Notre dette est brute, mais moins brutale qu’ailleurs

Nous interrompons (comme chaque vendredi) le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes économiques locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est moins élevé au Québec
Commentateur de droite apprenant que la dette est moins brute au Québec.

Le taux d’endettement du Québec est, on le sait, préoccupant. La pire des mesures possibles pour en faire état est la « dette brute » (qui fait comme si nous n’avons aucun actif, comme Hydro Québec).

Le budget québécois déposé ce jeudi offre une comparaison de l’évolution de la dette brute chez nos principaux partenaires.

Ailleurs, le budget estime notre propre dette brute. Pour rendre service au ministre, j’ai réuni ces deux informations dans un même graphique, que voici:

Pas exactement le pire... (Cliquez pour agrandir)
Pas exactement le pire... (Cliquez pour agrandir)

Il convient d’ajouter à la dette du Québec sa portion de dette fédérale — un calcul que les Finances n’ont pas refait pour 2010. Mais les différentes évaluations pour 2008 plaçaient la dette brute québécoise entre 80 et 95% du PIB (selon que l’on exagère, ou non, la part de la dette canadienne à prendre en compte) ce qui nous mettrait, en 2011, entre la Zone Euro et les États-Unis. Donc en très bonne compagnie.

On nous répète à satiété que le « Québec fonce dans le mur » avec son endettement. C’est possible. Mais à voir la vitesse avec laquelle nos partenaires accélèrent leur endettement, m’est avis que lorsque nous arriverons sur le mur, on y trouvera d’abord les corps de plusieurs autres pays, ce qui amortira peut-être le choc.

Mais trêve de facéties, voici comment le budget compare aussi la lutte au déficit entre nous, l’Ontario et le Canada:

Ne manquez pas le Québec: c'est le petit, en noir. (Cliquez pour agrandir)
Ne manquez pas le Québec: c'est le petit, en noir. (Cliquez pour agrandir)

Les Finances n’ont pas osé mettre sur le même graphique le déficit américain, que voici:

Un peu affolant... (Cliquez pour agrandir)
Un peu affolant... (Cliquez pour agrandir)

Les Finances ont aussi mis le déficit québécois en perspective avec les autres nations industrialisées:

Avec les Suédois, parmi les premiers de classe. (Cliquez pour agrandir)
Avec les Suédois, parmi les premiers de classe. (Cliquez pour agrandir)

Résumons-nous: la dette du Québec est la plus élevée des provinces canadiennes, mais, même la brute est loin d’être la plus élevée parmi les pays industrialisés.

Nous avons raison d’être parmi les premiers de classe au monde dans la réduction de notre déficit, pour ainsi pouvoir mieux réduire notre dette. Autrement dit, nous sommes parmi les champions mondiaux du freinage de l’endettement (hors investissements en infrastructure, ce qui est de la « bonne » dette).

Est-ce que quelqu’un, quelque part, pourrait applaudir ?

(Source: le plan budgétaire du budget Bachand (pdf))

Nous retournons maintenant à notre programme régulier.

Note en petits caractères :

Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.
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Ah, la dette, ce qu’elle nous cause des maux de tête cette foutue dette!

Ah, ces chiffres qui, à l’instar des livres sacrés (Bible, Coran, Torah), l’on peut interpréter de mille et une façons et auxquels l’ont peut faire dire à peu près n’importe quoi.

M. Lisée, vous pouvez toujours sortir des chiffres, il ne s’en manquera pas un pour confronter vos chiffres avec ses chiffres, d’autres chiffres, de nouveaux chiffres et cela deviendra une surenchère de chiffres. Un fouillis de chiffres, un véritable dialogue de sourds quoi.

Pour ma part, avec un certain regard de néophyte voir peut-être même un peu de naïveté, je compare cette course à l’endettement de manière inversement proportionnelle avec les résultats scolaires de l’étudiant lambda. Je m’explique: lorsque je fréquentais les bancs d’école, je me faisais toujours un devoir d’obtenir des résultats qui se situaient au-dessus de la moyenne (car un premier de classe, il n’y en a qu’un seul). Cette attitude m’a permis de poursuivre mes études et d’être admis à l’université de mon choix dans le programme de mon choix. Alors pour la dette, tant et aussi longtemps que le Québec se situera au-dessous de la moyenne des pays industrialisés, de l’OCDE ou tout autre juridiction comparable, il n’y aura pas à en faire des cauchemars la nuit et le Québec trouvera toujours le moyen de tirer son épingle du jeu.

Quand on se regarde l’on se désole et quand on se compare l’on se console.

Un simple commentaire relativement à votre dernier tableau, il est encore agréable de constater que c’est un État social-démocrate (Suède) qui se retrouve encore une fois en tête du palmarès et que c’est un État du libre marché néo-libéral (Royaume-Uni) qui se retrouve en queue de peloton.

Comme quoi la sociale-démocratie à la Scandinave n’est pas un modèle totalement dénudé d’intérêts.

Imaginez si on cessait de donner nos ressources aux étrangers?
Imaginez si on développait notre pétrole qui dort sous l’ile d’Anticosti et au nord des Iles de la Madeleine?
Imaginez si on développait notre gaz de schiste?
Si on ne donnait pas notre or? Notre fer?

