Oléoduc Énergie Est : la moitié des Québécois disent non

S’il n’en tient qu’à la moitié des Québécois, ce n’est pas demain la veille que l’oléoduc Énergie Est passera sur leur territoire, selon un sondage CROP-L’actualité.

Photo: Mario Beauregard/La Presse Canadienne
Photo: Mario Beauregard/La Presse Canadienne

S’il n’en tient qu’à la moitié des Québécois, ce n’est pas demain la veille que l’oléoduc Énergie Est passera sur leur territoire ! Selon un sondage CROP-L’actualité mené à la mi-décembre, un Québécois sur deux rejette ce projet d’oléoduc.

Il faut dire que l’entreprise albertaine TransCanada — qui souhaite faire transiter 1,1 million de barils de pétrole par jour de l’Ouest canadien jusqu’à un port pétrolier sur le fleuve Saint-Laurent et jusqu’au Nouveau-Brunswick — n’a pas été épargnée par les controverses cet automne. Sa volonté de construire le port en pleine pouponnière de bélugas, à Cacouna, a été mise en échec à la fin novembre, lorsque ces mammifères ont été classés parmi les espèces en voie de disparition. Puis, la fuite dans les médias de sa stratégie de communication, produite par la société Edelman, l’a placée sur la défensive.

Dans l’ensemble du Québec, 49 % des 1 000 répondants au sondage ont exprimé leur opposition au projet, alors que 35 % se sont dits favorables.

Quand on y regarde de plus près, on constate toutefois que le portrait est différent dans la région de Québec, où 46 % des sondés voient d’un bon œil le projet d’oléoduc, tandis que 38 % s’y opposent. Les résidants de Montréal (51 %) et du reste du Québec (49 %) y sont réfractaires.

Les hommes sont également plus partagés (45 % pour et 46 % contre), alors que les femmes sont majoritairement contre (52 %).

* * *

Question du sondage et résultats:

TransCanada souhaite construire un oléoduc qui acheminerait du pétrole de l’Ouest canadien vers un port pétrolier sur le Saint-Laurent ainsi que vers le Nouveau-Brunswick. L’entreprise prévoit l’utiliser pour transporter 1,1 million de barils par jour. Selon ce que vous savez de ce projet, y êtes-vous…

Total Montréal Québec Reste du Québec
Très favorable 7 % 7 % 16 % 5 %
Plutôt favorable 28 % 29 % 30 % 27 %
Plutôt défavorable 24 % 23 % 19 % 26 %
Très défavorable 25 % 28 % 19 % 23 %
Je ne sais pas 16 % 13 % 15 % 18 %
Totaux pour 35 % 36 % 46 % 32 %
Totaux contre 49 % 51 % 38 % 49 %

 

(Ce sondage CROP a été mené en ligne du 10 au 15 décembre 2014 auprès de 1 000 répondants représentatifs de la population. La marge d’erreur ne s’applique pas.)

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17 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Lla moitié des Québécois disent non!*

La moitié des Québécois sont analphabètes fonctionnels. Match parfait!

Si je vous suit bien, les analphabètes votent contre les oléoducs, dont celui de Energie Est.
Si je suis votre logique, Barack Obama qui est contre l’oléoduc Keystone serait analphabète.

On peut être analphabète fonctionnel et avoir une tête sur les épaules.
Plutôt que de railler les analphabètes fonctionnels, ne préfériez-vous pas offrir
vos services dans un atelier d’aphalbétisation ?

Votre commentaire ne nous apprend rien sur votre position à propos de Energie Est,
mais est encore une occasion de plus de dénigrer vos concitoyens.

Y a du Charlie là dedans

On est tellement concernés par l’environnement au Québec, je m’en rend compte quand je promène mon chien dans les parcs et que je vois des tas de crottes de chiens non-ramassés. Je m’en rend compte aussi lorsque je vois les déchets par terre dans les mêmes parcs à tois pieds d’une poublle ou les bouteilles d’eau et paquets de cigarettes écrasés dans la rue par les roues d’une auto. Assez facile de dénigrer une bande de sans savoir vivre.

