Officiel: le Canada ne compte plus

Lorsqu’un tremblement de terre se produit, il y a toujours des secousses qui en annoncent l’arrivée. Pour le Canada, c’était ce jour de 2008 où le ministère britannique des affaires étrangères avait colligé une liste des pays les plus importants du G20, sans y inclure le nom de notre beau pays.

Harper: architecte de l'effacement du Canada (Photo: PC)
Harper: architecte de l'effacement du Canada (Photo: PC)

Ce présage est devenu réalité, la semaine dernière, à Copenhague. Lorsque la présidence danoise a réuni les 27 pays qui comptent pour négocier une entente globale, le Canada n’avait pas de siège réservé. Mieux encore, il ne s’est même pas plaint de ne pas y être. Il ne compte plus, c’est tout. Et ne tient pas vraiment à compter.

Y a-t-il, dès lors, un scénario qui ferait en sorte que cet effacement volontaire devienne gommage institutionnel ? Que le Canada, donc, ne fasse plus partie du G20, la nouvelle équipe de pilotage des affaires du monde ? Il y en a un. Et s’il devait se réaliser, on reviendrait à Copenhague pour trouver le moment et le lieu ou les conditions de ce déclassement ont été réunies.

Car lorsqu’on y songe, le Canada y a fait l’éclatante démonstration de son inutilité. Stephen Harper ne fut d’aucun secours à ses collègues du G8, Obama, Sarkozy, Brown, Merkel, qui tentaient honnêtement de trouver un accord. Harper ne fut d’aucun secours non plus aux nouvelles grandes puissances du G20, le Brésil, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud, qui tentaient, eux, d’obtenir davantage d’appuis financiers du Nord pour faire le passage au vert. Harper joua dans le club restreint des pays qui voulaient que rien ne se passe. Ah, j’oubliais, il fut utile à quelqu’un en effet. À l’industrie des sables bitumineux.

Un peu d’histoire, avant de reprendre le fil. Lorsque le premier groupe de leaders fut convoqué, en 1975, par le français Giscard d’Estaing, le Canada n’était pas du nombre. Giscard n’avait aucun respect pour Trudeau et trouvait l’Amérique du Nord fort bien représentée par les USA. C’est Gerald Ford, en 1976, qui a fait entrer le Canada, le plus petit pays du groupe en termes de population ou d’économie.

Malgré sa taille moyenne, le Canada a su, depuis, justifier sa présence. Trudeau et Carter s’entendaient sur les grandes sujets internationaux. Puis Mulroney fut un intermédiaire précieux entre Reagan et Mitterrand — et une voix forte sur le problème alors épineux de l’Afrique du Sud. Chrétien s’entendait avec Clinton, mais, surtout, son ministre Axworthy menait une politique internationale activiste: mines anti-personnelles, Cour pénale internationale, doctrine de la responsabilité de protéger, etc. L’entrée du Canada, par Paul Martin, dans l’intervention afghane de façon nettement disproportionnée à son poids réel dans le monde a aussi maintenu le profil haut d’un pays moyen.

L’arrivée de Stephen Harper sonne le glas d’une politique canadienne justifiant sa présence à la table des grands. La nomination des Peter MacKay puis Maxime Bernier au poste de ministre des affaires étrangères a bien envoyé le signal que la compétence conservatrice ne serait pas mise au service des affaires mondiales. L’absence d’enthousiasme de Harper pour tous les grands débats : réglementation et taxation internationale, changements climatiques, biodiversité, etc, a fait le reste. Quand les troupes canadiennes quitteront l’Afghanistan, l’empreinte internationale du Canada sera la plus légère de son histoire.

Cela ne suffira pas pour qu’on modifie les règles d’inclusion au G20 pour l’en déloger. Il faudra qu’une dynamique plus large soit enclenchée.

Or une autre force fut visible, à Copenhague, qui met en cause la composition du G20. Le groupe des 77, qui réunit les pays les plus pauvres de la planète, a raison d’affirmer que leur représentation à la table des décideurs est faible. Et ils sont furieux. Ils ont l’appui d’un comité d’expert, dirigé par Joseph Stiglitz, qui a déposé son rapport au président de l’Assemblée générale de l’ONU cet été.

Le G20 constitue une avancée historique majeure, regroupant effectivement 65% de l’humanité et 90% de son économie. Cependant ses membres furent désignés par cooptation. 172 pays n’ont aucune façon d’y faire officiellement entendre leur voix, alors qu’une région est outrageusement sur-représentée: l’Amérique du Nord, dont les trois pays, Canada, USA, Mexique, sont membres.