Et encore vous noircissez le tableau. Saviez vous que la dette brute de Montréal est de seulement 4% du PIB? Montréal n’a plus qu’à faire l’indépendance du Canada en laissant la dette fédérale au fédéral, puis du Québec en laissant la dette provinciale au provincial, et voilà! Plus de dette!

Bonjour M. Lisée,

Serait-il possible de connaître vos sources/références?

Merci et félicitation pour votre blogue! Toujours plaisant à lire.

La phalange ganstériste rocanadian, aux commandes de la Province of Kwibek depuis huit ans, a rien à cirer des critiques de l’opposition sachant très bien que seule sa clientèle de Néo-Rhodésiens au Québec lui permet d’avoir les deux mains dans la sacoche du Conseil du trésor de la colonie. Tant que les Québécois ne feront pas de leur pays réel une maison mère plutôt que de perpétuer son statut de succursale délestée de 50% de ses revenus annuellement par le ROC, nous ne pourrons jamais rien faire de plus, avec une moitié de budget, que de « chiquer de la guenille ».

Intéressant de voir que les états les plus néo-libéraux (États-Unis et Royaume-Uni) ont les déficits les plus imposants…

Je ne crois pas du tout au chiffre de 53.8%, car cela voudrait dire que le quebec ait un pib d’environ 400 milliards. Ce qui est loin d’etre le cas.

Le taxeux en poste actuellement fait de la comptabilité créative, comme ses prédécesseurs.

Vous donnez ses lettres de noblesse à l’expression « mettre ses lunettes roses ».

Ce que je trouve triste dans vos propos, c’est que vous vous réjouissez quand les autres se calent comme nous (comme les E-U avec Obama que vous adorez, comme par hasard), pour ensuite nous dire: hé on est pas si pire! Un peu comme un étudiant qui se dirait: bon je vais pas améliorer mes notes, je vais attendre que la moyenne baisse!

Bravo. Mais est-ce que tous ça tient compte du nombre d’habitant et de leur capacité de payer ?

Comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas parce que le troupeau se jette à la falaise que l’on doit en faire autant !

Faible baume en ce lendemain de budget…

Moi, en tout cas, je ne suis pas prêt à applaudir. N’oubliez surtout pas que Jean Charest est encore là pour au moins deux ans. Comme il a le talent de se surpasser de façon assez régulière, je me demande ce que sera la prochaine bêtise et si elle sera à la hauteur des précédentes.

Un budget n’est rien d’autre qu’un exercice comptable dans lequel on place deux colonnes: les revenus et les dépenses. Ça ne dit rien du niveau d’intelligence nécessaire à gérer la gestion de l’une et de l’autre. C’est comme une piste d’atterrissage, c’est le pilote qui est important.

Imaginez un seul instant ce qui serait arrivé si le capitaine Piché de Air Transat avait exigé des conditions convenables avant de poser son airbus.
Heureusement, l’homme était doué.
Salutations cordiales

La dette la plus brutale est celle du peuple pris en otage par les banques avec la bénédiction du gouvernement.

Selon la méthode de calcul de l’OCDE, le Québec serait le 5e pays le plus endetté de la planète:

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201002/26/01-4255828-dette-le-quebec-au-5e-rang-dans-le-monde-industrialise.php

Pas pour rien que suite à la publication du budget Mody’s a averti le Québec qu’un ménage des finances publiques étaient essentiel.

http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/03/20110317-144421.html

Pour terminer, soulignons la tendance détestables des apologistes du modèle québécois (un modèle que personne ne veut copier) de toujours se comparer au pire au lieu de se comparer au meilleur.

Un modèle de loser.

«Pour terminer, soulignons la tendance détestables des apologistes du modèle québécois (un modèle que personne ne veut copier) de toujours se comparer au pire au lieu de se comparer au meilleur.

Un modèle de loser.» >>David
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Amusant de voir à qui les É-U se comparent ces temps-ci…

@DAvid
La droite nous sort souvent cet argument: regardez, si le modèle québécois était si bon que celà, on le copirait. Or personne ne copie le modèle québécois.

D’abord c’est faux. Derrièrement le ministre français était en ville pour s’inspirer de notre réussite dans les tests PISA, tests où l’on est 4e au monde en maths

Ensuite, le Canada envie notre système de garderie qu’il aimerait bien mettre sur pied. Sans parler des Américains qui envient notre système de santé. Et que dire de notre hydro-électricité, parmi la moins chère de la planète.

Mais peu importe, combien de pays copient le modèle américain? Le modèle japonais? Le modèle allemand? Le modèle chinois?

La réalité c’est que chaque pays développe son propre modèle à partir de ses forces et de ses faiblesses. On va copier un aspect, une réussite du voisin, mais jamais qu’on va le copier au complet. Alors de penser qu’un jour un pays va s’inspirer de tout le modèle québécois, c’est vraiment ne rien connaitre à l’histoire de l’humanité

Une fois encore la droite montre sa méconnaissance pathétique de l’histoire.

Pour se comparer correctement à ces pays, je crois qu’il faut ajouter à la dette provinciale du Québec une partie de la dette fédérale.

J’ai trois remarques à faire ici:

1. On ne peut directement comparer le Québec aux États-Unis ou à l’Espagne sans tenir compte de sa part de la dette fédérale. Sinon, il faudrait comparer aux États américains ou à la Catalogne par exemple.