C’est tellement vrai ce que vous dites; la plupart des Québécois n’y comprennent rien et sont influencés par les journalistes et les médias biaisés

Comme en politique…. Trop de firmes de relation publique faiseuses d’opinion, de SPIN et de désinformation à la solde des élites financières….

Conclusion : les analphabètes fonctionnels comprennent les articles de journaux. Est-ce que les journaux sont trop simples à comprendre? Je pose la question!

Le pipeline Portland – Montréal a été construit à toute vitesse et achevé en 1941, en une ligne plus ou moins droite et certainement pas après une enquête environnementale, pour faire en sorte que les pétroliers échappent aux sous-marins allemands dans le Golfe Saint-Laurent et pour approvisionner les raffineries de Montréal et les québécois friands d’essence, de mazout puis de pétrochimie. Combien d’accidents sérieux, après 70 années d’exploitation ininterrompue? Greenpeace trouvera certainement quelques barils de goudrons séchant près d’un ruisseau, puis après?
Le pipeline Montréal-Sarnia a été employé depuis des décennies, et inversé à deux reprises. Pas d’accident fâcheux. Nos gouvernements libéral et péquiste se sont battus tour à tour pour être en bout de ligne, contre le gouvernement fédéral (ligne Borden). Ce pipeline était « essentiel pour le développement industriel du Québec »!

Des pétroliers poussés par des remorqueurs manoeuvrent avec un courant fort et des marées devant Québec, pour approvisionner la raffinerie de St-Romuald, depuis des décennies. Combien d’accidents sérieux?

La peur viscérale de citoyens qui ne s’informent pas (informer, cela veut dire prendre la peine de lire des articles scientifiques et techniques) est alimentée par des OSBL dont la mission est fondée sur des convictions plutôt que sur des faits. Les faits, on les maquille ou on les met en scène. C’est ainsi que le principe de précaution, nouvelle formule voudou très employée, est exploité jusqu’à l’écoeurement. C’est que, disent les sommités scientifiques de l’Europe, ce principe de précaution ne fonctionne plus comme « une complication de la décision scientifique mais plutôt comme une disqualification progressive de la science dans la décision ».

Il n’y a pas une seule personne de la moitié qui disent non qui serait prêt a abandonner son auto ou leurs autres biens fabriqué avec du pétrole. Au lieu de ça ils préfèrent faire venir leur pétrole par cargo qui navigue sur le Saint-Laurent et qui vient de l’Afrique ou des pays arabes. Un autre parti du pétrole viens d’Amérique du sud, on achète de partout en autant que ça ne viens pas du Canada. Ces gens ne calculent pas toute la pollution qu’engendre ces énormes navires qui fait qu’on puisse se promener dans nos belles autos. Pour celui qui parle d’Obama il serait pour le projet de l’oléoduc Keystone si tous les produits pour le construire étaient fabriqués au USA.

Bien voyons donc, c’est donc bien un commentaire ignare que vous venez de faire là. Ils abandonneraient leurs environnement pétrolier pour n’importe quoi d’autre, comme des composites à base organiques, des combustibles comme le bio-méthane par exemple, des moyens de transports adaptés au 21eme siècle, etc.

En plus d’aller dans l’optique illogique de renier l’histoire, comme un des « arguments » des gens de l’Alberta « vous aimez pas le pétrole? comment est-ce que vous êtes venus ici? »… Eye, c’est partout le pétrole, les chars au pétrole etc. on peut pas faire apparaitre une alternative complète et verte du jour au lendemain. en plus, faire comme si le lobby pétrolier avait jamais existé, que les transport électrique n’avaient jamais été mis de coté pour laisser place au pétrole, etc.

la pollution du transport de pétrole venu d’ailleurs doit équivaloir à la pollution du à l’extraction du pétrole des sables bitumineux. Comme organismes vivants sur une terre vivante qui nous maintient en vie, c’est comme intelligent de ne pas vouloir réduire sa qualité. On a besoin d’eau potable, d’air propre, de nourriture saine et de températures « stables » pour être un organisme qui peut bien proliférer, sainement. C’est pas en compromettant ces aspects que on va aller plus loin plus longtemps. Y’en a d’autre qui viennent après nous, tsé.

