Parizeau et la dette du Québec

Cette fin de semaine, au congrès d’Option nationale, l’ancien premier ministre Jacques Parizeau a prononcé un discours très remarqué.

Il a évidemment parlé de souveraineté, mais aussi d’économie, l’une de ses forces. Ma collègue Josée Legault en parle longuement dans son blogue.

Le passage de son discours sur la dette du Québec a notamment retenu l’attention.

Jacques Parizeau a déclaré:

«Quand j’ai entendu le président du Conseil du trésor déclarer récemment que si l’on ne faisait pas les coupes demandées, le Québec deviendrait l’équivalent de la Grèce ou de l’Espagne, là, j’ai pété une fuse! […]

Ça m’énerve depuis longtemps. C’est une énorme supercherie. Le gouvernement du Québec est le seul au Canada à présenter sa dette à l’état brut, sans en déduire les actifs dont il dispose. C’est comme quelqu’un qui présente son bilan personnel et qui montre son hypothèque sans tenir compte de la valeur de la maison. Personne n’utilise sa dette brute, c’est idiot pour un individu et pour un gouvernement. […]

Si on utilise l’expression de la dette utilisée par le fédéral, l’Ontario et l’Alberta, la dette du Québec est à 114 milliards», et non pas 183 milliards de dollars, dit-il.

Pour y voir plus clair, je vous présente le tableau du ministère des Finances du Québec, publié dans le dernier document budgétaire, à la page D.19 (tableau D6).

On y présente l’état des dettes au Canada, en fonction des concepts de dette brute ou dette nette.

Les dettes, brutes et nettes, des provinces et du fédéral, au 31 mars 2012

Quelques constats:

– Jacques Parizeau a raison. Le gouvernement du Québec, les politiciens et les journalistes utilisent le plus souvent la dette brute du Québec, soit 183 milliards de dollars. Le gouvernement fédéral, lui, utilise la dette nette, jamais la dette brute. Parfois, Ottawa utilise un calcul de la dette nette avec les actifs non financiers (582 milliards $), parfois sans les actifs non financiers (650 milliards $).

Donc, si on dit qu’Ottawa a une dette nette de 650 milliards de dollars, pour être conséquent, il faut dire que le Québec a une dette nette de 167 milliards.

Si on affirme qu’Ottawa a une dette de 582 milliards $ (avec les actifs), le Québec a alors une dette nette avec actifs de 114 milliards de dollars.

Il faut comparer des pommes avec des pommes.

– Est-ce à dire que cette dette nette de 114 milliards de dollars n’est pas lourde pour la province? Difficile d’aller jusque-là.

Le tableau montre que le Québec a la dette la plus imposante du pays en fonction de son PIB (sa richesse). À 34 % du PIB, Québec devance le gouvernement fédéral de peu, et surpasse largement les autres provinces. La suivante étant l’Ontario, qui, malgré son énorme déficit, a un ratio dette-PIB de 24,8 %.

La Colombie-Britannique, l’Alberta et la Saskatchewan ont même un ratio positif, ce qui démontre leur faible niveau d’endettement.

Le ratio dette-PIB de l’ensemble des provinces est de 13,6 %. Le Québec, à 34 %, est donc largement au dessus de la moyenne des provinces (l’écart est grand en raison de l’Alberta, notamment).

De plus, le paiement sur les intérêts de la dette au Québec représente maintenant une facture annuelle de 8,6 milliards de dollars. Ce n’est pas rien.

– La dette brute doit aussi être prise en compte, puisque c’est elle qui offre la meilleure comparaison entre pays, et le signal le plus objectif.

Voici ce que l’OCDE expliquait dans son chapitre 4 sur «L’évolution à moyen et long terme: défis et risques 2011»:

«La dette nette est à bien des égards un meilleur concept, mais la dette brute se prête mieux à la comparaison entre pays et représente ce qui doit être renouvelé et financé par l’émission de titres d’État. Par ailleurs, l’évaluation des actifs détenus par l’État est souvent très incertaine.»

À ce chapitre, un ratio dette brute-PIB de 54,6 % pour le Québec demeure plus élevé que le fédéral, à 49 %, et l’Ontario, à 42,6 %.

– Comment cette situation se compare avec les autres pays dans le monde?

L’OCDE et le G7 utilisent la mesure dite de la «dette des administrations publiques», qui comprend la dette brute du gouvernement, en plus des dettes de tout le secteur public, y compris les sociétés d’État, les municipalités, les universités, etc.

Les derniers comparatifs complets que j’ai trouvé sur la dette totale du secteur public datent de 2010. Voir le tableau de l’OCDE ici.

À ce moment, la dette totale du secteur public du Québec atteignait 221,8 milliards de dollars, ou 72,8 % du PIB* au 31 mars 2010.

La moyenne des 34 pays de l’OCDE (les pays industrialisés) en 2010 était de 55 % du PIB, avec des écarts énormes entre les pays.

Par exemple, la dette nette des administrations publiques représentait 36,1% du PIB au Canada, 44,4 % en Allemagne, 85,5 % au Royaume-Uni, 67,4 % en France, 61,3 % aux États-Unis, 109 % en Italie et le Japon… mystère. Mais en 2009, c’était 183,5 %.

La Grèce affichait 147,8 % de son PIB, l’Espagne, 51 %, le Portugal, 88 %, et ainsi de suite.

(Pour un coup d’oeil rapide sur le Québec, l’organisme CIRANO résume le portrait simplement ici.)

Ainsi, le Québec est plus endetté que la moyenne canadienne, et davantage que la moyenne des pays industrialisés.

Est-ce à dire qu’il y a panique en la demeure et que le Québec est dans la même situation que l’Italie, le Japon ou la Grèce? Non. Pas du tout. Mais une saine gestion des finances publiques et une grande vigilance demeure de mise.

*(AJOUT: Un abonné twitter me souligne que l’OCDE ne prendrait pas en compte le passif des régimes de retraite dans son calcul de la dette totale des administrations publiques. Voir ici. Ce n’est pas limpide à 100 %, mais c’est possible.

Le Québec, lui, dans son document budgétaire, ajoute le passif de ses régimes de retraite à sa dette du secteur public. C’est intégré dans son total de 221,8 milliards $ en 2010. Alors, au cas, dans mon souci de comparer des pommes avec des pommes, j’ai refait mon calcul de la dette totale de l’administration publique du Québec en 2010, en excluant le passif des régimes de retraite (29,789 milliards $ à ce moment). La dette totale serait donc de 192,079 milliards $ en 2010. En ramenant ce chiffre au ratio du PIB en 2010, on arrive à 64 % (et non pas à 72,8 %). Donc, un peu moins. C’est toutefois encore supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE en 2010, qui était de 55 %.)