Un groupe d’universitaires fait circuler depuis l’été dernier une proposition d’une grande élégance intellectuelle, qui permettrait de résoudre ces problèmes. Ils suggèrent que soient membres d’office du G20 tous les pays qui comptent une part de plus de 2% de la population mondiale, ou qui représentent au moins 2% du PIB mondial. Ce premier tri donne 15 pays — tous les joueurs importants du G20 actuel — représentant 60% de la population. Restent 5 places à pourvoir. Les auteurs proposent de diviser le monde en cinq régions dont les membres décideraient, par élection ou par rotation, lesquels d’entre eux siègeraient au G20 et pour quelle période et, s’ils le désirent, avec quel mandat de négociation.

Ainsi, les critères d’adhésion seraient clairs, équitables et prévisibles pour les membres permanents, choisis pour leur importance démographique ou économique réelle, et pour les autres membres, assurant une représentation de toute la planète.

Revenons au Canada. En 2008, son économie pèse 2,4% du PIB mondial, donc il serait parmi les invités. Mais selon les auteurs de l’étude, dès 2016 il tombera sous la part des 2%, car le reste du monde croît plus rapidement que lui. Le Canada serait donc relégué dans la seconde catégorie, devant se faire élire ou devant attendre son tour avec les autres pays des Amériques, sauf le Brésil et les États-Unis.

Il est loin d’être certain que cette réforme verra le jour. Rien n’est plus difficile que de faire sortir un État d’un groupe de décision où il est entré, d’où l’énorme difficulté de réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, où les détenteurs de droits de veto (USA, France, Russie, Royaume-Uni) mourront avant de renoncer à ce privilège issu de la seconde guerre mondiale.

Cependant, si la revendication de représentation des pays pauvres devait être relayée par d’autres acteurs puissants (dont la Chine, le Brésil, certains européens), le fait que la réforme détrônerait le Canada ne pèserait pas lourd dans la balance. Et on se souviendrait de Copenhague.

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(L’article, dans la revue Governance de juillet, s’intitule Rethinking Fundamental Principles of Global Governance: How to Represent States and Populations in Multilateral Institutions. Il est disponible, moyennant finances, ici.)

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Harper est un petit gérant de franchise à la petite semaine.

Fidèle miroir de ceux qui le supportent…

Pas un premier ministre, encore moins un homme politique.

Un brun, quoi.

En fait, le Canada a quand même un allié important qui, en ces matières, poursuit la même politique: l’Arabie Saoudite.

Évidemment, c’est pas très chic, mais c’est très fric…

Sur ce, joyeux noël à tous!

L’entente conclue à Copenhague correspond assez exactement à ce que le Canada propose depuis longtemps: une entente inclusive (”comprehensive”: qui inclut à la fois pays développés et moins développés) et une entente réaliste.

Quand je pense que tant de journalistes québécois nous vendaient ad nauseam la propagande du “Canada isolé”. S’il est isolé, comment se fait-il que ce qui est adopté correspond assez bien à ce que le Canada souhaitait au départ?

Et que dire de la colère du représentant du Soudan à Copenhague (Lumumba Stanislas Dia-Ping), qui comparait l’entente de Copenhague avec l’Holocauste ? Quelle était le motif de cette colère? C’était de ne pas recevoir plus d’argent occidental gratuit, argent avec lequel le Soudan aurait pu massacrer encore plus de monde au Darfour. Combien de Darfouriens le gouvernement soudanais a-t-il massacrés à ce jour? 300 000!

Le Soudan est coupable de génocide (300 000 morts, 2,7 millions de déplacés et 250 000 réfugiés au Darfour), et il se plaint de ne pas recevoir assez d’argent des occidentaux, non sans essayer de lui faire la morale.

Les alarmistes climatiques ont de curieux alliés.

Félicitations à M. Harper pour son calme et son succès. Et maintenant, luttons contre la vraie pollution (de l’eau, des sols et de l’air). Après seulement, et si des ressources demeurent disponibles, pensons au C02 (de toute manière, lutter contre la vraie pollution a comme conséquence collatérale fréquente une diminution des rejets de C02). La pollution n’a que des inconvénients pour la nature vivante, alors qu’une plus grande quantité de C02 a des avantages et des inconvénients. Bien sûr, le monde BCBG manifeste son manque total d’objectivité en ne nous parlant que des inconvénients, et ad nauseam, par ailleurs.

Rappelons une seule évidence: si un climat plus chaud nuit aux espèces dont nous sommes la limite sud, il aide les espèces dont nous sommes la limite nord!