2. Le concept de dette nette utilisé par l’OCDE ne tient pas compte des actifs physiques et encore mons des actifs physiques des entreprises publiques comme Hydro Québec. Il ne tient compte que des actifs financiers du gouvernement. Il faut donc cesser d’utiliser l’existence d’Hydro Québec comme facteur d’atténuation de la dette du Québec. De toute façon, prétendons-nous privatiser Hydro Québec? Si la réponse est non, cessons de déduire la valeur de ses actifs de la dette brute du gouvernement.

3. La situation du Québec est meilleure que celle de beaucoup de pays européens dont l’Espagne par ce que la croissance économique y est au rendez-vous, par ce que le chômage y est relativement faible et par ce que les taux d’intérêt y sont ridiculement bas. Changez ce mix et nous sommes murs pour une grande heure de vérité. Si nous vivons un moment exceptionnel sur le plan économique, nous devrions donc en profiter pour réduire notre endettement, pas pour nous raconter des histoires rassurantes.

Tout bon commerce, toute bonne compagnie, tous ceux et celles qui sont en affaire, tout ce beau monde doit présenter leur bilan lorsque vient le temps d’emprunter.

UN BILAN, ce sont les actifs et ce sont les passifs.

Quel est le BILAN du Québec ?

Où se retrouve-t-il dans toutes les documentations disponibles ?

Pourquoi tous les prêteurs prêtent-ils sans présentation officielle et correcte du BILAN du Québec.

UN BILAN permet de voir et d’analyser correctement la situation. Cela ne laisse aucune place à interprétation bienveillante comme malveillante.

M. Lisée, je crois que vous vous êtes trompé sur le premier graphique. Dans « Le Québec Économique 2009 » de Marcelin Joanis et Luc Godbout, un livre que vous avez surement, on présente un endettement brut du Québec (excluant la part du fédéral) de 70% du PIB (selon Stat Can). Aussi, on présente la dette brute (incluant la part du fédéral) selon la méthodologie de l’OCDE. On cite 87.7% du PIB.

Dans ce contexte, vous conviendrez que j’ai des doutes sur le chiffre de 53.8% du PIB.

Quelles sont vos références?

Un observation européen d’anticipation politique qui avait prévu la crise dès 2006, publie un bulletin mensuel sur son évolution. Voici celui de mars 2011:

GEAB N°53 est disponible! Crise systémique globale : Deuxième semestre 2011 – Préparez-vous à l’implosion du marché des Bons du Trésor US

http://www.leap2020.eu/GEAB-N-53-est-disponible-Crise-systemique-globale-Deuxieme-semestre-2011-Preparez-vous-a-l-implosion-du-marche-des-Bons_a6074.html

M. Lisée et encore la démagogie!

Notre blogueur fait encore des pieds et des mains pour tenter de nous faire croire que le Québec n’est «pas si pire».

M. Lisée, la seule façon de bien faire paraître le Québec est de le comparé avec les pires. Un beau modèle de BS. En lisant des imposteurs comme vous et vos acolytes, j’ai honte d’être Québécois. Le Québec est la dernière province où je voudrais vivre au Canada.
Maintenant en Ontario, j’ai des vraies routes, un excellent système d’éducation francophone, un médecin famille que je peux visité avec un préavis de 3 semaines, etc etc. Et je paie beaucoup moins d’impôts et je reçois de BIEN meilleur service. M. Lisée continué à défendre ce modèle que personne ne copie. Un modèle de honte.

@Francis,

La dette est exprimée en fonction du PIB. Donc oui relativement.

@David,

L’article dans la presse cite un document du ministère des finances dont les calculs sont taillés en pièce par les économistes sérieux. (Divers articles cités sur ce blog et ailleurs y font référence)

L’article prétend que la dette du Québec représente 94% du PIB alors que les économistes s’entendent généralement sur une valeur autour de 40% à 45%.

Vous pouvez lire l’article de l’économiste Louis Gill

http://www.economieautrement.org/IMG/pdf/Louis_Gill-Fin_Q_biais_omiss.pdf

Pour mettre les choses en perspective, vous pouvez lire l’analyse de Claude Garcia (ex président de Standard Life) qui indique que si on laisse les prix de l’électricité au Québec monter au niveau de ceux de l’Ontario, la valeur boursière d’Hydro Québec serait supérieure à la dette du Québec. Ce qui nous rappel encore une fois que parler de dette sans parlé d’actif ne veut rien dire.

Bon sang monsieur Lisée! Otez vos lunettes roses! Votre argumentaire est comme celui du fumeur réprimandé par son médecin. Un début d’emphysème? Bah! Ça pourrait être pire; à mon voisin souffrant du même vice, on a diagnostiqué un cancer de la langue!

Bonne ou mauvaise, une dette est un poids que l’on traîne. La distinction est d’ailleurs discutable puisqu’elle suppose que l’État, en taxant et en empruntant, crée de la richesse au lieu de simplement la redistribuer.

*** Alerte aux manipulations comptables ***

« La dette brute est passée de 163 milliards à 173 milliards en 2010-2011 et atteindra 183 milliards $ à la fin de l’année 2011-2012.

Elle est gonflée par les déficits annuels enregistrés depuis 2009-2010 ainsi que par les investissements en immobilisation. »

***

NOTRE déficit tourne autour de 10 000 000 000 $ (milliards), par année… si on utilise les méthodes comptables des autres provinces. Le déficit annuel est plus autour de 8% de notre pib que de 4% !!!