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J’aimrrais voir les mêmes calcul en évaluant la valeur de l’électricité produite par HQ au prix réel du marché i.e NY 300%.
Le PIB est sous-estimé de 20milliards et la valeur réelle d’HQ de 100milliards+.
HQ paye un dividende direct aux Québécois de près de 20milliards non comptabilisé.
C’est pourquoi les Québécois sont clairement à l’évidence plus riches qu’on le dit ou moins pauvres!!!
Comme me l’a prouvé ma carrière en affaires internationales dans plus de 22 pays

Fait que…MONSIEUR, un économiste, n’est pas très économe pour le Québec.

Il y a aussi le fait que l’on doit environ 60% de la dette… à des québécois!

C’est très différent de la Grèce où elle doit presque toute sa dette à l’extérieur….

— L’indicateur le plus actuel pour trouver la dette totale du Québec se trouve à l’adresse suivante :

http://www.iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-quebecoise

C’est le compteur en temps réel de la dette publique québécoise présentée par l’Institut économique de Montréal. Elle devrait atteindre bientôt à l’heure où j’écris ces propos, les alentours de 254 milliards de gros dollars….

Elle regroupe : la dette brute du gouvernement + les dettes du réseau de la santé et de l’éducation + celles des municipalités + celles des entreprises dont la responsabilité revient à l’État. Cette dette exclue notre part de la dette fédérale.

— La question en effet des déficits récurrents des régimes de retraite n’est pas comptabilisée de manière identique dans tous les pays. Car toutes les caisses ne sont pas gérées de la même façon. Ainsi, certains experts affirment qu’en incorporant par exemple l’ensemble des dettes de l’Allemagne incluant le cumul des déficit des ses caisses de retraites, qui pourtant le pays le plus riche d’Europe, leur taux d’endettement serait en proportion du PIB nettement supérieur à celui de la Grèce.

— Les faits sont que le problème de l’endettement est une notion relative, d’autant plus relative qu’elle dépend entre autre de plusieurs aspects concourants et distincts. Je me contenterai ici d’en mentionner trois :

1/ Qui sont les détenteurs de la dette ? Ainsi, au Japon une très grande partie de la dette est détenue par les japonais eux-mêmes, c’est exactement la même chose pour l’Allemagne qui détient plus de 50% de sa dette. En d’autres termes, ce sont les allemands qui prêtent aux allemands et les japonais qui prêtent aux japonais.

Que se passe-t-il quand la dette est détenue presque en totalité par des créanciers étrangers ? C’est le cas de la Grèce qui croule sous les dettes et dispose de trop peu d’actifs (hors ses chefs d’œuvres archéologiques inestimables) pour garantir ses créances.

2/ C’est très exactement ce que dit monsieur Parizeau, en l’occurrence que toute dette doit être pondérée par la valeur de ses actifs. À ce titre le Québec détient des actifs intéressants qui ont une valeur très estimable pour d’éventuels créanciers. On peut mentionner Hydro-Québec qui est un actif de grande qualité.

3/ Les dettes sont intrinsèquement liées à notre capacité de créer de la richesse. Ainsi les États-unis reste le pays d’entre tous le plus endetté du monde ; ils restent cependant la première puissance économique du globe. La quantité d’actifs dont ils disposent dans de multiples secteurs font l’envie de toute la planète et la puissance financière de ce pays reste considérable voire même infinie. C’est la raison pour laquelle ils peuvent s’endetter encore lorsqu’on leur prête toujours à des taux d’intérêts ridiculement bas.

— La problématique du Québec résulte plutôt du fait que le service de la dette est actuellement le troisième poste de dépenses de l’État québécois et représente plus de 15% de son budget total. C’est donc la création de richesse qui demeure le premier sujet de préoccupation entre tous. C’était l’obsession de Jean Charest, cette problématique restera sans doute d’actualité pour une, deux ou trois décennies sauf si le Québec s’engage sur une réforme en profondeur de l’ordre économique et social. En d’autres termes, il vaudrait mieux avoir plus de citoyens aisés qui peuvent s’occuper à 100% d’eux-mêmes que des programmes sociaux qui nous maintiennent tous dans un climat de précarité permanente. Une société doit être solidaire et protéger les plus faibles de ses concitoyens tout en étant économiquement autonome et heureuse de l’être.

@ Benton (# 3):

« Il y a aussi le fait que l’on doit environ 60% de la dette… à des québécois! » (sic)

…et ça change quoi?

Vous n’avez quand même pas l’intention de nous révéler ici que le gouvernement québécois pourrait décider ne NE PAS REMBOURSER la portion de sa dette qu’elle a contractée auprès des petits épargnants québécois?

Développez un peu SVP…

SVP ne pas utiliser l’argument de l’impôt que les créanciers québécois paient au Québec pour les intérêts qu’ils perçoivent. C’est de la foutaise et ça n’apporte rien au débat.

De plus, d’où tenez vous cette statistique du 60%?

Il est très important que les québécois aient peur et se sentent dépendant. Les dépendentistes ne cesseront jamais leur travail de propagande anti confiance en eux même des québécois.

@Alec Castonguay

L’OCDE ne prend effectivement pas en compte les passifs des régimes de retraite.

Par ailleurs, une petite précision concernant ce que vous dites en début de texte : « Parfois, Ottawa utilise un calcul de la dette nette avec les actifs non financiers (582 milliards $), parfois sans les actifs non financiers (650 milliards $). » Lorsqu’on enlève aussi les actifs non-financiers à la dette nette, on parle alors de « dette représentant les déficits cumulés ». C’est en fait, l’équivalent de la mauvaise dette : celle qui a permis de financer les « dépenses d’épicerie » pour reprendre une expression connue.

@Francois 1

Je ne sais pas d’où sort le chiffre de 60 % : il n’est peut-être pas fondé. Cela dit, le fait de devoir le gros de sa dette à sa propre population demeure un élément important. Plus ce ratio est élevé, moins vous êtes dépendant des marchés étrangers. Les Japonnais sont un exemple très intéressant à cet égard : la dette représente plus de 200 % du PIB. S’ils devaient l’essentiel de cette dette à des étrangers, ils auraient beaucoup plus de dificulté à emprunter à des taux raisonnables sur le marché.

Bien sûr, nous avns des actifs.

Nous pouvons donc nous endetter, jusqu’à ce que nous ne puissions pas rembourser.

L’OCDE, l’Institut économique de Montréal aussi,
vraisemblablement, nous recommanderons de nous en délester, de céder nos autoroutes à des exploitants du secteur privé (les fameux PPP). Ainsi n’aurons nous plus de dette, ni
d’actifs.