Avec Harper le Canada n’a plus besoin d’avoir sa place dans les grandes rencontres internationales.
Il s’aligne entièrement sur la politique américaine,que ce soit en environnement, en agression armée ,sur les droits de la personne et le recours à la torture.
Le Canada devenant un état satellite des États-Unis il ne sert à rien qu’il soit représenté par un siège distinct de celui de son maître américain.
Il doit donc laisser la place à des états qui ont quelque chose à dire et des positions distinctes à faire valoir.

Il y a beaucoup de mauvaise foi et peu de réelle volonté d’aider la nature à survivre dans toutes ces tractations climatiques et financières. Tant que les règles de l’ONU ne seront pas changées, il y a peu de chances d’en arriver à des ententes pourvues de politiques efficaces.

Malgré cela, je crois qu’il ne faut pas baisser les bras, et à cause de cela, mettre dorénavant l’effort et plus d’argent dans la recherche. Nous avons une ressource à portée de main, gratuite en plus : le soleil. La majorité de nos problêmes d’énergies polluantes pourraient être enrayés si nous parvenions à utiliser cette énergie.

Nous pourrions aussi prendre le Bouthan en exemple. Le gouvernement (monarchique) y préconise une mesure holistique du développement humain. Ainsi, au lieu de calculer sa croissance par le PIB, il mesure le BNB : le Bonheur National Brut en évaluant le bien-être, la culture, l’environnement et le développement économique tout en veillant à ce chaque élément ne prenne plus de valeur que l’autre. Je tiens à préciser que ce n’est pas un canular.

Quand je lis ce blog, les cheveux me dressent sur la tête ou plutôt m’attriste profondément. Je me demande quel est la mécanique social, politique, intellectuelle qui amène un peuple à délaissé sa souveraineté à des entités supranational, à ce faire dicté par les nations unies, le fond monétaire international, la banque mondial, l’organisation mondiale du commerce comment géré son pays, qui devrait et par toutes logique être souverain?

Pourquoi, aliéner un gouvernement qui se tient debout devant un contrôle évident par ces entités?
Sommes nous donc incapable comme peuple de prendre nos propres décision, de contrôler notre propre économie, de contrôler nous même comment nous allons passer d’une économie basé à 85% et plus sur les énergies fossiles à une économie basé sur autre chose de plus stable à long terme?
Ce passage à une nouvelle source d’énergie de peut pas être imposé par des restrictions, des taxes, qui nous forcerais à transférer une partie de notre PIB à ces entités qui veulent simplement s’enrichir et nous contrôler. Ce passage doit être fait pas NOUS, selon nos termes, nos propres décisions.

Avez-vous pris une calculatrice et calculé quels étaient les conséquences d’une réduction de 40% de CO2 avant les niveaux de 1990. Avec une économie basée en grande partie sur les énergies fossiles, les conséquences seraient pratiquement catastrophiques. Et ceci dans quel but? La réduction de quelque millièmes de degré de la température du globe dans un futur lointain? En plus cette réduction est tout à fait théorique basé sur des modèles mathématiques incomplets qui ne reflètent pas la réalité des systèmes climatique.

Je vous invite à regarder cette vidéo qui tente de démontrer, les liens entre les intérêts financiers et la lutte au changement climatique. Bien que je n’adhère pas à la théorie du complot, je pense bien que nous fessons fasse ici à une chaîne de Ponzi, qui utilise notre désire de « sauver » la planète de nos actions « destructive ». http://tr.im/Idy6

Nous sommes manipulés au grand jour et nous en sommes inconscient. Très alarmant!

Le bon Dr Tough Love fait mention du Soudan mais comme toujours passe sous silence l’action génocidaire du type psychologique Israélienne contre la Palestine de plus en plus occupée et et encerclée dans une prison en plein air.
Quand à Harper il est un nain sur la scène politique Canadienne et internationale dont il est absent.Sa seule et unique préoccupation se porte sur les privilèges éhontés des pétrolières dont il est le garde valeurs le plus zélé. Comme vous le mentionnez à juste titre, les nominations de Bernier dont le comportement irresponsable a fait jasé et celle de McKay qui ne brille pas non plus par l’intelligence de ses actions.
Le Canada se peinture dans le coin pour emprunter cette expression si chère à Jean Chrétien.