Monpère m’a toujours dit qu’on ne doit pas payer l’épicerie a crédit. Ça veut dire que si le gouvernement emprunte pour payer les dépenses courantes ça ne fonctionne pas. ON a de bonne raison de s’endetter quand on veut investir dans des choses qui vont générer des revenus. Est-ce que c,est le cas? Si on emprunte pour payer l’asphalte (et qu’on sait qu’année après année on devra remplir les trous hum. Par contre si on emprunte pour développer du trens-port (trens-québec) et qu’on emprunte pour investir dans les infrastructure d’exploitation et de transformation des richesses naturelles, industrielles et intellectuelles ben là là là tu commence à parler. Malgré que Warren Buffet ne soit pas trop d’accord avec le principe d’emprunter, si c’est pour créer une richesses et une autonomie plus grande. Ça vaut la peine. Mais emprunter pour faire marcher la fonction publique, donner des services d’éducation, de santé et de retraite. NON Personne n’a les moyens de faire ça.

Oups:

Notre déficit = environ 3.5% de notre pib au lieu de 1%.

Et quels sont les frais d’intérêts sur NOTRE dette en moment? Et quels seront ces frais si les taux d’intérêts montent (et ils vont monter)?

Les frais d’intérêts seront « moins brutaux qu’ailleurs » (sic) qu’ailleurs ?

NON !

p.s.
Et pourquoi se comparer à certain des états les plus irresponsables du monde? L’occident au grand complet « coule »… alors vous dites que ce n’est pas si pire que ça ? Comparons-nous au BRIC…

@sebas
Déficit: 3,8G
PIB: 318G
Déficit/PÎB: 1,2%

Les frais de financement de la dette? 8G sur un budget de 69G

Il y a 15 ans c’était 7G sur un budget de 45G

Le drame autour de la dette c’est une patente inventée par l’Institut économique de Montréal pour faire peur au monde

@ rod

Si on « donnauit » nos ressources aux étranger on serait comme l’Aberta, sans dette !

La France envie notre taux de décochage ???

Quel sont les provinces qui ont copier le système de CPE du Québec ?

@ Raymond Campagna

Les États-Unis d’Obama…

Eb 2 ans, il a fait plus de déficit que Bush en 8 ans. Et déjà que Bush n’était pas un exemple…

@ Julien Beauregard

Louis Gill avec sa comptabilité digne de Vincent Lacroix.

Selon Louis Gill, une personne avec un revenu de 20 000$ qui achète une maison de 500 000$ c’est pas grave parce qu’une maison c’est une bonne dette.

Ce sont les gens avec cette logique qui ont été responsable de la dernière crise économique.

Le plus amusant c’est que JF Lisée cite les chiffre du ministère des Finances.

Or, le vérificateur général du Québec a fait un rapport récemment pour dénoncer la comptabilité créative du gouvernement.

http://www.vgq.gouv.qc.ca/fr/fr_publications/fr_rapport-annuel/fr_2010-2011-VIF/fr_index.aspx

Dans son plan de retour à l’équilibre budgétaire, monsieur Bonheur a prévu que les dépenses du gouvernement d’ici 2014, totaliseraient 319 milliards de dollars. Mais, le vérificateur général du Québec a découvert que le gouvernement avait créé des fonds spéciaux qui ont permis de dissimuler certaines dépenses gouvernementales. Lorsqu’on inclut ces fonds dans le total de dépenses, on découvre que celles-ci totalisent en réalité 324 milliards de dollars, soit une augmentation de 5 milliards !

À titre indicatif, 5 milliards de dollars ça représente 633$ par habitant soit 2 532$ pour une famille de 4.

Vous en connaissez beaucoup des corporations qui pourraient s’en tirer aussi impunément après avoir fait preuve d’une comptabilité aussi créative ?

Les gauchistes se plaignent constamment qu’il faut plus de réglementation. Il serait temps qu’ils réalisent que le gouvernement est le secteur de l’économie qui est le moins réglementé. Une situation qui est particulièrement inacceptable quand on sait qu’au Québec le gouvernement contrôle 30,4% de l’économie.

S’il y a un secteur de l’économie québécoise qui est cruellement sous-réglementé, c’est bien celui du secteur gouvernemental !

« Est-ce que quelqu’un, quelque part, pourrait applaudir »

Applaudir qui? pourquoi? Nous sommes derniers de classe dans à peu près tous les indicateurs économiques (2010 étant une aberration statistique), notre dette continue d’augmenter, nous sommes taxés et surtaxés, notre cote de crédit regarde mal, l’État continue de s’occuper de choses dont il ne devrait pas…

« Ensuite, le Canada envie notre système de garderie qu’il aimerait bien mettre sur pied »

parce qu’il veut intervenir encore plus dans les compétences provinciales.

» Sans parler des Américains qui envient notre système de santé. »

hein? tu veux rire de moi j’espère? C’est la guerre à Obamacare.