M. Benton, 60 ? de la dette du Québec dûe aux Québécois ìncluant sa Mafia argentée ? Et en Grèce, ils ne vendent pas d’Obligations du gouvernement grec ?

Intéressant le commentaire no 1 de Jacques Dagenais. On devrait peut-être aussi refaire des calculs en incluant les surplus conservés dans les coffres des grandes entreprises et des banques, surplus réalisés à même les réductions d’impôts autorisés année après année par nos politiciens, amis des puissants.

Quel incroyable ramassis de foutaises!!!!

La dette qui compte c’est celle que l’on doit rembourser et surtout celle sur laquelle il faut payer des intérêts.

Et cette dette là n’est certainement pas de 114G.

En réalité notre endettement est monstrueux, inégalé dans le reste du pays, même nos grande villes Québec et Montréal (la corrompue) figurent au top du palmarès. Comme les ménages sont aussi très endettés si on tient compte de l’endettement public ET privé que doivent supporter les Québécois nous sommes sans aucun doute une des sociétés les plus endettées au monde, certainement pire que la Grèce. l’Espagne et le Portugal!!!

@ Serge Drouginsky (# 4):

« Qui sont les détenteurs de la dette ? Ainsi, au Japon une très grande partie de la dette est détenue par les japonais eux-mêmes, c’est exactement la même chose pour l’Allemagne qui détient plus de 50% de sa dette. En d’autres termes, ce sont les allemands qui prêtent aux allemands et les japonais qui prêtent aux japonais. » (sic)

Et???

Ça change quoi au juste que la dette soit détenue par des citoyens du pays endetté ou par d’autres citoyens d’ailleurs dans le monde?

@ Serge Drouginsky (# 4):

« C’est très exactement ce que dit monsieur Parizeau, en l’occurrence que toute dette doit être pondérée par la valeur de ses actifs. À ce titre le Québec détient des actifs intéressants qui ont une valeur très estimable pour d’éventuels créanciers. On peut mentionner Hydro-Québec qui est un actif de grande qualité. » (sic)

Combien vaut une route? Un pont? Un hôpital? Peu de gens peuvent l’estimer à sa juste valeur surtout qu’ici, on a payé de 35% à 85% TROP CHER pour ces dits actifs.

De plus, combien valent VRAIMENT les actifs d’un pays en faillite? Hein?

Avez-vous djà assisté à une vente à l’encan d’une faillite? 0.10¢ par dollar au max!

À moins que vous n’ayez la ferme intention de vendre nos actifs nationaux (je vois d’ici les chemises se déchirant!!!), il est tout à fait stupide de les mettre en colatéral de notre scandaleuse dette.

Monsieur Parizeau, une fois que vous avez vendu votre maison (ce fameux actif interessant) à vos créanciers, vous allez vivre ou?

8,6 milliards de dollars sur un budget de 72 milliards. A peine 12% du budget

En 1997, à l’époque du déficit zéro de St-Lucien, le cout de la dette représentait 14% du budget

Non seulement le service de la dette n’a pas monté, mais au contraire il a baissé. C’est le secret le mieux gardé au Québec

La dette monte certes, mais les taux d’intérêt sont tellement bas, que le service de la dette baisse. Pourquoi qu’on ne le dit pas?

@ François 1 (# 5) :
Je ne peux pas vous confirmer exactement les chiffres de 60% proposés par Benton. J’ai toutefois procédé à ma propre recherche. Je voudrais vous signaler par conséquent quelques chiffres qui devraient vous permettre de bien fixer votre appréciation.

Ainsi, 70% environ de la dette directe du Québec est principalement contractée par l’émission de titres gouvernementaux (entre autre des Obligations d’épargne) qui sont émises sur les marchés nationaux et internationaux.

Ce qui signifie qu’une part importante de ces titres sont achetés par des intérêts en partie ou en totalité québécois.

De plus, notre province n’a actuellement aucune difficulté pour écouler ces titres, elle n’éprouve aucunes difficultés pour trouver du financement à taux d’intérêts concurrentiels.

Suivant une estimation faite par le Mouvement Desjardins, c’est environ 50% de la dette québécoise qui serait détenue par des intérêts québécois.

Comme je le disais dans mes commentaires précédents, lorsqu’une dette est détenue par des intérêts locaux ou nationaux à hauteur minimum de 50%, ce sont d’excellentes indications pour les agences de notations. Le Japon fait certes mieux que nous avec 90% de sa dette qui est détenue par des intérêts japonais. – En d’autres termes les actifs nationaux non gouvernementaux ou privés ainsi que la capacité de financer directement la dette sont également pris en considération dans l’équation.

Le vrai sujet réel de préoccupation – selon moi – c’est le ratio relativement élevé de la dette par rapport au PIB (peu importe la méthode de calcul pour ce ratio), il est exact que c’est notre province qui est la moins bien placée sur ce poste. Nonobstant, quand on se compare, on se console, si bien que ce ratio serait encore enviable dans d’autres endroits dans le monde : pays, provinces ou régions ou états dans des administrations de type fédérales ou confédérales.

– L’accroissement de la richesse au Québec et les moyens que nous entendons déployer pour y arriver, restent évidemment un sujet d’actualité dans le cadre d’une gestion des finances publiques bien faite.

bonjour,

Tout en ne voulant pas me prétendre l’avocat du diable, je veux mentionner qu’ayant été très longtemps en affaires dans l’immobilier ainsi qu’un autre commerce relié au « Night Life » soit un bistrot, je préfère de loin que la dette des gouvernements soit affichée dans son état brut, ce qui est intangible et réel. Tandis que les prétendus actifs d’un gouvernement sont plus ou moins qualifiables à échanger contre monnaie sonnante et trébuchante. Car qui peut se permettre de s’approprier de tels actifs dans cette démesure.

Actif – Passif + Capital est de tout temps l’équation comptable appropriée depuis que les Sciences Comptables existent. Que ce soit pour les CA, les CGA, les CMA ainsi que les CFA, l’équation comptable est la même. Ainsi, la dette nationale est véritable tout comme la dette Canadienne qui, à une certaine époque était due en immense partie sur des Obligations d’Épargne Canadiennes possédées par des citoyens Canadiens.

A contrario, lorsque le Parti Québécois prit le pouvoir en 1976, ce fut les interminables aller et retour de nos nationalistes à New York et à Washington à toutes les semaines. Soit des Messieurs René Lévesque, Jacques Parizeau ainsi que Monsieur Bernard Landry qui, en 1978 devant l’ONU à New York rêvait TOUT HAUT d’un espace économique du RIO GRANDE à la Rivière la Grande comme des vrais « mangeux de hot dogs ».