Stephen Harper a toujours vu et décrit le Canada comme étant un pays de second-ordre. Je n’achète pas un seul instant que nous étions représentés par des des alliés et des amis. Le Canada a été exclu, et selon moi, en raison de Stephen Harper. Monsieur Harper a un comportement étrange – on se souvient qu’en tant que premier ministre il eut comme priorité de se présenter aux commmunes pour y lire un texte mensongers sur ses adversaires politiques féminines (Marlene Jennings et Lucienne Robillard), sachant qu’il s’agissait de mensonges. Qui voudrait d’un tel tordu autour d’une table de négociations ? De plus, et que l’on me censure, mais sur toutes les photos que j’ai vues, Harper n’avait pas l’air bien – les yeux rouges, le visage boursoufflé, son discours confus. Je pense que le Canada a été exclu parce que Stephen Harper n’avait pas la capacité de représenter son pays dans les négociations.

En fait, dans quel forum international Monsieur Harper s’est-il distingué – exlus à Copenhagen, aux toilettes à Londres, chez Tim Horton’s…. ?

Ce gouvernement Harper nous mêne vers l’infiniment petit , proportionnel a la petitesse de son administration qui banalisent les chasngements climatiques , la guerre , la torture et qui a institué le mensonge et la manipulation comme pratique courante . Il y a de quoi avoir honte de ce pays et vouloir en sortir le plus tôt possible …..

Souvenez-vous de Roger D. (le papa de Youppie) qui, lors du dernier référendum, disait (dans des spots payés aux 30 minutes à la radio) qu’on devait voter NON afin de rester dans le G7!

Je lisais dans Le Devoir samedi que le passeport du Canada était devenu un passeport sale.C’est dire comme le plus-meilleur en arrache au 20e siècle…

Parlant passeport, est-ce que quelqu’un ici sait quel était le propriétaire du passeport canadien que Charest exhibait lors du référendum? (ce n’étaitpas le sien puisqu’il avait un passeport de ministre)

En passant, vous avez tout à fait raison de souligner le rôle de Gerald Ford dans l’adhésion du Canada dans le groupe. Ford voulait d’un allié autour de la table des négociations. Obama a raison de ne pas vouloir d’un antagoniste comme Harper.

Je suis par contre étonnée que vous ne mentionniez pas le nom de Paul Martin dans la création du G20.

Officiel : Le Canada ne compte plus ?

Excellent.

Il est donc temps que le Québec s’empare du
ballon au rebond, pour s’imposer et se distinguer
sur le plan international, comme une Nation.

Une Nation emprisonnée dans une fédération
dysfonctionelle mais une Nation tout de même.

Cette entente est une catastrophe pour l’Afrique. Une hausse de 2 degrés signifie plus de 3 degrés et demie pour eux :

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cif-green/2009/dec/17/copenhagen-no-deal-better-catastrophe

Ce que révèle Copehague: La fin du Canada de Trudeau.

http://www.vigile.net/La-fin-du-Canada-de-Trudeau

Et aucun observateur ne l’a remarqué !

Le rapport de force entre Ottawa et les provinces pétrolières s’est inversé; et, si le Parti Libéral tente de le rétablir un jour, l’Alberta va partir. Les séparatistes ont déménagé à l’Ouest.

Il n’y a encore rien de déterminé en ce qui concerne les changements climatiques. Il y a les verts (nouvelle économie, bourse du carborne etc…)et disons les conventionnels qui sont plutôt sceptiques face au changements climatiques, et qui veulent eux aussi contrôler l’économie.
Il y eut Copenhague où l’entente disons verbale signifie qu’il n’y a pas eu d’entente. (Qui a signé au juste cette dite entente ?)

Une question survient sur la place du Canada sur l’échiquier international: Est-ce que Johnny Boy a pris du gallon auprès des internationaux avec le soldat Guilbault…avec des objectifs non contestés jusqu’ici? devenant ainsi de par ses objectifs une référence internationale mais sans aucune identité autre qu’un petit gérant d’une province.
De plus Johnny Boy s’est empressé (peut-être s’est-il senti obligé) de déclarer à son retour au Canada qu’il ne visait pas les Albertains dans ses déclarations à Copenhague.

Par ailleurs, les représentants internationaux réunis au Danemark n’ont-ils pas profité de l’occasion pour semer la zizanie au Canada.

Si la réponse est oui, il sera d’autant plus facile au gouvernement canadien de retirer ses troupes d’Afghanistan de la façon qu’il voudra: unilatérale ou arbitraire.