« Et que dire de notre hydro-électricité, parmi la moins chère de la planète. »

c’est artificiellement bas, ce qui fait de l’hydroélectricité une source de pauvreté (dixit un de mes profs d’économie)

« Une fois encore la droite montre sa méconnaissance pathétique de l’histoire. »

As-tu déjà entendu parlé de stagflation? Je doute que la droite (lire : moins d’intervention du gouvernement) l’ai causée…

Lorsque j’ai mal aux dents, je vais voir un dentiste; pas un fleuriste! Alors un « lo-logue » et l’économie…

À chaque fois que Monsieur Lisée s’est aventuré en économie, soit en dehors de son secteur d’activité (c’est à dire…heu…heu…m’enfin!), il s’est fait hacher menu par tous les économistes sérieux du Québec sauf peut-être Léo-Paul Lauzon qui est, comme nous le savons tous, une référence « fiable,sûre et crédible » en économie, surtout pour les bailleurs de fonds de sa chaire, soient les grosses centrales syndicales du Québec.

La VRAIE dette du Québec est ICI et elle est CLAIREMENT expliquée. Même un gauchiste risque de la comprendre. C’est dire le degré de vulgarisation…:

http://www.iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-quebecoise

À moins d’avoir l’intention de BRADER à rabais les institutions québécoises aux intérêts étragners(lorsqu’une entité est en position de faiblesse comme l’est le Québec, on ne peut espérer tirer la vraie valeur d’un actif…), il est inutile de les placer dans la colonne des colatéraux. De toute façon, combien croyez-vous que nous tirerions de nos routes, ponts, écoles, etc.? Voudrions-nous premièrement les vendre? D’ailleurs, le fait que Monsieur Lisée en fasse mention indique le degré de désespoir dans lequel il patauge pour tenter de trouver une perle à chaque semaine.

Je rappelle à tous que l’intérêt sur la pénible dette québécoise est le TROISIÈME poste en imnportance dans la colonne de nos dépenses (ça nous coûte $8 MILLIARDS par année!!!). Ce poste trône AVANT TOUS les autres ministères autres que la Santé et l’Éducation. C’est dire la lourdeur des chaînes de cette dette et tous les spécialistes sérieus s’entendent pour reconnaître que c’est intolérable.

Comme David l’a mentionné, si le Québec ne vivait pas à l’abri sous le paraplui canadien et qu’il était indépendant, il irait tout droit rejoindre le peloton de queue des pays les plus endettés de la planète comme la Grèce, l’Islande, l’irlande, l’espagne, le Portugal.

Merci aux socialistes interventionistes d’avoir ainsi précipité le Québec à ce niveau cataclysmique!!!

Bonjour,

Je viens lire sur votre blogue — (pas sur un lo-logue : terme indigne)- une fois par semaine.

Comme résumé je vais retenir ceci :

« Résumons-nous: la dette du Québec est la plus élevée des provinces canadiennes, mais, même la brute est loin d’être la plus élevée parmi les pays industrialisés. » J.F.Lisée

Même si cela a confirmé ce que je savais, notre dette est inquiétante. Mais vous avez raison de la comparer aux autres et surtout à nos partenaires des pays démocratiques en commençant par notre puissant voisin: les États-unis.

Les USA, ce pays tant envié pour sa liberté totale où les gains sont capitalisés et les pertes socialisées.

Les pauvres au secours des riches… Qui l’aurait cru ???

Je remarque que quelques-uns – qui ne s’aiment pas, mais pas du tout – ne prennent la parole(écrire) que pour se défouler – tout en déconstruisant : une spécialité que je croyais disparue chez les canadiens-français…depuis qu’ils sont devenus québécois.

Jamais rien de constructif, juste du négatif. Que la vie doit être pénible pour l’entourage de ces personnes : ils devraient faire comme Mathieu et aller vivre au royaume des fleurs et du bonheur : l’Ontario !

Le plus incroyable c’est qu’elle a ommencé à recevoir de la péréquation ; elle, qui a été financée… dorlotée…chouchoutée depuis plus de cent ans par le Canada ; et cela dans tous les domaines, nommez-les : nucléaire – automobile – pétrochémie – métallurgie, etc…

Pendant ce temps là pour notre « foresterie et notre hydro-électricité, nous avons dû nous débrouiller tout seul !!!

Désolant !

JRD

N.B. J’ai bien aimé le commentaire modéré de SensCommunRugueux et qui dit : Quand on se regarde l’on se désole et quand on se compare l’on se console.

Quand on me fait hypocritement la morale avec le taux d’endettement de la province, ou même du pays. Je demeure profondément perplexe. Je n’ai pas de dette personnelle. Peut-être suis-je une exception. Je suis un enseignant du secondaire. Et qu’est-ce qu’on attend de moi comme citoyen? On m’a convaincu de devenir Hydro-québécois, Bravo. J’y suis, Mais j’ai isolé ma maison, donc je fais ma part. Alors? On nous propose des voitures électriques pour bientôt. Faut sauver la nature. Fort bien. Mais on voudra plus d’électricité. Une fois qu’on a tente de pratiquer la vertu que Platon propose au « nourriciers » de la cité, soit la modération, et j’en suis, que peut-on faire de plus?. Je recycle aussi comme tout le monde et même un peu plus. Alors la dette? J’ai souvent l’impression qu’elle sert d’épouvantail. On la réduit un moment, puis survient un tsunami financier et on est recalé à nouveau. Je veux bien travaillé plus longtemps jusqu’à 65 ans même si c’est pas évident dans l’enseignement au secondaire où j’enseigne. Et après? J’ai l’impression qu’on se moque de moi et de beaucoup de gens ici. Couper dans le gras. Mais en reste-t-il?. Si on planifiait la réfection de nos infra-structures avec bon sens. On éviterait peut-être certains pièges d’endettement. Quelqu’un faisait remarquer que si nos routes sont faites pour durer 20 ans, on devrait, en toute logique, réparer et refaire 1/20 du réseau chaque année. Or on en refait et répare que 1/10. Les pays comme le Danemark et la Finlande ont presque pas de décrochage (5%), pas parce qu’ils ont couper en éducation, au contraire, mais parce qu’il ont coupé dans la bureaucratie (penser: Commission Scolaire) et investit sur le terrain en personnel de terrain. Ça coûte pas moins chère, mais mieux dépensé et avec des résultats incomparable avec nous. C’était juste un exemple en passant.