En conclusion, c’est ainsi que toute la dette du Québec empruntée sur le Marché Commun Européen avant 1975 fut rapatriée à Wall Street chez les amis Yankees de nos péquistes. C’est ainsi que Wall Street finança au complet la construction de la Baie de James afin que nous, porteurs d’eau puissions donner le l’électricité pas chère au bons voisins du Sud….. Et voilà pourquoi que lors de la défaite du OUI en 1995, les plus grands perdants de cette défaite tout en étant les plus déçus furent The Bilderberg Group ainsi que Wall Street qui auraient mis le grappin sur le Québec dès le lendemain du 30 d’Octobre 1995. Au plaisir, John Bull.

Combien vaut Hydro-Québec?
100 milliards?
150 milliards?

Moins la dette d’HQ (40 milliards) et vous avez un beau dépot à mettre sur votre dette.

Ajoutez la SAQ qui vaut au moins 5 milliards
Ajoutez les terres de la Couronne
Ajoutez les hopitaux et écoles que vous pouvez privatiser

La dette du Québec? Une grosse farce

PS: Avez-vous vu la dette de l’Ontario? S’ajoute un déficit de 14 milliards par année

Surplus des grandes entreprises canadiennes : 525 milliards de dollars (525 000 000 000 $). Pis on se demande encore pourquoi nous sommes si endettés !!!

@Jack2

« Non seulement le service de la dette n’a pas monté, mais au contraire il a baissé. C’est le secret le mieux gardé au Québec »

Il a baissé depuis le milieu des années 90, c’est vrai. Mais il a augmenté au cours des dernières années, malgré des taux d’intérêts historiquement bas. Et c’est là une partie du problème : si les taux étaient au niveau de ce qu’ils étaient au milieu des années 90, notre service de la dette exploserait, parce que le dernier gouvernement a mis énormément de choses sur la carte de crédit.

@PBrasseur

« La dette qui compte c’est celle que l’on doit rembourser et surtout celle sur laquelle il faut payer des intérêts.

Et cette dette là n’est certainement pas de 114G. »

Ce n’est pas aussi simple. La dette sur laquelle vous payez des intérêts est effectivement très importante à prendre en considération, parce qu’elle détemrine en bonne partie le service de la dette. Et non, elle n’est pas de 114 G$ : elle dépasse les 200 G$.

Cela dit, les autres types de dette (dette nette et dette représentant les déficits cumulés) sont des notions qui ont également leur utilité. Par exemple, lorsque vous comparez des pays entre eux pour déterminer lequel est en meilleure santé financière, ces notions sont très utiles car elles vous permettent de savoir à quoi a servit l’endettement. Ça peut sembler inutile, mais c’est très important, par exemple pour les agences de notation qui ont une influence sur les taux d’intérêts que paient les ÉTats.

En fait, c’est comme pour un particulier. Ce n’est pas parce que deux individus ont la même dette totale, qu’ils ont forcément la même santé financière. Un exemple simple : si vous avez la même dette que votre voisin, mais qu’il est locataire et vous propriétaire, vous êtes en bien meilleure santé fiancière que lui car il y a un actif (votre maison ou votre condo) sur lequel repose votre dette, c’est une évidence. Pourtant, vous avez la même dette totale.

@John Bull

« Actif – Passif + Capital est de tout temps l’équation comptable appropriée depuis que les Sciences Comptables existent. »

Votre équation renvoie au concept de dette nette. Ce concept a son utilité, tout comme la dette totale a son utilité. Sur le plan comptable, tous les types de dettes servent à quelque chose, ça dépend ce que vous voulez évaluer. Si vous voulez lire des travaux de comptables, que ce soit de CA, CGA, CMA et CFA (auxquels vous faites référence) il y a une pléade d’articles scientifiques qui traitent de l’endettement gouvernemental et qui ne se limite pas à la dette nette.

@ Serge Drouginsky (# 17):

je crois que vous apportez une trop grande importance au fait que la dette du Québec soit en (grande?) partie détenue par des Québécois.

D’ailleurs, s’il advenait que le Québec soit en situation désespérée (ça viendra tôt ou tard!) et qu’il n’ait d’autre choix que de cesser ses paiements d’intérêts, je préférerais, et de LOIN, que cette dette soit détenue par des étrangers que par des Québécois. Ce seraient alors d’autres ethnies qui auraient à subir les affres de cette situation plutôt que les citoyaens québécois déjà plus pauvres que leurs comparables.

Le Québec a actuellement accès à de l’argent à bas prix pour la simple et unique raison qu’il appartient toujours au Canada, pays qui sert de solide modèle financier à toute la planète.

Séparez le Québec du Canada et enlevez ainsi ce garde-fou que représente notre pays, le Canada, et vous verrez « soudainement » les taux d’intérêts pour la dette québécoise monter vertigineusement et les Québécois qui possèdent une partie de la dette québécoise faire tout leur possible pour s’en débarrasser et réinvestir leur argent ailleurs qu’au Québec.

Pas besoin de la Brinks aujourd’hui. On transfert des millions d’un clic de souris.

La France d’aujourd’hui est actuellement un très bel exemple de la situation qui nous attend tous au Québec socialiste, interventioniste et inefficace: exil des gens fortunés et des jeunes, surimposition scandaleuse de la classe moyenne qui a l’impression d’étouffer, désabusement des citoyens, immobilisme chronique, désindustrialisation des sociétés, etc… Bref, le bordel.

Les mêmes recettes donnent généralement les mêmes résultats.

L’important n’est pas que des actifs de la dette soient détenus par des étrangers, mais que les emprunts soient en devises étrangères. Si un fond de retraite étranger achète des obligations québécoises (nécessairement en dollar canadien), c’est le fond de retraite qui assume le risque, advenant une dévaluation du dollar canadien. Par contre, si le Québec emprunte dans une monnaie étrangère qui prend de la valeur par rapport au dollar canadien, la dette gonfle automatiquement.

La dette en devises étrangères était de 0,2% par rapport à la dette brute en date du 31 mars 2012. En détail, 99,8 % en dollars canadiens, 0,2 % en dollars américains, 0,2 % en yens, 0,1 % en francs suisses et 0,1 % en euros. Pour plus de détails voir la note 16-17 des comptes publics 2011-12 vol.1, p. 115-119

@ François 1 #14

« De plus, combien valent VRAIMENT les actifs d’un pays en faillite? Hein? ». Votre maison ne se dévaluera pas parce que vous faites faillite. C’est la même chose pour les États.

@ jack2 (# 19):

La valeur que vous attribuez aux sociétés étatiques est largement surestimée.