Au courant de la semaine dernière, l’on a appris qu’au Québec que des recherches pétrolières donnent ds résultats potentiels plus qu’intéressants. Est-ce du pétrole propre en opposition avec les sables bitumineux? Un dossier qui doit être suivi de plus près par des journalistes d’enquêtes autre que la troupe gescaienne. Tant qu’à la place du Canada sur la scène internationnale, si elle le fut par quelqu’un qui nous a tiré par la main, reprenons notre place ou on appartient. Puisque « money talks », cessons d’envoyer chaque année des centaines de millions de dollars à l’aide internationale et aidons ici nos compatriotes qui sont dans le besoin. Pas besoin d’un dictionnaire pour comprendre cela.

Je ne croit pas qu’avec toutes les ressources naturelles qu’on a et qui sont très prisées qu’on puissent ignorer notre pouvoir politique. Avec l’eau…, le pétrol…, l’artic…, les minéraux…, nos forêts…, terres et la mer. Nos entreprises technologiques, nos chercheurs, nos entreprises culturelles et de plus en plus notre système financier sont de mieux en mieux cotées. Il faut juste s’assurer qu’elles demeurent notre propriété. Ça ne sera pas une mince affaire, il faut contrôler plus efficacement les impôts et l’évasions des capitaux et des profits vers des pays et des investisseurs étrangers. Améliorer nos transports et amener le Canada au 21ième sciècle vers le développement durable sont au nombre des défis auquel nous devons maintenant faire face.

Effectivement, Stephen Harper est peu intéressé par les affaires internationales, s’il peut vendre son pétrole (ou plutôt le pétrole de ses électeurs de l’Ouest, çà semble lui suffire.

En ce sens là, oui on peut dire que le Canada ne compte plus parmi les grands joueurs de l’échiquier international.

Mais je pense qu’à Copenhague, avec Harper, le Canada est allé plus loin que de simplement ne plus compter

je pense qu’il est allé plus loin, il s’est fait remarquer, il s’est même démarqué. Il s’est vu attribué le Prix « »Fossil of the year » », pour « »l’ensemble de son oeuvre » » » teès près des lobby pétroliers. Des écologistes comme Guilbault ont même qualifié le Canada de « »pays voyou » » »

En ce sens il a fait plus que ne pas exister, le Canada a perdu un peu de son lustre « mythique » qui faisait que Jean Chrétien le qualifiait de « »pluss meilleur pays du monde » » »

Le Canada fait maintenant partie des pays riches, mais égoïstes, riches mais sur son quant -à-soi,une succursale étatsunienne, sans trop d’imagination avec une vision un peu égocentrique et passéiste… centrée sur son « »nation building »(unité canadienne) » beaucoup plus que sur une vision de gouvernance mondiale… (j’y reviens dans le commentaire suivant)

J’espere qu’en effet c’est Harper et sa bande d’incompetants qui comptaient pour rien. Une telle attitude est entierement justifie car au niveau des solutions ce sont de vaux rien. Avec son esprit borne (il n’avait meme pas de passport avant de devenir premier ministre) ce serait etonnant si Harper avait quelque chose d’utile ou de positif a contribuer dans des reunions des grands du monde, reunions ou il est, par definition, un etrange.

Pourquoi s’investir dans la gouvernance et la construction d’un monde plus vivable à Copenhague, quant Harper a tant à faire à construire son pays unitaire….

et si on en croit les éditorialistes de la Presse (Gagnon , Pratte ,Dubuc) ) c,est avec les revenus des sables bitumineux qu’il le ferait… alors le « nation building » avant la survie de la planète

Mais il le construit aussi avec le plus long parcours de la flamme olympique de tous les temps modernes (en distance et en durée)
45 000 kilomètres et 106 jours pour des Jeux qui dureront 14 jours …

distribution de drapeaux, spectacles, gloire au Canada… dans toutes les villes de plus de 5000 personnes ou à peu près.

(pour les Jeux de Calgary au Canada de 1988, seulement 15 000 kms et 80 jours).

Le gouvernement conservateur (eh oui , le même qui est à Copenhague) a coupé les fonds de plus d’une dizaine de programmes culturels afin de les réallouer vers le financement de la flamme olympique destiné à flatter (à booster) la fierté nationale.

De plus 64 grandes compagnies internationales et nationales font de la pubicité allant dans le même sens.

Ra-Ra-Ra Canada, go-Canada-go Ye Canada,,, Canada… go Canada Hurrah rah rah rah

En 2009,le Canada Anglais a toujours la plus grande difficulté à réaliser un film (tous sont classés 6),incapable de présenter une série télévisée originale,leur humour est ridicule,le théatre national est inexistant et la vedette de la chanson Canadian est Michael Bublé ,chantant du Sinatra en ce début de 21e siècle!Sur la scène sportive internationale les hockeyeurs Européens surpassent en talent et en créativité les Canadians.Tant qu’au bras « Canadien »il est conçu au Quécec par Héroux-Devtec, eux construisent des Chevrolet à Oshawa.De plus, »Coventry »une firme de courtage Torontoise nous a couté 10 milliards de nos rentes dans les papiers commerciaux!