Vous dites « Il convient d’ajouter à la dette du Québec sa portion de dette fédérale — un calcul que les Finances n’ont pas refait pour 2010. »
Il aurait été intéressant que le ministère des finances refasse les calculs. Il aurait pu ainsi démontrer que si le Québec était un état américain, il serait le moins endetté de tous. Probablement que le ministre des finances aurait été mal à l’aise de continuer à appuyer la propagande alarmiste de l’IEDM.
À cet égard, je suggère deux lectures:
1-« Overloaded with debts unseen »
Andrew G. Biggs; American Enterprise Institute.
2-Un site internet du trésor américian http://www.treasurydirect.gov/NP/BPDLogin?application=np
Vous allez d’ailleurs vous rendre compte que la dette brute américaine atteint 100% du PIB américain et non pas 80% ou 85% comme le montre le graphique « Dette brute des administrations publiques ».

@Francois 1

Référer un site subventionné par des fortunés qui veulent privatiser l’état ne fait pas très crédible!

Évidemment, tout les firmes de cotations de renommées mondiales qui établissent la bonne cote de crédit du Québec sont dans le champs, sauf IEDM….

Exemple:
Quand les banques (et caisse) me disent que j’ai une bonne cote de crédit pour m’acheter un bien et que le type qui veut le même bien que moi dit à tout le monde que je suis trop endetté, il y a un conflit d’intérêt là-dessus….

@lemoutongris

N’empêche que la dernière crise a été causé par la déréglementation du marché financier. Même la droite l’affirme, sauf les néo-libéraux, affectueusement appelé « dretteux » …

@Guy Rivest

Intéressant.

Je suis tombé dernièrement sur le site de Statistique Canada au niveau des rentrées d’argent par province au fédéral versus les sorties d’argent du fédéral aux province.
Pour l’année 2010, le Québec a reçu 50 milliards du fédéral pour 46 milliard qu’il a versé au fédéral. En principe, 4 milliards de plus nous serait versés. Or sur le 50 milliards, il y a un 7 milliards comptabilisé pour le service de la dette fédéral. (23% du 30 milliards)
Si l’on veut un image juste pour l’année 2010 de la contribution « Québec/Canada », il faut exclure le 7 milliards de remboursement de la dette passée. Donc le Québec donne a donné 4 milliards de plus qu’il en a reçu et ce, malgré un 8.5 milliards de péréquation!

Comme les données vont jusqu’en 1981, j’ai fait le même exercice. Au finale, c’est 25 milliards de plus que le Québec a envoyé au fédéral qu’il n’en a reçu depuis les 30 dernières années.

Je crois ce qui explique cela est en parti le statut du Québec avec ses propres impôts et ses propres services (exemple, la SQ versus la GRC) qui fait en sorte qu’il paient certains services que d’autres provinces ne paient pas eux-même.

Évidemment, la dette fédérale vient de quelque part. Il faudrait analyser plus en détails les données. Peut-être que le budget de fonctionnement de l’appareil gouvernemental fédéral n’est pas réparti par provinces. Peut-être l’armé. Ça reste a vérifier…

@ Benton (# 36):

Vos réfutations sont vaseuses!

Exposez-nous ici même CLAIREMENT (sans vos phrases creuses habituelles SVP) ce qui cloche exactement avec l’évaluation de l’énorme dette québécoise faite par l’IEDM qui a fait un travail colossal qu’aucun gauchiste-interventioniste ne s’est donné la peine de faire trop empressés qu’ils sont de vouloit préserver leurs petits privilèges.

Nous attendons le fruit de votre travail avec espoir Benton…

« N’empêche que la dernière crise a été causé par la déréglementation du marché financier. »

Quel dérèglement? Celui qui oblige les compagnies financières à prêter à n’importe qui sous peine d’amende? Celui qui a obligé Mae et Mac à racheter les hypothèques à risque?

» Même la droite l’affirme »

J’aimerais connaitre ta définition de droite et surtout, tes points de références.

« Évidemment, tout les firmes de cotations de renommées mondiales qui établissent la bonne cote de crédit du Québec sont dans le champs, sauf IEDM…. »

Dans le budget même, on montre que la cote du Québec est inférieur à presque toutes les provinces (ou égale aux pires). S&P nous cote A+, et Moody’s nous cote Aa2, alors qu’un gouvernement doit logiquement être coté AAA s’il n’a pas les yeux plus gros que la panse

@ Benton

L’IEDM a sous estimé la dette l’an dernier, son compteur n’a pas tourné assez vite pour suivre les dépenses du gouvernement (tel que révélé dans le budget).