Ces sociétés sont actuellement en situation de monopole et peuvent extorquer tout l’argent qu’elles veulent de leurs « clients » totalement captifs.

Une fois vendues, elles devraient alors compétitionner avec leurs semblables et perdraient ainsi beaucoup de leur valeur et les acheteurs potentiels en tiendraient compte dans leur offre d’achat.

De plus, que valent VRAIMENT des ponts et chaussées, des SAQ, des hôpitaux et tutti quanti dans un pays en faillite où les coût d’achats ont déjà été l’objet de collusion et de fraude de l’ordre de 35% à 85% et où la plupart des citoyens sont déjà surtaxés (c’est le cas au Québec, endroit le PLUS taxé en Amérique!!!) et qui doivent suer au maximum juste pour joindre les deux bouts?

Une fois le Québec en faillite, vous croyez vraiment que les Québécois se rueront dans les magasins de la SAQ pour continuer à examiner la robe et la profondeur du vin comme si de rien n’était? De la bibine qu’ils boiront.

Un pays en faillite c’est le chômage à près de 25% et plus, des faillites personnelles par centaines de milliers, des manifestations sauvages à tous les jours avec la casse qui s’y rattache, des citoyens aisés qui s’exilent par dizaines de milliers laissant le pays aux mains des pauvres et des dégénérés, etc…

Comme c’est votre habitude, vous rêvez en couleurs.

Des actifs, oui, théoriqement, on en a, mais qui achèterait des écoles moisies, des échangeurs et des ponts à bout d’âge, des hôpitaux désuets et des barrages fissurés?

Pour qu’on puisse parler d’actifs, ne faudrait-il pas qu’il existe pour eux un véritable marché? Sans compter que la valeur des actifs restants diminuerait au fur et à mesure de la liquidation si on décidait d’en disposer.

Idem pour le volet distribution d’Hydro: on ne vend pas un monopole obèse tel quel. Il faut d’abord le démanteler et le restructurer afin de permettre la concurrence, puis trouver divers preneurs intéressés.

@ François 1 #24, 26

Ce que vous pouvez écrire comme conneries, vous comprenez rien, sapristi !

« … je préférerais, et de LOIN, que cette dette soit détenue par des étrangers que par des Québécois. Ce seraient alors d’autres ethnies qui auraient à subir les affres de cette situation plutôt que les citoyaens (sic) québécois déjà plus pauvres que leurs comparables. » Êtes-vous capable de faire la différence entre un débiteur et un créancier, il semble que non. Une créance savez-vous ce que c’est ? J’ai jamais vu un créancier « subir les affres » d’un débiteur, c’est plutôt le contraire.

« Le Québec a actuellement accès à de l’argent à bas prix pour la simple et unique raison qu’il appartient toujours au Canada, pays qui sert de solide modèle financier à toute la planète. » Le Québec a sa propre cote de crédit, évaluée en fonction de la santé financière du gouvernement, et non en fonction de son régime politique. Si le Québec était en faillite, comme vous aimez le supposer, croyiez-vous que son taux d’emprunt serait celui d’aujourd’hui, même si le Québec restait une province du Canada ?

« Une fois vendues [sociétés], elles devraient alors compétitionner avec leurs semblables et perdraient ainsi beaucoup de leur valeur et les acheteurs potentiels en tiendraient compte dans leur offre d’achat. ». Les sociétés d’état seraient vendues à la valeur du marché et à la satisfaction du vendeur (le gouvernement). Une fois vendue, rien empêche le gouvernement de laisser à l’acheteur sa situation de monopole. Bell Canada (société privée) a eu pendant longtemps un monopole de la téléphonie au Québec et en Ontario. Maintenant, elle ne détient plus ce monopole, croyez-vous que cette société se porte mal présentement malgré la concurrence ?

@Sco100

« Pour qu’on puisse parler d’actifs, ne faudrait-il pas qu’il existe pour eux un véritable marché? »

Je comprends votre question, mais ce n’est pas strictement en ces termes qu’ils faut comprendre l’utilité des différentes notions de dette. Si un gouvernement s’endette pour construire un pont, c’est mieux que s’il emprunte pour payer ses dépenses de programmes. Et tout ça ne doit pas être compris dans une simple logique où on conçoit les actifs comme des biens liquidables. Le gouvernement qui emprunte pour faire un pont, pose un geste beaucoup plus responsable sur le plan économique que celui qui le fait pour payer ses programmes sociaux, notamment parce que le pont qui sera construit (ce n’est qu’un exemple) aura des retombées économiques, même après sa construction. Des camions l’utiliseront pour faire des échanges commerciaux, des paritculiers l’utiliseront pour aller au travail, etc. Une partie de l’activité économique ainsi générée revient même au gouvernement sous forme de taxes et d’impôts.

Le point n’est donc pas seulement de savoir si on pourrait vendre nos ponts ou nos routes pour payer notre dette. Si c’était seulement ça, j’admets que ça serait un peu ridicule de penser qu’on pourrait vendre nos routes pour payer nos dettes. Par contre, pour évaluer notre santé financière, et donc notre capacité à rembourser la dette, et conséquemment le taux d’intérêt que nous payerons, c’est très important. Deux pays qui ont une dette totale équivalente, n’ont pas forcément la même santé financière : tout dépend des actifs qui soutiennent, ou non, les dettes totales qu’on compare. Par exemple, le Québec a beaucoup emprunté au cours des dernières années, notamment pour investir dasn ses infrastructures. La Grèce (pour prendre un cas extrême) empruntait en bonne partie pour payer le salaire de ses fonctionnaires. Il est clair que le Québec a emprunté pour des raisons beaucoup plus fondées sur le plan économique que la Grèce.

C’est un peu comme si on prend deux particuliers : un emprunte pour s’acheter un bloc appartement, et l’autre pour aller en voyage. D’après vous, qui paiera le plus d’intérêts, si les deux sont dans la même situation financière au départ? Le deuxième, bien évidemment, parce que l’institution qui lui prête assume un bien plus gros risque : la personne n’a aucun actif pour justifier son prêt. L’autre a un actif qui, de plus, risque de lui rapporter des revenus.

@Francois 1

« La valeur que vous attribuez aux sociétés étatiques est largement surestimée »

Pour la SAQ vous avez raison : la valeur des actifs est d’au plus un milliard, et ça consiste essentiellement en des stocks (de l’alcool dans le cas présent).