Le Canada est culturellement le pays le plus pauvre de l’occident.Sa créativité artistique est presque nulle et est désormais le plus gros pollueur de la planète!Qu’il soit exclu du G20 à Copenhague est la note et le résultat qu’il mérite pour l,ensemble de son oeuvre!

Vous faites la preuve mathématique que le Canada à toujours permis aux USA à doubler leur vote concernant toutes les question du G20 .
Le Canada en territoire et en richesses naturelles est le pays le plus riche du monde comme le Québec mais c’est son système politique anti démocratique royaliste orangiste maçonnique basé sur de constantes mesures de guerres qui empèche le développement et l’évolution politique donc l’autonomie la souveraineté l’indépendance et une réelle ouverture au monde .
Seule solution pour sortir de ce carcan militaire Canado US = indépendance du Québec , notre adhésion auc centaines d’instances internationales,réaliser notre unité linguistique et tout faire pour que Montréal devienne le futur siège de l’Organisation des Nations Unies renouvelée et démocratisée .
Dans le Canada comme colonisés nous deviendrons de plus en plus des agresseurs contre toute l’humanité comme les canados USA , des agresseurs contre le 90 % des nations qui doivent se contenter de 10% des richesses.
Harper l’évangélique anti catholique à la Bush à bien compris cela en faisant passer la canadian army de 3000 casques bleus à un ridicule 55 casques bleus .

Bonjour.
M.Lisée,il y a longtemps que les pions et les tours,et les fous sont placés sur le jeux et le cheval de bataille à été décidé avec les ministres de l’environnement au gouvernement fédéral il y a fort longtemps.

Les pétrolières ont fait des approches et ils sont avances les sables bitumineux sont beaucoup de dollars pour le Canada et les travailleurs et le choix a été facile à faire et le plan élaboré a été de développé les sables bitumineux de trouver comment le transféré vers les USA avec le pipeline et se préparé à faire face au changement climatique et les protocoles à venir pour l’environnement certain on pensé à une bourse du carbone pour accordé des crédits au pays ou province et territoire délinquant par l’achat de ses crédits par une autre province ou territoire ou pays plus vert.

Mais voilà à Copenhague ou il arrive l’un des plus grands représentants du pays le plus délinquant au niveau environnementale du monde arrive alors il fait quoi il se cache .

M.Lisée,que le Canada développe ses ressources naturelles ses normal se qui est anormal est le rend de priorité et de pollution dans l’air ils ont choisi le pire, il y a du pétrole naturel à exploité et ils ont fait un choix de prendre
celui qui cause le plus de dommage collatéraux aux autres provinces et territoires,cela est un choix politique que le gouvernement de M.Harper va avoir à affronté un gouvernement de région au lieu d’un gouvernement pour l’ensemble du Canada .

M.Lisée,à Copenhague il ne faut pas se le caché les sables bitumineux étaient la discussion prioritaire pour l’ensemble du monde voilà pourquoi il n’y a pas eu d’entente sur le protocole ou il est arrivé des nouveaux penseurs sur le jeux d’échec et ou le protocole de la bourse du carbone doit avoir des crédits mes des crédits pour être de plus en plus vert et non de plus en plus délinquant avec l’achat de ses même crédits de d’autre province et territoire ou pays.Pour les taxes punitives dans se protocole il doit y avoir une taxes pour le dépassement des émissions du carbone dans l’air,et une taxes sur la décontamination des sols et de l’environnement avant que l’exploitant quitte les lieux avec des sommes en fiducie et pour finir pour le transport de ses substances les exploitants doivent avoir une assurance pour payer pour tout dommages collatéraux que une province territoire,ville ou État ou pays à du subir suite au exploitation et au transport qui va nuire à la qualité de l’air et de l’eau qui appartient à tout les humains qui habites sur cette terres.

M.Lisée,Copenhague à servi à une chose l’heure est grave car là il est question de l’air et l’eau et le sol qui appartient à tout les humains sur cette terre.Le protocole doit être sérieux et aller au delà des souveraineté des pays voilà le rôle d’avoir un protocole internationale pour être la police assurance de la terre entière pour les pays et États délinquants voilà peut-être la venue d’un gouvernement mondial avec des lois sur l’environnement,le nucléaire,et une seule monnaie unique le » le GLOBAL » M.Lisée j’aimerais bien un carnet sur un gouvernement mondial pour voir votre pensée.

