Palestine : le bien et le mal, selon Harper

Le gouvernement de Stephen Harper ne vit pas dans un univers de nuances. Il y a le noir et le blanc, le bien et le mal, explique Alec Castonguay. Rien n’illustre mieux sa vision du monde que son récent refus de reconnaître à la Palestine le statut d’État observateur non membre de l’ONU. Cette politique, qui a deux poids, deux mesures, a de quoi gêner bien des Canadiens, ajoute Manon Cornellier.

Palestine : le bien et le mal, selon Harper
Photo : PC

Par la voix de John Baird, le ministre des Affaires étrangères, le Canada a refusé de reconnaître à la Palestine le statut d’État observateur non membre de l’ONU. Voici les réactions des blogueurs Alec Castonguay et Manon Cornellier.

 

La Palestine, Harper et la vision du bien et du mal

Le gouvernement de Stephen Harper ne vit pas dans un monde de nuances. Il en va de même sur la scène internationale. D’ailleurs, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, un homme de confiance de Stephen Harper, n’est pas reconnu pour son doigté diplomatique. Il tient à son côté tranchant…

Depuis 2006, le Canada prend position rapidement dans les conflits, polarise souvent les débats et n’hésite pas à «marcher sur les orteils» de certains pays lorsqu’il est question de ses «principes», comme le dit John Baird. Peu importe les conséquences, quitte à perdre un prestigieux siège au Conseil de sécurité de l’ONU pour la première fois de l’histoire canadienne, comme en 2010.

Une vision de la planète en noir et blanc, en «bons» et en «méchants». Le bien et le mal.

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Le gouvernement Harper et la Palestine : une politique qui a deux poids, deux mesures

Jeudi, aux Nations Unies, le Canada ne s’est pas contenté de voter contre la reconnaissance de la Palestine comme État observateur non membre de l’ONU, il a cru nécessaire d’en faire plus qu’Israël ou les Etats-Unis en dépêchant son ministre des Affaires étrangères pour rabrouer publiquement les Palestiniens.

Selon le ministre John Baird, les résolutions adoptées au fil des ans par les Nations Unies appellent à une solution négociée et réprouvent les gestes unilatéraux. «Toute mesure unilatérale prise par l’une ou l’autre partie en dehors du cadre bilatéral décrit précédemment s’avère inutile», a déclaré le ministre, avant de conclure par une menace voilée. «À la suite de la décision très regrettable de cet organisme de renoncer entièrement aux principes et aux politiques, nous examinerons toutes les mesures possibles.»

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