Pour Hydro par contre, on sait déjà que les actifs de la compagnie sont évalués à près de 70 milliards : et la situation de monopole n’a aucun impact sur ce genre de calcul, c’est strictement comptable. En fait, la valeur marchande d’Hydro serait nettement supérieure à la valeur comptable des actifs. Aucune compagnie ne se vend pour la stricte valeur comptable de ses actifs, parce que ces derniers engendrent des profits. Je ne pourrais vous donner un chiffre, mais il est clair qu’Hydro vaut son pesant d’or : et sa situation de monopole, je le répète, n’a rien à voir l’évaluation comptable de ses actifs.

@ Réponse à François 1 (# 24) :
Je comprends les termes de votre argumentation. Toutefois, Marc Sauvageau – la note au-dessus de la vôtre – apporte une explication concluante pour répondre à vos inquiétudes.

Soyez en outre assuré que je m’efforce de ne pas accorder plus d’importance qu’il n’en faut au fait qu’une grande partie de nos concitoyens achètent une partie de notre dette, bien au contraire, je m’en réjouis puisque cela signifie que notre dette a une valeur.

Pratiquement, il serait possible de vendre notre dette à plus d’étrangers, c’est ce que font les américains avec un certain succès. Encore faut-il produire assez de valeurs de toutes sortes pour rendre attractive le marchandisage de la dette.

Sommes-nous déjà prêt pour cela ?

La note de crédit du Québec Aa2 attribuée entre autre par Moody’s place le Québec dans une position justifiée puisqu’elle prend en compte la dette brute de la province. Inversement, la note AAA du Canada tient compte de la situation du pays tous territoires confondus. Il n’est nullement acquis que la sécession d’une province ne lui vaudrait pas une décote, sans compter que la perte su Québec sortirait irrémédiablement le pays du G7-G8.

Pour votre information toujours, la France a perdu sa note de crédit AAA pour AA-1, ce qui n’est pas catastrophique ou Aa1 (pour Moody’s), néanmoins Moody’s souligne « les réformes structurelles et de la consolidation budgétaire » menées par le nouveau gouvernement socialiste. Ce qui signifie que les agences de notations ne sont pas contre un certain interventionnisme des états. Tout dépend en somme des résultats.

– En cuisine une même recette dépend toujours de l’exécution.

@ Marc Sauvageau (# 25):

« Votre maison ne se dévaluera pas parce que vous faites faillite. C’est la même chose pour les États. » (sic)

Z’avez déjà assisté à une vente à l’encan? Moi oui!

Comme je l’ai déjà écrit, 0.10¢ par dollar de prétendue « valeur » grox max!

Lorsqu’un pays (ou individu) fait faillite, les vautours (les VRAIS!) se présentent mais ils savent très bien que la situation du « vendeur » est désespérée et offrent un prix en conséquence. Pire si c’est un pays car ils sont parfaitement au courant que les citoyens de ce pays en disgrâce devront faire face à plusieurs décennies de perturbations économiques (taux de chômage très élevé, faillites personnelles et commerciales en rafale, exil des riches et des industries, etc…). Bref, sont pas fous et ils savent très bien que les actifs qu’ils achèteront ne leur procureront un retour sur leur investissement que dans plusieurs années. Ils feront une offre en conséquence. À plus forte raison lorsque les actifs en question sont lézardés, moisis, acquis à prix d’or (collusion et corruption obligent!) et en mauvaise condition comme le sont ceux du Québec.

Pour ce qui est de la dette, je continue à croire que le fait que cette dernière soit détenue par les habitants du pays qui l’a contractée ou par d’autres citoyens du monde n’a absolument aucune importance. Une dette demeure une dette.

D’ailleurs, imaginez une seconde si le Québec faisait face à un défaut de paiement… Croyez-vous VRAIMENT que les détenteurs québécois de cette dette seraient « indulgents » envers l’État et « s’attendriraient » avec émotion et solidarité sur le pauvre sort de cette dernière?

NON! Ils feraient ce que tout citoyen ordinaire ferait dans de telles circonstances: essayer de se débarrasser de ces « actifs » toxiques OPC et à n’importe quel prix. Et pour finir, les taux d’emprunt de l’État failli afflereuraient la stratosphère.

Au final, je préfère que ce soient des citoyens d’ailleurs dans le monde qui fassent face à une faillite québécoise plutôt que les nôtres…

Les derniers commentaires de sco100 et François résument très bien ma pensée en ce qui concerne les « actifs », on pourrait en ajouter un couche ou deux (surtout sur HQ) mais ne soyons pas trop cruels pour nos amis naïfs…

Quand à Parizeau, dans sa déchéance il reste égal à lui même, toujours prêt à dire et faire n’importe quoi pour promouvoir la souveraineté du Québec, minimiser les problèmes de cette pauvre province ne le gêne pas du tout. Même qu’il l’enverrait joyeusement vers la faillite si ça lui permettait d’atteindre son sacro-saint objectif.

« La dette totale serait donc de 192,079 milliards $ en 2010. En ramenant ce chiffre au ratio du PIB en 2010, on arrive à 64 % (et non pas à 72,8 %). Donc, un peu moins. C’est toutefois encore supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE en 2010, qui était de 55 %.) »

Oui mais le Québec n’est pas un pays et les Québécois doivent aussi supporter (en plus de leur dettes personnelles) leur part de la dette fédérale, elle aussi en forte expansion, ce qui même dans un calcul optimiste nous amène autour de 100% du PIB.

@Guy Masson

Contrairement à ce que vous pensez le service de la dette c’est tout ce qui compte. Le problème du Québec il est là, nous sommes extrêmement vulnérable à une éventuelle (et tôt ou tard inévitable) hausse des taux (les 2/3 de la dette seront à renouveller à partir de 2018 alors que les taux auront fort probablement augmentés). Pour le moment le service de la dette c’est 10% du budget, mais ça peut grimper très vite. Or plus la dette augmente (elle a doublé depuis 2000) plus les prêteurs deviennent nerveux. Mais le pire c’est que la croissance économique, qui ultimement reste le seul moyen de nous sortir du trou, n’est pas au rendez-vous, bien au contraire et le vieillissement le plus rapide au monde, la faible croissance démographique n’aideront pas.

Bonjour,

Tout en remerciant monsieur Guy Masson avec son commentaire No 23 pour sa précision chirurgicale. Bien sûr que l’équation comptable trône toujours avec Actif – Passif + Capital. Ce qui est sans contredit le net du net. En ce qui concerne autant les Actifs ainsi que le Passif qui sont dans une certaine mesure des évidences.

En effet, ayant longtemps été en affaires dans le marché immobilier de Montréal avec 77 logements répartis sur 9 immeubles à revenus tout en travaillant longtemps dans le Courtage Immobilier, nous avions l’habitude afin de rigoler d’affirmer qu’allant faire l’épicerie comme les Autres, Nous ne pouvions payer cette épicerie avec « une brique détachée » d’un immeuble.