Mais passons…

Comme tout gauchiste qui se respecte, tu es incapable de mener une discussion sans avoir recours à des sophismes ad hominem.

S’attaquer au messager au lieu de s’attaquer au message c’est soit de l’ignorance, soit de la paresse intellectuelle. Choisis ton poison. La droite c’est la raison, la gauche c’est les émotions. Tu es un bel exemple.

En passant Mody’s a lancé un avertissement au Québec la même journée que le budget a été publié:

http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/03/20110317-144421.html

L’IEDM et Mody’s sont sur la même longueur d’onde.

Évidemment les dretteistes et libertariens tous extrémistes nous donnent de la désinformation comme référence.

Il y a un bon moyen de payer la dette et c’est simplement de faire des chèques pour la payer plutôt que d’acheter un cinéma maison pour Regarder Glen Beck et une multitudes d’autres cossins pas nécessaires.

hein? tu veux rire de moi j’espère? C’est la guerre à Obamacare. » (lemoutongris)

Faut pas trop s’en faire, cette guerre achève. Depuis dix ans les coûts de la santé ont doublé aux USA et pendant les derniers quelques mois, le prix de la santé aux USA a augmenté de 30% du coût de celui du Québec.

Si la tendance se maintient, dans deux ans le coût de la santé aux ÉU sera le triple de celui du Québec.

———————-

« c’est artificiellement bas, ce qui fait de l’hydroélectricité une source de pauvreté (dixit un de mes profs d’économie) » (lemoutongris)

Artificiellement bas? Bas parce que l’électricité est subventionné par le gouvernement? Pourtant Hydro Québec fait des profits et raporte des dividendes au gouvernement.

Une source de pauvreté!!!! Payer pas cher s’est s’appauvrir? On a plus les profs d’économie qu’on avait.

Il y en a qui préconisent de hausser les prix pour s’enrichir. Ben là là vous voyez c’est très subtil l’économie. On hausse les prix comme aux états, (ils l’ont l’affaire eux) c’est-à-dire on double au moins les prix et Hydro fera plus de profits et remettra plus de dividendes. En fait on augmente le prix de 7 cennes le kilowatt et on reçois 7 cennes de plus en dividendes. C’est ça l’économie de la droite subtile. C’est ça s’enrichir.

Tant d’énergie pour échanger 4 trente sous pour une piasse.

Tant de placotage pour ne pas payer de taxe pour abaisser sa dette.

Il n’y a pas que l’histoire qui est méconnue de la droite.

« Pourtant Hydro Québec fait des profits et raporte des dividendes au gouvernement. »

1) HQ a versé son premier dividende 20 ans après sa consolidation
2)En 1988, une vente de toute son électricité au prix du marché aurait rapporté 240M$ de plus à la société d’État

« Il n’y a pas que l’histoire qui est méconnue de la droite. »

Montre-moi ne serait-ce qu’UN État socialiste/social-démocrate (c’est du pareil au même) dans le monde qui fonctionne encore

En passant, l’Hydro-Québec rapporte plus d’argent au gouvernement que tout les impôts d’entreprise au Québec!

Si le prix est artificiellement bas à l’Hydro, j’ose imaginer pour l’entreprise privé au Québec!

Pour paraphraser Krugman: « On (les américains) fait la guerre aux terroristes, la néo-droite quand a elle a décidé de faire la guerre à l’arithmétique! »

Comparer le déficit Québécois annoncé avec celui de nos voisins sans expliquer la mise en marché déployé ici pour le minimiser et cacher son ampleur relève simplement de la tromperie…

Voici le portrait qu’en fessait Michel Van de Wall de rue Frontenac lors d’un précédent budget provincial:

«Mais si les déficits de l’Ontario et du fédéral ont pris autant d’ampleur, c’est que ces deux gouvernements passent à leurs dépenses annuelles les coûts de plusieurs mesures qu’ils ont prises pour lutter contre la crise. Dans les deux cas, l’un des motifs qui explique le ballonnement de leurs déficits, ce sont les milliards d’aide financière qui ont été consentis pour sauver l’industrie automobile.

Quand Ottawa dit qu’il va investir tant de milliards cette année dans des travaux d’infrastructures, eh bien, ça entre dans les dépenses de l’année. Puis le déficit cumulé s’ajoute à la dette globale. Du côté de l’Ontario, une partie de l’accroissement de son déficit vient des 4 G$ que cette province a consentis à son industrie de l’automobile.

À Québec, le gouvernement passe directement à la dette plusieurs grosses dépenses. Par exemple, les 8 milliards investis dans les infrastructures sur deux ans pour relancer l’économie: ces 8 milliards vont directement gonfler la dette. Ils ne passent pas immédiatement par les dépenses courantes du budget, sinon sous forme de frais d’emprunts et d’amortissement par la suite sur leur durée de vie.

C’est la même chose lorsque le gouvernement emprunte 1 G$ pour le donner à la Société générale de financement pour qu’elle vienne à la rescousse des entreprises en difficulté. Cette somme passe directement à la dette, sans apparaître dans les dépenses courantes»

M. Lisée,

Vous souhaitez qu’on réduise la dette mais soulignez du même souffle qu’on s’endette moins vite qu’ailleurs puisque notre déficit serait plus modeste. La question se pose : la dette est-elle vraiment préoccupante?

