NPD: des règles et des appuis

Pendant que les députés néo-démocrates sont réunis à Québec pour préparer la prochaine session parlementaire (sans se laisser complètement distraire par la course à la direction du parti), le seul candidat déclaré à la succession de Jack Layton, Brian Topp, s’active pour se mettre en valeur. Avec déjà en poche l’appui convoité d’Ed Broadbent et celui de la députée Françoise Boivin, Topp s’est rendu à Vancouver mardi où il a rencontré la presse flanqué d’importants joueurs au sein du NPD de Colombie-Britannique.

Se sont rangés derrière lui l’ex-chef et ancienne ministre des Finances, Joy MacPhail, et trois députés provinciaux bien en vue. D’abord, Dawn Black qui a aussi siégé à Ottawa, Michelle Mungall, qui est une jeune députée prometteuse, et John Horgan, qui était candidat à la direction du parti provincial ce printemps. Topp pourra s’appuyer sur son organisation et une bonne part de ses partisans. Horgan a obtenu l’appui du quart des 20 000 membres du NPD dans la province, ce qui n’est pas négligeable.

De son côté, Thomas Mulcair évitait la presse mercredi, lui qui pourra conserver son titre de chef adjoint, même s’il se porte candidat. Il a laissé ses collègues défendre cette décision de la chef intérimaire Nycole Turmel qui a, par contre, annoncé que tous les députés se lançant dans la course devraient renoncer à toutes autres fonctions officielles aux Communes ou au sein du caucus.

Les députés Nathan Cullen et Peter Julian, qui comptent annoncer d’ici deux semaines s’ils se lancent dans la course, trouvent ce choix cohérent. Le titre de chef adjoint n’est assorti d’aucune tâche ni aucun pouvoir particulier. Il est somme toute uniquement honorifique, bien que personne n’ose le dire trop fort. Tous les autres postes (porte-parole, présidents et vice-présidents de comités et du caucus, whip et leader parlementaire) exigent, en revanche, beaucoup de travail et de temps et sont au cœur du travail de l’opposition officielle. Un parti qui veut prouver qu’il est à la hauteur de cette tâche ne peut se permettre de voir ces acteurs-clés passer plus de temps sur la route qu’au Parlement.

Laisser un commentaire

Pour faire suite à mes commentaires précédents. J’ai comme l’impression – peut-être est que je me trompe ? -– que vous êtes en train de nous vendre que d’ores et déjà les carottes sont cuites et que la victoire de monsieur Topp pourrait plus tenir du couronnement (le roi est mort, vive le nouveau roi !) que d’une élection avec un débat de fond qui déterminerait l’orientation de ce parti pour les années à venir.

J’ai bien peur que vous n’ayez sacrement raison (sans vulgarité). Décidément les mœurs politiques canadiennes n’auront de cesses de m’étonner. Vraiment je conçois que je ne parviendrai jamais à m’y convertir. 🙂