De plus, afin d’être compris, le marché immobilier comme n’importe quel marché se compose d’un bassin d’acheteurs et de vendeurs. Toutefois, les bassins d’acheteurs diffèrent selon les immeubles sur le marché. Et pour tout dire, le bassin d’acheteurs potentiels sur un 8 où bien un 12 logements est beaucoup moindre que le bassin d’acheteurs d’un duplex ou bien d’un triplex. Tandis que ce bassin d’acheteurs n’est pas du tout le même et bien plus grand que celui des acheteurs de 100 ou bien 200 logements dont les négociations sont plus difficiles avec des acheteurs aguerris et puissants avec dans ce bassin bien peu « d’ÉLUS ».

Enfin, ce que je voulais expliciter dans mon commentaire précédent sans avoir élaboré, c’est bien qu’il est à peu près impossible de calculer, de figurer les actifs nets des gouvernements avec des actifs aussi monstrueux et dans quel état ? Et ce n’est pas le marché qui peut en déterminer la valeur intrinsèque devant une telle énormité. Tandis que la dette brute est « plus réelle » en n’ayant pas à spéculer et à statuer la vraie valeur des Actifs qui sont vraiment et avant tout des « actifs virtuels », n’ayant aucun bassin d’acheteurs pour en déterminer la valeur…. Et merci bien, John Bull.

A ceux qui s’imaginent qu’Hydro-Québec vaut 100, voire 150 milliards.

Vous fabulez complètement!

Les bénéfices d’HQ sont d’environ 2.6 milliards (et le monopole public ne paie pas d’impôt, ce qui ne serait pas le cas d »une HQ privée…)

En terme d’évaluation, si on calcule comme à la bourse le rapport prix/bénéfices (le fameux PE), le prix étant valeur au marché de l’entreprise.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Price_Earning_Ratio

Il faudrait un PE de 40 pour que HQ vale 100G, pour 150G ça prend un PE de 57.

En d’autres mot, alors qu’un PE typique pour les « utilities » est autour de 10, ça voudrait dire que HQ est l’entreprise productrice d’électricité qui est évaluée le plus chèrement au monde.

En fait avec un PE de 10 HQ vaudrait 25 milliards. Et la compagnie a une dette de 40 milliard!!!!

Or pour monter les profits il faudrait vendre plus cher aux consommateurs Québécois (parce qu’à l’exportation la révolution du gaz de schiste a fait s’effondrer les prix), autrement dit ce qu’on gagnerait en vendant HQ on le paierait illico en tarif.

En en plus il y a le contrat de Churchill à qui on doit près de 75% des profits de HQ et dont l’échéance arrive lentement mais surement. La valeur de HQ baisse alors qu’on s’en approche.

Une question comme ca: comment expliquer que le Gouvernement canadien ait un tel passif au niveau des pensions des régimes de retraite?

149 milliards de passif? C’est énorme
Alors que le Québec n’a que 28G et que l’Ontario est en surplus de 6G?

Si quelqu’un peut nous expliquer?

@ PBrasseur (# 34) :
Le service de la dette en 2011-12 était de 9,5 milliards soit plutôt aux alentours de 13% de dépenses de l’État. C’est en importance le troisième poste de dépenses de après la santé et l’éducation. C’est donc une réelle préoccupation.

S’il est vrai que l’évolution démographique est à surveiller. Le solde migratoire reste encore positif actuellement quoiqu’un peu plus faible dans la province, nous ne recevons que 15% des émigrants environ. D’autre part, le vieillissement est accentué par le fait que les gens vivent plus longtemps et que l’espérance de vie au Québec est une des meilleures du monde. Cela devrait être un facteur de contentement.

Le vieillissement peut être aussi une opportunité intéressante. Les japonais l’ont bien compris. Ce phénomène est aussi perçu en Allemagne, ce qui ne marque pas nécessairement un déclin économique pour ce pays. Cela doit inciter les entreprises à soigner leur niveau de productivité, se montrer plus créatives, plus imaginatives, plus adaptatives pour garder les gens en activité plus longtemps.

Les provinces réputées plus jeunes et d’autres pays dans le monde vont connaitre un peu plus tard le même événement. Lorsque le vieillissement sera en décroissance chez nous, il sera en croissance ailleurs. Cette tendance devrait durer environ une quinzaine d’années, seulement lorsque le pourcentage de personnes âgées serait de 30% au Québec contre 25% en moyenne ailleurs au Canada. D’autres pays dans le monde auront quoiqu’en soit vieilli plus vite que nous.

La gestion d’une population trop jeune peut être aussi une source potentielle de problèmes sociaux lorsqu’on on ne peut pas les occuper sur le marché du travail ou encore les éduquer convenablement.

@ François 1 # 32

Bullshit ! Si l’objet mis à l’enchère a une valeur intrinsèque, il est tout à fait possible que le montant de adjudication dépasse celle du marché.

D’où croyez-vous que le verbe vient ?

Quand aux actifs toxiques, on n’a qu’au faire comme aux USA où les banquiers voleurs ont reçu des milliards du gouvernement en récompense pour avoir volé leurs concitoyens. Une autre expression que vous devriez vous souvenir : « Too big to fail» ! Ça vous dit quelque chose ?

«Pour voir qu’il fait noir, on n’a pas besoin d’être une lumière.»
[Philippe Geluck]

POUR CORRECTION SVP

@ François 1 # 32

Bullshit ! Si l’objet mis à l’enchère a une valeur intrinsèque, il est tout à fait possible que le montant de adjudication dépasse celle du marché.

D’où croyez-vous que le verbe « RENCHÉRIR » vient ?

Quand aux actifs toxiques, on n’a qu’au faire comme aux USA où les banquiers voleurs ont reçu des milliards du gouvernement en récompense pour avoir volé leurs concitoyens. Une autre expression que vous devriez vous souvenir : « Too big to fail» ! Ça vous dit quelque chose ?

«Pour voir qu’il fait noir, on n’a pas besoin d’être une lumière.»
[Philippe Geluck]

@ François 1 #32

« Lorsqu’un pays … Québec. ».

Vous êtes le seul à ne pas comprendre une chose aussi simple. Si vous étiez en situation de faillite, votre ou vos créancier(s) irai(en)t vous saisir. Or, si par un heureux hasard, la Joconde était accrochée dans votre salon, vous pouvez être sûr que votre créancier la saisira et pourra la vendre à un très bon prix (plus que votre 10 ¢ pour une piastre), vous donnez une quittance et même une « petite » prime en sus. L’objet ne perd pas de sa valeur parce que vous êtes incapable de rencontrer vos paiements. Un état ne se fera pas saisir, mais advenant un sérieux problème de liquidité, cet état peut vendre ses actifs (non financiers) sans perte pour autant. Malheureusement pour vous, il n’y a pas d’encan pour les états.

