’à Québec. Les électeurs se cherchent et lorsqu’ils trouvent, ce sont des images et des coquilles plutôt que des idées force et des programmes structurés qui sont choisis.

Comme un brassage de cartes… dans un jeu de paquet voleurs !

Les coalitions sont des chimères et pour un parti, c’est accepter la perte d’identité que d’y participer. Tout près du suicide de l’image de marque. Alors on peut y penser, mais cela demeure une fiction et une jonglerie.

Vivement la proportionnelle et le pouvoir représentatif direct et véritable.

Si les partis au pouvoir ne changent pas les choses, on voit bien que l’avantage démocratique ne les séduit pas… Se suicider pour des idées, très peu pour eux.

Et pourtant, on verrait davantage de démocratie, contrairement à ce que disent certains.

L’hystérie anti-Harper passe avant la souveraineté maintenant? Ah bon. Continuez d’échafauder des plans de broche à foin, le « il faut bloquer Harper » du Bloc a tellement bien fonctionné!

Trop compliqué et alambiqué.

Pourquoi ne pas simplement fonctionner avec le principe de l’échange de comptés? Les conservateurs l’ont bien fait pour Arthur, spontanément, en faisant le même calcul évident et sans avoir eu besoin de grands stratagèmes compliqués.

Échange de comptés à un pour un, là où ça fait la différence, et c’est le candidat troisième qui cède à celui qui est dans la course. Le tout sur une quinzaine de comptés au total, ce qui serait amplement suffisant.

Je suis d’accord avec votre approche pour ralier les électeurs qui n’ont pas voté ou qui ont voté pour le NPD, PLC, PV et tous les autres petits partis lors de l’élection 2011.

Je crois que le PCC a fait le plein de votes avec l’élection de 2011 en obtenant le support des électeurs conservateurs purs et durs et le support des libéraux bleus (plus conservateurs) qui ne voudront jamais voter pour un parti qui prônent des idées trop sociales démocrates.

J’avais établi avant les élections que le PCC obtiendrait le support de 5.3 à 6 millions d’électeurs, le PCC a obtenu 5.83 millions de votes soit seulement 24.33% de tous les électeurs enregistrés sur la liste électorale canadienne.

C’est très peu de votes pour représenter les 34 millions de Canadiens.

Il reste plus de 1,600 jours avant le 19 octobre 2015, mais il faut que toutes les forces de l’opposition mettent la main à la pâte immédiatement pour s’assurer d’un succès lors des élections de 2015.

« ll est presque aussi ridicule de dire, aujourd’hui, que le Québec sera souverain en 2015 que d’avoir affirmé, le premier mai dernier, que le NPD aurait 58 députés au Québec… » Il y a une différence d’importance. Les députés du NPD ont été élu pour 4 ans : s’ils ne font pas l’affaire, les Québécois pourront voter autrement en 2015. La souveraineté, elle, serait voté pour « toujours ». J’ose espérer que le Québec y réfléchirait à deux fois avant d’entériner ce projet de société (en supposant que la décision de se rallier derrière la NPD a été prise un peu à la légère).

M. Lisée,

Je vous trouve bien vite en affaire.

Vous émettez des hypothèses, prenez pour acquis que vos scénarios sont les seuls paramètres de l’étude et vous en tirez vos propres conclusions.

Ça relève plus de la fabulation que de la réalité.

Dans l’histoire canadienne, tous les partis politiques qui ont un jour flirté avec l’idée de la proportionnelle l’ont abandonné une fois porté au pouvoir par l’effet pervers du système parlementaire britannique.

Sur un point, David #4 a bien raison, le parlementarisme britannique convole mal avec un système de représentation proportionnel. Le Canada devrait alors modifier en profondeur son régime politique.

Belles négociations (lire: chicanes, confrontations et dissensions) constitutionnelles en perspectives!

Mais peut-être est-ce ce que vous recherchez indirectement afin de rallumer la flamme?