Bonne fin de journée.

Qu’est que c’est amusant et surtout facile de critiquer le Canada et les gros méchants Canadians, pollueurs et surtout incultes. Comme si l’histoire du Canada se résumait en 5 ans de gouvernement conservateur minoritaire. On nous exclue du G-whatever à cause de Harper mais alors que Bush menait aux USA, pas question de l’exclure, lui.

Peut-être avions-nous pas notre place au G8 ? Et si le Canada n’a pas sa place à la grande table, quel sera le sort du Québec enfin libre ? Est-ce qu’on arrêterait de consommer du pétrole ? Combien de centaines de milliers de km carrés de forêt ont été perdus pour développer les barrages québécois ? Avec un parc automobile qui a cru de 35 % depuis 20 ans, où est-il l’effort de réduction des GES au Québec ? L’étalement urbain sauvage pratiqué à Montréal, qui ose critiquer ?
La vente d’amiante aux pays du tiers monde, bravo pour nous. La Romaine, dernière rivière vraiment sauvage au Québec est en train de se faire harnacher, qui à part quelques artistes marginaux ose critiquer ?

Quand on vit dans une maison de verre, c’est pas toujours une bonne idée de lancer des pierres chez nos voisins.

Tant et aussi longtemps que M. Harper ne pourra comter sur l’appui du Québec, ce qui est impossible, sa politique de région restera son choix pour survivre… Donc, pour ce qui est du Canada, il semble utopique d’aller au dela de la souveraineté des pays pour un protocole international. Règlons nos problèmes internes et nous pourrons agir réellement à la défense des enjeux environnementaux (l’eau, l’air, le sol, l’énergie propre). Une seule voie s’ouvre à nous, un Québec vert, libre et souverain, le reste viendra par la suite…

Au lieu de vous demander comment on en est arrivé à être exclu, il faudrait ce demander pourquoi nous étions inclus.

Le Canada a toujours eu plus que ce qu’il méritait sur le plan international compte tenu de sa population et de son économie.

Oui, il y eu des Premiers-Ministres qui on eu le courage de réaliser ces accomplissements et maintenant nous avons un premier-ministre… seulement.

C’est un juste retour sur terre.

Peut-être qu’un jour un Premier-Ministre va redonner au Canada une place plus grande mais… quand? et qui?

En tout cas, les fédéralistes viennent de perdre plusieurs arguments.

@Michel G,UNITÉ LINGUISTIQUE!!! De quelle langue parlez-vous au québec c,est enocre et toujours le Québécois qu’on parle, et toutes les productions culturelles qui le met en avant demeurent les plus populaires (je ne les énumèrerai pas j’en aurais jusqu’à demain. L’échec de notre système scolaire est criant, depuis qu’on a mis le seuil de passage à 60 au lieu de cinquante au lieu de produire des illétrés diplômer, on produit des décrocheurs. C’est grave. Mais ce qui est encore plus grave c,est de faire taire tout ces québécois dans les blog populaires parce que certains blogeurs leurs disent que la qualité de leur français n’est pas acceptable. Qu’on ne se trompe pas, quand on parlait de québécois pure laine, ce n’est pas de francophones d’origine française, belge, suisse ou encore, ils ne sont pas moins immigrants que les italiens, portugais, chinois et tous les autres. Quand aux stations de radio francophones on a beau essayer toutes les chaines ce sont des chansons de noel anglaise qui jouent, ça n’est pas pour plaire aux anglophones. Moi ça me choque et systématiquement je met une station anglaise, il y tourne moins de chansons de noel et c’est moins démoralisant que de subir cette prétendue fierté. Si on était vraiment fier on accepterait nos immigrants tel qu’ils sont, on les inciteraient a participer plus activement à la construction de ce pays en reconnaissant la formation et l’expérience qu’ils ont acquis ailleurs. On cesserait de dénigrer et faire taire nos québécois moins scolarisés qui participe par leur travail à la société d’ici et au lieu de mépriser le reste du canada, en continuant d’exclure les francophones hors Québec de nos productions culturelles (ça fait tout un tapage quand c’est un acadien du NB qui gagne a star académie), et de considérer tous les Québécois qui sont aller s,enrichir d,expériences et de savoir ailleurs, comme si c’était des traitres. Je pense qu’il n’y a pas un endroit au monde ou l’expression a beau mentir qui vient de loin n’est plus vrai qu’ici, parce qu’avec cet esprit de clocher, allez sur la scène internationale essayer de se montrer plus fin que les représentants de la fédération auquel on fait parti, non seulement c’est immature, mais a l’heure ou l’Europe est devenu une nation malgré les diverses cultures, la mondialisation et des efforts comme Coppenhag de solidarité c’est démontrer jusqu’à quel point on est immature sur le plan émotionel et intellectuels. C’est dans des moments comme ça ou je ne suis pas fière d’être Québécoise. Oui on exploite les ables bitumineux, êtes-vous vraiment tous prêt à arrèter d’acheter de l,essence et ça serait plus politiquement correct s’il venait d,ailleurs. Que ceux qui nous ont pointé fassent la preuve qu’ils n’en consomment pas et on diminuera notre exploitation. C’est comme dire que vous voulez poursuivre les compagnies de tabc alors que vous fumez des cigarettes de traffic illégale en cachette. Avant d’acquiser les accusations on peux-tu regardez les agissements de ceux qui les fonds? C’est la même chose que nous accuser de faire la chasse aux phoques et de gaver des oies. C’est du commérages de jaloux ou quoi? S’ils en avaient ils l’exploiteraient. Avant de jeter la pierre montrer donc pattes blanches, et prêcher par l’exemple.