« Au final … nôtres… »

Donc, si je comprends bien votre raisonnement, vous préférez recevoir un coup de pied au cul de la part du voisin, plutôt que par un membre de votre famille. Remarquez, qu’un coup de pied au cul c’est un coup de pied, mais, au moins avec un membre de sa famille, on peut toujours s’arranger pour que le coup fasse moins mal. C’est plus difficile cependant avec le voisin.

@PBrasseur

« Contrairement à ce que vous pensez le service de la dette c’est tout ce qui compte. »

Et où ai-je dis que le service de la dette ne comptait pas je vous prie? Ce que je dis, c’est que le service de la dette n’est pas strictement une conséquence de la dette totale. Le pourcentage d’intérêt est appliqué sur la dette totale, mais ce pourcentage (le taux) dépend de bien plus que le montant de la dette totale. Je ne vais pas ressortir les explications que j’ai déjà données, mais si vous croyez que la dette totale est la seule chose qui compte, vous êtes à côté de la plaque, désolé.

Addenda re commentaire #32

« Pour ce qui est de la dette, je continue à croire que le fait que cette dernière soit détenue par les habitants du pays qui l’a contractée ou par d’autres citoyens du monde n’a absolument aucune importance. Une dette demeure une dette. »

Cette affirmation mérite quelques observations. Le fait que la dette soit détenue par des étrangers a une relative importance. Si la dette était détenue à 100% par des québécois, c’est la collectivité qui s’enrichit. « Quand un État emprunte de ses citoyens, il obtient des uns de quoi donner aux autres. Le pays dans son ensemble ne peut pas être plus pauvre pour cette raison. ».(1) Si l’inverse était vrai, ce sont les autres collectivités qui s’enrichissent. De plus monsieur Raynauld ajoute :« Le paiement de l’intérêt n’est pas un fardeau non plus, puisque de nouveau on retire des uns pour rembourser les autres. Souvent même les uns et les autres dans ce contexte sont les mêmes personne. », évidemment lorsque la dette est détenue par les résidents au pays.

André Raynauld, Institutions Économiques Canadiennes, p.404

@John Bull

Sur la valeur des actifs d’un gouvernement : il ne faut pas sous-estimer ce genre de valeur. En fait, tous les actifs ont une valeur comptable (exactement comme pour une compagnie du secteur privé). Attention ici : j’ai bien dit « valeur comptable » et non « valeur marchande ». Comme les actifs se déprécient dans le temps (ils se détériorent et valent donc moins au fil du temps) on applique un amortissement sur la durée de vie utile des actifs. Par exemple, si on considère qu’un pont a une durée de vie utile de 50 ans, sa valeur comptable diminuera chaque année dans les états financiers du gouvernement, pour atteindre finalement 0 au bout de 50 ans. Par conséquent, la valeur des actifs qui apparaît dans les états financiers d’un gouvernement représente toujours assez fidèlement leur valeur comptable réelle. Cela dit, il ne s’agit pas de la valeur marchande d’un bien.

@PBrasseur

Vos explications sur le rapport prix/bénéfices ne peuvent s’appliquer. Vous utilisez un rapport qui tient compte du bénéfice que dégage HQ dans un contexte de monpole où le gouvernement décide du prix de vente. HQ n’a à peu près aucun contrôle sur ses prix de vente et vous considérez que son bénéfice peut être utilisé pour estimer sa valeur marchande?? Vous croyez vraiment qu’une compagnie privée qui achèterait 100 % d’HQ laisserait les prix tels qu’ils sont et ne ferait pas plus de profits que ça?? Un peu de sérieux.

Nos hôpitaux, nos écoles, nos ponts, etc…sont dans un état lamentable et ont été acquis à prix d’or (35% à 85% trop cher vu la collusion et la corruption qui règnent au Québec depuis 50 ans!) certains voudraient nous faire croire que ces derniers valent une petite fortune et qui plus est, en situation de faillite étatique?

Nos momopoles étatiques (que quelqu’un a ici comparé à la Joconde, rien de moins…) où la gaspillage de ressources, le népotisme et le copinage règnent en maître et qui sont tellement mal gérés que nous gouvernements successifs refusent toujours à notre vérificateur général le droit de les scruter, valent leur pesant d’or? Et qui plus est en situation de faillite?

Certains poussent même la naïveté jusqu’à se convaincre que les Québécois qui détiendraient une part de la dette québécoise seraient soudainement empreint d’un nationalisme et d’une solidarité conviviaux et avenants adevnant une faillite ou un défaut de paiement de l’État québécois au point de se laisser persuader d’être « souples » avec les conditions alors que le reste du monde décoteraient le Québec au niveau des prêts de pacitille comme la Grèce?

Eh ben… Yé temps de remettre les cours d’économie 101 au primaire et au secondaire et ça presse!

Ottawa va vendre des ondes, des ondes qui ne coutent rien au gouvernement mais qui vont rapporter…6 milliards de dollars

Vont-ils mettre ca sur la dette?

Cher François 1,

En lisant votre dernier commentaire (#46), je me demande s’il faut rire ou pleurer. Encore que, en lisant tous vos commentaires, j’ai plutôt l’impression qu’il faut en rire. Vous pouvez bien souhaiter l’enseignement de l’économie pour tous (on comprend ici, que le message s’adresse à tous ceux qui vous commentent négativement), on vous montrerait une courbe de l’offre et de la demande, vous seriez bien mal pris de nous dire de quoi il s’agit.

Incidemment, dans un commentaire passé, critiquant une de vos nombreuses vitupérations, je vous ai piégé en évoquant la création monétaire des banques, sur quoi, vous avez traité ceci d’idée farfelue. Pourtant, la création monétaire par les banques fait partie d’un chapitre dans tous les livres de macro-économie et dans les cours du même nom. Alors, l’apprentissage de l’économie ça presse pour vous aussi.

« En lisant votre dernier commentaire (#46), je me demande s’il faut rire ou pleurer. »

Les libertariens se contredisent à chaque petit texte qu’ils écrivent.
Donc il faut en rire.

Il est à noter que ce sont des faux libertariens. Ils sont des ultra conservateurs déguisé. Alors parler de la dette ou d’autre chose c’est du pareil au même pour eux.

Les meilleurs économistes Parizeau ou autres sont ces cons pour eux.

Heu… En colonisés, excepté ceux qu’on leur dicte.

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