Le Québec possède déjà un Secrétariat à la réforme des institutions démocratiques qui jongle avec toutes ces théories politiques depuis sa création. C’est une sorte d’éléphant qui n’a accouché que de souris…

@patrice

Un premier tour coute 400 millions. Avez-vous idée de ce que couterait une élection à deux tours?

Bonjour! Bloguistes chez JFL. Entre d’autres mots, comment faire le procès du Fédéralisme du PM Stepen Harper? Minoritaire depuis jan./2006 et de 143 d’élus et à moins de 40% des votes en 2008. Et enfin de majoritaire au 02 mai 2011 avec 166 d’élus et toujours à moins de 40% des votes, soit à la hauteur 39,6% seulement. LOpposition: NPD/37 à l04 d’élus – 18,2 à 30,8% des votes; PLQ/
77 à 34 d’élus – 26,3 à 18,8% des votes; BQ/49 à 04 d’élus -10% à 6,1% des votes à l’échelle fédérative et non des voteurs à l’échelle québécoise(de 38,1% à 23,4% de votes) puisque le BQ politique est absent hors Québec; PV/2008/zéro d’élu + 3,8% des votes à une d’élue au 02 mai’11 + 6,8% des votes. D’urgence, c’est du Québec qu’on doit s’occuper et d’y faire son procès politique. En le tenant, on juge aussi le Gouvernement fédératif historique (1763 et ses étapes obligées jusqu’en 1867 avec l’Acte de l’Amérique du nord britannique/AABN – sa constitution. Et le Gouvernement contemporain, par le rapatriement unilatéral de l’AABN de 1867,exécuté par feu le PM Pierre-Elliott-Trudeau
de 1982, vieux maintenant de 29 ans.

Quant au Chef démissionnaire du BQ, Gilles Duceppe, il avait oublié, non pas de fêter les 20 ans du BQ, nais bien de regarder les nombreux sondages québécois de l’hiver 2011 lui montrant clairement que sous sa Direction le BQ courait à sa perte,faute d’assurer son renouvellement.

Toutefois et à la décharge du Chef du BQ, Gilles Duceppe, la débilitante position de l’Indépendance du Québec via le PQ d’une part – qui depuis le dernier référendum de 1995 n’en veut pas pour une minute ou pour aucune considération. Et d’autre part un BQ, encoincé toujours par le PQ quant à l’Indépendance du Québec, sur la scène fédérative à la Chambre des Communes, n’a pas su, lui aussi, se renouveler politiquement après vingt ans d’existance.

Particulièrement, par la néfaste présence politique,de Lucien Bouchard, l’un des fondateurs du BQ à Ottawa et comme PM du Québec de 1996 à jusqu’en 2001. S’autoproclament et imité par ses successeurs comme l’éternel chercheur des conditions favorables à l’Indépendance éventuelle du Québec. Aujourd’hui, en autres, il se veut un riche fossoyeur minier des gaz de schisme dans les vallées habitées du fleuve Saint-Laurent – d’amont québécois en aval atlantique de quelque
1 200 kms. À la prochaine.-

M. Lisée,
J’aime bien ce que vous imaginez… Le moins que l’on puisse dire c’est que vous avez une imagination fertile!
Et le clou, c’est votre conclusion:
« Ah, oui, je sais. Il est presque aussi ridicule de dire, aujourd’hui, que le Québec sera souverain en 2015 que d’avoir affirmé, le premier mai dernier, que le NPD aurait 58 députés au Québec… »

Si Harper applique son programme à la lettre, il nous resterait 4 ans d’enfer et out pour toujours Harper

« Jamais un parti fédéraliste n’accepterait que dans une circonscription québécoise un candidat bloquiste soit choisi et qu’ainsi, des partis fédéralistes appellent à voter pour lui. Mais faites comme d’habitude et ne vous préoccupez pas trop du Québec. »
Vous semblez donc affirmer que:
ne pas vouloir soutenir le Bloc = ne pas se préoccuper du Québec.
Ça, c’est de la démagogie.