Une version plus complète de cette réplique est disponible au http://www.iedm.org/fr/node/34754
Mais laissez-moi vous présenter mes principaux arguments.

Le Québec possède la dette publique la plus imposante parmi les provinces canadiennes, peu importe la manière dont on mesure cet endettement. Aucune autre province n’a une dette brute de plus de 40 % ou un déficit cumulé de plus de 25 % de son PIB. Le Québec fait figure d’anomalie! À l’échelle internationale, le ministère des Finances a établi que le Québec se classe parmi les nations les plus endettées selon la méthodologie de l’OCDE, peu importe la mesure utilisée (dette brute ou nette).

De plus, le déficit n’est pas la seule source d’augmentation de la dette. Les investissements en infrastructures, notamment, la font aussi gonfler. C’est pourquoi la dette du secteur public a augmenté de 13 milliards de dollars l’an dernier, alors que le déficit fut de 4,2 milliards de dollars. Le compteur de la dette de l’IEDM, fondé sur la hausse moyenne des cinq dernières années, a sous-estimé l’accroissement de la dette du secteur public de 6 milliards de dollars. Les déficits plus petits au Québec ne sont donc pas toujours une bonne indication de la « vitesse d’endettement »!

Enfin, la fiscalité étant plus lourde au Québec, il n’y a pas de marge de manœuvre de ce côté. La dette doit être diminuée pour éviter que les générations futures aient à assumer son fardeau alors qu’ils devront déjà affronter des problèmes considérables liés au vieillissement de la population. Dans ce contexte, la dette du Québec est vraiment préoccupante.

« Pour paraphraser Krugman: “On (les américains) fait la guerre aux terroristes, la néo-droite quand a elle a décidé de faire la guerre à l’arithmétique!”

MDR!!! Tu cites un « économiste » qui 1) trouvait que la dette était dangereuse sous Bush 2) trouve qu’elle est maintenant nécessaire sous Obama 3) a affirmé au débuts des années 2000 que la FED se devait de créer des bulles immobilières…

« Si le prix est artificiellement bas à l’Hydro, j’ose imaginer pour l’entreprise privé au Québec! »

Ce qui crée du gaspillage.

@lemoutongris

Je cite un prix Nobel de l’économie qui:
1-Qui dit que les déficits sont dangereux en période de prospérité.
2-Que les déficits sont un mal nécessaire en période de crise économique.
3-En réalité, il a dit que la FED devait créer une bulle immobilière (sous contrôle) pour combattre la bulle du Nasdaq. Combattre le feu par le feu dans une situation précise.

Ce dernier point fut relevé hors contexte par un groupe néo-libérale. (Ludwig Von Institue)

Je dirais qu’au lieu de lire la pensée de Krugman via des site néo-libéraux, lisez directement l’auteur.
On ne demande pas au type de Pepsi de citer le type de Coke!

« 1-Qui dit que les déficits sont dangereux en période de prospérité.
2-Que les déficits sont un mal nécessaire en période de crise économique. »

Les déficits sont TOUJOURS mauvais. Ils peuvent arriver sporadiquement en temps de récession, mais les gouvernements doivent toujours les combattre en réduisant leurs dépenses.

« En réalité, il a dit que la FED devait créer une bulle immobilière (sous contrôle) pour combattre la bulle du Nasdaq. Combattre le feu par le feu dans une situation précise.

Ce dernier point fut relevé hors contexte par un groupe néo-libérale. (Ludwig Von Institue) »

Comme c’était cité par qqn qui ne pense pas comme toi, c’est évidemment mauvais.

Pour le reste : gonfler une bulle pour combattre la crevaison d’une autre, ça n’aide absolument rien. Krugman est un idiot, et un prix Nobel ne veut rien dire (*Nobel de la paix pour Obama)

« lisez directement l’auteur. »

c’est exactement ce que j’ai fait

@ Benton

Sous Bush Krugman disait que les USA était en déclin (sous Bush, Krugman a écrit 7 articles entre 2001 et 2008 les USA était en récession).

Et ce même Krugmen disait que les déficit de Bush était irresponsable.

Et son passage sur la bulle n’a pas été prix hors contexte, c’est texto ce qu’il a voulu dire.

Krugman ne mérite aucun respect, sa malhonnêteté intellectuelle est sans limite.

@David

Décidément, on ne parle pas la même langue.
Petit test:
Je dit « blanc »!
(C’est pour voir comment vous l’allez l’interpréter, puisque vous êtes très portée sur l’interprétation. Pour comprends la nuance, on analyse des données, on interprète des rêves…)

Qu’importe, votre idéologie libertarienne ne toucherons qu’au gros maximum 20% des gens.
Et encore là, 20%, c’est lorsque que les choses vont vraiment mal parce que l’idéologie libertarienne fait plus d’adeptes quand ça devient plus émotif!
L’argumentation libertarienne (tout comme les stéréotypes_ passe mieux lorsque les choses deviennent émotives, c’est le propre du dogmatisme.

@lemoutongris

Ce n’est pas une question de pensée mais d’argumentation et de logique. Krugman ne proposait qu’une solution théorique selon une conjoncture donnée.

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