C’est pas tant le Canada qui ne compte plus que la stupide et inutile bureaucratie onusienne qui s’imaginent pouvoir être capable de bafouer la souveraineté des États pour que l’on puisse imposer des lubies de fonctionnaires onusiens.

Oui , l’organisation des Nations unies doit être démocratisée et libérée des mains des USA
Et pour y parvenir les Québecois doivent se libérer du système canadian anti démocratique et calqué sur les USA par lamilitarisation les agression, les réserves basées sur la race et sur le capitalisme extrème du gros Père Noël plein de Coke

Ah bon, David pourrait peut-être nous expliquer à quoi sert la souveraineté des états quand ceux-ci choisissent de rester silencieux dans des forae internationaux préférant se fier à des alliés et à des amis pour décider de leur politiques internes et étrangères. Dans un tel cas, et c’est précisémment celui du Canada sous la gouverne de Stephen Harper, à quoi sert la souveraineté de l’état canadien?

Il ne faut pas oublier que ce sont les Canadiens qui ont voulu de ce gouvernement conservateur pour une deuxième fois consécutive d’ailleurs légèrement plus fort dans sa minorité… C’est malheureux pour la majorité qu’une petite minorité de peu compétents et probablement corrompus les représente. C’est une vraie révolution des institutions fédérales qu’il nous faut. Je ne suis pas séparatiste en faveur d’un Québec seul mais par moments je me dis qu’on devrait peut-être suspendre l’Alberta de la fédération pour la mauvause conduite… 🙂 Un référendum ?! Ainsi se débarassera-t-on d’Harper et de ses accolytes ! Vive le Canada libre… de l’Alberta ! On devrait peut-être la VENDRE pour éponger tous les déficits et pour acheter une île sous les tropiques pour plus de rentabilité vu le nombre d’oiseaux migrateurs… Désolé pour ce délire (quoique!) mais c’est ce que la politique canadienne m’inspire depuis 2006…

les commentaires sont très intelligents,et sont la preuve de notre implication intellectuel,mais tous c’est mots sont hélas perdu,le but premier d’un politicien est sa réélections, et le gros est en Alberta et les grosses finances ne pense qu’aux rendements pas a l’écologie,ils vient de se garantir l’appuis des Démarais,Irving,et cie ne soyons pas dupes.

Rien à ajouter.Tellement c’est clair,consis et précis.Mais le monde étant ce qu’il est avec ses avatars et insuffisances.Cessons de pleurnicher sur le rôle quasi insignifiant joué par le Canada à travers son gouvernement conservateur à Copenhague.Tout le monde sait qu’il a pieds et mains liés autour des décisions américaines pour tout ce qui concerne la marche du monde.
Et comme l’économie canadienne est tributaire du marché américain, pardon du moins c’est l’image qu’on se fait.En vérité le monde vit dans une relation complexe d’interdépendance et d’interférence.Heureusement que les États fédérés, principalemnt le Québec et l’Ontario ont sauvé la face en ayant une attitude on ne peut plus digne.
Toutefois il faut reconnaitre à la défense de Harper et cie que le texte en question a été négocié que par les U.S.A, la Chine, l’inde et l’Afrique du Sud.Tout le reste du monde n’étaient que figurant.

Vu de Paris on se dit que les canadiens ont bien de la chance d’avoir ce gouvernement .
On échangerait bien de gouvernants avec eux .