Les québécois abandonneraient le pétrole pour n’importe quoi d’autre, comme vous dites, mais à condition de ne pas en payer le prix. Le meilleur moyen d’introduire des technologies propres, c’est de taxer fortement les produits pétroliers. Le temps serait idéal pour ajouter une taxe de 40 cents par litre, dès maintenant, alors que les prix de l’essence sont au plus bas. Vous êtes d’accord? Greenpeace est d’accord, et Équiterre? Pas de danger, ces deux OSBL ne voudraient surtout pas se mettre à dos « l’opinion ».
Si vous êtes en faveur d’une « transition rapide » du charbon et du pétrole vers des sources moins polluantes, remerciez les producteurs de gaz naturel et de gaz de schiste. C’est un début, en attendant le nucléaire!
Vos écorces d’arbres, vos moulins à vent ne viendront jamais, hélas, alimenter 9 milliards d’habitants.

« Le meilleur moyen d’introduire des technologies propres, c’est de taxer fortement les produits pétroliers. »

Complètement faux. Je trouve ça hallucinant de voir des commentaires du genre.

Les véhicules de transport modernes sont le fruit de plus d’un siècle d’innovation technologique et vous êtes pas foutu de comprendre que le remplacement de ces technologies (qui seront éventuellement obsolètes) passera par un même processus de développement technologique?

Comme vous nous prouver votre ignorance, permettez-moi de vous aider en vous faisant réaliser que le prix des batteries au lithium a baissé de 4 à 5 fois au cours des dernières années, qu’il y a de nouvelles technologies très prometteuses présentement en développement (notamment une qui utilise une structure de carbone pour emprisoner les électrons nécessaires) pour multiplier les capacités des batteries. Parce que c’est ça le nerf de la guerre avec les véhicules électriques : la capacité d’entreposage.

Une fois ce problème réglé, tout les consommateurs qui font moins de 40 000km par année vont vouloir abandonner les moteurs à essence. Une fois que le réseau de recharge rapide sera bien implanté, pratiquement tout le monde voudra abandonner les moteurs à essence. Développement technologique.

« Oui, mais ça va coûter plus cher. »

Faux, ça coûte déjà moins cher posséder un véhicule électrique qu’un véhicule à essence, même si l’essence descend en bas de 1$/L. À un coût de 1.30$-1.50$ par 100km pour l’électrique, l’essence ne pourra jamais rivaliser. Pas avant que le prix de l’électricité se multiplie par 5 et si la demande d’électricité nous amène dans cette direction, alors toutes les méthodes de production d’électricité actuellement connues seront rentables, sauf peut-être aller sur la lune pour aller chercher de l’hélium-3.

Faudrait suivre des leçons d’économie M. Saint-Cyr…

( Selon ce que vous savez de ce projet, y êtes-vous….) Le problème il est justement sur l’ information et ou la désinformation du projet!!! Beuh! Beuh!

Lorsque les gens comme il se doit lisent ou entendent que les TITRES des informations; ils ne peuvent se forger une idée précise du projet et lorsqu’ ils donnent leur opinions dans les sondages ; ils n’ ont aucune opinions précises!!! Donc c’est pourquoi au départ on ne peut se fier au sondage qui la plupart du temps dans ces dossiers sont commandés par les lobbys qui sont contre le projet!

Ça fait que… C’ est pas crédible du tout et surtout c’ est manipuler l’opinion publique! La manipulation est devenu un sport dangereux car l’ économie nous rattrape assez rapidement!

Selon ce sondage les gens qui ne SAVENT PAS jouent entre 13% ( région de Montréal) car la majorité de ces gens SAVENT; et 18% pour les autres régions!!! Déja il y a une certaine différence entre les gens de la ville qui ont peu ou très peu de kilomètres de pipeline dans leur environnement et qui normalement devraient plutôt s, abstenir pour l’ environnement immédiat des problèmes surnaturels qui pourraient survenir!

Bref la peur collective de ce projet ENGENDRÉE par la désinformation irréaliste des lobbys qui sont plus écoutés que le monde ordinaire( une flèche aux médias !) est a toute fin irrecevable de la part de la populace!

Question pour les gens qui savent ou ne savent pas, illettrés ou lettrés:

Combien ce projet va rapporter au Québec?

Quels sont les risques encourus par le Québec?

Combien d’emplois durables?