Cela dit, cette politique-fiction est un bel exercice. On veut tous un monde meilleur (à part les pétrolières, bien entendu).

La démocratie coute définitivement moins cher que n’importe quelle dictature, qu’on se le tienne pour dit! Alors, une élection à plusieurs tours n’est pas une dépense frivole.

Je vois par contre un grave, que dis-je, un très grave problème avec une fusion des partis libéraux et démocratiques : Smilling Jack est malade et s’il lui arrivait malheur, la tête la plus populaire pour le reste du Cadnas est présentement Bob Rae.

Les électeurs ont la mémoire courte et Bob a de l’expérience. cela est vrai! Mais quelle expérience: il a mis l’Ontario en faillite dans le temps de le dire, que fera-t-il du cadnas?

On dit que l’avenir est pourri? ce n’est qu’un début, ce qui nous attend est mille fois pis!

Gé-nial!

Et c’est même pas un souverainiste qui dit ça!

Ça désamorce le deux arguments qu’utilise Harper pour discréditer les coalitions, soit que:

a) Ça va se faire après que les électeurs aient voté – sans prendre en compte leur avis.

b) Comme vous dites, ça va être beaucoup plus facile à vendre électoralement parlant si le Bloc est pas appellé à en faire partie – et avec la configuration parlementaire actuelle – leur poids est pratiquement inexistant, ce qui facilite encore plus la chose.

Comme d’autres disent par contre – la proportionnelle, c’est beau, mais ça a aussi des effets pervers.

a) L’idée à la base d’un système représentatif comme le nôtre, c’est qu’on élit localement des individus, connus et respectés dans leur communauté et qui techniquement sont là pour faire valoir les intérêts d’un bout de pays qu’ils connaissent bien. Dans un système qui serait basé uniquement sur la proportionnelle, ce lien local là risquerait de se perdre au profit de gens qui seraient choisis par les instances nationales des partis. Dans des métropoles c’est un lien qui paraît moins important, mais en région, desfois t’as besoin de pouvoir parler à ton député pour que des dossiers débloquent et que des coups de téléphone se passent.

b) Les distorsions électorales qui découlent de notre système ont pour effet, pas sûr que ça soit délibéré ou non, de rendre les majorités plus faciles d’atteinte. Ça tend à créer des systèmes grosso-modo bipartistes (C’est entre autre pour gamer cet aspect là qu’on propose ici une coalition Lib-Dem). L’avantage d’un système comme ça, c’est que le parti qui gagne a généralement moins de bâtons dans les roues pour dicter ses orientations qu’ailleurs. Y’a des désavantages à la proportionnelle par contre, on peut le voir notamment en Israël – ou le parti dominant doit constamment marchander avec des petits partis (fondamentalistes religieux entre autres) pour pouvoir faire quoi que ce soit. Au minimum y’a une bonne dose d’efficacité qui se perd, généralement, on est en droit de s’attendre à pire.

Les bons systèmes ont l’air d’opter pour une proportionnelle hybride – à mon avis c’est vers ça qu’on devrait tendre nous aussi.

M. Drouin, un peu de politesse serait appréciée de votre part. L’Écosse se compare très bien avec le Québec. Ils ont été envahis par les Anglais qui les ont colonisés et ils réussissent, avec seulement 25 % de véritables séparatistes, à élire des gouvernements souverainistes.

L’Écossais majoritaire désire, selon leurs sondages, plus de pouvoir pour l’Écosse tout en voulant demeurer dans le Royaume Uni anglais.

En passant, vaudrait mieux désigner nos partis fédéralistes d’adversaires à la place d’ennemis. Ça serait plus correct.

Mon Dieu Seigneur! Pourquoi tant de colère contre Harper?

Harper gagnera en 2015 car en gouvernant de façon raisonnable comme il le fera, ses adversaires ne pourront plus faire de campagne de peur comme ils en ont fait par le passé en affirmant qu’une majorité conservatrice équivaut à l’apocalypse.